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[RP] Entre deux rives... (Parc)

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Miss Lemington

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MessageSujet: [RP] Entre deux rives... (Parc) Jeu 8 Sep 2011 - 2:06

24 février 2052

C’était une matinée aussi glaciale que toutes celles qui l’avaient précédée depuis plusieurs jours qui s’était abattue sur le parc de l’Institut. Il n’y avait aucun doute à avoir, l’hiver était à présent bien installé au dessus de Londres. Cela faisait une semaine à présent que Samarah avait enfin pu quitter son lit et la première chose qu’avait faite la mutante, malgré les recommandations du Docteur Velasquez de faire attention et de continuer à se reposer, fut de franchir la porte de la demeure pour s’évader dans le parc, le temps d’une promenade. Elle avait besoin de prendre l’air. Pour se remettre de tout ce qu’elle avait vécu, de ses émotions, des mauvaises nouvelles qu’on lui avait annoncées, une par une… Ses pas crissaient légèrement sur les graviers gelés. Sa maigre silhouette tranchait en silence la brume matinale. Elle n’était qu’une ombre parmi les arbres

Depuis son réveil, elle avait l’impression d’étouffer. La détresse de June, la colère de son amie, la torture, la mort de Kenjiss… tout cela, c’était bien trop pour la mutante toujours affaiblie. Cela faisait trop longtemps que la Cerbère avait accumulé, dissimulé et supporté tant de choses. A présent, elle n’en pouvait plus. Si proche de la mort, son corps et surtout son âme lui avait montré ses limites. Le masque des apparences et du mensonge, fragilisé par les évènements des mois précédents était aujourd’hui brisé. Samarah montrait aujourd’hui un autre visage. Son vrai visage. Fragile, derrière ses traits tirés par la fatigue. Triste, car torturé par des émotions contradictoires. Sombre et amer, enfin, parce qu’animé d’une seule envie. La vengeance.

Samarah se laissa glisser lentement sur un banc, près du lac. Seule et désemparée. Elle aurait voulu hurler. Pour soulager le poids qui l’écrasait, pour évacuer cette souffrance sur laquelle elle ne parvenait pas à mettre le moindre mot. Mais son cri resta coincé dans sa gorge Si physiquement, la mutante revenait peu à peu de loin (le Docteur Velasquez avait bien insisté sur le fait qu’elle devait se nourrir pour récupérer des forces et tant Virginie que June s’étaient relayées à tour de rôle pour s’assurer que la mutante prenait bien ses repas, alors Samarah avait mangé, un peu, juste assez pour ne réduire pas à néant les efforts de ceux qui la maintenaient en vie depuis son sauvetage); mentalement, c’était une toute autre histoire. La torture psychologique infligée par ses bourreaux avait ravagé son esprit pour y laisser des traces à vie. Ses yeux dérivèrent vers la surface du lac. Plane, calme, noire. Il n’y avait pas une feuille, pas un poisson pour venir crever la surface d’une fine ridule. La nature était endormie, presque morte. Son cœur était mort. Et son rival était mort…

Samarah avait accueilli la nouvelle sans sourciller lorsqu'elle avait émergé de son coma – la fatigue et les médicaments l’ayant sans doute empêchée de réagir plus violemment- Mais à présent qu’elle avait récupéré un peu de force, elle était enfin en mesure d’analyser les conséquences. On lui avait fait un vague compte rendu de l’enterrement, dans l’intimité et sans journalistes –une bonne chose-, June qui avait fait le voyage jusque là –elle n’avait pas pu s’empêcher de grimacer- les Confréristes, enfin, tous désemparés. Elle n’avait rien trouvé à dire. Elle-même… ne l’avouerait sans doute jamais mais l’annonce de sa mort l’avait quelque peu assommée et avait soudain laissé un grand vide. Comme un sentiment qu’il lui manquait à présent quelque chose…

La mutante inspira une grande bouffée d’air froid. Elle était en vie. Il était mort. Elle n’avait pourtant plus rien à perdre. June ne connaitrait jamais le bonheur d’une famille unie et il avait tout perdu en les abandonnant. Cela n’aurait pas du se terminer ainsi. Non… Ce n’était pas juste. Son ennemi ne méritait pas de mourir de cette façon. Sans qu’elle s’en aperçoive, ses poings se crispèrent sur les bords du banc. Une légère brise balaya une mèche de cheveux devant ses yeux sombres. Se retrouver seule face au calme de la nature avait toujours apaisé la télépathe, bien souvent tourmentée. Mais pas cette fois. Le murmure du vent ne fit qu’attiser sa colère. Etait-il l’heure qu’elle intervienne ? Devait-elle enfin mettre son plan à exécution ? Pour leur faire définitivement comprendre qu’ils riposteraient et qu’une perte mutante ne serait plus jamais laissée impunie ? La mutante avait réfréné ses pulsions, se concentrant sur un objectif plus louable en s’occupant des plus faibles, les enfants de l’Institut. Néanmoins, en s’attaquant aussi lâchement à son rival, la dernière limite avait été dépassée et le point de non-retour atteint. Une mort pour une mort... Les responsables devraient faire face à leurs responsabilités et payer de leur vie pour la mort de celui qu’elle avait pourtant tant détesté…

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MessageSujet: Re: [RP] Entre deux rives... (Parc) Mar 13 Sep 2011 - 14:58

Etrange sentiment de sérénité, que celui de sentir glisser sur soi la myriades de rais jaillissant avec force du pommeau de notre douche. C’était un peu comme une perpétuelle agression sur notre être, qui pourtant nous revigorait dans une paradoxale sensation de bien-être. Aisling aimait ce moment que nul mot ne pouvait réellement décrire, surtout de si bon matin. Bien souvent, sa mère s’inquiétait de son état de fatigue, du au fait qu’elle se levait bien plus tôt que n’importe quel autre résident adolescent de l’institut, afin de rejoindre Londres et son lycée… Sans oublier, bien entendu, le trajet du retour qui la faisait généralement rentrer à l’institut bien trop tard au goût de Sinéad. Alors, Aisling la rassurait, lui certifiait que cela allait, qu’elle n’avait pas à s’en faire…

De toute façon, se lever plus tôt pour partir à Londres suivre ses cours ou bien rester à l’institut pour y faire la même chose mais en se levant plus tard, fondamentalement cela ne faisait plus de différence aujourd’hui car depuis plusieurs semaines maintenant, l’adolescente ne pouvait s’empêcher de se réveiller de plus en plus tôt. Ne pouvant pas être suivi pour ce qui était en train de la tuer à petit feu sans porter à la connaissance de sa mère son état, Aisling ne pouvait dire si ces maux de têtes matinaux de plus en plus fréquent était normal ou non. Mais depuis plusieurs semaines, il ne se passait pas un seul matin sans qu’une violente impression de martèlement incessant ne vienne lui vriller le cerveau a point de la réveiller bien avant l’heure habituellement prévue. A chaque réveil, elle avait l’affreux sentiment d’avoir une chape de plomb lui enserrant inexorablement le crâne, au point que se lever lui était impossible et qu’elle préférait se lover dans son lit afin laisser la douleur se dissiper quelque peu.

Généralement, cet état de pression intenable durait d’interminables secondes qui lui paraissaient être des heures, avant de finalement revenir à un niveau de souffrance acceptable. Alors, Aisling se levait et, telle une droguée en manque, son premier geste du matin était de s’empresser d’avaler un comprimé de nicodine afin de faire encore un peu plus diminuer cette intolérable souffrance qui lui devenait de plus en plus un fardeau difficile à dissimuler, tant la fréquence entre deux crises se réduisait de plus en plus. Ensuite, elle allait prendre sa douche… Une douche assurément salvatrice, qui achevait de faire disparaître temporairement cette douleur à l’intérieur de sa tête pour l’espace de quelques heures avec un peu de chance. Depuis quelques jours, la jeune fille s’interrogeait… Etait-ce le signe que le moment de disparaître était venu.. ? Qu’il approchait.. ? Même si Aisling s’était fait à cette idée afin d’épargner la douloureuse vérité à sa mère, elle ne voulait pas vraiment que cela arrive… Pas encore en tous cas… Plus tard… Toujours plus tard… Jusqu’à l’extrême limite de la comédie et de la dissimulation…

Debout à l’heure ou tout l’institut était encore entre les bras de Morphée, l’adolescente profitait de ce moment de calme pour ressentir le silence et la paix des lieux… Oui, contrairement à ce que l’on pouvait penser en y venant en pleine journée, l’institut était un lieu étrangement reposant lorsque la vie ne l’habitait pas encore. Même si ses maux de têtes avait fini par se calmer, comme chaque matin et suite à son cérémoniel précédemment cité, la fatigue elle, ne l’avait pas quitté. Sa mère avait raison, elle dormait de moins en moins et celle-ci l’envahissait traîtreusement maintenant que son mal avait été apaisé. Qu’a cela ne tienne ! Il était encore en hiver et la encore, comme à chaque fois, une courte promenade dans le froid glacial achèverait de la réveiller pour le restant de la journée… Ou tout au moins, une grande partie de cette dernière.

Après avoir remonté jusqu’à sa chambre afin de revêtir son manteau, Aisling redescendit rapidement le grand escaliers avant de se diriger vers l’entrée de l’institut et de la franchir dans un élan de courage indéniable lorsque le froid glacial de ce petit matin de février vint brutalement la frapper au visage de ses griffes acérées… Bon sang, quel froid ! ne pu s’empêcher de se dire Aisling, tandis qu’un frisson s’empara brièvement de tout son être. Restant tout d’abord immobile sur le perron, elle huma l’air glacial mais ô combien vivifiant de ce début de matinée, avant de s’étirer longuement. Outre le fait de la réveiller complètement, ce froid avait un autre avantage indéniable : Grâce à lui, sa tête lui paraissait moins brûlante. Etait-ce la vérité, ou bien un simple effet placebo.. ? Qui pouvait savoir… Quoi qu’il en soit, cela faisait du bien à Aisling et pour le moral de la jeune fille c’était un bienfait considérable.

Tout en s’amusant des fins filet de vapeur s’échappant de sa bouche, telle une petite fille émerveillée des beautés de la nature humaine Ailsing se promenait dans la propriété. Même par ce temps hivernal, c’était un bien bel endroit. La véritable beauté était inaltérable disait-on, la jeune fille le croyait bien volontiers. Alors qu’elle laissait ses pas la guider au hasard de ses envies, elle aperçu une silhouette au loin, assise face au lac. Curieuse de savoir qui pouvait bien être aussi courageux, ou aussi folle qu’elle, Aisling se rapprocha lentement de cette silhouette mais stoppa net des qu’elle en reconnu la propriétaire. Dire qu’elle fut surprise serait un pléonasme… Mais qu’est-ce qu’elle pouvait bien faire ici, à cette heure-ci et, surtout, par ce froid mordant.. ? Ne devrait elle pas être encore au lit, afin de se reposer et de reprendre des forces durement éprouvées.. ?

*tête de mule*

Songea alors intérieurement Aisling, n’imaginant même pas l’espace d’une seconde que ce type de remarque pourrait tout aussi bien s’appliquer à son propre cas. Mais comme le disait le dicton, on ne voyait jamais la poutre que l’on avait dans l’œil. Elle s’approcha encore un peu plus, en silence, avant de s’arrêter à nouveau… Samarah paraissait songeuse… A quoi pouvait-elle bien penser à cet instant présent.. ? Assise sur ce banc, frêle comme une ombre depuis son réveil, la télépathe donna un curieux sentiment à Aisling. Elle qui était habituellement si forte, si impénétrable, voilà qu’en ce matin naissant elle donnait un surprenant sentiment de fragilité déconcertante auquel la jeune fille n’était assurément pas habitué. C’est alors que les paroles de June lui revinrent en mémoire : Etre présente pour elle, tout simplement… Lui dire ce qu’elle ressentait, sans la moindre ambiguïté possible… Oui, peut-être… Ou peut-être pas… Aisling ne voulait pas non plus être repoussé, surtout pas dans sa situation ou elle-même présentait une fragilité que pourtant elle niait farouchement.

Après quelques secondes de réflexion, elle entrouvrit légèrement sa main et, dans un souffle, une rose blanche y fit son apparition. Elle s’avança ensuite en direction du lac et du banc ou se trouvait la télépathe et, une fois arrivé à destination, Ailsing se pencha très légèrement en direction de Samarah et lui tendit la rose blanche dans un sourire en lui disant tout simplement :

‘’Une rose, pour vos pensées gente damoiselle…’’

La jeune fille avait tout d’abord opté pour une rose rouge, symbole d’amour et de passion, mais très vite elle pensa que cela n’aurait pas eu un très bon effet sur la jeune femme… Tandis que une rose blanche… Symbole de pureté et de douceur… Ou, elle pensait que cela collait mieux à la situation de la télépathe qui avait surtout besoin de se sentir apaisé et non pas galvanisé. Se penchant encore un peu plus en avant, Aisling ajouta sur le ton de la confidence et avec un clin d’œil en direction de Samarah :

‘’Je l’ai chipé à mère, c’est la rose qu’un mystérieux admirateur dépose tous les matins sur son bureau… ’’

Lui mentit-elle alors, bien décidé à ne pas lui dévoiler son secret et les problèmes qui allaient avec. Certes, elle avait déjà déposé sa rose quotidienne sur le bureau de sa mère, mais sur le moment elle n’avait pas trouvé une autre explication pour justifier de la présence de cette rose entre ses mains. Mais avec un peu de chance la télépathe n’en saurait rien… De toute façon, sa mère ne devait sans doute plus parler de ces roses déposés sur son bureau à qui que ce soit, depuis tout ce temps.
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MessageSujet: Re: [RP] Entre deux rives... (Parc) Mer 21 Sep 2011 - 23:13

Le froid matinal lui mordait les joues, mais cette fois-ci, la mutante avait pris ses précautions et un énorme poncho en laine recouvrait ses épaules pour lui tenir bien chaud. Se faufiler dehors alors qu’elle était en pleine convalescence n’était sans doute pas conseillé mais la mutante avait réellement besoin de ce bol d’air revigorant. Peut-être tout simplement pour se sentir… vivante ?

Elle sentit la présence d’Aisling dans son dos bien avant que l’adolescente n’exprime le fond de sa pensée. Une pensée qu’elle ne capta d’ailleurs pas. La mutante ne s’était plus servie de sa télépathie ni de son pouvoir depuis son réveil de peur d’aggraver la douleur qu’elle sentait encore parfois au fond de son crâne. Elle se permettait seulement de détecter les empreintes mentales qui s’approchaient d’elle, d’un peu trop près. Une simple précaution, digne de la paranoïa induite par les épreuves que la mutante avait subies dernièrement. Même si, effectivement, Samarah était une belle tête de mule.

Samarah ne bougea pas, attendant qu’Aisling s’approche. Celle-ci sembla s’arrêter, comme hésitante avant de finalement arriver derrière la mutante. Samarah se retourna néanmoins juste avant que l’adolescente ne prenne la parole, croisant son regard et la rose blanche déposée dans la main tendue. La mutante n’avait pas l’habitude de se voir offrir des fleurs, aussi fut-elle quelque peu surprise par ce geste, empli de bonté et d’innocence de la part de l’adolescente.

Il y eu un affreux battement de quelques secondes –qui parurent sans doute très longues pour l’adolescente- avant que Samarah ne se décide à prendre lentement la rose qu’on lui offrait. La symbolique de la rose blanche –pureté et innocence- ne lui collait sans doute plus à la peau depuis longtemps mais elle était belle. Et surtout, elle apprécia le geste du don, tout simplement. Elle la glissa délicatement entre ses mains, frôlant à peine la main de l’adolescente de ses doigts fins et froids, détaillant chaque pétale presque fascinée

"Elle est très belle mais...je crois que tu ne souhaiterais pas les entendre… mes pensées" murmura-t-elle

Car non seulement, il régnait un joyeux capharnaüm mental dans l’esprit de la mutante, mais en plus, ses songes et diverses pensées demeuraient bien sombres, loin de la moindre réjouissance entre une amère rancune, des idées de vengeance et une profonde envie de meurtre…

Elle tenta néanmoins de s’en détourner pour se plonger dans la conversation que lui offrait Aisling

"Un admirateur secret au sein de la bâtisse ? Je ferais bien de ne pas croiser ta mère avec cette rose en main dans ce cas, elle risquerait d’être jalouse" tenta de plaisanter la mutante sans savoir si sa tentative d’humour ferait mouche ou non (la plaisanterie restait un domaine où elle était loin d'exceller, nullement douée pour pratiquer l'art de la blague)

Elle plongea son regard sombre et fatigué dans celui de l’adolescente, l’observant en silence quelques instants. Elle détailla discrètement l’attitude de la jeune fille, mais respecta l’antre de son esprit, comme elle l’avait toujours fait. Elle aussi semblait fatiguée… peut-être aussi tourmentée derrière un comportement qu’elle voulait enfantin, voire innocent. Pourtant, on n’apprenait pas à un singe à faire la grimace. Qui mieux qu’une manipulatrice pouvait en confondre une autre ? Cela dit, la mutante n’était sûre de rien. Aussi préféra-t-elle s’engager, l’air de rien bien évidement, sur le ton de la conversation innocente

"Tu es bien matinale… Quelque chose te tracasse pour t’arracher du sommeil à cette heure ?"


Question que l'adolescente pouvait également -et non sans mal- lui retourner... C’était un risque à prendre, cela dit, l’une comme l’autre était libre d’y répondre ou non

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MessageSujet: Re: [RP] Entre deux rives... (Parc) Dim 25 Sep 2011 - 17:59

Après avoir tendue la rose blanche et prononcé sa petite facétie servant d’habile déguisement à sa curiosité inquiète à Samarah, Aisling eu le curieux, pour ne pas dire frissonnant, sentiment que le temps venait subitement de cesser sa course… Le regard visiblement surpris de la télépathe se darda sur la délicate création immaculée et, en cet instant présent, deux solutions pouvaient prétendre à résoudre la situation : Soit Samarah acceptait son doux présent avec un sourire ravie sur les lèvres, soit elle s’en offusquait et, pensant que l’adolescente était en train de se moquer ouvertement d’elle, lui flanquait une magistrale gifle en mesure de lui réchauffer sa joue douloureusement rougie par la violence du choc. Bien que dans son état elle ne la pensait pas vraiment en mesure de lui faire beaucoup de mal, Aisling préférait toutefois éviter cette situation extrêmement embarrassante pour elle.

Heureusement, Samarah eu une réaction adulte, saine et, le plus important, salvatrice pour la joue de l’adolescente peu désireuse d’expliquer aux curieux pour quelle raison une de ses joues étaient plus écarlate que l’autre. Son attention n’arracha cependant pas de sourire à la télépathe, ce qui déçu quelque peu la jeune fille qui se garda pourtant bien de le montrer. En lui prenant doucement la rose immaculée des mains, la mutante avait comme sciemment voulu éviter le contact avec l’adolescente. Un réflexe diraient certains, mais Aisling pensait plutôt que ce refus du contact humain trahissait une peur inavouée poussée à son extrême. La peur d’aimer ce contact chaud et rassurant, de s’y attacher comme on pouvait s’attacher à une bouée perdue dans l’immensité de l’océan. Néanmoins, la rose sembla lui plaire comme pouvait en témoigner le regard attentif qu’elle porta à l’élégant végétal. Un sourire apparut alors à nouveau sur les lèvres de l’adolescente, plus discret que précédemment.

S’installant sur le banc au côté de Samarah, Aisling l’écouta lui avouer son appréciation de cette rose aux couleurs de l’hiver, tout en lui prodiguant son sibyllin avertissement à propos de ses pensées qu’il serait peu souhaitable à l’adolescente de connaître. Celle-ci s’en amusa intérieurement… En fait elle s’attendait à ce genre de réponse de la part de Samarah qui, même en état de faiblesse évident, ne baissait pas sa garde. Une force, qui lui avait certainement permis de supporter toutes les épreuves de son passé. C’était aussi cela qui faisait l’admiration de l’adolescente en vérité, elle qui l’avait prise comme modèle pour réussir à dissimuler, envers et contre tous, son mortel secret. Se frottant vigoureusement les mains afin de produire un minimum de chaleur, elle l’écouta ensuite plaisanter sur ce que Aisling venait de lui dire sur sa mère et l’originaire de cette rose. Une plaisanterie.. ? Samarah venait de plaisanter.. ? Voilà une chose qui n’était assurément pas très courante et qui eu pour conséquence d’arracher un sourire large à l’adolescente, soudainement prise d’une envie de bousculer délicatement la télépathe d’un tendre coup d’épaule qu’elle ne mit pas longtemps à mettre à exécution, tout en répliquant sur un ton très clairement empli de malice :

‘’Voilà une bien sage précaution ma foi, je n’en attendais pas moi de toi Samarah.’’

Une réplique, qui se trouva accompagnée d’un bref clin d’œil complice envers la télépathe visiblement désireuse de s’enhardir en ce domaine. En effet, ce serait plus sage… Surtout que sa mère lui dirait alors que ce n’était pas la rose qu’elle trouverait ce même matin sur son bureau. Une situation embarrassante, dont Aisling préférait éviter la mise en place et qui nécessiterait des explications qu’elle n’était pas prête à vouloir donner. Puis, sur un ton plus songeur elle ajouta :

‘’Mais tu sais, ma mère s’imagine que cette rose journalière ne lui est pas destinée, elle pense qu’en fait, elle est pour moi et que c’est simplement une erreur étant donné que nous avons une très forte ressemblance… C’est tout ma mère ça… Elle ne pense pas un seul instant qu’elle pourrait plaire à un homme et qu’elle pourrait refaire sa vie avec lui. Pourtant, et même si ce n’est pas l’envie qui m’en manque, je ne serais pas toujours là…’’

L’adolescente marqua un arrêt, laissant son visage basculer en avant. Elle fixa ses mains entremêlés durant plusieurs secondes, puis elle reprit rapidement contenance avant d’ajouter en relevant la tête :

‘’Ce que je veux dire c’est que un jour moi aussi je vais me marier… je partirais certainement vivre ma vie de mon côté et elle se retrouvera alors toute seule pour ses vieux jours… Alors, ce serait bien si elle pouvait se trouver quelqu’un de bien…’’

Fini de bafouiller Aisling, contente d’avoir su se rattraper aussi rapidement même si, fondamentalement, elle ne venait pas réellement de mentir à Samarah… Pas entièrement en tous cas. Un jour elle partirait et sa mère se retrouverait bien toute seule au monde… Toutefois, désireuse de ne pas plus s’appesantir sur le sujet, l’adolescente délia ses mains et glissa rapidement son bras autour de celui de Samarah afin de l’enlacer et de se coller précautionneusement contre elle avant de reprendre :

‘’Tu sais, je crois que personne n’aimerais entendre les pensées des autres… Non pas parce que nos pensées sont laides, effrayantes ou bien encore monstrueuses, mais parce que les pensées sont des choses précieuses qui se doivent d’être offertes librement aux autres. Je crois que même si nous avons l’habitude de ne retenir que nos plus mauvaises pensées comme exemple, il y en a de plus belles encore en nous, qui n’attendent que le moment propice pour s’épanouir telle une fleur désireuse d’éclore.’’

Lorsque Samarah s’interrogea sur son réveil matinal et le raison qui y avait présidé, Aisling commença par resserrer son étreinte sur son bras tout en calant son visage sur l’épaule de la mutante avec une douceur sereine, avant de pousser un profond soupir las. Elle laissa s‘écouler encore quelques secondes, puis elle lui répondit :

‘’Je dors de moins en moins en ce moment, tu sais… Je pense que c’est les soucis… Le lycée, tout ça…De plus, l’année prochaine c’est l’université, alors il faut que j’y pense des maintenant, tu connais ça n’est-ce pas.. ?’’

Mentit-elle presque instantanément, prise de court face à cette surprenante interrogation inquiète de la part de la télépathe, habituellement plus discrète. Si il y avait bien une personne à l’institut à qui elle ne pensait pas devoir exprimer des excuses de ce genre, c’était bien Samarah. Mais heureusement, l’adolescente avait appris à rebondir rapidement avec le temps et elle pris de vitesse une éventuelle réponse de la télépathe en lui répliquant distraitement et sans quitter sa position câline actuelle :

‘’Mais ce n’est pas toi qui devrais être en train de te reposer à cette heure-ci.. ? Tu n’es vraiment pas raisonnable tu sais… Après ce qu’il t’est arrivé tu devrais être plus prudente, je ne voudrais pas perdre ma grande sœur avant mon mariage…’’

Acheva l’adolescente, à mi chemin entre le mensonge et la vérité. C’était d’ailleurs là sa force principale, mentir mais pas entièrement… Dire la vérité, mais en transformant très légèrement ses contours… Aisling ne voulait effectivement pas perdre celle qu’elle considérait comme une sœur véritable, non pas parce qu’elle souhaitait sa présence à son futur mariage imaginaire, mais simplement parce qu’elle ne voulait pas la voir mourir avant elle, surtout que Samarah pouvait vivre une vie encore bien longue et, sans doute, très heureuse.
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MessageSujet: Re: [RP] Entre deux rives... (Parc) Sam 29 Oct 2011 - 0:35

Un courant d’air froid balaya le lac et dessina quelques maigres ridules à la surface de l’eau. Tandis que la mutante contemplait la rose blanche, Aisling en avait profité pour se glisser sur le banc, aux côtés de Samarah. Sa tentative semblait avoir fonctionné car elle eut pour effet d’étirer la bouche de l’adolescente en un large sourire

"Je suis loin d’être une spécialiste en roses, ni en fleurs en général mais… je suis étonnée d’en voir une aussi fleurie à cette époque de l’année
, glissa doucement la mutante en détachant enfin son regard des pétales blancs pour le planter dans celui de l’adolescente. Elle semble n’avoir souffert ni du froid, ni du gel qui nous transperce… N’est-ce pas surprenant ?"

La mutante écouta le récit d’Aisling, feignant ainsi de n’accorder au final que peu d’importance à son interrogation. Mais en réalité, celle-ci trouva une place dans un coin de sa tête, soigneusement rangée. Toute question trouvait un jour sa réponse… Mère et fille ne semblaient pas d’accord sur l’identité de la personne à qui étaient destinées les roses journalières. Un quiproquo familial qui, s’il le pouvait, s’avérait assez drôle

"Et toi qu’en penses-tu ? Est-ce tout à fait inimaginable qu’en réalité, ces roses ne te soient pas destinées ? Tu as les traits de ta mère. Si ceux-ci ont attiré au moins un homme, il n’est pas impossible que ce soit ton tour aujourd’hui"

Aisling s’était rapprochée de Samarah et sans prévenir, avait glissé son bras sous le sien, calant d’un même mouvement sa tête le long de son épaule. Peu encline aux contacts, la mutante se raidit imperceptiblement mais résista à l’envie de se dégager brusquement. Avec le temps, elle avait appris à tolérer certains gestes de la part de ses proches. Tout en prenant soin de garder ses distances, la mutante avait compris que le refus de la proximité pouvait parfois blesser. Alors elle tentait de s’accommoder aux besoins. Même si Aisling pouvait se vanter d’être une des seules personnes sur Terre à pouvoir bénéficier d’une telle attitude de la part de la Cerbère.

Cependant, le rapprochement physique de l’adolescente n’empêcha pas la mutante de se rembrunir en écoutant ses paroles. Si elle savait… Probablement ne dirait-elle rien

"Tu serais surprise, de voir à quel point les gens nourrissent leur esprit de mauvaises pensées."


Samarah n’espionnait pas les esprits, du moins pas tant que cela ne s’avérait pas nécessaire. Mais lorsque sa télépathie avait émergé, elle ne contrôlait absolument rien du tout. Et son esprit était alors devenu une porte ouverte aux pensées de tout horizon, bien souvent noires et laides, reflétant les plus basses envies de l’esprit humain

"Les paroles ne sont bien souvent que des mensonges pour cacher des pensées inavouées", se risqua-t-elle-même à avouer, se rendant compte trop tard qu’elle en était le parfait exemple

Cependant, les paroles de l’adolescente firent écho dans l’esprit de la mutante. Comme les autres, elle nourrissait de mauvaises pensées à l’égard de certaines personnes mais elle fut forcée de reconnaitre qu’Aisling avait raison sur un point. Au sein de la noirceur, de l’envie de vengeance, il y avait aussi une belle pensée, pure et intacte. Celle de l’amour indicible… Et comme la rose qu’elle tenait aujourd’hui en main l’avait fait avant elle, elle attendait d’éclore. Aisling parlait juste et raisonnait déjà comme une adulte pour son jeune âge. C’était là une preuve indéfectible de son incroyable maturité.

Lorsqu’elle avoua à Samarah qu’elle dormait moins bien ces derniers temps, la mutante ne put s’empêcher de penser –une fois de plus- qu’Aisling lui ressemblait sur bien des points. Elles faisaient toutes deux de ce besoin de veiller sur les autres sans vouloir les inquiéter une priorité, quitte à en souffrir par la suite. Et ce n’était là, visiblement, qu’une similitude parmi tant d’autres. Samarah appliquait cette méthode depuis des années, mais était-ce vraiment une solution ? Aisling semblait mettre la responsabilité de ses insomnies sur ces futurs cours universitaires à venir. Samarah n’ayant jamais été quelqu’un de très scolaire, elle dut admettre une chose qu’elle se gardait bien de dévoiler au premier venu

"Pour être tout à fait honnête… je peux essayer d’imaginer ce que cela peut-être mais c’est un domaine qui m’est totalement étranger. Et qui le restera sans doute à jamais. J’ai arrêté mes études très tôt. Les… évènements n’ont pas joué en ma faveur pour cela…"

Peu désireuse d’en faire part (la mort d’un professeur et la catastrophe de Boston n’avaient vraiment rien de très réjouissant, sans compter qu’à l’époque son agoraphobie chronique aurait tout simplement été incompatible avec des cours dans un auditoire, peuplé d’une centaine de personnes), elle s’empressa d’ajouter simplement

"Tout ce que j’ai appris, je le dois à ma curiosité personnelle et à ma mémoire… plutôt bonne"

Voire anormalement excellente comme l’auraient dit certains. Car si Samarah avait arrêté l’école, cela ne l’avait pas empêchée de fréquenter des bibliothèques et de lire énormément par passion ou pour se documenter.

Finalement, Aisling lui renvoya son inquiétude en la traitant de déraisonnable. Elle n’avait pas tout à fait tort, cela dit… La mutante se justifia vaguement

"J’avais besoin de… prendre un peu l’air et je… ton mariage ?"

La mutante s’interrompit, tant surprise par la teneur de la déclaration de la jeune fille (depuis quand l’adolescente la considérait-elle comme une sœur ? Une tante à la limite, mais une grande sœur ?) que par la vibration émise par son communicateur. La mutante s’écarta de l’adolescente et se redressa légèrement pour l’extirper de sa poche. Elle découvrit alors le message laissé par Virginie

Ses traits déjà tirés par la fatigue se décomposèrent littéralement.

-« Samarah. C’est maintenant. June accouche. Venez. On est dans la salle des dangers. »

La mutante fit alors preuve d’un manque de retenue inhabituel et bafouilla des propos plutôt énigmatiques

"Non… je… c’est impossible… je… n’ai rien senti…"


Elle se releva précipitamment, rompant définitivement le contact avec l’adolescente. Elle vacilla légèrement sous le poids de la nouvelle et se rattrapa à un arbre tout proche, déclarant à Aisling

"C’est maintenant… June… Ca y est… Je dois y aller… Il faut la protéger"

Et pour la première fois de sa vie, la mutante formula à voix haute ce qu’elle faisait depuis des années. Pourtant, elle fut incapable bouger. Son esprit prit alors instantanément le relais, pour la première fois depuis son réveil

Ce fut seulement lorsqu’elle connecta son esprit à celui de l’humaine qu’elle fit un premier pas en direction de l’infirmerie. Dans son regard, une lueur d’urgence et de vive inquiétude avait remplacé la stupeur.

"Ca ne se passe pas bien ! Viens !" dit-elle alors simplement, masquant du mieux qu’elle le put une panique naissante

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MessageSujet: Re: [RP] Entre deux rives... (Parc) Sam 29 Oct 2011 - 19:50

En constatant que Samarah acceptait son contact, plutôt intime et familier pour la télépathe, sans esquisser le moindre geste de recul, Aisling sentit une profonde chaleur envahir son cœur. Bien qu’elle aurait compris un geste réfractaire de la femme à son égard, l’adolescente en aurait été terriblement peiné. Après tout et même si elle faisait tout ce qu’il fallait pour que les gens ne s’attache pas trop à elle, de peur de les laisser découvrir son terrible secret, Aisling n’en était pas moins aussi en demande de cette tendresse et de cette chaleur humaine, que tout un chacun désiraient si ardemment. Bien entendu, elle ne se privait pas d’enserrer tendrement sa mère, mais avec Samarah elle était plus sereine, moins encline à ressentir ce cruelle sentiment de tromperie qui apparaissait en elle à chaque fois qu’elle cajolait Sinéad tout en lui mentant ouvertement en lui disant que finalement, tout allait plutôt bien pour elle.

Pour autant, Aisling ne se sentait pas dégagé de toute culpabilité en agissant de la sorte avec Samarah, mais ce n’était pas tout à fait la même chose que avec sa mère. C’était… Comment dire… Différent… Oui, différent… Dans une pensée amusée, la jeune fille avait un jour pensé que c’était un peu comme tromper son époux avec un amant, tout en trompant le dit amant avec un second. Le mensonge, était toujours plus aisé à supporter, lorsqu’il s’adressait à une personne qui n’était pas vraiment l’être aimé placé en première position dans son cœur. La culpabilité lié au mensonge pesait moins lourde, mais cependant elle ne disparaissait pas. Pourtant, l’adolescente voulait profiter de cet instant rare, autant pour elle que pour la télépathe. Soupirant doucement en laissant un fin filet de souffle vaporeux s’échapper de ses lèvres à demi closes, elle ferma doucement les yeux afin de s’immerger encore un peu plus dans ce moment précieux.

Mais toutes les bonnes choses ont une fin, cette règle immuable personne ne pouvait y échapper. Pour Aisling, ce fut la remarque de Samarah sur l’état de fraîcheur de la rose blanche précédemment offerte qui en fut le déclencheur. Ses yeux s’ouvrirent vivement, tel une enfant prise sur le fait d’une bêtise accomplit. En redressant la tête, elle vit alors que Samarah était en train de plonger son regard dans le sien… Et un curieux sentiment inquisitoire pointa alors en elle en dépit de toute logique. Comment aurait-elle pu deviner de toute façon.. ? Non, c’était impossible, elle était bien trop prudente pour cela, il fallait qu’elle se reprenne immédiatement. Fort heureusement, la télépathe enchaîna aussitôt sur son explication concernant les roses quotidiennement déposés dans le bureau de sa mère et Aisling écouta sa théorie avec une attention certaine, quoique fondamentalement assez amusée.

Il était certain que, en tant que femme, ou femme en devenir selon certains, Aisling aurait apprécié de se voir ainsi offrir des roses de façon aussi timidement romanesque. Mais elle était définitivement bien placé pour savoir que ce n’était pas le cas et, de toute manière, pouvant en créer autant qu’elle le désirait à n’importe quel moment, elle songeait que le plaisir d’en recevoir de la part d’une autre personne ne lui ferait guère plus d’effet que cela. L’adolescente assimilait cela au fait de pouvoir manger des pâtisseries tous les jours… Ce qui créait le plaisir d’en manger, c’était leur rareté, le fait de ne pas en avoir à disposition à chaque fois qu’une envie prenait naissance en nous… Si on pouvait manger des pâtisseries à chaque fois qu’on le désirait, on finirait certainement par les avaler sans jamais plus apprécier la saveur exquise de ces dernières. Secouant doucement la tête, Aisling finit par répondre à Samarah d’un ton assuré et pour cause :

‘’C’est gentil de me dire ça, mais je sais que ces roses sont destinées à ma mère. Tu as raison, elle et moi on se ressemble vraiment beaucoup, mais elle possède une chose que je n’ai pas… Cette beauté troublante et attirante, que seule procure la maturité. Elle a ce petit quelque chose d’indéfinissable, qui attire les garçons plus jeune… Ce parfum énigmatique, qu’une pauvre petite adolescente telle que moi est bien incapable d’acquérir et comme justement on se ressemble… Quelque part, cela reviendrait à avoir le choix entre une de ces anciennes télévisions à tube cathodique avec un son mono et… Un magnifique écran plasma haute définition avec un son spatial qui nous assaille de toutes les directions, tu vois ce que je veux dire.. ? Le choix est vite fait, tu ne penses pas.. ?’’

Même si le propos était somme toute terriblement flatteur pour Sinéad, la comparaison pourrait sans doute en laisser certains quelque peu dubitatif. Mais dans son désir de détourner la télépathe de son idée fausse, craignant sans doute qu’elle n’aille un jour ou l’autre conforter sa mère dans sa propre idée similaire, l’adolescente avait du chercher la première comparaison venu sans trop y réfléchir. Ce travail intellectuel soudain sembla enhardir l’adolescente, qui poursuivit sur sa lancé afin de résoudre le premier mystère soulevé par Samarah et enchaina :

‘’Et puis tu sais, pour répondre à ta question sur l’état de la rose que je t’ai offerte… C’est sans doute comme les fraises que l’ont trouve toute l’année, ils doivent génétiquement modifier les pousses afin qu’elles puissent fleurir toute l’année. C’est ma mère la spécialiste de la génétique, tu devrais lui demander de t’expliquer.’’

Aisling réalisa alors le faux pas que son entrain à vouloir convaincre venait de lui faire faire… Dire à Samarah d’aller parler de fleurs et de génétique à sa mère était une très, très, très mauvaise idée, assurément. La jeune fille paraissait cependant avoir atteint son but, car Samarah ne chercha pas plus à approfondire le sujet. Bien au contraire même, elle enchaîna sur sa réponse concernant les pensées, une réponse qui donnait le sentiment que l’adolescente avait touché là un point des plus sensible. Mais en même temps, les pensées pour une télépathe du niveau de Samarah…

Ecoutant la mutante lui parler, lui expliquer combien l’être humain avaient l’esprit embrumé de pensées sombres et mauvaises, Aisling hochait pensivement la tête en un signe silencieux d’acquiescement. Samarah avait raison, l’être humain était une façade derrière laquelle il dissimulait ses pensées et ses envies les plus malsaines, les plus égoïstes, les plus inavouables… La plupart des gens l’avaient sans doute oublié, mais en fin de compte l’humanité n’était qu’un voile destiné à masquer notre nature primaire, afin que nous puissions vivre tous ensemble dans une paix, certes, toute relative. Le propos de la télépathe soulignant le fait que les paroles étaient de mensonges pour dissimuler les pensées inavouées, sonna comme un écho dans l’esprit de l’adolescente. Est-ce que, quelque part, ce n’était pas ce qu’elle était en train de faire avec tous le monde.. ? Prononcer des paroles, qui ne correspondaient pas à ce qu’elle pensait.. ? Comme mû par une sorte de réflexe instinctif, l’adolescente eu brièvement le regard perdu dans le vide tandis qu’elle chuchota tout simplement :

‘’Tu as raison…’’

C’était court, mais ce n’était pas vraiment une affirmation, ni vraiment un acquiescement… C’était, tout simplement. Samarah enchaîna ensuite sur les réveils matinaux de l’adolescente, lui avouant une chose que jamais Aisling n’aurait imaginer. Elle avait toujours pensé que la télépathe avait été à l’université, qu’elle avait suivit des études, comme sa mère en Irlande. La surprise était totale, tant Samarah dégageait cette assurance propre aux gens éduqués et qui avait toujours impressionné Aisling au même titre qu’elle l’était par sa mère. Ainsi, la télépathe avait été une autodidacte… Plus elle l’écoutait lui révéler ce que sans doute peu avaient eu la chance d’entendre et plus l’adolescente considérait Samarah avec un regard légèrement différent. Mais cette différence ne faisait qu’augmenter le respect que l’adolescente lui portait, tant elle réalisait combien elle avait eu de la chance par rapport à elle ou bien encore à sa mère. En dépit de son problème génétique qui la conduirait d’ici peu de temps vers une mort certaine, la jeune fille avait eu une vie heureuse, loin des ennuis que ses aînés avaient connu en tant que mutants. Son époque était plus sereine, plus conciliante avec les mutants. Dans un sourire, Aisling se colla encore un peu plus contre Samarah et lui dit d’une façon assez tendre :

‘’Je comprends… Enfin, je pense que je peux comprendre… Un pouvoir est une chose qui est toujours difficile à maîtriser au début, mais la télépathie doit être encore plus terrible… Recevoir des pensées que l’on ne désire pas, être sans cesse assailli, sans la moindre relâche… Et avec la disparition de l’institut… Comme tu as du souffrir durant toutes ces années, sans personne pour te guider…’’

Le regard de l’adolescente se fit soudain plus triste. Elle songea que sa mère avait été dans un cas similaire avec son propre pouvoir, mais au moins l’avait-elle eu, elle, sa fille, pour la soutenir même si Aisling n’en avait pas eu conscience à cette époque. A ses yeux, c’était sa mère qui avait été sa force et non pas l’inverse. Avoir à nouveau cette vérité lui rafraîchir l’esprit conforta l’adolescente dans son idée de ne pas avouer son état à sa mère ou à Samarah. Elles n’avaient nul besoin de subir à nouveau un lourd fardeau qui se devait de reposer naturellement sur les épaules de la jeune fille, d’autant plus que en la matière la télépathe venait de passer un très mauvais cap. Non, c’était définitivement décidé… Elle garderait le silence jusqu’au bout et même, au-delà.

Lorsque l’adolescente avait évoquer son éventuelle futur mariage, Samarah avait semblé marque une certaine forme de surprise. Tout au moins, avait-elle pensé que cela résultait de son annonce un brin provocatrice, mais elle réalisa que ce fut peut-être bien une erreur en voyant la télépathe s’écartait légèrement d’elle afin de chercher son communicateur dans sa poche. Celle-ci regarda le message qui lui avait été envoyé et alors son visage blêmit en l’espace d’une seconde. La télépathe perdit subitement toute sa magnifique assurance froide, marmonnant des mots sans réelle cohésion… Ce qui inquiéta quelque peu l’adolescente si peu habitué à voir cette femme habituellement si forte, s’égarer de la sorte. Elle se leva ensuite sans prévenir et en toute hâte, se détachant définitivement d’une Aisling de plus en plus soucieuse. Quand elle la vit se rattraper à un arbre proche juste après avoir failli choir au sol, l’adolescente se leva à son tour et la rejoignit, légèrement désemparée

Lui demandant avec une avidité prudente ce qu’il y avait, Samarah lui répondit par une phrase décousu dont Aisling réussi néanmoins à comprendre quelques mots… Maintenant… June… Ca y est… Alors, l’adolescente réalisa :

‘’C’est June.. ? Elle est en train d’accoucher.. ? Dis-moi ce qu’il se passe s’il te plait…’’

Pour toute réponse, l’adolescente n’eu droit qu’à un regard empli d’une inquiétude et d’une urgence dont on ne pouvait douter. La non mutante était la meilleure amie de la télépathe et si celle-ci laissait ses sentiments prendre le dessus, alors les choses devaient vraiment mal se passer pour l’accouchement de celle-ci. Une intuition sinistre, que Samarah lui confirma aussitôt en l’invitant avec empressement à la suivre.

‘’D’accord, allons-y !’’

Se contenta de lui répondre l’adolescente, en s’emparant de sa main afin de pouvoir la soutenir tout au long du trajet qui les ramèneraient toutes les deux à l’institut, au cas ou Samarah viendrait à nouveau à défaillir.

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