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[RP] Souffles

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Isobel Baker

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MessageSujet: [RP] Souffles Jeu 13 Oct 2011 - 21:45

5 Fevrier 2052




Le soleil pointait timidement le bout de ses rayons. C’était le matin, et il était très tôt. J’avais vu un miroir, un miroir géant d’eau gelée. Dès l’instant où mon regard se fut posé dessus, mes pensées n’avaient plus été capables de s’en détourner. La neige était tombée toute la nuit, et j’en avais rêvé, de ce beau reflet. Alors dès que le jour naquit, et que la neige cessa, je me ruai hors de ma chambre à peine habillée. Je ne croisai personne dans les couloirs, et le regard du silence ne freina pas ma course. J’étais habitée par l’image de ce grand lac. D’un coup d’épaule à la porte d’entrée, qui tonna derrière moi, je me retrouvai dehors. Le froid me coupa le souffle, et le vent glacial caressa ma peau dans un frisson. Je baissai la tête vers le sol, et constata que mes orteils dans la neige, bleuissaient à nouveau.
L’Hiver n’était pas un obstacle suffisant pour m’arrêter, alors je ne fis pas attention à lui, et je passai devant sans même le regarder.

Après quelques égarements, le parc était gigantesque, je parvins à le retrouver. Si mes membres étaient gourds et mon visage rougi, je ne cessai pas pour autant ma marche. Lorsque je le vis, la chaleur revint brutalement dans mon corps et je me sentis envahie d’une énergie ardente, plus forte que tout. Je courrai vers lui ; je courrai vers ce qu’il représentait ; je courrai et je m’envolai vers cette plaine miroitante, liquide à l’abandon et verre d’Hiver à jamais figé.
Je me figeai au rivage et je m’accroupis. Ma main se tendit vers la glace, et je commençai à en caresser la surface. Je la vis frémir, ondulant sous mon contact comme un gros animal remuant de plaisir. Je ris toute seule, puis avec lui, et nous rirent à deux. C’était l’invitation que j’attendais.


Mes pieds se posèrent sur l’étendue mirifique. Délicatement, des petits sursauts de velours venant à peine bousculer la légère couche de neige. Un tour sur moi-même pour débuter, puis un léger bond et lentement, je me mis à danser sur le lac. Mon corps tout entier s’arc bouta aux rythmes de la mélodie. Je n’avais plus froid, je n’avais plus sommeil car cela été embarrassant, et je ne souhaitai pas décevoir mon public. Je vis une biche au loin, entre les arbres, qui me regardait de ses grands yeux sombres. Elle suivait ma progression avec une attention toute particulière et je ne voulais pas qu’elle se détourne et qu’elle s’en aille. Je ne voulais pas qu’elle m’oublie.
La biche n’était pas seule pourtant. Un groupe de merles était perché sur une branche, non loin de moi. Eux aussi suivaient mon parcours de leurs yeux perlés, et eux aussi je souhaitai qu’ils restent à me contempler, pour toujours et jusqu’à ce que je cesse de danser.
Un tourbillon et la neige s’envola. Une valse d’effleurements et de soupirs, que je me voyais accomplir pour l’amour de mes spectateurs. Mes chevilles pivotaient et mes pas me guidèrent loin, très loin au milieu du lac. Je n’entendis pas les craquements, je n’entendis pas les gémissements de la glace sous mon poids.
Un instant plus tard, je plongeai dans un monde d’entrelacs émeraude. Je me sentis lourde, pesante et la lumière du ciel disparut pour laisser place aux ombres du lac.




Dernière édition par Isobel Baker le Sam 11 Fév 2012 - 15:54, édité 2 fois
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Holly Hawkins

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MessageSujet: Re: [RP] Souffles Jeu 13 Oct 2011 - 23:37

"I hate myself for loving you..."

Comme à son habitude, Holly s'était levée très tôt. Elle avait pourtant plutôt bien dormi, la fraîcheur hivernale aidant beaucoup, mais elle était néanmoins de mauvaise humeur. Se réveiller pour constater que la neige de la nuit avait littéralement inondé sa chambre était une raison valable. Elle était sûrement la seule personne de l'institut à devoir dormir avec la fenêtre grande ouverte au début du mois de février.

"Can't break free from the things that you do..."

Elle s'était donc lancé dans un jogging matinal, habitude qu'elle avait pris il y a quelques années. Au départ la perspective de courir bêtement sans but ne l'attirait pas vraiment mais elle avait fini par trouver l'exercice agréable. La solitude et la tranquilité du jogger, surtout avant 8h du matin, étaient un véritable cadeau du ciel pour une asociale notoire comme elle. En plus de ça, le parc de l'Institut était un endroit magnifique et la musique de Joan Jett qui résonnait dans ses écouteurs ajoutait à la beauté du moment.

"I wanna walk but I run back to you..."


Elle avait quasiment terminé sa séance quotidienne qui durait depuis déjà une bonne heure. Elle avait tracé ce parcours la première fois qu'elle était sortie dans le parc et l'avait conservé jusqu'ici. Il ne lui restait qu'à contourner le lac et à rentrer directement au manoir. Elle arrivait sur la rive du plan d'eau lorsqu'elle aperçut la fille encore en chemise de nuit qui s'avançait en marchant sur la glace vers le centre du lac.

"That's why I hate myself for..."

Holly retira ses écouteurs et s'arrêta. Quelque chose n'allait pas. Se balader en petite tenue dans la neige, à part pour elle-même qui se sentait actuellement parfaitement bien en débardeur et mini-short, n'était pas quelque chose que l'on faisait quand on avait un tant soit peu de bon sens. Etait-elle somnambule ? Juste inconsciente ? Au moment où elle s'apprêtait à l'interpeller, un terrible craquement retentit et elle ne put retenir un petit cri de surprise en voyant la fille disparaître d'un coup dans les eaux sombres et glacées du lac.

Elle réfléchit un moment. Le manoir était trop loin pour qu'elle ait le temps d'aller chercher de l'aide. La fille serait morte de froid ou d'asphyxie bien avant qu'elle ne revienne. Elle n'avait donc pas vraiment le choix. Elle s'était pourtant fait une réflexion à propos de jouer les héros, le jour où elle était arrivée à l'institut et où elle avait dû s'occuper d'une mourrante en attendant que le personnel de l'Institut n'arrive.

Holly retira son baladeur de sa poche et le posa sur la glace, près du bord. Elle retira également son débardeur pour être plus à l'aise si elle devait plonger, mais garda son short, plus par pudeur qu'autre chose. Elle commença à avancer précautionneusement sur la glace qui grinçait dangereusement. A ce train elle mettrait beaucoup trop de temps à rejoindre le trou par lequel la fille avait disparu. Elle enleva donc ses chaussures, prit sa respiration et... se lança au pas de course sur la glace. Le miroir argenté se fissurait chaque fois qu'elle posait le pied mais tenait bon... jusqu'à ce qu'elle se brise complètement sous son poids. Holly remonta aussitôt à la surface, toussant et crachant. Le froid ne la dérangeait aucunement mais la surprise lui avait fait boire la tasse. Elle avait parcouru quasiment toute la distance qui la séparait de son but, le trou n'était plus qu'à quelques mètres de sa position.

Elle prit une grande inspiration et plongea dans les profondeurs obscures du lac. La faible lumière du matin ne suffisait pas à assurer une visibilité suffisante à travers la glace. Elle distinguait légèrement l'endroit où la fille avait disparu, pas plus. C'est donc à l'aveugle qu'elle s'enfonça dans les profondeurs.

Elle finit par distinguer la silhouette de la fille, immobile, presque fantômatique. En deux temps trois mouvements elle fut près d'elle et la prit dans ses bras avant d'entreprendre de la remonter. Elle s'aperçut bien vite que ça n'allait pas être une partie de plaisir. La fille pesait son poids et ses vêtements n'arrangeaient pas la chose et avaient tendance à entraîner les deux filles vers le fond du lac. La lumière se rapprochait, doucement mais sûrement malgré tout. Il lui restait encore plusieurs mètres à parcourir quand ses membres commencèrent à s'engourdir à cause du manque d'oxygène. Elles avançaient de plus en plus lentement et le sang commençait à battre de plus en plus fort dans ses tempes. Elle avait envie de dormir... De tout lâcher... De se reposer...

Holly retrouva tous ses esprits au moment où elle creva la surface. Aspirant une grande goulée d'air frais qui brûla ses poumons endoloris, elle se hissa péniblement sur la glace et tira la fille derrière elle jusqu'à un endroit qui ne risquait pas de s'effondrer. Elle se laissa alors tomber sur les fesses avant de s'occuper de la fille.

_ Hé ! Tu m'entends ? Hé ! criait-elle en donnant de petites claques au visage de celle qu'elle venait de secourir.

Sans trop de surprise, elle n'obtint pas de réponse. La fille ne respirait même plus. Holly lâcha un soupir exaspéré et se pencha sur elle pour lui faire du bouche-à-bouche, dans l'espoir de la ranimer...

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Virginie Parish

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MessageSujet: Re: [RP] Souffles Mar 8 Nov 2011 - 11:05

La chambre était plongée dans un silence complet. Les rayons matinaux passaient à peine à travers la couche nuageuse et les volets. Virginie était assise en tailleur sur son lit, dont la couette était négligemment repoussée, vers le fond. Rien ne bougeait. La jeune mutante avait les yeux fermés. Ses mains –détendues- reposaient sur ses genoux. Elle avait le dos bien droit et sa poitrine se soulevait régulièrement et calmement. Un souffle mesuré si léger qu’on ne pouvait l’entendre. De loin on aurait cru qu’elle dormait. Cru seulement car cinq heure était déjà passé.

Suivant les conseils de Tony et de quelques professeurs mademoiselle Parish travaillait son self-contrôle. Elle devait absolument apprendre à gérer son énergie si elle voulait s’en sortir. Ce n’était pas facile ! D’une parce que chez elle l’inactivité s’apparentait à de la paresse. De deux parce que dés qu’elle cessait de bouger son esprit l’emmenait dans des réflexions qu’elle voulait absolument éviter. Un petit soubresaut de son épaule trahissait son chaos intérieur.

Sur fond désertique se mêlaient les souvenirs de la mission, des cris maternels et des courses poursuites de Seatelle et de Londres. Elle entendait de nouveau les crissements des peneux. Elle sentait la panique de ses amis la peur qui les prenait en otage. Le monde ne voulait pas s’apaiser, toujours pas. Samarah n’était pas encore de retour parmi eux. Basile avait –logiquement- dit au revoir à l’Institut. Et Luc était à Nantes. Le regard haineux de sa mère accélérait son rythme cardiaque. Virginie appréhendait leur future conversation à un tel point que son esprit créait des cauchemars.

Un son de fêlure perturbait son errance intérieure. Il ne faisait pas partit de son univers. C’était quelque chose venu de l’extérieur. Pourquoi son oreille s’était-t-elle attardée sur celui-ci plus que sur les autres ? La curiosité suspendait son exercice. Ses paupières se soulevaient lentement. Elle reconnaissait le son d’une nage nerveuse. La piscine était trop loin de sa chambre même pour son ouïe hypersensible. L’intuition la faisait se lever et aller vérifier à la fenêtre.

Son regard accrocha la silhouette qui tentait de revenir sur le bord du lac. Il ne lui fallu pas longtemps pour comprendre que quelqu’un avait failli se noyer. Virginie attrapa son jogging et sortie de la pièce à la vitesse de l’éclair. Elle dévalait les escaliers quatre à quatre et allait tambouriner à la porte de l’infirmerie avec une énergie titanesque. La porte s’ouvrait après de longues secondes.

-« Quelqu’un se noie ! Vite ! »

Virginie courait vers une armoire et attrapait deux couvertures chauffantes en laissant là les médecins qui étaient bien trop lents. Elle rejoignait le lac, à grandes enjambées, indifférente à la neige qui mouillait ses pieds ou au vent sur ses épaules. Elle arriva à leur hauteur, dépliant la première couverture, en se baissant pour en recouvrir la fille qui ne bougeait pas. Ses yeux détaillaient un peu son visage. Elle ne l’avait pas encore vue dans le manoir. Et la sauveuse …

-« Heureusement que vous étiez là ! »


La jolie blonde opérait de même et attendait qu’elle se soit redressée pour lui tendre une couverture. Ses yeux allaient en direction du manoir à la recherche du corps médical. Elle était au chevet des deux jeunes filles l’esprit alerte. Ces efforts de la matinée ne servaient pas à grand-chose encore une fois. L’inquiétude retenait le sourire qu’on trouvait habituellement sur ses lèvres roses. Pourvue que cette fille se réveille ! Elle se plaçait pour faire rempart au vent attendant le signe de vie de l’inconnue.
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Isobel Baker

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MessageSujet: Re: [RP] Souffles Lun 21 Nov 2011 - 23:07



Je ne compris pas.
C’était l’un de ces instants où le monde extérieur m’était étranger, et où ce qui l’habitait m’était incompréhensible. Je dansai sur la glace, au dessus d’un lac, en dessous du ciel, sous le regard attentif de mon public. Puis tout disparut, et je ne vis plus ni glace, ni ciel, ni oiseaux, ni biche. Des entrelacs de lumière émeraude m’auréolèrent, des fils à demi transparents qui glissaient sur ma peau en m’accompagnant dans ma chute.
Parfois je me surprenais à vouloir voler. Je m’imaginais déployer des ailes immenses et partir loin dans l’horizon. Là-bas, je pourrai toucher nuages et cieux, et caresser le vent. Ici, l’horizon était fait d’eau.
La première fois que j’avais vu le lac, j’étais restée figée devant cette glace qui le recouvrait. Pas un seul instant avais-je cru qu’il était en vérité si sombre de ténèbres redoutables. Je tendis la main vers la surface encore agitée de mon plongeon. Elle s’éloignait peu à peu et je m’enfonçai plus profondément encore dans les tréfonds. Bientôt les reflets de lumière s’éteignirent et je fus plongée dans le noir.

C’est alors qu’il me sembla que tout ceci n’était pas très sérieux. Respirer n’était pas encore chose dont je pouvais me passer, et si je restai là à côtoyer algues et poissons, j’allais mourir. Cette perspective contrariante ne me convenait pas car Papa et Maman auraient été très fâchés que je m’abandonne à ce genre d’écarts. Les décevoir m’aurait chagriné. Dès que je sentis la vase se glisser entre mes orteils, je décidai qu’il était temps de s’agiter un peu. D’une impulsion des pieds, je m’élançai vers le haut. Je fendis les ténèbres et en quelques secondes, je retrouvai la lumière. Le lac n’était donc pas si opaque, je savais bien qu’il n’était pas méchant.
Je brassai l’eau avec entrain et mes remous firent jaillir des nuées de bulles autour de moi. Toutes ces bulles !
J’avais pour habitude lors des bains d’ajouter une dose considérable de savon. Cette mousse crépitante et ses bulles me happaient chaque fois dans une contemplation silencieuse de plusieurs heures. Qu’un objet si rond, si léger, si parfait, puisse exister me réjouissait tout à fait. Si je devais renaître, je voudrais que ce soit en bulle.
À force de penser à tout et à rien (surtout à rien, j’aime bien les causes perdues), j’oubliais l’essentiel. J’avais cessé de nager pour réfléchir, m’immobilisant à quelques mètres de la surface. Je voulais me remettre en route quand un grand froid et une profonde fatigue me saisirent sans signe avant coureur. L’Esprit Hiver m’avait rattrapé, semble-t-il. Moi qui pensais avoir couru assez vite. Mes forces m’abandonnèrent, et ma volonté fut chassée un peu plus loin. Tant pis, j’étais si faible que je n’avais plus qu’à me laisser aller à son étreinte.

Ce qui se passa ensuite fut un peu confus. L’Esprit d’Hiver était quelqu’un de charmant mais d’entreprenant, et ses avances me parurent pour le moins inconvenantes.

« Viens donc, Isobel, me dit-il, toi et moi ne feront qu’un dans de brusques élans !
- Non et non, Monsieur Neige, vous n’êtes pas de bon parti, lui répondis-je. »
Alors il me regardait de ses grands yeux tristes et je ne pouvais m’empêcher d’avoir pitié de lui. Pauvre être seul au cœur froid à la recherche de chaleur.
« Écoutez Monsieur Neige, je ne suis pas fâchée et je vous estime beaucoup. Vous êtes très beau et toujours une source de joie.
Mais nous ne sommes pas du même monde, comprenez-vous ? Il vous faut quelqu’un de mieux. Et si vous restiez ici jusqu’à ce qu’Été revienne ? Elle est charmante, et le soleil ira bien à votre teint.
»
Il eut l’air content de cette proposition et me promit de rester ici, à attendre celle qui souhaitait séduire. J’en fus ravie et c’est heureuse que je le salua.
Pourtant les visites n’étaient pas terminées car vint ensuite une sirène. Ce lac était-il donc une métropole ? La nouvelle venue ne correspondait pas à l’image habituelle des sirènes, ses cheveux étaient de jais et son regard était dépourvu de la moindre sensualité. Pourtant elle éveilla en moi un grand élan de sympathie.

« Visiblement cet endroit n’a rien d’un désert, déclarai-je d’un ton convaincu. Je me demande, dans quoi vivez-vous ? Votre maison est faite de coquillages ? De pierres ? Est-elle en poissons ? Oh, dites moi s’il vous plaît ! »
Elle ne me répondit pas, peut-être en était-elle incapable. Mais dans son regard, je lus une profonde inquiétude.
« Coquillages ?
Pierres ?
Poissons… ?
Di-iii-iiites moi…
»
L’air me manquait et je n’avais plus qu’à étouffer sur place. Étrange, car je m’évanouis à nouveau alors que j’étais déjà censée l’être. Tellement de mystères. Oui, il y en a tellement.

Si la réalité devait se résumer, ce serait dans l’ébauche d’un baiser. Dans mon cas, il n’y eut que du bouche à bouche. Très dignement j’ouvris les yeux et régurgitai aussitôt toute l’eau de mes poumons. La neige, le ciel, la glace, tout était de nouveau à sa place. Deux inconnues se tenaient à coté de moi. L’une d’elle m’avait recouverte d’une couverture. Il est vrai que je tremblai un peu à ce moment là.
Je me redressai avant de les dévisager sans gêne. Maman m’aurait puni d’être si malpolie, mais elle ne m’avait pas appris à réagir correctement en cas de noyade. La première femme était blonde. Instinctivement, à sa mine inquiète et son regard, je sus qu’elle était celle à m’avoir apporté la couverture. Comme elle était gentille, je décidai de la renommer Gentille. L’autre, je l’avais déjà vu, c’était Sirène. Tout naturellement je me tournai vers elle car de nombreuses questions me tourmentaient.


« Bien alors, elle est en coquillages, pierres ou poissons, votre jolie maison ? Mon attention se porta sur Gentille. Vous je ne vous connais pas encore. Bonjour, je suis ravie de vous rencontrer. Je revins à Sirène. Vous vivez dans le lac depuis longtemps ? »

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MessageSujet: Re: [RP] Souffles Jeu 22 Déc 2011 - 11:46

La fille reprit connaissance en recrachant toute l'eau qu'elle avait avalé. Holly laissa échapper un soupir de soulagement avant de se laisser tomber sur les fesses à côté de la noyée (ou presque). Une autre fille était arrivée entre temps. Une jolie blonde avec un air profondément gentil, elle aussi habillée plus que légèrement pour la saison. Finalement Holly allait peut-être pouvoir se sentir chez elle, ils avaient tous l'air aussi bizarres qu'elle.

_ Heureusement que vous étiez là !
lui fit-elle après avoir recouvert l'autre d'une couverture.

Holly répondit simplement d'un hochement de tête et se laissa tomber en arrière dans la douce fraicheur de la poudreuse. Sa tête tournait, après ses exploits sous-marins. Et hyperventiler pour ranimer la fille n'avait rien arrangé. Elle ferma les yeux et s'étira avant de se redresser. La jolie blonde attendait à côté d'elle une autre couverture à la main.

_ Non merci, répondit-elle simplement avec un sourire en coin.

A vrai dire la température lui convenait parfaitement. Elle aurait pu passer des vacances en plein hiver au bord de ce lac. Elle se releva et entreprit de retirer tout le givre qu'elle avait dans les cheveux. C'est ce moment que choisit la fille en robe de chambre pour parler.

_ Bien alors, elle est en coquillages, pierres ou poissons, votre jolie maison ? Vous vivez dans le lac depuis longtemps ?

Holly la regarda un moment en haussant un sourcil interrogateur puis adressa ce même regard à la blonde qui n'avait pas l'air d'en savoir plus qu'elle.

_ Je ressemble à un poisson ? répondit-elle finalement avant de tourner les talons et d'aller chercher ses affaires, posées à quelques mètres de là.

Elle revint quelques secondes plus tard et la fille la dévisageait toujours avec cette lueur bizarre dans les yeux. Elle n'avait pas l'air de se moquer d'elle, malgré les apparences. En tous cas elle ne devait pas avoir l'électricité à tous les étages, pour se promener en petite tenue sur le lac et poser ce genre de questions... Holly lâcha un soupir.

_ J'habite là, fit-elle en montrant le manoir du doigt. On devrait peut-être la ramener à l'intérieur non ? ajouta-t-elle à l'attention de la blonde. Au point où elle en est ça l'empêchera pas de choper froid mais bon...

Elle allait ajouter que cela valait aussi pour elle, mais elle ne semblait pas souffrir du froid... Le fait de partager un point commun avec quelqu'un fit sourir Holly.

_ Je m'appelle Holly, fit-elle en remettant son débardeur. Je suis arrivée il y a pas longtemps... En même temps que l'armure, là...

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MessageSujet: Re: [RP] Souffles Ven 23 Déc 2011 - 20:00

Il n’y avait décidément qu’avec des mutants qu’on pouvait si rapidement passer des larmes au rire. Virginie gardait ses yeux bleus fixés sur les deux jeunes filles. Elle se détendait petit à petit en voyant qu’elles avaient l’air hors de danger. L’une des infermières était entrain de venir dans leur direction en courant à moitié. Les humains avaient souvent une longueur de retard ici.

Elle n’insistait pas auprès de la sportive et la regardait s’allonger dans la neige avec plaisir. Une fille qui aimait le froid à ce point… ce n’était pas tout à fait comme avec madame Hara. Une pyro aurait plutôt évité le contact de l’eau. Quelle pouvait être la mutation ? La question attendrait un peu. Le plus urgent était de s’occuper de cette jeune femme qui venait d’échapper à la mort. Son air concentré et ses paroles sans queue ni tête provoquaient un petit sourire sur la bouche de la blonde. Un peu de fantaisie ne faisait pas de mal.

La répartie, quelque peu abrupte, de la sauveuse l’étonnait. Elle gardait le silence en le voyant se lever. La question était un peu étrange c’est vrai. Mais après une peur pareille ça ne coûtait rien de se montrer chaleureuse. Virginie ne s’y attardait pas et reprenait la conversation avec un sourire plus assuré. Le tout était de décompresser maintenant.

« Oui, bonjour, je suis ravie aussi. C’est une rencontre épique… Vous, vous sentez comment ? Vous vous êtes cognée ? »

C’était le genre de questions qu’ils posaient toujours après un entrainement… ou une mission. L’intervention de l’autre jeune fille interrompait son inspection. Elle levait ses yeux clairs sur elle et hochait sobrement du menton.

« Bonne idée oui. Allons y. »

Virginie était rapide et énergique comme à son habitude. Elle était debout et proposait une main avenante à la jeune fille. Elle aurait tout aussi bien put la porter. Mais on lui avait signalé que cette manie pouvait s’avérer avilissante pour les autres. Mademoiselle Parish avait comprit et attendait donc qu’on le lui demande avant d’agir. Elle tournait ses yeux vers Holly avec une espèce de bonne humeur. C’était la première fois qu’elle trouvait quelqu’un avec qui elle partageait un aspect de sa mutation.

« Je m’appelle Virginie. Enchantée. Et encore bravo pour ça. Je ne sais pas si tout le monde aurait put le faire à cette température. »

L’infirmière était là. Elle remerciait les deux filles, avant de soutenir la troisième, pour la guider vers la bâtisse. Virginie se dépêchait de récupérer la couverture inutilisée puis de se porter à leur hauteur, pour les accompagner. Au passage, elle jetait un coup d’œil curieux à Holly, se demandant encore de quelle armure elle avait voulu parler. Parish n’était pas vraiment à jour en ce moment sur le recrutement de l’Institut. Ce constat ne lui faisait pas plaisir. Sur le trajet elle écoutait la dame faire son diagnostic en silence.

Une fois dans le hall les troupes voulaient se séparer. Mais la soignante exigeait que chacune d’elles viennent faire un petit bilan. Elle ne connaissait pas les dossiers par cœur, et ne se pouvait pas se douter, que la brune et la blonde était en bonne santé malgré leurs tenues. Virginie était bien élevée et de toute façon elle voulait s’assurer que la demoiselle allait bien. Le médecin qui l’avait vu débarqué la toisait d’un œil sérieux.

« On dirait que vous êtes toujours sur le qui-vive mademoiselle Parish. »

Virginie offrait son plus poli sourire. Elle retournait vers l’armoire pour ranger la couverture avant d’aller s’assoir sur l’un des lits disponibles. Et elle surveillait discrètement le déroulé des opérations pour la rescapée. Ces deux filles étaient deux nouvelles. Il était temps de s’intéresser un peu à la vie du manoir. Holly était plus âgée. Cela se voyait. La curiosité l’emportait. Elle avait besoin de savoir si quelqu’un pouvait lui en apprendre plus.

« Ta mutation consiste en quoi exactement ? » Le fait d’avoir frôler la catastrophe simplifiait un peu les étapes. Virginie était intriguée. Surtout elle était heureuse que des filles soient arrivées ici. Elle n’avait pas assez de connaissances féminines ici. Son regard s’attardait sur Isobel. Puisque c’était le prénom que venait d’employer le médecin. « Et toi, qu’est-ce que tu peux faire ? »

Les appellations scientifiques ne lui parlaient toujours pas. elle préférait les mots simples pour comprendre ce genre de choses. C’était le moyen le plus rapide de savoir un peu à qui elle avait à faire.
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MessageSujet: Re: [RP] Souffles Lun 26 Déc 2011 - 23:45




Qu’elles étaient jolies toutes les deux. Je ne sais pas, c’est un peu étrange non ? Peut-être était-ce la glace dans leurs cheveux ? Une couronne de givre pour deux reines de l’hiver. Non, il n’y avait pas que ça. Certes, elles étaient belles, mais c’était autre chose. Quelque chose de plus…
Secret.
Dans leurs yeux il y avait cette lueur vivace, la même que je voyais parfois briller dans les miens, au détour d’un miroir. Elles étaient en vie. Et moi aussi ? Je palpais mes mains, mes pieds, mes orteils un peu bleus. Je touchais mon visage, mon petit bout de nez bien à sa place cette fois-ci, et ma bouche gercée par le froid. C’était drôle toutes ces coïncidences. Tout mon corps me montrait qu’il souffrait du froid, mais je ne ressentais pas grand-chose. Papa dit souvent que je suis trop distraite, aussi envers moi ? Il a sans doute raison, c’est vrai que je le suis. Distraite.

Ces quelques nuages qui flottaient dans l’air, dans la mer bleu du ciel. Je n’y avais pas fait attention, puisque j’étais au fond du lac. Maintenant que j’étais revenue vers la lumière, je les voyais. Ils avaient quelque chose de rassurant, des veilleurs cotonneux penchés vers nous. Qui nous fixaient avec bienveillance. Mon sauvetage n’était pas fruit d’une coïncidence.
Non, non, non.
Les nuages avaient appelé au secours, et on était venu. Sirène et Gentille étaient venues. Pour m'aider. Cela nous liait, je crois. Maman avait pour habitude de dire :


« Quand on t’offre un bien ; lorsque l’on te tend la main ou que l’on t’embrasse, tu ne dois pas simplement t’en tenir à offrir un bien, tendre la main ou embrasser à ton tour. Non ma chérie, ces gestes là sont si rares, si délicats qu’il te faut les préserver.
Alors rend les au centuple. Rend les jusqu’à l’épuisement, puise dans ton amour, ta reconnaissance et fais les grandir. C’est grâce aux gens comme toi que le monde ira mieux.
Car tu prends sans haine et tu redonnes sans réserve.
»

Je n’avais pas grand-chose à offrir, et je ne savais pas non plus assez bien manipuler les mots pour leur faire comprendre mon émotion. Sirène n’avait pas répondu à ma question, ce n’était pas très grave. Elle m’avait sauvé. Gentille n’avait pas fait autant, mais la beauté de ses gestes était sans mesure. Sa couverture grattait un peu, certes, mais le geste y était.
Ma reconnaissance ne s’incarnerait pas dans l’argent (je savais qu’on ne pouvait rien acheter de bien avec l’argent), elle ne s’incarnerait pas non plus dans des mots (j’étais souvent confuse de ce coté-ci) ; non elle s’incarnerait dans ce que je savais faire le mieux.
Sourire. Pas d’argent, pas de mots, juste un sourire. Le plus pur, le plus absolu sourire que j’étais capable de faire. Pas celui-ci que je réservais à mes rêveries, mais ce sourire pour les occasions uniques. Où mon cœur débordait de je ne sais quoi ; mais il bouillonnait d’une chaude chaleur.

Qui ne réconforta nullement mes orteils une fois que je fus debout. Je tentai de les agiter dans la neige, mais rien à faire, ils refusaient tout ordre venu de mon cerveau. J’avais lu dans un livre qu’au Moyen Âge, on coupait la tête de ceux qui désobéissaient. Heureusement pour mes orteils de ne pas être nés à cette époque. Sirène et Gentille m’entrainèrent en direction de l’Institut. Le lac ne devait plus être à leur goût. Durant le trajet, je me tins parfaitement silencieuse. Je réfléchissais, et il m’était difficile de faire plusieurs choses à la fois.
Une fois arrivées, nous fûmes accueillies par une autre dame, sans nom celle-ci. (Manquant d’imagination en cet instant, je la nommerai Sans-Nom.)La dame Sans-Nom prit la relève de Gentille et m’aida à me déplacer jusqu’à l’intérieur. Il est vrai que mes jambes non plus ne répondaient plus vraiment à mes injonctions. (Heureusement, nous n’étions pas au Moyen Âge). Là, je me laissai trainer jusqu’à un lit qui n’était pas le mien, sans chercher à comprendre le pourquoi du comment de la situation. Je songeais à Remmy en haut, et à la façon dont je l’avais disposé à mon départ de la chambre. Je l’avais posé sur le lit, enfin… Au bord du lit. Je sus sans le voir qu’il était tombé. Au même moment que moi dans le lac. Pauvre Remmy, il avait toujours été si prévenant. J’espérais que sa chute n’avait pas été trop douloureuse.
Mes deux héroïnes héritèrent aussi de leur propre lit. Nous avions été rejointes par un homme, dont je tairai pour une fois le surnom. (Sachez juste qu’il avait des poils dans le nez. Je ne dis pas ça pour être méchante, mais c’est vrai.) Le Monsieur et Sans Nom commencèrent à me tripoter de part en part. Ils voulaient certainement éviter de me voir m’écrouler sitôt que je serai sortie d’ici. Je les regardais faire, agiter en tout sens leurs bidules métalliques et froids. À un moment, leurs mains s’effleurèrent par hasard, au gré de leurs osculations, et chacune fut comme traversée par un frisson. Il n’y avait pas que mon cœur à moi qui débordait de ce je ne sais quoi.
Quand ils eurent fini leurs vérifications, ils indiquèrent à Gentille et Sirène qu’elles pouvaient s’en aller. Moi en revanche, il me fallait rester ici. Mes orteils étaient toujours bleus.

Pourtant Gentille ne semblait pas décidée à s’en aller comme ça. Elle était curieuse, comme moi. Trop ? Sans doute, oui. Elle interrogea d’abord Sirène puis ce fut mon tour. Elle parla de « mutation ». Le docteur Phillman utilisait souvent le même mot concernant mes Petits Problèmes. Je me préparai à répondre lorsqu’un épais tissu brûlant se glissa sur mes épaules. La dame Sans Nom était revenue m’apporter une couverture chauffante. Elle m’indiqua de rester là-dessous, puis elle partit accompagnée de Monsieur (Poilonez).
Du coup, je n’avais pas entendu la réponse de Sirène. Je me tournai vers mes deux camarades sans trop savoir où en était la conversation.

« Moi je peux faire des tas et des tas de choses, déclarai-je. En général, c’est un peu par erreur, mais en me concentrant bien, je peux vous montrer. »

Je me tus, fronçai les sourcils (signe de concentration) et fis une grimace bizarre. Je sentis un bouillonnement de chaque coté de ma tête. Puis la sensation que quelque chose glissait sous ma peau, jusqu’à mes mains. J’ouvris mes paumes et les tendis dans leur direction. Au milieu de chacune d’elles, il y avait une oreille. Directement plantée dans la chair, comme une grosse fleur un peu bizarre.

« Vous voyez ? Je marquai une pause. Entendre le son par les mains me laissait légèrement perplexe. C’est marrant non ? »

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MessageSujet: Re: [RP] Souffles Jeu 5 Jan 2012 - 18:14

Holly aurait volontiers profité d'un peu de solitude après ce début de matinée mouvementé mais l'infirmière en avait visiblement décidé autrement. C'est donc à contrecoeur qu'elle suivit celle qu'elle avait intérieurement surnommée "l'idiote du village" et Virginie jusqu'à l'infirmerie. De toute manière, elle était curieuse d'en savoir plus sur les deux filles.

Elle se retrouva donc assise sur le bord d'un lit tandis que les médecins auscultaient la jeune fille. Elle refusa sèchement la couverture qu'une infirmière lui tendait. Après quelques secondes qu'elle occupa en balançant ses fines jambes dans le vide, fixant le personnel en blouse blanche s'affairant autour d'Isobel (puisque c'était a priori son nom), un médecin arriva.

_ Mademoiselle... Hawkins ? Allongez vous s'il vous plaît.
_ Ca ira, merci, répondit-elle simplement sans détourner le regard.
_ C'est juste pour un bilan rapide, argua-t-il. Vous étiez dehors dans cette tenue et...

Holly lui lança un regard meurtrier.

_ Je vous ai dit que j'allais bien, fit-elle en se levant et en toisant le médecin du mieux qu'elle pouvait (ce qui n'était pas chose aisée vu qu'il faisait une bonne tête de plus qu'elle).

_ Très bien, lâcha-t-il avec un soupir. N'hésitez pas à venir si vous vous sentez mal...

Les médecins partis, elles étaient de nouveau toutes les trois. Holly fut plutôt suprise lorsque Virginie lui demanda de but en blanc quelle était sa mutation. Dans sa vision des choses le sujet était quelque peu délicat d'approche, un peu comme demander à quelqu'un si il est difforme à cause d'un accident ou né comme ça... Ceci dit elle appréciait la franchise de la blonde et ne voyait aucune objection à en parler. De toute manière elles étaient toutes dans la même bateau.

_ Ma mutation... Hmm...

Elle alla attraper un thermomètre électronique qui traînait sur un plan de travail et le ramena avec elle jusqu'à Virginie. Elle en prit la pointe entre les doigts et l'affichage commença à descendre jusqu'à se stabiliser aux alentours de 5°C

_ Et en forçant un peu...

Elle prit une grande inspiration et l'affichage descendit encore... 3°C... 2°C... 1°C... 0°C... Le thermomètre se mit à bipper de manière répétitive en affichant "Erreur". Holly en lâcha la pointe mais l'appareil continuait à bipper en clignotant.

_ Oups.

Elle posa le thermomètre sur un lit et posa un oreiller par dessus. On entendait encore les bips étouffés dans l'infirmerie.

_ Bref
, conclut-elle.

Isobel se lança à son tour dans une démonstration... Nettement plus impressionnante que la sienne. Holly contempla longuement le résultat en se retenant tant bien que mal d'éclater de rire.

_ C'est euh... original... Un peu bizarre...


Elle se tourna enfin vers Virginie.

_ Et toi ?

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MessageSujet: Re: [RP] Souffles Dim 8 Jan 2012 - 14:25

Entre la douceur enfantine de l’une et la franchise un peu sèche de l’autre il y avait un véritable faussé. Virginie était fascinée et ne savait pas ce qui l’intriguait le plus. Qu’on puisse être aussi souriante ou aussi fermée ? Elle se sentait naturellement attirée par la lumière dégagée par la presque noyée. Mais quelque chose chez la sauveuse retenait aussi son attention.

L’infermière ne lui était pas tout à fait inconnue. C’était elle, qui s’était un jour occupée de l’un des garçons, qui s’était blessé pendant une partie de foot un peu trop vive. Voilà un métier que Virginie admirait sincèrement. Ces personnes étaient là pour prendre soin d’eux. Ils faisaient le bien. Ils étaient, à des années lumière, des scientifiques fous qu’elle imaginait étant petite fille. Certains d’entres eux n’étaient même pas des mutants. Tout ce personnel mériterait des remercîments en bonne et due forme un jour où l’autre.

Holly acceptait donc de faire une petite démonstration. Les yeux bleus de sa camarade observaient le thermomètre avec la plus grande attention. Une température corporelle à 5°C était déjà impressionnante en elle-même. Ce n’était pas sans lui rappeler la mutation de la directrice qui pouvait manipuler les froids polaires. C’était donc pour ça que la jeune femme ne craignait pas le froid.

Wahou. Et tu peux le faire dans les deux sens ?! »

Ses grands yeux étaient brillants d’excitation. Voilà quelqu’un qui pouvait influencer son propre corps à son gré. Le signal d’alarme lui tirait un sourire amusé. Elle appréciait de partager un moment comme celui-ci en toutes sérénités avec des filles. Pour la première fois Virginie envisageait cela comme une activité normale et distrayante dont il ne fallait pas avoir honte.

« Tu pourrais vivre n’importe où sur la planète... »

Virginie était impressionnée. Sa mutation était classée dans les « passives ». Holly elle pouvait agir. Même si aucune hiérarchie n’existait dans le manoir. Beaucoup d’entres eux donnaient plus de valeur à telle ou telle capacité. C’était, comme partout ailleurs, la loi du plus fort. La jolie voix d’Isobel attirait l’attention des deux femmes. La blonde étudiait le phénomène avec la même concentration et le même respect. Son regard s’agrandissait et son souffle se coupait d’un coup. C’était prodigieux.

La voix lui manquait. Elle avait les yeux fixés sur ces mains-oreilles. Elle se rapprochait même un peu pour mieux voir.

« Bah ça c’est… » Marrant, n’était pas le premier mot, qui lui venait à l’esprit. Bizarre non plus. En fait elle ne trouvait pas de mot exact. « Est-ce que c’est douloureux ? »

Si toute partie du corps pouvait bouger comme ça Isobel avait des chances de survies augmentée. Virginie se détachait de ce fascinant prodigue avec peine. Elle ne savait jamais vraiment comme elle pouvait rendre compte de sa propre mutation. Il y avait sa peau, mais il y avait aussi ses os, ses muscles, ses organes qui avaient mutés. Les généticiens classaient tout ça sous le terme de « Résistance ».

« Moi je résiste… à tout. »

Elle parcourait la pièce des yeux à la recherche d’un objet. Dans son souvenir des scalpels, encore sous vide, étaient rangés dans l’un des longs tiroirs. Elle en prit un et déchirait l’emballage avec le plus grand calme. Il était visiblement en état, propre et tranchant. Virginie appliquait la lame sur son bras. La lame touchait bien la peau mais ne la coupait pas. la peau était, souple, douce, tiède et inchangée. Dans un de ces défis avec elle-même la jeune fille appuyait plus fort la peau ne rougissait même plus tandis que le manche se froissait progressivement. Elle déposait le scalpait sur une table avant de faire un timide sourire.

« Je crois qu’à nous trois on peut refaire le concept du corps humain ! » Elle essayait de ne pas penser aux effets secondaires. Ce n’était pas à aborder pour le moment. D’ailleurs Parish préférait éloigner les problèmes. « Vous suiviez quels cours ? Peut-être qu’on en a en commun !» Ces deux camarades étaient plus âgées. Les chances étaient réduites. Mais il suffisait d’un cours collectif obligatoire comme le sport où l’histoire du Géne X. C'étaient toujours grâce aux points communs que l'on parvenait à créer des liens. Virginie en avait vraiment envie. Elle allait tout faire pour que ce soit possible même si elle ne faisait pas ça dans les règles de l'art.
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MessageSujet: Re: [RP] Souffles Jeu 12 Jan 2012 - 20:36



Je palpai du bout des doigts mes oreilles plantées dans la chair de mes mains. Le frottement de la peau contre la peau me fit sursauter. Je n’avais jamais tenté ça. Le son venait de mes paumes, résonnait « dans » mes paumes mais je l’entendais dans la tête. Le phénomène m’amusa beaucoup. Une question cependant s’imposa à mon esprit. Une idée venue de nulle part, murmurée par une de mes petites voix intérieures (celle-ci, qui parle en bleu).
« Et si j’applaudissais ? »
Oui, si j’applaudissais ? Que se passerait-il ? Entendrai-je le bruit ? Et au nom de quoi ? De la joie, peut-être. Du rire aussi. J’aime bien applaudir lorsque je suis contente ou quand je ris. Plus je regardai mes mains, plus je les trouvai drôles. Je levai la tête vers mes deux camarades et dévisageai leurs expressions. Étaient-elles aussi amusées que je l’étais ?
Sirène avait gardé son expression pleine de dureté. Mais ses yeux ne trompaient guère. Derrière la sévérité, elle riait. En me penchant plus avant, je percevais les éclats de sa joie. Son corps pourtant raide vibrait d’échos cachés. Je trouvais beau de voir le masque se fissurer enfin.
Gentille me ressemblait un peu dans sa sincérité. Moi je ne savais pas me cacher des autres, elle non plus. Ses yeux s’écarquillèrent, elle eut l’air un peu bête d’ailleurs, mais je m’en fichais parce que sa fascination pour mes oreilles (qui n’avaient rien de bien passionnantes) me touchait réellement. Alors quand elle me demanda si c’était douloureux, je fus prise d’une telle euphorie que j’en oubliai immédiatement sa question.
Mon attention qui s’égarait fut vite rappelée à l’ordre par les précisions de Gentille quant à ses propres « Petits Problèmes ». J’étouffai un grand cri de surprise (je crois même qu’on m’entendit dans la pièce d’à coté, je ne savais pas que ma voix portait si loin). Le scalpel glissait sa chair sans lui faire le moindre mal. Je voulus lui prendre des mains pour en vérifier le tranchant sur ma propre peau, mais je m’en abstins. Après réflexion, ce n’était pas la chose la plus intelligente à faire.
C’était magique mais…
Je ne sais pas.
Je me sentis soudain très seule.

Je dévisageai Gentille pendant qu’elle parlait et nous souriait. J’ignorai ses questions, volontairement cette fois-ci. Gentille avait mis un masque sur son visage. Qui n’effaçait pas le désespoir se saisissant de ses traits. Pourquoi elle faisait ça ? Pourquoi avait-elle l’air si triste derrière son sourire ?
Le bouillonnement dans mon ventre revint. Alors je lui répondis d’une voix douce, porteuse d’une grande tendresse à son égard :


« Moi je n’ai jamais vu autre chose que Londres. Des photos, des images de l'extérieur. Mais ce n’est pas pour autant que je crois que le monde s’arrête à Londres. Il y a d’autres choses plus loin, que je ne peux pas voir, ni entendre, ni toucher, ni goûter.
Si j’avais une armure comme corps, et que je ne pouvais pas sentir le vent. Si sa douceur ou ses caresses disparaissaient comme ça, pfiouh ! Envolées.
Je ne serai pas triste. Parce que le vent continuerait à porter le vol de milliers d’oiseaux, à bruisser dans les arbres et à se perdre dans mes cheveux.
Je n’ai pas besoin de sentir les choses pour savoir qu’elles existent.
Et toi ?
»

Un gros bruit de succion acheva mon monologue. Mes oreilles avaient retrouvé leur place initiale.


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MessageSujet: Re: [RP] Souffles Lun 6 Fév 2012 - 22:58

La démonstration avait fait son petit effet, au moins auprès de Virginie, Isobel étant trop occupée à... A quoi d'ailleurs ? La jeune fille était complètement dans la lune, et ce n'était rien de le dire...

_ Wahou. Et tu peux le faire dans les deux sens ?! Tu pourrais vivre n'importe où sur la planète...

Holly laissa échapper un soupir dédaigneux.

_ J'en sais rien. Tout ce que je sais c'est que ça me rend malade et que je risque fort de crever seule parce qu'il y a pas une personne au monde à vouloir coucher avec un glaçon ambulant. Pas de quoi dire "wahou"...

Elle avait pourtant fait des recherches. Si elle était capable d'absorber la chaleur il y avait forcément un moyen de la restituer, ce qui lui éviterait au moins les maux de tête et la fièvre consécutifs à une utilisation trop intense de son pouvoir. Elle n'avait hélas pas trouvé le moyen d'inverser le flux d'énergie. Elle ne savait même pas comment elle faisait pour activer son pouvoir alors...

Après Isobel ce fut à Virginie de faire la démonstration de son pouvoir. Holly ne put retenir une grimace lorsque la lame du scalpel entra en contact avec la peau nue qui contre toute attente se montra plus résistante que l'inox. Elle haussa simplement un sourcil surpris et détourna le regard. Elle était un peu jalouse. Elle aurait donné n'importe quoi pour avoir une mutation comme la sienne... Qui ne se voit pas, ne se sent pas...

_ Pas mal. Au moins les gens te regardent pas comme si t'étais un cadavre quand tu leur serre la main.


Finalement cette séance n'avait fait qu'ajouter à l'amertume qu'éprouvait la jeune américaine et la réplique de Virginie à propos de "révolutionner le corps humain" acheva toute trace de bonne humeur.

_ Je crois qu'on est déjà suffisamment des monstres comme ça, pas la peine d'en rajouter.

Comme pour ponctuer cette phrase, les oreilles de la jeune Isobel reprirent leur place dans un affreux bruit de succion.

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MessageSujet: Re: [RP] Souffles Mer 7 Mar 2012 - 9:31

Par la force des choses miss Parish connaissait une partie des Etat-Unis et du Canada. Ni l’un ni l’autre ne lui avait tellement plut. Peut-être parce qu’à chaque fois les circonstances n’étaient pas les bonnes ? Il y avait eu quelques points positifs. Dans les premiers le fait qu’elle pouvait maintenant vivre seule sans se sentir désemparée. Elle pouvait prendre un billet et partir loin si l’envie (la nécessité) lui venait. Mais jamais Virginie ne ferait une chose pareille. Elle était bien trop impliquée dans la vie de l’Institut. Maintenant on avait besoin d’elle ici. En haut de sa liste il y avait Nantes. Nantes la ville de Luc dont elle ne savait encore rien excepté qu’ils étaient prés de l’océan et qu’ils étaient fiers de leur folklore.

-« Tu penses à un endroit particulier ? Je sais que le plus loin où j’aimerai aller c’est le pôle nord. A l’autre bout du bout du monde. »

Virginie se retrouvait muette face à la perspicacité de son interlocutrice. Ses yeux bleus détaillaient un court instant ce doux visage. La tendresse qu’elle y lisait lui gonflait la poitrine de sympathie et de reconnaissance. Isobel, avait-elle la même capacité que Samarah, ou bien avait elle simplement deviné ? Elle la considérait avec curiosité. Personne ne voyait au-delà de la super carapace en général. Le constat restait basique. Virginie ne craignait rien. Que quelqu’un entrevoit le revers de la mutation lui faisait du bien. Elle cherchait le meilleur moyen d’exprimer son ressenti.

–« Moi non plus. Mais j’ai besoin de savoir que j’existe moi. Et quand plus rien n’a de prise sur ce que tu es… c’est difficile. Enfin je ne sais pas trop comment expliquer… »

De fait ce n’était pas évident. D’autant plus quand la mutation progressait sans donner réellement le temps de s’adapter. Holly douchait la douceur générale avec une efficacité certaine. Elle était amère. Si bien que la londonienne l’observait sans plus desserrer. Elle s’en voulait d’avoir parlé si vite. Ça n’avait pas été très malin. Il était vrai qu’elle n’avait pas réfléchie à ce que ce pouvoir pouvait avoir de néfaste. Un air encore plus sérieux, se peignait sur ses traits, tandis qu’elle envisageait la chose. Le froid ou le chaud ne la dérangeait pas elle-même… En y pensant Virginie ne rendait même compte que le souvenir de la sensation était un peu flou. Elle avait du mal à se souvenir de l’effet lui-même. Cette constatation était pour le moins perturbante.

-« Je n’avais pas pensé à ça. Je suis désolée c’était idiot. Mais tu sais je pensais la même chose que toi il n’y a pas si longtemps. Ce qu’il y a bien c’est qu’entre mutants on a moins peur des complications. Regardes si on est déjà deux à avoir des mutations physiques il a forcément quelqu’un sur cette planète qui peut te plaire et te comprendre. »


La jeune femme adressait un sourire encourageant à sa consoeur. Bien sûr vivre avec un mutant n’était pas forcément ce qu’Holly espérait. Mais à leur âge les mutations n’étaient pas fixes. Il y aurait peut-être une évolution favorable à la sienne. Elles devaient rester optimistes. C’était le seul moyen d’avancer. Ce raisonnement avait d’ailleurs un petit effet sur ses propres angoisses. Comment avait-elle fait pour oublier la clé de la sérénité ? L’espoir. C’était ça. Elle devait croire en « le mieux ». Aussi ne rentrait-elle pas dans le débat de laquelle des deux avait le moins de chance. Virginie n’était pas un cadavre elle était un Hulk ambulant à qui le moindre faux pas pouvait coûter cher.

Il était clair qu’Holly était fâchée. Le terme de monstre faisait parti intégrant du vocabulaire à l’usage entre ces murs. Malgré tout son positivisme l’adolescente ne pouvait pas décemment le contredire. Elle était plutôt d’accord. Là où certains parlaient de race supérieur Parish voyait la raison d’une guerre. Là où on parlait d’évolution elle entendait ennuis. Il n’y avait qu’à regarder un peu en arrière pour confirmer le diagnostique. Mais Virginie n’avait aucune envie de revenir à ces questions là. Elle en avait assez de la morosité. Après tout, malgré tout, elles venaient d’échapper à une catastrophe et ça c’était déjà bien. Alors elle tentait de les extraire de ce cercle vicieux.

-« Des monstres plutôt sympas quand même. Bon et si on allait petit-déjeuner ? Je crois qu’on a bien mérité un petit remontant ! »

Ses yeux pétillaient soudainement de gourmandise. On avait du mal à croire que des sujets douloureux venaient d’être abordé. Mais c’était en cela que résidait la véritable force de cette personne. Elle ne savait pas comment elle faisait. Ni comment elle résistait à la déprime. Mais c’était comme ça et c’était tant mieux ! Dans un demi tour gracile sa robe volait autour de ses hanches. Elle avançait d’un pas déterminé vers la porte l’infirmerie. Haut les cœurs ! Quand elle allait dire à Koji qu’elle avait enfin rencontré des filles !
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MessageSujet: Re: [RP] Souffles Sam 31 Mar 2012 - 19:21



Je me tus pendant qu’elles parlaient de choses et d’autres. La joie avait laissé place à la peine, en quelque sorte. Sirène broya son joli sourire intérieur au profit d’une amertume étrange. Gentille eut l’air mal à l’aise, gênée d’avoir laissé parler l’entrain plus que la modération. Je ne compris pas en quoi cela était mal.
Sirène devint laide soudainement. Ses traits se congestionnèrent à l’impact d’un choc haineux, quelque chose comme ça. Elle ne riait plus, pas plus qu’elle ne pleurait, c’était pire. Sirène mâchouillait qui elle était comme un chewing gum détestable. Elle était pleine d’acide !
Je tremblai en la regardant faire, poursuivre son processus de destruction haineux avant de s’achever à coups de mots affreux.
Monstre ?
Monstre ?
Elle avait dit monstre ?

Je me coupai des deux filles pour m’immerger dans mon esprit, à la recherche d’une vieille comptine. Je l’avais lu dans un livre chez Papa et Maman. Le texte m’avait marqué, et j’en avais rêvé de nombreuses fois. Trop, peut-être. La musique me revint. Avide, affreuse, la comptine résonna dans ma tête.


« Tic, tac, tic, tac, tic, tac, tic, tac,
C’est l’Homme-Horloge aux sourires grinçants,
Grincements prodigieux, huile sans vergogne appliquée,
Sur son corps d’essieux, de rouages, de métaux en ruines,
Coule en fleuves longs le sang des enfants.

Tic, tac, tic, tac, tic, tac, tic, tac,
L’Homme-Horloge passe quand les pleurs ne suffisent plus
À assécher la haine, la colère ou la peine.
Il s’en nourrit à en mourir,
Et vomit de sa bouche terrible des fleuves longs de sang d’enfants.

Tic, tac, tic, tac, tic, tac, tic, tac,
L’Homme-Horloge n’a ni père ni mère,
Ni sœur, ni frère.
Peur est sa compagne.
Car elle glisse entre ses longs doigts, comme fleuves aux eaux rougies d’enfants.

Tic, tac, tic, tac, tic, tac, tic, tac,
L’Homme-Horloge grimaçant approche,
Approche.
Gorger à nouveau ses fleuves longs d’enfants au rouge sang.
»

Je papillonnai des yeux quelques instants, essayant de me souvenir qui j’étais et où. Surtout où.
Sirène n’avait pas bougé, mais Gentille s’était rapprochée de la porte de sortie. Elle parla de déjeuner.
Combien de temps avais-je rêvé ? Et de quoi ?
Je ne me souvenais plus, tout s’estompait déjà en bribes. Voilà, j’avais oublié.


« Je ne suis pas un monstre, dis-je d’une voix claire. Les monstres sont ceux qui acceptent de l’être. Je ne veux pas être un monstre. Je n’en suis donc pas un. »

Mon regard se perdit au plafond, et malgré que mon attention ne fût plus complètement entière, je continuai de parler. De me défendre contre cet état que l’on m’imposait.

« L’Homme Horloge en est un. Il ne se pose pas de questions parce qu’il s’en fiche. Les autres lui ont toujours dit qu’il était un monstre, alors c’est ce qu’il est devenu.
Et vous
, dis-je en pointant vers elle un index dont la peau commençait à s’étirer vers le sol, êtes vous comme lui ?
Je ne veux pas ressembler à un épouvantail, et même si on me le demandait, je ne le ferai pas. Parce que ce n’est « moi » qu’on désigne en disant « monstre ». Maman a toujours tenté de me protéger de ces choses-là, Papa aussi, mais pourquoi ? Cela ne me blesse ni ne me gêne.
Parce que je ne suis pas un monstre.
Je suis un peu plus souple que les autres, rien de plus ni de moins. Je ne suis pas un monstre.
Vous non plus.
»

Le doigt avait fini de couler entièrement. La chair, les muscles et les os s’étaient fondus en une espèce de membrane pâle qui s’étalait sur mes genoux. Je regardai à peine le phénomène, qui m’était plus qu’habituel maintenant.

« Je suis fatiguée. Si je ne me repose pas, tout le reste va se transformer en flaque. Je n’aime pas faire les poussières.
J’aimerais jouer de la musique aussi. Plus tard alors, elle nous réunira je pense.
Bonne nuit, bonne nuit !
»

Je me saisis de la couverture de ma main valide et m’en couvrit entièrement. Rien n’y dépassa, pas même le visage. Me faisant l’effet d’un saucisson humain, je m’endormis l’instant d’après tandis que mon doigt se reformait peu à peu.

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