Forum de Jeux de Rôle Futuriste - Inspiré des Mutants de Marvel (X-Men)
 
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[Scenar 6] Extérieur

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MessageSujet: [Scenar 6] Extérieur Jeu 11 Oct 2012 - 23:59

Robin ne savait pas trop ce qui se passait. Elle toussa un coup, tenta d'inspirer profondément et explosa d'une nouvelle quinte de toux qui lui arracha quelques larmes. Pliée en deux, la jeune femme fit quelques pas dans la fumée nauséabonde qui se dégageait du couloir noyé par la fumée.

En temps normal, la jeune stagiaire de la rédaction bis du journal secondaire de la chaine de secours traversait cet énorme corridor en moins de temps qu'il ne fallait pour le dire. Que ce soit pour fuir l'ambiance nauséabonde d'un groupe de vieux journalistes croulants trop imbus d'eux même pour se faire un café de leurs blanches mains ou pour se ruer vers la cantine, la jeune femme avait pris l'habitude de débouler dans le couloir principal à la vitesse déraisonnable d'une nana qui pensait ses objectifs prioritaires.

Et pourtant, Robin trébucha trois fois avant d'atteindre la porte vitrée, qui tenait désormais davantage de l'amas de ferraille tordue. Reconnaissante à une quelconque puissance divine pour l'avoir fait travailler près d'une sortie facile, la malheureuse tomba à plat ventre en franchissant les battants anéantis. Par chance, le nuage de fumée restait contenu à l'intérieur du bâtiment et elle pouvait respirer librement alors que l'énorme studio s'effondrait sur lui même.


IDENTIFICATION !

Hébétée, elle fixa le masque à gaz qui la prenait par le collet pour la remettre sur pied face au gouffre béant d'un canon de fusil d'assaut. Visiblement, une réponse claire et nette était attendue pour ne pas finir...

Kof kof kof...

Répondit elle avec la meilleure foi du monde. Elle en fut quitte pour une cagoule noire sur le visage et pour être balancée à l'arrière d'une camionnette noire, gardée par des soldats de noir vêtus, trop sonnée pour paniquer dans le noir du sac de tissu. C'était la mauvaise réponse.

Partout autour de ce qui devenait la plus grande catastrophe londonienne de ces dernières années (et les londoniens considéraient comme "catastrophique" la pénurie de thé de 2046, c'est dire depuis combien de temps ces foutus snobinards coincés n'avaient pas réellement assisté à une putain de catastrophe de sa mère la catin), des soldats surentrainés par un type qui considérait probablement la détention illégale d'innocents citoyens comme une solution aux attaques terroristes enlevaient tout ce qui semblait vaguement suspect. Les actions des hommes en noir étaient couverts par un double cordon de sécurité constitué par l'armée régulière, qui accueillait les rares à échapper aux rafles avec la meilleur foi du monde. C'était là toute l'hypocrisie de la guerre contre le terroriste mutant.

Oh et s'il venait à l'esprit d'un méchant terroriste en puissance de se rebeller, les agents n'hésitaient pas. C'est ainsi que Mick, 21 ans, toutes ses dents et une mèche à faire pâlir un héros de bande dessinée, ne fut plus qu'une masse capillaire sanglante informe après avoir gueulé "Fuck da police" au visage de l'homme en noir qui le ramassait.

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Virginie Parish

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MessageSujet: Re: [Scenar 6] Extérieur Mar 16 Oct 2012 - 16:20

Virginie n’eu pas le temps de comprendre se qui se passait. Le sol s’était déjà effondré et la gravitée faisait le reste. Elle n’eu même pas le réflexe de crier. De même impossible de dire combien de temps la chute dura. Vingt secondes ? Un peu plus ? Le plafond, du premier sous-sol, paru aussi solide qu’une gelée que l’on venait de sortir du frigo. Les vingt centimètres de béton furent proprement troués.

A l’approche du deuxième impacte la sensation de peur grandissait car tout s’accélérait. Virginie ne pouvait pas indéfiniment avoir de la chance. Ce n’était pas imaginable. Les lois de la nature allaient la rattraper et la mettre au pas ! Eh bien non. Ce fut son corps, qui déforma la masse grise, en la forme d’un joli cratère d’un mètre de diamètre.

Ça y est… elle avait fini de tomber. Des éclats brutes de gravas continuaient de s’échouer tout autour d’elle. Ils tombaient sur les toits et les pare-chocs des véhicules environnant. L’air était chargé de poussière. En voulant trouver de l’oxygène, les poumons de la jeune fille, se replissèrent. Fort heureusement, c’était la paire de poumons la plus performants du continent européen, après celle d’un humanoïde ou d’un mutant plus évolué. Un premier constat lui permit de voir qu'une pierre conçoit son pied droit.

La voix de son amoureux lui parvint rapidement. Était-ce possible ?

Luc ? LUC !

L'espoir remontait en flèche. Virginie était indemne. Seule, sa robe et ses chaussures, avaient véritablement soufferts. Le soulagement se lu dans ses yeux lorsque la silhouette de Luc apparaissait devant elle. Il avait survécu. Ses doigts commençaient à s'activer pour déblayer la zone. Elle se redressa, et rendait une éteinte ferme à son amant, puis observa l’endroit où ils venaient « d’atterrir ».

L’adrénaline circulait en surdose dans son corps. Ses pupilles et ses oreilles étaient à l’affluent, de la moindre modulation, si bien que le tri était impossible.

Citation :
Il faut que l'on dégage au plus vite, il est en train de détruire complétement le bâtiment.

Première chose… calmer ses réflexes. Parish s’éloigna du point d’impact pour aller vers un coin d’ombre, un angle-mort, où les caméras de surveillance, auraient du mal à l’identifier. D’après ce que lui avaient dit les agents du Fil, on disposait de trois minutes maximum, avant que les ennuis arrivent. Un peu plus étant donné le chaos.

Attends juste que je vérifie quelque chose.

Au lieu de quitter le parking souterrain la mutante s’asseyait en tailleur, à même le sol. Elle lançait un sourire rassurant à son compagnon pour le faire patienter. Là elle chercha à canaliser ses sens pour en reprendre le contrôle.

Elle perçu d’abord les cris qui venaient du plateau, les gens essayaient de fuir, ils avaient peur. Puis juste derrière les murs, à l’extérieur, une armada qui se mettait en branle autour du bâtiment. Son champ d’écoute ne dépassait pas les trente mètres. Le reste était flou, mais le plus important, se trouvait à a peine dix mètres. Ce n’était pas la police qui gérait cette crise… C’était un ennemi beaucoup plus dangereux. Une sueur en froide s’insinua entre les délicats omoplates de la londonienne.

Virginie savait déjà qu’elle ne trouverait aucun de ses téléphones dans sa poche. Le cellulaire professionnel était resté à l’Institut (ouf) et le privé était probablement en mille morceaux, là où son sac était resté… en haut. Elle était donc dans l’incapacité d’avertir l’Institut où le Fil, June ou Koyuki, ou même Tony. Mais ils étaient deux. Deux mutants physiquement difficile à freiner.

Ils vont venir vérifier ici aussi...

Elle se relevait d’un mouvement fluide pour se mettre à la recherche d’une sortie. Ses doigts fins se nouaient à ceux du français dont la présence était une véritable source de courage. Elle marchait vite et essayait de rester dans les ombres. Une voiture aurait été plus rapide mais beaucoup trop repérable. Elle ne connaissait pas l’architecture du bâtiment et devait s’en remettre à son sens de l’orientation. Elle tentait d’intercepter tout les messages qui passaient entre les représentants de l’ordre.

*Samarah ? Samarah ?*

L’appel était aussi clair et déterminé que lors de la mission de libération quelques mois plutôt. Sam’ était la seule avec qui Virginie pouvait entrer en contact sans se faire repérer. En entendant quelques soldats se rapprocher de la sortie vers laquelle elle se dirigeait la mutante s’en éloignait au pas de course. S’ils la trouvaient c’était l’arrestation assurée.

Il y a des soldats dehors. Trouvons un chemin souterrain.

Les intestins étaient noués. Virginie se demandait comment s’en était tiré Nakor, s’il avait réussi à s’échapper ? Et Koji. Et Léon… et tous les autres. Elle avait envie de remonter pour aller leur porter assistance. Mais la raison lui interdisait de détruire ses chances de fuite. L'expérience avait démontré que la liberté d'un pouvait permettre celle des autres. Ils devaient s'en sortir pour aller aider les autres.

Là!

L’œil vif fut arrêté par une petite porte sur la droite. Il y avait un panneau interdiction dessus. Mais qu’est-ce qu’elle pouvait craindre maintenant ? Luc avait l'air épuisé aussi la blondinette n’hésita-t-elle pas. Elle alla forcer sur la poignée avant d’en venir au coup de pied, brutal mais efficace. Elle referma derrière elle, ce n’était une barrière de fer, mais c’était déjà ça.

Il fallait faire vite. Virginie et Luc venaient d’entrer dans les souterrains de la ville. Elle se fiait à son instinct pour suivre l’itinéraire de la National Gallery qui était à quelques kilomètres de la LNT. Une fois à la surface elle pourrait directement rejoindre la Liberty Corporation et aviser sur le moyen d’aller aider ses camarades. Pourvus que tout cela ne soit pas l’amorçasse de la vision qu’ils avaient partagé quelques mois plus tôt …

Où est-ce qu'ils vont les emmener tu crois ?


Dernière édition par Virginie Parish le Ven 2 Nov 2012 - 0:17, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Scenar 6] Extérieur Lun 29 Oct 2012 - 20:19

Leurs efforts avaient été vains : Louis Désiré semblait se moquer d'eux et de leurs tentatives, et ne montrait pas plus d'inquiétude – ni plus d'égards – qu'un homme attaqué par une dizaine d'escargots. Son petit tour d'illusion, elle ne sut même pas s'il avait fonctionné : elle crut voir certes le Français lui sourire, avec peut-être même un sursaut de rire ; mais elle fut quelque peu distraite par un bus qui lui fonçait dessus à toute allure. Elle se mit aussitôt à plat ventre et se releva prudemment, mais rapidement. Elle jeta un œil à Aisling, toujours là malgré son injonction de partir, l'attrapa par le bras, et sans parole lui communiquer qu'elle la protégerait à tous les coûts.

Elle comprit par les cris de Nakor qu'il envisageait une seconde attaque, et face aux fous elle n'eut que le temps de répondre d'une voix tremblante que ça ne servait à rien ; qu'il était trop puissant et qu'il fallait fuir. Ils n'étaient certainement pas aussi terrorisés qu'elle, et peut-être en cela moins sages, car insouciants de ces quelques considérations vitales, ils se lancèrent dans un assaut désespéré – mais désespéré de quoi ? D'abattre un ennemi bien plus fort qu'eux ? Pour quoi ? Sinéad sentait toute sa fureur de vivre se diriger non pas sur la tentative de tuer ce malade mental, mais de s'enfuir au contraire.
Plus facile à dire qu'à faire. Les bus volaient encore partout et elle cria à Aisling une fois de se baisser – et l'entraînant au sol en même temps. Son entraînement personnel, plus qu'un maintien de forme une exigence de performance quasi militaire, habitude décidée depuis tant d'années, depuis plus de vingt ans qu'elle s'était sentie pour la première fois face à la violence du monde impuissante, lui servit enfin réellement par les réflexes vifs, suffisamment pour survivre encore quelques instants dans cet enfer.
Un enfer, vraiment. Par le danger qu'ils couraient tous, mais aussi par la pagaille, les morts, pire, les blessés et leurs gémissements. Sinéad savait qu'elle ne pourrait pas s'arrêter, ne pourrait pas les aider. Elle pouvait à peine espérer sa vie et celle de sa fille. Au-delà elle n'y croyait pas – plus.

Elles avancèrent prudemment, en regardant aux alentours, et ne firent en fait que quelques pas quand la voix de Maria résonna, soudaine et forte, dans la salle. La mutante des rêves observa comme une légère baisse dans la violence de l'attaque – une vitesse un peu moins forte des bus d'horreur, un rassemblement moins épars des débris –, jeta un œil à la scène, vit Louis comme accusant un coup et tout à coup insulter Maria, à nouveau frémir de rage. En même temps les attaques diverses des mutants de l'Institut, qui n'étaient toujours qu'à quelques pas d'elles, se lancèrent. Sinéad songea à intervenir, à essayer, finalement, de suivre le conseil de Léon. Peine perdue : elle n'arrivait pas à se concentrer. Il y avait trop de panique autour d'elle.

Ironiquement, ce fut cette légère tentative de concentration, de participer à l'assaut, qui la déconcentra de sa survie, et un solide, peut-être un bout de chaise ou de rambarde, la rencontra à la tête et elle s'effondra, à terre.

Elle ne put saisir ce qui s'était passé qu'au bout de longues secondes. Elle ne se releva pas et vit confusément Aisling l'appeler, au-dessus d'elle. Elle avait terriblement mal et n'arrivait plus à respirer qu'avec difficulté d'abord, puis en émettant des bruits rauques qui venaient s'ajouter au désordre de la pièce. Sa fille l'aida à se relever. Elle ne comprenait pas les mots qui sortaient de sa bouche, tout était enveloppé dans un bruit sourd, comme une radio d'un autre siècle vrombissant. Elle ne parvenait pas à faire sens de tout ce qui les entourait mais savait que leurs vies étaient en jeu. Elle essaya de s'abstraire de la douleur. Se concentrer.

Un trou dans le mur. Aisling le lui montra, l'emporta par le bras. Elles coururent finalement, sans plus de souci de prudence qui ne s'était pas montré une tactique prometteuse. Ou plutôt, essayèrent de courir. Sinéad tomba plusieurs fois, ses jambes tremblaient – le bâtiment aussi, et elle ne s'en apercevait pas.
Il ne fallut qu'un instant pour y arriver, le passer. La mutante n'était pas en état de se demander ce que ce trou faisait là, mais un coup d'œil autour d'elle lui rappela ses compagnons et particulièrement Nakor claudiquant qui était, insidieusement, à égale distance d'elle et du trou.

« Nakor ! »

Elle ne se rendit pas même compte qu'elle ne s'entendait pas parler, l'intention fixée vers le vieux professeur, son ami qui était chancelant. Des débris s'abattaient sur eux, mais plus des morceaux d'objets, des tables, des bouts de métal venant des caméras, des spots : simplement maintenant du béton, du sable et, en levant les yeux, elle aperçut enfin ce que le télékinésiste faisait : il allait faire s'écrouler la salle et les piétiner.
Il ne fallut qu'un temps pour être près de Nakor – qui n'était qu'à quelques mètres –, un autre et demi pour atteindre le trou, elle et Aisling l'emportant – ou peut-être que c'était Aisling, surtout, qui les traînait tous les deux.

La mère commanda à sa fille de passer en première, fit un signe que c'était sans discussion, et observant en même temps, sans s'attarder dessus, sa surdité maintenant partielle, car les bruits lui revenaient mais trop confusément.
Autour d'elle Léon et Samarah étaient là encore, et sans concertation, mais d'un même accord, ils aidèrent le vieil homme, manifestement épuisé, à passer dehors puis Sinéad se lança, sentit péniblement ses os craquer, grimaça sans plus de cris qu'une expiration abrupte.

C'était leur chance que la configuration du studio était telle qu'ils arrivèrent réellement dehors, et qu'ils étaient au rez-de-chaussée. Plus tard, peut-être, elle se demanderait si c'était vraiment une providence, ou que, quelque part, les producteurs s'étaient imaginés que les choses pourraient mal tourner, qu'installer l'émission au rez-de-chaussée était ce qu'il y avait de plus raisonnable à faire. Pour l'instant, elle s'éloigna juste du bâtiment, rejoignant Nakor et Aisling déjà au-devant, se croyant hors de portée du danger.

C'était qu'elle ne savait pas qu'au dehors régnait une force expéditive, moins sauvage et folle que celle du dedans sans doute, mais tout aussi injuste.

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Is all that we see or seem
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Edgar Allan Poe
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Bloody Mary

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MessageSujet: Re: [Scenar 6] Extérieur Mer 7 Nov 2012 - 2:47

Même si, sur le papier, le jeune protégé de Maria appelé Stephen et Doris Léolagus étaient classés dans la même catégorie de mutants - à savoir les téléporteurs – les effets d'un transfert stephenien n'avaient rien de commun avec ceux d'un dorissien.
Pour le premier, le processus s'effectuait de façon progressive, comme si un brouillard opaque se levait et retombait sur le monde en quelques secondes : d'abord les objets alentours perdaient leurs couleurs, puis leurs formes géométriques et en dernier lieu les sons ambiants s'assourdissaient.
On se retrouvait alors un instant dans un néant aussi éblouissant que silencieux.
Ensuite, de nouvelles formes apparaissaient, se coloraient pendant qu'une main invisible augmentait le volume sonore. Et tous ces signaux s'agençaient pour former un monde nouveau.

Les portails de Doris, quant à eux, n'admettaient aucune transition douce de ce type. Cela donnait lieu à une perturbation des sens plus douloureuse. Température, pression, taux d'humidité, intensité sonore et lumineuse, odeurs… Tous les changements environnementaux vous agressaient de par leur brusquerie.
Les cris d'agonie des victimes, les hurlements rageurs des combattants se jetant dans la bataille, les grincements de poutrelles métalliques subissant des torsions télékinésiques, la musique d'accordéon furent remplacés brutalement par un bourdonnement sourd urbain : ronronnements de moteurs de voitures, klaxons lointains, sirènes de pompiers et de police déformées par effet Doppler. L'humidité aussi variait d'un coup, augmentant comme diminuait la température.

Maria serrait très fermement la main de Daniel, jusqu'à lui broyer les métacarpes. Elle tira de toutes ses forces le bras pour l'aider à s'extirper du cercle de téléportation… Cercle qui se referma immédiatement après eux.

Après quelques secondes d'adaptation à la lumière blafarde et grise typique des boulevards londoniens, elle réussit à distinguer Doris et sa femme dans les bras l'un de l'autre. Autour d'eux, une foule de badauds commençait à s'amonceler sur le trottoir en pointant du doigt le bâtiment du LNT agité de tremblements.

Elle se pencha, posa les mains sur ses genoux et toussa un bon coup pour expulser la poussière coincée au fond de sa gorge.

Les luminophores holographiques de sa robe s'étaient tous éteints, transformant définitivement sa tenue surréaliste en une simple robe blanche totalement anonyme.
Son premier regard fut pour Daniel. Elle hocha la tête avec un sourire forcé et lui caressa l'épaule. Elle faisait passer ainsi le message silencieux qu'elle allait bien et qu'elle était heureuse de ne pas le voir blessé non plus.
Elle ne prit pas une seconde de répit supplémentaire et s'approcha de Doris, à pas décidés.

"_ Doris, je vais avoir besoin de toi, fit-elle sèchement, on va essayer de rattraper ta... maladresse !"

L'heure des reproches ne sonnerait pas tant qu'elle aurait besoin des pouvoirs de Doris. Le pourrir maintenant devant sa femme, même si ça pouvait être une bonne source de soulagement, ne serait que contre-productif.
Le temps des remontrances attendrait donc…

Parce que, quand même, ce gland était en grande partie responsable de l'extinction de ce qui aurait pu constituer l'unique espoir d'happy-end de ce scénario.
Pendant un quart de seconde, Louis-Désiré avait arrêté ses massacres !
Pendant un quart de seconde, le tueur de masse s'était interrompu pour la regarder, elle !
Pendant un quart de seconde, Maria s'était imaginée quelques jours plus tard, en train de faire visiter les locaux de la Confrérie Moderne à leur nouvelle recrue Louis-Désiré !
Un quart de seconde interrompu brutalement par le poing de Doris sorti du néant, poing mettant un terme à tous ses espoir de négociation tout en donnant aux brutes du Nouvel Institut le top départ pour une deuxième salve inutile de contre-attaque.

Maria rageait mais la situation n'était pas irrattrapable. Elle se plaça dans le dos de Doris et y posa, sans lui demander la permission, le bloc-notes qu'elle avait utilisé pendant l'émission. Se servant de sa carrure comme support, elle commença à griffonner un mot.

Un bruit d'explosion fit vibrer l'asphalte sous leurs pieds, elle détourna quelques instants son regard pour observer. Elle vit qu'un mur venait de s'écrouler sous l'impact d'une masse métallique en forme de pointe venue de l'intérieur du bâtiment. Jugeant qu'il ne lui restait que peu de temps, elle se reconcentra immédiatement sur sa tâche.
Des dizaines de personnes se mirent à sortir de la plaie béante de la façade du LNT, tel une coulée de lave jaillissant du cratère d'un volcan en éruption.
C'était la confusion la plus totale : les gens qui sortaient se faisaient instantanément plaquer au sol par les brigades antiterroristes arrivées sur place en renfort.
Concentrée sur l'écriture de son texte, elle ne vit pas l'évasion miraculeuse de la petite Élaine, ni l'intervention opportune du serviable pompier.

Elle se décolla de Doris, elle en avait terminé. Elle se relut rapidement, plia son message en quatre et arracha un nouveau pan de sa robe.

"_ Doris, serais-tu capable de créer un mini-cercle de téléportation au plus près du visage de Louis-Désiré ? Demanda-t-elle en empaquetant son griffonnage dans morceau de tissu blanc, juste assez large pour laisser passer ce petit message ? Qu'il puisse apparaître juste devant ses yeux ?"

Elle fut prise d'un doute soudain : le tissu blanc ne serait peut-être pas suffisant pour interpeller le français. Elle prit le temps de sortir son rouge à lèvres le plus agressif, s'en barbouilla généreusement les lèvres et déposa un baiser coloré sur le tissu. Voilà qui constituerait une signature remarquable !
S'il était aussi français qu'il le disait, il se laisserait certainement amadouer.


Contenu du message :
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Cher tueur de masse, je suis Maria Yevgeniyen de la Confrérie Moderne. Je suis absolument désolée que notre conversation ait été interrompue par tous ces crétins belliqueux. Ma proposition tient toujours. J'aimerais que nous puissions nous rencontrer dans le calme pour discuter un peu de vos motivations. La Confrérie Moderne pourrait constituer pour vous la meilleure plate-forme publicitaire. Réfléchissez et rappelez-moi ! Ci-dessous mon numéro de portable. Sachez que vous avez toute mon admiration, je vous embrasse !        Maria

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Dernière édition par Bloody Mary le Mer 7 Nov 2012 - 19:36, édité 1 fois
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Daniel Gray

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MessageSujet: Re: [Scenar 6] Extérieur Mer 7 Nov 2012 - 9:48

Maria et N°2 avaient réussi à transplanter vers l’extérieur.

Repli.

L’ordre tonnait dans le crâne du clone N°1 de Daniel Gray. Il évitait de justesse une bulle d’eau, puis les mains hystériques d’une humaine, qui gisait visiblement avec une jambe cassée. C’était pire que la mission dans le désert. La majorité des cadavres éparpillés n’étaient pas ceux des ennemis. L’odeur de tripes, de chair brûlée, de sang, donnait envie de vomir.

En bon soldat, N°1 cherchait un confrériste à sauver. Ses yeux tentaient de reconnaître quelqu’un dans le désordre. Geste noble mais coûteux, puisqu’il laissait un instant de flottement, durant lequel le mutant fut distrait. A peine quelques secondes qui permirent à une boule métallique d’arriver droit dans son thorax. Échec et mat.


La mort. Daniel n’avait encore jamais expérimenté, la désintégration involontaire, de l’une de ses projections. Jusqu’à présent il avait pu anticiper et les faire disparaître juste avant l’instant critique. Mais pas cette fois. Si le corps ne subissait aucun dommage, le cerveau, lui suivait tout le processus en direct.

« 2 Tu...




Le bâtiment s’écroulait devant leurs yeux. Un spectacle somme toute impressionnant même pour des mutants. Mais ils étaient à l’abri de leur point d’observation. C’était ça de gagner. Il faudrait attendre un peu avant de savoir où étaient les autres. Il y avait d’ailleurs plus urgent à traiter. Indifférent au reste N°2 passait en mode oral dans réflexe complètement humain, dans l’espoir d’entendre son créateur.

N°2-« Patron ? ... »

Un coup d’épaule brusque, écartait un passant, qui essayait de passer. La foule commençait à grossir. Le crissement des radios n’annonçait rien de bon. N°2 sentait sa force se dissiper. Il savait qu’il était en train de disparaître. Au moment où la russe rangeait son maquillage, la main droite du clone se dissolvait, comme par magie. Il devait faire vite.

N°2-« Gray est hors service. Faites sans nous. On revient dès que… »


Le petit anglais venait de perdre connaissance sur le canapé de la Confrérie. Dans la lutte une pellicule de sueur s’était répandue sur son front. Sa main droite crispée sur son thorax. Voilà qui changerait sans aucun doute sa vision de la grande évolution de la race humaine.

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« J'arrive ! Ta da da ! »
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Jack Ortiz

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MessageSujet: Re: [Scenar 6] Extérieur Mer 5 Déc 2012 - 21:30

Sous les yeux de l'humanoïde le bâtiment qui avait été l'un des plus prestigieux plateaux de télévisions du pays venait de s'effondrer. Jack avait réussit à sortir depuis quelques minutes et s'était faufilé dans la foule, passant inaperçu comme à son habitude. Il observait, calme, la chute de la scène la plus rocambolesque qui lui avait été donné de voir. Il cherchait encore à regrouper et à remettre dans le bon ordre les pensées et les souvenirs qui lui traversaient l'esprit. Trop de choses totalement absurdes étaient arrivées.

Il fallait commencer par l'arriver de ce mutant, car s'en était bien un vu la démonstration qu'il avait fournis. Non seulement il avait décimé des dizaines de personnes sans le moindre effort, mais en plus il avait affronté quelques-uns des plus puissants mutants du coin sans être débordé à un seul moment... ou presque.
Dès qu'il avait fait irruption sur le plateau, Jack s'était déplacé et avait récupéré son équipement afin de se trouver en position d'action si le besoin s'en faisait sentir. Et depuis son poste d'observation il avait eu tout le loisir d'observer à l’abri les événements pour le moins étranges.

L'humanoïde avait deviné que le pseudo français était relativement puissant au vu de sa première démonstration de force, mais la confirmation vint de l'attaque même des autres mutants dans la salle, qu'il repoussa comme le vent balaye une brindille. Et sa riposte n'en fut que plus spectaculaire. S'il ne s'était pas acharné à décimer des humains innocents, les mutants Jack s'en fichait complétement, il aurait presque put admirer cet homme. Mais vu les carnages provoqués par ce mutant mégalo, la rage contre les mutants de l'humanoïde ne put que se renforcer.

L'agent épaula son fusil, et se prépara à faire feu. Malgré les secousses provoquées par les bus à l'impériale ou les attaques des différents mutants, il ajusta son viseur holographique. Son doigt était posé sur la détente, et commença à la presser. Le premier tir allait partir quand une voix s'éleva dans son oreillette.


Black Hawk, I say again, Black Hawk.


Jack hésita, l'espace d'une seconde. Il ne rêvait que de loger une balle dans le crâne de ce dégénéré, ceux à cause de qui il s'était lancé dans cette carrière de chasseur, ceux à cause de qui il était devenu un tueur. Son index trembla une demi seconde avant de quitter la détente et presser le bouton de la sécurité. L'humanoïde était frustré au possible. Le signal de replis, à ce moment là.
L'humanoïde se demanda si son collègue avait également reçu le signal. Surement, car aucuns signes de sa présence n'étaient visibles à présents. Jack démonta son arme et la rangea dans le sac qui lui avait servit d'abris avant cette soirée, et se dirigea vers l'une des sorties vers le toit. Une fois dessus il atteint une des échelles de secours et se glissa dans une ruelle, avant de se mêler à la foule.

Jack avait un nœud au ventre, comme une impression de non-fini. Il était sûr de pouvoir loger une balle entre les deux yeux de ce satané mutant, et surement dans quelques crânes supplémentaires. Pourquoi l'avaient-ils empêché d'accomplir sa tâche???
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Doris Léolagus

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MessageSujet: Re: [Scenar 6] Extérieur Mer 5 Déc 2012 - 22:50

"_ Doris, serais-tu capable de créer un mini-cercle de téléportation au plus près du visage de Louis-Désiré ? Juste assez large pour laisser passer ce petit message ? Qu'il puisse apparaître juste devant ses yeux ?"

Doris n'appréciait pas être dérangé en plein moment d'émotion avec sa femme. Lina n'était pas un objet, et encore moins celui de n'importe qui. L'intervention directoriale lui déplut mais il n'en montra pas la moindre trace. Un message de la directrice de la Confrérie destiné à un tueur psychopathe qui avait opéré ses affreux outrages dans un lieu encerclé d'agents en noir qui étaient prêts à se faire les dents sur n'importe quelle preuve permettant de comprendre qui avait motivé ce cher Louis à passer à l'action ?
Allons, un peu de sérieux... Si Maria était complètement folle, le scandinave, lui, était saint d'esprit, et, malgré l'absence de fierté qui aurait pu le faire rechigner à jouer les pigeons messagers, il ne souhaitait pas accomplir cette mission. Il répondit cependant avec beaucoup de franchise aux questions qui lui étaient posées concernant ses capacités.


- Oui, bien sûr que je le peux.

Il saisit le morceau de rouge-à-lèvres sous lequel un morceau de tissu attendait patiemment d'être défloré. Très délicatement, avec beaucoup de douceur, il releva le visage de sa belle dont les yeux, rougis par les larmes, n'en était que plus séduisant. Il ressentit une certaine attirance pour ce visage familier et pourtant inédit qui se montrait là sous un jour nouveau. Lina avait été secouée et les sanglots mourraient à peine dans sa gorge.
Il caressa son visage, releva une mèche de cheveux pour la coincer derrière son oreille et dirigea ce regard brûlant vers les neiges éternellement rouges de Moscou.


- Voici Maria Aleksandrovna Yevgeniyen, chérie. J'accomplis une dernière mission et je suis tout à toi.

Doris se décala d'un pas, histoire d'être bien visible de profil. Il souleva la lettre avec un certain maniérisme, tel un prestidigitateur qui s'apprêterait à jouer son meilleur tour. Il était de profil, exhibant ainsi son côté gauche.
Il prit sa respiration et, rapidement, créa un portail, à hauteur de visage, trop petit pour le message qui s'engouffra en se tordant dans les coins. Il risqua à peine sa main, juste pour que tout rentre, et la sortit aussitôt. Il saisit alors Lina aux épaules et, d'un geste de la tête, salua Daniel.


- Si vous voulez bien m'excuser, je vois que les pompiers ne sont pas loin, nous allons essayer de passer un appel et de nous remettre de nos émotions.

Il sourit une dernière fois, de manière assez maladroite, comme quelqu'un qui aurait assisté à la création d'un charnier depuis les premières loges. Lorsqu'il s'éloigna, on ne vit pas le moindre bout de robe dépasser de sa poche droite – il s'était collé à sa femme. Pourtant, il y en avait un, scellé d'un baiser.

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MessageSujet: Re: [Scenar 6] Extérieur Ven 21 Déc 2012 - 2:08

et donc pour l'Institut c'est par là que ça continue Mr. Green

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