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[RP] Passage en banlieue résidentielle /!\

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Tousled

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MessageSujet: [RP] Passage en banlieue résidentielle /! Ven 11 Jan 2013 - 15:24

L'hopital Arrow


La nuit était bien avancée, maintenant, et elle se sentait un peu fatiguée. La jeune femme chercha alors un abri, et en trouva un à proximité d'une zone industrielle : un endroit discret, mais bien éclairé !
Elle s'assit finalement au sol, sur un tas de cartons pliés, et resta un moment, les yeux dans le vague, comme pour reposer son esprit déjà bien trop sollicité en l'actuelle situation. Toutefois, son regard finit par se poser sur ses mains : ses paumes, plus précisément !


« Qu'est-ce donc là, » s'exclama-t-elle ?

Par réflexe, elle se les frotta, pour se les nettoyer, et une fine poussière sembla s'en détacher pour chuter sur le froid bitume de l'arrière-cour !
Avait-elle rêvé par trop de fatigue, trop d'épreuves ? Elle se le demandait en se remémorant ce qu'elle avait cru voir, à savoir une sorte de fin duvet châtain couvrant l'intégralité de ses deux paumes. Par habitude typiquement humaine, son cerveau fit le reste du travail et mit cette impression sur le dos d'une quelconque coïncidence : elle avait dû poser les mains quelque part où elle n'aurait pas dû, pendant sa cavale irraisonnée !

Puis elle se calma et se laissa aller à fermer les yeux quelques minutes. C'était fort peu, mais tellement agréable que même la fraîcheur nocturne ne la gênait pas. Peut-être que ses vêtements étaient mieux doublés qu'il n'y paraissait, d'ailleurs, qu'en savait-elle au final ?!

Après un bon moment de ce repos peu confortable, la jeune femme se remit en marche en direction de la banlieue résidentielle où elle cherchait à se rendre. À aucun moment elle ne songea que sa vie pourrait être menacée, qu'elle pouvait tomber sur un quelconque gang, pas plus que sur une patrouille de police, et il faut croire que la chance était avec elle, car ce fut effectivement ainsi : elle parvint à son but sans encombre.

Une dernière fois, elle vérifia l'adresse de ce Terreneuve et s'assura que personne ne l'observait, puis elle remonta la rue au milieu de ces villas toutes plus somptueuses les unes que les autres. La zone était très verdoyante, même plutôt boisée, mais particulièrement bien éclairée, et il était flagrant – même de nuit – que des armées de jardiniers devaient œuvrer ici à longueur de journée. On était encore au beau milieu de la nuit, c'était parfait. Il fallait juste éviter de tomber sur une patrouille de gardiennage !
Presque au bout de la rue, elle trouva enfin la maison qu'elle cherchait. Bien que moins grande que la plupart ici, elle était particulièrement originale et très bien entretenue. S'installant dans un recoin ombragé, elle resta un moment à l'observer. Le terrain commençait par une haie de palmiers nains entourant une piscine à ciel ouvert – mais visiblement chauffée, puisqu'une légère vapeur s'en élevait –, à côté de laquelle, sur la gauche du bâtiment, remontait une allée de schiste rouge bordée de gazon, et menant à une petite terrasse pavée, qui devait être l'entrée. La façade était couverte de dalles de pierres de formes disparates, et de couleurs allant du gris au beige. Les renfoncements étaient de couleur jaune-beige, et les portes de bois massif avaient une teinte acajou. Sur le flanc droit, une petite bute surmontée d'arbres denses, longeait une petite allée de pierres blanches vers l'arrière du bâtiment. Il était difficile de savoir si c'était un accès pour l'arrière de cette même propriété, pour celle d'à côté, ou pour une autre demeure située plus en retrait.
Sur l'allée de schiste, un véhicule était garé, preuve que son propriétaire ne devait pas être loin. Il s'agissait d'une Aston Martin anti-grav, un de ces nouveaux modèles dépourvus de roues et capable de circuler sur n'importe quel type de terrain et même, dit-on, sur l'eau. L'engin était de couleur gris métallisé, avec des vitres couleur améthyste, des phares dorés et une lame rouge horizontale en bas de la calandre. Il s'agissait d'une deux portes, intérieure cuir, sièges à température autorégulée, tableau de bord assisté et informatique embarquée.

Une nouvelle fois, elle se demanda comment elle pouvait connaître aussi bien les voitures, pas vraiment un domaine pour les femmes, en général. Qui plus était, à cette distance, elle ne pouvait avoir autant de détails...


« Remarque, si je suis une voleuse, normal que je me sois intéressé de près aux avoirs de ma cible... » se dit-elle, comme pour se rassurer.

Traverser la propriété à découvert n'était pas très discret, elle opta donc pour se risquer à en faire le tour, ne serait-ce que pour vérifier qu'il n'y ait pas une entrée latérale ou arrière. Ainsi, elle s'engouffra dans la petite allée boisée – juste à temps, car une voiture de surveillance de quartier arrivait au bout de la rue – et avança discrètement pour découvrir ce qu'il y avait plus loin.

Même pas arrivée à la moitié de la façade latérale, la jeune femme constata une différence d'enduit et de rendu. Les murs étaient cette fois d'un blanc lisse, tout comme les volets de PVC qui en occultaient les fenêtres. Des angles ressortaient, ainsi que des colonnades de pierres plates grises empilées.
Le chemin descendait légèrement, et un muret – du même style que les piliers – était fendu d'un escalier de texture équivalente. La zone était bordée de pins, d'eucalyptus et d'oliviers, et donnait sur un petit balcon et un appentis de pierres blanches qui devait tenir lieu de hall d'entrée. Un numéro différent s'y présentait, ce qui devait indiquer que la demeure avait été scindée en deux adresses différentes, et donc également deux propriétaires.

Poursuivant toutefois dans l'espoir de faire le tour complet, et toujours désireuse de dénicher une entrée arrière, elle passa un saule pleureur majestueux et déboucha sur une large terrasse arrière. De larges dalles de pierres blanches menaient à une façade blanche aux baies vitrées de PVC blanc... Pas de chance, pour ce coup-là : elle devait essayer d'entrer par devant !

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MessageSujet: Re: [RP] Passage en banlieue résidentielle /!\ Lun 28 Jan 2013 - 12:38

La jeune femme attendit donc quelques minutes. Il fallait être certaine que le véhicule du service de sécurité se soit suffisamment éloigné avant de rejoindre l'avant du bâtiment. En attendant, elle tendait particulièrement l'oreille, cherchant l'origine de chaque bruit, essayant de percevoir le moindre son pouvant provenir de la bâtisse qu'elle cherchait à pénétrer. À cette heure, il n'était pas question de sonner – et pour dire quoi, d'ailleurs –, mais elle espérait bien déposer le portefeuille sur une table avec un petit mot d'excuse et, pourquoi pas, commencer à se souvenir de quelque chose, ne sait-on jamais...

Une fois la rue calme, elle repassa à l'avant, se glissant discrètement entre les arbustes et buissons qui camouflaient la façade par endroits, pour joindre la porte d'entrée.
Examinant la serrure, elle constata qu'il s'agissait d'une vieille serrure de sécurité, et se dit qu'elle ne parviendrait pas à la déverrouiller sans matériel. Mais à quel matériel pensait-elle au juste ? Un peu dépitée, et sans penser qu'elle était en train de laisser une belle emprunte palmaire sur le bois brut de la lourde porte, elle soupira, appuyée en avant, sans plus trop savoir quoi faire. Elle ferma les yeux et essaya de réfléchir, ce qui était assez difficile, vu la situation. Toujours les yeux fermés, elle se retourna et s'adossa aux planches de chênes, comme pour essayer de détourner son attention le temps d'avoir un éclair de génie. Étrangement, ses mains fourmillaient comme si elles étaient un peu engourdies, mais elle tentait de ne pas y prêter attention, jusqu'à ce qu'elle entende un cliquetis de serrure. Quelqu'un venait de déverrouiller la porte, elle était cuite !
Sursautant, elle se retourna machinalement alors qu'une de ses mains semblait restée collée à la poignée. Paniquant, elle tira brusquement dessus et entendit un léger son de déchirement, alors qu'une nouvelle volée de poussière suivait le mouvement et s'échappait à la fois de sa main et de la serrure !


« Mais c'est quoi ce bordel, » songea-t-elle comme hurlant dans son propre esprit ?

Faisant trois pas en arrière, elle restait figée à fixer alternativement ses mains poussiéreuses et la porte qui, finalement, ne s'ouvrait pas ! Était-ce là un quelconque piège pour l'obliger à entrer, ou tout ceci était-il de son propre fait ? Mais, si tel était le cas, que pouvait-il bien se passer ?

Toujours aucun bruit, à part la chouette qui hululait à quelques dizaines de mètres de là. Instinctivement, elle scruta les alentours, des fois que quelqu'un serait là à la surveiller, se disant que, soit elle avait des tendances paranoïaques, soit elle en avait très lourd sur la conscience – chose qui ne l'aurait absolument pas étonnée, aux sues de ses dernières découvertes la concernant –.

Finalement, elle prit la décision d'entrer. Après tout, elle était venue pour avoir des réponses, et c'était bien ce qu'elle comptait obtenir, d'une manière ou d'une autre, quitte à y perdre la liberté, finalement. Car, à quoi pouvait servir la liberté pour quelqu'un qui ne savait même pas son nom ?
Après avoir ralenti son rythme cardiaque et sa respiration, elle plongea la main dans le sac qu'elle portait et en tira un couteau, juste pour le cas où, puis actionna la clenche.
Assez bizarrement, cette porte ne s'ouvrait pas vers l'intérieur, mais vers l'extérieur, chose plutôt rarissime, mais très intéressante pour éviter qu'elle soit défoncée pour entrer. Qui plus est, dans le cas d'un tel bâtant de chêne, il aurait bien fallu une tronçonneuse pour la passer de force !
D'ailleurs, à bien y réfléchir, tous les volets de la bâtisse avant avaient cette particularité, et les quelques petites fenêtres étroites, qui n'étaient pas ainsi bouchées, étaient recouvertes de grosses grilles, alors que même un enfant ne pourrait s'y glisser qu'avec bien des contorsions. En fait, elle commençait à se dire que celui – ou celle – qui avait conçu cette demeure ne voulait pas pouvoir être pris par surprise. Alors, dans ce cas, pourquoi n'y avait-il pas de caméras de surveillances à l'extérieur et, surtout, pourquoi ne pas avoir changé la serrure ? Ne serait-ce pas le propriétaire d'origine ?

Trop de questions traversaient la tête de la jeune inconnue, et elle dut se la secouer pour se rendre compte qu'elle était entrée, finalement !
Bien entendu, elle n'avait pas songé à se procurer une lampe de poche, et ne pouvait bien entendu pas laissé l'entrée ouverte. Une fois la porte fermée, elle n'y voyait plus rien du tout !
Que faire ? Après tout, si on lui avait ouvert, pourquoi ne pas carrément allumer, ce qu'elle fit directement.

Là encore, des dizaines de questions l'assaillirent ! Comment avait-elle fait pour trouver l'interrupteur du premier coup, sans tâtonner ni y penser réellement ? Était-elle déjà venue ici ?

Gros meubles anciens de bois brut : c'était ce qu'elle vit dans le hall ! Sur la gauche de la porte, un grand portemanteau avec un petit vestibule intégré. Juste en face, il y avait une lourde armoire, sans doute également de chêne et, sur la droite, un petit porte-parapluies, en contenant deux différents. Côtés accès, une petite porte se trouvait à côté du porte-parapluies, et une autre juste en face de l'entrée, alors que deux ouvertures, de part et d'autre du hall, donnaient visiblement sur la cuisine et le salon.
Et personne ! Toujours aucun bruit ! Elle ne comprenait pas. Si elle était déjà venue, elle devrait s'en souvenir, non ? Bien entendu, il serait également logique qu'elle se souvienne de sa propre identité...

Sa mémoire récente l'interpelant, elle se souvint avoir trouvé deux trousseaux de clefs. Se pouvait-il que l'un d'eux corresponde à cette demeure et, dans ce cas, où en seraient les propriétaires ?
Elle s'accroupit un instant et posa son couteau au sol, pour fouiller dans le sac-poubelle qu'elle transportait toujours. Trouvant les jeux de clefs, elle les examina et les testa. L'une d'elles correspondait parfaitement à la porte !
Trop de mystères, trop de questions : il était temps de comprendre ! Laissant là son paquetage improvisé, elle reprit le couteau et décida de fouiller rapidement les lieux. Elle devait impérativement trouver quelqu'un, l'heure n'était plus à la discrétion !

La porte de droite donnait sur la cuvette des toilettes : pièce vide ! La cuisine, légèrement éclairée par un rayon de lune passant la fenêtre, et par la lampe du hall, n'était pas davantage occupée. Avant d'essayer la porte en face, elle passa dans le salon, ouvert à l'autre bout comme ici même. Il ne comportait qu'un grand canapé en forme de U, une petite table ronde, une grande horloge type Renaissance et une étagère comportant livres et dossiers, le tout donnait sur les deux baies vitrées, obstruées par les volets. Passant la zone, elle déboucha dans une immense salle à manger, comportant deux vaisseliers, un guéridon et une grande table de bois massif, pouvant accueillir au moins dix personnes. Deux portes vitrées et deux meurtrières grillagées donnaient sur l'avant de la maison, et deux portes fermées se trouvaient respectivement devant et sur la droite de la jeune femme. Toujours personne, mais elle n'avait pas encore trouvé la chambre.
Elle essaya donc la porte située devant elle, ouvrant sur une très grande chambre avec porte privative vers la rue, un très grand lit, et un immense dressing sur tout le mur droit. Personne dans cette chambre : le lit était fait, fort peu de décoration, et toujours aucune photographie.
L'autre porte de la salle à manger ouvrait sur la salle de bain, avec deux vasques, deux miroirs et une grande douche ronde vitrée. Deux gobelets contenaient chacun une brosse à dents... neuve !?! Qu'était-ce à dire ? Tout ceci était décidément de plus en plus bizarre.

Elle se souvint alors qu'il lui restait un porte à essayer, dans le hall. Derrière, un étroit couloir en forme de L donnait sur une unique porte, ouvrant sur une seconde chambre, plus étroite et, vide elle aussi.
Quelque chose clochait, c'était évident ! La voiture était devant et la maison était vide, comme inhabitée, comme une façade trop propre ! Et que dire de l'agencement, ne serait-ce que du couloir, qui faisait perdre au moins trois mètres carrés à la petite chambre à coucher...
Énervée de ne rien comprendre, et se sentant piégée, la jeune femme se retourna et donna un violent coup de poing dans le mur du couloir. Le son ainsi produit était bizarre... pas du tout celui d'un enduit mural ! C'était évident, il y avait un truc louche là derrière ! Elle se mit donc à chercher, sondant tout le couloir, pour y découvrir l'emplacement probable d'une porte, ou quelque chose d'approchant. Ne restait plus qu'à en trouver le mécanisme d'ouverture. Et là, elle eut comme un flash : elle savait où se trouvait le bouton caché, elle avait déjà trouvé cette pièce ! Retournant dans la chambre, elle appuya sur le butoir de la porte, fixé au sol, et entendit le léger souffle causé par l'ouverture de la porte secrète.

Elle se retrouva alors dans une minuscule pièce, comportant une chaise, un étroit bureau, et tout un mur d'écrans ! C'était une salle de surveillance, bien entendu, et elle allait enfin pouvoir avoir des réponses. En fait, plus le temps passait, et plus elle se sentait chez elle, ici !
Première constatation, non seulement toutes les pièces qu'elle venait de visiter y apparaissaient, mais également de nombreuses autres, qu'elle n'avait pas trouvé, décorées de manière très différente, beaucoup plus claires et modernes... avec des fenêtres et ouvertures de PVC blanc ! Il y avait là une nouvelle chambre à coucher, une seconde salle de bain, un cabinet, une cuisine, un salon, une salle à manger, une salle de sport, un hall tenant presque du balcon de détente, et la grande cour arrière qu'elle avait visité quelques minutes plus tôt. De plus, de nombreuses vues de l'extérieur, dont une donnant directement sur le véhicule, et deux vues intérieures donnant étrangement sur : un mur...
Elle repéra bien le mur de la salle à manger, il devait y avoir là un passage vers l'autre côté : dans la salle de sport. Elle devait le trouver, continuer son exploration... comprendre !

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MessageSujet: Re: [RP] Passage en banlieue résidentielle /!\ Lun 11 Mar 2013 - 18:13

Mais comment trouver quelque chose dont on n'avait aucun souvenir ?
Forcer les choses ne menait à rien, il fallait qu'elle se rende à l'évidence. Réfléchir ? C'est bien beau, mais à partir de quelle base ?
En fait, il ne lui rester qu'une seule solution, tâter et sonder, tendre l'oreille, fermer les yeux en caressant le mur...

La faible rugosité du papier pain, et ses très légers reliefs glissaient lentement sous les doigts fins de l'exploratrice forcée. Étrangement, cette sensation était des plus agréable, presque sensuelle, ce qui ne manqua pas de lui causer quelques étirements dans le bas-ventre : encore !
Agacée, elle en ouvrit les yeux et remarqua la seule photo qu'elle avait croisé dans cet appartement jusqu'à présent. Il s'agissait d'un homme au visage envoutant, l'air presque androgyne sous son épaisse barbe et sa coupe de gang des quartiers sud. Il avait quelque chose de familier pour elle, et bizarrement ne lui faisait aucun effet, ne lui incitait aucune espèce d'attirance, contrairement à la plupart des individus mâles croisés pendant son périple depuis l'hôpital.
Un peu troublée, elle s'écarta de son premier but et s'approcha du petit cadre posé là. C'était un cadre bon marché, et elle se demanda même si la photo n'était pas celle fournie avec l'objet. En ouvrant l'arrière, elle put constater que non. Il s'agissait bel et bien d'une photographie, bien qu'assez récente, qu'elle remit en place sans tarder.
Toutefois, en refermant le cadre, elle constata la petite languette d'accroche quelque peu dépareillée de l'ensemble. Certes, à l'arrière, c'était très discret, et elle faillit le reposer en s'imaginant qu'il s'agissait bien là d'un accessoire très bas de gamme. Toutefois, quelque chose dans sa mémoire lui disait qu'il y avait plus à comprendre...

Combien de temps resta-t-elle là, le regard dans le vide à se demander ce qu'elle pourrait bien faire ? Elle n'y prêtait guère attention, d'autant qu'elle venait de mettre, littéralement, le doigt sur la solution !
Tournant la petite attache dans le sens inverse des aiguilles d'une montre, elle activa un mécanisme à distance, silencieux et bien dissimulé, qui actionna l'ouverture murale à côté d'elle.
Soupirant, la jeune femme reposa le cadre et passa de l'autre côté : elle avait réussi ! Mais que faire maintenant ?
Le plus simple, finalement, c'était de poursuivre sa petite enquête de l'autre côté...

Cette maison était vraiment très étrange, digne d'un film d'espionnage ou d'un individu totalement paranoïaque.
Longuement, elle parcourut chaque pièce, observant chaque lieu, chaque détail, cherchant des indices qui ne venaient pas vraiment, sinon cette seconde photographie, la seule présente de ce côté du bâtiment : la sienne !
Enfin, la sienne, c'était vite dit ! Bien entendu, il s'agissait de son visage, mais avec quelques kilogrammes de plus, et surtout une coupe totalement improbable : une vraie ménagère plan-plan de base !

Tournant le cadre, elle retrouva le même mécanisme que sur le précédent, sauf qu'il fallait tourner l'attache dans le sens inverse pour refermer le mur. En fait, le mécanisme était des plus simple, et plus ingénieux qu'il n'y paraissait de prime abord. Discret, simple et efficace !

S'affalant dans le grand canapé, elle resta un nouveau long moment à réfléchir, à tenter de recoller les pièces d'un puzzle dont il devait lui manquer plus de quatre-vingt-dix pour cent des morceaux.
En fait, sa seule certitude était que, en fin de compte, elle était ici chez elle !
Elle s'endormit...

À son réveil, sa première réaction fut une panique face à ce lieu inconnu, jusqu'à ce qu'elle se remémore les derniers évènements.
Affamée, elle se précipita dans la cuisine pour y trouver quelque chose à avaler, mais il n'y avait que quelques plats préparés au congélateur, une bouteille de lait de chèvre encore bouchée, et un vieux fromage français presque fondu dans son emballage. Saint-Nectaire était écrit dessus, et l'odeur la fit presque reculer, quand elle vit la huche à pain. L'ouvrant également, elle n'y trouva qu'un sachet de pain de mie... Rien de très engageant, sinon que ce douteux fromage l'attirait plus que de raison.

Elle fouilla donc les tiroirs à la recherche d'un couteau, et se dit soudainement que cette maison avait tout l'air d'une bête façade. Il n'y avait là que le strict minimum de survie, et absolument rien de personnel !


« Il va falloir que je trouve ma résidence principale, » se dit-elle en étalant le puissant fromage coulant sur une tranche de pain. « Commencer par fouiller le véhicule me semble une bonne idée, même si j'ignore comment réagiront les voisins. Je ne ressemble plus vraiment à la photo, et je n'ai pas trouvé de quoi se déguiser, ici... »

Elle en était à se demander comment elle pouvait ingurgiter une telle quantité de nourriture dans son ventre lui rappela d'autres envies sans aucun rapport, et arrivant de manière totalement incongrue ! L'envie se faisait plus pressante, impérieuse même, et elle ne put se retenir longtemps de se caresser alors même qu'elle machait encore sa dernière bouchée. Le goût voluptueux du fromage sur sa langue avait quelque chose de brusquement sexuel, l'entrainant plus rapidement encore vers une bien étrange et brutale masturbation.
En deux temps trois mouvements, elle se trémoussait en gémissant, tout en se disant qu'elle avait surtout l'air d'une actrice de films pornographiques, pour l'instant : autant de choses qui jetaient plus encore le trouble dans son esprit.
Il ne lui fallut toutefois pas bien longtemps pour jouir à pleine voix, n'en éprouvant finalement aucune gêne, quand bien même on aurait pu la surprendre ainsi. Ses jambes la lâchèrent soudainement, et elle se retrouva à genoux sur le carrelage de la cuisine, persuadée de s'être inutilement vidée de toute son énergie. Mais sa constatation en fut bien différente ! Elle se sentait en forme comme jamais... ou plus précisément dans la meilleure forme qu'elle dans laquelle elle avait pu se sentir depuis la veille au soir, quand elle était – en quelque sorte – née !

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MessageSujet: Re: [RP] Passage en banlieue résidentielle /!\ Lun 15 Avr 2013 - 14:06

Elle allait sortir pour examiner le véhicule, quand elle songea à une toute autre chose, en se saisissant des clefs : elle ne les avait pas encore testé et certaines d'entre elles paraissaient bien mystérieuses.
S'attelant immédiatement à cette nouvelle tâche, elle entreprit de faire le tour de toutes les portes et fenêtres des deux singuliers appartements. Au final, seules deux clefs trouvaient ici une fonction, et chacune pour les ouvertures d'une des deux façades. Trois restaient donc une parfaite énigme, si ce n'était l'une qui avait toute ressemblance avec ces nouveaux mécanismes de réglage de véhicule. Elle avait donc sans doute vu juste et devait posséder au moins une autre résidence quelque part.

S'apprêtant à ressortir, elle passa devant la bibliothèque de la maison de devant, et eut son regard attiré par les classeurs qui s'y trouvaient. Elle n'avait pas non plus pris le temps d'y jeter un œil, et peut-être y trouverait-elle quelque réponse.
Rapidement, elle s'en saisit et s'affala dans le petit canapé, feuilletant frénétiquement les rares papiers qu'elle venait d'exhumer. Factures datant de quelques mois, relevés de compteur, de gaz, de téléphone – toujours très faible, celui-ci – et un certificat de vente : le tout au nom de Vincent Terreneuve.


« Encore ce nom, » se dit-elle à mi-voix.
« Serait-ce mon époux ? Mais je n'ai pas d'alliance, pas même de marque... et il me laisse particulièrement froide. Qui plus est, pas de mention d'une quelconque madame.
Mon frère, peut-être ?
Mais c'est que c'est possible... ce truc si familier chez lui... ses yeux... ce sont les miens ! On a les mêmes yeux !!! »

Persuadée d'avoir trouvé la solution, elle rangea rapidement le tout et récupéra un des couteaux – juste pour en cas de besoin – avant de refermer le passage secret et de reprendre la direction de l'extérieur. Entrouvrant la porte, elle constata que personne ne trainait dans le coin et, qu'à cette distance de la rue, bien heureux seraient ceux qui pourraient facilement la reconnaître... Elle verrouilla l'entrée !

Une fois devant le véhicule, toujours aussi impressionnant de faste, elle se contenta tout d'abord d'y jeter un œil à l'intérieur, plaquant sa main devant la vitre pour couper les rayons lumineux du jour déjà bien présent.
Aussitôt, un quadrillage de lasers balaya la zone, la faisant reculer de trois pas par crainte de déclencher une quelconque alarme. Mais rien de ceci n'arriva : tout au contraire, car la porte s'ouvrit, et une agréable et sensuelle voix d'homme s'en échappa.


« Bonjour Tousled !
Comment allez-vous ce matin ? »

Tousled ? C'était quoi ça, un nom, son nom ? Madame « ébouriffée » ?
« Putain, je comprends que j'ai pas gardé mon mari avec un nom pareil, » se dit-elle en approchant timidement de l'habitacle.

« Euh, oui, bonjour voiture...
– Voiture ? Est-ce là le nouveau nom que vous désirez me donner ?
– Euh... non... comment que je t'appelle d'habitude ?
– Vous me nommez généralement « Bébé ».
– Bébé ?
– Oui Tousled ?
– Euh non, je veux dire... Je m'étonnais de cette appellation, c'est tout...
– Je ne comprends pas...
– Laisse tomber... oublie !
– Remarque effacée ! »

Soupirant, elle s'installa au volant.
L'intérieur était d'un luxueux, sans doute un des véhicules les plus haut de gamme que l'on pouvait trouver. De toute évidence, il lui appartenait bel et bien, puisque l'intelligence artificielle embarquée venait de la reconnaître et conversait avec elle...
Tousled... et avait-elle un prénom ?


« Voiture... euhh... Bébé...
– Oui Tousled ?
– Quel est mon prénom ?
– Madame me teste ?
– Non Bébé, répond à la question !
– Bien. Vous vous prénommez Vanessa.
– Vanessa Tousled, » reprit-elle à demi-voix...
« – Non Madame : Vanessa Trenton, mais vous m'avez demandé de vous appeler par votre nom de code professionnel quand vous n'avez pas votre apparence d'origine.
– Mon apparence d'origine ? Mais... J'ai ma seule apparence possible, non ?
– Je ne comprends pas la question.
– Je m'en doute, Bébé... merci quand même.
– C'est un plaisir, Tousled.
– Euh... et ai-je d'autres noms que je te demande d'utiliser avec moi ?
– Oui Tousled.
– Quels sont-ils et à quelles occasions ?
– Quand vous avez l'apparence d'un homme, vous êtes tantôt Vincent Terreneuve, tantôt Vins Lopez...
– Je... je suis Vincent Terreneuve ?
– Oui Tousled !
– Mais... mais... comment est-ce possible ?
– Je ne saurais répondre à cette question.
– Bon... merci... Sais-tu où j'habite ?
– Oui, ici.
– Et... c'est tout ?
– Non, il y a aussi l'appartement.
– Alors, conduis-moi à l'appartement, s'il te plait.
– Bien Tousled, pensez à votre ceinture. »

Aussitôt dit, aussitôt fait : Bébé démarra et mit en marche la conduite automatique avant de décoller pour les bas quartiers de Vancouver.


Après un bon quart d'heure de trajet, le véhicule pénétra dans les quartiers malfamés de la ville, la banlieue des zonards, des filles de petite vertu, des gangs... et de tous les pauvres de Vancouver. Que pouvait-elle bien faire ici ? Vivait-elle dans cet endroit louche ? Tout ceci n'avait aucun sens...


« Mais qui suis-je donc, à la fin ?!?
– Vanessa Trenton, Tousled.
– Non, oui, enfin... merci Bébé, la question ne t'était pas adressée... »

La voiture s'arrêta au pied d'un immeuble d'angle, devant une lourde porte de bois, de ces vieilles ouvertures inchangées en plus de cent années. Pas d'interphone, pas de sonnettes, pas même de boites aux lettres et, bien entendu, pas non plus de conciergerie !

« Je vis à quel étage ?
– Je l'ignore, Tousled
– Je vois... »

La jeune femme se détacha et sortit dans la rue. Le soleil brillait, mais il y avait quelque chose de sombre et de triste, dans cette rue, comme si le ciel avait été gris et chargé. Aucune façade n'arborait la moindre touche de couleur, sinon le linge qui pendait à certaines fenêtres. L'arrêt de bus, un peu plus loin, semblait être resté en à peu près bon état, hormis les graffitis des gangs locaux, les voitures ressemblaient presque à des épaves roulantes, et du coup son propre véhicule contrastait fortement avec le lieu. Il ne restait plus qu'à espérer qu'il soit suffisamment haut de gamme pour être capable de s'autodéfendre. Elle, par contre... eh bien elle l'ignorait toujours, regrettant soudainement n'avoir pris davantage d'armement !

Sur la courte distance la séparant de l'entrée du bâtiment, une bonne vingtaine de personnes se retournèrent à son passage, la dévisageant, le regard interrogateur, parfois dédaigneux, ou même craintif. Tousled tenta de ne pas en tenir compte, mais ce n'était pas évident...

La porte s'ouvrit, sans difficulté ni besoin d'y appliquer aucune clef, sur un petit vestibule et une cage d'escalier. Il fallait maintenant trouver où elle vivait, et rien de tel pour cela que de faire chaque porte pour y chercher un nom.
Heureusement pour elle, chaque appartement comportait une petite plaque annotée à côté du bouton de sonnette. L'un après l'autre, elle fit chaque étage, jusqu'à trouver enfin ce qu'elle cherchait, au quatrième : les initiales T.V.. Par sécurité, elle vérifia toutes les autres portes, mais aucune ne portait un nom ou des initiales ne seraient-ce qu'approchantes des noms qu'elle cherchait.

Redescendant au quatrième, elle sortit son trousseau de clefs et chercha celle qui pourrait ouvrir cette porte, avec succès.
Elle actionna donc la clenche et pénétra les lieux. C'était un peu sombre, dans le hall, et elle préféra activer la lumière. Rapidement, elle s'y sentit déjà plus à l'aise. Les lieux lui étaient familiers, même si elle n'y reconnaissait pas grand-chose. Tout ou presque y était neuf, de la porte à la cuvette des toilettes, et le style décoratif riche et éclectique, contrastait fortement autant avec le quartier que le bâtiment lui-même.
Cet endroit était bien plus vivant, habité... Elle était de toute évidence chez elle !

Après avoir pris une demi-heure à essayer en vain de déclencher des souvenirs, elle chercha dans les papiers de son domicile, histoire de connaître au moins en partie sa vie administrative, ses moyens financiers, ainsi que toute information capable de la mettre sur la voie de son existence.

Première découverte : une facture très succincte de matériaux d'ouverture (porte, fenêtres blindées, etc.) sans coût de main-d’œuvre. Avait-elle fait ça de ses mains, ou embauché des ouvriers au noir ?
Seconde découverte : Vanessa Trenton semblait vivre ici depuis de très nombreuses années, au moins sept. Et, bien qu'elle n'en était que locataire jusqu'il y a peu de temps, elle avait acheté son appartement et envisageait même d'acquérir la totalité de son immeuble.
Sa troisième découverte fut bien plus troublante : une liste de clients... et de leurs goûts et affinités sexuelles ! Elle était une catin !!!

Bien que cette idée la choqua de prime abord, elle ne mit que très peu de temps à s'en accommoder et à y trouver là, finalement, quelque chose qui devait être assez plaisant. Et, à repenser à ses dernières heures, elle comprenait déjà davantage ses « besoins » irrépressibles.

Elle mit ensuite la main sur son passeport, celui-ci confirmant bien son identité, même si la fille de la photographie n'avait que les yeux de commun avec elle-même. Il devait donc forcément y avoir du matériel de déguisement, quelque part dans cet endroit, et il faudrait rapidement le chercher. Vanessa était déclarée née mi-septembre deux mille vingt-huit, à Québec. Sa mère était décédée alors qu'elle n'avait que huit ans, et son père à ses quatorze. Ses deux parents avaient été annoncés comme morts assassinés dans des circonstances étranges, aucun des deux meurtres n'ayant jamais été élucidé.


« Pas étonnant que j'ai dû me démerder seule pour bouffer... J'espère que c'est pas moi qui les ai buté... »

Rangeant le tout, elle entreprit de fouiller les lieux. L'appartement n'était pas aussi grand le ma maison double des beaux quartiers, mais elle sentait qu'il y avait de quoi faire.
La jeune femme commença donc par chercher ce qui l'intéressait le plus, pour le moment : un nécessaire de maquillage et des perruques.
Et là, surprise : outre les classiques apprêtements féminins de première nécessité, il n'y avait rien du tout ! La solution de ce mystère se trouvait-elle dans un tout autre lieu encore ? Et, dans ce cas, quel indice pourrait l'y mener ?

Ne désespérant pas, elle poursuivit sa fouille en règle, bien facilité par le côté beaucoup plus familier de cet appartement, et ne tarda pas à découvrir sa cache à billets – bien entamée, mais encore confortable – prouvant ses revenus non négligeables, et une activité somme toute très lucrative.
Elle actionna également l'écoute de son répondeur alors qu'elle poursuivait ses investigations. Plusieurs « habitués » s'inquiétaient de ne pas avoir de nouvelles depuis quelques jours, et une vingtaine de « clients » espéraient être rappelés pour avoir droit à une petite entrevue, privée ou non. Mais, pour le moment, Vanessa voulait d'abord réussir à se retrouver un peu elle-même avant de livrer son corps ainsi à de parfaits inconnus, qu'ils le fussent réellement ou pas...

Et de nouvelles caches secrètes virent alors le jour à ses yeux. Une première, cachée dans un étrange système de camouflage coulissant, derrière l'écran de télévision, ouvrait sur un assortiment d'une vingtaine de couteaux, une demi-douzaine de haches à lancer et d'un poignard de combat articulé.
De part et d'autre, le grand miroir de la commode et le vaisselier dissimulaient également leurs lots d'armements, soit respectivement plus de quarante nouveaux couteaux pour l'un et, quatre fusils et sept armes de poing pour l'autre.
Quant au boitier électrique, il cachait une douzaine de couteaux de jet, des Shuriken, ainsi que plusieurs pièces d'identité avec des photographies de personnes différentes (sauf pour ce qui concerne les yeux).


« Décidément, c't'appart' ressemble à une armurerie ! Sans compter tous les accessoires de cul qu'j'ai trouvé, » songea-t-elle intérieurement !

De toute évidence, le voile s'obscurcissait à mesure qu'elle en relevait des pends pour essayer de se dessiner une vue d'ensemble. Exaspérée, elle se laissa tomber dans le canapé, très confortable au demeurant, allongée sur le dos, regard tourné vers la cuisine et l'entrée, et jouant bêtement avec un couteau sans même s'en rendre compte, laissant le silence gagner les lieux pour mieux pouvoir y réfléchir.

Un bourdonnement la sortit finalement de son improbable méditation et, d'instinct, elle lança le couteau par-dessus sa tête, derrière elle, en direction du bruit !
Un son de choc et d'une chute métallique s'en suivirent. Elle se retourna aussitôt : rien !
Personne, plus aucun bruit... Le couteau avait fini sa course dans le quadruple vitrage feuilleté traité anti-balle et anti-bruit, sans y laisser la moindre trace, pour ensuite s'étaler au sol. Et, sur le parcours entre lui et le canapé, il n'y avait qu'une mouche, coupée en deux, gesticulant encore sur le parquet ciré en y rendant son dernier souffle, à moins que cela ne soit finalement dû qu'aux nerfs tranchés en plein vol...


« Merde alors, » s'exclama-t-elle devant l'exploit inconscient qu'elle venait de réaliser !
« Mais je suis qui, à la fin... ou quoi ? »

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Tousled

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MessageSujet: Re: [RP] Passage en banlieue résidentielle /!\ Dim 5 Mai 2013 - 15:12

Perdue dans ses pensées, la jeune femme ne voyait pas le temps filer à toute allure.
De toute manière, à quoi aurait bien pu lui servir le temps, ne sachant pas quoi en faire, ignorant qui elle pouvait être réellement, s'effrayant d'ailleurs elle-même à chaque nouvelle découverte.
Les minutes fuyaient, les heures défilaient, et Tousled restait quasiment immobile, avachie sur un canapé trop confortable pour avoir envie de s'en détourner, le regard fixant le vide relief du papier peint, dans l'angle du plafond.

C'est la sonnerie du téléphone qui la tira finalement de sa torpeur. S'élançant vers la chambre à coucher, elle se figea, la main frôlant le combiné. Elle aurait voulu décrocher et interroger son interlocuteur, qui qu'il fût : inquisitrice frénétique à la recherche de réponses moins dérangeantes, mais ces dernières découvertes et son « expertise » en matière de lames la retint d'aller au bout de son idée, attendant plutôt que le répondeur s'active, qu'un message soit laissé, avant d'aviser.
Elle fut satisfaite, tout de même, de son inertie, quand une voix juvénile, non stabilisée, bégaya quelques chiffres afin – espérait le jeune homme – d'être rappelé par la professionnelle en vue d'un dépucelage.
En fait, ce n'était vraiment pas auprès des appelants qu'elle pourrait trouver la moindre piste sérieuse.

Dépitée, elle retourna s'écrouler dans le douillet meuble de salon, quand elle songea soudainement au réseau informatique.
Allumant son écran, elle commença par errer sans trop savoir quoi chercher, puis se décida pour les informations locales. Là, stupeur, on parlait d'elle, mais pas en termes suffisamment précis. Les cybermédias évoquaient la fuite probable d'une inconnue enfermée aux urgences en possession d'un arsenal inquiétant, la découverte étrange d'un buisson apparemment « fait de poils », envoyé pour analyse aux laboratoires des forces de l'ordre, témoignage d'un interné, affirmant avoir vu la vierge Marie sauter d'un avion en tenue d'hôtesse, se faire envelopper par les mains de Dieu, et se poser sans douleur avant de s'extirper du cocon protecteur et de s'éloigner en priant.

Elle se racla la gorge, surtout en voyant les photographies du dit buisson. De toute évidence, celui-ci se trouvait pile à l'endroit où elle avait miraculeusement atterri sans douleur, et les faits lui faisaient craindre de nouvelles découvertes, plus dérangeantes encore...

Reprenant ses recherches, elle décida cette fois de fouiller l'historique de ses investigations en lignes, juste pour voir s'il n'y avait pas quelque chose d'intéressant à y trouver. Là, nouvelle surprise, ses dernières recherches remontaient à plusieurs mois auparavant, et concernait une fondation nommée Confrérie Moderne, fondée par un certain Kenjiss et dirigée par une Maria au nom compliqué, de consonance russe. Pourquoi donc avait-elle pris des renseignements sur une organisation mutante avérée ? Et pourquoi donc les visages qu'elle y voyait lui semblaient si familiers ?

C'en était trop pour aujourd'hui !
Se détournant de la machine, elle se rendit à la salle de toilette pour se passer un peu d'eau fraîche sur le visage. La laissant suinter lentement, elle se fixa dans le blanc des yeux.


« Tu vas me dire qui t'es, à la fin ? »

Bien entendu, elle n'eut pas de réponse, à quoi s'attendait-elle, à une révélation brusque et soudaine ?
Continuant à se fixer, toujours sans réelle motivation, elle songea qu'elle devrait peut-être se déguiser et aller jeter un œil à ce fameux « buisson », à condition bien entendu qu'il n'y ait pas trop de surveillance à proximité. Au pire, elle pourrait observer les lieux de loin, à la jumelle, et voir qui s'intéressait vraiment à son cas.
Il paraissait évident qu'il lui faudrait une autre coupe, et surtout une autre couleur de cheveux, et elle se tourna machinalement vers les quelques perruques poussiéreuses qui étaient exposées là. La rousse semblait un bon choix, d'autant que la coupe courte aux mèches relevées trancherait beaucoup avec son style actuel. L'observant à la recherche d'idées, elle se dit qu'un peu de maquillage, une paire de lunettes en verre blanc et une tenue plus « jeune » suffiraient sans doute à faire d'elle quelqu’un de totalement différent. Et, retournant à nouveau son visage vers le miroir pour essayer de voir quelles retouches elle pourrait bien entreprendre côté peintures de guerre, elle fit brusquement un pas en arrière en poussant un petit cri de surprise. Pendant une seconde, elle fut persuadée que le miroir était devenu une fenêtre et qu'une personne l'observait au travers, comme un animal de laboratoire. Mais non, il n'en était rien : cette personne devant elle, c'était elle, enfin, elle le pensait ! Sa chevelure était rousse, jusqu'aux racines, et les courtes mèches hérissées en bataille étaient bien présentes sous ses paumes quand elle toucha sa tête pour s'en assurer !


« Putain, c'est quoi ce bordel, » s'exclama-t-elle à voix haute ?

Elle venait de changer de coupe, sans même s'en rendre compte, et à mesure qu'elle s'observait dans la paroi réfléchissante, elle constatait que son visage aussi changeait de manière subtile. Une petite bosse apparue au milieu du nez lui donnait un faciès aquilin prononcé, ses lèvres avaient gonflé de presque le double de leur volume précédent, sans qu'elle n'en ressente de réelle gêne, à peine un léger engourdissement sous-cutané, ses joues aussi s'étaient arrondies, et son menton s'était à la fois allongé et creusé. Bien qu'elle ne se trouvait plus aussi belle, elle reconnut un certain charme « obscure » à ce nouveau visage.

Touchant à nouveau sa figure, elle pouvait sentir quelque chose de légèrement différent à la texture de sa peau, comme si elle caressait un léger duvet invisible. Regardant ses mains, elle essayait de trouver des réponses à ce nouveau mystère, se disant qu'elle devait être une mutante, elle aussi, peut-être une de ces célèbres métamorphes, et voulu changer la forme de ses ongles pour en faire des griffes. À la place, elle vit ses poils surgir des racines et se tresser pour les allonger d'un bon centimètre :
« de vrais ongles de pétasse, » se dit-elle...

C'était si moche qu'elle se demanda comment s'en débarrasser, maintenant, et aussitôt elle vit ses nouvelles excroissances tomber en poussière et s'étendre sur le carrelage de la salle d'eau.


« Okayyyy... j'suis vraiment un monstre !
Merde ! »

Puis elle passa une bonne heure, dès lors, à tester ce qu'elle était ou non capable de faire, à essayer de découvrir comment fonctionnait cette satanée malédiction, finalement pas si terrible quand elle commençait à vraiment le déchiffrer. Et puis, à mesure qu'elle effectuait ses tentatives, certaines choses s'enclenchaient d'elles-mêmes, comme une habitude ancrée dans l'être, un conditionnement de longues années. En fait, son pouvoir réagissait un peu d'instinct. Le seul problème, ce serait sans doute de pouvoir le contrôler afin d'éviter une telle manifestation inconsciente en public...

De toute manière, il fallait bien qu'elle sache de quoi il en retournait et, si elle avait laissé une preuve de son pouvoir sur place, elle devait trouver un moyen de réparer sa bourde.
Mais plus question de partir sans armes, cette fois. Elle avait de quoi faire, ici, et il fallait juste trouver une solution pour en porter le maximum sans en éprouver de gêne, et surtout sans que cela ne soit visible.

Durant la longue période qu'elle passa devant ses râteliers, elle testa plusieurs pièces, essayant de voir laquelle pourrait se ranger où, quelle l'une d'elle échappa à ses mains... mais ne tomba pas. Intriguée, elle se contorsionna pour constater que la petite hache était fixée à même sa peau, au niveau de ses reins, par un petit lien capillaire sortant de sa peau d'un côté pour y entrer de l'autre. Voilà qui était fort pratique, et elle ne tarda pas à en comprendre le mécanisme pour s'équiper au maximum.
Puis elle revêtit une tenue de zonarde, voyante, mais tellement commune qu'elle ne pouvait que passer inaperçue à la vue de tout le monde ou presque.
Vint alors le moment de se décider, et elle rejoignit son véhicule pour joindre l'hôpital, fui la veille...


Arrow Hôpital

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