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[RP] Irish coffee et concerto

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Miss Lemington

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MessageSujet: [RP] Irish coffee et concerto Mer 20 Fév 2013 - 1:02

L’affichette présentait la soirée dans ce pub irlandais comme étant un moment de détente inoubliable, un envoutement des sens à ne pas manquer. La mutante l’avait déposée sur son bureau lorsque June lui avait tendue.

Tu devrais y aller, lui avait-elle dit. Ca te ferait du bien de décrocher un peu et la musique t’a toujours détendue…

Samarah avait sourit, l’humaine la connaissait bien. Le geste partait d’une bonne attention mais la mutante savait en son fort intérieur que la soirée n’aurait pas la même saveur si elle y allait seule plutôt qu’accompagnée. Et malheureusement, une petite personne fort encombrante occupait déjà pleinement les soirées de l’humaine pour que celle-ci puisse passer un peu de temps en compagnie de la mutante –même si de son avis, cela lui aurait fait du bien aussi de se changer les idées. Car entre les biberons et les couches-culottes, June n’avait pas beaucoup de temps pour un quelconque loisir non plus et cela commençait à se faire ressentir sur son humeur. L’humaine était à cran depuis plusieurs semaines.

Mais Samarah ne lui avait rien demandé alors qu’elle en mourrait d’envie et cela faisait maintenant plus d’une heure que le petit carton la narguait. La mutante soupira et croisa son propre regard dans le reflet de sa fenêtre. Pour une fois, elle comprenait pourquoi les gens l’évitaient généralement. Elle faisait presque peur à voir. Ses longs cheveux ondulés encadraient un visage blafard et ses yeux sombres lui rendirent son regard impénétrable mais fatigué.

Malgré ses –maigres- efforts, la mutante peinait à récupérer ses forces et son état de santé restait fragile. Ses insomnies chroniques n’aidaient pas et le travail engendré au manoir depuis l’accident de Koyuki non plus. Ils avaient tenté de rassurer les élèves, en leur promettant que les jours de la mutante n’étaient pas en danger. Mais en vérité, Samarah ignorait totalement ce qui lui était arrivé. Et la seule explication plausible qui lui venait à l’esprit l’effrayait. Elle ne voyait aucune raison pour laquelle la mutante se serait volontairement plongée dans cette stase glaciale. Si Koyuki avait accidentellement perdu le contrôle de ses pouvoirs alors qu’elle était quand même réputée pour son sang-froid, qu’arriverait-il le jour où elle-même perdrait le contrôle ? Elle en avait déjà eu un aperçu et depuis cette nuit-là, elle luttait chaque jour pour que cela ne se reproduise plus jamais. Mais la lutte devenait de plus en plus épuisante… Et Samarah ignorait combien de temps encore elle pourrait résister à la tentation de lâcher prise.

La mutante se prit la tête dans les mains. June avait raison, cette soirée lui ferait du bien. Même si elle y allait seule. Samarah cessa de tergiverser mentalement et enfila le premier pull qui lui tomba sous la main, un pull noir à col roulé, ainsi qu’une veste en cuir de couleur brune. La mutante n’avait jamais fait réellement attention à son apparence et ce soir, elle ne changerait rien à ses habitudes. Son objectif était simple : se fondre le plus discrètement possible dans la masse… en espérant pouvoir supporter ladite foule.

Elle arriva au Soul of Ireland moins d’une heure plus tard. Situé en banlieue londonienne, depuis 3 générations au moins, ce pub irlandais était assez connu et réputé pour son ambiance traditionnelle. La mutante s’y était déjà rendue quelque fois par le passé et en avait gardé un assez bon souvenir. Mais ce soir, l’affluence était au rendez-vous, probablement en raison du concert de celle qui était présentée comme La Sibérienne, une violoniste qui s’était fait récemment connaitre par son style musical assez particulier.

L’ambiance à l’intérieur du pub demeurait fidèle à celle que la mutante en conservait dans ses souvenirs, l’éclairage faible et les murs recouverts de bois rendaient le lieu chaleureux tout en lui conférant un caractère ancien. Samarah jeta un rapide coup d’œil à l’ensemble de la salle avant d’y entrer. Elle était bien remplie, indéniablement. Mais elle avisa une table encore libre dans un coin au fond de la pièce, avec néanmoins une bonne vue sur la scène improvisée où se produirait l’artiste. Il ne lui en fallait pas plus.

L’avantage du monde, c’est qu’on pouvait s’y faufiler sans que les gens ne fassent vraiment attention à vous et Samarah usa de cette technique pour rejoindre la table qu’elle avait repérée. Personne ne fit attention à elle tandis qu’elle se frayait un chemin à travers les tables, les serveurs et les clients et cet anonymat lui convenait très bien. Combien de personnes en effet resteraient pour assister au concert s’ils apprenaient que l’une des plus puissantes mutantes connues assistait également au concert ? Surtout après le désastre du Whalen Show et son ravage orchestré par un mutant visiblement très puissant, voire peut-être plus puissant encore qu’elle.

Le désavantage, c’est que même si le pub n’était pas réellement bondé, la mutante sentit qu’elle frôlait la limite supportable. Elle tenta de refouler ses sueurs froides et s’assit le plus naturellement possible sur la banquette en bois. Elle dut inspirer lentement plusieurs fois pour retrouver une respiration normale et lorsqu’elle y parvint, elle consulta la carte. Les gens autour d’elle s’installaient petit à petit. Le concert ne tarderait sans doute pas à commencer et Samarah, pria tous les saints du monde pour que la soirée se déroule sans ennui ! Le souvenir de ses trois dernières sorties hors du manoir lui restait encore en mémoire et le moins que l’on puisse dire c’est que les choses ne s’étaient pas vraiment bien passées…

"Au moins rien qu’une fois… " murmura-t-elle, fatiguée

Restait à voir si le souhait de la mutante serait exaucé… Elle se cala davantage dans la banquette, de sorte à faire oublier sa présence si cela était possible. Pour le moment, une seule chose la tracassait : thé Earl Grey ou Irish Coffee ?
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MessageSujet: Re: [RP] Irish coffee et concerto Mer 20 Fév 2013 - 18:03

Allez comprendre le pourquoi du comment de ce raisonnement, assurément des plus illogique, mais puisque Aisling était une irlandaise, une vraie de vraie, une native de cette belle et fabuleuse terre de légendes aussi épiques que certainement fantasmagoriques, des amies de son lycée lui avait collée une affiche sur le nez en lui demandant si elle avait l’intention de se rendre dans ce pub afin d’assister au concert de cette fameuse violoniste surnommée la Sibérienne et dont, très honnêtement, elle ne connaissait absolument rien. Une violoniste compris t'elle tout de même, en parcourant le prospectus afin de savoir pour quelle raison on lui avait littéralement écrasé la publicité contre son visage surpris. C’était quoi le truc de cette artiste si connue, que l’adolescente n’en avait encore jamais entendu parler ? Elle venait de Sibérie ? Elle glaçait d’effroi tous ceux qui commettaient la grossière erreur de venir l’écouter faire glisser son archer sur les cordes de son violon ? Quoi qu’il en soit, une ‘’Sibérienne’’ dans un pub irlandais il fallait bien avouer que l’image était assez drôle pour que Aisling s’en amuse intérieurement… Parce que si cette artiste était aussi glaciale que les irlandais étaient chaud lorsqu’il se rendait dans un pub, il risquait d’y avoir un choc thermique des plus fracassant, sans le moindre doute.

Face à ses amies qui la pressait de répondre, la jeune irlandaise se dota d’une moue légèrement dubitative et leur répondit, sans quitter le prospectus des yeux, que peut-être… Oui… Pourquoi pas… Faut voir… Aisling connaissait un peu le Soul of Ireland pour s’y être déjà rendu, mais en vérité les mineurs n’étaient pas vraiment les bienvenue dans ce genre d’endroit ou, habituellement, la clientèle était plus mature et surtout, plus… Alcoolisée, notamment lorsque venait la fête de la Saint Patrick. Les mineurs non accompagné d’un adulte, bien entendu. A la décharge des pubs, il fallait bien admettre que certains adolescents tentaient régulièrement de mentir effrontément sur leur âge afin de se faire servir de l’alcool. Plus qu’une question de moralité, c’était surtout une question de légalité : Aux Etats-Unis, on ne plaisantait pas vraiment avec la législation concernant les débit de boissons.

Et puis, pour dire toute la vérité qui n’était bien entendu connu que de l’adolescente elle-même, elle avait bien mieux à faire du peu de temps qui lui restait à vivre, que d’aller dans des pubs et autres bars en tous genres.

Lorsque Ailsing interrogea ses amies afin de s’enquérir du fait de savoir si elles-mêmes comptaient s’y rendre, elle reçut un avalanche de réponses négatives : Certaines n’étaient pas intéressée, d’autres ne pouvaient pas pour une raison x ou y… En résumé, elles voulaient savoir si Aisling allait s’y rendre afin d’assister à ce fameux concert, mais… Toute seule. Son regard remplit d’étonnement se détourna alors du prospectus afin de venir se poser avec perplexité sur ses amies présentes autour d’elle. Bien qu’ouvrant tout d’abord la bouche afin de leur demander pourquoi elles voulaient que elle-même y assiste si elles ne voulaient pas l’accompagner en fin de compte, la jeune irlandaise ne poursuivit pas sur sa lancée. Etant donné sa nature des plus féminine Aisling n’était peut-être pas la mieux placé pour dire cela, mais décidément elle ne comprenait pas comment fonctionnaient les filles, assurément.

Alors que retentit la sonnerie indiquant la prochaine heure de cours, les adolescentes se dispersèrent afin de chacune gagner sa classe pour les cours à venir. Légèrement songeuse, Aisling en fit de même tout en continuant de scruter le fascicule concernant ce concert au Soul of Ireland… Finalement… Et si elle avait bien compris… Elle devait donc aller y assister, uniquement parce que c’était dans un pub irlandais et que elle-même en était une.. ? C’était une logique tellement illogique, qu’elle ne savait même plus quoi répondre en fin de compte. Il n’y avait pas à dire, l’absence de raison était bien souvent un adversaire extrêmement redoutable, quoi que l’on en pense. L’adolescente glissa le prospectus dans son livre de cours, puis elle l’oublia pour les prochaines heures à venir.

Une fois de retour à l’institut, Aisling souffla longuement. Aller dans un lycée en ville au lieu de suivre les cours de l’institut lui permettait certes d’être un peu moins sur ses gardes vis-à-vis de sa mère et des autres adultes au courant des effets du vaccin sur les enfants mutants de parents vaccinés, mais pourquoi diable ce satané bus ne s’arrêtait-il pas plus près de la grille d’entrée de la propriété.. ? Le chauffeur avait-il peur de se faire sauvagement agressé par un des mutants présents dans les lieux ? Pourquoi, est-ce qu’elle devait faire presque cinq cents mètres à pied, sur le côté de la route, au risque de se faire écraser par un chauffard ivre mort ou bien fou, pour finalement rentrer chez elle ? Ha ça, sa mère ne manquait jamais une occasion de lui rappeler combien cela était dangereux et qu’elle préfèrerait la savoir en sécurité entre les murs de l’institut, au lieu de toujours avoir peur de la retrouver étendu sur la route, morte et baignant dans son sang. Généralement, l’adolescente ne renchérissait pas sur le sujet… En fait, si cela n’était pas si près de la vérité, elle trouverait cela assez amusant même, de voir cette inquiétude typiquement parentale régulièrement resurgir chez sa génitrice. Entre mourir sur une route écraser par un chauffard ou bien mourir d’ici deux ou trois ans à cause d’un fichu vaccin défaillant, lequel était le plus préférable en réalité ?

Après un rapide détour par la cuisine pour y kidnapper un paquet de gâteaux fourrés de mousse de chocolat et une bouteille de lait chocolatée, Aisling grimpa le grand escalier du hall afin de regagner sa chambre. Avec la montagne de devoir qui l’attendait, il allait lui falloir faire le plein d’énergie, assurément. Les heures passèrent, les devoirs semblaient ne jamais diminuer… Et Aisling fini par pousser un profond ‘’Aaaarrrgggh !’’ lancinant de lassitude. Déposant es bras sur son bureau afin d’y accueillir sa tête, elle dit alors pour elle-même :

‘’J’en ai ras-le-bol du lycée…’’

Un profond cri de désespoir inavoué, sans le moindre doute.

Alors que son regard se clos afin de couper son cerveau de toute chose, entre deux battement de paupière la jeune irlandaise vit son attention attiré par le prospectus du Soul of Ireland qui dépassait du livre de cours ou elle l’avait glissé un peu plus tôt dans l’après-midi. Elle songea alors distraitement que, peut-être, elle devrait aller voir cette fameuse Sibérienne, histoire de se vider un peu l’esprit. Comme elle jouait du violon apparemment, personne ne la remarquerait si jamais elle s’endormait en plein milieu du concert de toute façon C’était décidé, elle allait s’y rendre en fin de compte. Se redressant d’un geste vif et volontaire, l’adolescente jeta un œil à la pendule accrochée au dessus de son bureau. Elle émis un ‘’hum’’ de réflexion… Oui, elle avait le temps de se préparer étant donné l’heure du concert, même si celui-ci avait lieu le soir même.

Délaissant sans le moindre petit regret ses cours éparpillée sur son bureau, Aisling se dépêcha de filer dans la salle de bain afin de prendre une douche rapide, avant de revenir dans sa chambre et de choisir ses vêtements. Après quelques instants de doute, elle opta finalement pour un jean très près du corps, des bottines courtes à lacets et talons aiguilles, ainsi que pour une chemise d’un vert assez clair et un gilet noir sans manche. En tout que fière représentante de l’ethnie des chevelures de feu, Aisling ne pouvait décemment pas porter n’importe quelle couleur, cela allait de soit. Pourtant, elle avait l’impression que quelque chose manquait lorsqu’elle se regardait dans son miroir… Elle se darda en silence durant plusieurs secondes, avant de finalement se dire ‘’oui, c’est ça…’ Tout en faisant apparaître une rose d’un rouge presque irréel, dans le creux de sa main. Elle en arracha délicatement la tige, puis accrocha le reines de fleurs sur son gilet, au niveau de son cœur. La touche finale qui change tout, se dit-elle alors en se souriant à elle-même dans son miroir. De toute façon, se dit-elle encore, autant que son pouvoir lui serve au moins à quelque chose au bout du compte.

Ainsi apprêté, Aisling descendit dans le hall de l’institut et et se dirigea vers le garage ou elle emprunta la voiture de sa mère, évidemment sans son autorisation. Mais elle ne lui en tiendrait pas rigueur, puisque c’était pour assister à un spectacle dans un endroit ou il n’y avait pas des centaines de gens surexcités… Elle l’espérait en tous cas, sa mère pouvait parfois avoir des réactions assez surprenante lorsque cela concernait l’adolescente. Une voiture étant au final bien plus pratique qu’un bus, la jeune irlandaise arriva en ville bien plus rapidement que lorsque le transport scolaire venait la chercher le matin. Après avoir tourner durant plusieurs minutes dans le quartier afin de trouver une place sûr ou se garer, Ailsing s’empressa de rejoindre le pub ou avait lieu le concert. L’artiste ne lui disait vraiment rien du tout, mais peut-être que finalement elle aimerait ce qu’elle faisait.

Une fois dans les lieux, le décor lui paru immédiatement familier, Aisling avait suffisamment vécue en Irlande, pour ne pas avoir oublié à quoi ressemblait une ambiance typique du pays. Elle aimait bien ce genre d’endroit, c’était un peu comme un monde à l’intérieur du monde, une sorte d’ambassade communautaire ou l’on pouvait venir retrouver l’atmosphère de son pays natal pour quelques heures. Loin de se perdre dans une contemplation nostalgique toutefois, elle se mit rapidement en quête d’une table. A sa grande surprise, le pub était littéralement bondé… Ils étaient tous venus pour cette fameuse Sibérienne ? Elle était aussi célèbre que ça ? Voilà qui l’étonnait encore un peu plus, de ne jamais en avoir elle-même entendu ne fut-ce que parler.

Alors que son regard cherchait péniblement une table libre, elle tomba sur ce qu’elle prit tout d’abord pour une illusion… Non.. ? Ce n’était pas elle tout de même.. ? Pourquoi diable, serait-elle venue, étant donné qu’elle ne quittait quasiment jamais l’institut ? Surtout, depuis que Koyuki avait sombré dans cet étrange état cryogénique que personne ne parvenait réellement à expliquer. Désireuse de vérifier sa vision, Aisling se lança alors courageusement dans la foule qui se bousculait presque pour pouvoir se déplacer dans le pub. Doucement mais sûrement, elle se rapprocha de la table suspecte et, une fois à portée de bras, elle s’écria :

‘’Samarah ! Je n’étais pas sur que c’était toi que j’avais vu de loin, mais finalement j’avais vu juste… Tu es venu pour assister au concert ?’’

L’interrogea-t-elle alors, tout en venant s’installer à ses côtés sur la banquette et sans vraiment s’interroger sur le fait de savoir sir si la télépathe avait envie ou non de se voir ainsi accompagner.

‘’C’est bien, j’étais un peu embêtée d’être toute seule ce soir.’’

Ajouta encore Aisling, tout en hélant une serveuse mature qui passait tout près d’elles :

‘’On est dans un pub Irlandais tu sais, alors il faut boire comme dans un pub Irlandais, foi d’irlandaise !’’

Lorsque la serveuse répondit à son appel, l’adolescente lui dit :

‘’Deux bières bien irlandaise s’il vous plait.’’

La serveuse lui jeta un bref regard, avant de lui répondre tout en reprenant son chemin :

‘’Bien essayé jeune fille, mais reviens plutôt dans deux ou trois ans.’’

Plus ou moins faussement dépitée, Aisling la regarda s’éloigner en disant :

’’Mais j’ai vingt-trois ans vous savez… Vingt- deux.. ? Vingt-et-un et demi.. ? Ma sœur a pile vingt-et-un an…’’

Acheva-t-elle dans un souffle, en désignant Samarah d’un geste de la main. Se retournant en direction de celle-ci, elle lui sourit en lui disant :

‘’C’est de ta faute, tu fais trop jeune… Il faut que tu montre que tu es une femme, une vraie de vraie… Attend, j’ai trouvé…’’

Dit-elle encore, tout en retirant la rose écarlate de son gilet, afin de la glisser dans les cheveux obscurs de la télépathe. L’adolescente mit quelque instants à trouver le moyen de la faire tenir, mais une fois que cela fut fait elle se recula légèrement afin d’admirer son œuvre. Un dernier mouvement en direction du visage de la mutante afin d’écarter une mèche rebelle lui tombant sur le visage et puis…

’’Parfait, tu es belle comme tout comme ça… Une véritable princesse.’’

La complimenta Aisling, sans la moindre once de moquerie ou de flatterie dans la voix. C’était vrai qu’elle était jolie Samarah, il fallait simplement qu’elle en prenne conscience et l’accepte.
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Nakor

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MessageSujet: Re: [RP] Irish coffee et concerto Ven 22 Fév 2013 - 12:59

Nakor était en train de donner un cours, la vie avait reprit, par nécessité, en effet sous ses puissants conseils et son insistance de toujours, le vieux fou avait obligé l'Institut à redémarrer ses activités. Le mal et la folie, jamais ne devait l'emporter sur la vie. Il avait prit un long repos, un très long repos même, au vu de son grand âge, mais ses pouvoirs de mutants aidant, il avait finit par reprendre le dessus et avait rejoint son éternel salle de classe. Ses étudiants l'aimaient bien, après tout, il était un peu cinglé, donc très drôle, il expliquait extraordinairement bien, puisque cela faisait des lustres qu'il répétait les mêmes choses, il avait donc trouvé la bonne manière de les transmettre. Chez les élèves, on pensait que c'était une momie, qui enseignait déjà à l'époque de l'illustre Cléopâtre. Quelle fichue bande de gourgandin! Le voilà donc en pleine explication physique

"Et ainsi, vous voyez donc que, si le projectile est lancé avec un angle alpha, à une vitesse initiale appelée v zéro, il ne va subir, dans une moindre approximation, que la force de pesanteur, nous pouvons donc utiliser la deuxième loi de Newton afin d'obtenir l'équation vectorielle suivan ... "

Puis il se retourna et se tut, il lança un regard de ténèbres sur un petit groupe de jeunes filles toutes excités et il hurla presque dans la salle

"Non mais oùùùùùùùùù vous croyez vouuuuuuuus hein? Au ciiiiiiiiiiirque! Et après vous allez vous étonner de ne rien comprendre une fois de plus! Bon allez, donner moi ça, qu'est-ce que c'est? Aller!"

Sa canne résonna sur le sol et il s'approcha de ce petit groupe, ils avaient tous la tête baissé et essayaient de faire comme si ce n'était pas eux qui discutaient pendant le cours. Il arriva et tendit le bras

"Aller ne me faite pas perdre plus de temps que ce qu'il me reste à vivre!"

Une de ses phrases préférées. Il obtint un prospectus dans les mains et il s'en retourna au tableau, en lisant le prospectus, le bras tendu, en forçant sur ses vieux yeux pour faire la mise au point

"Soul of Ireland, une violoniste venue de Sibérie hein? Je me permets de vivement rappeler qu'il est FORMELLEMENT interdit aux mineurs de se rendre dans un tel lieu et de consommer de l'alcool, d'ailleurs mademoiselle Orinne, vous allez sur le champs me rappeler la formule chimique d'un alcool secondaire ... alors ... rien ... vous ne savez pas n'est-ce pas! Comment toujours! Hoooooo fichu nondidiou de nondidiou!"

Tout le monde explosa de rire et, cherchant à tout prix à retenir son sourire, le vieillard continua son cours de mécanique des projectiles. Le cours se termina et la jeune élève vint redemander son annonce au vieux professeur

"Monsieuuuuur? Est-ce que je peux récupérer ma pub s'il vous plait je ...
-Je rien du tout Mademoiselle Orinne! JE vous interdis de continuer à vous conduire de la sorte en classe, votre avenir se joue à chaque instant ma pauvre enfant! Alors réveillez-vous et fichez moi le camp d'ici avec cette saleté!"

Nakor lui jeta la publicité au visage et la jeune fille, dans un sourire de remerciement, s'en alla en courant en disant simplement oui monsieur.

"Non mais quelle gourgandine celle là franchement!"

Nakor termina d'effacer son tableau et finit par se dire, qu'aller écouter une violoniste serait sans doute plaisant, lui qui jouait du piano et qui aimait tant la musique. Il resta là à réfléchir puis revint sur terre et hurla à la classe suivante qui attendait devant la porte

"Et à vous il vous faut quoi? Une invitation peut-être? Alleeeeeeeeeeeeeeeeeeeer!"

Et le cours suivant continua comme depuis prés de soixante dix ans! Le soir venu, Nakor s'était mit sur ce qu'il appelait son trente et un, un costume fait d'un pantalon en tergal noir, une chemise violette, un veston de garçon de café, une veste de costume noir, sa canne resplendissante et son chapeau haut de forme. Un dandy du dix-huitième siècle! Il monta dans sa voiture presque aussi ancienne que le style de son costume

Spoiler:
 

Il arriva aux abords du pub, trouva une place de parking et entra. Un Pub sympathique, et vraiment typique de la région irlandaise qu'il souhaitait représenter. Il entra et se mit à rire dés l'entrée, il savait par avance ce qui allait se passer : il allait s'assoir, on allait prendre sa commande et il allait commander ... du vin! Il adorait faire ça, les serveurs de ce genre d'endroit, généralement, détestaient cela, mais il fallait avouer qu'ainsi il s'amusait beaucoup. Et puis s'il buvait trop de bière, ce qu'il n'aimait de toutes les façons pas, il pourrait finir par faire une crise de goutte. Alors autant éviter ce désagrément de vieillard. Il avança avec sa canne dans le pub et finit par tomber sur quelqu'un dont il connaissait la voix, assise aux côtés de quelqu'un qu'il connaissait bien. Il prit place sans rien dire sur la table juste à côté et dit d'un ton guilleret

"Oui, la princesse Lemington! Cela t'irais très bien Samarah!"

Puis Nakor explosa de rire et, un grand sourire sur les lèvres, il salua les deux jeunes femmes puis termina là dessus

"Bonsoir à vous deux, vous faites bien de sortir vous aérer. Mais je ne savais pas que vous aimiez la musique sibérienne, ni même le violon. Vous me surprenez toutes les deux!"

Nakor avait une posture claire, il n'allait pas déranger les deux jeunes femmes longtemps, elles avaient peut-être envie de s'éloigner de l'Institut, de rencontrer des hommes et il n'allait pas jouer le grand père ennuyant de service, voilà pourquoi il posa son chapeau à côté de lui et se cala bien dans son fauteuil, ainsi, si elles avaient envie, elles pourraient parler au vieil homme et si non, elles pourraient se taire et lui resterait à regarder le spectacle dans un grand respect des générations jeunes et qui avaient besoin de vivre. Il héla donc une serveuse et lui dit, dans un sourire gigantesque

"Un verre de vin rouge ma bonne dame, et pas de la piquette infecte de votre étrange pays hein!"

Puis il explosa de rire sous les yeux d'une serveuse abasourdis d'entendre une telle demande et qui allait protester quand le vieil homme ajouta

"Aller aller, je n'ai pas toute la vie devant moi au cas où vous ne l'auriez pas remarqué."

Puis il continua de rire comme l'impossible vieillard qu'il était.

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MessageSujet: Re: [RP] Irish coffee et concerto Mar 26 Fév 2013 - 2:34

Lentement mais sûrement, la mutante se détendait, pour se laisser bercer par l’ambiance du pub. Elle laissa son regard se promener dans la salle, non pas pour s’assurer qu’il n’y avait aucune menace comme elle en avait l’habitude, mais plutôt pour s’imprégner de l’atmosphère. Il y avait beaucoup de jeunes dans l’assemblée et cela rappela cruellement à Samarah qu’elle n’avait plus vingt ans. Elle se surprit à penser que ces trente dernières années avaient finalement défilé sans qu’elle ne se rende réellement compte et cette constatation lui laissa un goût d’inachevé comme si elle était passée à côté de l’essentiel. La mutante se morigéna mentalement. Bien sûr qu’elle était passée à côté de l’essentiel, elle s’y était même efforcée volontairement ! Par peur de souffrir, de faire souffrir. Et surtout par crainte de tout perdre… Aujourd’hui, une part d’elle-même commençait à le regretter. Mais il était trop tard pour revenir sur ses choix et ses décisions, n’est-ce pas ? Elle devrait désormais les assumer jusqu’à la fin de sa vie.

Elle reporta son attention sur la carte. Son choix actuel, lui en revanche n’était toujours pas fait. Au moment où elle allait se laisser tenter par un irish coffee, elle entendit une voix l’appeler avant même de percevoir l’empreinte mentale qui y était associée et qu’elle connaissait pourtant très bien. Il fallait vraiment qu’elle se reprenne en main avant d’être complètement rouillée. Ses maux de tête avaient presque disparu, il était peut-être temps de laisser ses dons s’exprimer et de cesser de leur faire barrière depuis plus d’un mois.

Si elle n’avait pas perçu l’empreinte mentale de l’adolescente qui l’appela, elle en avait néanmoins reconnu la voix. Elle se retourna vers Aisling, un peu surprise de la trouver ici. Tout autant que pouvait l’être la fille de Sinead de retrouver la Cerbère en ces lieux, elle qui était plutôt réputée pour ne quitter son antre que très rarement. Aussi sa réponse fut quelque peu confuse :

"Euh… non, enfin je veux dire oui… en fait je ne sais pas, peut-être…"


Voilà une réponse aussi limpide que pouvaient l’être les abysses. La mutante se racla la gorge, le temps de remettre de l’ordre dans ses idées, elle ne s’attendait pas vraiment à tomber sur quelqu’un qui la connaissait en venant ici. Au contraire, c’était même plutôt pour fuir son environnement le temps d’une soirée qu’elle s’était finalement décidée.

"Et toi ? dit-elle enfin, pour retrouver une certaine contenance, tu ne m’as jamais dit que tu aimais ce genre de musique"

D’autant que l’artiste qui se produisait ce soir, semblait avoir un style vraiment particulier selon les critiques qu’elle avait reçues lors de ses précédents concerts.

Avant qu’elle ait pu protester, l’adolescente fut à ses côtés et mit fin à son choix cornélien en commandant deux bières. Ou du moins essaya avant de voir son entreprise avortée par une serveuse qui devait avoir l’habitude de ce genre de commande par des adolescents désireux de goûter cette boisson nationale sans pour autant y avoir droit. La mutante esquissa un sourire… qui s’effaça bien vite lorsqu’elle entendit la réplique d’Aisling. Qu’elle fasse passer la mutante pour sa sœur, à la limite. Ce n’était pas la première fois qu’elle y faisait allusion. Mais qui pouvait-elle donc espérer faire croire qu’elle avait à peine vingt et un an alors qu’elle approchait en réalité de la quarantaine. Samarah s’étrangla sous la surprise. Bon d’accord, elle n’était pas très grande et sa carrure plutôt fine et elle avait conservé un style vestimentaire assez jeune. Mais ses traits tirés ne tromperaient personne. Vingt et un an, vraiment ? Allons, un peu de sérieux quand même !

La serveuse s’en alla et avec elle, la promesse des bières irlandaises également au grand dam de l’adolescente. Mais son entrain ne faillit pas pour autant. Et avant qu’elle ne puisse crier gare, la mutante se vit affublée d’une rose rouge dans ses cheveux, les yeux ronds de surprise. Peu de personnes auraient osé faire ça, mais l’adolescente était une des rares personnes à pouvoir se permettre des choses que d’autres n’auraient jamais imaginé pouvoir tenter avec la Cerbère.

"Aisling…, murmura la mutante, à qui espères-tu donc faire croire que j’ai à peine vingt ans alors que j’en aurai bientôt le double ?"

Malgré tous les efforts de l’adolescente, le pragmatisme de la mutante serait difficile à combattre et encore plus en ce qui concernait la coquetterie. Se faire jolie ? Voilà bien une idée qui n’avait jamais vraiment effleuré l’esprit de la mutante. Elle n’était pas jolie… seulement quelconque. Et puis à quoi cela lui aurait-il servi de se faire belle ? La seule personne qu’elle désirait lui était inaccessible…En outre, elle ne s’était jamais considérée comme pouvant être attirante étant donné qu’en temps normal, on avait plutôt tendance à la fuir. Tout comme elle ne pouvait s’empêcher d’éprouver une certaine réticence aux contacts physiques. Aussi frémit-elle légèrement lorsqu’Aisling lui écarta une mèche de cheveux (qu’elle ne trouvait pas particulièrement rebelle mais au contraire plutôt utile car elle dissimulait son regard).

"Et puis sans vouloir t’offenser, bien qu’elle soit très jolie…je me sens un peu ridicule avec cette rose dans les cheveux"
avoua la mutante, incertaine

Elle pensait même qu’elle serait mieux dans les cheveux d’Aisling qui semblait particulièrement aimer les roses, chaque fois qu’elle la voyait, l’adolescente en avait avec elle !

"Elle aurait davantage sa place dans les tiens, tu sembles tellement apprécier les roses !" lui fit remarquer Samarah en s’écartant légèrement d’Aisling et en prenant délicatement la rose dans ses mains pour l’observer, l’air songeur.

Ce fut un rire qui l’extirpa de ses pensées. Un rire qu’elle ne connaissait que trop bien. Surprise pour la seconde fois de la soirée, la mutante leva la tête et découvrit…

"… Nakor ! Cesse de t’esclaffer ainsi, tu vas attirer l’attention ! Et je n’ai pas envie d’être vue, gronda Samarah en lui lançant un regard noir et songeant déjà que pour la soirée passée en toute discrétion, c’était raté ! De plus, s’il doit y avoir une princesse ce soir, ce ne sera certainement pas moi, mais Aisling ! déclara-t-elle finalement en se tournant à nouveau vers la jeune fille. Moi, j’ai passé l’âge de croire au prince charmant, je suis bien trop vieille pour intéresser quelqu’un…"

Elle prit un air qu’elle voulut faussement résigné, en espérant qu’il paraisse convainquant. Vieille n’était pas le terme qui convenait, mais plutôt intimidante ou alors trop ravagée par l’existence qu’elle menait peut-être...

*et surtout, je n’en ai pas l’envie…* songea la mutante pour elle-même, son cœur souffrant déjà assez, en silence

"Mais toi…
dit-elle en fixant Aisling dans les yeux, tu es jeune et tu as la vie devant toi, il faut que tu en profites !

*ne fait pas la même erreur que moi*

"Que je sois damnée davantage que je ne le suis déjà si un garçon ne te remarque pas ce soir. Avec toute… cette foule, il doit bien y en avoir au moins un ! Je suis surprise d'ailleurs, que personne ne t'ai déjà abordée ! A moins que je ne leur fasse peur ?"

Qui a dit déjà ne fait pas aux autres ce que tu ne veux pas que l’on te fasse ? La mutante ignorait en revanche qu’en voulait détourner l’attention de l’adolescente de ses propres problèmes sentimentaux, elle avait sauté à pied joints dans le plat de ses préoccupations actuelles…

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MessageSujet: Re: [RP] Irish coffee et concerto Mar 26 Fév 2013 - 18:48

‘’Hum.. ? Quelle musique.. ?’’

répondit distraitement l’adolescente, tandis qu’elle hélait une serveuse afin qu’elle vienne prendre leur commande. Réalisant alors qu’elle parlait de la fameuse artiste, enfin fameuse… Selon le prospectus, car une fois de plus Aisling ne la connaissait ni d’Adam, ni d’Eve an réalité, elle répondit d’un air insouciant à la télépathe :

‘’Ha non… Ce n’est pas ça, c’est juste que cette après-midi au lycée, des amies n’ont pas cessée de me pousser à venir voir cette fameuse Sibérienne, uniquement parce que elle passait dans un pub irlandais… Et comme je suis irlandaise… Tu vois le rapport ? tant mieux, parce que moi pas du tout. Bref, j’en ai eu assez de ma tonne de devoirs alors je me suis dit que finalement j’allais venir l’écouter histoire de me vider un peu l’esprit.’’

Acheva-t-elle alors, juste avant de faire son numéro à la serveuse qui ne s’y laissa assurément pas tromper un seul instant… Elle devait être sacrément expérimenté celle-ci, sans doute une vieille de la vieille comme on disais. Lorsque Samarah lui fit une petite, quoique assez gentille remarque sur l’exagération de son propos concernant ses vingt-et-un printemps, l’adolescente lui répondit par un simple sourire difficilement déchiffrable. Elle avait alors ôté la rose de son gilet afin d’en orner la chevelure de la mutante au demeurant terriblement négative, mais la encore celle-ci y trouva à redire… Dans le même temps, c’est le contraire qui aurait été quelque peu inquiétant en vérité. Mademoiselle Lemington n’était pas un adversaire facile, il fallait sans cesse revenir à la charge avant de la voir céder, ne fut-ce que d’un minimum de terrain. Dans ce but, Aisling comptait bien sur le lien tendre et affectif qui les unissait toutes les deux depuis qu’elle avait onze ans. En réponse à sa négativité, la jeune irlandaise lui répondit sur un ton des plus assuré :

‘’Ma chère grande sœur, sache que n’est ridicule que celui qui le veut bien. Moi et mon regard extérieur des plus neutre, nous te disons que cette rose te va à ravir et qu’elle t’illumine de fort agréable manière. Je me permettrais même d’ajouter une vérité vraie, qui est que on à l’âge que l’on veux bien se donner… D’ailleurs, tu en à la preuve tous les jours à l’institut avec le professeur Nakor… Tu trouve qu’ils à vraiment l’air d’avoir cent ans ?’’

Certes, l’âge du vénérable enseignent était quelque peu exagéré, mais de si peu finalement. Quand on avait son âge, on avait plus tant ou tant d’années, on était tout simplement un vieux bonhomme qui paraissait avoir toujours été là… Mais quel bonhomme ma foi, quel bonhomme… Aisling aimerait bien être comme lui lorsqu’elle aurait son âge… Enfin… Elle aurait bien aimé plutôt… l’exagération avait été commise pour arracher un sourire à Samarah et lui faire prendre conscience qu’il lui fallait relativiser son ‘’vénérable’’ âge, mais en faisant cela l’adolescente s’était ramené à sa propre mortalité plus si lointaine. Un soupçon de tristesse s’afficha alors sur son visage, que heureusement le reste de la réflexion de la télépathe dissipa rapidement lorsqu’elle se mit en devoir de lui répondre sur un ton des peu négligé :

‘’Nan, en fait je n’aime pas les roses tant que ça tu sais… Et puis de toute façon je n’ai pas une tête à rose. De plus, c’est à toi que je l’ai offerte, alors tu veux bien me faire plaisir et la replacer dans tes cheveux ? Au moins, juste pour ce soir…’’

Ailsing alors tenta le célèbre regard de petit chaton qui était le sien afin de convaincre Samarah d’accéder à sa demande, bien que celui-ci perdait de plus en plus de pouvoir d’efficacité avec les années passant. Mais heureusement, elle ne l’avait pas encore tout à fait perdue, comme pourrait en témoigner sa mère. Cependant, elle venait aussi de réaliser que l’affection pour les roses que lui assimilait la télépathe était une chose des plus dangereuse pour la pérennité de son secret concernant sa mutation, elle savait devoir à nouveau trouver une bonne diversion afin que la simple remarque ne se transforme nullement en profonde suspicion. Voilà pourquoi, après le regard de petit chaton elle lui dit encore :

‘’En fait, il y a un garçon au lycée qui semble plus ou moins intéressé par moi et comme sa mère est fleuriste il m’en offre régulièrement… Personnellement je ne le trouve pas terrible, mais qui suis-je pour refuser un cadeau, n’est-ce pas ? Et puis ce ne serait pas bien de le vexer… Mais surtout, n’en parle pas à ma mère sinon elle va vouloir le rencontrer, le connaître, tout ça… Ensuite ce sera les conseils pour ne pas faire les mêmes erreurs qu’elle, tu vois le genre ? A ce propos d’ailleurs, tu pourras lui dire que j’ai pris sa voiture sans lui demander son autorisation pour venir ici ce soir ? J’ai voulu essayer, mais impossible de lui mettre la main dessus,’’

Acheva Aisling, plutôt satisfaite de son mensonge. Le coup de l’amoureux ne mangeait pas de pain, car personne ne pourrait le vérifier et elle doutait assez fortement que Samarah en touche deux mots à sa mère étant donné qu’elle venait de lui demander de ne rien en faire. Accessoirement, en lui demandant de parler à sa mère pour la voiture empruntée sans autorisation, elle déviait subtilement l’attention de la télépathe. Un beau doublé, l’adolescente en arrivait parfois à se surprendre elle-même de sa fourberie forcée.

‘’Quoi qu’il en soit, je ne changerais pas d’avis sur le sujet Samarah, tu es vraiment belle comme une princesse avec cette rose dans les cheveux.’’

Une affirmation une seconde fois renouvelée en dépit du désaccord de la principale intéressée, que vint à point nommée appuyer le centenaire précédemment cité dans la conversation. Bien entendu, Samarah le rabroua légèrement plus vertement qu’elle n’avait osé le faire avec l’adolescente toute mignonne avec ses intentions délicates. Comme quoi, être jeune n’avait pas que des inconvénients en fin de compte. A sa décharge, il fallait toutefois bien reconnaître que Nakor n’était certes pas du genre à intérioriser ses démonstrations sonores et verbales. Mais le vieil homme qui avait sans doute tout vu et tout vécu, ne s’offusquait plus vraiment de quoi que ce soit maintenant, d’autant plus qu’il savait pertinemment que ce n’était pas bien méchant venant de Samarah. L’adolescente salua à son tour le vieux professeur, puis elle reporta brièvement son attention sur la télépathe qui venait, une fois de plus, de dire une énorme bêtise… Pourtant, elle était une personne intelligente…

‘’Tu te trompes Samarah, on est jamais trop jeune ou trop âgée pour aimer, l’amour fait fi du temps qui passe… Et il n’y a que toi qui puisse être une princesse, puisque tu es anglaise… Tu sais bien que les irlandais et la couronne, cela n’a jamais été le grand amour…’’

S’amusa à conclure Aisling, en faisant référence au passé, finalement pas si lointain que cela, ou son pays natal était animé d’une certaine animosité, pour ne pas dire d’une animosité certaine, envers la couronne britannique… Autre temps, autre mœurs disait le diction… Etait-ce vraiment la vérité au bout du compte.. ?

Cependant, l’avant dernier propos de la télépathe avait frappé de manière extrêmement douloureuse l’adolescente en son for intérieur. Toute la vie devant elle.. ? Si seulement cela était la vérité, songea-t-elle alors en déposant son visage sur ses deux mains jointes et en se perdant dans une brève contemplation rêveuse. Contrairement au souhait de celle qui était comme une sœur pour elle, cela n’arriverait jamais… En revanche, ce qui pourrait arriver c’est qu’elle pouvait faire en sorte que Samarah profite de tout ce temps que elle-même n’avait plus depuis l’émergence de sa mutation. Ce bonheur qu’elle lui souhaitait sans savoir qu’elle ne pourrait jamais y accéder, Aisling pouvait faire en sorte qu’il profite à la télépathe qui, en dépit de ses dires, avait encore de très nombreuses années à venir devant elle. Aussi malsain et macabre que cela pouvait sembler, c’était un peu comme un legs par-delà la mort, son ultime héritage après avoir fait un séjour sur Terre le temps d’un battement de cil cosmique… Son billet pour l’éternité, dirait sans doute un poète… Las, poète la jeune irlandaise ne l’était pas. Laissant finalement son visage rouler doucement sur se mains jointes, Aisling tourna un regard tendre en direction de la télépathe et lui répondit de façon assez abscons en affichant un sourire un peu triste et teinté d’un soupçon de regret éternel :

‘’Parfois, la vie est bien plus courte que l’on ne pouvais se l’imaginer tu sais… C’est aujourd’hui qu’il faut en profiter et non pas demain car, demain, il sera peut-être trop tard pour cela…’’

Ce fut une réponse courte, mais étonnement profonde pour une adolescente de dix-sept supposée avoir encore tout sa longue vie devant elle… c’était l’un de ces moments, rare et précieux même personne ne pouvais s’en rendre compte sur le moment, ou Ailsing se laissait inconsciemment allée à lever quelque peu le voile de sa solitude emprisonnée dans son terrible secret. Une sorte de porte ouverte, mais dérobée, que peut-être, sans le vouloir consciemment, elle espérait voir franchir par une personne… Quelqu’un… Mais comme à chaque fois, le voile retomba lourdement et la porte se referma rapidement jusqu’au prochain moment de faiblesse de l’adolescente. Celle-ci se redressa alors vivement en poussa un profond soupir avant d’ajouter :

‘’Houla… C’est que j’étais en train de devenir drôlement sérieuse là… Pour un peu, on aurait pu me prendre le professeur Nakor en train de nous faire un de ses cours barbant de physique. Heureusement que j’y ai échappée en allant dans un vrai lycée en ville.’’

Taquina–t-elle le vieille homme assis tout près d’eux, en accompagnant sa gentille moquerie d’un clin d’œil complice en direction du vénérable enseignant… Distraire les gens pour qu’ils oublient, c’est la base… Puis, elle revint plus particulièrement sur Samarah et lui dit encore :

‘’Non, non, rassures toi, tu ne fais pas peur aux garçons et en fait on risque de ne pas en voir un seul venir à nôtre table si cela peux te rassurer… Comme je voulais que l’on soit tranquille, j’ai demandé à une serveuse de faire passer le mot comme quoi on était en couple toute les deux.’’

Mentit encore un peu plus Aisling, tout en réalisant que, peut-être, la télépathe pourrait ne pas apprécier réellement la chose. Mais si cela suffisait à la désarçonner et lui faire oublier ce bref moment de transparence de sa part, ce ne serait qu’un tout petit prix à payer. Voilà pourquoi, elle ne lui laissa pas vraiment le temps de répondre en s’adressant immédiatement après au vieux professeur confortablement installé sur son siège :

‘’Vous disiez que c’est la musique qui est sibérienne ? Ce ne serait pas l’artiste qui le serait plutôt ? ou bien alors c’est simplement son nom de scène ? En tout cas, cela va certainement vous rappeler des souvenirs professeur, n’est-ce pas.. ? L’union Soviétique… Stalingrad… La seconde guerre mondiale… Toute vôtre jeunesse en fait, non ?’’

Se moqua ouvertement, mais toujours avec gentillesse, l’adolescente qui savait que le vénérable mutant ne le prendrait assurément pas mal… Mais il ferait sans doute semblant d’avoir été quelque peu heurté, c’était bien souvent là son habitude. Non, vraiment, il était sans doute la meilleure preuve pour Samarah que l’on avait uniquement l’âge que l’on désirait avoir.
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MessageSujet: Re: [RP] Irish coffee et concerto Dim 10 Mar 2013 - 17:35

Bien sur et évidemment, Samarah n'était pas contente quand on amenait l'attention de tous vers un groupe, si elle faisait parti de ce même groupe. Nakor s'était toujours demandé si c'était parce que son pouvoir, trop puissant pour être parfaitement contrôlé, la forçait à entrer dans l'esprit des autres et que de fait, des esprits concentrés sur elle étaient une sorte de porte ouverte assourdissante pour Miss Lemington. Comme depuis toutes ces années, plus d'une vingtaine où il connaissait et côtoyait Samarah, Nakor haussa des épaules, en souriant bêtement et continua de rire un peu. Une chance folle qu'il n'ait pas, depuis lors, le cerveau en bouilli pour avoir énervé la cerbère. Elle fit cependant une remarque qui fit siller le vieux professeur. Samarah pensait donc que l'amour c'était fini, qu'elle était trop vieille et que personne ne pouvait s'intéresser à elle. Nakor allait d'ailleurs répondre quand la jeune Aisling se permit de le faire. Il fronça alors des sourcils, cherchant s'il y avait une faille dans le discours de la jeune femme qui aurait dû être une élève du professeur. Mais il n'y en avait pas, il manquait juste un point de vu important dans l'amour : on ne peut être aimé que si l'on s'aime déjà soit même. Or, Samarah semblait se détester, la preuve en était de son discours, de son aspect physique trop souvent négligé et de son envie profonde de vivre un peu recluse et loin de tout le monde. D'ailleurs vraiment quelle surprise de la trouver là. Le vieux fou préféra dire autre chose afin de ne pas être trop sérieux en cette soirée tranquille ... pour le moment

"Mais voyez-vous ça? La jeune Mademoiselle Aisling écouterait donc avec attention ses cours d'histoires?"

Puis il se mit à glousser sur sa chaise et passa sa commande. Mais voilà que ... ho par tous les dieux! La gourgandine, elle se moquait du vieux professeur. Nakor pouffa et explosa de rire en disant

"Non mais alors ça! Quelle audace, sacrée jeeeeeeeeunesse!"

Puis il continua à rire en faisant semblant de lever un verre qu'il n'avait pas sur sa table. Symbole qu'il avait bien noté la petite blague pour détendre l'atmosphère et que c'était de bonne guerre. Aisling était brillante en tant que compagnie d'un soir : elle faisait tout pour dérider son auditoire et passer un bon moment, elle parlait donc beaucoup. Elle racontait de sottes histoires et se tourna subitement vers Nakor. Lui même, paru dubitatif et ouvrit grand les yeux en se tournant aussi vers elle, et en inclinant un peu la tête comme pour mieux tendre l'oreille et comprendre ce qu'elle disait du premier coup, se méfiant un tout petit peu de ce qui allait être dit. Voilà qu'elle parlait de Sibérie et de ses souvenirs. Tiens donc? Le professeur paru encore plus dubitatif mais cette fois, non pas suspicieux mais interrogatif. Que diable voulait-elle dire? Puis elle termina sa phrase. Nakor ne pu retenir un sourire qui grandit sur son visage et il explosa alors de rire quand elle termina. Il rit si fort qu'il frappa même la table de son poing. A ce même moment un serveur passa par là et le professeur répondit, en se tournant vers lui.

"Hooo non mais vous avez entendu? Hein? Vous avez entendu? Non mais répondez espèce d'imbécile!"

Le serveur n'en cru pas ses oreilles et balaya l'air devant lui de la main, comme pour dire qu'il laissait tomber une altercation avec un vieux taré dans la salle, sans doute déjà plein d'alcool à haut degré. Nakor continua de rire et prit la parole en direction d'Aisling cette fois, une vraie soupe au lait ce vieillard, capable de passer de l'insulte ouverte, au rire

"Non mais n'avez-vous pas honte jeune gourgandine? Stalingrad! Comme vous y allez! Je suis né en 1961 à Marseille moi Mademoiselle, dans le sud de la France, je n'ai pas fais la deuxième guerre mondial, je n'ai pas vécu en Russie durant la guerre froide ... ma jeunesse! Ai-je tellement l'air d'une momie fichu bon dieu? Je n'ai pas cent cinquante ans quand même, un peu de respect ... ha décidément, fichue jeunesse hein!"

Puis il continua à rire de bon cœurs, c'était vraiment une très bonne blague. Une fois calmé, il ajouta

"D'ailleurs j'aime à rappeler que dans ma jeunesse, sous Cléopâtre donc à vous entendre, on apprenait à lire! L'affiche présente la violoniste comme étant La Sibérienne. J'en ai donc déduis, du haut de mes deux milles quatre cent ans, que la personne qui allait se produire ici était sans doute d'origine sibérienne, que sa musique était donc aussi sans doute sibérienne et que, diable d'enfer, une vieille momie comme moi allait passer un bon moment. Pour peu que cette musique ne soit pas un foutu délire contemporain assourdissant et dissonant."

Enfin on avait posé son verre devant lui. Nakor jeta un très rapide coup d'œil en direction d'Aisling et Samarah et ajouta à la serveuse

"Et je vais aussi vous prendre cette pinte de bière, je vais avoir soif, il faut que je m'hydrate beaucoup.
- Mais Monsieur, c'est pour une autre table enfin et ...
- Et quoi? Vous n'avez qu'à aller en chercher une autre non? C'est votre métier non? Aller aller!"

Il posa un billet qui couvrait largement le vin, la pinte et un peu plus, elle s'en alla donc en insultant le vieillard dans sa barbe. Une fois débarrassé d'elle, Nakor fit glisser la pinte jusqu'à la jeune Aisling et lui dit tout bas, comme un conspirateur

"De la part de la momie, en espérant que cela diluera votre venin!"

Puis il se mit à rire et il dégusta enfin son vin. Oui, un vin correct, cela pouvait aller. Il termina là dessus

"Mais dites moi, si vous n'êtes pas une princesse irlandaise accompagné de la reine mère anglaise, qu'êtes vous?"

Puis espiègle au possible, Nakor observa les réactions de chacune des deux femmes. Une soirée amusante pour le moment.

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MessageSujet: Re: [RP] Irish coffee et concerto Dim 24 Mar 2013 - 14:09

Il y a de la beauté partout pour qui veut bien la voir. Voilà bien un adage que la mutante ne connaissait sans doute pas. Ou bien qu’elle se refusait d’appliquer. S’enquérir de son reflet dans le miroir tous les matins afin de vérifier que celui-ci dévoilerait aux autres ses atouts sans faillir, c’était là quelque chose que Samarah avait laissé aux autres femmes depuis longtemps. D’ailleurs, aucun miroir ne restait très longtemps intact lorsqu’il se trouvait dans les parages de la mutante. Pour la simple et bonne raison qu’elle ne supportait plus depuis longtemps l’image qu’il lui renvoyait…

Alors qu’elle écoutait Aisling tentant de la persuader sur le bien fondé de porter ou non cette rose, un léger sourire se dessina sur ses lèvres. Elle n’était pas entièrement d’accord avec les propos de l’adolescente.

"Je doute que tu sois réellement neutre et objective ! Et même si j’entends tes paroles, mon corps hélas me rappelle bien souvent qu’il n’a plus 20 ans "

Et ce n’était pas son enlèvement récent ni la torture physique qu’elle s’était elle-même infligée ces derniers mois qui aideraient un corps fatigué et meurtri à retrouver l’aplomb de sa jeunesse !

Depuis le temps qu’elle connaissait l’adolescente, Samarah savait comment cette dernière s’y prenait pour parler aux gens et plus particulièrement, la manière qu’elle avait de s’adresser à la mutante. Bien qu’elle ne fût pas flagrante pour un œil non averti, on ne pouvait nier une certaine complicité entre les deux femmes. Après tout, la mutante aurait très bien pu être la mère d’Aisling. Pourtant, jamais elle ne prendrait la place de Sinead, c’était inconcevable à ses yeux, aussi bien par respect envers l’Irlandaise que vis-à-vis d’elle-même. Cela n’avait jamais été clairement énoncé, mais l’adolescente semblait l’avoir compris aussi. Samarah ne deviendrait jamais mère, elle s’y était résignée. C’est donc une relation plutôt sororelle que l’adolescente avait développé au fil des années avec la mutante. Une relation que la mutante n’avait jamais réellement empêché de s’installer malgré sa manie de ne pas vouloir s’attacher aux gens. Signe d’une envie inconsciente de ne pas rester seule envers et contre tout ?

Elle ne pouvait en revanche pas nier que les paroles de l’adolescente, pour une jeune fille de son âge, demeuraient criantes de vérité. Samarah observait de son regard brun Aisling tandis qu’elle lui parlait. Il lui semblait parfois que celle-ci faisait preuve d’une maturité que peu de gens pouvait se targuer de posséder non seulement à son âge, mais aussi bien après. Pour l’avoir vécu, elle savait que les circonstances de la vie façonnaient les gens et leur devenir, formant ainsi leur caractère et leur personnalité. Aussi était-elle par moment curieuse de savoir ce que pouvait bien endurer l’adolescente pour afficher un regard déjà tellement adulte sur les choses. Bien sûr, elle aurait pu le savoir très facilement, mais Samarah s’interdisait de telles méthodes sur ses proches. Si Aisling désirait lui parler d’une chose en particulier, elle le ferait en temps et en heure. Si la mutante devait apprendre des choses, elle le ferait le moment venu. Pour l’heure et malgré tout le sérieux affiché par l’adolescente, les jardins conservaient leurs secrets et l’adolescente parvenait encore à éloigner les soupçons sans difficulté, avec humour ou bien en détournant habillement la conversation. Ce qu’elle fit une fois de plus en parlant de garçons prétendument amoureux, de son lycée et d’une voiture empruntée sans permission. La mutante balaya une fois de plus ses soupçons naissant et leva les yeux au ciel, l’air faussement outrée.

"Ce n’est pas la première fois que tu fais le coup il me semble ? Je ne te couvrirai pas tout le temps …"
dit-elle simplement, confirmant implicitement qu’elle entrerait une fois de plus dans la confidence mais qu'elle ne le ferait pas éternellement.

Samarah et Aisling se ressemblaient sur bien plus de points que ne l’aurait admis la mutante. Car qui était-elle au fond pour juger le comportement de l’adolescente ? Elle qui avait été la première à agir de la même façon. Se sauver au milieu de la nuit sans avertir personne pour se retrouver finalement emprisonnée dans une base du Cercle, frôlant la mort… Non vraiment sur ce coup-là, la mutante n’avait rien à dire. D’autant qu’elle avait mis en danger tout ceux qui s’étaient porté à son secours et à qui elle devait désormais la vie. Une dette difficilement supportable lorsqu’on s’appelait Samarah Lemington.

L’amour faisait fi du temps qui passe… disait Aisling

Samarah ne le savait aujourd’hui que trop bien. Et à bien y réfléchir, elle n’avait en rien contredit ce nouvel adage. Elle avait simplement précisé qu’elle n’intéressait personne. Cela ne voulait pas pour autant dire que personne ne l’intéressait elle ! Cela dit, la nuance était subtile. Et pour peu que l’on connaisse un peu la Cerbère, tout simplement inimaginable. Personne n’irait sans doute creuser le fond réel de sa pensée sur le sujet. Du moins l’espérait-elle. Faire semblant de rien se révélait finalement bien plus facile que de nier une vérité flagrante comme avait pu le constater la mutante au fil des années.

En revanche, elle restait persuadée qu’Aisling se trompait sur un point. Il était bel et bien trop tard pour elle… Trop tard… et surtout impossible. Elle devait s’en convaincre, pour apaiser son âme tiraillée entre la raison et cette pulsion qu’elle contrôlait de plus en plus difficilement.

La vie était courte, trop courte, cela elle le savait aussi. Tout comme elle était consciente d’en avoir gâché une bonne partie également. Absorbée dans ses pensées, elle sentit le sérieux des paroles de l’adolescente qui résonnaient encore dans son esprit mais elle ne détecta pas le voile qui passa devant ses yeux durant une fraction de seconde. Pas encore. Personne ce soir ne franchirait la porte entrouverte. Chacune gardant jalousement et surtout volontairement son jardin secret.

A leurs côtés, Nakor qui visiblement était incapable de faire preuve de discrétion, continuait de se faire remarquer, au grand dam de la mutante qui grimaça en l’entendant s’en prendre à une serveuse pour un verre de bière. Elle se retint néanmoins d’intervenir. Elle aurait été capable de l’envoyer valser sur le mur d’en face ! Cela n’aurait pas été raisonnable. Et encore moins discret que d’entendre le vieillard s’esclaffer. Mais elle l’aurait volontiers étranglé… si la déclaration d’Aisling ne venait pas de la pétrifier littéralement sur place.

"Tu as fait… QUOI ???" s’exclama la mutante, peut-être un peu plus fort qu’elle ne l’aurait voulu.

Derrière elle, un cadre en verre se fissura légèrement. Samarah pesta intérieurement avant de lancer un regard pénétrant à l’adolescente et inspira longuement pour retrouver son calme. Non mais quelle idée ! Aisling ne manquerait jamais de l’étonner. Or, la mutante détestait être surprise. Et accessoirement, elle ignorait si ce qui la dérangeait le plus dans les propos de l’adolescente demeurait son audace ou bien ce que cela sous entendait quant à… ses préférences sentimentales. Un visage se dessina dans l’esprit de la mutante. Un visage qu’elle chassa bien vite en balayant du regard la salle après une serveuse. Samarah avait soif. Elle ne pouvait pas se douter, la mutante n’était pas transparente à ce point. Ce n’était qu’une farce d’adolescente qui croyait bien faire pour avoir une soirée tranquille.

"Si je ne te connaissais pas Aisling, je jurerais que tu veux ma perte ! Après la falsification d’identité voilà qu’on m’accuserait de détournement de mineurs", déclara finalement Samarah avec un humour qu’on ne lui connaissait pas

En espérant que cela serait suffisant pour faire oublier le léger trouble qu’elle avait manifesté. Malgré sa réputation de Cerbère, certaines choses mettaient mal à l’aise la mutante. L’amour, les sentiments et tous ces comportements teintés d’eau de rose en général en faisaient partie.
Heureusement la serveuse qu’elle avait ‘appelée’ se présenta bientôt à leur table et y déposa sa commande. Son choix s’était finalement porté sur un irish coffee. Sans être totalement comparable à la bière tendue par le vieillard pour l’adolescente, peut-être que cela diluerait également ses incertitudes.

Elle déposa la rose sur la table et prit sa boisson. Elle but une gorgée et sentit le doux mélange de café et de whisky lui brûler la gorge. Pour quelqu’un qui ne buvait jamais d’alcool, ce n’était sans doute pas le meilleur choix de la soirée… Elle écouta distraitement Nakor et Aisling se chamailler à propos de Marseille et Stalingrad ainsi que sur l’identité de la musicienne qu’ils étaient venus entendre ce soir. Elle ne reprit la parole que pour répondre à Nakor. Avec ce que venait dire Aisling, il n’était pas question que ce vieux cinglé se fasse des idées qui n’avaient pas lieu d’être. Il fallait tuer les rumeurs dans l’œuf !

"Juste deux femmes désireuses d’écouter un peu de musique, que vas-tu donc imaginer ?"


Et son regard se perdit à nouveau dans la salle. Non vraiment, cette soirée ne serait pas aussi tranquille qu'elle l'aurait désiré.

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Moka Nielson

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Sinon, pas grand monde pour l'instant vu sa timidité.
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MessageSujet: Re: [RP] Irish coffee et concerto Lun 15 Avr 2013 - 22:58

Moka n’avait jamais eu de problème particulier avec les cours d’histoire. Cela dit, elle n’avait jamais eu de soucis avec les cours en particuliers. Toujours assise au milieu de la salle de classe et seule à sa table, elle était le une élève du genre sérieuse, plutôt bonne à l’écrit sans pour autant compter parmi la tête de classe, mais en même temps très discrète, désespérant les professeurs par son manque de participation. Elle appréciait les études. En plus, l’histoire était l’une de ses matières préférées. Elle n’avait pas vraiment d’intérêt pour les faits de guerre ou les listes de rois mais, en revanche, elle avait toujours beaucoup apprécié d’apprendre de nouvelles choses concernant des cultures anciennes, des sociétés différentes.

Mais, cette année, elle avait écopé de M. Richards, le professeur d’histoire le plus ennuyeux de tout le lycée. Il n’y avait aucun élève dans la classe qui ne se soit pas endormi au moins une fois pendant son cours. Et le pire était qu’il ne s’en rendait même pas compte, ou alors faisait systématiquement semblant, poursuivant son cours rébarbatif comme si de rien n’était.
Le vendredi après-midi, après avoir subi deux heures de physique avec M. Mandell, qui égalait son collègue historien en matière d’ennui, et une d’histoire avec M. Richards, même le plus studieux des élèves ne pouvait qu’espérer un miracle susceptible d’apporter un peu de couleur et de distraction à la classe.

Et, à seize heures, ce miracle arrivait toujours. En effet, lorsque sonnait la cloche qui séparait les deux heures qu’ils avaient à passer ensemble, le professeur, aussi exténué que ses élèves après sa matinée chargée, se souvenait systématiquement qu’un bon café lui ferait du bien. Il partait donc en salle des professeurs et laissait ses élèves livrés à eux-mêmes pour une pause de « juste une petite minute » qui en durait toujours au moins cinq.

A ce moment-là, la classe se métamorphosait. Les élèves placés par ordres alphabétiques se levaient d’un bond à peine la porte refermée et se ruaient dans le couloir pour discuter avec leurs amis, quitte à bousculer des chaises aux passages pour intercepter des amis à l’interclasse avant qu’ils ne partent à leurs cours respectifs. Les clans se reformaient, tous se racontaient toutes sortes de choses dans un brouhaha dense. Normal : cela faisait au moins une heure qu’ils ne s’étaient pas vus. Même les premiers de la classe se regroupaient et tenaient discrètement leurs conversations souvent mathématiques dans un coin.

Moka, elle, suivait discrètement le groupe et s’adossait, seule, contre un angle du couloir. Elle n’avait pas de clan. Elle n’avait pas vraiment d’amis, en fait, même en dehors de sa classe. Même en dehors du lycée. Elle n’était proche que de sa petite sœur Alexia qui, elle, était la coqueluche de sa classe de seconde. Elle n’avait tout simplement jamais eu l’assurance nécessaire pour chercher le contact avec les gens qu’elle ne connaissait pas.

Ce qui ne voulait pas dire qu’elle n’appréciait pas, elle aussi, ce genre de pauses. Déjà, le moment où M. Richards cessait de parler était toujours un soulagement. Ensuite, ne pas participer aux conversations ne signifiait pas ne pas les suivre. Moka restait dans son coin, immobile, invisible. Et elle écoutait. Elle savait des tas de choses sur les autres, et personne ne savait rien sur elle. C’était sans doute moins cool et moins intéressant que de discuter, mais ça avait l’avantage de faire passer le temps.

Regroupés tout près de la porte, les premiers de la classe semblaient en train de débattre de la théorie de la relativité. Pas très intéressant. La physique comptait parmi les matières où elle avait le plus de difficultés, et elle ne comprenait pas grand-chose à ce qu’ils racontaient.

A sa gauche, les garçons de l’équipe de base-ball discutaient de leurs matchs. Ils avaient gagné le dernier contre l’équipe scolaire de Manchester, et préparaient déjà celui de samedi prochain. Pas vraiment captivant non plus. Moka préférait les arts martiaux aux jeux de balle collectifs, ce qui s’expliquait sans doute par le fait qu’elle était toujours la dernière prise dans une équipe, comme si les gens ne se remémoraient son existence que lorsqu’ils la voyaient seule au milieu d’un espace vide, sans foule dans laquelle se fondre. C’était sûrement aussi parce qu’elle ne voyait pas l’intérêt de courir après un ballon.

En face d’eux se tenaient les bimbos. C’était les pires, et de loin. Toujours à parler de fêtes, de maquillages, de vêtements et de chaussures. Surtout de chaussures. Aux dernières nouvelles, Amanda en possédait très exactement 287 paires, contre 250 pour Elise et une centaine pour Emilie. Aujourd’hui, elles débattaient de la nouvelle coloration d’une célébrité dont j’oubliais aussitôt le nom. Selon une, ses cheveux étaient désormais ocre cuivré, selon la seconde, roux dorés, et selon la troisième, « blonds vénitiens mêlés de reflets cendrés ». Quel débat passionnant !

On en apprenait très vite beaucoup sur ces gens-là en les écoutant parler, mais il était vrai qu’ils devenaient vite lassants. Ils ne se renouvelaient pas.
Il était beaucoup plus intéressant, à vrai dire, d’écouter le dernier groupe, qui s’était aujourd’hui placé à peu près en face d’elle. Parmi elles, seule Aisling était dans sa classe. Le professeur d’anglais leur avait donné la veille un exposé à préparer ensemble, mais elles n’avaient pas encore eu le temps d’en discuter. En tout cas, ce n’était certainement pas maintenant, alors qu’elle était entourée de ses amies, que Moka allait aborder le sujet.

L’une d’elles mit littéralement sous le nez de sa camarade de classe une affiche qu’elle ne distingua pas bien, puis elles renchérirent d’arguments pour convaincre Aisling d’aller assister à ce concert d’une violoniste nommée la Sibérienne, dans un pub irlandais. D’après elles, même si elles ne venaient pas avec elle, elle ne pouvait pas ne pas aller à ce concert puisque le pub était irlandais comme elle.

Moka ne saisissait pas bien la logique de cet argument, mais je ne m’interrogeai pas plus longtemps, car M. Richards était de retour. Les groupes se dispersèrent et elle retourna subir l’épreuve du cours d’histoire, oubliant totalement le concert pour un moment.

Après cette dernière heure, elle rentra chez elle, à pieds. Elle savait sa mère prête à lui payer le bus, mais elle savait aussi qu’elle avait du mal à boucler nos mois, surtout avec les exigences vestimentaires de sa sœur, et ne voulait pas lui causer d’ennuis. Alors, chaque semaine, elle remettait discrètement dans la boîte qui leur servait de tirelire le billet qui lui avait été donné pour acheter ses tickets. Après tout, si elle ne traînait pas il n’y avait que vingt-cinq minutes à marcher.

Lorsqu'elle arrivait dans son appartement, il n’y avait jamais personne. Sa mère, en plus de ses cours de musique en collège, donnait le soir des cours dans une école de musique de quartier pour mieux faire chauffer la marmite. Et sa sœur, bien qu’elle ait un emploi du temps bien plus cool que le sien, finissant plus tôt presque tous les soirs, rentrait toujours plus tard, car elle passait ses soirées à faire les quatre cent coups avec ses amies.
Elle se servit un verre de jus d’orange pour se redonner un peu d’énergie. C’est là qu'elle le mot, aimanté à la porte du frigo, par lequel sa mère lui signalait qu’elle rentrerait très tard ce soir, car elle avait une réunion parents-profs après son cours de flûte traversière pour enfants. Cela voulait dire que, ce soir, elle allait devoir préparer le dîner. Dommage pour Alex. Moka se considérait comme une cuisinière exécrable. Enfin, ses desserts n’étaient pas mauvais, au contraire, mais elles ne pouvaient pas dîner de mousse au chocolat et de cupcakes, et il lui semblait rater invariablement tous ses plats salés.

Même si elle n'en avait aucune envie, elle me résigna ensuite à attaquer ses devoirs. Ils n’allaient pas se faire tous seuls – malheureusement.
Moins d’une demi-heure plus tard, alors qu'elle était certaine d’être totalement seule, elle entendit ma sœur l’appeler depuis sa chambre – enfin, ce qui devait être sa chambre et était finalement devenu sa penderie, raison pour laquelle elle dormait désormais dans la chambre de son aînée, ayant déménagé son lit.

« Moka ! Moka, j’ai besoin de ton aide, y a urgence ! »
Alarmée par le ton de sa voix, elle parcourus le mètre qui séparait leurs portes respectives et ouvrit sa porte.
« Qu’est-ce qui t’arrive ? »
En peignoir, pieds nus, cheveux encore humides, elle était assise par terre, entourée de ses quatre plus jolies robes.
« J’ai un rendez-vous, ce soir, et je sais pas quoi mettre. »
Elle se força à ne pas soupirer, sachant que ce rendez-vous devait être d’une importance vitale pour qu’elle vienne réclamer de l'aide. Alexia faisait preuve d’une certaine assurance avec ses amies, certes, mais elle n’avait pas pour autant une grande expérience des garçons – toujours plus que Moka, cela dit – et elle trouva touchant qu’elle s’adresse à elle.
Elle étudia donc sa demande avec le plus grand sérieux, et lui expose son avis pour chacune, éliminant immédiatement la noire, trop courte et trop moulante, ainsi que la blanche, trop transparente. Restaient la pêche et la bleue. Elle leva la seconde et tendit le tissu près de son visage, puis la posa sur ses genoux.

« Celle-là, ma puce. La couleur fait ressortir tes yeux, et puis tu sais qu’elle te fait une taille toute fine. »
« Oh, merci ! »
Elle poussa la gentillesse jusqu’à la coiffer d’un chignon simple mais élégant. Elle était plus douée pour faire des beautés à sa sœur que pour se préparer elle-même.

Lorsqu'elle eut terminé, la cadette se frappa le front, comme si elle avait oublié quelque chose.

« Au fait, Moka…Y a un truc que tu dois savoir. »
« Oui ? » Interrogea-t-elle suspicieuse.
« Cameron…il va venir ici, ce soir. »
« Oh. Tu profites de l’absence de maman, c’est ça ? »
« Oui. Et…ce serait cool si tu pouvais être absente aussi. Je lui ai promis qu’on serait seuls tous les deux. Tu ne pourrais pas aller chez une copine ? »
D’accord. Non seulement sa sœur invitait son copain à la maison avant moi, dans le dos de leur mère mais en plus elle la chassait. Et, bien sûr, elle lui demandait ça après avoir obtenu son aide.
Mais Moka aimait trop sa soeur pour lui refuser ça, alors elle se retrouva dehors en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire.

*Et maintenant ?* Se demanda-t-elle en descendant les onze étages de l’escalier. Ce n’était pas comme si elle avait réellement pu aller chez une copine. Elle n'avait pas vraiment d'amis, mais elle se sentait assez ridicule pour ne pas aller rappeler ce détail à sa sœur.

C’est alors qu'elle se souvint du concert. La Sibérienne, avaient-elles dit ? Elle ne connaissait pas cette artiste, mais était passionnée de musique, et écouter un morceau de violon la distrairait sûrement. Et puis, ayant elle-même commencé l’apprentissage de l’islandais très jeune, elle était, sans trop savoir pourquoi, sensible aux accents nordiques.
Et elle savait où était ce pub, le Soul of Ireland, même si elle n’y était jamais entrée. Le Sam’s Daughter, le bar où il lui arrivait le plus souvent de chanter, était situé dans la même rue.

Pourquoi pas, après tout ? Elle marcha donc jusqu’au lieu du concert, et en poussa la porte. L’endroit avait l’air chaleureux et ancien, avec ses murs recouverts de bois et son éclairage tamisé. Par ailleurs, il était bondé. Parfait. Elle n’aurait aucun problème à me fondre dans la masse.

Elle parcourut la salle à la recherche d’une table libre, n’en vit aucune. D’accord, peut-être un peu trop bondé quand même.
Une femme cria soudain, si fort qu’une vitre se brisa, et Moka tourna la tête dans cette direction. Brune, la quarantaine environ, le teint pâle, elle était assise à une table proche en compagnie d’un homme d’un certain âge et de…


« Aisling ? »
Elle réalisa immédiatement ce qu'elle venait de faire. Elle n'avait jamais parlé à Aisling auparavant. Il était probable qu’elle ne sache même pas son nom, ne l’ait même pas remarquée avant aujourd’hui. Elle venait de détruire son invisibilité. Et de se ridiculiser, sans doute, par la même occasion.
En plus, elle arrivait au mauvais moment.

« Désolée…ça m’a échappé. Je ne voulais pas déranger… »

Horps rp:
 

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Dernière édition par Moka Nielson le Jeu 9 Mai 2013 - 19:15, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [RP] Irish coffee et concerto Mar 16 Avr 2013 - 17:43

Le professeur Nakor avait ceci de plaisant, qu’il était toujours partant pour un bon amusement en dépit de son canonnesque âge. D’ailleurs, on était même parfois en droit de se demander si il était réellement un vieillard, tant il paraissait souvent bien moins sérieux que ses propres élèves de l’institut. L’écoutant sagement enchaîner dans l’exagération en évoquant la célèbre Cléopâtre et la jeunesse passé sous son règne, Aisling hocha régulièrement la tête de haut en bas et de bas en haut, afin de lui signifier son assentiment sans la moindre trace de honte sur le visage. Il profita d’ailleurs de l’occasion pour approfondir la réflexion qui l’avait conduit à penser que l’artiste qui allait bientôt se produire sur scène était bien une sibérienne et par-là même, sa musique également, Ce qui laissa l’adolescente quelque peu perplexe en dépit de son éternel assentiment de la tête… Un peu comme si elle ne voulait pas vraiment le contrarier… Les vieux, c’était plutôt susceptible lorsqu’il s’y mettait après tout, alors autant ne pas les contrarier, cela pouvait se révéler dangereux pour leur cœur fragile… Surtout lorsque l’on avait vécut sous le règne de la plus célèbre des souveraine égyptienne. Néanmoins, Aisling était par nature, pour ne pas dire par ethnie, sujette à la défiance et à la provocation, comme il seyait à tout irlandais digne de ce nom. Voilà pourquoi, après que Nakor lui ai gentiment procuré un exemplaire du breuvage interdit, au détriment d’un malheureux serveur qui ferait sans doute désormais en sorte d’éviter la table du vieil homme et des deux jeunes femmes qui l’accompagnait, l’adolescente s’en empara d’un geste de la main et leva la seconde fin de faire un signe de dédain en direction du mutant presque centenaire.

‘’Tss… Je suis irlandaise professeur, la honte je ne sais même pas ce que c’est voyons…’’

Et sur ce point, ce ne serait certes pas Samarah qui allait la contredire après ce qu’elle venait de lui avouer, concernant son affirmation comme quoi elle les avaient toutes deux déclarés ouvertement comme étant un couple de lesbiennes auprès d’une serveuse et, par extension, de tous le personnel de l’établissement, sans oublier une bonne partie de la clientèle masculine des lieux… Oui… Sur ce coup, Aisling avait vraiment frapper fort, il fallait bien l’avouer. L’adolescente enfonça d’ailleurs le clou encore un peu plus profondément, en se tournant brièvement dans la direction de Samarah et en lui décochant un bref clin d’oeil accompagné d’un sourire à mi chemin entre l’amusement et la séduction. Puis, elle revint sur le vieillard et lui dit encore sur un ton faussement moralisateur :

‘’Vôtre raisonnement concernant cette sibérienne est totalement illogique vieil homme, vous devriez reposer toute de suite ce verre de vin sur la table, car si vous dites déjà des bêtises avant d’être saoul je crains fort que vous ne finissiez par vouloir monter sur scène afin d’accompagner cette malheureuse artiste.’’

L’expression vocale de l’adolescente avait été presque hautaine, un peu comme lorsqu’un adulte s’adressait à un enfant afin de lui signifier qu’il faisait cela ‘’pour son bien’’, selon l’expression consacrée. Elle s’amusait là encore du vénérable professeur, ce dernier donnant finalement le bâton pour se faire battre à cette dernière. Aisling, toujours sa pinte de bière à la main, tourna alors son regard à nouveau en direction de la télépathe et, dans un sourire malicieusement non dissimulée, elle ajouta à l’encontre de cette dernière :

‘’Tu imagines.. ? Si jamais il se met à se lever pour aller sur scène.. ? Là c’est sur, plus personne ne pourra nous ignorer de tout le restant de la soirée… On deviendrait l’attraction numéro deux après cette sibérienne, sans le moindre doute.’’


L’adolescente n’avait, bien entendu, pas dit cela de manière tout à fait innocente. Samarah leur avait déjà fait la preuve de son mécontentement à propos de l’exubérance de Nakor, alors elle avait volontairement amplifier l’inquiétude de la mutante afin de la déstabiliser encore un peu plus qu’elle ne l’était déjà. Ce n’était certes pas bien méchant de sa part, mais après tout… Lorsqu’un mur se refusait à tomber, il fallait alors tenter de le fissurer afin de le fragiliser un tout petit peu. L’adolescente avait de la peine de voir la télépathe, celle qui était comme une sœur pour elle, se complaire dans son état de vieille fille solitaire et quelque peu sauvage. Elle le savait, sous l’épaisse couche de glace bouillonnaient des torrents de sentiments chaleureux et, sans doute, désireux d’apparaître au grand jour… Il fallait simplement quelqu’un pour fendre la glace et quoi de mieux pour ce faire, qu’un brise glace irlandais aux délicats reflets flamboyants ? De plus, Aiqling n’avait pas encore atteint son but qui était de faire endosser sa rose à la cerbère, foi d’irlandaise têtue et, sans doute, quelque part un peu bornée aussi.

Néanmoins, Aisling savait que en sa présence, la télépathe avait l’heureuse tendance à marquer un certain relâchement. En témoignait d’ailleurs ses quelques pointes d’humour, certes maladroites, mais tellement rassurantes pour l’adolescente qui savait ainsi que tout espoir n’était pas encore perdu. Celle-ci la taquina d’ailleurs encore un peu plus lorsque, lui répondant qu’elle ne la couvrirait pas éternellement pour ses petits ‘’oublis’’ faussement involontaire, elle esquissa un geste distrait en lui rétorquant lascivement que c’était d’accord, mais qu’elles en reparleraient un peu plus tard… Au prochain ‘’oubli’’, certainement.

L’adolescente aimait bien taquiner ainsi la mutante tant redoutée. C’était son petit truc bien à elle, un plaisir que peu de gens pouvait s’enorgueillir de pouvoir pratiquer sans en subir les terribles conséquences. Bien entendu elle avait parfaitement conscience qu’elle pouvait finir par aller un peu trop loin un de ces jours, mais, même si ce dernier voyait son pouvoir décliner doucement mais sûrement avec le temps, la jeune irlandaise comptait bien sur son célèbre regard de chat potté afin d’attendrir la féroce cerbère. Un regard, que d’ailleurs elle lui porta brièvement du coin de l’œil afin de lui signifier tout de même que sa désinvolture apparente n’était pas tout à fait sérieuse.

Ceci étant dit, Avec son mensonge à propos de leur relation interdite, Aisling avait bien remarqué qu’un certain trouble avait pris naissance chez sa ‘’grande sœur’’ de cœur habituellement si imperméable à ce genre d’émotion. Venait-elle de lui découvrir une faille, sans même l’avoir véritablement cherché ? C’était assez difficile à dire, mais le bruit du miroir proche se fissurant sembler vouloir abonder en ce sens. Aisling se rapprocha alors de Samarah au plus près, voire même de façon très proche et, une fois à son côté, elle lui glissa son bras autour du sien et lui dit d’une voix qu’elle voulu volontairement basse afin que elle seule et le vieux professeur puissent l’entendre :

‘’ Je sais que l’institut à des moyens financiers assez conséquents, mais je pense qu’il serait préférable d’éviter les frais superflus tu ne penses pas ?’’

le propos avait été accompagné d’un sourire, cette fois-ci naturel et des plus sincère… Presque tendre, pourrait-on même dire. En cet instant présent, il n’y avait plus ni plaisanterie, ni taquinerie d’aucune sorte que ce soit… Juste l’adolescente et son extrêmement précieuse amie sœur, qu’elle ne voulait pas véritablement mettre dans l’embarras… Elle l’aimait bien trop pour lui faire cela, assurément.

Toutefois et sachant combien ce genre de moment intime pouvait embarrasser Samarah, surtout devant des témoins, notamment anonymes, l’adolescente se laissa tout de même aller à une petite facétie en déposant son visage sur l’épaule de la mutante et en rajoutant d’une petite voix presque timide :

‘’Mais il ne faut pas avoir honte, tu sais… L’amour s’affranchit de tout, même du sexe des gens… Mais peut-être que tu me trouve trop vilaine pour toi.. ?’’

L’interrogation avait tout autant pour but de lui occuper l’esprit, que de la pousser à laisser son pouvoir au profit de quelque chose de bien plus profond, de bien plus humain finalement. L’adolescente côtoyait des mutants depuis bien assez longtemps maintenant, pour avoir appris une chose sur eux : S’ils oubliaient partiellement leur pouvoir, celui-ci ne se déclenchait pas de manière instinctive en dehors d’un extrême danger… Et même si Samarah était une très puissante télépathe, peut-être même la plus puissante à l’heure actuelle, elle n’en demeurait pas moins une simple mutante au même titre que n’importe quel autre mutant sur Terre… Et puis… Sans vouloir se vanter, Aisling avait un petit côté étrangement apaisant, sans doute était-ce lié à la nature originale de sa propre mutation. Des roses aux fragrances délicates, quoi de plus apaisant en fin de compte.. ?

‘’Tu n’aimes pas les rouquine, c’est ça ? Ou alors c’est les bouclettes ? peut-être que tu ne me trouve pas assez féminine pour toi.. ? Moi, je t’aime comme tu es tu sais… Tu es ma beauté ténébreuse…’’

Acheva finalement Aisling, toujours dans l’esprit facétieux d’apaiser la télépathe, sans pour autant l’obliger à se mettre à nue en public. Toutefois, le fin de son propos n’avait pas été entièrement mensongère. Il était vrai, qu’elle aimait Samarah comme elle était… Tout comme il était vrai aussi, qu’elle l’avait toujours vue comme une beauté ténébreuse depuis le tout premiers jour, du haut de ses onze printemps à peine révolu. Mais de cela, l’adolescente s’était toujours bien gardé de lui en parler. Elle pensait pouvoir lui en parler un peu plus tard, lorsque l’âge adulte lui aurait permis de se débarrasser de cette stupide pudeur propre aux adolescents immature qui pensait avoir toujours le temps d’avouer leurs véritables sentiments à ceux qu’ils considéraient comme des êtres chers et précieux.

C’était là, encore un moment ou la réalité de sa tragique situation se confrontait à son désir absolu de n’en rien laisser paraître… Un aveu à demi avoué, baignant dans une nature tendancieuse des plus troublante. Un soupir vint alors, presque inconsciemment, ponctuer ce curieux moment d’intimité qui ne voulait pas dire son véritable nom, en s’échappant doucement des lèvres closes de l’adolescente qui espérait ne pas avoir véritablement blesser sa précieuse Samarah. Lorsque la télépathe tenta de mettre les choses au point avec le vénérable professeur afin que ce dernier n’aille pas se faire des fausses idées, allègrement alimentées par les facéties douteuses de la cadette du trio,, celle-ci esquissa à nouveau un léger sourire et renchérit en disant à son tour, tout en serrant encore un peu plus le bras de la télépathe :

‘’Exactement, juste deux femmes qui s’aiment beaucoup et qui sont venu écouter une hollandaise jouer de la musique bavaroise dans un pub irlandais, en se faisant appeler la sibérienne.’’

Et comme pour appuyer son évidente moquerie envers le professeur Nakor, l’adolescente se comporta comme une sale gamine en lui tirant ouvertement une langue bien rose sans se faire voir de sa chère et tendre qui la surplombait de toute sa hauteur.

Entre ses gentilles chamailleries mutuelles avec le vénérable enseignant et son attitude tendancieuses envers Samarah, la soirée s’annonçait plutôt animé, tout au moins jusqu’à ce que la susnommée sibérienne fasse son apparition sur scène. C’est alors qu’une voix résonna à travers la salle. Une voix pas vraiment familière, mais en même temps pas tout à fait inconnue aux délicates oreilles de la jeune irlandaise. Dans un réflexe de pure curiosité, celle-ci releva alors la tête de l’épaule de la télépathe, sans pour autant se détacher de son bras et laissa son regard se perdre sur la salle jusqu’à ce que ce dernier tombe finalement sur une autre adolescente qui était en train de la regarder en retour. Elle la connaissait.. ? Hum… A priori non, mais cependant son visage ne lui était pas entièrement inconnu. Fronçant légèrement les sourcils en un signe évident de profonde réflexion, Aisling demeura dubitative en fixant la nouvelle venue durant une poignée de seconde avant de finalement s’écrier :

‘’Haaa… C’est toi…’’

Ce qui pouvait plus ou moins se traduire par ‘’je ne sais pas qui tu es, mais comme je ne veux pas passer pour une imbécile je fais comme si je savais qui tu est’’. Une tactique de diversion aussi vieille que le monde, ou peu s’en faut, mais qui faisait toujours son petit effet, sans le moindre doute. L’adolescente ajouta encore :

‘’Qu’est-ce que tu fais là ? tu es venu écouter cette fameuse sibérienne, toi aussi ?’’


Ailsing, toujours à la recherche du prénom de la jeune fille qui ne lui était pas aussi inconnue que cela, se tourna ensuite vers Nakor et Samarah et leur dit :

’’C’est… Une fille de ma classe…’’


Débuta-telle, afin de temporiser quelque peu la suite…Mais c’était déjà un bon début, elle s’était rappelé qu’elle faisait partie de sa classe… Mais c’était quoi son prénom déjà.. ? Quelque chose d’assez peu courant, ça c’était certain…

‘’Elle s’appelle… Vodka ! Oui, c’est çà, Vodka…’’

Se hasarda à avancer l’adolescente, qui trouvait que cela sonnait de façon plutôt familière dans son esprit. En tous cas, le ‘’ka’’ lui disait quelque chose, ceci était certain. Vodka était un drôle de prénom, mais après tout… Tous les goûts étaient dans la nature comme on disait après tout, même les plus mauvais.
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MessageSujet: Re: [RP] Irish coffee et concerto Dim 28 Avr 2013 - 21:52

Nakor observa le petit manège de la plus jeune des trois mutants présents. Voilà un certain temps qu'il n'avait pas passé sa soirée dans un bar et encore moins avec une jeune élève présente à ses côtés. Il en avait donc presque oublié à quel point les murs de l'école permettaient, de part leur fonction, de modifier à ce point le comportement des jeunes gens. Ayant été enseignant durant les soixante huit dernières années il avait donc presque oublié que dans sa salle de classe et avec ses méthodes il disposait d'une autorité qui bridait l'arrogance de la jeunesse, alors qu'à l'extérieur de la sacro-sainte école, la fougue reprenait le dessus, ainsi que l'envie de faire de l'esbroufe en public. Mais il n'était pas à ce point déconnecté de la réalité, au contraire, en bon scientifique, il avait toujours prit grand soin de rester proche de la jeunesse et de leur manière de penser. Ne serait-ce que pour mieux les manipuler durant ses cours. Il étrécit donc le regard et, à la simple prononciation du mot irlandais, il gloussa, avant de lâcher, avec un accent proche de ceux des anciens irlandais, qui roulaient le r

"Les irlandais! Crinière rousse, affalés sur le sol, inaptes à s'en relever tant ils se sont submergés de bières, que se soit dans le gosier ou sur leur triste personne, tout de vert vêtu!"

Puis reprenant son accent habituel, sans plus de trace de r étrange

"Pff, la honte est inscrite sur vous, vous en êtes l'incarnation plutôt oui!"

Et voilà, blague cynique contre blague cynique. La monnaie de la pièce avait été rendue et les deux protagonistes semblaient contents de leurs petits effets! Elle attaqua ensuite l'homme de science sur la logique, ce qui le fit exploser de rire. Il enchaîna alors en gardant la tête bien droite, sans même regarder la fille de sa vieille amie

"Hooo la petite gourgandine, elle ose me parler de logique et de raisonnement alors qu'elle ne suit aucun de mes cours et que donc, elle ne sait même pas ce que c'est que la logique! Hooo oui une sacrée petite gourgandine que voilà!"

Puis il tourna la tête en direction d'Aisling et leva son verre pour trinquer. Elle passa ensuite son temps à ennuyer Samarah, en parlant de relation, de sexe et d'autres fadaises qui n'arrivaient qu'à moitié, voir au quart, aux oreilles du vieux monsieur. Il était absorbé par les préparatifs des musiciens et se demandait donc qui était cette femme qui allait se promouvoir ici ce soir. Mais Samarah interpella le professeur quand il posa une question et Aisling répondit à la suite d'une cerbère fort sérieuse. Le physicien-chimiste ouvrit grands les yeux et, débité de tant de gourgandinerie, hocha de la tête, de gauche à droite, en soufflant

"Bon sang, mais nous n'en tirerons rien de cette entêtée ... il faudra que j'en parle à Sinéad!"

Tout cela dit avec un grand sourire, il n'était pas vraiment très sérieux durant cette tirade. Mais voilà qu'une jeune fille entra et qu'elle fut présentée, si cela peut se dire ainsi, par Aisling. Le vieil homme resta presque choqué et surtout dubitatif. Il tourna la tête vers Samarah et glissa

"Non vraiment ... nous n'en ferons rien!"

Personne ne s'appellait Vodka enfin! Puis se tournant vers la jeune arrivante.

"Et bien, bonsoir Mademoiselle!"

Ne sachant pas trop si Aisling allait inviter cette fille à rester avec eux, ou si elle allait l'éloigner.

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MessageSujet: Re: [RP] Irish coffee et concerto Sam 4 Mai 2013 - 20:13

Il y avait du mouvement sur la scène. L’artiste n’allait sans doute pas tarder à apparaitre. Tandis que la mutante scrutait discrètement chaque visage qui à leur tour cherchait à apercevoir la mystérieuse Sibérienne, elle entendit Aisling et Nakor se chamailler gentiment à ses côtés et les laissa mener leurs joutes verbales bien tranquillement. L’adolescente lui décocha au passage un clin d’œil qu’elle jugea plutôt surprenant et Samarah fit mine de lever les yeux au ciel, à la fois amusée et… elle n’aurait su le dire exactement.

Aisling n’était pas Irlandaise pour rien et elle faisait digne honneur à sa patrie ce soir. Mais où allait-elle donc chercher cette énergie ? C’était là un mystère de plus pour la mutante, qui au contraire de sa cadette, ne se souvenait pas d’avoir fait preuve d’autant de fougue dans sa jeunesse. Certes, les évènements ne s’y prêtaient pas vraiment. Mais Samarah n’avait jamais été quelqu’un de réellement très expansif, mais plutôt une personne distante et réservée.

Et elle ne s’arrêtait jamais ! Cette fois, elle s’adressa à la mutante et celle-ci fut parcourue par un frisson d’horreur durant un instant. Elle ramena son regard sombre autour de la table et le posa sévèrement sur le vieillard avant de déclarer abruptement :

"S’il ose faire ça, non seulement, je peux t’assurer que je me ferai un plaisir de lui réduire son cerveau en bouillie
, elle appuya ses dires d’un regard en direction du vieillard, mais en plus, toute la salle aura la chance de bénéficier d’un tabula rasa d’au moins 24h…"

Et la mutante était plus que sérieuse, le ton de sa voix quasi glacial ne faisant que confirmer sa détermination. Il était hors de question qu’ils se fassent remarquer davantage ! Nakor avec son exubérance naturelle et Aisling avec ses blagues douteuses en avaient déjà assez fait ! La patience –certes limitée- de Samarah mais surtout son agoraphobie chronique qu’elle contrôlait de justesse n’en supporterait sans doute pas davantage !

Malheureusement, l’adolescente semblait en avoir décidé autrement et c’est avec un plaisir non dissimulé qu’elle réattaqua la télépathe à coup d’œillades et de sourires taquins. A croire qu’elle cherchait réellement à la déstabiliser pour pouvoir la… repousser dans ses derniers retranchements ? Même si elle ignorait totalement pourquoi la jeune irlandaise se donnait tant de peine pour arriver à ses fins. La mutante avait déjà vécu des choses fort peu agréables durant sa vie, la dernière en date et non des moindres n’était autre d’ailleurs que son enlèvement. Cela lui donnait donc quelques longueurs d’avance pour mieux résister aux assauts tendrement machiavéliques de l’adolescente. Si elle avait pu résister à la menace brûlante du feu, quelques clins d’œil et autres remarques impertinentes ne devraient pas se montrer aussi insurmontable, n’est-ce pas ? Elle se demanda seulement si elle y parviendrait encore longtemps… Il le fallait pourtant. Le masque qu’elle portait depuis des années pour dissimuler ses secrets avaient commencé à se fissurer, elle en avait parfaitement conscience. Mais il était primordial que personne d’autre à part elle-même ne s’en rende compte ! Lorsque l’on connaitrait ses faiblesses, elle deviendrait vulnérable. Mais pire encore, elle ne serait pas la seule en danger. Et rien que cette idée la terrifiait. Aisling était peut-être têtue, mais Samarah l’était encore davantage lorsqu’il s’agissait de protéger une personne chère à son cœur des dangers dont elle deviendrait la cible si… la mutante n’était pas assez forte pour conserver tout ça enfoui, comme elle le faisait si bien depuis des années. D’autant qu’à présent, des dangers, il y en aurait bien d’autres à affronter… Non, vraiment, pour le bien de tous, elle devait continuer à taire ce qu’elle cachait. Samarah en demeurait profondément persuadée. Et il s’avérait difficile de faire changer d’avis un Cerbère !

Mais quand un bout de verre brisé de quelques centimètres carrés décidait de s’en mêler…

Soudain, l’adolescente prit la mutante par le bras, comme le ferait de vieilles amies, sans lui laisser le temps de réagir et se laissa aller aux confidences. Samarah se mordit légèrement la lèvre. Foutu cadre !

"Certes… "

Et maintenant ? Il fallait trouver quelque chose à dire pour écarter les soupçons. Quelque chose de convainquant !

" J’ai… quelques problèmes de concentration depuis que je me suis réveillée. Le Dr Velasquez a dit que cela pouvait arriver après un traumatisme important"

Bien que fine manipulatrice dans l’âme, il fallait reconnaitre que par moment, Samarah ne se révélait guère aussi douée que son amie humaine pour manier l’art du mensonge. Le fait que certaines choses avaient vraiment le chic pour vous mettre dans l’embarras n’aidant certainement pas, bien entendu ! Cela ne serait sans doute pas suffisant pour noyer le poisson face à la ténacité dont pouvait faire preuve Aisling. Néanmoins, elle espéra sincèrement qu’en incluant la femme médecin, cela renforcerait peut-être sa maigre justification et à défaut de la rendre concluante, au moins plausible. Elle risqua même un coup d’œil au vieillard comme pour appuyer ses dires et leur assurer une certaine sincérité. Si Nakor, du haut de son grand âge entrait dans son jeu sans même le savoir et l’approuvait, ses paroles gagneraient sans doute le poids de la vérité aux yeux de l’adolescente.

Adolescente qui au demeurant, restait pendue à son bras tel un navire à son ancre luttant contre la tempête. Et au grand dam de la mutante, elle semblait bien décidée à ne pas en rester là ! Elle revint à la charge et cette fois, elle n’y alla pas de mains mortes, attaquant la mutante sur un terrain…réellement dangereux pour elle. Samarah ne cilla cependant pas sous l’avalanche de questions qu’elle jugeait pour la plupart un peu trop déplacées mais son corps se tendit imperceptiblement alors que son regard se posait sur la rose, toujours sur la table. Beauté ténébreuse… Samarah faillit s’étrangler. Ce qu’il ne fallait pas entendre tout de même ! Elle se dégagea légèrement, éloignant doucement son épaule de la tête de l’adolescente et déclara le plus fermement possible, du moins l’espérait-elle :

"Jeune fille, veux-tu bien arrêter de raconter des bêtises ? "

Malgré qu’elle se trouvait en terrain glissant, la mutante légèrement mal à l’aise se voulait à nouveau sérieuse.

"Tu es très belle avec tes boucles rousses et tu es de loin la plus féminine de nous deux, Aisling, cela elle le pensait sincèrement et surtout ce n’était pas difficile à deviner. Ce n’était pas en affirmant une telle vérité, décelable aux yeux de tous, qu’elle se fourvoierait. Moi je n’ai plus l’avantage de la jeunesse et je suis… fatiguée."

* Banale et épuisée.* pensa amèrement la mutante

Le corps émacié et les traits tirés. Non vraiment, rien d’exceptionnel et de réellement attirant, pour qui que ce soit, encore moins digne du moindre intérêt !

"Sans oublier que j’ai mauvais caractère ", ajouta-t-elle sur un ton plus léger, au travers d’une nouvelle tentative d’humour pour ramener la discussion vers un sujet de conversation plus léger et surtout des chemins moins dangereux.

La mutante ponctua son affirmation d’une gorgée d’Irish Coffee. Elle n’en n’appréciait pas vraiment le goût, du à l’alcool sans doute, mais la chaleur était réconfortante. Samarah sentait sans trop savoir pourquoi –une vertu cachée de l’Irish Coffee peut-être ?- ses muscles se détendre petit à petit tandis que les paroles d’Aisling se frayaient un chemin dans son esprit. Bien sûr que l’amour s’affranchissait du sexe des gens, tout comme il se moquait de leur couleur ou bien encore de leur race, certains couples humain-mutant l’ayant prouvé de nos jours. Pour ceux du moins qui étaient prêts à l’assumer et se moquaient éperdument du regard des autres. Seules les personnes étroites d’esprit condamnaient encore aujourd’hui ce qu’elles jugeaient être un amour non conforme, une relation dictée selon leurs règles, établies par la société et les gens bien-pensant depuis des temps ancestraux. Mais il n’y avait rien de moins conventionnel que l’amour ! Car il frappait sans prévenir…

Alors qu’Aisling trouva encore à se chamailler avec le vieux professeur, celui-ci se tourna vers la mutante, faussement dépité et elle lui rendit un fin sourire. L’audace, au contraire, pensait la mutante, ouvrait parfois bien des portes. Aisling irait loin dans la vie si elle le désirait, songea encore Samarah sans se douter un instant de l’actuelle impossibilité de cette simple déduction. C’est à cet instant qu’une une voix inconnue interpella Aisling. Samarah en profita pour se dégager totalement de l’adolescente et reporta son attention sur la nouvelle. Elle semblait connaitre Aisling, qui la leur présenta sous le nom de Vodka. La mutante eut un regard intrigué pour l’inconnue qu’elle sonda par réflexe comme elle le faisait avec des gens qu’elle ne connaissait pas.

"Vodka ? Tu es sûre ? C’est un peu particulier d’appeler son enfant par le nom d’une boisson, non ? "

Comme pour souligner son interrogation, elle posa son regard brun sur l’adolescente, qui paraissait maintenant embarrassée de les avoir déranger. Si on commençait avec les noms de boissons alcoolisées… pourquoi pas Téquila tant qu’on y était ! Néanmoins, Samarah était une personne polie et elle salua l’adolescente

"Ravie de te rencontrer chère demoiselle"



Spoiler:
 

Soudain, les premières notes de musique s’élevèrent de la scène. Une femme y était apparue, sans doute pendant qu’ils discutaient. Assise sur une chaise ancienne, légèrement penchée, sa longue chevelure noire descendait jusque dans le bas de son dos et masquait en partie son visage. Silencieuse et concentrée, entourée d’un halo de lumière bleutée, elle tenait son violon avec une certaine grâce et son archet avec légèreté. Elle semblait ne pas avoir conscience de la foule qui l’entourait dans la salle. Ses mains et le violon ne faisaient plus qu’un et les notes qui s’en échappaient donnaient naissance à une mélodie d’une rare intensité. Peu importe finalement qu’elle soit Bavaroise ou Finlandaise, elle était visiblement talentueuse. Et c’était tout ce qui comptait pour les gens venus l’écouter, car ils étaient désormais tous absorbés par sa musique.

Samarah, comme les autres, écouta le morceau de la Sibérienne, fascinée par la justesse de la musique. C’était de la belle musique, de celle qui vous touchait en plein cœur.


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Moka Nielson

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MessageSujet: Re: [RP] Irish coffee et concerto Ven 28 Juin 2013 - 14:38

Moka comprit très vite qu’Aisling ne la reconnaissait pas vraiment. Cette dernière reprit la parole avant qu’elle n’ait eu le temps de lui venir en aide, et l’interrogea sur la raison de sa présence.

- Oui, c’est ça. Je n’ai pas pu m’empêcher de vous entendre, cet après-midi, et la musique me passionne. Je me suis dit que ça pourrait être intéressant de venir écouter.

Sa camarade se tourna ensuite vers ses compagnons afin de la présenter. Elles étaient bien dans la même classe, et il semblait clair qu’elle avait finalement réussi à la situer. Vodka, ce n’était pas tout à fait Moka, évidemment, mais les sonorités de ces deux noms étaient plutôt proches, et il était évident qu’elle ne pouvait pas l’avoir confondue avec une autre.

Le vieil homme à lunettes qui était assis à la table d’Aisling murmura quelque chose à leur compagne aux cheveux sombres, puis ils se tournèrent tous deux vers elle. Il la salua, tandis que la femme la dévisageait avec attention. Il la salua, tandis qu’elle interrogeait Aisling sur le prénom Vodka. Ce n’était certes pas le sien, mais Moka n’était pas moins original…et il s’agissait également d’un nom de boisson. La jeune fille sentit le rouge lui monter aux joues, tout en songeant une fois encore qu’elle aurait préféré porter un nom classique mais joli, à l’instar de celui de sa sœur Alexia.
La femme la salua à son tour, ce qui lui permit de reprendre contenance.


- Bonsoir à vous aussi. Veuillez m’excuser. Je…je m’appelle Moka, en fait. Déclara-t-elle en enroulant nerveusement une mèche blonde autour de son doigt.

Les premières notes fusèrent subitement, en provenance de la scène. L’artiste se tenait sur un siège ancien, nimbée de lumière bleue et légèrement inclinée sur un violon. Moka ne connaissait pas ce morceau, mais sans doute était-il une composition de la Sibérienne elle-même. Elle était talentueuse. On sentait qu’elle vivait chaque note dans toute sa profondeur.
Captivée, Moka se laissa porter par la musique, toute gêne oubliée.


Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: [RP] Irish coffee et concerto Mar 9 Juil 2013 - 18:34

*Vieux schnock !*

Songea affectueusement Aisling, en souriant au vénérable professeur. Si le corps de ce dernier était presque centenaire, son esprit, quand à lui, tenait une forme que pourrait lui envier bien des gens âgés d’une trentaine d’années. Toutefois, l’adolescente à l’insolence sans nom décida de ne pas poursuivre sur la voie de l’impertinence avec Nakor. En toute chose il fallait savoir raison garder et savoir ou se terminait l’amusement et ou commençait l’irrespect. En dépit des apparences, sa mère lui avait donné une excellente éducation et le respect des anciens faisait partie intégrante de ses valeurs humaines. Pourtant, il y en aurait encore beaucoup à dire sur les français, c’était certain… Mais elle ne s’avouait pas vaincu pour autant, il y aurait un autre lieu, une autre occasion de taquiner le vieil homme sur ses origines de mangeurs de grenouilles.

Et puis… Même si la fougueuse irlandaise refuserait toujours, même sous la torture de l’avouer ouvertement, cela l’amusait d entendre le vieux machin sortir ses expressions d’un autre temps comme gourgandine. Au fil des années leur relation était un peu devenu comme une sorte de jeu du chat et de la souris. Sa pseudo condition de non mutante lui avait comme donné un statut à part au sein de l’institut, sans oublier qu’elle était la fille de l’une des responsables de l’institut. Là ou Nakor voyait également de mutants à former, dont certains possédaient des pouvoirs très liés à leurs émotions et donc avec lesquels il fallait savoir tenir une certaine rigueur afin d’éviter les accidents, avec Aisling il s’agissait plus d’une relation de grand-père à petite fille et, de toute évidence, la réciproque était sans doute vrai. L’adolescente n’avait jamais connu ses grands-parents après tout et le mutant facétieux avait toujours été ce qui s’en rapprochait finalement le plus… Et quoi de plus normal, que de s’amuser avec son grand-père ? C’était même un devoir, assurément. Pour la jeune irlandaise qui avait débarqué à l’institut avec sa mère au début de sa pré adolescence, le fait que ce dernier soit une famille n’était vraiment pas une formule toute faite, assurément. Elle regrettait simplement de ne pas pouvoir en profiter encore très longtemps…

De son côté, Samarah paraissait être quelque peu mal à l’aise suite à ses déclarations dont certaines, assez osées et à la limite du sérieux et de la facétie. La encore, c’était presque un devoir que d’embêter de la sorte sa grande sœur. Mais surtout, elle voulait la faire réagir, la sortir de cet état quasi léthargique qui était le sien de puis sa sortie de coma. Aisling voulait faire renaître la Samarah du début, la femme forte qui l’avait tant impressionnée, pour ne pas dire un peu effrayée, lors de ses premiers mois à l’institut, la femme qui, avec sa mère, avait été érigée en modèle de référence pour son propre devenir. Certes, la cerbère lui répliquerait sans doute qu’elle n’était pas un exemple à suivre si jamais elle savait cela, mais même une aussi puissante télépathe que l’anglaise ne pouvait juger avec équité sa propre personne.

L’adolescente, en apparence sans-gène, trouvait cependant l’attitude désemparée de la mutante très touchante. Elle éprouvait à son égard une tendresse immense, dont elle affichait, certes assez maladroitement, les preuves en la taquinant comme elle le faisait depuis le début de la soirée. Aisling avait parfois des mots, des gestes, des attitudes parfois légèrement équivoques, mais après tout… Ne disait-on pas qu’il n’y avait qu’une très mince frontière, entre l’amitié et l’amour ? Entre l’amour filial et l’amour tout court ? Finalement, tout n’était qu’une simple question d’interprétation, n’est-ce pas ?

Lorsque Samarah lui dit qu’elle était jolie, bien plus qu’elle ne l’était elle-même au jour d’aujourd’hui, la jeune irlandaise soupira lascivement en fermant les yeux afin de profiter encore un peu plus du contact de l’épaule de la télépathe et lui répondit dans un soupçon de sincérité assez rare en cette soirée déjà bien avancée :

‘’La véritable beauté n’est pas toujours celle qui resplendit le plus, tu sais… Bien souvent la beauté du corps dissimule une laideur intérieure que l’on n’ose pas avouer à autrui, de peur de voir de la déception et de la peine dans les regards des gens que l’on aime plus que tout au monde.’’

C’était, là encore, une déclaration étonnement sérieuse au milieu de toutes les taquineries dont Ailsing avait jusqu’ici gratifiée Samarah. Etait-ce un aveu déguisé, de sa propre laideur intérieure ? Car en dépit de l’apparence désinvolte et toujours joyeuse de la jeune irlandaise, celle-ci ne se trouvait pas aussi belle que semblait le penser la télépathe, avec ses nombreux mensonges, ses nombreuses dissimulations. Ses abus d’affection afin de mieux tromper ses proches et les leurrer sans vergogne et en faisant fi de leurs sentiments, faisait d’elle un véritable monstre, l’adolescente le savait. Ses raisons étaient bonne, elle n’en dotait pas un seul instant, mais si tous les moyens étaient bon, cela ne rendait pas pour autant ces derniers plus noble. Qu’importe, Aisling avait depuis longtemps décidé qu’il était préférable de supporter toute l’infamie de son comportement sournois et machiavel, si cela lui permettait de retarder au maximum le peine que finirait par ressentir tôt ou tard ses proches. Elle ne pourrait malheureusement pas l’éviter, à moins d’un miracle, mais au moins pourrait-elle l’atténuer au maximum.

Malgré tout, Samarah semblait être un peu trop embarrassé pour que l’adolescente habituée à l’art de la dissimulation, ne discerne pas un petit quelque chose d’étrange dans sa véhémence à se refuser à la beauté et au rapprochement plus que proche dont elle la gratifiait depuis de très longues minutes maintenant. Est-ce que elle–même lui dissimulait quelque chose ? Est-ce que sa pseudo tentative de séduction l’avait réellement troublé, au point de laisser naître en elle un soupçon de sentiment confus et équivoque ? Voilà qui serait une situation aussi nouvelle que totalement inattendue, sans le moindre doute. Mais avant que l’adolescente ne puisse lancer un nouvel assaut sur la personne de l’anglaise qui avait fini par se détacher complètement de son emprise tendre, l’apparition de Moka vint troubler la suite des évènements.

Bien entendu, le vénérable mutant, toujours prêt à donner une leçon à ‘’la gourgandine’’ objecta immédiatement lorsque Aisling avait présenté sa camarade de classe sous le prénom peu orthodoxe d’une bien vilaine boisson alcoolisée venu de l’est de l’Europe. Il fut d’ailleurs soutenu par le doute, légitime, de Samarah, qui trouva également que c’était là un prénom plutôt étrange. Quand la principale concernée, une fois son profond sentiment de gène surmonté, rectifia la demie vérité en donnant son véritable prénom, Aisling enchaîna en disant :

‘’Vous y avez cru, n’est-ce pas ? Soyons sérieux voyons, personne n’oserait appeler sa fille vodka, ce serait idiot. Donc, voici Moka et comme je vous le disais, elle est dans la même classe que moi au lycée.’’

Le tout avait été dit avec un aplomb des plus effronté, à la limite de l’honnêteté la plus indécente .. Elle était irlandaise, elle avait donc dit la vérité quitte à emprunter les chemins de traverse afin de justifier de sa vérité et avoir le dernier mot. Fort heureusement pour elle, la musique émanant de la scène commença à résonner avant que Samarah ou Nakor ne puissent lui répliquer quoi que ce soit. La lumière du pub se fit soudain plus tamisée, afin de rendre plus éclatante celle dirigée sur l’artiste nommée la sibérienne et son violon. Voyant que Moka restait debout et immobile sans trop savoir quoi faire, Aisling lui tira doucement sur le poignet afin de l’inciter à s’asseoir à ses côtés en lui disant :

‘’Aller, assieds-toi, puisque tu es venu après m’avoir entendu parler de cette soirée avec les autres, tu ne vas pas rester toute seule à une table comme, une pauvre petite orpheline abandonnée de tous, non ?’’

Parfois, l’adolescente ne s’embarrassait pas vraiment de subtilité, quitte à choquer. En l’occurrence, l’image qu’elle avait évoqué dans sa phrase n’était que le reflet du sentiment que lui inspirait parfois Moka lorsqu’elle la voyait au lycée, embourbée dans son apparente et sans doute énorme, timidité… Un sentiment qui, à première vue, n’était pas très familier à la jeune irlandaise.

Désormais prise en sandwich entre la puissante télépathe qui ne devait pas s’imaginer être plus en sécurité avec la venue de la petite nouvelle et Moka, Aisling imita finalement ses compagnons de tablée en se laissant doucement bercée par la magie de l’archer glissant majestueusement sur les cordes du violon de ladite sibérienne. Si sa musique avait quelque chose de mystérieux et d’envoûtant, son apparence n’était pas en reste sur ce point / Brune, ténébreuse pour ne pas dire légèrement glacial quelque part… Son aura de mystère était encore augmentée par la dissimulation de l’un de ses yeux derrière le rideau de fils soyeux, qui semblait être aussi léger que le vent. En un mot comme en cent, tout chez cette artiste inspirait l’attraction presque inconsciente. Aisling avait entendu dire que la musique pouvait parfois être hypnotique chez les artistes d’exceptions, mais Jamais elle n’aurait imaginer en rencontrer un dans un simple pub sans prétention.

Des les premières notes, l’attention de tourte la salle paraissait avoir était capté, on n’entendait plus un seul bruit, pas même celui des verres des clients. Tous semblait attirer irrésistiblement par cette artiste, aussi mystérieuse qu’elle était finalement inconnue.

Perdue dans sa contemplation de la musicienne, Aisling ne perçu pas immédiatement le trouble qui montait doucement en elle. Son sentiment de sérénité du à la beauté de la mélodie et à l’interprétation qui en était fait, fut tout d’abord envahi par un simple gloussement qu’elle ne considéra pas comme étant d’une grande importance. Mais dans les secondes qui suivirent le gloussement se fit plus pressant. De chronique, il devint alors jaillissant et dans un réflexe, la jeune irlandaise mit immédiatement sa main devant sa bouche et écarquilla fiévreusement les yeux en comprenant enfin ce qui était en train de lui arriver. Pas maintenant se dit-elle alors en son for intérieur, dans un sentiment de panique qu’elle tentait de dissimuler du mieux qu’elle le pouvait, pas maintenant. Mais l’adolescente savait ce qui était en train de lui arriver, le docteur Velasquez l’avait bien mise en garde… Et elle savait très bien comment cela allait finir.

Brisant soudainement l’ambiance sereine, la jeune irlandaise s’excusa sans se départir de sa main devant sa bouche en un ultime rempart bientôt dérisoire auprès de ses compagnons de table, avant de forcer rapidement et sans plus attendre le passage obstruée par la présence assise de sa camarade de classe. Une fois debout dans la salle, Aisling se précipita alors sans la moindre hésitation en direction des toilettes du pub ou elle disparu en l’espace de quelques secondes seulement, laissant Samarah, Nakor et Moka dans l’expectative la plus complète.
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Nakor

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MessageSujet: Re: [RP] Irish coffee et concerto Mar 16 Juil 2013 - 22:45

Nakor était content! Ses petites remarques avaient enfin mouchées la jeune petite effrontée. Elle ne continua pas à mener sa charge contre le vieil homme et se mit même à paraitre pensive. Le vieux professeur était donc satisfait de voir qu'il pouvait encore rivaliser dans une joute verbale éhontée avec la jeunesse sur laquelle il avisait son savoir de pédagogue presque centenaire. Mais d'un autre côté, si avec de jeunes étudiants il aurait plus rapidement fait preuve de distance, avec Aisling ça n'était pas la même chose. Elle était la fille d'une vieille amie, et quelque part, un peu comme une petite fille, certes une vilaine satanée petite gourgandine, mais sa petite vilaine à lui. Il lui sourit donc d'un air entendu, avec toute la chaleur dont était capable le vieux bonhomme. Il se concentra sur son verre, désormais scandaleusement vide et vociféra en direction d'un serveur

"Heyyy? Heyyyy? Heyyyyyy! Vous là bas espèce de demeuré! Non mais vous êtes complètement sourd ou quoi?"

Le jeune serveur, qui avait déjà subit la lubie du vieillard irascible ne trouva rien d'autre à faire que de faire un bras d'honneur au beuglant nonagénaire, pendant que le patron et les autres serveurs avaient le dos tourné. Nakor, comme à son habitude, outré, ouvrit grands les yeux et avança son visage d'un mètre au moins tant il essayer de vraiment voir ce qu'il voyait. Et là, le barrage se rompit

"Cooooooommennnnnnnt! Non mais comment osez-vous espèce de décérébré, attardé mental, monstre, voleur, sanglier, limace, sangsue, vampire, immondiiiiice ... huuuuuuuuuuuuuuuu!"

Le serveur n'écoutait même plus, il s'en était allé. Une de ses pauvres jeunes collègues s'approcha en demandant

"Vous désirez quelque chose Monsieur?
- Cheval, rat, saligot, sa... euuu pardon? Oui oui, je voudrai un autre verre de vin bien sur, s'il vous plait mademoiselle.
- Je vous amène ça tout de suite Monsieur."

Puis la jeune fille s'en alla laissant là un Nakor pensif. Il secoua la tête de gauche à droite pour revenir un peu sur terre quand la jeune acolyte d’Aisling arriva. Elle fut maladroitement présentée. Cela fit sourire l'enseignant qui attendit la suite, avec un plaisir non feint. Moka était aussi très original finalement. Par habitude et respect le vieillard inclina légèrement la tête.

"Non, ne vous excusez donc pas ma chère."

Puis Nakor planta un regard accusateur dans celui d'Aisling, lui indiquant qu'il serait peut-être de bon ton qu'elle la libère ou l'invite à s'asseoir mais qu'elle ne la laisse donc pas attendre ainsi. Elle prit donc place et la musique commença. Cela fit fermer les yeux au professeur de physique chimie, qui fut transporté, la corde vibrante et accompagné de quelques battements sonores parfois sur le temps et parfois à contre temps. Se laissant porter, les doigts de Nakor, pianiste, accompagnèrent un peu machinalement les la, les sol et les ré qu'il entendait de ses vieilles oreilles. Il murmurait parfois

"Un, deux, trois, quatre, un, deux, trois, quatre ... "

Et ainsi de suite, puis les crescendos le firent monter dans les limbes de ses souvenirs. Un mélange plutôt entre ses souvenirs et son imagination. Des plaines enneigés, des traineaux, de grandes étendus sauvage, un silence de plomb, du vent polaire, des pins, et cette musique. Lui, au milieu de tout cela, sa femme morte voilà tant d'années, à ses côtés, chaudement blotti contre lui, avec une toque russe et un manteau à grande fourrure autour des mains. Ainsi passait sa vie sous les coups d'archets de la musique. Puis elle se termina très soudainement, ramenant avec violence le vieil homme sur terre. Il ouvrit les yeux et se leva pour applaudir à tout rompre mais il fut arrêté : Aisling venait de le bousculer et de se précipiter vers les toilettes, l'air très inquiète. Nakor devint très rapidement plus sérieux que jamais et se tourna vers Samarah et Moka

"Elle n'avait absolument pas l'air malade ... encore moins avec une seule bière dans le sang."

Nakor se leva et allait se mettre à avancer mais il s'arrêta net en se tournant vers son amie

"Bon sang! C'est à toi d'y aller, je ne peux pas entrer dans les toilettes des dames Samarah! Aller, va."

Nakor reprit sa place et ses mains se mirent à trembler, comme le très vieil homme qu'il était.

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Miss Lemington

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MessageSujet: Re: [RP] Irish coffee et concerto Sam 3 Aoû 2013 - 12:22

Une fois les présentations faites, la jeune fille qui se prénommait en fait Moka –et non Vodka- avait pris place à leurs côtés. Toute impressionnante qu’elle aurait pu paraitre (à condition que Moka connaisse l’identité de celle dont elle rejoignait la table, ce dont Samarah doutait fortement à moins qu’Aisling n’ait crié sur tous les toits du lycée qu’elle côtoyait de près la redoutable Cerbère) la mutante s’écarta avec bienveillance pour lui faire de la place. C’était la première fois qu’elle rencontrait une des amies d’Aisling depuis sa décision de suivre des cours en dehors de l’Institut. Et cela lui fit plaisir. En dépit de son choix qu’elle n’avait pas vraiment compris à l’époque mais néanmoins respecté, cela prouvait que l’adolescente était parvenue à s’intégrer sans difficulté. En fait, lorsqu’elle leur avait annoncé sa décision, c’est ce qu’avait redouté la mutante avec le plus d’appréhension. Qu’en sachant où elle vivait, la jeune fille ne soit cataloguée et écartée. Un peu comme elle l’avait été elle-même lorsqu’elle était plus jeune finalement… Samarah posa son regard sombre sur la nouvelle venue, renvoyant ses tristes souvenirs là où étaient leur place : au fond de sa mémoire.

"Cela fait longtemps que vous côtoyez les mêmes cours ?"
demanda-t-elle, curieuse d’en découvrir un peu plus sur la vie d’Aisling lorsqu’elle n’était pas entre les murs de l’Institut

Samarah écouta ensuite d’une oreille les explications de Moka données à Aisling car elle était en définitive indirectement responsable de sa venue au concert. Et tandis que la musique avait commencé à bercer les personnes présentes dans la salle, les paroles de l’adolescente –une fois de plus emplies de justesse- résonnaient dans l’esprit de la mutante. Elle avait bien conscience que la véritable beauté était intérieure. Une belle personne ne l’était pas par son apparence, mais bien par ce qu’elle décidait de faire de sa vie, les actions qu’elle réalisait tous les jours pour les autres, y compris la plus insignifiante à priori, pourvu que cela puisse aider quelqu’un. A ce titre, la mutante, comme bien d’autres, aurait pu être considérée comme une belle personne. Même si elle avait probablement réfuté cette possibilité depuis longtemps et qu’il serait difficile –voire impossible- de la faire changer d’avis. Par habitude dans sa volonté de détachement systématique peut-être. Ou bien, pour ne pas décevoir les personnes qui l’entouraient comme le soulignait si justement l’adolescente. Car la mutante, malgré ses efforts quotidiens pour veiller sur les pensionnaires de l’Institut, avait bien conscience de ce qu’elle avait enfoui au fond d’elle, ce qu’elle y dissimulait depuis toutes ces années. Et ce n’était pas beau. La rancœur, la vengeance et la haine. Un trio de laideur dont il était préférable de ne pas étaler l’existence si on ne voulait pas passer pour un monstre.

Les notes avaient à présent envouté tous les esprits et chaque personne présente profitait à sa manière de la musique. Nakor avait fermé les yeux et semblait plongé dans ses souvenirs, la jeune Moka assise à côté d’Aisling ne quittait pas la Sibérienne des yeux, véritablement captivée par la musique. Et pour la première fois depuis longtemps, Samarah se sentait véritablement apaisée par la mélodie quasi hypnotique de cette inconnue, mais non moins talentueuse, musicienne. Elle n’avait même pas réprimandé le vieillard pour sa rudesse largement déplacée et surtout totalement injustifiée vis-à-vis du pauvre serveur qui lui avait apporté son premier verre mais se refusait visiblement à continuer d’assouvir la soif du vieillard. Quant à son sentiment de gène, suscité par les propos de l’adolescente, elle était parvenue à le dissimuler. Et si un visage hantait encore ses pensées lointaines tandis qu’elle se laissait bercer par le talent de la violoniste, seule Samarah en avait conscience à présent. Aisling avait parlé de beauté. Pour Samarah, cette musique était belle. Tout comme cette enchanteresse mystérieuse qui avait envouté la salle. La mutante l’avait observée pendant qu’elle jouait. Des traits fins dessinaient son visage et ses gestes étaient précis. Ils dénotaient non seulement l’habitude et la concentration, mais aussi une certaine volonté de perfection. La musique habitait véritablement la jeune femme sur scène qui n’avait pas levé les yeux une seule fois sur la salle, perdue dans sa propre mélodie et toujours nimbée de cette mystérieuse lumière qui renforçait cette impression d’envoutement dans lequel elle avait plongé la foule  du Soul of Ireland. Son corps et sa longue chevelure semblait onduler au rythme de ses notes.

La fin du premier morceau fut accueillie par une salve d’applaudissements d’un public ravi. La musicienne se leva enfin et posa alors ses yeux clairs sur la foule. Aucune émotion tangible ne transparaissait sur son visage malgré la prouesse musicale qu’elle venait d’effectuer. Elle parcourut rapidement l’assistance de son regard cristallin avant de s’incliner légèrement, en signe de remerciement. Puis, elle leva gracieusement son archet qui semblait surgir des reflets bleutés de la lumière tamisée et entama son deuxième morceau. La tête penchée sur son violon, ses cheveux encadraient son visage mais avaient dévoilés ses yeux qu’elle gardait à nouveau fermés pour mieux se concentrer.

Samarah n’eut cependant pas le loisir de découvrir plus longtemps ce nouvel émerveillement musical car Aisling, saisie d’un haut le coeur, se leva précipitamment pour disparaitre sans plus de cérémonie dans les toilettes. Cela mit fin immédiatement à l’enchantement. Et la mutante fut brusquement ramenée  à la réalité. Soucieux, Nakor s’était déjà levé pour intervenir, avant de se souvenir qu’il aurait été indécent de sa part de pénétrer dans cette partie de l’établissement. Cependant, Samarah ne l’avait pas attendu pour réagir et alors qu’il la priait de rejoindre Aisling, la mutante était déjà debout

"Veille sur Moka, on ne sait jamais qu’il y aurait quelque chose dans les verres… " dit-elle simplement avant de s’éloigner, envisageant déjà un tas d’explications autre que l’ivresse. Car à moins de ne pas supporter l’alcool, on n’était pas ivre après un verre. Sur ce point, elle était bien d’accord avec le vieillard.

Les portes des toilettes s’ouvrirent avant même qu’elle n’y parvienne, sous un ordre mental impulsif mais bref. Si elle n’avait pas été aussi inquiète, elle aurait été satisfaite de constater que ses capacités se pliaient toujours aussi bien à sa volonté lorsque la situation l’exigeait. A l’intérieur, ce ne fut pas difficile de repérer où se trouvait Aisling, il suffisait de se fier au bruit… La mutante s’approche doucement de la porte concernée et se retint de la défoncer mentalement pour s’assurer de l’état de l’adolescente.

"Aisling, est-ce que tout va bien ?"

Si sa voix restait calme, la Cerbère n’en demeurait pas moins réellement inquiète.

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MessageSujet: Re: [RP] Irish coffee et concerto Ven 4 Oct 2013 - 18:39

Après avoir littéralement fendu la distance qui séparait la table des membres de l’institut, tel un éclair roux, des toilettes pour femmes du Soul of ireland, Aisling fonça sans réfléchir dans la porte des dites toilettes et s’y engouffra aussi rapidement qu’une ombre fuyant la lumière vive et pressante d’un jour naissant. Sur le moment, elle ne pensait absolument pas à la suite des évènements. Elle ne pensait pas à Samarah, au vieux professeur ronchonneur contre tout et rien à la fois, ni même sa camarade de cours qui, pour le coup, avait du trouver son comportement des plus cavaliers. Elle ne pensait pas que, une fois de retour dans la salle, elle devrait leur donner une explication aussi crédible que bien évidemment mensongère, afin d’apaiser leur dévorante curiosité mâtinée d’une pointe d’inquiétude aussi sourde que sans doute maladroite pour certains d’entres eux.

En fait, le jeune irlandaise ne réfléchissait même pas le moins du monde. Elle avait pénétré dans les toilettes pour dames, telle une petite sauvageonne apeurée, avec une seule et unique pensée presque instinctive : trouver refuge à l’abri des regards curieux, afin de soulager son corps de ce malaise aussi incommandant que terriblement dérangeant. Fort heureusement pour l’adolescente, les toilettes pour dames du pub ou elle passait la soirée était loin de ressembler à ceux d’un palace de luxe, ce qui se traduisait donc par des espaces aussi restreint que, par chance, très rapidement accessible depuis l’entrée de la pièce. Sans prendre le temps de se regarder dans les quelques miroirs qui tapissaient le murs des lavabos ou les clientes de l’établissement se lavaient les mains ou bien encore se refaisait une petite beauté aussi rapide que finalement vaine, Aisling pénétra instinctivement dans le troisième box, qui était le seul à avoir sa porte légèrement entrouverte. Le gain d’une fine poignée de secondes n’avait en réalité aucune incidence sur le déroulement des évènements, mais ainsi était fait la nature humaine, tellement prompte à croire qu’elle agissait toujours de la plus judicieuse des manières.

Une fois isolée à l’intérieur du box et invisible au moindre regards curieux, Aisling referma vivement la porte, sans pour autant en tourner le verrou afin de s’assurer d’une intimité toute naturelle en pareille circonstance. Elle avait de plus en plus de difficulté à retenir le flot déferlant qui poussait en elle comme le faisait une gigantesque masse d’eau contre le mur d’un barrage et c’est à l’ultime seconde ou Aisling se mit à genou tout en relevant frénétiquement le protège cuvette d’un bleu pâle assez joli, que finalement sa bouche s’ouvrit, presque contre son gré, afin de se libérer de cette vague irrésistible qui l’assaillait depuis plusieurs secondes… Des secondes, qui pourtant lui avait semblé être des longues heures interminables, tant l’adolescente avait craint de s’humilier publiquement, ainsi que ceux qui l’accompagnait, en ne se montrant pas forte assez longtemps afin d’atteindre les toilettes salvatrices. La situation lui était déjà bien assez gênante, pour qu’elle désire éviter des explications ainsi que des excuses publiques, pour avoir troublé la soirée et le moment magique que semblait avoir créer cette artiste mystérieuse au talent certain. Si elle ne s’était pas senti aussi soudainement mal Aisling aurait presque été jalouse de son talent artistique, elle qui n’en avait apparemment aucun et qui n’aurait, de toute façon, jamais l’occasion d’en avoir, ne fut-ce qu’un tout petit.

En moins d’une minute, la jeune irlandaise se sentit devenir aussi faible et tremblotante qu’un petit poussin perdu et sans défense. Lorsque cela lui était déjà arrivé, enfant, sa mère avait toujours été là pour prendre soin d’elle, pour la rassurer en la prenant doucement entre ses bras et en lui disant que tout allait bien aller maintenant. Même si Aisling ne l’aurait sans doute jamais avoué à qui que ce soit, elle aurait aimé que Sinéad soit présente à ses côté en cet instant de faiblesse évident… Mais la jeune irlandaise n’était plus une petite fille, elle avait renoncé, en son âme et conscience, à ce privilège le jour ou elle avait choisi de dissimuler et sa mutation et son état de santé sans espoir, à sa mère. Devenir adulte n’était pas une chose facile, lui avait dit un jour Samarah et en cet instant de douloureuse fragilité, Aisling réalisait cruellement combien la télépathe avait raison. Elle avait décidé de taire à tous sa maladie et désormais elle devrait en assumer les conséquences que sa nausée violente venait de lui rendre douloureusement réelle… Et dire que selon le docteur Velasquez, ce n’était que le début… Le début de la fin songea l’adolescente, dans un éphémère sourire amer et quelque peu frissonant, tout en se demandant combien de temps elle allait pouvoir encore faire illusion aux yeux de tous si jamais son état s’aggravait aussi rapidement.

Finissant de cracher ce qu’elle pensait être les derniers relents de son malaise nauséeux, l’adolescente releva soudain la tête en entendant la porte des toilettes pour dame s’ouvrir à nouveau. Pensant tout d’abord qu’il s’agissait d’une inconnue en proie à un besoin pressant, Aisling ne réagit pas plus que cela et préféra se concentrer à nouveau sur la cuvette souillée ou elle laissa encore couler un fin filet de bave maladroit. Dieu, qu’elle se sentait mal, jamais elle n’aurait cru possible d’être aussi mal en point… Pas aussi rapidement tout au moins. Lorsque résonna tout à coup la voix, adoucie par une inquiétude certaine, de Samarah à travers la pièce centrale des toilettes, Aisling marqua un bref temps d’arrêt ou l’inquiétude se mêla insidieusement à la panique. Elle n’avait pas songé un seul instant que la mutante la suivrait… Que quelqu’un la suivrai jusqu’ici…

Craignant que la cerbère ne pousse à son tour la porte de l’exigu box afin de s‘enquérir de son état de ses propres yeux, ce qui ne manquerait pas d’alarmer Samarah selon l’adolescente qui savait ne pas pouvoir faire mentir son visage sans doute devenue affreusement blafard et être incapable de faire taire ces fichus tremblements qu’elle tentait vainement de maîtriser, elle usa alors des quelques forces qui lui restait afin de s’appuyer sur le rebord de la cuvette et aidé de ses jambes flageolantes, Aisling propulsa avec une lente avidité son bras en direction du verrou qu’elle s’empressa de tourner. Vu de l’extérieur, si l’on peux dire, cela avait ressemblé à une sorte de tâtonnement hésitant contre le bois de la fine porte, comme si le geste avait été habité par une sorte de panique qui ne voulait pas dire son nom. Ce qui en soit, ne serait pas une vision tout à fait fausse de la situation. Comme pour tenter de désamorcer la situation qui pouvait toutefois difficilement l’être, Aisling lâcha sans grande conviction à l’égard de Samarah :

‘’Tout va bien…’’

Le propos avait été aussi court, que difficilement crédible tant il y avait de trémolos dans la voix incertaine de la jeune irlandaise habituellement si assurée. Une quinte de toux assez forte suivi ces quelques mots, résonnant en écho dans toute la pièce. Le souffle court, l’adolescente savait que cela ne suffirait cependant pas pour calmer la curiosité et l’inquiétude de son amie. Elle devait se reprendre, retrouver une début de contenance et un semblant d’assurance éhonté comme elle en avait le secret… Mais malheureusement, elle n’était pas certaine d’en être capable avant une bonne dizaine de minutes, si ce n’était plus et même sans sa télépathie, Samarah était loin d’être une sombre idiote qui avalait tout ce qu’on pouvait lui dire, sans plus s’interroger en avant. Etre une femme brillante comme la cerbère pouvait l’être, ce n’était pas facile tous les jours… Surtout pour ceux qui l’entouraient. Toujours à genou, penchée au dessus de sa cuvette souillée et dans une seconde tentative, tout aussi peu crédible que la précédente, Aisling ajouta d’une voix faiblement haletante :

‘’J’ai du avaler un truc pas net à la cantine ce midi, c’est sur…

Un toussotement vint interrompre la pathétique excuse visant à dissimuler la vérité, avant que la jeune irlandaise ne rajoute :

’’Tu sais ce que c’est, c’est toujours mauvais les repas à la cantine… Ne dis rien à ma mère, sinon elle serait bien capable de venir me chercher tous les midi afin que je retourne déjeuner à l’institut… Tu la connais, elle s’inquiète toujours pour un rien…’’

Un bref toussotement se fit à nouveau entendre à travers le panneau de bois, suivi rapidement d’un bruit ressemblant à un crachat involontaire. Dans un souffle toujours haletant, Aisling se passa une main sur la bouche afin de tenter naïvement de se débarrasser de ce goût affreux qui avait envahit son palais. En déposant sa main lasse et souillée à son tour, sur le rebord de la cuvette, l’adolescente remarqua alors avec une profonde horreur que le revers de celle-ci était taché de sang. Elle porta aussitôt ses doigts à ses lèvres, avant de découvrir que ces derniers étaient eux-mêmes entachés d’écarlate.

’’Non, pas ça… Pas maintenant…’’

Murmura l’adolescente pour elle-même, sans vraiment penser que, peut-être, l’ouie de la télépathe était suffisamment aiguisée pour faire attention à ce soupir parlé. De rage, la main souillée et tremblotante de la jeune irlandaise se replia afin de devenir un poing qui vint frapper une ou deux fois la porcelaine de la cuvette, dans un bruit sourd. Elle savait que si Samarah la voyait ainsi, jamais elle ne croirait à son histoire de mauvaise nourriture à la cantine. Un peu désemparée, Aisling tenta de se calmer et dit à travers la porte de bois en fermant les yeux :

Ne t’inquiètes pas pour moi, je vais bientôt sortir de là… Tu devrais retourner auprès des autres et leur dire que je vais bien… Laisse moi juste le temps de me refaire une petite beauté et puis je vous rejoindrais…

Le propos, initialement voulu rassurant, contrastait un peu avec le ton de la voix et le faible halètement qui l’accompagnait. A cela, s’ajoutait également un point important : l’adolescente n’avait même pas un sac à main en sa possession en cette soirée, ce qui rendait sa remise en beauté légèrement boiteuse. Fort heureusement, la jeune irlandaise pensait pouvoir compter sur le respect de sa vie privée de la part de Samarah, pour que celle-ci accepte de quitter les lieux sans chercher à en savoir plus… Elle l’espérait en tous cas, mais vraiment ce n’était pas le soir pour que ce genre de chose lui arrive.
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MessageSujet: Re: [RP] Irish coffee et concerto Lun 28 Oct 2013 - 21:44

Samarah n'attendit pas longtemps avant de réagir à son tour, de donner ses ordres et de partir directement en direction des toilettes pour dames. Le vieil homme resta donc là, interdit devant Moka. Il se saisit à l'instant de son verre et le balança au milieu de la foule qui applaudissait à tout rompre la sibérienne. Le verre explosa au sol mais passa inaperçue pour presque tout le monde sauf le pauvre imbécile qui s'était reçu des gouttes sur les pieds. Le vieillard n'était pas content. Il se rassit donc en faisant la moue et ordonna en aboyant

"Et ne touchez à rien d'autre!"

Puis il ferma le poing et le posa contre sa tempe, du côté droit, le coude sur la table. Il se mit à réfléchir en passant en revue les premiers instants de la soirée. Non, personne ne s'était approché d'eux de trop prés, pas de garçon un brin insistant, ni de jeune gourgandine affairée, pas de péronnelle et il avait été le seul à ennuyer de prés les serveurs ... mais tout de même cela ne pouvait être le personnel, qui serait alors fort peu professionnel justement. Faisant la moue, il s'imaginait mille et une situations vis à vis de la fille de sa collègue de toujours à l'institut.

"Pale sang bleu!"

Voilà que la musique reprenait Clic musique et cela l'empêchait de réfléchir. Les traits d'archers du violon résonnaient mais aussi tout le background sonore, les beats, les accompagnements, les déformations de l'arrière plan, les accords et les dissonances réglés par des machines électriques. Perdant patience et ne voyant pas revenir Samarah, Nakor frappa de son vieux poing sur la table et d'un seul coup des étincelles jaillirent de toute part sur la scène. Il ne l'avait pas fait exprés, mais en effet son contrôle des métaux s'était étendu jusqu'aux filaments en tungstène des ampoules qui donnaient ce cachet si particulier à ce pub. Chaque filament se brisa dans un éclair de surtension quand le contact fut rompu. La sibérienne se retrouva donc au beau milieu des gerbes de lumières et en perdit le contrôle de son archer. Elle s'arrêta donc, totalement horrifiée de voir qu'elle avait lâché son violon à cause d'une surtension infâme dans les circuits de ce satané pub miteux. Le froid de la Sibérienne était là, la diva exigea réparation par un temps de pause suffisamment long pour se replonger dans sa concentration et que son public en train de vociférer soit calmé. Les gens prirent alors le temps de sortir pour fumer une cigarette, ce qui fit de la place. Voyant cette presque fantomatique sibérienne passer proche de lui, le vieillard assena

"Bonsoir Dame de Russie. Quel grand dommage que l'éclairage ainsi disparu, les gens n'en aient pas profité pour succomber encore plus à votre envoutante musique des steppes du grand nord. Ces enchainements de septièmes mineurs avec variation d'Alberti sont stupéfiantes."

Voilà qui l'occupait au moins un peu, lancer des sarcasmes sous couvert de beaux compliments. La violoniste répondrait-elle seulement, froissée dans son immense orgueil, ou s'excuserait-elle en grande professionnelle de talent qu'elle était. En tout cas, ce qui était sur, c'est que le vieil homme savait la musique, le jargon qu'il venait d'utiliser était maitrisé et usé au bon endroit au bon moment. Nakor avait plus prés de soixante dix ans de piano derrière lui.

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MessageSujet: Re: [RP] Irish coffee et concerto Lun 2 Déc 2013 - 2:42

Il n’y avait que la musique. Les notes naissaient du bout de son archet, emplissait le Soul of Ireland et s’éteignaient doucement non sans ravir un public satisfait. La Sibérienne berçait la foule du pub irlandais de sa douce mélodie et envoutait les sens. Presque tous les sens. Au fond du pub, la colère d’un vieillard vint soudain briser le charme. L’archet de la Sibérienne s’immobilisa soudain sur son violon au milieu de la musique. Les notes s’éteignirent au creux de son instrument. Surprise, la musicienne avait ouvert les yeux pour constater les raisons de son interruption subite. Rien ni personne ne devait arrêter sa musique ! Si l’explosion lumineuse mit fin prématurément à sa prestation, elle plongea également la musicienne sous une pluie de grains lumineux étincelante. Malgré ce qu’elle jugea comme un outrage à sa performance musicale, l’artiste se montra pragmatique et décida, en tant que professionnelle, de tirer profit de la situation. Elle s’inclina avant de disparaitre de la scène en même temps que les dernières étincelles mouraient et que son archet disparaissait dans l’obscurité. Autant tourner cet effet de lumière à son avantage pour rattraper cet infâme incident technique.

Des cris avaient retenti dans la salle, des protestations de mécontentement avaient fusé, certaines allant même jusqu’à relier cet incident à un mutant qui serait présent dans la salle.

La Sibérienne les ignora toutes. Sa fierté de musicienne était certes entachée par la frustration de voir sa musique brutalement interrompue, mais elle se devait de rester fidèle à l’image de l’artiste professionnelle qu’elle entretenait lors de ses prestations

Alors qu’elle descendait de la scène, une voix masculine l’interpella. Celle-là même responsable de la fin de son enchantement musical. Mais elle l’ignorait. Elle s’arrêta –il n’était pas rare que le public l’aborde à la fin de ses prestations, malgré son apparente froideur, l’artiste demeurait accessible- et écouta les propos du vieillard tout en posant son regard cristallin, presque gris sur lui. La barrière de la langue ne fut cependant pas assez forte pour masquer la pointe de sarcasme qui perçait les félicitations du vieil homme. Indifférente aux courtoises manigances du Français, la Sibérienne lui répondit dans un anglais teinté d’un léger, mais néanmoins bien présent, accent russe qui devait lui confirmer son pays natal si Nakor en doutait encore après les élucubrations de la jeune Aisling.

« Vous semblez connaitre cet art noble qu’est la musique. Heureusement pour vous, celui-ci demeure inaltérable contrairement à… cet éclairage défectueux », finit-elle par déclarer

Elle ajusta sa chevelure d’ébène d’une main, tenant de l’autre son violon et son archet qui paraissaient à présent beaucoup plus sombre que lorsqu’elle était sur scène

« Je vous conseille de retourner rapidement à votre place  afin de continuer à profiter du récital. Le concert devrait reprendre dans quelques instants »

Un technicien lui fit signe depuis les coulisses, ils travaillaient à résoudre le problème le plus vite possible mais ils devaient remplacer tout le circuit avec des ampoules de secours…

« Si vous voulez bien m’excuser… Nous pourrons continuer cette discussion à la fin du concert si vous le désirez »

Déjà, elle s’éloignait, telle une silhouette insaisissable parmi les ombres…


Dernière édition par La Sibérienne le Jeu 13 Fév 2014 - 21:08, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [RP] Irish coffee et concerto Lun 9 Déc 2013 - 0:43

Tout va bien ! lui avait assuré la jeune irlandaise, prétextant une possible indigestion due aux repas de la cantine. Malgré toute l’énergie du désespoir que l’adolescente avait pu insuffler à ses paroles pour les rendre crédibles, la mutante les accueillit sans grande conviction. La porte se referma lentement derrière elle, laissant les deux jeunes femmes dans l’intimité toute relative que pouvait leur offrir les toilettes d’un pub.

"Visiblement non" répliqua calmement, mais fermement Samarah tout en s’approchant de la cabine où s’était réfugiée l’adolescente.

La mutante était loin d’être une idiote. Et les bruits suspects qui lui parvenaient de la cabine n’étaient pas pour la rassurer. Pour une raison qu’elle ignorait, Aisling semblait peu encline à ce qu’on s’occupe d’elle. Un comportement qu’assez paradoxalement, la mutante était sans doute la plus à même à comprendre. Mais qui, dans le cas présent, se révélait plutôt inapproprié et surtout incompréhensible. Surtout que l’état de l’adolescente semblait ne pas vouloir s’arranger si elle se fiait aux murmures qui franchissaient faiblement les lèvres de l’adolescente.

Aisling n’allait visiblement pas bien et alors qu’elle s’obstinait à ne pas vouloir recevoir de l’aide, la mutante était tout aussi déterminée à ne pas la laisser seule. La mutante ignorait ce dont souffrait l’adolescente. Il était même possible que son malaise s’aggrave ou pire encore, qu’elle s’évanouisse. Il était absolument hors de question qu’elle l’abandonne ici et retourne dans la salle comme le lui avait suggéré l’adolescente !

Samarah s’arrêta et se tint droite devant la porte. La tentation de l’ouvrir fut grande. Mais elle respecta l’intimité d’Aisling. Comme elle l’avait toujours fait jusqu’à présent. Elle avait bien noté un léger changement de comportement chez l’irlandaise ces derniers temps, mais elle avait mis ça sur le dos de l’adolescence. L’âge des secrets jalousement gardés. Et n’y avait pas accordé beaucoup d’importance, persuadée d’une part que c’était ‘normal à cet âge’ et d’autre part, parce qu’elle se retrouvait confrontée à ses propres problèmes. Qui s’étaient révélés beaucoup plus difficiles à gérer qu’auparavant.

"C’est normal de s’inquiéter pour les gens qu’on aime, Aisling. Surtout quand ceux-ci ne vont pas bien"
déclara Samarah lorsqu’Aisling la supplia de ne pas appeler sa mère

Très honnêtement, la mutante n’avait pas très envie, ni de devoir annoncer à Sinead que sa fille avait été embarquée à l’hôpital, ni de devoir l’accompagner au dit hôpital. Il y eut à nouveau du bruit derrière la porte et Samarah s’avança près de la porte au moment où, de l’autre côté de celle-ci, l’Irlandaise s’était ruée sur le verrou pour le fermer brusquement.

La mutante inspira faiblement, hésitante - la diplomatie, c'était pas vraiment son truc-, avant de déclarer doucement

"Aisling, je ne suis pas certaine que tout aille bien… Ouvre la porte, s’il te plait."

Elle ne savait pas quelle attitude elle devait adopter pour tenter de convaincre l’adolescente. Aux négociations sans fin, la mutante avait toujours préféré l’action. Sans compter qu’elle n’excellait pas réellement dans les relations humaines.

"Tu sais bien qu’un verrou ne me retiendra pas…" la prévint finalement la mutante, signifiant ainsi à l’adolescente qu’elle n’hésiterait pas à réduire la porte en copeaux de bois si elle le jugeait nécessaire pour entrer

Mais la jeune fille s’accrochait résolument à son mensonge. Qu’elle puisse mentir à la mutante pour une raison qui lui était propre, Samarah –à défaut de l’accepter- pouvait encore le comprendre, mais il était hors de question qu’elle-même confirme ce mensonge aux autres, prétextant que l’adolescente allait mieux alors que ce n’était pas le cas !

"Je ne vais pas leur mentir, Aisling. J’ignore ce qu’il se passe mais tu ne vas pas bien."

La mutante avait déjà envisagé une série d’explications. Certaines plus probables que d’autres… même si elle était encore loin de la vérité

"De quoi as-tu peur ? As-tu fait quelque chose dont... tu n'oses pas parler ?"


Oui, elle avait aussi pensé à cette possibilité. Même si elle ne s’était jamais imaginée avoir une discussion de ce genre avec la fille de sa vieille amie. Des nausées subites, des vomissements… Aisling étant une jeune femme, cette éventualité n’était pas à négliger.

La mutante recula de quelques pas et s’appuya légèrement contre le rebord de l’évier en croisant les bras, au cas où Aisling se décidait à sortir mais au lieu de ça, elle lui affirma simplement vouloir se refaire une beauté. La mutante eut un fin sourire. Pour le plus grand malheur d’Aisling, Samarah avait toujours été plutôt bonne observatrice. Elle notait les moindres détails des lieux et des personnes qui l’entouraient. Même si dans le cas présent, les mauvaises langues pourraient dire qu’elle n’avait absolument rien vu du véritable problème de l’adolescente…

Or ce soir, l’adolescente n’avait pas de sac ni de trousse à maquillage.

"Bien essayé jeune fille, mais se maquiller avec du papier de toilette, ça risque d’être un peu compliqué, tu ne crois pas ?" répliqua Samarah avec malice, lui faisant ainsi comprendre qu’elle n’était pas aussi stupide qu’elle l’espérait et qu’elle savait parfaitement qui lui manquait l’essentiel si elle voulait vraiment se refaire une beauté. Un silence s’installa pendant quelques minutes avant que la mutante ne reprenne

" Et si tu me disais réellement ce qui ne va pas, Aisling ?"

Malheureusement pour elle (ou heureusement pour l’adolescente ?), ce fut à cet instant que les ampoules sautèrent sur scène et que des voix mécontentes s’élevèrent dans la salle du pub. La mutante se redressa brusquement. La dernière soirée à laquelle elle s’était rendue ayant fini en un véritable carnage, elle avait désormais de bonnes raisons de se méfier lorsque quelque chose d’anormal, et surtout imprévu, se produisait

"Que se passe-t-il encore ?" marmonna-t-elle plus pour elle-même que pour Aisling

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MessageSujet: Re: [RP] Irish coffee et concerto Jeu 26 Déc 2013 - 18:25

Nakor pensait au début, que la jeune femme et son arrogant violon si habile, allait se permettre de faire comme si elle n'avait strictement rien entendu de ce qui avait été dit par le vieux fou. Mais il se trompait, car dans un anglais presque parfait, dans lequel un accent tout de même bien présent démontrait qu'elle venait bien du grand pays à l'Est de l'Europe, elle répondit aux sous-entendus du vieillard. C'est dans un grand sourire, un brin amusé, un brin étonné, que le français répondit

"Ho ... si la musique écrite sur de vieux feuillets ne s'altère pas, il n'y a rien de plus vivant et donc de plus évolutif que l'art musical. Chaque joueur peut y mettre une partie de son âme et, en désobéissants aux ordres premiers du créateur de la chanson en question, former une nouvelle manière d'appréhender le morceau joué. Mais je ne suis qu'un modeste pianiste de bas étage, peut-être que je fais fausse route."

Puis se tournant vers la scène, alors qu'elle faisait allusion à la place de Nakor et à sa potentielle capacité à apprécier son grand spectacle, le vieux fou lança un œil dans la salle, et haussant les épaules, il ajouta

"Mais Ma Dame, si je peux me permettre, c'est le silence absolu et l'envoutement qui prend possession de la salle lorsque votre archer se met à vibrer sur les cordes de votre violon. D'où que je sois dans cette pièce je pourrai profiter de votre art sans aucun problème."

Puis prenant un air de conspirateur doublé par un de ses acolytes, il se passa la main sur son menton glabre et le frotta à plusieurs reprises, sur une moue affichée et suspicieuse. Oui, le professeur semblait réfléchir. Et il termina alors que la jeune femme se retournait pour le laisser après l'avoir invité à se revoir à la fin du concert

"Oui ... à tout bien y réfléchir, c'est presque comme si nous étions tous obligés de vous écouter. Une fois les premières notes jouées, on ne peut plus rien faire d'autre que d'être sous votre charme ... fascinant!"

Puis comme s'il revenait sur terre, avec encore plus de malice dans le regard, il ajouta

"Oui, je viendrai vous voir avec plaisir après votre récital ... Mademoiselle?"

Le ton de la fin de sa phrase était sans appel : il demandait le prénom de la jeune sibérienne, après tout, Nakor avait toujours préféré savoir à qu'il avait affaire. En tout cas le sous-entendu avait été lâché : un gène mutant était-il à l'œuvre? Et Aisling et Samarah qui ne revenait pas. Que diable arrivait-il à cette jeune fille? Décidemment, il ne faisait pas bon vieillir!

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MessageSujet: Re: [RP] Irish coffee et concerto Jeu 13 Fév 2014 - 22:33

La Sibérienne ne pouvait qu’approuver les paroles du vieil homme, lorsqu’il déclarait que la musique se nourrissait de l’âme de ceux qui la faisait naitre. Chaque fois qu’elle jouait un morceau, la musicienne laissait une partie de son âme s’exprimer. Alors qu’elle s’apprêtait à rejoindre son équipe technique, la jeune femme s’était arrêtée en chemin, pour écouter les dernières paroles du vieillard. L’allusion était à peine voilée derrière le compliment. Cependant, la Sibérienne se contenta de sourire poliment et se présenta, puisque le vieil homme avait sollicité son identité. S’étant fait connaitre sous son nom de scène, sa véritable identité semblait susciter le mystère, alors qu’elle ne l’avait jamais véritablement cachée. Elle s’était juste contentée de la garder sous silence tant qu'on ne la lui demandait pas, en quittant la Russie. Pour des raisons qui lui étaient propres et au contraire de son identité... secrètes.

« Mademoiselle Selivanov. Et vous ? Vous êtes bien flatteur Monsieur… ? »

La voix de la Sibérienne se fit légèrement interrogative, elle ne connaissait pas non plus l’identité de son interlocuteur. Et bien qu’il lui paraissait charmant, elle n’avait jamais oublié ce qu’on lui avait enseigné dès son plus jeune âge : se méfier des apparences.

Elle joua donc la carte de l’innocence et déclara

« Mais je pense que vous confondez mon charme avec celui de la musique ! De tout temps, la musique a été capable de lier le cœur des hommes et de les réconcilier. C’est dans cette incroyable puissance que réside toute la beauté de la musique… »

L’un des techniciens, le plus âgé, s’approcha de la musicienne et lui souffla quelque chose dans l’oreille, en russe. Quelque fut la nouvelle qu’elle reçut, son visage ne trahit aucune émotion. Elle fit un léger signe de tête et lui répondit également en russe. A moins de parler cette langue, Nakor ne put comprendre que le dernier mot, qui ressemblait vaguement à un nom ou un prénom : Miksa. Puis, comme si elle n’avait pas été interrompue, elle reprit sa conversation avec le vieil homme

« N’êtes-vous pas d’accord ? »

En coulisse, l’équipe terminait les réparations. Un second technicien effectuait les dernières vérifications. Il inspectait scrupuleusement chaque nouvelle ampoule, ne comprenant pas comment les autres avaient pu sauter, toutes en même temps. Et surtout, par quel miracle le disjoncteur avait été épargné… Le jeune Alekseï trouva cette panne soudaine vraiment très étrange...

Dans la salle, le public commençait à s’impatienter. Il remplaça la dernière ampoule et indiqua à son supérieur, le technicien plus âgé qu’il avait terminé. Celui-ci fit alors signe à la Sibérienne qu’elle pouvait remonter sur scène.

La jeune femme s’excusa une fois de plus auprès du vieil homme

« Je crois qu’il est temps que je remonte pour de bon sur la scène ! »

Elle s’inclina légèrement et fit demi-tour. La salle replongea dans une semi-obscurité et lorsque le halo de lumière bleu descendit à nouveau sur scène, il illumina la musicienne, qui était réapparue sur les planches, prête à reprendre son récital…
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MessageSujet: Re: [RP] Irish coffee et concerto Mar 18 Fév 2014 - 18:03

A son grand dam, Aisling devait bien admettre que ‘’la cerbère’’ portait bien son nom. Tel un chien face à un énorme morceau de viande alléchante, elle ne lâchait pas l’affaire un seul instant et essayait tant bien que mal, d’enfoncer ses ‘’crocs’’ dans la situation présente. Mais cela n’étonnait pas vraiment l’adolescente, c’était là une de ses principales qualités qui l’avait sans doute bien aidé à maintenir l’institut à flot en dépit des nombreuses difficultés qui s’étaient imposés à eux, notamment comme l’espèce de sommeil cryogénique mystérieux dans lequel Kyoko s’était soudainement plongé, il y avait quelques temps de cela. Dans un soupir de dépit, Aisling se demanda pourquoi Samarah tenait à s’encombrer d’un soucis de plus en la forçant à tout lui révéler en ce qui la concernait.

A nouveau, une quinte de toux brève secoua le corps fragilisé de l’adolescente, avant que celle-ci ne sente à nouveau le goût métallique du sang lui envahir la bouche et qu’elle ne projette rapidement sa tête au dessus de la cuvette souillée afin de laisser s’y déverser de tout son saoul le liquide écarlate en un fin filet. Au moins, avait-elle l’impression que les vomissements s’étaient tari, c’était déjà cela de gagné. Mais dans le fond, l’adolescente ne savait pas si elle devait préférer les vomissements aux déferlements de sang, plus propre dans une certaine mais aussi nettement plus inquiétant. Une fois ce nouveau flot tari, Aisling soupira à nouveau très doucement… Elle se demanda ce qu’elle allait bien pouvoir faire, qu’est-ce qu’elle allait bien pouvoir trouver, afin de satisfaire la curiosité, toute légitime, de Samarah à son égard. Elle ne se faisait pas d’illusion sur sa situation présente, elle était vraiment dans de sales draps cette fois-ci.

Les paroles de la télépathe la firent légèrement sourire… Si seulement, elle pouvait les appliquer à sa propre personne… Faites ce que je dis, mais pas ce que je fais… typique, absolument typique de la nature humaine, que l’on soit un porteur du gène x ou pas. Mais elle avait raison, c’était tout à fait normal de s’inquiéter pour ceux que l’on chérissait et c’était précisément pour éviter cela à ceux qu’elle aimait, que Aisling avait délibérément choisi de ne rien révéler de son état de santé à quiconque. Toutefois, ce ‘n’était pas ce point qui inquiétait actuellement Aisling mais plutôt le fait que la mutante lui avait clairement fait comprendre que le verrou de la porte ne l’empêcherait nullement de l’atteindre si jamais elle en décidait. Dans une pathétique tentative de créer une distraction visant à atténuer l’inquiétude de Samarah, l’adolescente lui répondit alors d’une voix toujours aussi fragile et incertaine :

‘’Je préfèrerais que tu ne te brise pas l’épaule, je n’ai pas envie de t’accompagner à l’hôpital pour finir la soirée.’’

En une plaisanterie, aussi minable soit-elle, l’adolescente venait littéralement d’inverser les rôles / Ce n’était plus elle qui inquiétait la cerbère, c’était la cerbère qui l’inquiétait. Une tactique de défense que la jeune irlandaise employait en vérité assez souvent, afin de détourner l’attention de sa propre situation. On trouvait cela plutôt osé, d’une certaine hardiesse et bien souvent, cela suffisait à désarçonner la plupart des gens. Cela étant dit, vu la tournure des évènements elle ne savait pas si cela suffirait à renverser la tendance vis-à-vis de Samarah, d’autant plus que cette fois-ci elle ne pouvait pas compter sur son sourire et ses yeux rempli de malice, pour appuyer l’insolence de son propos.

Dans un souffle court, un énième crachat de sang fusa de sa bouche avant d’atterrir dans la cuvette des toilettes. Se faisait-elle des idées, ou bien les choses paraissaient-elle se calmer doucement mais sûrement ? Mais malheureusement, c’était trop tard, le mal été fait. Samarah avait fini par comprendre intuitivement que quelque chose n’aillait pas, même si elle ignorait précisément quoi et end épit de sa triste plaisanterie Aisling savait pertinemment que la mutante n’aurait pas besoin de ses frêles épaules pour faire éclater la porte de la cabine en mille morceaux. Mais au moins, pouvait-elle s’estimer heureuse qu’elle ne lui fouille pas son esprit en passant outre le respect de son intimité. D’autant plus que la mutante venait à nouveau de mettre le doigt sur une des failles de ses paroles en lui rappelant, à juste titre, qu’elle n’avait pas de trousse de maquillage à portée de mains… Ha mince… Voilà ce que c’était d’inventer des mensonges dans l’urgence, on finissait par sortir un peu tout et n’importe quoi et au final on y croyait pas un seul instant L’adolescente avait bien penser à lui rétorquer qu’elle comptait lui emprunter son maquillage, mais elle doutait très fortement que Samarah soit du genre à se promener avec un nécessaire de beauté dans les poches et, jusqu’à preuve du contraire, le vieux professeur ne se maquillait pas non plus… Non, cette fois-ci elle était véritablement dans la panade et elle allait devoir se surpasser afin de trouver le moyen de conserver son secret tout en inventant un mensonge crédible… Ou bien, une échappatoire qui ferait reculer la cerbère, ce qui serait en réalité un formidable exploit.

Mais Aisling était une véritable irlandaise et son sang ne reculait jamais devant les difficultés après tout… Samarah non plus et c’était bien là le nœud du problème : qui, des deux mutantes, allait finir par céder un pouce de terrain et laisser l’autre prendre le contrôle de la situation ?

Reprenant peu à peu son souffle, le corps de Aisling commença à frémir de plus en plus doucement. Voilà, elle sentait que c’était fini… Pour cette fois tout au moins, mais si ce qu’il venait de se passé augurait de la suite des évènements à venir, elle allait avoir un mal de chien, pour ne pas dire de cerbère, à continuer à dissimuler la vérité. A un moment, Aisling avait pensé suivre Samarah dans son idée fausse. Dire qu’elle était enceinte, voilà qui était une idée intéressante… Si en plus la télépathe s’en convainquait toute seule, c’était encore mieux. Mais aussi plaisante qu’elle fut, l’idée n’était pas vraiment viable. Pour commencer, une grossesse ne durait que neuf mois et elle n’aurait aucun bébé à présenter à ce terme. Ensuite, sa mère la tuerait sans doute si jamais elle faisait le même erreur qu’elle même avait fait à son âge. Sinéad serait sans doute ravie d’être grand-mère, mais elle le tuerait tout de même. Alors, Aisling avait simplement répondu à Samarah :

‘’Je n’ai rien fait, si cela peux te rassurer’’

Ce qui n’était pas un mensonge, en dépit d’être une vérité qui en dissimulait un. Tout était dans l’art et la manière de poser les question en fin de compte. Soulagée que cela se soit enfin arrêté, pour le moment en tous cas, l’adolescente se laissa tomber au sol et s’adossa mollement contre le mur de la cabine. Dieu, qu’elle se sentait faible… Et elle devait avoir une véritable tête d’enterrement, même pour une irlandaise au teint naturellement pâle. Elle savait qu’elle ne pourait pas rester indéfiniment dans catte cabine et, visiblement, Samarah ne semblait pas d’humour à quitter les lieux afin de la laisser. Pire encore, elle ne cautionnerait pas son mensonge auprès du vieux professeur et de Moka. Pour celle-ci ce n’était pas très grave, mais le vénérable ancien ne la lâcherait pas avant de connaître le fin mot de l’histoire et, pire encore, il pourrait bien en parler à sa mère là ou la télépathe gardait, encore pour le moment, le secret.

Plus les secondes s’écoulaient et moins Aisling restait persuadée de pouvoir s’en sortir avec une pirouette cette fois-ci. Devait-elle finalement tout révéler à Samarah ? Naaann… Hors de question de lui encombrer son esprit, déjà bien rempli, avec un énième problème. C’était le sien après tout, pas celui de quelqu’un d’autre… L’adolescente le savait, elle était vraiment une sale bourrique d’irlandaise. Mais parfois, surgissait un miracle… Inattendu, inespéré… Mais merveilleusement bienvenue. Dans le cas présent, ce fut une phrase prononcé par Samarah qui adopta la forme de ce miracle, la phrase de trop pourrait-on dire, celle que l’on prononce sans regarder chez soi auparavant. La phrase, qui allait sans doute permettre à Aisling de botter en touche et de s’en sortir en conservant intact le sceau de son terrible secret. Ne pouvant s’empêcher de laisser apparaître une faible sourire de satisfaction, l’adolescente glissa sa main encore fébrile dans sa poche afin d’en extraire son flacon de pilule et fini par répondre à la télépathe :

‘’Tu sais quoi Samarah ? je crois que tu as raison… Et si tu me disais réellement ce qui ne vas pas ? Tu crois que je n’ai rien remarqué ? Cela fait suffisamment longtemps que je te connais, pour savoir que tu caches quelque chose, quelque chose que tu ne veux pas me dire… A moi, ainsi que aux autres…

Une fois de plus, l’adolescente opta pour une technique de défense basé sur l’attaque inversé. Elle n’aimait pas faire celà, surtout avec la télépathe, mais elle savait aussi et elle comptait d’ailleurs sur ce point, que Samarah ne lui révèlerait rien de ses secrets et qu’elle se sentirait alors presque dans l’obligation de ne pas l’obliger à faire ce que elle-même se refusait à faire. On appelait cela de la psychologie inversé lui semblait-il, une chose que la télépathe lui avait d’ailleurs appris en tant que psychologue. C’était plutôt moche mais, comme on disait, à la guerre comme à la guerre.

C’est alors que des voix s’élevèrent de la salle. Des voix fortes, apparemment assez mécontentes… Commele souligna si justement Samarah, il se passait visiblement quelque chose.

‘’Tu devrais aller voir ce qu’il se passe, on ne sait jamais… Peut-être que le professeur Nakor à été un peu trop loin cette fois-ci…’’

Même si elle n’y croyais pas vraiment, Aisling devait bien avouer qu’elle n’en serait que peu surprise. Le vieil homme était parfaitement adorable, mais parfois il pouvait se montrer un tout petit peu trop… Expressif… Tout en disant cela ; l’adolescente secoua son flacon de pilule d’une main encore tremblotante afin de faire tomber une pilule dans sa main, mais malencontreusement l’une d’entres elle s’échappa du dit flacon et ricocha sur le sol de la cabine avant de disparaître sous la porte en direction de l’extérieur de celle-cl.

‘’NON !!!’’

La négation sonna presque comme un cri de désespoir, tandis que Aisling, oubliant son état de faiblesse, s’écrasa littéralement le visage contre la porte close de la cabine tandis que l’une de ses mains se faufila à son tour sous la porte de la cabine afin de rechercher, en une quête aussi incertaine que aveugle, le fuyard révélateur avant que Samarah ne s’en empare et ne le prenne en otage. L’adolescente savait que même si la télépathe ne saurait sans doute pas ce qu’était cette pilule, elle aurait là une preuve absolue que ‘’quelque chose n’allait pas’’ et ça…

Ca… Ce ne serait vraiment pas une bonne chose pour elle. elle le savait et c’est pourquoi intérieurement Aisling se maudit avec véhémence en se traitant de sombre idiote stupide.
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Tony DiFury

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MessageSujet: Re: [RP] Irish coffee et concerto Mar 18 Fév 2014 - 23:51

Plic !, fait la pluie. Tut-tut !, fait la voiture. Splatch!, fait la flaque d'eau.

"Et merde !" Fais Tony qui a sauté dedans, pour éviter la voiture, qui roulait sous la pluie.

L'eau déferle à grosses gouttes sur la capitale. Cela fait plus d'une heure que le grand blond, les mains enfoncées autant que possible dans les poches de son cuir noir, progresse à travers les rues et avenues tortueuses de cette ville étrangère et mystérieuse. Pour un habitué des campagnes et forêts, s'orienter dans ce dédale goudronné est un véritable chemin de croix. Pour rajouter une touche de pathétique au tableau, l'enfer liquide contre lequel il se battait depuis qu'il était descendu du bus semblait redoubler de violence, donnant à cette marche forcée des allures de tortures savantes. L'impression de s'enfoncer dans une jungle hostile et inextricable se faisait de plus en plus forte à mesure qu'il se perdait et s'égarait entre les bâtiments. Cela faisait plus d'une heure que Tony tournait en rond, trempé jusqu'aux os, transi de froid, en ressassant les événements incongrus qui lui était arrivés il n'y a pas si longtemps. Finalement, son arrivée à l'Institut ne s'était pas passé aussi mal qu'il le craignait...

Il avait ressenti le besoin impératif de prendre un peu de distance, de renouer avec le monde normal. Incohérent ? Certes, mais nous le sommes tous, n'est-ce pas ? Un flyers égaré, collé sur un lampadaire par les hasards de la météo, lui avait donné l'envie soudaine de se mêler à ses contemporains. Il était effectivement question d'une représentation donnée par une artiste qui commençait à se faire un nom dans le milieu des musiques alternatives, dont Tony essayait de suivre l'actualité. Il n'avait jamais  vraiment accroché au classique et, ne jurant que par le punk et le hard rock aux instruments amplifiés, n'avait jamais pris le temps d'écouter cet as du violon dont tous ses amis lui disaient qu'il fallait la voir en live pour l'apprécier, étant apparemment meilleure sur scène qu'en album. Un pont vers la vie normale qu'il avait quitté...

"Bordel, mais c'est pas vrai !!"

Le poétique blondin aux oreilles percées avait fait choir sa clope dans la mare visqueuse en se penchant pour essorer le bas de son jean troué. Perdu, trempé, plus qu'une seule tueuse de poumons dans le paquet, et pour couronner le tout, il allait rater le spectacle. Que du bonheur, pour l'instant, cette soirée !

Un éclair lumineux attira son attention. Derrière les carreaux d'un pub, Les lumières venaient d'étinceler ... avant de disparaître soudainement en plongeant au passage une bonne partie de l'échoppe dans les ténèbres. Une petite foule de gens énervés sortaient évacuaient les lieux et maugréaient avec véhémence en allumant leurs cigarettes. Au bord du désespoir, le jeune punk ravala sa fierté de Français et, vaincu par la tentaculaire métropole, consentit à aller leur demander son chemin.

"Excusez moi les gars, c'est ici le show de la Sibérienne ??" Demanda-t'il du ton hésitant mais compréhensible malgré son accent.

"Ouais mec, c'est là."

Levant les yeux, il aperçut en effet l'enseigne du Soul of Ireland. Il songea au comique de la situation : Un Français, qui va en Angleterre, dans un pub Irlandais, pour écouter une musicienne qui se faisait appeler "La Sibérienne"... Il s'était toujours considéré comme citoyen du monde avant tout, mais là, il commençait à saisir la signification profonde de ce concept si abstrait auparavant. Vertigineux.

"J'suis pas trop en retard, au moins ?"

Voyant son auditoire se rembrunir et se refermer comme une huître, Tony fut pris d'un doute soudain. Venait-il de sortir une grosse insulte en confondant ses mots ?

"Nan mec. T'as juste loupé les deux premiers morceaux, mais... y'a eût un p****n de problème technique en plein milieu... Le meilleur passage... Ils sont en train de réparer, là."

"Merci !"

Tony se faufila avec difficulté dans le bar bondé et, visiblement, en effervescence pour remédier au dit problème. Les roadies courraient comme des dératés autour de la scène, des câbles dans les mains, en se hurlant des directives. L'attention du nouveau venu s'arrêta un instant sur la batterie, une magnifique Yamaha Stage Custom, un authentique modèle de 2011 qui était en fait une réédition du modèle original sorti dans les années 1970, et ornées d'une farandole de cymbales Sabian, connues pour leur son chaud et brillant. Une merveille.

Décidant de dépenser les quelques livres qu'il avait sur lui, il tenta de se diriger vers le bar pour y commander une pinte quelconque. Au bout de quelques assauts contre la foule compacte, il renonça à fendre le flot inamovible de spectateur déçus qui s'étaient dirigés vers le même objectif pour combler le vide musical. L'atmosphère était tendue, ce qui sembla d'autant plus étrange à Tony qui avait connu des concerts de punk hardcore autrement plus calmes. Bizarre... Il se prit à penser lui, capable de se propulser à 200 kilomètres à l'heure, trouvait la situation "bizarre". Et ça ne l'aidait pas à faire taire un étrange sentiment  d'angoisse, tout aussi bizarre et inexplicable...

Mais il n'eut pas le temps de réfléchir plus à la question. La majorité des regards étaient tournés vers le fond de l'établissement, et celui de Tony surfa sur la vague de cette soudaine gravité. Il comprit pourquoi. La Sibérienne profitait visiblement du hiatus imprévu pour tailler la causette avec ses admirateurs. C'est vrai qu'elle était fichtrement belle, le genre à avoir tous le hommes qui se jettent à ses pieds... Alors pourquoi est-ce qu'elle parlait avec un vieillard tout ridé ?!? Le jeune blondinet eut un léger bug, une collision dans le cerveau. Il lui semblait avoir déjà vu ce vieux fossile. En d'autres temps. D'autre lieu. Il y a longtemps, dans une galaxie lointaine, très lointaine ... Fichtre !

Cela remontait peu ou proue à une dizaine d'année. Le vieux fossile n'était autre qu'un professeur qui lui avait enseigné la chimie au collège. Oh il ne l'avait eut qu'un an, avant qu'il ne quitte Fréjus avec ses parents. Mais ce prof restait dans sa mémoire comme le plus drôle et le plus fascinant qu'il ait jamais eût. La façon qu'il avait de se faire écouter, d'intéresser même les moins scientifiques avec ses expériences farfelues.. Oui, c'était lui, sans aucun doute !  Il n'en croyait pas ses yeux. C'était quoi son nom, déjà ?.. Bakor ? Fakor ?... Professeur Nakor ! Décidément, le monde était petit...

Tony se rapprocha, attendant poliment que la sublime instrumentiste mette fin à la conversation. Arrivé à portée de voix, il fut pris d'un doute, comme toujours. Et s'il s'était trompé ? Si ce n'était pas lui ? Bof... au pire, il passerai pour un con... Puis il eut une idée qui ne pouvait porter ses fruits.

"Excusez-moi... Professeur Nakor ?" demanda-t'il en français.

Bingo ! L'ancêtre, qui semblait s'amuser comme un petit fou, se tourna vers lui et le dévisagea, l'air surpris. Plus de doute : C'était bien lui.

"Oh peuchère, c'est bien vous... Pardon de vous déranger... Je m'appelle Tony. Tony DiFury. Vous ne vous souvenez probablement pas de moi, mais j'était dans votre classe il y a longtemps, vous enseigniez à Fréjus... Nondidiou de nondidiou ?? Laissez moi vous payer un verre, ça fait du bien de voir un visage connu . "
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MessageSujet: Re: [RP] Irish coffee et concerto Ven 28 Fév 2014 - 17:51

La jeune femme froide avait finalement du répondant. Elle entretenait cependant, presque par nature d'ailleurs, son propre mystère. Un talent de femme des steppes du grand nord. Le vieil homme étant né dans le sud de la France, il avait toujours vu d'un œil emprunté les gens qui venaient du nord. Sa propre grand-mère ne lui avait-elle toujours dit que le froid éteignait les cœurs et rendait les esprits méfiants? Il avait finit par faire cette maxime sienne. Elle avait cette pointe d'accent dans la voix et ce retrait dans le corps. Mais elle avait aussi la dextérité de ses mains et la politesse d'une belle éducation, si fait qu'elle répondit au vieux fou en lui demandant de décliner son identité après lui avoir donné sa propre dénomination. Russe sans aucun doute. Le vieillard fit mine de se lever quelque peu, en gentleman avisé, et inclinant légèrement la tête il prit la parole

"Monsieur Nakor, enchanté de vous connaitre Mademoiselle Selivanov."

Puis se rasseyant, et prenant un air rieur, il continua

"Bien des dénominatifs m'ont été donné au fil de ma longue carrière dans l'enseignement Mademoiselle, mais jamais celui de flatteur, je puis vous l'assurer!"

Un petit rire de vieux papy gâteau accompagna sa tirade. Elle se défendait de ne pas être la responsable du charme opérant, mais que c'était la musique qui faisait son œuvre. Voilà une chose en laquelle Nakor ne croyait toujours pas, il pensait avoir affaire avec une mutante mais elle restait fortement allusive à ce propos. Pourtant, une salle de soulards médusés devant une telle scène, devant une simple violoniste, malgré tout son talent immense, il y avait de quoi se poser des questions. Surtout quand on avait vécu si longtemps dans cette ville et pratiqué si longuement les habitudes du peuple des pubs. Elle allait répondre quelque chose juste après avoir reprit son souffle quand elle fut coupé par un technicien. Il lui parlait dans l'oreille et elle donna des ordres en russe. Nakor ne savait pas si c'était dû au dialecte ou si c'était vraiment le cas, mais il avait clairement l'impression que la musicienne tyrannisait ses employés et qu'elle était la reine dans sa propre place, sans aucun doute. Faisant une moue dubitative, le vieillard continua à sa suite

"Certes la musique peut faire de grands prodiges, je vous l'accorde, mais pas à tous les coups. Si la personne qui la crée n'est pas dotée d'un immense talent, la musique peut être même source de la plus grande des discordes. J'ai déjà vu des musicos devant affronter une horde déchainée, rêvant simplement que la musique, qui alors ne leur seyait guère, cesse sur le champ. Des chaises qui volent, accompagnés de huées et de fruits pourris, font un mauvais public, m'est avis. Alors quand ici, dans un pub où on peut croiser tout et n'importe quoi ... réussir à méduser chaque personne sans aucune exception ... vraiment cela me laisse songeur."

Puis la technique venant apparemment de mettre un terme à ce que l'on aurait put appeler le "problème-Nakor" elle prit congés, ce sur quoi le vieillard allait revenir à la charge quand on le dérangea. Du Français? Mais qui diable? Et cet accent! Etait-ce seulement possible. Très lentement, Nakor tourna la tête jusqu'à voir la source de cette interruption. La sensation en lui fut immédiate : un ancien élève. Le vieux Français avait enseigné très longtemps, prés de soixante dix ans. Et à chaque visage qu'il recroisé dans la rue, dans un magasin, dans un bar, dans un cinéma, et qui lui évoquait ce sentiment si spécial, était immanquablement celui d'un ancien élève. Un sentiment mélangé de déjà-vu, de souvenir teinté d'oublie et d'un millier d'autres qui lui ressemble. Oui ce jeune homme avait le regard d'un ancien élève et éveillait en lui l'idée qu'il en était bien un. Et le gamin se présenta sous les yeux médusés du professeur.

"Pale-sang-bleu! Difury ... mais ... mais ... c'était il y a quoi? Dix ans environ! Bien sur que je me souviens de vous! Toujours au fond de la classe à rire de mes bêtises au tableau. Je vous en prie prenez donc place, j'étais en train de discuter avec Mademoiselle Selivanov, qui refuse d'avouer qu'elle nous jette un sort à chaque fois qu'elle joue."

Et ne sachant trop si elle allait longtemps rester ou pas, Nakor la salua en ajoutant à son encontre

"Et bien j'espère pouvoir continuer notre petite discussion sur la musique plus tard, si vous le voulez bien?"

Obtenant sa réponse, il la salua car son public appelait. Se retournant vers Tony il lui administra une énorme tape dans l'épaule en lui disant, une sorte de moue sur la bouche

"Alooooooors! Mais que diable êtes-vous devenu mon garçon? Cela me fait plaisir de vous voir! Nous allons trinquer ... laissez moi faire je vais appeler un garçon."

Puis levant les yeux il vit passer la satané diable de gourgandin qu'il avait rendu fou voilà peu

"Hé! Hé? Hey! Vous là bas ... non mais répondez au moins pauvre imbécile heureux! Aller au diaaaaaable! Au diaaaaaaaable avec vos bières infâmes!"

Puis pour terminer il fit un bruit singulier ... comme s'il vomissait. Et d'un coup, comme s'il remarquait qu'il s'était peut-être, voir même très éventuellement, un brin emporté et comporté de manière étrange, il se racla la gorge, se rassit car dans sa fureur il s'était levé, et termina

"Euuu ... je ne sais pas trop pourquoi mais ce serveur semble vraiment décidé à ne pas me servir. Vous devriez essayer de votre côté avec une autre serveuse, vous auriez plus de chance."

Et il resta là, à subitement se souvenir de Samarah, d'Aisling et de tout le cirque qui venait de se produire.

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MessageSujet: Re: [RP] Irish coffee et concerto Mer 5 Mar 2014 - 13:59

Les éclats de voix provenant de la salle s’étaient intensifiés et avaient, temporairement, détourné l’attention de la mutante des soucis de la jeune Aisling. Prudente, elle s’était alors approchée de la porte des toilettes qu’elle avait entrouverte pour tenter d’identifier la cause de toute cette agitation. Mais la soudaine obscurité qui avait envahi la salle l’en empêcha. La mutante se fia alors aux mouvements de la foule. Celle-ci semblait davantage râler plutôt que de s’énerver réellement, pour une raison qu’elle ignorait toujours d’ailleurs. La musicienne s’était éclipsée de la scène et sa musique avait cédé la place au brouhaha, si caractéristique d’un concert interrompu brusquement. Loin de se douter que le vieil homme était responsable de cette panne technique, Samarah le contacta mentalement.

*Nakor ? Que s’est-il passé ?*

Elle se rendit compte trop tard qu’elle avait peut-être envoyé sa flèche mentale trop fort. Nakor, malgré ce qu’il disait, se faisait vieux et il n’était pas bon pour son cœur de le brusquer. Elle continua donc plus calmement

*Doit-on craindre une attaque d’un groupe isolé ?*

Elle ne pouvait omettre aucune possibilité afin de mieux se préparer à une éventuelle riposte. Certaines personnes sortirent du pub alors qu’elle referma délicatement la porte des toilettes derrière elle. Rester en arrière pour mieux analyser la situation et si nécessaire agir sans se faire repérer. Pour l’instant, les choses ne semblaient pas s’aggraver. Elle pouvait donc retourner à sa préoccupation principale : Aisling. Celle-ci craignait-elle vraiment que Samarah ne se déboite l’épaule en forçant la porte ? Non, bien sûr. Elle était suffisamment intelligente pour comprendre le sens caché de sa phrase. Samarah possédait clairement d’autres moyens pour forcer le passage à travers une porte qui lui résistait. De l’autre côté de celle-ci, les bruits qui trahissaient le malaise de l’adolescente semblaient se faire plus rares. Pour autant, la mutante n’en fut pas totalement rassurée. Elle était à présent certaine que quelque chose n’allait pas. Mais quoi ?

L’adolescente la rassura en lui disant qu’elle n’avait rien fait. Et bien qu’elle s’en félicitait intérieurement, il s’agissait bien là d’un pan de sa vie qui n’appartenait qu’à elle et Samarah savait parfaitement qu’elle n’avait pas à s’immiscer dans les affaires intimes de la jeune fille. Elle ne ferait pas la même erreur deux fois, son intrusion sur la TransAtlante lorsqu’elle avait surpris June dans les bras de Kenjiss lui avait bien suffit… Et Samarah se rendit compte trop tard qu’elle avait mis les pieds sur un terrain bien trop glissant en présence de l’adolescente. Son cœur rata brusquement un battement.

Les paroles de l’adolescente la figèrent littéralement d’effroi, la bouche légèrement entrouverte et les yeux écarquillés à la fois de surprise et de…terreur. Heureusement, il n’y eut personne pour le voir. Mais le silence gêné qui suivit, quelques secondes à peine, pourrait sans mal paraitre suspect et trahir la mutante. Ce mutisme étonné risquait de contredire la maigre -et réellement pathétique- défense de la mutante prise au dépourvu :

"Je… ne vois absolument pas de quoi tu parles !"

Première (et souvent désespérée) technique de défense : nier en bloc. Taux de réussite : médiocre. Efficacité : proche du néant. Chance d’écarter les soupons : zéro. La mutante grimaça, Aisling n’était pas dupe. Bien au contraire. Rusée, l’Irlandaise l’était. Assurément. Plus encore maintenant qu’elle se doutait de quelque chose. Et parfois, Samarah regrettait de lui avoir enseigné certaines de ses pratiques. A cet instant, la mutante se maudit d’avoir un jour évoqué le principe de la psychologie inversée avec l’adolescente. Pourquoi diable fallait-il qu’elle ait aussi bonne mémoire ? Et surtout assez d’audace pour s’en servir contre celle qui lui avait fait découvrir cette méthode. La mutante retrouva l’assurance qui lui avait manqué précédemment et se défendit lors d’une seconde tentative, qu’elle espéra plus convaincante que la première :

"Je dissimule bien des choses aux yeux du monde, Aisling. Ca, ce n’était pas vraiment un secret, sache que ce que l’on ignore ne peut te nuire ! Mon statut actuel exige de la discrétion et certains sacrifices, du moins elle s’en persuadait, mais si cela peut te rassurer, tu n’es en rien concernée. En revanche, ta santé me concerne !" C’était bien là, le minimum qu’elle était en droit d’exiger pour les soins et l’inquiétude que ses proches avaient eu à son égard lors de son coma.

Une demi-vérité pour masquer un aveu. La mutante aussi était douée à ce petit jeu. Même si elle venait clairement d’avouer à demi-mot qu’elle cachait effectivement quelque chose à l’adolescente ainsi qu’aux autres. Maintenant que celle-ci l’avait deviné il était inutile de le nier plus longtemps. L’adolescente n’était pas stupide et Samarah avait assez d’estime pour Aisling pour ne pas lui faire cet affront. Mais de là à lui confier ce qu’elle avait défendu secrètement toutes ces années…

Elle aurait du se méfier, pourtant. Depuis le début de la soirée, les allusions de l’adolescente auraient du l’alerter et la mettre en garde mais… elle n’y avait pas prêté attention, l’esprit ailleurs. Elle savait que son secret était menacé depuis que son masque s’était brisé au bord du lac. Samarah semblait en permanence préoccupée ces derniers temps. L’implacable Cerbère avait laissé la place à une mutante bien plus fragile qu’il n’y paraissait en réalité. D’abord le fiasco dans son bureau alors qu’elle fouillait les esprits, ensuite le lac et maintenant ça… Que ses proches aient fini par le remarquer ne l’étonnait guère. Mais qu’ils puissent en découvrir la véritable raison, ça… il n’en n’était pas question ! Elle ne pouvait pas se le permettre. La mutante ne se pardonnait pas ses faiblesses.

Samarah ne s’en rendit pas compte, mais elle avait commencé à faire les cent pas entre la cabine d’Aisling et les lavabos. A côté, la foule semblait ne pas s’agiter davantage. Alertée par la remarque –plausible- de l’adolescente, elle s’était à nouveau rapprochée de la porte des toilettes pour jeter un œil à l’extérieur. Le vieil homme ne lui avait toujours pas répondu, alors l’idée qu’il puisse être impliqué –même si elle lui paraissait improbable- ne pouvait pas être négligée

*Nakor ? Peux-tu me faire un bilan de la situation ? Tout danger est-il écarté ?*

Ce fut à cet instant que le cri désespéré d’Aisling retentit dans son dos. Surprise, Samarah fit volte face. Son regard porté droit devant elle à hauteur de la porte, la mutante ne comprit pas tout de suite la raison de l’effroi de l’adolescente. Du moins, jusqu’à ce que celle-ci ne se cogne contre la porte en bois et qu’elle n’aperçoive une main à la fois fugace et incertaine passer en dessous de celle-ci, dans une tentative malheureusement vouée à l’échec, pour rattraper ce qui ressemblait vaguement à une…pilule blanche ?

A cet instant précis, les problèmes sentimentaux de la mutante furent relégués au dernier rang de ses préoccupations actuelles et son sang ne fit qu’un tour. La petite pilule fuyarde était déjà trop loin pour être rattrapée par la main de l’adolescente, aussi cette dernière ‘sauta’dans celles de la Cerbère qui s’en saisit sans même la regarder. Elle aurait en effet été bien incapable de dire avec précision de quel médicament il s’agissait, mais malheureusement pour l’adolescente, Samarah avait vécu quelques temps aux côtés d’une droguée aux substances similaires… Alors ce genre de petites pilules ne pouvait signifier qu’une seule chose : soit Aisling avait à son tour emprunté un chemin fort peu recommandable, soit elle était vraiment malade, malgré tout ce qu’elle pourrait dire pour le nier. Aucune des deux possibilités n’était enviable : dans un cas comme dans l’autre, l’adolescente avait un sérieux problème. Et désormais, la Cerbère ne la lâcherait pas avant d’avoir le fin mot de l’histoire ! Sa voix se fit plus sévère lorsqu’elle reprit la parole :

"Jeune fille, il me semble qu’une conversation sérieuse s’impose ! Et sans mensonge cette fois. Tu as intérêt à me dire ce qu’il t’arrive, sans quoi je peux te le jurer, je réduis cette porte en poussières et je viens chercher l’information moi-même… à la source !"

Ce fut la première fois que la mutante menaçait aussi clairement de bafouer l’intimé mentale de l’adolescente. Et au ton de sa voix, elle était certaine qu’Aisling ne prendrait pas la menace à la légère, consciente que Samarah était parfaitement capable de le faire. Quand la situation l’exigeait, la mutante passait allègrement outre ses principes moraux !

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