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[RP] Eros vs. Thanatos

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Miss Lemington

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MessageSujet: [RP] Eros vs. Thanatos Lun 30 Sep 2013 - 17:26


Avril 2052


S’occuper d’un bébé, lorsque premièrement, on n’y avait jamais été vraiment préparée car rien dans votre vie ne laissait présager un jour cette éventualité en ce qui concernait June et deuxièmement, intimement persuadée d’en être parfaitement incapable lorsqu’on se prénommait Samarah Lemington ; s’avéra être pour la jeune mère un défi quotidien, et pour la mutante à peu près tout aussi inconfortable que de se promener au milieu d’une foule grouillante au cœur du quartier des affaires de Londres, en pleine heure de pointe. Et même si désormais, Samarah pouvait tenir Caleb dans ses bras sans être totalement tétanisée et  impuissante de par son ignorance des gestes et attitudes qu’il convenait d’adopter -comme elle l’avait honteusement été lorsque le Dr Velasquez lui avait confié l’enfant à sa naissance pour s’occuper de June- il n’en demeurait pas moins qu’elle aurait encore beaucoup de chemin à faire pour se sentir parfaitement à l’aise en présence du fils de son amie et surtout, de son ancien ennemi. Même s’il était aujourd’hui indéniable que Caleb possédait les yeux de sa mère, au fil des jours qui passaient, la ressemblance avec les traits de son père se dessinait de plus en plus… Dans quelques années, il serait difficile de nier le patrimoine génétique dont il avait hérité.

Mais pour l’heure, la mutante avait à nouveau confié l’enfant aux bons soins sa mère et venait de claquer violemment la porte de l’Institut, prétextant un besoin urgent de prendre l’air, après que les deux jeunes femmes aient eu un 'léger' différent. Ou plutôt que Samarah ait fait part de son profond désaccord face à la demande que l’humaine avait osé lui faire. Celle-ci avait débarqué dans sa chambre un peu plus tôt dans la journée, complètement désemparée. Son regard triste trahissait encore des larmes récentes. Quatre mois s’était écoulés et Samarah savait que June ne parvenait toujours pas à accepter la mort de Kenjiss. Aussi dur que cela fut pour elle de l’admettre, la mutante avait également compris que l’humaine l’aimait sincèrement. Samarah, toute trace de rancune à présent oubliée, ne comptait plus les heures passées en compagnie de son amie, en dépit de sa propre souffrance pour tenter de la consoler. Hélas, Samarah ne se révéla sans doute pas être la plus apte à cette tâche, sachant mieux que personne ce que l’on ressentait quand on réalisait l’horreur de vivre jusqu’à la fin de sa vie avec un cœur brisé. L’ironie du sort voulut que ce soit précisément à cause de celle qu’elle tentait de réconforter qu’elle connaissait ce sentiment. Qu’elle endurait cette terrible souffrance en silence, depuis si longtemps.

-Aide-moi à l’oublier… Je sais que tu en es capable ! Je… j’y arrive pas, Sam’… Ca fait trop mal…

Quand June l’avait implorée d’intervenir dans sa mémoire pour qu’elle puisse – au moins momentanément- cesser de souffrir, son sang n’avait fait qu’un tour. D’autant qu’elle n’aurait jamais imaginé que son amie serait capable d’en arriver à une telle possibilité. L’épreuve que traversait June actuellement était terrible, elle en avait parfaitement conscience. Et son amie mettrait du temps à remonter la pente, mais elle aurait pensé June beaucoup plus forte pour ne pas céder à cette solution de facilité, finalement presque lâche. Après tout, forte, ne l’était-elle pas elle aussi tous les jours, pour l’humaine ? Cela faisait des années qu’elle luttait, des années qu’elle s’épuisait pour la protéger. Ou plus précisément (et sans doute plus égoïstement) se protéger elle-même ?

Sa réponse fut d’ailleurs nette et sans appel. La mutante, furieuse que son amie ait pu, ne fut-ce qu’envisager cette éventualité, resta de marbre face à la douleur de l’humaine

"Ne me demande pas ça, c’est absolument hors de question ! Je ne peux pas te faire oublier Kenjiss et encore moins votre fils !  Il a déjà perdu son père, tu ne vas pas en plus le priver de sa mère !
Elle tenta même de lui faire retrouver la raison malgré sa colère. Bordel, June, il s’agit de ton fils ! Et on sait toutes les deux ce que c’est de grandir sans une mère ! Tu ne veux pas lui infliger ça, n’est-ce pas ?"

Samarah put lire la détresse profonde dans laquelle June se trouvait plongée depuis la mort du mutant lorsqu’elle accrocha son regard. Celle-ci répliqua d’ailleurs, excédée :

-Mais tu ne comprends donc pas ? C’est exactement pour ça que j’en peux plus ! Chaque fois que je vois Caleb, c’est son père que je vois ! C’est son odeur que je sens, sa voix que j’entends… C’est trop dur….

L’humaine s’était effondrée sur un fauteuil, des nouvelles larmes perlèrent le long de ses joues et Samarah se rapprocha d’elle, posant même délicatement sa main sur son épaule. Au contraire, elle comprenait parfaitement. Désirer l’inaccessible… l’humaine ne se doutait pas à quel point la mutante était en mesure de la comprendre, justement. La mutante soupira avant de s’éloigner doucement de son amie.

"Tu es aujourd’hui privée de sa présence et malgré tout ce que tu peux penser de moi, je sais combien c’est douloureux pour toi. Ce n’est pas juste, mais tu dois continuer à vivre pour Caleb. Avec le temps, votre fils apaisera ta peine. Aujourd’hui, c’est lui ta raison de vivre, Judy ! Tu n’as pas le droit de l’abandonner ! Bats-toi pour lui !"

Jamais la mutante n’aurait pensé devoir tenir un tel discours ! Encore moins à l’attention de son amie. Et c’est justement parce qu’il s’agissait de son amie qu’elle se permit de continuer avec des paroles qu’elle n’aurait pas cru devoir prononcer un jour :

"Bats-toi pour que Kenjiss ne soit pas mort en vain ! Ne gâche pas ce qu’il te reste de lui en te tournant vers la fuite et la facilité de l’oubli, ce n’est pas digne de toi ! Tu n'es pas une lâche !"

Au fond d’elle-même, June savait que la mutante avait raison mais…

-Pourtant, c’est ce qu’il a fait, lui ! s’exclama soudain June. Il m’a laissée seule ! Il a abandonné son fils !

Des souvenirs s’imprimèrent alors brutalement dans l’esprit de Samarah. Elle était enfermée dans sa cellule. Elle tentait, dans un dernier effort, de communiquer avec le mutant sur le point de mourir. Elle le lui avait demandé… juste avant de sombrer. De ne pas les abandonner. Mais il ne l’avait pas écoutée. Elle ne l’avait toujours pas avoué à l’humaine. Elle serra les poings. La mutante savait qu'il avait cessé de se battre. Qu'il avait renoncé au bonheur d’une famille et s’était laissé mourir. June n’était pas prête à l’entendre. Il était encore trop tôt et la douleur de l’absence trop vive. La souffrance de l’humaine était palpable. Que pouvait-elle répondre à ça ? Rien de plus qu’elle ne lui avait déjà dit…

Samarah demeura un instant silencieuse avant de tourner le dos à son amie. Ce fut l’humaine qui reprit la parole.

-Promets-moi que tu ne m’abandonneras pas toi aussi. Promets-moi que tu ne feras pas comme lui ! Promets-le moi, Sam’ ! Je ne supporterai pas de vous perdre tous les deux…

Leur promesse. La seule et unique promesse pour laquelle elle n’avait jamais failli. Elle avait tenu parole, en ignorant sa douleur et en sacrifiant son bonheur. Le cœur de la mutante se serra davantage, mais elle garda le silence, son regard perdu à travers la fenêtre de sa chambre. Comment June pouvait-elle penser cela alors qu’elle veillait sur l’humaine depuis toutes ces années, au prix même de sa propre vie ? Puis la mutante se souvint qu’elle s’était volontairement éloignée de son amie quand elle avait découvert sa relation avec Kenjiss, parce que cette relation et surtout la souffrance  qu’elle avait engendrée avait été trop lourde à supporter. Et elle comprit les craintes de June : qu’elle puisse à nouveau s’éloigner d’elle si longtemps sans la prévenir. Pour l’avoir fait une fois, la mutante savait désormais qu’elle n’en serait pas capable une seconde fois. June n’avait pas été la seule à souffrir de cet éloignement. Elle était finalement revenue vers elle. Cela devrait suffire à la rassurer, non ? Que pouvait-elle faire de plus pour lui prouver qu’elle ne l’abandonnerait pas ? Que malgré tout ce qu’elle pourrait lui inventer (et Dieu seul sait qu’en matière de coups fourrés et d’idées tordues, l’humaine se révélait plutôt douée), elle ne le pourrait jamais ? Il n’y avait qu’un seul moyen… Samarah se retourna soudain et s’avança vers June. Mais lorsqu’elle arriva près d’elle, elle se ravisa au dernier moment. Elle s’arrêta à quelques pas de l’humaine. Il ne fallait pas. Elle ne pouvait pas ! Elle se contenta alors de sourire, faiblement, refoulant son envie.

"Il me semble que c’est une promesse que je t’ai déjà faite, il y a bien longtemps… Et je suis toujours là. Je ne te laisserai jamais seule, June."

*parce que…j’en suis incapable* pensa-t-elle amèrement

"Je n’aurais pas du réagir comme je l’ai fait, j’ai été stupide et aveuglée par ma colère. Mais je ne commettrai plus cette erreur. Je te le promets"

Elle n’avait rien ajouté de plus et avait quitté les lieux, laissant une June étonnée derrière elle. Caleb pleurait dans la chambre à côté, mais elle traversa le couloir sans se retourner et sortit. Consoler l’humaine n’était pas une tâche facile, mais il était encore plus difficile pour la mutante de la voir jour après jour s’éteindre comme le feu qui lentement se consume pour ne laisser que des braises mourantes. Si elle ne relevait pas la tête, June ne serait bientôt plus qu’une ombre, tout comme elle. Ce qui était loin de plaire à la mutante.

Lorsqu’elle fut certaine de s’être assez éloignée, Samarah se traita mentalement de tous les noms. Il fallait qu’elle se ressaisisse immédiatement ! Elle avait failli faire une énorme bêtise pour assouvir ses pulsions. Elle n’avait jamais été aussi proche de briser son masque. Ce masque qu’elle avait érigé au fil des années pour dissimuler ses sentiments. Ce masque aujourd’hui responsable de sa souffrance. Mais elle le savait pourtant. Elle l’avait toujours su. June n’était pas comme elle. Et elle ne devrait jamais savoir que les sentiments éprouvés par la mutante à son égard, ne seraient jamais réciproques. Jamais aussi forts que les siens. Mais simplement différents. Elle devait s’en contenter. Et c’était sans doute le plus difficile combat que menait la mutante. Celui du cœur, contre celui du corps. La raison, contre l’amour. Elle ne put les retenir. Des larmes trop longtemps contenues avaient jailli de ses yeux sombres et coulèrent le long de son visage bien avant qu’elle ne quitte les murs de l’Institut. Jamais, elle ne s’était laissée aller à un tel relâchement. Mais cette fois, tout effort fut vain pour lutter contre des sentiments qu’elle avait si longtemps refoulés. Le chagrin l’emporta sur le mensonge. Sa peine l'avait emportée sur sa détermination. Toute volonté de résister l'avait désormais quittée.

Elle marcha sans but précis pendant un long moment avant de s’arrêter au bord du lac qui bordait le fond du parc de l’Institut. Immobile et silencieuse. La surface sombre de l’étendue d’eau lui renvoyait un bien étrange reflet. Celui d’une Cerbère, rongée par son désespoir, qui n’avait plus rien de redoutable. Une Cerbère en train de perdre complètement les pieds ! La mutante ferma les yeux, pour ne pas en voir davantage. Elle avait souffert trop longtemps.

Soudain, la mutante eut l’impression que son corps tout entier se mit à trembler. A moins que ce ne soit le sol qui commençait à vibrer dangereusement sous ses pieds…

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Dernière édition par Miss Lemington le Lun 11 Nov 2013 - 14:16, édité 1 fois
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Virginie Parish

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MessageSujet: Re: [RP] Eros vs. Thanatos Sam 5 Oct 2013 - 12:46

*Samarah ? *

Une silhouette menue, à la longue chevelure blonde, et au regard bienveillant –quoi qu’inquiets- , se dessina de l’autre côté du lac. Virginie Parish sortait du parc, et marchait en direction de la mutante, de sa démarche gracile. L’écho des pleurs avait perturbé sa méditation et l’avait attirée jusqu’aux abords de l’eau. Voilà qu’elle découvrait la Cerbère dans un triste état. Cela ne faisait que confirmer l’intuition que la jeune fille sentait se renforcer depuis des mois, précisément depuis la naissance du petit Caleb. Cette chère Samarah n’était pas encore guérie de tous ses maux.

La souffrance d’autrui, avait tendance à rendre Résilience, plutôt gauche et maladroite. Cependant, l’amitié avec le prodigieux Koji lui avait permit de gagner en maturité dans ce domaine. Il faisait du bon travail. Virginie était à présent capable de se tenir près de quelqu’un de malheureux sans être noyée dans une empathie excessive. Aussi n’hésita-t-elle pas, cette fois, à aller à l’encontre de la mutante, pour lui offrir sa compagnie, et peut-être un soutien. Elle accéléra le pas lorsque la terre commença à trembler sous leurs pieds. Sachant que toute capacité était liée au contrôle des émotions, elle avait une vague idée de ce qui était en train de se passer. Sachant, aussi à quel point les capacités de Miss Lemington étaient puissantes, elle ne minimisa pas les risques et provoqua immédiatement un contact physique dans l’espoir de la ramener.

- « Samarah … ouvre les yeux, respire, pense à autre-chose. … Parle-moi… dis-moi ce qui ne va pas. »

Un an en arrière Parish aurait été tout simplement incapable de s’adresser ainsi à une femme comme Sam. Mais depuis elle avait apprit à faire confiance aux personnes qui vivaient ici avec elle. Elle avait fait sa place dans cette communauté. Et surtout elle commençait à comprendre qu’elle pouvait apporter son aide aux autres. Samarah faisait partie de ces mutants pour qui la demoiselle concevait un grand respect et de l’admiration. Néanmoins elle savait maintenant que même les plus anciens mutants avaient leurs moments de faiblesse. Elle avait été témoin de l’un de ceux dont Léon était l’otage. Sans jamais avoir l’idée de les juger, la blondinette aurait voulu leur apporter de sa force, à eux qui s’étaient montrés si bienveillants et disponibles avec elle.

Les deux mains continuaient, de tenir chaque bras de l’anglaise, pour l’obliger à renouer avec le présent. Ce geste n’était anodin ni pour l’une ni pour l’autre car elles avaient un rapport au tactile très particulier. Cependant ce n’était pas trop de dire que ces deux femmes avaient tissé un lien particulier au cours des mois. Elles avaient eu de nombreuses conversations nocturnes ensembles. Surtout elles avaient des objectifs communs, dont celui spécifique, de s’assurer du bien être de June et maintenant de Caleb. Virginie était naïve sur beaucoup de point mais elle était également pleine d’empathie et elle voyait bien que le trouble de la Cerbère était lié à la jeune mère …

- « Sam’ … tu ne peux pas continuer comme ça… il faut que tu trouves quelqu’un pour parler de tout ça, avant de craquer pour de bon… »

Il n’y aurait pas toujours quelqu’un dans les parages pour éviter une catastrophe. Ici, il n’était pas uniquement question du mal être d’une femme mais de la sécurité de l’école, ce dont elles avaient toutes les deux consciences. Fort heureusement il n’y avait personne d’autre dans le coin pour le moment. Nul témoin pour assister au laissé allé de leur gardienne à l’exception de l’une des filles les plus douce et compréhensive du quartier. C’était peut-être la meilleure occasion qui soit pour entamer une conversation de fond. Parish n’était pas sûre d’être la personne la plus indiquée pour ça. Elle qui faisait déjà le deuil de son histoire avec Luc. Mais elle était là et Samarah avait vraiment besoin de libérer son cœur. Ça devenait urgent. Alors, malgré sa pudeur, la jeune fille proposa amicalement de servir d’appui.

- « Je peux t’écouter moi… personne n’a besoin de savoir. Mais je ne crois pas que ce soit bon pour toi de laisser grossir cette peine de cœur … »

Virginie n’avait pas trouvé de façon plus délicate d’indiquer à son interlocutrice que le sujet le plus épineux pouvait être abordé sans complication entre elles. Elle attendit donc de connaître l’envie de la pauvre âme blessée en souhaitant ardemment que sa peine puisse enfin sortir et la libérer.
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MessageSujet: Re: [RP] Eros vs. Thanatos Ven 27 Déc 2013 - 2:05

Elle avait mal. Là, quelque part à l’intérieur. Une souffrance si profondément ancrée au creux de son être qu’elle en était devenue insupportable Une petite chose qu’elle avait longtemps ignorée lui rappelait à présent cruellement son existence. Ce n’était pas juste. Pourquoi n’avait-elle pas droit également au bonheur ? La mutante, hélas, ne le savait que trop bien et ne pouvait en faire le reproche à personne, hormis elle-même. Samarah savait qu’elle seule était responsable de cette souffrance. Le bonheur auquel elle aspirait à présent, elle se l’était interdit voilà des années. Par crainte de tout perdre. Elle y avait renoncé en se persuadant que c’était la meilleure chose à faire. Mais aujourd’hui, ce sacrifice se révélait beaucoup trop dur à supporter. Et la mutante regrettait amèrement son choix.

De fines larmes continuaient de perler le long de ses joues. Incapable de les retenir, elles étaient les messagères d’une profonde tristesse et surtout, d’une abnégation révolue. Samarah sentait le sol trembler sous ses pieds de plus en plus distinctement. Chaque battement de son cœur entrait en résonance avec les vibrations qui se propageaient dans la terre. Peu à peu, la maîtrise de ses émotions volait en éclat, entrainant la mutante sur un chemin qu’elle avait toujours refusé d’emprunter, celui de ses véritables sentiments. Une perspective qui l’avait toujours effrayée. Elle avait perdu le contrôle des évènements depuis la mort de Kenjiss. Peut-être même déjà bien avant… Elle ne savait plus très bien. Elle savait juste qu’elle avait mal. Et elle ne voulait plus avoir mal. Alors, la mutante autrefois si forte mais aujourd’hui inconsolable, lâcha totalement prise et libéra une onde dévastatrice, submergée par son chagrin

*Samarah ? *

La première explosion retentit à la surface du lac et détruisit la fontaine la plus proche, ne laissant qu’une immense gerbe d’eau retomber violemment pour venir inonder la berge et asperger ses occupantes. La seconde fit s’effondrer le pont en bois qui surplombait le milieu du lac et permettait aux résidents de passer d’une rive à l’autre. La troisième toucha la fontaine de l’autre côté du pont et lui réserva le même sort qu’à la première. L’onde continua ensuite son chemin et atteignit plus loin les murs de l’Institut où elle fit dangereusement trembler les fondations du bâtiment. Plusieurs élèves présents à l’intérieur, surpris par la violence du choc, songèrent immédiatement à un tremblement de terre. Quelques briques sur les murs extérieurs, les plus anciennes et plus fragiles, ne résistèrent d’ailleurs pas à son passage et s’écrasèrent bruyamment au sol.

La mutante à présent trempée tremblait de plus en plus fort. Soudain, elle sentit des mains serrer doucement mais fermement ses bras. Une voix à la fois inquiète et rassurante lui parvint au-delà des tremblements incontrôlés qui parcouraient son corps et des battements emballés de son cœur.

« Samarah …»

Une voix qu’elle connaissait bien. La seule voix, peut-être, capable de lui faire entendre raison à cet instant. Virginie lui parlait, doucement pour tenter de la calmer. Samarah avait parfaitement conscience qu’elle devait reprendre le dessus sur ses capacités destructrices si elle voulait éviter une réelle catastrophe. L’Institut avait été solidement rebâti, elle y avait veillé personnellement, mais tout de même…

Le contact établi avec la mutante plus que le son de sa voix fut salvateur. Samarah inspira difficilement avant d’ouvrir lentement les yeux et de renouer avec le présent. L’adolescente se tenait là, devant elle. Son regard bienveillant plongé dans les yeux humides de la mutante, encore perdus dans le lointain

"Je…"

Contre toute attente, Samarah saisit à son tour les bras de l’adolescente, comme si elle cherchait désespérément à s’ancrer dans le moment présent, avant de poser son regard sombre sur elle. Virginie l’invitait à se confier. Elle l’avait déjà fait, lors d’une discussion nocturne avec la jeune fille. Du moins en partie. Elle s’était bien gardée de lui révéler l’essentiel. Son précieux secret. Celui qui la tenait éveillée lors de ses nombreuses insomnies. Celui qui guidait la moindre de ses décisions depuis des années. Celui pour lequel, elle avait mis sa vie entre parenthèse. Un secret pour lequel, en définitive, elle était prête à mourir.

Elle savait que Virginie pouvait être une confidente de confiance. Elle l’avait sans doute été pour June quand elle veillait sur l’humaine tandis que la mutante s’en était éloignée. Ce furent là, les prémices de sa décadence, les premières fissures sur son masque du mensonge…

« Parle-moi… dis-moi ce qui ne va pas. »

Mais Samarah ne parvenait pas à ouvrir son cœur et avouer ce qui était désormais évident aux yeux de l’adolescente. Elle avait relégué au plus profond d’elle même des sentiments si longtemps inavoués, qu’elle était incapable aujourd’hui de les laisser s'exprimer au grand jour. Il était difficile de se défaire d’un masque qu’on portait depuis tant d’années

"Ca fait… si mal… avoua-t-elle enfin faiblement, la gorge nouée par ses sanglots. Je ne… peux… plus. C’est… trop dur…"

Evidemment qu’elle ne pouvait plus continuer comme ça. Une part d’elle-même en était bien consciente, cependant elle restait dominée par celle qui lui intimait de ne rien révéler. Celle qu’elle avait toujours écoutée jusqu’à présent. Mais les dernières paroles de l’adolescente eurent l’effet d’un électrochoc sur la mutante qui se crispa et se redressa brusquement. Elle lâcha les bras de Virginie. Le contact que l’adolescente avait établi fut brutalement rompu. Samarah s’éloigna alors lentement de quelques pas vers le lac. De fines gouttelettes qui s’échappaient du jet d’eau au centre de la fontaine détruite l’éclaboussèrent, mais peu lui importait d’être davantage trempée. Elle ne sentait ni le froid, ni l’eau qui transperçait ses vêtements. Seulement une peur viscérale s’insinuer profondément dans tout son être.

Une peine de cœur. Le masque était brisé

La mutante se trouvait à présent au pied du mur, un moment qu’elle avait redouté et sans cesse repoussé de toutes ses forces. Ce moment où elle ne parviendrait plus à dissimuler ce qu’elle ressentait réellement. Si Virginie l’avait percée à jour, d’autres le pourraient aussi bientôt… Or, elle ne pouvait pas se le permettre, c’était beaucoup trop dangereux ! Toutes ces années, elle avait combattu ses sentiments pour que personne ne les découvre, jamais. Pourtant, il était clair qu’à cet instant, elle avait perdu la bataille qu’elle avait si longuement menée. Elle allait devoir faire face à ses émotions. Et cette idée la terrifiait !

Samarah leva la tête au ciel et inspira de nouveau, afin de calmer les derniers sanglots qui secouaient encore son corps tremblant

"Ca…se voit … tant que ça ?" demanda finalement la mutante résignée

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MessageSujet: Re: [RP] Eros vs. Thanatos Sam 8 Mar 2014 - 16:07


    Virginie craignait d'avoir fait une erreur en sentant brusquement leur contact physique se couper. Peut-être avait-elle été maladroite, en voulant montrer à Samarah, qu'elles pouvaient aborder tous les sujets ? Aussi se força-t-elle d'abord à ne pas bouger. Malgré son angoisse, elle sentait que cette prise de distance, Sam en avait besoin. Ses yeux ne quittaient pas un instant, ce corps maligne et trempés, de peur de le perdre de vue. La tension était si intense et si palpable qu'il y avait de quoi redouter un autre accès de télékinésie.

    Or, les dégâts, tout autour d'elles, prouvaient bien la puissance, du pouvoir de Lemington. La jeune fille blonde avait conscience que la situation était précaire et que quelqu’un devait veiller à la sécurité de l'Institut. Par la force des choses, s'était son rôle, pour le moment. Intérieurement, elle était soulagée, d'avoir été la première à arriver, pendant cette crise. Une autre personne aurait certainement eu des difficultés à comprendre ce qui se passait.

    Virginie s'approcha à son tour du bord du lac, où flottaient les ruines de pierres et de bois. Elle préserva une distance avec Samarah pour la laisser tranquille. Ses yeux clairs suivaient la dérive d'un morceau de bois sur l'eau. Un sourire bienveillant se dessina lentement sur son visage d'ange.

    - « Non... je l'ai deviné. J'ai mis longtemps à comprendre. »

    Ce qui était la plus simple des vérités. Il avait fallu touts ces mois, aux côtés de June et Samarah, pour saisir toute la complexité de leur relation. Cela ne faisait pas très longtemps, que l'idée s'était formulée, dans son esprit. Mais, quand Luc était parti, en mettant un terme à leur relation, il lui avait également ouvert les yeux. Virginie avait vue, le reflet de sa peine, dans les yeux du Cerbère. Elle avait aussi comprit que les sentiments qu'elle éprouvait pour Luc n'étaient pas aussi forts que ceux qui rongeaient cette femme.

    - « Je pense que June s'en doute un peu. Elle doit le sentir. Vous vous sentiriez mieux toutes les deux, si vous en parliez. Plutôt que de le garder pour toi et de te transformer en bombe à retardement. »

    Il n'y avait aucun jugement dans les paroles de Résillience. Elle pouvait comprendre, ce qu'une telle discussion allait impliquer, dans la vie de ces deux anciennes amies. Néanmoins, cette histoire était en train de prendre des proportions dangereuses, à la fois pour elles, mais aussi pour les gens qui vivaient dans ce manoir. Il fallait que quelque-chose se passe.

    - «  Je peux imaginer... ta peur. A ta place je serais totalement tétanisée. Mais si tu ne le fais pas, tu vas continuer à te tuer à petits feux. Et un jour, tu ne pourra plus la protéger. »

    A présent, Virginie était presque aussi trempée que son aînée. Elle non plus n'avait pas l'air d'y porter attention. Sans présipitation elle rejoignit Samarah pour se tenir à ses côtés. Pareille à une petite soeur, elle attrapa sa main et la serra délicatement. Il lui semblait important que Sam ait conscience de sa présence et qu'elle ait une preuve d'affection, en cet instant. Que de chemin avaient-elles parcouru ces deux mutantes au coeur trop tendre. La voix douce murmura de nouveau, dans le calme post apocalyptique.

    - «  Et puis... si j'étais à la place de June, je voudrais savoir. Tu ne crois pas que, tu lui fait porter une grosse responsabilité, malgré elle ? Ca la concerne aussi. Elle a le droit de savoir. »

    C'était souvent, aux moments des crises, que chacun se découvraient des trésors de bonté. Parish avait en plus, une sincère tendresse, pour cette grande mutante, qui était et demeurerait l'un de ses modèles.
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MessageSujet: Re: [RP] Eros vs. Thanatos Mar 8 Avr 2014 - 23:04




Que Virginie ait à peine deviné ce qu’elle pouvait ressentir à l’égard de son amie humaine depuis toutes ces années ne suffit pas à rassurer Samarah. Si la jeune fille avait pu lire entre les lignes et finalement découvrir ce qu’elle taisait aujourd’hui bien mal, d’autres parmi ses proches le pourraient aussi bientôt. Pour ceux qui la connaissaient un minimum, la mutante ne se révélerait sans doute pas aussi imperméable et distante qu’elle l’aurait souhaité. Le temps, des évènements pour le moins inattendus et surtout ses sentiments avaient peu à peu transformé Samarah, bien malgré elle. Longtemps, elle s’était réfugiée derrière cette froideur qui la caractérisait tant. Ce mur d’apparente indifférence qu’elle avait érigé au fil du temps et qui l’avait peu à peu séparée du reste du monde. Elle s’était ainsi rendue distante des autres, pour s’en protéger. Et ne plus souffrir. Ayant appris bien jeune à quel point le monde pouvait se montrer cruel.

Aujourd’hui pourtant, elle souffrait. Comme jamais auparavant, elle ne l’aurait cru possible. Elle souffrait de son silence, des choix qu’elle avait fait et de ses sentiments refoulés depuis tant d’années, des sentiments qui la rongeaient lentement mais sûrement de l’intérieur et qu’elle se savait désormais incapable de supporter plus longtemps. A force de se mentir à elle-même, la mutante s’était lentement  détruite. Persuadée qu’elle agissait de la meilleure façon qu’il soit, elle avait pourtant refusé de voir l’évidence : on ne pouvait lutter indéfiniment, envers et contre tout, face à des sentiments, plus encore lorsque ceux-ci se révélaient aussi forts que le siens à l’égard de l’humaine.

Elle sentit Virginie approcher doucement dans son dos mais elle ne bougea pas. Son regard était fixé sur les murs de l’Institut au loin, sans réellement les voir. Malgré la distance qu’elle avait toujours entretenue et qui donnait aux membres de l’Institut cette impression de paraitre invulnérable, sa volonté d’offrir un lieu où les jeunes mutants se sentiraient en sécurité ne l’avait jamais quittée. Il y avait aujourd’hui tant de vie et de bonheur à l’intérieur de ces murs, que la mutante aurait du en être heureuse. L’insouciance de la jeunesse tenue à l’écart de la triste réalité du monde. Un havre de paix en partie rendu possible grâce à sa détermination et sa volonté. Et pourtant, à cet instant précis, jamais la mutante tourmentée ne s’était sentie aussi seule. Pour la première fois de sa vie, Samarah prit conscience du poids de la solitude qu’elle s’était infligée toutes ces années.

La maigre silhouette devant Virginie parut soudain vaciller et ne se rattrapa d’une main que de justesse au tronc d’arbre à ses côtés. Le puissant Cerbère, capable de faire trembler de peur le Gouvernement n’était plus à cet instant qu’une femme comme des millions d’autres de par le monde, une femme fragile et dévastée… La mutante passa son autre main sur ses joues pour y faire disparaitre les traces de ses larmes. Même au pied du mur, elle supportait difficilement que l’on soit témoin de sa détresse. Elle inspira doucement pour passer outre le chagrin qui lui nouait toujours la gorge.

"June ne se doute de rien. J’y ai toujours veillé…"

Et la mutante espérait au moins ne pas se tromper sur ce point. Elle avait toujours respecté la limite qu’elle s’était fixée lorsqu’elle se trouvait en présence de l’humaine. Au prix de multiples efforts, bien souvent douloureux. Puis, elle se souvint de son comportement ce matin-même. Et elle soupira. Une bombe à retardement. L’image lui collait si bien. C’est exactement ce qu’elle était devenue à force de nier son amour pour l’humaine

"…du moins jusqu’à aujourd’hui."


Samarah se tut, son regard toujours plongé dans le vague. Elle avait failli. Elle était consciente d’avoir frôlé le point de non-retour en ne s’arrêtant qu’à quelques centimètres à peine de June. Samarah inspira longuement avant de continuer. Se confier était un exercice difficile pour elle, même si elle l’avait déjà fait une première fois en présence de l’adolescente lors d’une conversation nocturne. Mais elle ne répéterait sans doute à personne d’autre ce qu’elle s’apprêtait à lui révéler :

"Elle n’a jamais comprit la véritable raison de mon désarroi lorsque je les ai découverts dans les bras l’un de l’autre…"

Sans s’attarder sur les détails, plutôt gênants, la mutante se remémora assez distinctement la scène de cette nuit-là, à bord de la TransAtlante. Pendant que les autres, et probablement Virginie aussi, se battaient déjà dans la salle de réception pour faire face à l’assaut soudain des Humanoïdes, Samarah, guidée par sa colère, quant à elle surprenait deux amants au plus mauvais moment… Encore aujourd’hui, elle n’en n’était pas très fière.

"Elle n’a jamais su que si je me suis éloignée d’elle tout ce temps, c’est parce que j’étais incapable d’être heureuse pour elle. Ca me faisait...trop mal."

Silence. La souffrance qu’elle avait endurée dans les jours qui avaient suivi le drame de la TransAtlante fut si forte que même aujourd’hui encore, la mutante ne la souhaitait à personne d’autre, même pas à son pire ennemi.

"Elle croit toujours que c’est uniquement à cause de Kenjiss. La mutante eut un sourire triste. J’avoue qu’elle n’a pas tout à fait tort…"

Samarah n’avait en effet jamais eu beaucoup d'estime envers le mutant, ni apprécié ses méthodes pour le moins discutables. Même si aujourd’hui – et cela lui coutait de devoir l’admettre – elle aurait sans doute pu revoir son jugement sur l’ancien leader de la Confrérie, au moins en partie.

"… mais elle ne s’est jamais doutée que la seule et unique raison pour laquelle j’étais en colère…"

Virginie était à présent toute proche de la mutante. Celle-ci sentit d’ailleurs la main de l’adolescente se refermer sur la sienne. Un contact. A la fois doux et rassurant. La mutante ne s’en défit pas. Pour l’une comme pour l’autre, il signifiait beaucoup. Sans doute fut-ce ce simple geste, garant du profond soutien et de toute la sincère affection que lui portait Virginie, qui lui donna enfin la force d’avouer ce qu’elle s’efforçait pourtant de nier depuis plus de quinze longues années.

"..c’est parce que …je l’aime."


Ces mots… à la fois si lourds de sens et libérateurs, Samarah les avaient finalement prononcés à haute voix. Elle avait pu les partager avec quelqu’un, au lieu de les garder sous silence. La mutante aimait l’humaine. De cet amour fou, aveugle et sans limite, peut-être même interdit. Soudain, ce fut comme si l’air autour d’elle eut une saveur différente. Il lui parut plus léger et moins âpre à chacune de ses inspirations qui la maintenaient en vie. De nouvelles larmes brillèrent au coin de ses yeux et coulèrent lentement sur ses joues. Elle avait enfin pu ouvrir son cœur pour le soulager de tout cet amour qu’il contenait et qui la rongeait lentement à défaut de pouvoir le partager avec celle qu’elle aurait voulu.

"Je n’ai pas peur, Virginie... En réalité, je suis terrifiée ! Jamais, je n’aurais pensé pouvoir ressentir ça pour quelqu’un…"

Et c’était précisément cette dépendance absolue vis-à-vis d’une seule et unique personne qui la terrorisait. Savoir que vous étiez capable de tout faire, absolument tout même l’irréparable, pour s’assurer du bien d’une seule personne, si chère à votre cœur. Samarah aimait garder un certain contrôle sur les choses, cela lui assurait un sentiment de sécurité. Or, aimer vous faisait perdre absolument toute capacité de jugement pour vous lancer dans l’inconnu, sans plus aucun contrôle. Aimer vous rendait tout aussi vulnérable qu’il mettait également la personne de votre cœur en danger. Au vu de la position qu’elle occupait au sein de l’Institut, le jour où son secret n’en serait plus un, il ne serait alors plus très difficile de l’atteindre.
Peut lui importait qu’on s’en prenne à elle. Mais qu’on puisse faire du mal à June… Elle ne le permettrait jamais, pas plus qu’elle ne le supporterait. Elle avait toujours refusé de faire planer ce danger au dessus de la tête de l’humaine. Samarah s’était battue tous les jours contre ses sentiments pour lui éviter cette menace supplémentaire, en plus de toutes celles qui lui pendaient au nez à cause de la Lib’Corp. En vain. Le fait, qu’en outre, elle ait pu avoir quelques difficultés à assumer publiquement la nature de ses sentiments, n’entrait bien entendu pas en compte dans son refus de tout avouer… Pour ça, il fallait d’abord que la mutante en ait conscience et ose se l’avouer à elle-même. A nouveau, elle essuya ses joues humides.

"Je ne peux pas lui dire ! Tant qu’elle ignorera la vérité, elle n’en souffrira pas !"

Une noble conviction. Peu importe que l'on souffre pourvu que l'autre vive. Mais le point de vue de l’adolescente méritait réflexion. Virginie avait probablement raison et la mutante n’avait jamais envisagé cet angle de vue. Toutes ces années, elle avait agi en dépit de l’avis de l’humaine. Avait-elle réellement le droit de priver June de la vérité ? Et de la rendre indirectement responsable de ses actes malheureux, comme ceux d’aujourd’hui ? Le prix de son ignorance était-il à ce point ? Pouvait-elle délibérément continuer à lui mentir ? Elle savait qu’elle n’en n’était plus capable. Pourtant, Samarah persistait toujours dans son refus de lui avouer ses sentiments :

"L’idée de la perdre m’est encore plus insupportable que de me taire."


Une vérité certes, mais qui en cachait une autre, plus profonde encore : la crainte viscérale de perdre la personne qui comptait le plus à ses yeux.

"Si je venais à lui avouer ce que je ressens réellement pour elle, ce serait plus de vingt années d’amitié remises en question ! Je ne peux pas lui infliger ça… Pas maintenant."

Virginie comprendrait sûrement ce qu’elle sous-entendait. June ne parvenait pas à faire son deuil. Chaque jour, la mutante guettait dans les yeux de l’humaine, la petite étincelle de vie qui l’animait autrefois mais celle-ci s’était éteinte avec la disparition de Kenjiss. Alors, lui annoncer qu’elle avait à son égard des sentiments bien plus profonds que ceux qu’elle croyait… Non vraiment, Samarah restait persuadée que ce n’était ni le bon moment, ni une bonne idée pour l’aider à remonter la pente.

"Elle a d’autres choses à surmonter avant de pouvoir éventuellement l’entendre un jour..."

Virginie était-elle parvenue à semer le doute au sein du cœur de la mutante ? Il semblerait. Car à cet instant, elle n'envisageait plus un refus net et catégorique. Mais de là à franchir le pas et oser lui avouer ses sentiments...
Samarah lâcha la main de l’adolescente et fit quelques pas avant de se laisser tomber sur une vieille souche d’arbre. Elle prit finalement sa tête entre ses mains, les coudes posés sur ses genoux. Elle était complètement perdue, n'ayant plus aucune idée du chemin qu'il convenait d'emprunter...

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Virginie Parish

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MessageSujet: Re: [RP] Eros vs. Thanatos Lun 28 Avr 2014 - 12:07


    Peu à peu miss Lemington mit des mots sur les sentiments, qu’elle avait emprisonnés en elle-même pendant des années. Elle progressait lentement avec une voix où se sentait toute sa peur. Mais à aucun moment elle ne paru douter de ce qu’elle disait, ce qui confortait un peu plus sa jeune amie, dans son intuition. Jusqu’à ce que l’amour soit confessé à voix haute et claire. Virginie serra raffermie sa prise sur la main de son aînée d’une légère pression. Une façon de l’encourager en silence. Il n’était facile pour personne d’avouer quelque-chose d’aussi intime à un autre. Mais poser les mots, donnait enfin du poids, et cela permettait aussi d’avancer.

    Il y eu des silences entre les deux mutantes. Parish se taisait toujours. Elle se contentait d’écouter, consciente que parfois, une présence suffisait pour libérer la parole. C’était ce qui était en train de se passer. Samarah lui dévoilait ses appréhensions les unes après les autres. Rien qui ne pu surprendre réellement la jeune fille. Elle comprenait à quel point cette situation était complexe. Les raisons qui poussaient cette femme à se taire depuis longtemps. Virginie n’était pas sûre, qu’elle ait eu le courage d’agir différemment, si elle avait été placée devant un dilemme de cet ordre. Il lui manquait pour ça la bravoure. Être prête à être abandonnée par l’être qui vous êtes le plus cher… c’était plus courageux que de combatte pour sa vie.

    Pendant que Sam’ changeait de place, Parish lança un regard autour d’elle, pour s’assurer que personne n’était à l’horizon. Elles étaient toujours seules. Une chance car elles n’étaient pas en état d’affronter Alfred, ou qui que ce soit d’autre, pour le moment. Leur conversation n’était pas terminée. En voyant, le découragement de la Cerbère, Virginie sentit vibrer en elle toute l’affection qu’elle lui portait. A cet instant elle aurait voulu soulager cette femme de ses maux. Prendre une partie de sa peine pour la porter à sa place. Malheureusement, cela était impossible. Et si une mutation aurait pu les aider. Elles ne l’avaient pas à disposition.

    - « Samarah… »

    Quelles paroles pouvaient apporter du réconfort dans pareilles situation ? Virginie repensa à tous les conseils que lui avaient donnés Léa et Koji, quand elle leur avait dit qu’elle était amoureuse de Luc. L’un comme l’autre avait été très patients avec elle. Ils ne l’avaient pas découragée. Mais, sans doute avaient-ils vus avant elle, qu’il s’agissait d’une amourette, et non d’un grand amour. Face à toute la peine de Lemington, la jeune fille trouvait son sort plus enviable. Cette histoire lui ferait revoir ses aspirations romantiques pour un bon moment. L’amour était finalement l’affaire des plus forts.

    - « Peut-être que tu as raison. Peut-être qu’elle se sentira blessée, de ne pas avoir su, ce que tu ressens pour elle, depuis tout ce temps. Mais je ne pense pas qu’elle te rejettera. Tu devrais peut-être lui accorder plus de confiance ? »

    Résilience s’avança, pour aller s’assoir à l’autre bout de la souche. Elle fixait ses yeux compatissants sur la silhouette courbée.

    - « A cause de ce secret, tu risques de t’éloigner d’elle, de plus en plus… et de la perdre quand même enfin de compte.»

    Le chant d’une mésange perça l’air humide. Virginie perçu immédiatement l’animal, posé sur une branche, à plusieurs mètres de là. Elle contempla cet oiseau pendant un moment. Puis finalement, elle se décida à parler de ce qui lui trottait dans la tête, depuis qu’elle écoutait les arguments de Sam.

    - « Tu sais… Luc m’a avoué, après coup, que c’est surtout parce que je lui avais caché beaucoup de choses sur moi, qu’il était triste et déçu. Si, j’avais été honnête avec lui, il aurait fait plus d’efforts. Il ne serait pas reparti à Nantes. On ne serait pas séparés. Je ne serais pas toute seule ici. Je ne voudrais pas qu’il t’arrive la même chose. Tu as assez souffert, tu ne crois pas ? »

    Ce n’était peut-être pas visible. Mais parler de son propre vécu, était tout aussi compliqué, pour Vivi que pour son amie. Elle avait été capable de surpasser sa pudeur, uniquement, parce qu’elle voulait aider cette femme à avancer. L’expérience de l’une pouvait peut-être servir à l’autre.

    - « Je sais que June et toi avez besoin l’une de l’autre. Au fond, que ce soit par amitié, ou par amour, est-ce que c’est le plus important ? La frontière est flexible, non ? »

    Après tout ces choses étaient trop complexes pour tenter de les analyser et de les prévoir. Mais Sam pouvait au moins essayer de vivre avec, et de s’en nourrir, plutôt que de s’empoisonner. Seulement, elle était la seule, à pouvoir faire ce choix.

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Je reviendrais !!

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Miss Lemington

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MessageSujet: Re: [RP] Eros vs. Thanatos Mer 4 Juin 2014 - 3:49

Peut-on aimer sans être aimé ?


La mésange s’envola. A défaut de la localiser avec autant de précision que l’adolescente, la mutante avait écouté son chant. Il était apaisant. Virginie s’était approchée d’elle. S’il y avait bien une chose que Samarah avait toujours appréciée chez la jeune fille, c’était son immense respect et sa capacité d’écoute envers les autres. Deux qualités, aussi rares que précieuses. L’adolescente avait gardé le silence tandis que Samarah avouait -enfin- ses sentiments. Elle sentait à présent le regard de Virginie posé sur elle. Mais celui-ci restait bienveillant, sans aucune trace de jugement, à l’égard de la nature de ses sentiments finalement confessés. Samarah remercia intérieurement l’adolescente pour son attitude. Sa tolérance l’avait grandement aidée sur le chemin de sa confession. Samarah venait en effet d’effectuer les premiers pas sur un chemin qui s’annoncerait encore long à parcourir…La mutante inspira et releva la tête.

"C’est étrange ,déclara-t-elle d’une voix rauque, ce tourment dans lequel peuvent nous plonger les sentiments. June demeure l’une des rares personnes à qui je confierais ma vie les yeux fermés. Je lui ai toujours fait confiance…"

Et cela, dès l’instant où elle était entrée dans sa vie en s’interposant entre elle et les autres filles de l’orphelinat. Il pleuvait ce jour-là. Elles ne se connaissaient pas encore et pourtant June, fidèle à ses convictions, avait agit sans hésiter… Se soucier des autres avant soi-même. L’humaine continuait encore à le faire aujourd’hui. Peut-être était-ce son comportement, désinvolte et irréfléchi, qui avait brisé la carapace de méfiance de Samarah, avant même qu’elle n’ait eu le temps de l’ériger à son égard. Peut-être était-ce ce simple geste qui fut l’étincelle à l’origine de tout le reste… Même si à cette époque, la mutante était encore loin de s’en douter.

"Je la connais depuis si longtemps que je pourrais presque prévoir ces décisions à l’avance…."


Il n’y en avait réellement qu’une seule qu’elle n’avait pu prévoir et l’avait prise au dépourvu : son coup de foudre pour Kenjiss. Mais, en toute honnêteté, qui l’aurait pu ? Une telle relation était aussi improbable qu’une paix immédiate entre humains et mutants !

"Pourtant… je redoute sa réaction si je venais à lui avouer ce que je ressens vraiment pour elle"

Samarah se tourna vers l’adolescente et posa son regard sombre sur elle. D’ordinaire neutre et impénétrable, bien plus souvent intimidant que rassurant, il laissait transparaître aujourd’hui toute la détresse de la mutante. Cette détresse qu’elle avait contenue et dissimulée aux yeux de tous, en se détruisant peu à peu. Jusqu’à ne plus pouvoir le supporter. Samarah frissonna. L’eau qui avait transpercé ses vêtements commençait à la refroidir.

"C’est absurde ! Et… insupportable"

La crainte et l’ignorance. C’est en les côtoyant de près, au quotidien, que l’on pouvait se rendre compte de leur immense pouvoir sur les gens. Et mieux comprendre comment les pires dictateurs de l’Histoire en avaient usé pour exercer leur autorité sur les peuples et s’assurer un contrôle absolu des foules. L’ignorance n’était autre que le ciment de la peur qui paralysait même les volontés les plus acérées. Samarah eut un sourire triste

"Par moment… je me demande ce qui est le plus dur. Vivre dans l’ignorance ou bien survivre dans le silence".

Une interrogation parmi tant d’autres qui tenait la mutante éveillée lors de ses nombreuses insomnies. Il y eut un silence. Virginie semblait réfléchir, comme si elle éprouvait aussi une certaine difficulté à mettre des mots sur ses pensées. En soi, cela n’était pas vraiment un problème quand on discutait avec une télépathe… mais elle parvint à extérioriser à son tour ce qu’elle avait tut jusqu’à présent. Au plus grand étonnement de la mutante. Maintenant qu’elle en parlait, cela faisait quelques temps qu’elle n’avait plus perçu l’empreinte mentale du jeune Français entre les murs de l’Institut. Et pour cause… il s’en était allé, mettant visiblement un terme à la relation qu’il avait entretenue avec Virginie. Samarah n’avait rien vu, trop accaparée par ses propres problèmes

"Je suis désolée de l’apprendre, je… j’ignorais que c’était terminé entre vous. Quand est-ce arrivé ?"


La situation aurait pu être drôle, mais elle fut en réalité touchante : voir l’adolescente qui tentait de conseiller l’adulte sur ses relations amoureuses… en se basant sur sa propre expérience. Cela ne devait pas arriver tous les jours. Cependant, l’adulte en question n’était pas n’importe qui… Samarah était certes une adulte, mais une adulte qui, avouons-le, frisait l’asociabilité au niveau des relations humaines. Si en plus, l’amour venait s’en mêler… cela compliquait sérieusement les choses et on pouvait imaginer sans peine le désarroi de la redoutable Cerbère. Un Cerbère dont Virginie avait découvert la profonde souffrance bien avant qu’elle ne soit plus capable de la dissimuler derrière son masque de froideur…

"Je ne veux pas la perdre… je l’ai perdue une fois. Je…ne le supporterais pas une seconde fois"


Confidence pour confidence. Elles ne s’étaient pas vues pendant plus de 3 ans lorsque l’humaine avait quitté l’orphelinat, à sa majorité. Et Samarah avait bien cru ne jamais la revoir… jusqu’à ce que June la retrouve devant les ruines de son ancienne maison et du futur Institut. Son amie risquait-elle vraiment de lui tourner le dos  si elle continuait de s’enfermer dans son mensonge à son égard ? Il n’y avait finalement qu’une seule façon de le savoir… Un pas que la mutante n’était hélas pas encore prête à franchir. Il lui suffisait pourtant de peu, un geste ou bien même une parole. Samarah avait en effet beaucoup souffert. Trop peut-être, pour craindre une nouvelle déception…La peur de briser ce qu’elle avait de plus cher lui nouait véritablement les entrailles.

Samarah fut prise d’un frisson plus violent et se releva pour faire quelques pas. Les dernières paroles de l’adolescente se révélaient d’autant plus douloureuses qu’elles étaient vraies. Les deux femmes se complétaient mutuellement, puisant dans la relation qui les unissait pour trouver la force et le courage pour l’une, la volonté pour l’autre, d’affronter les difficultés quotidiennes et autres menaces aussi diverses que variées. Elles avaient fonctionné ainsi dès l’instant où elles s’étaient rencontrées. Plus fortes à deux que seule… Alors qu’elle s’était –précisément- toujours efforcée de se débrouiller seule. D’une certaine façon, l’humaine lui avait appris à voir le monde autrement et à revoir –au moins légèrement- son comportement vis-à-vis des gens qui l’entouraient

"Le problème
, murmura la mutante, c’est que j’ignore jusqu’à quel point cette frontière est flexible, et elle ne s'effacera jamais complètement … quoique je fasse, elle subsistera toujours, aussi subtile soit-elle"

Et malheureusement, cette frontière l’empêcherait toujours de profiter pleinement de la présence de l’humaine. Comment en effet, Samarah pouvait-elle parvenir à profiter pleinement d’une amitié, aussi sincère et profonde soit-elle, alors qu’elle désirait offrir bien plus à June ? Si elle avait tenté de se satisfaire jusqu’à présent de leur amitié, cela ne lui suffisait plus. La mutante souhaitait davantage. Était-ce à ce point égoïste de sa part ? L’amitié de June était suffisamment précieuse. Avait-elle réellement le droit d’en vouloir plus ?

Selon Virginie, la frontière entre l’amour et l’amitié était ténue… Samarah le savait pour l’avoir désormais allègrement franchie ! De manière, d’abord incertaine, sans réellement s’en rendre compte. Et puis, de plus en plus convaincue, au fur et à mesure que ses sentiments se confirmaient au fil du temps. Samarah avait ainsi découvert tout ce dont elle était capable de faire par amour (à son plus grand étonnement !). Des petits gestes simples, à l’attention de la personne que l’on chérissait et qu’on prenait plaisir à partager ensemble. Mais dans son cas, le silence qu’elle avait entretenu sur ses sentiments ayant peu à peu imposé sa solitude, elle n’avait pu savourer qu’une seule chose en définitive : le bonheur de savoir son amie en vie, malgré les dangers qui la menaçaient.

Elle était consciente qu’elle était seule fautive des remords qui aujourd’hui l’empoisonnaient. Ils découlaient de ses choix passés. La mutante ne pourrait blâmer personne hormis elle-même pour ses décisions. Elle se nourrissait déjà de leur relation pour trouver la force de continuer et lutter contre son envie de lâcher prise. Et rester aux côtés de June afin de la protéger.

"Je sais que je n’ai pas le droit de te demander de la protéger comme je le fais, mais… peux-tu continuer de veiller sur elle comme tu l’as fait jusqu’à présent  ? Elle est beaucoup plus vulnérable qu’elle ne le prétend, surtout depuis la naissance de Caleb. Il est inutile de se leurrer, nous ne pourrons pas cacher son existence éternellement… "

Samarah s’arrêta au bord du lac. Quelques morceaux du pont avaient dérivé lentement et cognaient à présent la rive. Quel avenir réserverait le monde au jeune Caleb lorsqu’il découvrirait son existence ? Avec la mort de son père, Caleb avait également perdu l'un de ses anges gardiens. Or, leurs ennemis ne reculeraient devant rien dans leur folie d'éradication, même pas un enfant dont le seul crime était d'être né d'un père mutant qui fut considéré comme l'un des plus dangereux de la planète.

"Je serais rassurée de savoir que quelqu’un continuera de les protéger… s’il s’avère un jour que je n’en sois plus capable…"


La mutante avait déjà voulu en finir. Plus d’une fois. Si Virginie ne l’avait pas encore compris depuis l’avertissement qu’elle lui avait laissé lors de leur discussion nocturne, elle le lui confirmait implicitement à présent. Plus encore que les mutants qu’elle défendait, c’était pour June que Samarah se battait tous les jours contre elle-même.

"Je vous dois la vie, à vous tous, qui êtes venus me chercher dans cette base du Cercle mais… davantage encore, je lui dois d’être toujours là aujourd’hui…"

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MessageSujet: Re: [RP] Eros vs. Thanatos Lun 7 Juil 2014 - 10:24

La réponse est non...

    Une conversation aussi intime se faisait dans l’effort de deux femmes pudiques. Elles progressaient dans le calme. Leur patience mutuelle s’avérait être leur meilleur allié. Sans cela jamais Samarah n’aurait pu faire avancer sa pensée et la partager avec quelqu’un d’autre. Chaque phrase lancée dans l’air était comme un nouveau souffle qui la rapprochait de la liberté d’esprit. Bien entendu, le chemin sur lequel elle s’engageait ne se ferait pas un jour. Il faudrait encore beaucoup de temps avant que la paix s’installe de façon pérenne dans le cœur de la Cerbère. Mais, le temps elle l’aurait, et les soutiens également. Parish en première ligne serait présente et disponible pour continuer à aider la mutante pendant ce travail personnel.

    Elle éludait volontairement le thème de ses jeunes amours, pour ne pas dévier, de ce qui les intéressaient réellement. Pareille à la petite voix d’un ange, maintenant le fil rouge d’une confession, tandis que s’exposait face à elles, le dilemme qu’imposait de lui-même le sentiment amoureux… Le dire était d’or et déjà une façon de leur faire exister, de lui donner du corps, ainsi de mieux l’analyser. Néanmoins, seule Miss Lemington pouvait prendre la décision adéquate. C’était à elle et à elle seule de faire le choix d’un aveux, ou non, à celle qui détenait son cœur. Quelque que puisse être le choix de Sam’ il entraînerait un changement dans sa vie. Voilà qui pouvait justifier les hésitations qui s’exprimaient péniblement. N'y avait-il plus atroce déception que de voir son amour éconduit ?-


    « Le pire c’est de faire survivre un sentiment sans pouvoir l’exprimer devant l’autre. Regarde dans quel état ça te met Samarah. »

    Ces propos étaient le résultat d’un bon sens que l’on imaginait peut-être pas chez cette jeune gourgandine, trop gentille pour être futée. Néanmoins, Vivi avait déjà vues son amour malmené par les autres. Elle n’avait qu’à dire ce qu’elle avait constaté une fois que la peine était passée et qu’elle avait pu poursuivre son chemin. Par amitié pour Sam, par amitié pour June aussi, elle se faisait l’associée de la raison.-

    « C’est normal que tu ais peur. On aurait tous peur de se lancer à ta place. C’est humain. Mais tu as eu assez peur comme ça, non ? Il faut que tu avances. Je crois que tu dois prendre le risque de lui parler. June ne sera peut-être pas prête à faire évoluer votre relation dans cette direction… C’est même ce qui va sûrement se passer… Mais ça, tu le pressens depuis le début, je me trompe ? Ce n’est plus une excuse, maintenant que tu sais, que tu l’aimes d’amour. Il faut que tu te fasses violence et que tu la confrontes, une bonne fois pour toute. Parce que si tu enfermes encore ce sentiment, si tu ne parles pas, tu ne pourras pas être complètement à l’aise avec elle, ni agir comme tu le veux… et tu vas finir par devenir folle.»

    Avait-on jamais entendu la petite Résilience s’exprimer aussi librement avec une aînée ? Non… Il s’agissait d’une première. Une première qui était possible grâce à la confiance que les deux mutantes se portaient l’une envers l’autre. Également parce que chacune avaient dû évoluer de façon radicale pendant les mois qui venaient de s’écouler. Virginie n’était plus vraiment une enfant. Forcée de grandir et d’assumer un rôle et des responsabilités à la Lib Corp qui l’obligeait à modifier l’image d’elle-même qu’elle s’était forgée. Luc et Koji avaient tout autant contribué à cette… mutation personnelle. Le discours sous-entendu de la Cerbère imposait une réaction directe et franche dont Parish était prête à prendre le poids.-

    « Samarah… »

    Comment dire des choses qui laisseraient immanquablement une marque, sans blesser la femme ? Virginie ne savait pas comment faire. Partagée entre la compassion et une sorte de colère ténue à force d’entendre le défaitisme dans la voix de la télépathe.-

    « “Ça” aussi il faut que ça change, tu sais… Tu ne vas pas pouvoir passer ta vie à te morfondre sans réagir. On n’a plus de temps pour ça. Je veux dire… bien entendu que moi et les autres on veillera sur June et sur Caleb. On viendra même te rechercher, dans le trou de l’Enfer, si quelqu’un s’en prend à toi de nouveau. Tu peux compter sur chacun de nous sans restriction. Mais, il ne faut pas que ça reste une excuse, comme ça l’est maintenant, pour rester dans “cet état”. Il faut que tu prennes la relève Sam’, sans toi, on ne pourra pas protéger l’Institut. »

    La voix de la jeune fille était très calme et très douce malgré la teneur de ce qui se disait, car seule l’amitié motivait ce laïus. A présent, la compassion s’accompagnait d’une sorte de tristesse sororale. Virginie s’était toujours imaginé que les choses finiraient par s’arranger avec le temps. Mais Miss Lemington lui prouvait que rien n’avançait. Une sensation terrible d’impuissance écrasait les épaules de la gracile blondinette, qui ne voyait pas d’autre recours que de continuer à poser des mots sur le danger palpable, en espérant que cela provoquerait un déclic. .-

    « On voit tous, ce que tu fais, ceux qui te sont proches. On le sent tous. June aussi, j’en suis sûre. A entretenir ton mal être, et ta souffrance, à t’enfermer dans tout ce noir. Personne ne peut dire, combien tu as souffert, toutes ces épreuves que tu as eues, tout ce qui t’a blessée, mais ça ne peut pas être tout ce qui remplit ta vie, cette souffrance, ce remord, ça ne peut pas faire une vie. Tu crois vraiment qu’on ne voit pas, que tu attends la première occasion qui passe, pour lâcher prise ? Tu crois qu’on ne sent pas que tu veux mourir ? »

    Enfin, les mots sortaient. Ce mal aise qui s’était installé depuis des mois entre les murs du Manoir. Ce que les adultes comme les jeunes devinaient sans le dire, dans les yeux de la Cerbère. Parish n’avait pas songé un instant en venir à ce sujet, comme cela. Mais, enfin de compte, tout n’était-il pas lié ? L’amour et la mort, la vie et la peur, ils coexistaient en permanence. L’un ne pouvait pas guérir sans l’autre. Ce qu’Alison Parish était incapable d’écouter peut-être que Sam pouvait l’entendre ? Quoi qu’il en soit Vivi était allée trop loin dans son raisonnement pour s’arrêter en chemin. Elle dévoilait donc, un autre aspect de sa propre vie, sur un mode beaucoup plus lent.-

    « Tu sais, j’ai grandi avec une mère bipolaire. Toute mon enfance je l’ai vue passer de la fureur de vivre, à une dépression complète. Quand elle allait bien, j’espérais de toutes mes forces que ça ne bougerait pas. Mais quand elle retombait dans une mauvaise passe, je n’avais qu’une idée en tête, rentrer de l’école pour être sûre qu’elle soit encore là. Je ne peux pas te dire que je comprends exactement pourquoi la mort vous attire… Mais je peux te promettre que je serais là pour m’assurer que tu seras toujours là. Mais bat-toi Samarah. Essaye. Il y a des raisons valables de vivre cette vie. … Il n’y a pas qu’une personne qui peut nous combler sur cette planète. On est si nombreux… Rien ne t’interdit non plus de laisser tes fantômes en arrière… au moins de temps en temps. »

    Dire qu’il avait fallu plus d’un an pour que ces deux esprits se confessent sans retenue, sur ce qui touchait à leur être même. Mais cela pourrait au moins les aider à se comprendre d'avantage.

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Je reviendrais !!

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Miss Lemington

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Alias : Psyché
Race : Mutante
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Affinités : Abîme sans fond, gouffre des âmes tourmentées
Points XP : 1535


-PERFORMANCES-
Pouvoir: Psychokinésie et télépathie
Type: Omega
Niveau: 7

MessageSujet: Re: [RP] Eros vs. Thanatos Dim 19 Oct 2014 - 14:17

… tu vas finir par devenir folle !

La mutante eut un maigre sourire. Elle était persuadée de sa folie depuis longtemps. Le nier aurait été bien inutile. Et surtout hypocrite de sa part.

"Je le suis déjà…"
murmura-t-elle pour elle-même, davantage qu’à l’attention de Virginie

Cette voix qu’elle entendait parfois au fond de son esprit, ou qu’elle croyait entendre… était-elle vraiment réelle ? Était-elle le signe infaillible de sa folie, la manifestation de ses désirs profonds ou bien n’était-ce que le fruit de son imagination ?

Aimer une personne et avoir peur finalement de le lui dire… Ces paroles trouvèrent écho dans l’esprit de Samarah car c’est ce qui la rongeait au quotidien. La mutante ramena ses bras contre son torse pour réduire les frissonnements qui lui parcouraient le corps. Elle sentait que tout ce qu’elle avait consciencieusement bâti au fil de ces dernières années était en train de s’effondrer peu à peu, tel un château de cartes soufflé par le vent. Ses décisions, ses certitudes… toutes les précautions qu’elle avait savamment mises en œuvre pour protéger ce qui lui était le plus cher se voyait à présent remises en question par le discours d’une adolescente. Des paroles pourtant sages et profondes, empreintes d’une sagesse rare. Samarah le reconnaissait humblement. A cet instant, elle trouva même Virginie bien plus adulte dans le cheminement de sa réflexion qu’elle-même ne l’avait jamais été du haut de ses 38 ans… Cela dit, elle n’en fut pas étonnée. Virginie, forcée par les évènements, avait du gagner en maturité, bien plus rapidement que bon nombre de jeunes de son âge. Un mal pour un bien ? Seule Virginie détenait la réponse…

Avouer ou non à June qu’elle l’aimait… tel était le dilemme qui hantait Samarah nuit et jour depuis de nombreuses années. Pour autant, la mutante n’avait jamais cédé à la tentation et malgré les sacrifices qu’impliquait son silence, elle n’était jamais revenue sur sa décision de se taire. Elle n’avait jamais failli, persuadée qu’elle agissait au mieux et dans l’intérêt de l’humaine. Si ses ennemis apprenaient la véritable nature de ses sentiments à l’égard de la jeune femme, la mutante ne donnerait hélas pas cher de sa peau. Et c’était là un risque qu’elle se refusait à courir. June avait déjà bien assez de menaces qui lui planaient au-dessus de la tête, davantage maintenant qu’elle était devenue la mère de Caleb, le fils de l’ancien ennemi numéro un de la planète, si on en croyait le Cercle.

Mais aujourd’hui, ces certitudes vacillaient… Avait-elle réellement fait le bon choix en niant ses sentiments pour s’enfermer dans le silence et finalement, le mensonge en reniant la personne qu’elle était vraiment ?

"Je ne le pressens pas, je le sais…alors est-ce vraiment utile de tout lui avouer ? N’est-ce pas mieux que je me taise ?
en faisant fi de sa souffrance. Ça ne détruira que moi et cela épargnera June"

Même si jusqu’à présent, Samarah acquiesçait le discours de l’adolescente –elle ne pouvait en effet pas faire ce qu’elle désirait vraiment quand elle se trouvait en présence de June-, Virginie se trompait néanmoins sur un point. Samarah se sentait parfaitement à l’aise en présence de l’humaine (et pour cause). Le plus dur était simplement de résister à ses…pulsions. Elle y était parvenue. Jusqu’à aujourd’hui où elle avait failli se révéler… La mutante soupira, indécise.

… entretenir ton mal être, et ta souffrance, à t’enfermer dans tout ce noir.

Son état… Virginie n’était donc pas dupe et avait parfaitement saisi le sens de ses propos. Samarah avait en effet malmené son corps ces derniers mois, à tel point qu’il était devenu impossible de le cacher, aussi la mutante y avait-elle renoncé. Révélant ainsi, et bien malgré elle, son profond mal-être aux plus attentifs. Les révélations de l’adolescente firent prendre conscience à Samarah qu’elle ne s’était sans doute jamais autant –et surtout involontairement- mise à nu que durant ces derniers mois. Plus encore que de savoir June à jamais inaccessible, ce fut sa trahison à son égard qui l’avait projetée au fond du gouffre. Mais pouvait-on réellement parler de trahison ? Non évidemment, ce n’était point une trahison que d’aimer un être…

Virginie lui assura qu’ils se porteraient encore à son secours si cela s’avérerait nécessaire à l’avenir. Même si, au plus profond d’elle-même, Samarah était rassurée de savoir qu’elle pouvait compter sur ses proches (une chose qu’elle n’aurait jamais imaginée possible auparavant) elle ne désirait cependant pas être un fardeau pour eux ni une source de problèmes et encore moins les mettre en danger. Sa vie ne valait pas ce sacrifice !

Pourtant, l’adolescente semblait persuadée qu’ils avaient tous besoin de la mutante pour prendre la relève, mais quelle relève ? Leur combat pour leurs droits ? Lucide, la mutante savait parfaitement que ce pour quoi ils se battaient tous jour après jour, leur liberté d’exister et leur droit fondamental de vivre, ils ne l’obtiendraient pas demain. Il leur faudrait encore du temps, beaucoup de temps et sans doute plus d’une génération pour que les choses changent réellement, si tant est qu’elles le puissent un jour… Le défaitisme qui avait conquis Kenjiss bien avant elle semblait avoir également atteint aujourd’hui la raison de la Cerbère. Prendre la relève… oui, mais en était-elle seulement capable ? Samarah avait parfois l’impression que les autres se reposaient beaucoup –trop- sur elle, ou lui faisaient davantage confiance qu’elle ne pouvait le faire à elle-même.

...Mais bats-toi Samarah. Essaye...

La mutante frôla de sa main la poche de son jeans. À l’intérieur, s’y trouvait un petit tube. Elle plongea la main dans sa poche, la referma et hésita avant de finalement la ressortir en dévoilant lentement le tube contenant des médicaments dans sa paume.

"Je me bats déjà Virginie… depuis longtemps… mais parfois, c’est vraiment difficile"

Encore un autre secret dévoilé. La mutante n’avait jamais parlé à personne de la maladie qui la rongeait. Jusqu’à aujourd’hui… Elle était pourtant –en partie- responsable de son comportement et de ses tentatives d’en finir…

...Tu crois vraiment qu’on ne voit pas, que tu attends la première occasion qui passe, pour lâcher prise ? Tu crois qu’on ne sent pas que tu veux mourir ?...

La mutante avait déjà voulu mourir, oui. Mais au fond, elle n’en avait jamais eu le courage. Alors pourquoi le désirer si ardemment ? L’interrogation de Virginie était légitime finalement. Il était difficile, voire inconcevable d’imaginer ou de comprendre qu’un être proche puisse vouloir en finir avec la vie.

"Elle offre une sérénité qui ne m’est plus accessible ici… murmura lentement Samarah. Lorsqu’on La rejoint, on ne souffre plus"

Finalement, la mort se révélait attirante pour son côté apaisant… Elle était promesse de repos pour les âmes bafouées et les corps meurtris par la vie. Après la mort, il  n’y avait plus rien. Plus d’états d’âme, plus de tourments, plus de souffrance. Uniquement le néant et le repos de l’âme, si tant est que cela soit encore possible dans son cas…

L’adolescente lui assurait qu’il y avait pourtant bien des raisons de vivre. Samarah en était bien consciente et la mutante en avait, dont une en particulier. Mais il était peut-être temps qu’elle en trouve d’autres. Selon Virginie, Samarah devait laisser ses fantômes en arrière, le conseil était judicieux et l’idée ferait peut-être enfin son chemin dans le cœur de la mutante…lentement, mais sûrement. Pour y parvenir, il fallait simplement que la mutante fasse la paix avec ses tourments, en réalisant le deuil d’une relation impossible. Mais en serait-elle seulement capable ? Et surtout aurait-elle la volonté suffisante pour y parvenir ? Et si effectivement il n’y avait pas qu’une seule personne pour vous combler dans une vie, peut-être y aurait-il quelqu’un d’autre que l’humaine pour lui montrer que la vie valait la peine d’être vécue, malgré tout ?

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