Forum de Jeux de Rôle Futuriste - Inspiré des Mutants de Marvel (X-Men)
 
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[RP] Si ça c'est pas une entrée fracassante...

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Tony DiFury

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MessageSujet: [RP] Si ça c'est pas une entrée fracassante... Lun 17 Fév 2014 - 23:08

NB: Cette histoire commence ici ----> CLIC

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*Oh merde, un chien !!!!*

Il n'avait jamais comprit pourquoi, mais il a toujours eût une peur bleue des chiens. Et là, dans la catégorie molosse de compète, le doberman errant qui lui rugit dessus se pose là! Tony se redresse d'un bond. L'air se tend entre les deux animaux étranges qui se fixent. Le temps suspend son vol un instant, tandis que le cerbère gronde à quelques mètres. Puis la clope s'échappe des lèvres tremblantes du jeune homme...

Le bestiau s'élance, l'homme fait volte face et la poursuite commence. Tony court à en perdre haleine sur le chemin de terre. Mais alors qu'il sent le souffle chaud de la bête se rapprocher, il sent son corps se tendre. Il sait ce qui va se passer, mais n'a pas le temps de l'empêcher. Instinct de survie à la con. Dans un crépitement, la réaction s'enclenche sous sa ceinture. Il décolle gauchement, ne laissant dans son sillage qu'un entrelacs de branches brisées, une traîné de fumée noire et un chien errant ébahi. Il monte haut, légèrement penché en avant tandis que le vent rugit à ses oreilles. Il sort de la couche de brouillard et découvre un soleil radieux qui commence à poindre sur le pays. Son premier vol en plein jour. Putain, que c'est beau !

Puis il sent qu'il perd de la vitesse. Effectivement, son pouvoir a cessé de fonctionner. Encore une seconde...

"Et meeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeerde !!!!"

Le sol se rapproche dangereusement. Cul par dessus tête, il s'immagine sans peine ce qui l'attend s'il ne réagit pas il se concentre, gesticule, hurle se débat. Par chance, à moins de cinq mètres d'une mort certaine, la combustion reprend et le projette encore plus avant. Il heurte les graviers avec fracas en creusant un petit cratère, et rebondit sur plusieurs mètres avant de s'immobiliser dans une traînée de cailloux. Il reprend son souffle un instant. Légèrement groggy, il se remet sur son séant et observe son environnement avec effarement tandis que le soleil se fraie enfin un passage à travers la croûte nuageuse: un portail, une cour... Et un gigantesque manoir !!! Il n'en croit pas ses yeux. Il y est arrivé.


==================================

Dans sa tête légèrement endolorie par le choc, la situation se remet en place. Tony papillonne bêtement des yeux dans la clarté soudain aveuglante de la matinée qui s'élance. Une chute pareille... Bon, pour être honnête avec lui même, il savait que ça lui pendait au nez depuis un bon moment. Mais n'était-ce pas pour cela qu'il était venu ?

Assis dans les graviers, il embrasse la propriété du regard. Une cour classique pour un manoir anglais, des marches classiques, un ... manoir classique. Quel idiot. Il s'attendait à quoi ? Des canons antiaériens et des enseignes "BASE SECRETE DES MUTANTS" clignotantes ? Il jette un oeil vers le portail fermé. Il y avait sûrement une plaque, un panneau ou une boîte aux lettres qui indiquait le nom de l'endroit. Oui. Probablement. De l'autre côté... Maudissant sa mutation fluctuante, il fit l'inventaire rapide des dégâts qu'il avait causé à la propriété : un cratère de trois mètres de large sur un bon mètre-cinquante de profondeur et une tranchée d'un peu moins de dix mètres, sans compter les cailloux qui avaient volés un peu partout dans les environs en provoquant des dégâts divers que son oeil profane ne pouvait déceler pour l'instant. Son cuir avait maintenant les coudes élimés, son pantalon affichait un genou à l'air libre, et ses baskets noires étaient désormais patinées d'une couche de suif orange.

Et cette vieille odeur d'ozone qui flottait dans l'air, chimique, acide, corrosive, qui lui collait à la peau comme la brume tenace d'un vieux pet qui s'accroche à la tapisserie...

"Génial... Bravo ducon, ça c'est bien joué..." Grommela-t'il dans sa barbe.

Du joli, sur toute la ligne. Qu'il soit tombé dans la propriété de quelque bourgeois, ou qu'il soit effectivement arrivé à ce mystérieux Institut, les habitants risquaient fort de le virer à grands coups de savate comme un malpropre. Décidément, plus ça allait, plus le blondinet se disait qu'il aurait mieux fait de rester au lit... Jetant un regard mélancolique à son sac à dos, il eut au moins le soulagement de voir qu'il était intacte et ne semblait pas avoir souffert outre mesure... C'était déjà ça...

C'est alors qu'il entendit un discret bruit de pas dans son dos. Il eut à peine le temps de se retourner, et encore moins de se relever, qu'une silhouette lui masqua la lumière. Vite, dire quelque chose !

"Heu... Bonjour (en français dans le texte)... Excusez-moi mais.... j'ai entendu dire qu'il existait un refuge pour les mutants, ici..."

Tony écrira dans son journal : "J'en ai encore les fesses qui font 'bravo'..."
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MessageSujet: Re: [RP] Si ça c'est pas une entrée fracassante... Mer 19 Fév 2014 - 15:30

Une fois encore, la nuit avait été courte pour la mutante et ce furent les premières lueurs de l’aube –bien terne en cette matinée d’avril- qui accompagnèrent Samarah dans la salle des dangers. Cela faisait longtemps qu’elle ne s’était plus entrainée. Enfin, entrainée était un bien grand mot en vérité. Le terme se défouler aurait été plus exact… Les derniers entrainements auxquels on avait pu noter sa présence avaient été ceux qu’elle avait donné à certains résidents quelques semaines avant son enlèvement. Depuis, son médecin et ses proches, Virginie, June et Aisling en tête lui avaient formellement recommandé (pour ne pas dire carrément interdit ! – mais pouvait-on réellement interdire quelque chose à un Cerbère ?) d’y remettre les pieds avant qu’elle ne se soit totalement remise. Autant physiquement que psychologiquement.

Chose qu’elle avait scrupuleusement respecté jusqu’à aujourd’hui, non par réelle envie de ne pas contrarier les ordres de ses proches mais plutôt par un désintérêt profond de la chose. Cependant, son léger et récent dérapage (l’Institut en portait encore les traces sur certains de ses murs et les rumeurs allaient bon train quant aux possibles responsables de l’incident…) lui avait remis les pendules à l’heure. Il était primordial quelle parvienne à se concentrer à nouveau correctement, et surtout ne plus perdre les pédales à n’importe quel moment de la journée parce que ses sentiments l’emportaient désormais sur sa détermination. Une détermination qui avait d’ailleurs été profondément remise en question depuis sa discussion avec Virginie au bord du lac…

Samarah s’était donc isolée en salle d’entrainement afin de se retrouver seule avec elle-même et… une tripotée d’ennemis virtuels que l’IA lui fournissait lors d’une programmation aléatoire. Dire qu’elle les massacra aurait été un euphémisme. Non. Elle les pulvérisa les uns après les autres. Tout simplement. Et sans aucun remord. La salle d’entrainement de l’Institut était l’un des rares endroits où la mutante pouvait se lâcher, au moins en partie, sans risquer de blesser quelqu’un. Et même si elle ne se donnait pas encore à fond, par mesure de sécurité, elle ne se privait pas pour extérioriser une partie de ses –terrifiantes- capacités de destruction qu’elle gardait enfouie en temps normal. Heureusement, la salle avait été conçue pour résister à ce genre d’entrainement, ainsi qu’aux diverses conséquences de la majorité des pouvoirs mutants.
La mutante mit fin à l’entrainement deux heures plus tard. Deux heures pendant lesquelles elle n’avait pensé à rien d’autre qu’à abattre les cibles devant elle. Deux heures pour faire le vide. Pour tenter d’oublier… En vain. Les victimes pixellisées de l’IA gisaient au sol, en un seul morceau pour les plus chanceuses. Les bâtiments élaborés virtuellement avaient sacrément morflé, la mutante ne faisait pas dans la dentelle quand il s’agissait de destruction…

"Fin de la simulation" lança-t-elle simplement de sa voix monocorde à l’IA en jetant un dernier coup d’œil sans émotion aux cadavres qui disparurent de la salle. Ceux-là n’étaient que virtuels. Les derniers soldats du Cercle qu’elle avait abattus de sang froid ne l’étaient pas…

Samarah sortit de la salle d’entrainement. Elle portait toujours sa tenue de combat, noire et moulante gravée d’un X de couleur jaune au niveau de la clavicule droite. En souvenir de son appartenance à la X-Force alors qu’elle faisait encore partie de l’ancien Institut de Boston, aujourd’hui détruit. Cette séance lui avait fait du bien, mais il était illusoire de sa part de penser que cela résoudrait ses problèmes. Elle savait parfaitement que ce n’était pas suffisant. Tout au plus, cela lui permit de se dérouiller légèrement et se rassurer quant à ses capacités d’attaque. Pour le reste, elle devait arrêter de se mentir…Mais en avait-elle seulement la force ?
Ses pas la menèrent à l’extérieur de l’Institut. Elle passa non loin du lac où trônaient désormais les tristes décombres de ce qui fut de belles fontaines mais la mutante ne s’y attarda pas. Inutile de lui rappeler ce qu’elle ne se pardonnerait sans doute jamais : elle avait perdu sa plus grande bataille personnelle et ce qu’elle avait tant caché aux yeux de tous n’était désormais plus qu’un secret dont les jours étaient menacés… En outre, la culpabilité d’avoir en partie détruit les statues qui surplombaient le lac et qu’elle appréciait particulièrement, suffisait bien assez.

Elle observa de loin les fissures qui lézardaient tout le long du mur ouest. Elle s’était efforcée de ne pas le faire avec trop d’insistance jusqu’à présent pour éviter les soupçons mais Samarah était bien consciente de la lucidité de certains résidents, et si beaucoup ignoraient encore que la mutante était responsable de l’incident, il ne faudrait sans doute pas longtemps pour que la rumeur qui courait dans les couloirs ne devienne un fait avéré. Fort heureusement pour elle, personne ne savait ce qu’il s’était réellement passé et surtout pourquoi. Personne, hormis Virginie. La mutante ne s’éternisa pas et continua son chemin. Il faudrait évidemment réparer ça au plus vite. L’Institut ne risquait pas de s’effondrer mais ça faisait…désordre.
Alors qu’elle analysait l’étendue des dégâts sur le mur près de l’escalier principal, elle sentit une empreinte mentale se matérialiser brusquement dans son esprit, plus qu’elle n’entendit les cris désespérés qui l’accompagnaient. Une nouvelle empreinte.

Sur la défensive, Samarah se retourna immédiatement dans la direction d’où provenait la sensation, prête à réagir. Elle eut juste le temps d’apercevoir ce qui ressemblait vaguement à un boulet de canon humain avant que la chose ne s’écrase lamentablement dans les graviers face à l’entrée de l’Institut. En détruisant une bonne partie de l’allée au passage. Samarah grimaça. L’Institut avait déjà du subir les conséquences de sa faiblesse. Si en plus, chaque nouvel arrivant marquait son entrée en martyrisant davantage la bâtisse, il ne faudrait pas longtemps pour qu’il ne reste plus rien du refuge pour mutants que cet individu semblait chercher…

La mutante s’était avancée tandis que l’individu en question se trouvait toujours les fesses à terre, plus l’air hébété que gravement blessé. Il avait eu de la chance de ne pas avoir été pris pour cible par les défenses de l’Institut… Samarah approcha silencieusement en quelques enjambées. Quand il se rendit compte de sa présence, la mutante était derrière lui et le surplombait de sa maigre silhouette. Pas encore totalement menaçante mais néanmoins sur ses gardes. Ses yeux sombres dévisagèrent le jeune homme durant un instant, son visage ne trahissait aucune émotion particulière. Celui-ci prit la parole et s’excusa entre deux mots de français avant de reprendre dans un anglais approximatif. Sans prévenir, la mutante redressa l’inconnu d’une impulsion mentale et l’immobilisa tout en le gardant à bonne distance

"A moins de vous êtes trompé de cible, elle désigna le cratère accompagné de la tranchée qui défiguraient à présent l’allée menant aux portes de l’Institut, il me semble que vous êtes arrivé au bon endroit "

La mutante avait déjà assisté à des arrivées pour le moins surprenantes de la part de mutants perdus, à la recherche de l’Institut, mais elle devait bien admettre que celui-ci avait fait fort. Des fontaines à reconstruire, des murs à réparer et une allée à retaper. C’est Alfred qui allait être content…

"Je vais vous relâchez mais si vos pieds quittent encore le sol ne fut-ce qu’une seule fois… cela risque fort d’être votre dernière démonstration de vol. Me suis-je bien faite comprendre ?"

Tout aussi vite qu’il en fut privé, l’individu qui lui faisait face retrouva sa liberté de mouvement. Pour autant, Samarah ne le quittait pas des yeux.

" Puis-je au moins connaitre l’identité de celui qui a failli détruire le toit de mon Institut ? A moins que je ne me trompe
, ce qui était rarement le cas, nous n’attendions personne aujourd’hui…"

Sans compter l’étrange odeur qui semblait accompagner le nouveau venu, il flottait dans l’air comme une impression de malaise. Quand on vous disait que Samarah n’était pas vraiment douée pour accueillir les gens…

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Tony DiFury

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MessageSujet: Re: [RP] Si ça c'est pas une entrée fracassante... Mer 19 Fév 2014 - 17:53

Tony avait à peine fini sa phrase qu'il fut soulevé de terre par une force invisible.

De surprise, il émit un petit cri qui s'étouffa dans sa bouche maintenue fermée par cette pression inexplicable qui semblait s'appliquer sur tout son corps, lui interdisant le moindre mouvement. Son esprit noyé par la surprise fut même incapable de déclencher sa mutation, empêtré dans la toile d'une situation qu'il ne comprenait pas. Remis d'aplomb, il se retrouva face à l'auteur de ce tour déconcertant, qui s'adressa à lui d'une voix aussi acérée qu'une lame de rasoir. Puis l'étau qui l'enserrait se relâcha, et il chancela un instant quant la gravité repris le dessus.

Les yeux écarquillés, la bouche béante sur son visage totalement béat, le jeune français mit quelques secondes de trop à traduire mentalement les paroles froides et explicitement menaçantes de l'apparition inexpliquée qui l'avait déplacé à la seule force de son esprit. Mais pas tant à cause de la surprenante sensation d'avoir été enfermé dans un cocon d'acier que de par l'étrange tenue de cuir noir et moulant qui soulignait sans la moindre équivoque les sublimes courbes de cette être indéniablement féminin. Son visage fatigué cerclé de cheveux noirs en bataille donnait à cette femme une aura de beauté stellaire, hélas démentie par des yeux sombres au regard si perçant qu'il semblait à même de creuser un trou dans votre pauvre poitrine. Les bras ballants, la raison hypnotisée, Tony était captivé par cette femme comme il n'en avait jamais rencontré auparavant. Son incorrigible instinct de mâle la trouvait fascinante, attirante et effrayante à la fois. Belle, un peu comme une panthère noire qui observe une proie, prête à bondir. Suicidaire sur les bords, cet instinct...

Car ses quelques années de psychologie le mettaient en garde contre la belle: pas de maquillage, un maintient inflexible, une lueur de tueuse dans le regard. Et pas même déconcertée une seule seconde par son atterrissage en catastrophe... Cette femme n'était pas là pour plaire, encore moins séduire. Elle avait clairement "à vos risques et périls" tatoué sur le front. Sans compter son étrange mutation avec laquelle elle semblait à même de l'écraser comme une mouche. Que faire ? Fuir ? Et puis quoi encore ! Il aurait l'air encore plus suspect, et il n'avait vraiment pas besoin de ça. Au contraire. C'était précisément pour rencontrer des gens comme lui qu'il avait tout ce chemin, lâché tout ce qui comptait pour lui.

De toute façon, la cerbère qui semblait garder les lieux avait l'air bien plus puissante et plus dangereuse que lui, et l'aurais probablement pulvérisé en plein vol ou aplatit avant qu'il n'ait put esquisser le moindre geste. Mais elle était sans aucun doute à même de l'aider à comprendre et maîtriser la suite illogique qu'était devenu son quotidien. Lui qui doutait sans cesse, il était tombé sur un individu qui le mettait mentalement au pied du mur d'un simple regard. C'était le chaos dans son esprit.

*Quelle femme !* fut tout ce qu'il réussit à penser avant que son autre instinct, celui de la survie, ne range définitivement ses pensées dans la catégories des "mauvaises idées"... pour l'instant.

Répondre ? Oui, bravo Sherlock, c'était effectivement ce qui semblait le mieux à faire dans cette situation. Le souffle court, il ébouriffa encore un peu plus ses cheveux blonds d'une main nerveuse, et prit la parole. Il ne fallait pas dire n'importe quoi.

"Heu, je.. heum, pardon, pour la cour, je voulais pas... heu..." bredouilla-t'il comme un con.

*Et merde...*

Il toussota avant de se reprendre. Il fit de son mieux pour calmer sa voix légèrement éraillée, retrouvant son anglais habituel et bien moins chaotique.

"Je suis sincèrement désolé pour les dégâts. Il y avait un chien, et..." Il écarta les bras en signe d'incompréhension "C'est pour ça que je suis là en fait. J'arrive pas à empêcher ça, enfin, pas tout le temps. Dès que j'ai un peu trop la frousse, ça part..."

Il se tût avant de sortir une autre bourde. Il venait pratiquement d'avouer que les chiens le terrifiaient et qu'il était une sorte "d'éjaculateur précoce" de la mutation. Lamentable... Il sortit une cigarette de sa poche pour faire diversion et l'alluma. C'était plus fort que lui. Le stress le bouffait, et l'oeil inquisiteur de la jeune femme n'arrangeait rien.

"Je m'appelle Tony, Tony DiFury. Enchanté..." il se fendit d'un petite révérence fébrile. "Navré de débarquer à l'improviste, mais j'ai quittée la France un peu précipitamment et je n'avais aucune idée de comment vous contacter..."

Il s'excusait beaucoup en ce moment...

"Je connais personne dans ce pays, mes parents ne savent pas que je suis un mutant, et ces gros cons du Front National Humain rassemblent de plus en plus de monde... Je pensais trouver de l'aide ici..."

Se grattant toujours nerveusement la tête, il tenta un petit sourire en coin, la clope au bord des lèvres, en attendant le prochain mouvement de la sublime créature qu'il avait la curieuse impression d'avoir déjà vu quelque part. Oui, attendre était tout ce qu'il pouvait faire, en espérant qu'elle ne le désintègre pas sur place.

Et en faisant son possible pour contrôler les discrètes émanations orangées qui suintait toujours de ses jambes tremblotantes...
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MessageSujet: Re: [RP] Si ça c'est pas une entrée fracassante... Jeu 20 Fév 2014 - 1:57

Devant l’air incertain du jeune homme, la mutante se radoucit. Légèrement. Elle ne perdait pas de vue qu’il restait encore un étranger à ses yeux. Un étranger qui en outre, avait menacé la sécurité de l’Institut. Même si cela paraissait désormais involontaire de sa part. Le mutant sembla comprendre les paroles de Samarah, mais n’en parut pas le moins du monde rassuré. Cela dit, on ne pouvait pas lui en vouloir. Le Cerbère impressionnait. Il avait cependant de la chance dans son malheur : Samarah n’avait pas encore totalement récupéré sa force de frappe.

Et si elle avait pu entendre à cet instant les pensées de l’inconnu, elle lui aurait très certainement demandé où il avait bien pu apercevoir des courbes sublimes chez elle. Il avait néanmoins raison sur un point. La mutante pouvait être dangereuse et il n’était pas dans ses prérogatives de vouloir à tout prix plaire aux gens. C’est pourquoi, elle avait déjà oublié l’effet que pouvait –éventuellement- avoir une combinaison moulante sur la gente masculine là où elle n’y voyait que le côté pratique lorsqu’elle s’entrainait. Et puis, très honnêtement, elle ne se trouvait pas franchement attirante en mode sac d’os. Résolument, Samarah ferait difficilement partie de la catégorie : plus belle femme de l’année ! En revanche, catégorie tueuse effrayante à tendance psychopathe, elle avait peut-être ses chances…

L’individu en face d’elle bredouilla vaguement quelque chose qu’elle ne comprit pas. A tel point que Samarah –qui baragouinait à peine quelques mots de français à force d’entendre les injures du vieux Nakor- se demanda quelle langue avait franchi ses lèvres. Il se reprit et cette fois, ses paroles furent un peu plus sensées. Presque. Samarah ne comprit pas très bien le rapport entre le chien, les signes de bras et l’état de l’allée. Ce qu’elle sembla comprendre, en revanche, c’était que le jeune homme en face d’elle avait visiblement des problèmes. Comme la majorité des mutants frappant à la porte de l’Institut, d’une manière plus générale…

A l’évocation de ses divers soucis, le regard de la mutante se fit moins dur. Finalement, elle n’avait devant elle qu’un individu, visiblement mutant, paumé en quête de réponses et qui avait surtout besoin d’aide. Et c’était exactement pour cette raison, tout comme on l’avait fait à l’époque pour elle, que Samarah avait perpétré l’existence de l’Institut. La mutante se détendit. Sans réellement s’excuser de son accueil plutôt brutal, elle déclara, plus calmement cette fois :

"Vous trouverez l’aide que vous êtes venu chercher entre ces murs, rassurez-vous. L’un de nos professeurs est également originaire de ce pays. Il se fera sans doute un plaisir de vous rencontrer. De quel coin de France venez-vous exactement ? "

En lieu et place d’une révérence, elle fit l’effort de lui sourire le plus aimablement possible

"Je suis navrée de vous avoir bousculé, mais j’espère que vous me comprendrez… En tant que propriétaire des lieux, je me dois de veiller à la sécurité de mes pensionnaires. Je suis Samarah Lemington. Soyez le bienvenu au Nouvel Institut, Mr DiFury."

Puisqu’il s’était présenté, elle en fit de même. La bombe était lâchée. S’il suivait un tant soit peu l’actualité, il devait au moins l’avoir déjà aperçue. Ne fut-ce que lors de la retransmission du Whalen Show avant que celui-ci ne tourne à la catastrophe. Les rumeurs concernant la mutante étaient-elles aussi avérées de l’autre côté de la Manche qu’ici à Londres ? D’un point de vue tout à fait personnel, la mutante faisait peu cas de ce qu’on pouvait penser d’elle. En revanche, s’il y avait bien quelque chose qui l’irritait, c’était qu’on s’empoisonne volontairement et qu'on menace la vie des autres… Aussitôt collée à ses lèvres, la cigarette de Tony lui fut arrachée pour atterrir dans les mains de la mutante où elle se désintégra en quelques secondes. La mutante ouvrit alors nonchalamment la paume de sa main et laissa la poussière de cigarette s’envoler au gré du vent.

"Je crains qu’il ne vous faille trouver un autre moyen pour gérer votre stress tant que vous serez entre ces murs, mon jeune ami… Il n’est pas question que vous mettiez la santé des résidents en danger avec cette saloperie !"

Et son ton était catégorique.

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MessageSujet: Re: [RP] Si ça c'est pas une entrée fracassante... Jeu 20 Fév 2014 - 13:16

La gorge nouée, les yeux brillants de larmes et la bouche tordue dans une grimace de supplique, le blondinet regarda les restes fumants de sa clope désintégrée s'éparpiller aux quatre vents. Pourquoi tant de cruauté envers une si innocente petite cigarette qui n'avait encore fait de mal à personne ? D'abord soulagé d'avoir vu un sourire naître sur ce visage si dur, il avait vite déchanté. Dans n'importe quel autre endroit civilisé de la planète, on lui aurait simplement explicité l'interdiction de fumer. Mais là, non !! Tir sans sommations ! Les contrevenants seront shootés à vue ! Les survivants seront achevés !

Il ne fumait pas avant. Pas avant d'avoir découvert sa mutation en fait. Et d'un coup, le besoin. Insondable, incompréhensible, mais juste là. Il ne savait pas pourquoi. Et quelque part, il s'en foutait. Elle avait beau dos, cette fille, de lui interdire de se servir de sa mutation alors qu'elle même venait d'utiliser la sienne pour l'immobiliser, puis pour détruire son anti-stress préféré. Il l'adorait, et la détestait en même temps. Cela promettait une cohabitation, disons, intéressante...

Samarah ? Joli prénom, peu commun, qui lui allait bien soit dit en passant... Lemington ? Ce nom résonnait dans sa mémoire. Il était sûr d'avoir... OH ! Mais bien sûr! Il ne regardait pas beaucoup la télé, mais l'histoire du Whalen Show avait fait le tour du monde. Les médias de chez lui, dans une volonté d'apaisement, avaient décidés de ne pas diffuser l'intégralité du dérapage catastrophique de cet événement, afin de ne pas stigmatiser les homo superior. Honorable, de la part de vautours d'ordinaire toujours prêts à se jeter sur le scoop du siècle pour le jeter en pâture aux yeux avides de sang des citoyens abrutis par leur holocom. Mais évidement, de façon pirate, les bons gros racistes des partis extrémistes avaient récupérés les passages les plus croustillants et s'en servaient encore pour démontrer la dangerosité des mutants. C'était pour ça que le visage de la jeune femme qui lui faisait face lui semblait familier: par chez lui, il était placardé sur de grandes affiches du Front, affublé de cornes et de sang suintant de la bouche. Tony n'avait jamais voulut visionner les images, persuadé que la mise en scène sortait tout du contexte et ferait encore passer les mutants pour des monstres assoiffés de violence.

Et c'était la directrice, la cheftaine, la big boss de l'endroit par dessus le marché ? Okay, définitivement, renoncer à la draguer (*...fontaine, je ne boirai pas de ton eau...*) et à la contrarier. Rester calme, et répondre dans l'ordre à ses questions. Mais inutile de l'embrouiller avec la localisation exacte de sa ville, impliquant l'énumération de tous les petits patelins au nom incompréhensible pour une oreille anglaise, comme Bourgoin-Jallieu ou St-André-le-Gaz...

"Ravi de vous rencontrer Miss Lemington. Je viens des abords de Lyon. et je serais également ravi de rencontrer votre corps enseignant..."

Il se flagella mentalement. Pourquoi fallait-il toujours qu'il sorte des phrases ambigües au mauvais moment ?!? Il ramassa son sac et enchaîna avant de laisser le temps au vilain double sens de faire son chemin.

"Je crains de ne pas être très au fait des règles qui régissent votre établissement, mademoiselle. Mais je n'avais aucunement l'intention de fumer à l'intérieur, ni de souffler la fumée au visage des non fumeurs... Mes excuses. Votre toit, vos lois, c'est normal. Je vous en prie, indiquez moi tout de suite les impératifs et les interdiction que vous souhaitez que je respecte... Et si possible, un endroit dégagé ou isolé où je pourrais fumer sans gêner personne..."

Il mit une main dans sa poche et son sac en bandoulière.

"Et si vous aviez l'extrême gentillesse de me décrire au passage la vie derrière vos murs, je serais le plus heureux et gentil de vos pensionnaires."

Tout se passerait bien, tout se passerait bien...
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MessageSujet: Re: [RP] Si ça c'est pas une entrée fracassante... Ven 21 Fév 2014 - 22:31

La mutante demeura impassible face aux suppliques désespérées et surtout muettes de Tony tandis que les dernières cendres de sa cigarette s’envolèrent. Tony n’avait pas eu de chance. S’il avait rencontré, Alfred, leur vieux majordome, celui-ci l’aurait prié bien aimablement d’éteindre sa cigarette. Comme la majorité des gens... normaux. Mais il était tombé sur Samarah. Qui avait des méthodes – il fallait l’avouer- bien plus radicales et des idées, parfois bien arrêtées, sur certaines choses. Dont la suivante : interdiction formelle de fumer à l’Institut. Surtout en sa présence. Mais elle ne pouvait hélas pas empêcher tous les résidents de fumer. Quoique…

"Si vous tenez absolument à vous encrassez les poumons, libre à vous, mais de préférence, faites-le à l’extérieur et quand vous serez seul… Je ne souhaite pas que vous montriez le mauvais exemple aux plus jeunes…"

Donc, ce jeune homme venait de Lyon. Pour ce qu’elle en avait retenu de ses cours de géographie, cette ville se trouvait plus ou moins au centre-est de la France. Mais ce n’était pas tant la situation géographique de la ville qui l’intéressait que les organisations qui s’y trouvaient aujourd’hui. Entre autre, Interpol-X, la célèbre agence de renseignements et d’enquêtes criminelles concernant les affaires mutantes dont le siège central (surnommé le MuX pour les intimes) siégeait à Lyon. La mutante nota cette information dans un coin de sa tête pour plus tard. Peut-être le jeune homme serait-il en mesure de lui apporter quelques informations outre Manche concernant la situation actuelle de l’organisation. Surtout depuis l’apparition de Louis Désiré, le mutant fou, lors du Whalen Show. Et dont ils n’avaient toujours aucune trace à l’heure actuelle.

Le jeu de mot –mal placé ?- fut ignoré. L’esprit de Samarah était toujours en mode défensif –juste au cas où- et ce genre de réflexion lui passait alors bien au-delà de la tête. Il y avait encore aussi la possibilité qu’elle ne l’ait tout simplement pas compris, la mutante ne s’attardant pas sur ces considérations, en général.

"Il me semble que la première chose à faire est d’officialiser votre arrivée, au niveau administratif. Suivez-moi"

D’un geste, elle invita le mutant à la suivre. Lorsqu’ils gravirent les escaliers du perron principal, le regard de Samarah s’attarda encore un instant sur les fissures longeant le mur jusqu’à sa base, avant que la porte ne s’ouvre et qu’elle pénètre dans le Hall du bâtiment. Sol marbré et murs lambrissés, il arrivait parfois qu’il impressionne les nouveaux arrivants. Quelques élèves le traversèrent pour se rendre aux premiers cours de la journée. Alors qu’ils riaient et s’exclamaient à haute voix, leurs cris cessèrent en apercevant la Cerbère et ils continuèrent leur chemin en silence, semblant soudain mal à l’aise. Samarah ignora ce comportement auquel elle était habituée. Les enfants ne devaient pas avoir plus de 12 ou 13 ans et ils étaient encore facilement impressionnables. Il suffisait qu’un de leurs ainés leur ai raconté une horreur ou l’autre sur le compte de la mutante pour qu’ils adhèrent au sentiment commun que semblait éprouver un bon nombre des élèves à son égard : s’ils voulaient vivre longtemps entre ces murs, il valait mieux éviter de croiser le chemin de la Cerbère. Bien consciente qu’elle était en partie responsable du mystère qui entourait sa personne, Samarah ne se souciait guère de ce genre de comportement de la part des plus jeunes. Et puis, comme elle avait déjà pu le remarquer par le passé, les plus âgés changeaient d’attitude à son égard avec le temps… Et ce n’était plus de la crainte qu’on pouvait lire dans leur regard, mais de la gratitude et pour certains même, du respect.

La porte qu’ils atteignirent s’ouvrit devant eux et elle fit signe au mutant qui la suivait toujours d’entrer à l’intérieur de son bureau. Depuis qu’elle avait repris la direction de l’Institut en attendant le retour de sa véritable directrice, Koyuki, toutes les inscriptions se faisaient dans cette pièce. Son bureau offrait une vue exceptionnelle sur la cour de l’Institut où trônait encore fièrement une fontaine, la seule qui n’avait pas été touchée par ses ondes mentales destructrices. On pouvait également apercevoir une partie du parc et le lac qui s’y étendait. La pièce en elle-même comportait un bureau, avec de part et d’autre de celui-ci deux chaises. L’une pour accueillir les nouveaux arrivants, une autre dans laquelle la mutante s’asseyait rarement, toujours dans une volonté de garder un certain contrôle de la situation dans l’éventualité où les mutants qui se présentaient à l’Institut n’étaient pas forcément ce qu’ils prétendaient être… Il y avait également bon nombre d’armoires, bibliothèques et étagères qui devaient sans doute contenir tous les dossiers des résidents, mais étrangement, tout était parfaitement bien rangé. Sur la droite, face à une fenêtre, se trouvaient des fauteuils et une table basse où reposaient quelques livres, dont certains encore ouverts à la dernière page d’une lecture interrompue.

"Installez-vous, je vous en prie" dit-elle au mutant, tout en passant de l’autre côté de son bureau. Elle ouvrit l’un de ses tiroirs et en sortit un long pic qu’elle planta d’un geste expert dans ses cheveux qu’elle coiffa rapidement en un chignon. Histoire d’être un minimum présentable dans sa fonction de directrice par intérim… Seules quelques mèches rebelles glissèrent le long de son visage pâle. Elle alluma l’holo-écran en relation avec l’ordinateur sur son bureau et elle planta son regard sombre dans celui du jeune homme

"Bien. Pour commencer, il me faut votre date de naissance afin de pouvoir vous attribuez une chambre. Les adultes occupent l’aile ouest du bâtiment, les élèves ont leur chambre dans l’aile est"

Les deux ailes se faisaient face et si l’une était le miroir de l’autre, on pouvait aujourd’hui noter qu’il faisait légèrement plus froid dans le couleur de l’aile ouest, depuis que Koyuki se trouvait en sommeil dans sa chambre…

"Ensuite, j’aimerais quelques informations sur votre situation familiale, des frères ou des sœurs à signaler ? S’il y a déjà eu des mutants dans votre famille ou si vous faites partie de ce que l’on appelle une génération spontanée ? Si vous êtes toujours aux études, vos frais seront désormais pris en charge par l’Institut."

Il s’agissait là de la base des informations nécessaires pour constituer le dossier d’inscription

"Quant aux règles de vie, elle sont assez simples. L’Institut prône le respect de tous les résidents afin que chacun puisse grandir et s’épanouir en tout sérénité. Quelques cas, malheureux, s’étaient soldés par le départ des mutant dont le mode de vie était incompatible avec celui de l’Institut… A bon entendeur… les fauteurs de troubles ne font pas long feu entre ces murs, Mr DiFury. Les plus jeunes doivent avoir regagné leur chambre pour 22h au tout plus tard. Les résidents âgés de 16 ans ou plus ont l’obligation d’être rentrés pour minuit. Les exceptions et demandes extraordinaires doivent être signalées et approuvées par la direction. L’oubli, elle insista légèrement sur ce mot, bien consciente qu'il s'agissait rarement d'un oubli de la part des fraudeurs, de ces quelques règles se verra sanctionné…"

Bien sûr, il y avait toujours des petits malins pour tenter de contourner les règles. Et malheureusement pour eux, la Cerbère étant insomniaque, plus de l’un d’entre eux s’étaient déjà fait prendre et sévèrement punis. Ces règles avaient été établies pour leur propre sécurité et Samarah restait intransigeante sur ce point. Elle supportait difficilement le fait que les jeunes se mettent en danger alors qu’elle passait son temps à leur garantir un endroit où ils ne risquaient rien à exposer leurs mutations à la vue de tous.

"Vous pouvez circuler librement dans la bâtisse. Excepté dans la Salle des Dangers, réservés aux entrainements… et aux sous-sols. Hormis le garage mis à disposition des résidents qui ont un véhicule, vous n’avez rien à y faire."

Le ton de sa voix s’était quelque peu durci. Malgré les avertissements, certains mutants avaient bravés les interdits et avaient tenté une incursion en Salle des Dangers. On les avait retrouvés inconscients suite aux mauvais réglages de l’IA… Quant au Cérébro et à l’armurie, protégés par des codes d’accès, les résidents avaient l’interdiction totale d’y mettre les pieds.

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Tony DiFury

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MessageSujet: Re: [RP] Si ça c'est pas une entrée fracassante... Sam 22 Fév 2014 - 1:29

Son sac sur l'épaule, Tony emboîta le pas à la petite (par rapport à lui, bien sûr) brune, faisant petit à petit le deuil de ses pauses clope intempestives. Tant pis. Il était même d'accord avec la directrice sur ce coup là. Inciter les plus jeunes à se détruire la santé n'était pas dans ses objectifs, bien au contraire. Il était tombé accro à un poison, et ferait même son possible pour convaincre les pensionnaires de ne pas imiter son désastreux exemple. Cela ne lui ferait que du bien de toute façon. Dissonance cognitive, quant tu nous tiens...

Telles étaient ses pensées tandis qu'il suivait son guide dans les couloirs impeccables du manoir, fidèles à la représentation qu'il se faisait d'un manoir. En plus rangé, peut-être ?. Un groupe de gamins à peine entrés dans l'adolescence croisèrent leur chemin, devisant gaiement, mais leurs rire s'éteignirent aussitôt que Miss Lemington entra dans leur champs de vision. Le pas autoritaire et le maintiens sévère de la mutante semblait connus des résidents... et redoutés, car ils ne s'attardèrent pas sur son chemin. Le blondin n'eut que l'occasion de leur sourire timidement avant qu'ils détalent, une expression à mi-chemin entre la crainte et le respect sur le visage. Il songea que la réputation de la jeune femme n'était sans doute pas usurpée, compte tenu de ses capacités qui semblaient prodigieuses, couplées à ce qui ressemblait fort à un caractère de cochon (il eut toutes les peines du monde à ne pas penser "de cochonne"...), et se jura de tout faire pour ne pas la croiser au détour d'un couloir sombre.

Sur un discret signe de main, il pénétra à sa suite dans ce qui était selon toute vraisemblance l'office de la directrice. Il ne put retenir un sifflement admiratif en découvrant la vue superbe qui s'étendait par delà la large fenêtre. Bon sang, il y avait même un lac ! Et des ... fontaines en morceaux ?? Il haussa subrepticement les épaules, repensant au cratère qu'il avait creusé en arrivant. Probablement ces statues étaient elles aussi les victimes malchanceuses d'un mutant enthousiaste. La cerbère se retourna vers lui si vite qu'il crût d'abord qu'elle s'était sentie visée par son sifflement. Mais elle l'invitât à s'asseoir, et c'est avec un soulagement non feint qu'il se laissa choir sur le siège devant le bureau, derrière lequel prit place celle qui ferait désormais la pluie et le beau temps dans ce qui allait devenir sa nouvelle maison.

Tony prit mentalement note des requêtes qui lui étaient adressées et des lois qu'exposait sa terlocutrice (car elle était loin d'être bécile). La poisse, lui qui adorait se balader la nuit ! Des règles de pensionnat telles qu'il se les imaginaient : chiantes et contraignantes (les deux, c'est dire !). Mais bon. Il ne s'en formaliserait pas outre mesure. Il était effectivement inconcevable que cette aubaine ne soient contrebalancée par quelques impératifs qui, si l'on s'en fiait au ton de la directrice, ne souffraient aucune entorse. Il était déjà content d'être accepté sous son toit ! Ne pas nuire aux autres, ne pas fumer dans l'établissement, rentrer à une heure décente... Les bases de la vie en société, en somme. Rien de bien insurmontable. Il y avait juste un point qu'il avait dut mal comprendre...

Mais chaque chose en son temps. Tout d'abord, répondre aux demandes de ce qui ressemblait plus ou moins à ses inscriptions scolaires passées.

"Alors, ma date de naissance... Le 5 Janvier 2030. J'ai passé mes vingt-deux ans en début d'année, donc. C'est bien vingt-et-un ans la majorité, chez vous ?"

Il nota mentalement : Aile ouest.

"Ensuite... Je suis fils unique. Aucun mutant dans ma famille, à ma connaissance en tout cas."

Il y avait bien son grand-oncle qui, chaque noël, faisait rire ou grimacer tout le monde en recrachant de l'eau par les yeux, mais l'exemple était trop peu pertinent...

"Concernant les études... Je ne sais plus vraiment où j'en suis, en fait. J'ai arrêté ma troisième année de psychologie pour venir ici, du coup... Si vous n'avez aucun cursus approchant, je suis prêt à prendre tout petit job que vous estimerez nécessaire."

Voilà ! Il en avait fini avec les formalités. Maintenant...

"J'aurais quelques questions, si vous me le permettez. D'abord, Est-ce qu'il y a une salle de musique ? Je joue un peu, c'est pour ça." Il ponctua le tout d'un petit sourire, en coin, dont il avait le secret. "Mais surtout, concernant mes... euh... capacités. Vous m'avez dit tout à l'heure que "ce serait ma dernière démonstration de vol". Alors, quelles sont les restrictions concernant l'utilisation de ma mutation ? Je n'ai pas l'intention de m'en servir à l'intérieur, rassurez vous, mais c'est pour savoir..."

Il se passa la main dans les cheveux. Il était à la fois inquiet et curieux quant à la réponse qui suivrait sa prochaine question.

"Et, heu... Je n'ai pas bien compris. C'est quoi, la "Salle des Dangers" ? Et... quel genre d'entraînements ?"
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MessageSujet: Re: [RP] Si ça c'est pas une entrée fracassante... Mar 25 Fév 2014 - 2:19

Samarah avait observé le regard curieux de Tony se poser sur les murs de son bureau et découvrir la vue plongeante sur les jardins de l’Institut. Elle soupira intérieurement de soulagement qu’il ne s’attarde pas davantage sur les ruines des fontaines dans le lac. Et surtout qu’il ne posa aucune question quant à l’origine de ces ruines… La porte s’était refermée sur le mutant, sous l’injonction d’une onde mentale discrète et il avait pris place en face de son bureau. Samarah se tenait toujours debout mais elle écoutait attentivement les informations que le jeune homme lui transmettait. Des informations immédiatement retranscrites dans son ordinateur, alors que des doigts invisibles semblaient parcourir les touches du clavier digital. En même temps qu’elle en prenait note dans le dossier, la mutante enregistrait mentalement chaque information, le moindre détail dans un coin de son esprit. Comme elle l’avait fait pour chacune des inscriptions qu’elle avait effectuées.

"Effectivement, les jeunes atteignent leur majorité et sont considérés comme des adultes à partir de 21 ans. Vous logerez donc dans l’aile Ouest, aux côtés des adultes présents dans la bâtisse. Je vous indiquerai le chemin lorsque nous en aurons terminé ici"

Lorsque Tony annonça être ce qui ressemblait à un premier mutant dans une famille, Samarah redoubla d’attention. Les effets désastreux du vaccin Genesis s’était soldé par une revanche de la nature (si tant est que l’on pouvait le voir ainsi quand on connaissait finalement les conséquences sur les enfants des mutants vaccinés destinés à connaitre une mort précoce) et avait rendu la population mutante davantage fertile. Dans les années qui suivirent les vagues de vaccination massives, on avait noté une recrudescence du gène mutant au sein de familles mutantes. De sorte que les probabilités de voir surgir un gène X au sein d’une famille humaine s’était faite beaucoup plus rare, sans pour autant être impossible

"Il serait intéressant, lorsque vous vous sentirez prêt et dans la mesure du possible, de nous apporter plus d’informations sur votre famille. Il est bien probable que vous soyez le premier mutant à être apparu dans une famille humaine, cela arrive encore, bien qu’on le voie de moins en moins. Mais il est possible également qu’en remontant dans votre généalogie, nous retrouvions déjà l’un ou l’autre gène mutant chez un parent ou un cousin lointain…"

Parfois, remonter ainsi dans les arbres généalogiques permettait de découvrir l’un ou l’autre mutant caché (alors que la famille avait juré sur l’honneur : non, non, des mutants au sein de notre famille, jamais ! c’est impossible !). C’est ainsi par exemple que Samarah avait pu découvrir, bien des années après la disparition de celle-ci, qu’elle était issue d’une famille dans laquelle le gène X était présent depuis déjà plusieurs générations… La mutante se reconcentra sur les paroles de Tony. Les études. Oui, ça aussi, c’était important. Les siennes furent brèves, en raison des évènements, alors la mutante encourageait tous les jeunes de l’Institut à poursuivre les cours à la fin de leur cursus au sein du refuge pour mutants.

" Les cours que nous dispensons à nos résidents sont l’équivalent de ceux qu’ils recevraient dans un collège ou un lycée. Ceux qui désirent poursuivre peuvent bien entendu toujours résider ici, mais les universités les plus proches se trouvent à Londres… Je vous propose donc de réfléchir à ce que vous souhaitez faire avant de prendre une décision hâtive que vous risqueriez de regretter."

Combien de jeunes, en effet, ne claquait pas la porte aux études, persuadés qu’ils n’en n’avaient pas besoin pour se débrouiller dans la vie, afin de se rendre compte finalement qu’ils avaient peut-être fait une énorme bêtise, quelques années plus tard ? La mutante connaissait au moins un cas…

" Et en attendant de savoir, vous pouvez toujours participer à certains cours donnés nos professeurs. Notamment ceux sur les mutations et le gène X. Je pense que pour un mutant, c’est toujours bon de comprendre un peu mieux les mystères qui nous ont façonné…"

La Salle des Dangers sembla intriguer le jeune mutant et Samarah n’en fut pas étonnée outre mesure. Autant redoutée qu’intrigante, cette salle semblait parfois devenir le Saint-Graal, si l’on en croyait les dires de certains résidents qui attendaient avec impatience de pouvoir aller se frotter aux combats de l’IA.

"Les restrictions sont celles du bon sens et de la courtoisie. Vous venez dans un lieu afin d’apprendre à connaitre votre mutation, nous n’allons pas totalement vous interdire de vous en servir. Cela dit… et d’après ce que j’ai pu voir de vos capacités, il me semble primordial de limiter vos exploits tant que vous ne vous maitriserez pas un minimum, au risque de vous faire du mal, de blesser un pensionnaire. Ou de continuer la destruction du bâtiment que vous avez, par mégarde, entamée lors de votre arrivée… Dans un cas, comme dans l’autre ce serait là fort regrettable."

Sans compter qu’en ce qui concernait la destruction inopinée de l’Institut, la mutante s’en chargeait déjà elle-même bien assez … Après les vitres, les murs et les fontaines ; la mutante songea assez ironiquement que le toit n’avait encore jamais souffert jusqu’à présent. Hormis lors de l’explosion qui avait entièrement ravagé la bâtisse, lorsqu’elle y vivait encore avec ses parents, il y avait de ça plus de 35 ans désormais…

"La Salle des Dangers est le seul lieu où, dans un premier temps, vous serez autorisé à laisser exprimer tout votre potentiel. C’est une salle d’entrainement. Elle nous permet de jauger vos capacités, elle se retint de préciser votre niveau de dangerosité, et à vous, de découvrir l’étendue de vos talents. Afin d’apprendre à vous maitriser. Il va de soi que, pour commencer, vous vous y rendrez seulement en compagnie d’un professeur… Il en va de votre propre sécurité, mais de celle de l’Institut également"

Sa dernière question l’étonna légèrement. Et tout à la fois ravie qu’un jeune s’intéresse à la musique, elle pria intérieurement pour qu’il sache vraiment en jouer. Afin de ne pas martyriser les tympans de la totalité de l’Institut en émettant des sons plus proches d’un bruit insupportable qu’une note mélodieuse, issu d’un instrument diabolique tels que la cornemuse ou bien encore une batterie.

"Je sais que nous avons au moins une violoniste et une pianiste. Et il me semble qu’Hugo joue du saxophone. Le piano se trouve dans la salle commune. Parfois, ils y jouent ensemble. De quel instrument jouez-vous exactement ?" ne put-elle s’empêcher de demander

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Dernière édition par Miss Lemington le Ven 28 Fév 2014 - 1:36, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [RP] Si ça c'est pas une entrée fracassante... Mar 25 Fév 2014 - 20:07

Tony hochait silencieusement la tête pour signifier qu'il comprenait les réponses de la Miss. Il ne put toutefois pas s'empêcher de rougir et détourner le regard, la main toujours perdue dans sa tignasse blonde, quant elle évoqua les dégâts qu'il avait causé en arrivant... Mais se retint à grand peine de lever le poing et de lancer un "Woohoo !!!" de joie en se voyant confirmer l'existence d'une pièce qui permettait la  musique.

Concernant ses antécédents familiaux, il n'avait rien à dire de plus dans l'immédiat. Il n'aurait d'autre choix que d'attendre que ses parents ne lui envoient une copie de son livret de famille.
Aller à Londres pour l'université ? Quelle plaie ! Le français se pinça la menton de la main gauche, dans cette posture classique  qu'il prenait quant il réfléchissait. Il était vrai que le problème des études devrait être réglé au plus vite. Il n'avait aucune envie de faire des hamburgers ou de ramasser les poubelles toute sa vie. Mais d'un autre côté, au train où allait les choses, les perspectives de carrière (voir d'avenir...) frôleraient bientôt le zéro absolu pour les mutants, reconnus ou découverts. Et ça n'irait pas en s'améliorant, malheureusement. C'était d'ailleurs pour ça qu'il avait lâché son cursus, sa famille, son pays pour venir ici. Que faire ? Il fouilla dans sa poche pour en extirper une cigarette, mais eut l'heureux réflexe d'interrompre son geste avant de sortir son paquet. Les mauvaises habitudes ont la vie dure ...

La mine toujours soucieuse, il sourit mi-figue mi-raisin à la directrice. Autant répondre tout de suite à la requête la plus importante.

"En fait mademoiselle, concernant ma scolarité... C'est précisément parce que je crains de perdre le contrôle dans un lieu publique que je suis venu ici. Si le cursus pouvait se suivre dans cet institut, je l'aurais rejoint avec plaisir. Mais s'il faut aller à Londres, ça posera exactement le même problème... Il faut avant tout que j'arrive à me maîtriser un peu mieux."

Autant rentrer chez lui dans ce cas... Il se recoiffa une énième fois.

"De plus, le semestre est déjà bien entamé, donc il me sera difficile de le prendre en cours de route, surtout en anglais. Et sans parler des formalités administratives... Je pense, de mon point de vue, qu'il serait préférable que j'attende la prochaine rentrée scolaire, après cet été quoi. D'ici là, je pourrai effectivement suivre vos cours sur la mutation, améliorer un peu mon niveau dans votre langue, et surtout je pourrais m'entraîner. Je m'en voudrais de causer des problème à votre établissement en démolissant un truc bêtement, sans le vouloir..."

Tony ramassa son sac et se leva douloureusement, en s'échauffant les poignets, et se fit craquer le cou. Sa nuit cahoteuse et saccadée commençait à se faire sentir. Mais le soulagement d'avoir enfin trouvé un port d'attache où il ne risquait pas d'être persécuté pour ce qu'il était, ou de mettre ses proches en danger pour cela, lui avait mit du baume au coeur. Violon, piano, saxophone... Que des instruments acoustiques. Il n'y aurait peut-être pas de guitare ou de basse, mais la présence d'une batterie était toujours envisageable. Il se dirigea vers la porte, et adressa un petit sourire espiègle à Miss Lemington.

"Concernant la musique, je joue de trois instruments. Mais je préfères vous laisser juger sur pièce. Si vous n'y voyiez pas d'inconvénient, j'aimerai d'abord faire un tour par la salle instru' avant de rejoindre la chambre. J'ai un rythme qui me trotte dans la tête depuis des heures, il faut que je le joue ou il va me rendre cinglé."

Il ponctua sa phrase d'un petit rire fatigué, et tint la porte ouverte pour laisser passer la dame. Un peu de courtoisie ne fait jamais de mal.

"Pouvez-vous me montrer le chemin, s'il vous plait ?"
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MessageSujet: Re: [RP] Si ça c'est pas une entrée fracassante... Ven 28 Fév 2014 - 2:45

La mutante surveillait les moindres faits et gestes du jeune homme. Elle nota néanmoins que le message avait l’air d’être passé quant à l’interdiction de fumer entre les murs de l’Institut lorsque Tony ressortit les mains de ses poches, vides. Il semblait également faire preuve de réflexion quant à ses décisions. Il était venu à Londres dans un but bien précis : se faire aider à l’Institut, grâce à des personnes qui pourraient le comprendre. Et il était probable qu’il en reparte lorsqu’il se sentirait prêt. Samarah fit quelques pas, bien consciente du problème soulevé par le jeune homme

"Si nous n’avons pas de classes supérieures, c’est parce que la majorité de nos résidents ne sont pas en âge d’y entrer. Les mutants plus âgés, tels que vous, sont plus rares à venir frapper à notre porte."

Et même si Tony semblait soucieux de se maitriser avant de retourner au contact de la foule –ce que la mutante était parfaitement en mesure de comprendre-, elle savait que certains des pensionnaires, avec les mêmes craintes que le jeune homme, avaient finalement changé d’avis et se rendaient quotidiennement à Londres pour suivre des cours. Il n’y avait jamais eu de problème à déclarer jusqu’à présent. Mais les rues se faisaient de moins en moins sûres ces derniers temps hélas…

"Je comprends vos hésitations et je ne vous force en rien. La décision finale n’appartiendra qu’à vous, une mûre réflexion vaut toujours mieux qu’une décision hâtive", le rassura Samarah quant à l’éventualité qu’il ne reprenne les cours qu’à la rentrée.

La mutante veillerait seulement à ce que le jeune homme ne reste pas non plus sans rien faire, à présent qu’il avait rejoint un lieu qui prônait la vie en communauté.

"Je vous encourage vivement à vous rendre dans les cours dont je vous ai parlé, cela vous aidera aussi à améliorer votre niveau d’anglais. Bien que celui-ci soit déjà très satisfaisant
, reconnut Samarah qui comprenait parfaitement le jeune homme malgré son accent français. J’aurais apprécié de pouvoir parler français comme vous le faites en anglais"

Néanmoins, grâce à ses capacités télépathiques, la barrière de la langue n’en n’était pas vraiment une pour la mutante lorsqu’elle pénétrait les esprits. Il n’était pas toujours nécessaire de connaitre la langue pour comprendre les images et les souvenirs qui s’imprimaient dans sa tête lors d’une fouille mentale. Tout en parlant, Samarah s’était rapprochée de la fenêtre de son bureau et jeta un œil aux fontaines à l’extérieur.
Quand Tony évoqua le fait qu’il ne voulait plus assister à la destruction involontaire du bâtiment, la mutante hocha la tête, reconnaissante. Elle fut néanmoins honnête avec lui, surtout qu’elle avait suivi son regard à la fois curieux et étonné, se promener dans les jardins, à travers les fenêtres lorsqu’il était entré dans son bureau.

"Nous devons parfois faire face à certains… incidents, elle ne précisa bien sûr pas qu’elle était elle-même
responsable du dernier en date, mais il va de soi que nous préférons éviter d’en arriver là. Vos capacités sont clairement offensives, plus tôt vous les maitriserez, au mieux ce sera. Pour vous comme pour les murs de l’Institut"

Samarah s’était ensuite éloignée des fenêtres, sans un mot de plus. Même parfaitement entrainé et en étant conscient de ses capacités, il y avait toujours un risque… Celui-ci ne disparaissait jamais totalement, mais il était inutile de l’inquiéter pour l’instant, alors qu’il semblait à ce point préoccupé par ce qu’il était, potentiellement, capable de faire comme dégâts. Il serait toujours temps d’aborder ce point de la mutation plus tard, quand il serait prêt  l’entendre.

Trois instruments… mais il n’avait toujours pas précisé lesquels et semblait décidé à en jouer. Pendant un instant, la mutante –qui, rappelons-le – préférait largement le calme au bruit sans fin – redouta le pire, mais n’en montra rien.

"Je peux vous mener à la salle commune et vous faire découvrir les pièces principales du bâtiment."

Elle l’avait alors invité à se relever pour la suivre et le jeune homme ne s’était pas fait prié, lui tenant même la porte de son bureau pour sortir ! Peu de personne avait eu autant d’égard envers elle et Samarah le remercia d’un signe de tête avant que la porte ne se referma derrière elle, alors qu’elle entrainait Tony dans les couloirs de l’Institut. Il avait intérêt à rester à ses côtés s’il ne tenait pas à s’y perdre. Les couloirs se révélaient être un vrai dédale pour les nouveaux…

"Cela dit, je crains fort qu’il ne vous sois pas possible de jouer tout de suite… Il est encore tôt et nous avons des jeunes pensionnaires qui ont le sommeil léger… Je vous montrerai d’abord votre chambre et vous laisserai le temps de vous installer à votre aise."

Et la mutante pensait à un pensionnaire en particulier : le petit Caleb. Pour l’avoir entendu pleurer durant une bonne partie de la nuit, elle savait que sa mère n’avait pas du dormir beaucoup non plus. Le fils de June ne s’était endormi qu’à l’aube, un peu avant qu’elle ne se rende dans la Salle des Dangers et par extension sa mère aussi. June avait donc bien mérité les quelques heures de sommeil qui s’offraient à elle. De plus, la connaissant, son amie serait sûrement d’une humeur massacrante si elle venait à être réveillée alors qu’elle s’était à peine endormie…

Ils arrivèrent au Foyer et passèrent près de la cuisine où Olga, la cuisinière s’afférait à préparer le petit déjeuner. Samarah la salua et lui présenta Tony avant de continuer son chemin. Ils traversèrent la salle à manger et un premier petit salon avant d’arriver à destination. La salle de repos –qui avait été rebaptisée salle commune par les élèves- s’ouvrit devant eux. Cheminée avec feu ouvert, fauteuil moelleux et bibliothèques les accueillirent. Tout dans cette pièce invitait à la relaxation et la détente. Dans le coin gauche de la pièce, trônait fièrement le piano. A ses côtés, la mutante aperçut l’étui de protection du saxophone d’Hugo, mais celui-ci était vide

"Visiblement, Hugo a du prendre son saxophone avec lui"

A moins qu’Evan ne le lui ait encore ‘emprunté’ alors qu’il était parfaitement incapable d’en sortir la moindre note juste malgré ses multiples tentatives… Mais il semblait prendre un malin plaisir à embêter le pauvre Hugo, en toute amitié, bien sûr. La mutante sonda discrètement les étages et localisa le mutant dans sa chambre.

" Il est encore à l’étage. Si vous le désirez, je pourrai vous le présenter lorsque vous vous serez installé. Vous devriez bien vous entendre…"

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Tony DiFury

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MessageSujet: Re: [RP] Si ça c'est pas une entrée fracassante... Mar 4 Mar 2014 - 19:07

Il semblait que les négociations arrivaient à leur terme. Encore une fois, il notait mentalement les conseils de l'étrange jeune femme. Pour l'instant, il ne voyait pas quoi rajouter dans l'immédiat. Il lui fallait, effectivement, un moment de réflexion qu'il s'accorderait une fois qu'il aurait atteint sa chambre, se serait écroulé sur le matelas comme une masse et aurait dormi douze heures. Alors, suivez le guide. L'inhabituel et enivrant parfum de la miss qui lui passa sous le nez resta dans les narines de Tony un peu plus longtemps qu'il n'aurait souhaité, toutefois...

Son sac sur l'épaule, il suivait son guide, mettant de nouveau son sort entre ses mains à travers l'enchevêtrement de couloirs. Il le savait, il mettrait un moment à mémoriser l'itinéraire qui devait le ramener à la sortie, et il serait perdu comme un oisillon tombé du nid sans la directrice qui lui ouvrait la marche. Il essaya tant bien que mal de se repérer, puis finit par abandonner l'idée quant ils atteignirent la cuisine où l'aimable occupante des lieux, une mémé potelée au sourire d'ange, le laissa chiper un pancake isolé. Olga. Il se souviendrait de ce nom. C'était celui de son arrière grand-mère. Et la ressemblance était frappante, tant sur ses talents culinaires que sur l'embonpoint ...

Une fois arrivé à destination, le mutant resta bouche bée pendant un bon moment. Il n'avait jamais vu de salon aussi richement décoré, aussi confortable, aussi... aussi... il en perdait son latin. Son regard se perdit sur le piano, au lustre éclatant, tout de noir vêtu. Un authentique Steinway. Un chef d'oeuvre sur lequel naissent les chefs d'oeuvre... Il constata avec un petit pincement au coeur qu'aucune batterie ne se trouvait séant. Cela dit il était fréquent que cet instrument, encombrant s'il en est, soit démonté puis remisé afin de libérer un minimum de place pour le reste du monde. Il jeta alors son dévolu sur une basse électrique qui traînait derrière un canapé. Il la brancha, mit l'ampli sous tension, régla le volume aussi bas que possible, et s'accorda à l'oreille. Cela ferait rager ceux qui avaient l'oreille absolue, mais ça sonnait relativement juste malgré tout.

"Eh bien Miss Lemington, je peux déjà vous dire que je vais me plaire ici."

Il se lança alors dans un petit solo, exorcisant enfin ce rythme qui squattait ses neurones depuis la traversée de la Manche, fermant les yeux et battant la mesure du pied (clic?)

Le volume sonore restait faible, et Tony termina avec un petit air contrarié.

"Mouais... ça sonnerait beaucoup mieux avec une batterie, quant même... Vous avez une batterie dans cette baraque ? Rassurez-vous, je sais qu'il est tôt, je ne vais pas en jouer si ça dérange tout le monde."

S'avisant qu'il avait presque coupé la parole à la dangereuse directrice, il se dépêcha de reposer l'instrument, d'éteindre l'ampli et d'enchaîner.

"Oh, heu.. Je serai ravi de rencontrer les autres pensionnaires.  Mais... pour l'instant, je serai surtout ravi de rencontrer un lit. J'ai presque pas dormi de la nuit, et je commence à être épuisé..."

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MessageSujet: Re: [RP] Si ça c'est pas une entrée fracassante... Mar 18 Mar 2014 - 1:44

Durant un instant, Samarah se demanda ce que le jeune homme qui lui faisait face n’avait pas compris dans sa recommandation : qu’il était tôt et par conséquent à la limite de l’indécence de jouer vis-à-vis des pensionnaires qui dormaient encore ou bien qu’elle lui suggérait assez clairement d’éviter de jouer maintenant pour éviter de réveiller toute la bâtisse ? Dès les premières notes, elle s’empressa de fermer les portes de la salle commune à coup d’ondes mentales. Cela atténuerait légèrement le son dans les étages… Le morceau ne dura pas longtemps et lorsqu’il joua les dernières notes, Tony eut l’air ravi. La mutante un peu moins en revanche. Résolument, cet air n’entrait pas dans sa définition de la musique. Cela dit, les goûts et les couleurs… ça ne se discutait pas vraiment. Mais Samarah espéra vivement que l’installation de Tony entre ces murs ne briserait pas la tranquilité à laquelle elle aspirait au quotidien…

"En général, nos résidents se plaisent entre ces murs, Mr DiFury. Une fois les règles de la vie en communauté acquises, il n’y a aucune raison pour qu’il en aille autrement… "

Léger sous-entendu afin que le message passe pour de bon cette fois. S’étant assurée qu’il avait bien terminé sa démonstration musicale, la mutante ouvrit à nouveau mentalement les portes.

"Nous n’avons pas de batterie au sein même de… l’Institut, elle insista légèrement sur ce mot. L’Institut n’était pas qu’une simple baraque, non. Mais il me semble qu’il doit être possible d’en jouer dans un des cafés de la ville"

Le centre d’Harlow, entièrement piétonnier recelait de quelques cafés plutôt tendance chez les jeunes. Aussi Samarah ne douta-t-elle pas que Tony y trouverait sûrement son bonheur s’il décidait d’aller y faire un tour

"D’ailleurs, il faudrait leur demander pour en avoir la confirmation, mais je pense que certains établissements offrent la possibilité aux jeunes d’animer des soirées avec de la musique. Les autres résidents pourront certainement vous en parler. Je sais que certains s’y rendent souvent"

Le centre ville n’était pas très éloigné de l’Institut et il était beaucoup plus convivial pour un mutant de s’y promener plutôt qu’en plein cœur de Londres. Surtout de nos jours. Sans doute était-ce du à la présence de l’Institut aux abords de la ville, mais la population semblait légèrement plus encline à accepter les mutants au sein de leurs établissements, qu’il s’agisse d’un bar, d’un restaurant ou bien encore d’un cinéma. Après tout, les mutants étaient des clients aussi et un client ça rapporte de l’argent. Davantage encore lorsqu’il revient car il s’est plu dans l’endroit visité pour la première fois.

Mais pour l’heure, Tony ne semblait vouloir qu’une chose : dormir. Ce que la mutante pouvait aisément comprendre si son voyage avait été long et épuisant. Elle laissa donc la salle commune derrière elle et invita Tony à la suivre dans les étages. Ils arrivèrent dans l’aile ouest du bâtiment, réservée aux adultes et elle s’arrêta devant l’une des premières portes dans le couloir qu’elle ouvrit à l’aide d’un pass avant de le tendre à Tony

"Voici votre chambre et le pass qui permet de l’ouvrir. Ne le perdez pas"

La pièce était meublée assez simplement : un lit, une armoire et un bureau. La fenêtre donnait sur les jardins. Mais les pensionnaires finissaient toujours par personnaliser leur chambre afin de s’y sentir bien

"Vous êtes libres de l’aménager comme bon vous semble, tant que vous ne démolissez pas tout, évidemment "

La mutante fit alors signe au jeune homme qu’il pouvait entrer dans son nouvel espace pour découvrir les lieux (et plus sûrement, pour se laisser tomber mollement sur le lit comme il le souhaitait) lorsque soudain, des légers pleurs se firent entendre un peu plus loin dans le couloir… La mutante soupira. Les heures de sommeil tant attendues par Tony risquaient d'être légèrement compromises...

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MessageSujet: Re: [RP] Si ça c'est pas une entrée fracassante... Mar 25 Mar 2014 - 17:36

L'oeil sévère de la directrice ne laissait planer aucun doute quant à ce qu'elle pensait de la petite démonstration musicale de Tony. Il avait complètement oublié l'heure matinale et les recomandations de la mutante. N'avaient-ils pas croisés des élèves, quelques minutes plus tôt ? Le français n'avait plus l'esprit à déduire, de toute façon.

Bon, on va peut-être arrêter de faire n'importe quoi maintenant, hein ?

Il opina du chef pour signifier à la mutante qu'il avait enregistré ses recommandations. Les bars de la ville ? Oui, pourquoi pas. Mais il faudrait avant tout qu'il trouve un groupe, personne ne laisse jouer un batteur dans son bar comme ça, pour le fun. On ne peut pas dire que ça détends spécialement les clients... Qu'importe, il gérerait ça en temps utile. Il n'avait plus à se soucier du logement, ni de la nourriture. Et la démoniaque mélodie, enfin exorcisée par son solo, avait finie de malmener ses neurones. Il se sentait plus léger. Plus il pensait à la situation, plus il lui semblait qu'il avait fait le bon choix. Oui, il serait bien ici. Si seulement l'austère cheftaine pouvait sourire de temps en temps...

C'est donc d'un pas assez vif malgré la fatigue qu'il emboîta encore le pas de Miss Lemington, qui le guida vers ses quartiers. Il n'aurait su différencier l'Est de l'Ouest sans regarder le soleil tous les dix pas, aussi tenta t'il de jalonner son parcours de repère mémoriels. Un tableau, puis au fond du couloir, à gauche après l'armure... Cela marchait d'habitude. En fait, ça aurait dût marcher cette fois ci. Mais au profit d'une montée d'escaliers, le regard du jeune français vint s'attarder sur le cuir noir qui moulait délicieusement le fessier si fin et si ferme de la jeune femme qui le précédait. Il perdu le fil de ses pensées aussi sec.

Quant ils arrivèrent à destination, juste à l'entrée d'un corridor qui semblait interminable, Tony se surpris à frissonner. Son sang circulait peut-être un peu plus vite que d'ordinaire, mais une inattendue vague de froid régnait séant, bien plus fraîche que la température extérieur qui commençait à grimper avec les premiers rayons de soleil. Bizarre. Mais pas inhabituel. Les vieilles maisons avaient généralement des parties moins bien isolées que d'autres, et chauffer ce gigantesque manoir devait coûter une fortune, alors pas étonnant. Vu qu'ils se trouvaient dans l'aile Ouest, celle ci chaufferait plus tard dans la journée, après le zénith. Il se contenta d'observer la buée qu'il exhalait d'un oeil amusé. Son guide lui remit le (Multi)pass de sa chambre, qu'il rangea précautionneusement dans la poche revolver de son blouson, avec ses papiers d'identité.

"Merci" dit-il en souriant.

Il jeta négligemment son sac sur le lit et embrassa son nouveau chez-lui du regard. Rien de très exceptionnel par rapport au reste du palace, mais il avait connu des chambres étudiantes largement moins cossues, et de très loin. Du sobre, du pratique (du bois !), il s'y adapterait sans vous savez quoi ? coup férir. Le lit faisait deux mètres de long, il n'aurait donc pas les pieds qui dépassent (ah qu'il avait horreur de ça ! Dieu soit loué). Les dimensions étaient spacieuses, plus que nécessaires pour se sentir à l'aise, et la vue sur les jardins était agréable. Le tout, impeccablement entretenu, cela va sans dire. L'aménager ? Oui, pourquoi pas... Il se débrouillerait bien pour trouver un poster à accrocher ici ou là. Rien de plus, mais c'est ce genre de petit détail qui faisait tout le charme d'une chambre. Il n'allait pas se livrer à un remaniement complet, il n'était pas décorateur.

Un large sourire sur le visage, il se tourna vers la directrice pour lui exprimer sa gratitude et son contentement, quant il se figea, la bouche ouverte. Des pleurs, légers, mais bien identifiables, un peu plus loin dans le couloir, l'avaient interrompu. Les deux mutants se tournèrent de concert vers la source de ce bruit incongru. L'hésitation se lisait sur le visage de Tony. Il avait pourtant crût comprendre que cette section était réservée aux adultes. Ce ne pouvait donc être un jeune. Une mauvaise nouvelle ? Il ne pouvait s'empêcher de se poser la question. Le cerveau légèrement groggy, il n'aurait su dire si ces sanglots étaient celui d'un bébé ou d'un adulte en dépression. Trop loin. Que faire ? Il souhaitait dormir, oh ça oui. Mais les nerfs avaient pris le relais, chargeant son organisme de ce qu'il faut d'adrénaline pour tenir encore un bon moment. Il ne trouverait pas le sommeil avant plusieurs heures de toute façon, et s'il ronflait toute la journée, il ne dormirait pas cette nuit. Il poussa un bref soupir, puis reporta son attention sur la sévère jeune femme dont le visage ne trahissait pas la moindre émotion. Lui, transpirait le doute.

"Heu... Vous voulez régler ça toute seule, ou je peux me rendre utile ? N'hésitez pas, hein, je ne demande qu'à aider..."

Le dénivelé qui séparait leurs visages respectifs eut un effet de gravité indésiré car le regard bleu de Tony, plongeant un peu trop loin, fut irrésistiblement attiré par le décolleté de la petite brune. Il s'empourpra aussitôt, et se hâta de relever les yeux.

Il déglutit avec difficulté.

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MessageSujet: Re: [RP] Si ça c'est pas une entrée fracassante... Jeu 3 Avr 2014 - 23:58

La mutante n’avait fait aucune allusion quant au froid étrange qui semblait avoir pris possession de l’aile ouest du manoir. Les explications viendraient en temps et en heure. Si les rumeurs et autres bruits de couloir n’informaient pas le jeune homme déjà bien avant. Cela faisait désormais plusieurs semaines que la directrice officielle de l’Institut avait plongé dans cet étrange sommeil de glace. Et pour l’instant, il n’y avait aucune amélioration de son état à l’horizon. Au grand dam de Samarah, qui avait été contrainte depuis lors de reprendre les rennes de l’Institut. Un travail qu’elle laissait volontiers aux autres. La Cerbère se révélait en effet davantage à l’aise pour agir dans l’ombre, plutôt que de devoir présenter publiquement un visage avenant pour défendre leur cause… Cependant, la situation exigeait certains sacrifices et la mutante avait depuis longtemps relégué son bien-être personnel à la dernière place de ses préoccupations…

Tony entra dans sa chambre et Samarah l’accompagna du regard alors qu’il découvrait les lieux. Les accueils qu’avait effectués la mutante pouvaient se compter sur les doigts d’une main. Rares étaient donc les fois où elle avait pu accompagner un nouvel arrivant jusqu’à sa chambre. Mais du peu qu’elle en avait vu à chaque fois, c’étaient bien souvent les mêmes impressions qu’elle pouvait décrypter dans les yeux des jeunes mutants quand ils découvraient les prémices de leur nouvelle vie. Le soulagement. L’émerveillement. Parfois, la fin d’un douloureux voyage. Mais tous en arrivant ici, avaient une certitude en commun ancrée au fond d’eux. Ils laissaient derrière eux leur vie d’avant, pour se projeter dans l’inconnu. Un inconnu qui leur offrirait des jours sans doute bien meilleurs à ceux qu’ils avaient alors connus jusqu’ici !

Tandis que Samarah observait toujours le jeune homme qui faisait le tour du propriétaire, celui-ci se retourna avec un sourire accroché au visage. Visiblement, la pièce lui convenait. Et Samarah s’apprêtait à le laisser dans ses quartiers lorsque les pleurs avaient retenti… Durant un instant, elle fut tentée de faire semblant de rien. Une idée à laquelle elle renonça très vite lorsqu’elle comprit que  Tony les avait également entendus. Le regard sombre de la mutante croisa celui de l’adolescent. Il parut un peu surpris. Si Samarah avait hésité une fraction de seconde lorsqu’elle avait entendu les pleurs, elle était à présent certaine d’en connaitre l’origine... Ce n’était pas ceux de Caleb. Elle avait presque quitté la chambre de Tony lorsque celui-ci lui proposa son aide, malgré sa fatigue. Samarah se retourna vers lui et eut un vague sourire teinté de tristesse. La première émotion qui passait sur son visage depuis qu’elle accompagnait le jeune homme.

" J’apprécie votre bienveillance mais… il y a parfois des choses contre lesquelles même la meilleure volonté du monde ne peut rien faire. Seul le temps aide à refermer certaines blessures… " dit-elle finalement, assez évasive

Une chose à savoir sur Samarah, c’est qu’elle ne prêtait nullement attention au regard des autres sur elle. Une aptitude qu’elle devait en partie à l’épaisse carapace de froideur qu’elle s’était forgée au fil du temps. Mais aussi à l’ignorance pure et simple d’un quelconque effet que son physique pouvait produire, inconsciemment, sur la gente masculine. Le regard de Tony, en dépit de son arrêt douteux à hauteur de son décolleté, coula donc sur la mutante dans l’indifférence la plus totale.

Elle quitta la chambre du jeune homme, laissant ainsi derrière elle Tony dans l’incertitude au moment où une porte s’ouvrit un peu plus loin dans le couloir, à côté de sa propre chambre. Une jeune femme aux cheveux noirs ébouriffés en sortit avant de refermer délicatement la porte. Elle avait l’air fatiguée. Et ses yeux rouges ne laissaient planer aucun doute quant à l’origine des pleurs qu’ils avaient tous les deux entendus…

Lorsque son étrange regard croisa celui de la mutante, la femme se laissa glisser contre le mur du couloir et déclara dans un murmure, à moitié étranglé dans un sanglot :

- Je n’arrivais pas à dormir… j’ai préféré sortir pour ne pas le réveiller… il s’est endormi il n’y a pas longtemps…

Samarah avait à présent abandonné Tony sur le pas de la porte de sa chambre et s’était approchée de la femme désormais assise par terre. Elle était partagée entre l’envie de réconforter son amie et son devoir envers Tony. Celui-ci n’était pas encore totalement installé. Et le pauvre, ne devait sans doute plus rien comprendre à la situation !

Désireuse de ne pas entrer dans les détails –après tout, le jeune homme était encore un inconnu aux yeux de la mutante- Samarah fit la chose qui lui sembla le plus naturel à cet instant, à défaut de trouver les mots qui lui manquaient pour consoler son amie en détresse. Et puisqu’ils seraient tout deux amenés à se croiser au sein de la bâtisse, il aurait été ridicule de ne pas les présenter malgré une situation qui exigeait la plus grande prudence quant à la raison de la présence de l’humaine au manoir

" Nous avons accueilli une nouvelle recrue à l’Institut ce matin "

Elle fit alors signe à Tony de s’approcher. Du moins, s’il le désirait…

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MessageSujet: Re: [RP] Si ça c'est pas une entrée fracassante... Mer 16 Avr 2014 - 21:54

La scène avait quelque chose de surréaliste.

D'un côté, une jeune femme effondrée qui venait visiblement de pleurer toutes les larmes de son corps, et qui avait par sa simple présence fait tomber le masque de froideur de la cerbère. De l'autre, un grand blond à l'air hagard, abruti de fatigue, qui se reposait maladroitement contre le montant d'une porte et qui regardait cet échange dont il ne comprenait ni les tenants ni les aboutissants. Placez tout ça dans un manoir du 17ème reconverti en centre d'entraînement de mutants, et vous comprenez mieux le mindfuck généralisé du pauvre Tony.

Un retour si soudain à la réalité, pour lui qui avait plongé dans un monde dont il ne connaissait finalement que peu de choses. La douleur la plus primale transpirait du visage rougis de la petite qui sanglotait encore. Le réel et le fantastique. Le nouveau mutant ne s'était pas attendu à une situation si... humaine. Comme quoi, la publicité des anti-mutants était véritablement mensongère. Même parmi des êtres capables de détruire des studios télé d'une simple pensée, la souffrance et des larmes très humaines avaient aussi leur place.

"Heum... ouais, salut. Je m'appelle Tony, enchanté."

Il avait d'abord hésité avant d'approcher. Il ne connaissait cette fille ni d'Eve ni d'Adam, et elle avait visiblement besoin de purger sa peine avec une personne de confiance, pas de s'épancher auprès du premier venu. D'ailleurs, le regard vague et le sourire forcé qu'elle lui adressa vinrent confirmer ce sentiment. Oui, elle allait mal, ça crevait les yeux. Mais pourquoi donc la si froide directrice de ce diable d'Institut l'avait impliqué dans l'affaire ?

L'attention du grand blond se reporta donc sur l'énigme vivant qui l'avait accueilli. Il avait rarement vu un changement d'attitude aussi soudain: si elle avait auparavant le comportement et le tempérament d'un bloc de glace, il semblait qu'elle venait de rencontrer un soleil qui l'avait fait fondre en un tour de main. La droiture de son maintien, le plissage aux coins de ses lèvres fines, jusqu'à la dureté de son regard; tout s'était envolé au contact de cette étrange jeune femme. Même sa façon de respirer avait changée. Oh, il ne le remarqua pas tout de suite, compte tenu de sa fatigue croissante (humm, croissants... ah ben voilà, il avait faim maintenant!). Juste une infime sensation... Comme un mouvement dans le noir...

Il s'était approché à son tour, s'agenouillant pour se mettre à la hauteur de la petite femme qui s'était laissée glisser à terre, au pieds de la directrice qui semblait bien différente vue d'en dessous. Ses yeux bleus sautaient de l'une à l'autre, avant de venir s'attarder sur Miss Lemington. Vu de plus près, il n'y avait plus le moindre doute. Quelque chose se passait dans les méninges de la cerbère. Un décalage entre ce que son Moi profond voulait exprimer, et ce que son Surmoi ne voulait pas laisser transparaître. C'était sûrement ça qui créait le silence vaguement gêné qui planait dans le couloir et qui plombait l'ambiance plus efficacement qu'une averse de grêle ou une blague de Cauet.

C'était précisément pour éviter de se retrouver seule avec la pleureuse que la directrice n'avait pas remis les présentations à plus tard. Cette idée traversa Tony comme un éclair. Il n'avait encore aucune certitude, mais un pressentiment. Plus il l'observait, plus il subodorait quelque chose, un secret pourquoi pas, caché, refoulé au plus profond de l'inconscient de l'inébranlable cheftaine. C'était courant chez les personnes à hautes responsabilités. Et à grand pouvoir (d'ailleurs ne dit-on pas qu'un grand pouvoir implique de grandes responsabilités ?). Mais que pouvait-ce être ? Compte tenu de la haine grandissante que suscitait les mutants, rien d'étonnant à ce que la dirigeante du plus grand groupe de mutant de ce côté de l'océan n'expose pas ses relations privées devant le premier photographe venu. Mais là ? Qui était donc cette fille pour la directrice ?

Et si... Non, quant même pas ? Serait-ce possible que la directrice nourrisse des sentiments particuliers à l'égard de cette femme ? Après tout, il y avait des bizarreries génétiques autrement plus étranges que l'homosexualité, mais cette idée avait quelque chose de... il n'aurait su le définir. Il essaya d'y réfléchir plus en profondeur, mais une violente migraine lui cisailla le crâne. Bon sang, il était vraiment trop crevé pour penser. Et puis, ça ne le concernait pas. Pas encore du moins. Il aurait tout le temps de faire plus ample connaissance avec cette pensionnaire... à moins qu'il ne s'agisse d'une enseignante ? Peu importe, l'opportunité resterait la même. Pour l'heure, il se sentait l'étrange devoir d'égayer la situation.

"Les silences gênés, moi ça m'gave... attendez une seconde."

Une idée soudaine. Il se releva et retourna à sa chambre en trottinant. Il fouilla rapidement dans son sac, et revins avec une tablette de chocolat. Un peu cassée, un peu écrasée, mais relativement intègre compte tenu de son atterrissage de tout à l'heure.

"Tenez, c'est bon pour le moral. Le chocolat, ça favorise la production d'endorphine, l'hormone du plaisir. Jusqu'au début des années 1960, c'était l'antidépresseur le plus efficace au monde."

Il avait dit ça d'un ton léger, en souriant gentiment. Il n'aimait pas voir pleurer les gens. Même quelqu'un qu'il ne connaissait que depuis deux minutes.

"Si je peux faire quoi que soit pour vous, n'hésitez pas, ce serait avec grand plaisir... à moins que vous ne préfériez que je vous laisse seules pour discuter ?"

La demande s'adressait autant à la fille en pleurs qu'à la directrice. Encore une fois, il ne savait sur quel pied danser...

Foutu mal de crâne...

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MessageSujet: Re: [RP] Si ça c'est pas une entrée fracassante... Dim 27 Avr 2014 - 18:47

L’humaine avait essuyé ses larmes d’un revers de main. Seuls ses yeux encore rougis trahissaient sa détresse. Il y avait des jours avec et des jours sans… Son moral jouait au yo-yo en permanence. Un matin, elle se levait, persuadée qu’elle affronterait la journée sans (trop) pleurer. Et le lendemain, elle se sentait à nouveau au fond d’un trou, désarmée et inconsolable. D’ailleurs, elle y serait déjà probablement restée, au fond de ce trou, s’il n’y avait pas eu Caleb pour lui rappeler tous les jours ce pourquoi elle se battait et ce contre quoi, elle devrait continuer à se battre désormais…

Elle avait relevé la tête lorsque Tony s’était approché et agenouillé devant elle. Puisque la mutante semblait avoir décidé de les présenter, June se plia à l’exercice sans broncher, mais sans non plus réelle motivation.

-Soyez le bienvenu à l’Institut… Tony, elle mit quelques secondes à se rappeler de son prénom avant de se redresser légèrement et de lancer un coup d’œil à Samarah. J’espère qu’elle ne vous a pas trop effrayé… auquel cas il ne faut pas lui en vouloir, elle ne le fait pas exprès, finit-elle par dire en tentant même de sourire légèrement

Samarah qui était restée debout, soupira en croisant les bras. June était en train de ruiner ses efforts d’insertion sociale mais au moins, elle ne pleurait plus. Alors, la mutante se contenta d’hausser les sourcils, faussement exaspérée.

« Ce n’est pas drôle, June… », déclara-t-elle simplement en s’éloignant légèrement

Cela ne faisait que quelques jours à peine que Samarah s’était effondrée au bord du lac. Quelques jours seulement, depuis qu’elle avait avoué à Virginie ce qu’elle taisait et dissimulait de plus en plus mal. Et Tony avait parfaitement raison sur un point : depuis ce jour-là, Samarah ne s’était plus retrouvée seule à seule avec l’humaine. Que ce soit par la force des choses ou bien volontairement. Il était bien plus facile de faire semblant de rien quand vous vous trouviez en communauté plutôt que lorsque vous vous retrouviez seule, en tête à tête avec la personne qui vous hantait jour et nuit. Sans pour autant retomber dans les travers qui l’avaient tenue éloignée de son amie humaine pendant plusieurs mois, Samarah avait conscience que son comportement pour le moins étrange, finirait par éveiller des soupçons tôt au tard. S’il n’était d’ailleurs déjà pas trop tard… Les silences exprimaient parfois bien plus que des mots.

En parlant de silence, justement...Sentant qu’une atmosphère un peu gênante menaçait de s’installer, Tony se releva brusquement avant de disparaitre quelques secondes dans sa chambre, pour en ressortir presque immédiatement après. Tenant victorieusement une tablette de chocolat dans les mains, qui semblait néanmoins avoir souffert du voyage.

Le chocolat… sans doute le meilleur ami des femmes désespérées, avec la crème glacée ! (toute allusion à un vieux film narrant les aventures désastreuses et rocambolesques d’une célibataire londonienne n’est absolument pas fortuite). June renvoya immédiatement ses tentatives de remise en forme –elle n’aimait pas le mot régime- post accouchement au placard.

-Ma foi… pourquoi pas ! dit-elle en acceptant volontiers un morceau

Tony s’enquit alors de savoir s’il devait laisser les deux femmes seules. Ce à quoi June s’apprêtait à répondre que ce n’était pas nécessaire lorsqu’elle fut interrompue par Samarah

"Non, ça ira… En fait, c’est moi qui vais vous laissez. Je… je vais aller me changer."

La mutante prenait la fuite. Masquée derrière un fait pourtant véridique et indéniable en désignant sa tenue

"Je revenais d’un entrainement quand le jeune Tony a débarqué… Je ne suis pas vraiment présentable (malgré ce que semblaient penser les hormones masculines de Tony de sa tenue moulante) et j’ai besoin d’une bonne douche" déclara Samarah en s’éloignant déjà

Mais il s’agissait d’une fuite quand même. Une attitude qui ne lui ressemblait pas. Avant qu’elle ne disparaisse totalement dans sa chambre, June eut quand même le temps de réagir :

- Doucement avec les entrainements ! Ce n'est pas encore trop tôt ? Tu es sûre d’avoir récupéré suffisamment ?

La mutante, sans se retourner, rassura l’humaine d'une voix où émanait à nouveau cette assurance froide qui la caractérisait

"Ne t’en fais pas pour moi !"

Et elle disparut sans un mot de plus dans sa chambre. Si June avait su la véritable raison qui avait motivé son entrainement... elle ne l'aurait certainement pas laissée se terrer dans son antre aussi facilement ! Mais elle ignorait tout.

A côté de Tony, l'humaine leva à son tour les yeux au ciel

-Quelle tête de mule !

En effet, ça, ce n'était un secret pour personne. Elle mordit enfin dans son morceau de chocolat. Il était délicieux. Elle ignorait si les vertus du chocolat dont Tony avait vanté les mérites feraient réellement effet, mais elle le remercia à nouveau.

-Au fait, c’était vous la musique que j’ai entendue ?


Toute tentative était bonne pour lui faire oublier ses états d'âme. Même si à présent, ses larmes avaient disparu, elles n'étaient jamais très loin...

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Tony DiFury

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MessageSujet: Re: [RP] Si ça c'est pas une entrée fracassante... Mer 7 Mai 2014 - 13:56

Tony réprima un ricanement lorsque la pleureuse tenta d'excuser la rudesse des accueils terrifiants de Miss Lemington, au grand dam de celle-ci évidement. Lorsque la Cerbère s'esquiva pour se refaire une toilette, il porta la main à sa bouche dans une parodie de messe basse, et souffla néanmoins assez clairement :

-"Honnêtement, j'ai connu des pitbulls moins agressifs..."

Et il laissa échapper un rire mutin, en plissant les yeux.

Se retrouvant désormais seul avec cette inconnue, l'étudiant en psychologie en profita pour l'observer plus attentivement. Les plaisanterie de cette femme sentaient la compensation dépressive à plein nez, le rire pour masquer le chagrin. Il laissa échapper un léger soupir. Quoi qu'elle puisse traîner, ça ne datait pas d'hier, et il lui faudrait du temps et de la confiance pour parvenir à en comprendre tous les tenants et aboutissants. En clair, c'était pas à un nouveau venu qu'elle déballerait son sac. Alors autant prendre son mal en patience.

Vue de près, elle semblait plutôt jolie. Même si la fatigue rendait toute prétention impossible pour l'incorrigible français. Il fut tiré de ses rêveries par la question qui lui était directement adressée. La musique. Autant que la fuite de la directrice dans sa salle de bain, cette question était clairement une diversion, une fuite pour s'éloigner aussi loin que possible de quelque chose de douloureux. Allons bon, de toute façon, il n'était pas (encore) le psy attitré de cet Institut.

-"Ah, heu, oui c'est moi... J'espère que je vous ai pas dérangée. J'ai pourtant mis le volume au minimum... ça vous a plu ? Si vous voulez, je vous fait un petit concert privé."

Il se passa une énième fois la main dans les cheveux en souriant d'un air désolé. Sa respiration se faisait plus difficile, sa gorge plus sèche. Ses entrailles et ses jambes commençaient à le lancer. Et ses doigts tremblaient légèrement. Les symptôme d'un manque grave en nicotine. Au fil du temps, il s'était rendu compte que l'envie -non, le besoin - de fumer se faisait plus intense après utilisation de sa mutation. Il subodorait une vilaine et secrète relation chimique entre les composants artificiels des cigarettes et les émanations nocives que son corps produisait, mais il n'en était toujours pas certain. Quoi qu'il en soit, cette impérieuse envie le dévorait de l'intérieur en cet instant précis. Et sans l'interdiction hautement explicitée par la directrice, il aurait cramé une tueuse de poumons dans la seconde.

Tony se releva et tendit la main à la triste jeune femme restée au sol.

-"Il faut que je sorte prendre l'air... Cela vous dirait-il de marcher un peu avec moi ? Un peu de soleil, c'est bon pour le moral. Et ça nous permettrait de faire plus ample connaissance, au passage. D'ailleurs, je ne connais même pas votre nom."

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MessageSujet: Re: [RP] Si ça c'est pas une entrée fracassante... Mer 14 Mai 2014 - 2:18

Quelle maladroite elle faisait !

"Oh… c’est vrai, pardon ! Je n’y pensais pas… Je m’appelle June"

L’humaine fut confuse. Comment avait-elle pu oublier de se présenter ? Très certainement parce que ses pensées étaient encore dirigées vers une personne, qui hélas n’appartenait plus à ce monde… Heureusement, la remarque de Tony la ramena dans un autre monde, celui des vivants. Cette fois, son sourire fut plus franc. Bon, d’accord, ce n’était pas très flatteur pour son amie mais… elle ne pouvait s’empêcher d’approuver Tony. Et puis l’image correspondait si bien. Cerbère…pitt-bull, à part le nombre de têtes, il n’y avait pas beaucoup de différences !

"Vous savez ce qu’on dit, certains aboient beaucoup, ce n’est pas pour ça qu’ils mordent… Samarah est quelqu’un de bien, même si elle laisse très rarement aux gens l’opportunité de s’en rendre compte"


Et ce n’était pourtant pas faute de lui dire et de le lui répéter… de s’ouvrir un peu aux autres. Mais la mutante était têtue.

Tony lui confirma dans la foulée la provenance des notes de musique.

"Vous êtes musicien professionnel ?" le questionna l’humaine, curieuse

June n’avait jamais été foutue de faire sortir la moindre note d’un instrument de musique. Au plus grand désespoir des sœurs de l’Orphelinat qui avaient tenté de lui apprendre cet art noble qu’est la musique. Résignées par la force des choses, elles abandonnèrent bien vite leur folle idée et la jeune June fut donc de celles qu’on laissait dans le fond de l’orchestre, lors des chorales ou des messes le dimanche matin à l’Eglise. Les tentatives vaines et surtout désespérées des sœurs avaient d’ailleurs été, à l’époque, l’occasion de sérieux fous rires avec son amie mutante, qui si elle appréciait d’écouter de la musique, se révéla être tout aussi incapable que sa comparse d’en jouer ! Aussi les musiciens de tout genre pouvaient-ils se targuer d’avoir tout son respect, à défaut de partager les mêmes goûts musicaux.

"C’était diablement rythmé oui. Mais un peu trop sans doute pour l’heure, avoua June qui n’avait pourtant pas été réveillée par le bruit puisqu’elle ne parvenait pas à dormir et avait néanmoins apprécié le morceau. Un concert ? Pourquoi pas ! Ca fait diablement longtemps que j’ai plus eu l’occasion d’en écouter"

Ses derniers remontaient à ses jeunes années. Depuis, l’humaine avait grandi et s’était plongée à corps perdu dans son travail, pour une cause qui lui tenait à cœur. Ne laissant finalement que très peu de place à des loisirs. Cela dit, elle ne s’était jamais plainte de son rythme de vie (au contraire de Samarah qui lui reprochait sa dangerosité au moins une fois par semaine depuis 10 ans…) et finalement, c’est en côtoyant ce monde de mutants qu’elle avait rencontré le père de son enfant… Alors pour rien au monde, elle ne changerait quoique ce soit si on lui donnait l’opportunité de remonter dans le temps. L’humaine ne regrettait aucun de ses choix. Hormis un seul…

Soudain, Tony se releva et lui proposa une balade à l’extérieur. June hésita quelques secondes avant de se rendre compte qu’elle ne ferait quand même rien de bon à rester assise par terre dans le couloir. Aidée du jeune homme, l’humaine se redressa également.

"Juste une petite minute" dit-elle avant de disparaitre dans la chambre dont elle était sortie.

Elle réapparut presque immédiatement avec son communicateur, branché sur une séquence bien particulière : celle du baby-phone qui se trouvait près du lit de Caleb. Où qu’elle se trouvait, quand elle n’était pas près de son fils, elle s’assurait de pouvoir surveiller du mieux qu’elle le pouvait son environnement. Elle était bien consciente que son enfant ne risquait rien, à priori, à l’Institut, entouré des meilleurs anges gardiens qu’il pouvait avoir. Mais, on n’était jamais trop prudent… Et l’humaine aurait sans doute du mal à se défaire de cette paranoïa constante dans les années à venir (au grand dam de son fils, cela promettait sans doute de joyeux conflits mère-fils à l’adolescence !)

"Vous avez raison pour le soleil. J’ai une mine à faire peur… ça arrangerait peut-être mon teint de zombie ! " plaisanta-t-elle enfin.

Les nuits de la jeune mère étaient en effet très courtes quand elles n’étaient pas totalement inexistantes, comme aujourd’hui. Et ce n’était pas toujours Caleb qui en était le coupable…

Ils déambulèrent dans les couloirs de l’Institut et arrivèrent à l’arrière du bâtiment. Celui-ci donnait sur une ancienne cour, celle que l’on voyait depuis le bureau de Samarah. Ils passèrent près de la fontaine centrale et partirent en direction du parc, longeant le lac. Certains débris du –défunt- pont en bois qui le traversait, flottaient encore à la surface et dérivaient lentement…

"Je suppose que vous avez rejoint l’Institut pour une raison bien précise, alors je vais laisser parler ma curiosité. Si vous le permettez bien sûr ! Quel est votre talent caché ?"

La curiosité de June se révélait tout aussi légendaire que le caractère de la Cerbère. Elle espéra cependant que le jeune homme ne s’en fâcherait pas. Certains mutants, en effet, n’appréciaient pas spécialement de révéler leurs capacités au grand jour. Un choix que l’humaine respecterait sans insister davantage.

---

Dans l’aile ouest du bâtiment, alors qu’ils quittaient le couloir, Samarah s’enfermait dans sa salle de bain. Sa tenue de combat négligemment posée sur le sol, là où elle l’avait retirée, elle s’était ensuite précipitée sous la douche. Elle laissa l’eau froide couler le long de son corps, comme si cette main glacée qui lui caressait la peau était aussi capable de la purifier intérieurement. La mutante ferma les yeux, seule dans son monde et face à ses pensées. Mais c’était-là un souhait bien illusoire que d’espérer pouvoir être lavée de ses problèmes et bientôt, un profond soupir accompagna les fines larmes qui se mêlèrent à l’eau ruisselante…

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MessageSujet: Re: [RP] Si ça c'est pas une entrée fracassante... Mer 14 Mai 2014 - 4:27

June ? Un joli nom, peu commun par chez lui. Mais qui avait le mérite d'être facile à mémoriser.

Le jeunot souriait d'aise à entendre sa terlocutrice défendre la diabolique maîtresse de séant, l'adoucir, la décrire à l'encre de sa compassion et de son affection. Il déduisit de facto qu'elles étaient de vieilles amies. Ce qui expliquait plus que suffisamment le changement d'attitude de la Cerbère. Bon, on passe à la suite ?

Sa question le laissa presque sans voix. C'était un compliment involontaire qui allait droit au coeur.

"Professionnel ? Houlà non, malheureusement ! J'ai eu quelques groupes, mais ça n'a jamais dépassé le stade de l'amateurisme. Concerts dans les bars, tout ça... Mais merci, c'est gentil."

Il rit, faiblement. Il était pressé de sortir. L'appel de la clope le taraudait, et... Mais laissons d'abord passer une page de publicité.

-------

Haha, ça t'énerves hein ? Et pourtant, il ne t'a pas fallu plus de cinq secondes pour sauter la ligne ! Alors imagines ce que c'est à la télé, avec ces coupures qui n'en finissent pas. Pourquoi je te dit ça ? Toi, tu t'en fous, t'es pas venu pour ça ! Tu veux de l'action, du sang, des larmes, et d'autres sécrétions de mauvais aloi mais vivantes, hein, avoues ?! J'y viens, Ô impatient lecteur. Cet interlude ne me servait que de paravent, pour ne pas avoir à re-décrire la mise en marche de l'équipage. Fainéantise ? Oui, un petit peu, mais avec tout le respect que je te dois, lâches-moi donc la grappe. Tony est crevé (moi aussi, il est actuellement 3h20 du matin à l'heure où nous mettons sous presse), et ne réagit pas aux plaisanteries, ou juste par un sourire fatigué. Alors la paix !

Revenons à nos moutons.

Alors qu'il se laissait (à nouveau) guider par une jolie brune dans les dédales de l'Institut, le blondinet sentait croître en lui la douleur, le cisaillement qui pointe dans les entrailles, qui serre les muscles. Décidément, il avait beau se donner bonne conscience en se disant que le tabac n'était pas aussi violent et dangereux que les autres drogues, il se savait ridicule et prisonnier de son addiction. C'était un camé, ni plus ni moins, guère différent des junkies qui se piquent avec des produits que l'article L405-8 du Code pénal m'interdit de nommer ici (parce qu'il ne faut pas encourager à la consommation d'héroïne). Cela devenait dégradant. Il devait vraiment freiner sa consommation. Ce serait la pire des ironies que de se découvrir un don surhumain comme le sien, de commencer à maîtriser un peu sa vie, et de mourir d'un chou-fleur pulmonaire à 30 ans, non ?

Et soudain, la liberté. L'air pur lui fouetta le visage avec vivacité. Il inspira une longue goulée dont la fraîcheur heurta ses bronches mises à mal par l'odieux produit qui le goudronnait de l'intérieur.

Il marcha quelques instants au côté de la jolie femme, arrivant aux abords du lac à la surface duquel flottaient misérablement les restes de ce qui avait dût autrefois être un pont de bois. Ou un voilier, mais il y avait peu de chances, à bien y réfléchir. Devant ce spectacle tranquille, Tony luttait en son for intérieur. La tension devenait insoutenable. Ses doigts jouaient une gigue sur le relief dur de sa poche, tambourinant "la cavalerie revient à la charge" sur le paquet de cigarettes qui le narguait du fond de son écrin de tissu rêche. Il se sentait comme un poing serré.

Et finalement, sa détermination rendit l'âme (à qui elle appartient) aussi facilement que les inhibitions de ta grand-tante quant elle regarde une rediffusion d'un concert de Julio Iglésias. Vaincu, à bout de souffle, il alluma sa cigarette. La bouffée de nicotine lui fit un bien que seul les fumeurs peuvent comprendre, alors je ne m'acharnerai pas à vous l'expliquer (bon d'accord, mais c'est bien parce que c'est vous : Serrez votre poing aussi fort que vous le pouvez, et compter jusqu'à soixante-douze, ou cent-dix pour les plus musclés. Puis relâchez. Ah, ça fait du bien, pas vrai ?). Soulagé de ce poids (qui serait bientôt remplacé par celui sur sa conscience), il prit un peu plus le temps d'observer sa comparse, vers qui il évitait soigneusement d'exhaler les vapeurs âcres qui sortait de sa bouche. Avec le soleil sur la peau, elle était tout à fait plaisante au regard. Elle devait friser la quarantaine, mais pardon! avec quelle élégance ! J'eusse connu des trentenaires qui avait l'air plus vieillottes, qui faisaient figure de momies comparé à cette femme là. Une forme impeccable témoignait d'un entraînement assez régulier pour maintenir son corps en état. Un régal pour les yeux. Et le pompon sur la cerise, des yeux vairons. Le détail qui tue, ces yeux-revolvers. Boum! en pleine tête.

Il continuèrent leur promenade, baguenaudant en silence sur la pelouse encore humide de la nuit. Sa diable de nicotinerie était presque achevée, lorsque June le questionna sur sa particularité. Ah la curiosité des femelles ! In-con-tournable ! Elles ont de la chance les femmes, que je les aime autant, qu'autrement je les chambrerai à longueur de journée sur leurs nombreuses habitudes qui nous rendent la vie plus compliquée et le quotidien plus joyeux... Le jeune punk pour noces et banquets rigolait doucement, sans desserrer les dents, avec ce sourire en coin si particulier aux Isèrois.

"Ma mutation, tu veux dire ?"

Comment ça, ça te choque, ce tutoiement intempestif ? Bougre de noeud volant que tu es, inattentif voyeur de personnages fictifs, poil à ma zoute  ! Tu te rappelleras que nos protagonistes s'expriment en Shakespearien moderne (ce qui n'est pas la langue de Shakira, pas plus que de Shakaponk), et que dans cette langue anglaise (ou en argile), la 3ème personne du pluriel ne se différencie pas de la 2nde du singulier. Traduction pour ceux qui dormaient au fond, ce qui n'est pas malin quant on lit : En English, le Tu se prononce tout pareil que le Vous. C'est donc tout naturellement que Tony continue sur sa lancée.

"Je sais pas trop comment le définir... J'arrive à me propulser en l'air, avec un genre de réaction chimique bizarre... Je m'envole, et quant je suis lancé, je défonce à peu près tout ce qui se trouve sur ma route... Un peu comme une fusée en fait..."

Comme tu te débrouilles en anglais, tu auras capté que la traduction de fusée, c'est "rocket". Ce pourquoi Tony se suspendit une seconde dans sa phrase. Un coup d'oeil dans le vague, comme frappé d'une illumination.

"Heh, ça sonne bien comme surnom, Rocket, ça claque !"

Il sourit une nouvelle fois à sa compagne, fier de sa trouvaille. Mais laissons là ces considérations. Il lui fit signe de le suivre, ce dont elle. Contournant la bâtisse pour arriver en vue de l'entrée du domaine, la belle eut une vue dégagée de la malchanceuse allée et du cratère qui l'ornait. Tony la désigna d'un geste du bras qui mêlait, de façon assez saugrenue, une légère pointe de fierté à une expression d'excuses presque sincères. Il aimait bien sa mutation après tout, et la vantardise française, c'est le genre de petit défaut qu'il aimait à cultiver de temps en temps.

"Voilà ce que ça donne. Niveau direction, c'est pas vraiment le top. C'est de la ligne droite... Mais niveau vitesse, ça décoiffe ! Je dirais que, à vue de nez, je fais du 200 kilomètre/heure, probablement plus ..."


Cette estimation, il se l'était faite après avoir demandé à son père de l'emmener en moto, un jour d'été. Et sur l'autoroute, l'irascible assoiffé de vitesse avait fait hurler les cylindres de sa bécane. Tony en avait profité pour se donner une idée de la vitesse, en comparant les chiffres du compteur avec les cailloux et lignes blanches qui défilaient sous eux. Et il se servait toujours de cette technique lorsqu'il survolait le monde, sans moteur cette fois.

Il eut soudain une inspiration inattendue, comme un gosse avec une fronde quant il voit sa vieille prof qui se penche pour ramasser un stylo et qui offre son derche à la merci d'un projectile... Avec un sourire malicieux de sale gamin, il demanda à June, avec une pointe d'amusement dans la voix :

"Tu veux une démonstration ?"

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June Appleby

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MessageSujet: Re: [RP] Si ça c'est pas une entrée fracassante... Ven 23 Mai 2014 - 1:23

Tony semblait modeste. Ses performances musicales étaient pourtant indéniables…de l’avis – certes subjectif- de l’humaine.

"Vous savez, même les plus grands musiciens ont commencé leur carrière en bas des marches… Alors qui sait, je côtoie peut-être une future rock star" plaisanta-t-elle

L’air frais fit du bien à June. Elle savoura son effet revigorant. Sans pour autant apaiser sa tristesse, cette bouffée d’oxygène l’aiderait à affronter au mieux la journée qui s’annonçait, malgré la nuit très courte qu’elle avait passée au côté de son fils.

Au fur et à mesure de leurs pas, June sentait une nervosité difficilement contrôlable s’emparer du jeune homme. L’humaine n’en décela pas vraiment les raisons jusqu’à ce qu’il sorte de sa poche un paquet de cigarettes. A ce moment-là, elle comprit. Les gestes, teintés d’impatience, les doigts tremblant sous l’effet du manque… une addiction qui ne lui était pas inconnue. Et aujourd’hui, révolue. Du moins, si Tony ne continuait pas à lui donner des envies nicotiniques à force de tirer sur sa cigarette. June avait fumé par le passé. Beaucoup trop de saloperies. Depuis, elle avait arrêté mais la tentation n’était jamais bien loin. Surtout dans des moments comme celui-ci, où sa volonté lui faisait grandement défaut. June inspira longuement et résista à l’appel de la tueuse. Pour l’instant

June ne s’offusqua guère du brusque passage au tutoiement. Son tempérament naturel passait largement au dessus de ce genre de considérations… Et leur discussion l’intéressait davantage. Le mutant se confia ouvertement sur ses capacités. Et l’humaine put, une fois de plus, constater les surprises et surtout la diversité que l’évolution plaçait dans les gènes mutants. Se propulser dans les airs… un pouvoir qui lui était familier. Même si, selon les explications de Tony, il ne semblait pas reposer sur les mêmes principes de celui qu’elle avait pu voir en action (et côtoyer de très près, ajouteraient les mauvaises langues). Un sourire triste passa sur son visage au souvenir du mutant qui fut son compagnon avant de s’effacer lentement. Autant par désir de masquer sa tristesse que par surprise. Tony s’était en effet exclamé à ses côtés. Il venait de se trouver un pseudonyme. Et n’en semblait pas peu fier.

"Vu tes capacités, c’est parfaitement adapté !
approuva l’humaine, nom de code approuvé" déclara-t-elle, son sourire à présent revenu. Celui-ci se figea néanmoins lorsqu’ils arrivèrent devant l’Institut et que Tony lui indiqua un énorme trou. Avant que June ne lui demande des précisions, le jeune homme s’expliqua. Il était responsable de ce cratère qui défigurait à présent l’allée principale. Devant son air, à la fois fier et désolé, l’humaine resta un instant interdite

"Ah ouais…carrément ! En fait… t’as vraiment eu de la chance de n’avoir droit qu’à la mauvaise humeur de Sam", s’exclama finalement June en imaginant la tête de son amie, découvrant le désastre et le coupable. La mutante devait être dans un de ces bons jours, ou du moins de relative bonne humeur pour ne pas avoir grillé les neurones de Tony sur le champ…

Ou simplement fatiguée après un entrainement intensif pour se vider l’esprit.

"Va falloir arranger ça et… Pardon ?"

Il voulait remettre ça ? June lui lança un regard dubitatif. Ah ! L’arrogance de la jeunesse, source d’innombrables bêtises ! Le sourire malicieux de l'adolescent ne trompait personne, surtout pas l'humaine

"Je ne  suis pas certaine que ce soit une bonne idée… tu as eu de la chance de t’en sortir sans trop de dommages lors de ton arrivée ! J’ai pas franchement envie de te retrouver encastré dans un des murs de l’Institut. Encore moins de devoir expliquer pourquoi à Sam’…"

L’adulte -censée être raisonnable- avait parlé. Même si intérieurement –et en toute honnêteté-, la curiosité de l’humaine n’aurait pas été contre une petite démonstration ! Mais il aurait été totalement irresponsable de sa part de le déclarer haut et fort, n'est-ce pas ?

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MessageSujet: Re: [RP] Si ça c'est pas une entrée fracassante... Mar 6 Jan 2015 - 3:37

"Je ne  suis pas certaine que ce soit une bonne idée… tu as eu de la chance de t’en sortir sans trop de dommages lors de ton arrivée ! J’ai pas franchement envie de te retrouver encastré dans un des murs de l’Institut. Encore moins de devoir expliquer pourquoi à Sam’…"

Oh cette lueur dans les yeux de madame June... Le sourire qu'elle essayait de cacher se devinait pourtant, caché derrière l'hésitation timide de la jolie brune qui ressemblait d'avantage à de la politesse. Cette expression, si semblable à celle de la camarade du gosse qui s'apprête à escalader le préau de la cour de récré : tout lui dit que ce n'est pas une bonne idée et que c'est pas bien... mais elle meure d'envie de voir ça.

Tony partit d'un grand éclat de rire. Les bras grand écartés, il désigna l'immensité du domaine.

« Franchement ? Ce parc est immense ! Ce serait bien le diable si je trouve le moyen de heurter la maison... Surtout si je pars d'ici et que je vise là-bas. »

Il pointa du doigt les arbres qui bordaient le jardin, à l'opposé du manoir. À vue de pied, il y avait facilement trois ou quatre-cent mètres d'herbe grasse qui les séparaient du premier obstacle. Le terrain était dégagé, il n'aurait qu'à couper les moteurs à mi-chemin. Avec un petit ricanement, il fit craquer son long cou et échauffa ses fines épaules, moulinant l'air de ses longs bras. Il fit quelques pas en avant, laissant June et la bâtisse derrière lui, puis jeta un clin d'oeil à l'Anglaise inquiète par dessus son épaule.

« Tu vas voir : "Rocket", c'est parfait comme surnom. »

Un brin prétentieux ? Noooooooooon, jamais de la vie...

Oh et puis zut ! Il avait toujours rêver de montrer ce qu'il pouvait faire. Alors maintenant qu'il en avait l'occasion, il n'allait pas se priver !

Le français (un brin vantard) lâcha une longue expiration. La fatigue se faisait sentir, mais pour le coup, ça l'arrangerait s'il devait avoir moins de jus que d'ordinaire. Tony se campa sur ses jambes, légèrement penché en avant, comme un coureur qui s'apprête à bondir. Il laissa passer quelques secondes de silence dans le matin qui se levait. Les nappes de brume se dissipaient progressivement, le soleil commençait à briller. Il n'aurait put rêver mieux comme première scène.

PaOUM-Ffffffffiiiiiiiiiiiiiiioooouuuuuuuuuu !!!

Le missile humain prit son envol avec le bruit discret du lance-roquette qui crache sa pastille. Rocket traça tout droit à travers le parc désert, suspendu à un petit mètre-cinquante du sol. Les dents serrées mais un sourire jusqu'aux oreilles, tout se passa bien … pendant les trois premières secondes.

Tony avait mésestimé la distance : le petit bois était bien plus prêt qu'il ne l'avait crût. Il voulut ralentir progressivement, mais la fatigue avait amenuisé son contrôle. La propulsion coupa net, purement et simplement. Continuant sa course par la seule force de l'élan qu'il avait prit, il se mit à battre des bras comme un forcené lorsqu'il se sentit ramené vers la terre.

« woah woah woAH WOAAAAAH !!! »

Il heurta l'herbe assez durement, glissant sur le tapis végétal humide de rosée comme sur une plaque de verglas, les dents en avant. Puis la gravité reprit un sans-blanc d'influence, et il partit en culbute, cul par dessus tête, roulant-boulant jusqu'à ce que sa course s'achève finalement dans un bosquet dont les branches craquèrent et le fouettèrent allègrement au passage. Un choc sourd ébranla l'air, puis se fut le silence...

Tony rouvrit péniblement les yeux. Les arbustes qui l'avaient réceptionnés étaient en piteux état. Sa mutation avait du repartir avant qu'il ne s'empale sur un tronc. Heureusement. Il sentait bon nombre d'estafilades sur ses bras et ses mains, et la tête lui tournait. Il remua les doigts et les orteils. Rien de cassé, mais il allait avoir un sacré mal de dos demain matin...

Le petit gémissement de souffrance pitoyable qui s'échappa de ses lèvres entrouvertes courut faiblement aux alentours.

Oh la honte...

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MessageSujet: Re: [RP] Si ça c'est pas une entrée fracassante... Dim 5 Juil 2015 - 17:14

Le regard de June se perdit quelques instants dans la brume matinale avant qu’elle n’assiste au décollage quasi super-sonique de Tony. Manifestement, elle n’avait pas su se montrer assez dissuasive pour empêcher le jeune homme de démontrer ses talents. L’humaine ne l’aurait presque pas regretté si… Tony n’avait pas brusquement perdu le contrôle ! Et en plus de ça, terminé sa course folle, limite encastré dans le tronc d’un vénérable centenaire végétal.

"Aïe, aïe, aïe !" Et voilà exactement pourquoi, cette démonstration était une mauvaise idée ! L'accident ! Stupide. Le dérapage incontrôlé.

June sortit de son état semi-léthargique, contemplatif et se précipita vers Tony. Elle parcourut la distance qui la séparait du mutant en un temps record (vive les entrainements sportifs qu’elle s’était obligée à suivre à la Lib’Corp) malgré sa condition physique de jeune mère ayant accouché il y a peu.
L’humaine retrouva le mutant dans une posture fort peu élogieuse, étalé par terre, ses cheveux parsemés de feuilles et de brindilles. Témoignage indiscutable de sa rencontre fracassante avec les arbres du parc. Elle s’approcha de lui et l’inspecta rapidement. A première vue, il ne semblait pas gravement blessé. Il n’avait pas de membres formant soudain un angle bizzaroïde, avec un morceau d’os dépassant de ses jambes ou de ses bras. Mais tout au plus quelques égratignures. Ouf !

"Est-ce que ça va ?"


June se pencha vers le mutant. Ses cours de secourisme lui avaient appris de ne jamais déplacer un blessé, mais de sécuriser les lieux de l’accident d’abord (bon, ici, il ne risquait pas vraiment un second vol plané dans les arbres) et d’appeler les secours ensuite. L’humaine espéra qu’elle ne devrait pas en arriver là : elle n’avait pas vraiment envie de devoir expliquer à Samarah ce qui était arrivé aux arbres du parc. Il ne lui restait donc qu’à s’enquérir de l’état de santé du blessé et de le rassurer, si nécessaire.

"Tu as l’air d’être en un seul morceau ! On dirait que tu es un solide toi !"


Elle se surprit à penser qu’il était quand même bien moins doué que Kenjiss. Un souvenir effleura son esprit. Leur premier vol. Une course contre la montre au dessus de Londres et de la campagne anglaise environnante dans l’espoir d’arriver à temps à l’Institut pour sauver le jeune Ted lors de l’une de ses crises. Avait-elle été folle de faire ainsi confiance au ‘dangereux’ leader de la Confrérie ? Son fils lui rappelait chaque jour que non. A l’époque, il était considéré comme l’un des pires terroristes mutants. Et elle, simple petite humaine, s’était jeté dans ses bras sans trop réfléchir sur les conséquences qui découleraient de son attitude. Pourtant, elle ne regretterait jamais son geste… Sa témérité (ou sa folie diront certains) l’avait rendue mère.

Un vague sourire se dessina sur son visage en mémoire du passé… suivi de fines larmes qu’elle ne put empêcher de couler le long de ses joues. Elle les fit disparaitre d’un revers de manche, mais il était difficile de les ignorer.

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Tony DiFury

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MessageSujet: Re: [RP] Si ça c'est pas une entrée fracassante... Lun 6 Juil 2015 - 16:16

Encore hébeté par le choc, Tony gisait comme un sac au milieu des arbres en lambeaux. Il entendit June se précipiter vers lui.

« Putain je m'suis encore mal démerdé... » grogna t'il pour lui même.

"Est-ce que ça va ?"

Un léger gémissement de douleur lui échappa, mais la perspective de se ridiculiser d'avantage devant la jolie jeune femme le motiva à se ressaisir et à serrer les dents. Il venait déjà de passer pour un con, pas question de passer en plus pour une chochotte ! Plissant les yeux dans le soleil matinal, il prit une voix rauque.

« Ce n'est qu'une égratignure. La douleur est une simple information... Aïe !»

Et merde.

Il se releva lentement. Les muscles de ses jambes le lançaient, et sa nuque était fichtrement raide. Il fit quelques moulinets avec ses épaules, et se fit craquer les cervicales. Cela lui fit atrocement mal sur le coup, mais les derniers vestiges d'amour propre qui avaient survécus à sa gamelle l'aidèrent à maintenir un sourire qu'il espérait convainquant.

"Tu as l’air d’être en un seul morceau ! On dirait que tu es un solide toi !"


Le français, incorrigible vantard, trouva assez de force pour ricaner. Ce n'était pas la première fois qu'il se vautrait (et ce ne serait pas la dernière!). Entre ces innombrables chutes à ski, en roller, à vélo ou en scooter, il était devenu relativement dur au mal. Sans compter les pogos, mais ça, c'était autre chose...

« J'ai connu pire, t'inquiètes... Si t'as survécu à un wall of death pendant un concert d'Amon Amarth au Hellfest, tu peux survivre à tout ! »

Un « Wall of Death », est l'équivalent « hardcore » du pogo : la foule du public se sépare en deux, et quant la musique part, les deux moitiés se foncent dessus en hurlant. Alors quant il y a plusieurs milliers de barjos qui décident d'y prendre part au son d'un bon vieux métal de vikings, on se retrouve avec l'équivalent de la charge des armées dans Le Seigneur des Anneaux. Tony éclata d'un rire qui lui fit mal aux côtes.

Mais son hilarité ne dura pas longtemps.

Le regard de la brunette se perdit quelques secondes dans le vague, et ses yeux s'emperlèrent de larmes. Le rire du grand blond cessa immédiatement.

« Eh là, ça va toi ? »

Il fit un pas vers elle pour la dévisager plus en détail, mais June s'essuya le visage. Elle essayait visiblement de masquer son émoi. Trop tard. Le psychologue en herbe (ou plutôt, plein d'herbe) eut une petite moue d'hésitation. La compassion prenait le dessus, et il oublia sa propre douleur : celle de sa comparse était bien pire, à ce qu'il pouvait constater.

« … C'est pas moi que tu te mets dans cet état, pas vrai ?... »

Ce n'était pas une question, mais une déduction. Cette femme semblait vraiment en souffrance.

« Écoutes ... »

Tony se rapprocha, tendit le bras d'un geste hésitant, suspendant son geste à mi-chemin. Puis il se reprit et posa la sa longue main sur l'épaule de June.

« …On se connaît pas encore très bien, mais… Tu as vraiment l'air de souffrir, ça se voit comme le nez au milieu de la figure... »

De sa main libre, il se gratta la nuque, un air à la fois hésitant et compatissant sur le visage. Il prit quelques secondes pour choisir ses mots.

« À l'instinct, je dirais... que tu as vécu quelque chose de très dur, il n'y a pas longtemps... »

Il s'arrêta. Ce n'était qu'une hypothèse, il ne fallait donc pas y apporter trop de crédit. Il ne devait pas non plus enterrer la jeune femme, ou aller chercher trop profond sans son consentement. Il soupira.

« Ça va peut-être te sembler bizarre, comme ça de but-en-blanc, mais... quant on a quelque chose sur le cœur, en parler, ça aide vachement... Je me doute que tu ne me fais pas assez confiance pour ça mais... j'voudrais que tu saches que si jamais t'en as besoin, hésites pas à venir m'en parler... »

Il sourit timidement. Puis il se rendit compte que ses propos pouvaient avoir l'air affreusement tendancieux. Il s'empressa donc de préciser :

« Enfin j'veux dire... J'ai fait psycho, donc... Secret professionnel, pas de jugement, tout ça, quoi... »

Il haussa les épaules. Son sourire se fit plus apaisé. Il avait vraiment envie de l'aider.

« Parce que... tu vois... j'ai le sentiment que je vais rester ici un petit moment, et... Eh ben, j'aime pas voir les autres souffrir. Je ne demande qu'à être utile... »

Retirant sa main, il s'alluma une cigarette, presque sans y penser. Il tendit le paquet à la petite brune.

« T'en veux une ? »

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MessageSujet: Re: [RP] Si ça c'est pas une entrée fracassante... Mer 12 Aoû 2015 - 10:44

June ne savait pas exactement en quoi consistait un Wall of Death, mais elle se remémora certains concerts de sa jeunesse et songea que le public en transe baigné par le rythme de la musique ne devait pas trop avoir changé au sein de la nouvelle génération. Mais ses souvenirs s’effacèrent alors que la mine inquiète de Tony la dévisageait gravement. Évidemment, ses larmes fugaces ne lui avaient pas échappées.

L’humaine hocha vaguement la tête. Si elle avait bel et bien eu peur que le jeune homme ne se fracture une ou deux vertèbres lors de sa dangereuse démonstration, ce n’était effectivement pas pour lui qu’elle avait versé ces quelques larmes. Même si June fut bien évidemment rassurée qu’il s’en sorte presque indemne. Seuls les brins d’herbe dans ses cheveux témoignaient encore de son dérapage non-contrôlé et de sa rencontre fracassante avec les arbres du parc.

Quand il posa sa main sur son épaule, dans un geste qu’il voulait compatissant, June tressaillit légèrement. Depuis la mort de Kenjiss, elle s’était littéralement refermée sur elle-même. La jeune femme, dynamique et pétillante qu’elle avait été avant cette tragédie, avait disparu. Sa joie de vivre s’était éteinte, balayée par la perte de celui qu’elle aimait. La seule chose qui lui donnait encore la force d’avancer, c’était la présence de son fils. Rien n’était désormais plus important à ses yeux que d’assurer son avenir et sa sécurité.

Cependant, les mots jaillirent de sa bouche avant même qu’elle n’ait eut réellement conscience de les prononcer. Tony avait raison, parler et se confier à quelqu’un pouvait soulager le poids qu’on avait sur le cœur. Mais hélas, cela ne ramènerait pas l’être cher… Et ce fut un murmure qui franchit les lèvres de l’humaine au cœur lourd, presque un aveu pour celle qui ne parvenait pas à faire son deuil.

"J’ai déjà affronté pas mal d’épreuves ces dernières années, que ce soit dans ma vie privée ou bien à cause de mon boulot mais… devoir accepter la perte d’un être qui nous est cher… c’est la plus difficile de toutes. Et ceux qui n'y ont jamais fait face, malgré tout ce qu'ils peuvent dire, ignorent à quel point c'est douloureux"

Pas de nom, pas de précisions. Et pourtant l’humaine avait déjà l’impression d’en avoir trop dit. Elle ne connaissait pas Tony. Cela étant, June n’était pas stupide. Comme l’avait si justement souligné le jeune homme, il comptait passer du temps à l’Institut. Il finirait donc tôt au tard par découvrir la vérité. Mieux valait donc qu’il le fasse à la source, en évitant toutes les déformations et les « on dit » résultant d’une transmission orale hasardeuse pour finalement donner naissance à une rumeur bien loin des faits réels.

Quand il évoqua le secret professionnel, un mince sourire se dessina sur le visage de June.

"Rien qu’en venant m’enterrer ici, je me suis assurée le meilleur secret professionnel… et s’il y a bien un endroit où personne n’est jugé, c’est entre ces murs"

Même si son absence prolongée commençait à éveiller les soupçons au sein de la Lib’Corp, il était difficile de franchir les murs de l’Institut si on n’y était pas convié. Tony lui tendit soudainement un paquet de cigarettes. Après une légère hésitation, l’humaine en saisit une. Cela faisait une éternité qu’elle n’en n’avait plus grillé une. Et plus rien ne l’en empêchait aujourd’hui

"Oh et puis, maintenant je peux… " déclara-t-elle vaguement, plus pour elle-même qu’à l’attention de Tony. Après s'être retenue pendant des années et plus encore lors de ces derniers mois, celle-ci lui ferait du bien.

D’un geste qui dénotait une ancienne habitude, elle l’alluma et tira une première bouffée. Une sensation oubliée l’envahit et June se rappela pourquoi elle avait arrêté. Mais à cet instant, elle savoura simplement l’effet de la petite tueuse. Et c’est en tirant une deuxième fois, qu’elle demanda à Tony, tout en vérifiant machinalement son communicateur silencieux - Caleb dormait toujours :

"Alors comme ça, on a désormais un futur psy à l’Institut. Tu risques d’avoir pas mal de cas ici…
"

Elle eut une pensée fugace pour son amie. Celui qui parviendrait à sonder l’esprit du Cerbère mériterait sans doute le titre de meilleur psy de sa génération.

"J'ai eu vent que la dernière psy que l'Institut avait engagé n’a pas fait long feu.  J’espère que tu n’as pas froid aux yeux… "


Après sa démonstration en vol, June n’en douta pas un seul instant. Plus elle parlait, plus l’humaine reprenait le contrôle de ses émotions. Et ce fut à son tour de creuser un peu le terrain concernant les motivations de Tony.

"Pourquoi avoir choisi l’Institut ?"


Faire parler son interlocuteur pour éviter de se faire interroger. L’humaine retournait contre Tony une technique vieille comme le monde, pratiquée par tous ceux qui désirait protéger leur jardin secret. Une technique que June avait l’habitude d’utiliser et qui avait déjà fait ses preuves. Surtout avec le Cerbère… Elle s’était confiée, en précisant simplement ce dont Tony se doutait déjà, mais elle ne savait pas si elle était disposée à en révéler davantage pour l’instant. La sécurité de son fils primait désormais sur tout.

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MessageSujet: Re: [RP] Si ça c'est pas une entrée fracassante... Sam 19 Déc 2015 - 3:23

Le grand punk écouta June soulager un peu le fardeau qui semblait peser sur ses épaules, chaque mot étant un peu plus chargé en émotion que le précédent.

Un deuil. Évidemment.

Il n'y a guère que les plus chanceux des jeunes habitants des pays riches qui pouvaient se vanter de n'avoir jamais perdu un proche...

Un souvenir revint brutalement à l'esprit de Tony : un collègue à lui s'était tué en voiture, quelques semaines à peine après le bac. Le grand blond revenait tout juste d'Ossegor. Ça n'avait pas vraiment été un ami très proche, mais c'était un excellent batteur, qu'il avait admiré.
Il avait été convié à la cérémonie... Voir les membres de son groupe, ses amis d'enfance, reprendre Knocking on Heaven's Door quant le cercueil fut emmené dans le crématorium, ce fut déchirant. Mais ce qui acheva de lui fendre le cœur, ce fut de voir ce père endeuillé, les joues humides, les yeux qu'on imaginait rouges cachés derrière des lunettes de soleil ; ce père détruit qui avait perdu ce qui lui était le plus cher au monde... Le voir se lever et frapper dans les mains au rythme de la musique qui accompagnait le départ de son fils, luttant de son mieux contre les sanglots... Toute l'assemblée avait suivit le mouvement. Et Tony avait pleuré comme il n'aurait crut pouvoir pleurer.

Quant c'est un aïeul qui part, la douleur est un peu atténuée par le fait que c'est naturel, que c'est dans l'ordre des choses...  Mais aucun parent ne devrait avoir à enterrer son enfant. Alors oui, il ne savait pas la douleur qu'on éprouve quant on perd un être cher. Mais il se l'imaginait sans peine.
Sans y penser, il tapota affectueusement l'épaule de June, avec un timide sourire d'empathie.

Il n'avait pas besoin de demander qui, ni quant. Cela, elle le livrerai quant elle le jugerai bon.

Puis la belle brune sembla reprendre un peu de contenance avec la cigarette qu'il lui avait offert. Tirant sur la sienne, il l'écouta rebondir sur la conversation précédente. Un sourire se dessina sur le long visage du français frissonnant.

"J'ai eu vent que la dernière psy que l'Institut avait engagé n’a pas fait long feu.  J’espère que tu n’as pas froid aux yeux… "

Il laissa échapper un léger ricanement mutin , presque par défi. Chiche ? Il avait hâte de voir de quoi il en retournait.

Puis il entendit June botter en touche en lui repassant le flambeau de la parole.

"Pourquoi avoir choisi l’Institut ?"

Il comprit bien que la dame souhaitait clore le chapitre. Il serait inutile / contre productif / grossier (rayer la mention inutile) d'insister plus avant sur un sujet qui ne le concernait pas directement. Tony décida donc de lui emboîter le pas. Le reste viendrait en son temps.

Et puis cette question d'ailleurs, il ne l'avait pas vu venir. Les yeux au ciel, achevant lentement sa clope, il essaya de trouver ses mots.

« Eh bien... »

Oh et puis il ne risquait pas de passer plus pour un crétin.

« En fait... je ne savais même pas qu'un truc comme ça existait pour de vrai ! J'ai juste entendu des rumeurs, et le peu que les médias diffusent... Très honnêtement, je suis parti au pif. »

Se rendant soudain compte de la situation, il écarquilla de grands yeux, fixant le vide un instant.

« Eeeeeeeeeet avec le recul, je me rends compte que c'était super con comme manœuvre... »

Il n'arrivait d'ailleurs toujours pas à croire que son road-trip ne l'ai pas mené au fond d'un fossé.
Il éclata d'un grand rire.

« Sans dec' , j'ai vraiment eut de la chance sur ce coup là ! Partir de chez moi, traverser toute la France du sud au nord, puis la Manche, arriver dans un pays que je ne connais pas... Puis tomber sur LE bon gars dans LE bon bar qui m'indique LA bonne direction... Et arriver à bon port ! Même Hollywood ne voudrait pas d'un scénario aussi tiré par les cheveux ! »

Tony laissa libre cour à son hilarité, se tenant les côtes tant il riait. La fatigue, et les nerfs qui lâchent.

« Sérieusement, je me demande si mon pouvoir, se serait pas plutôt d'avoir une chance aberrante ! Hahahahaha !!!»

Après quelques moments de rires salvateurs, il se reprit.

« Fiouuuu … Oh bon dieu... »

Il essuya les quelques larmes qui avaient perlées au bord de ses yeux.

« Enfin bref... Je suis juste venu parce que je voulais trouver des gens comme moi, qui puissent m'expliquer un peu ce qui m'arrive, comment gérer mon pouvoir et éviter de blesser les gens autour de moi... Ça fait deux ou trois ans que je m'entraîne chez moi en loucedé, dans les champs. On va dire que j'ai la base, mais je crains vraiment de... »

Il s'arrêta un instant, hésitant.

« … de... hmmmm, comment dire... »

Il hésitait sur la traduction des mots à employer. Mais surtout, il venait de trouver une autre raison, jusque là cachée par son subconscient. Il prit le temps de tirer une longue bouffée de cigarette.

« … j'allais dire que je crains de perdre le contrôle de mon pouvoir et de faire du mal sans le vouloir. Ça, c'est évident... Mais je crois surtout que... que c'est parce que je crains d'être obligé de l'utiliser... tu comprends ? Enfin, avec la montée des mouvements anti-mutants, et tout ça... Tu vois ce que je veux dire ?   »

Il resta quelques instant à fixer June, inquiet de savoir si sa tirade avait été compréhensible malgré son accent. Ce faisant, il ne put s'empêcher de remarquer qu'elle avait vraiment de jolis yeux.

Il décida donc de changer de sujet. Avec un petit sourire en coin, toujours. Parce qu'on ne change pas une équipe qui gagne.

« Et toi alors, pourquoi tu es là ? J'ai crût comprendre que tu connais la proprio... C'est quoi ton pouvoir à toi au fait ? À part celui d'être super mignonne ... »

Bon d'accord, il s'était peut être un peu emballé, sur ce coup là...

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