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[RP] Mission de sauvetage

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Sim Keller

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MessageSujet: [RP] Mission de sauvetage Lun 26 Mai 2014 - 19:27

Sim avait été réveillé de la plus délicieuse des manières. Alors qu'il paressait, allongé dans l'herbe, profitant de la sérénité du jardin, les plantes montant peu à peu sur lui, il avait reçut une charmante visite. Maria l'avait titillé avec un pissenlit, il s'était reveillé en éternuant, avait sourit en voyant la fleur se balader sous son nez et s'était relevé en effleurant le genou nu de la belle russe. Elle avait sourit, minaudé un petit peu avant de se laisser faire alors qu'il glissait une main sous...

Une baffe et un cri plus tard, Sim avait sagement écouté la directrice lui exposer le but de sa mission. Le mutant était resté sage alors que la jeune femme appuyait sur les points importants du bazar ambiant, la thune, la thune, la thune et bien évidemment, entre les sacs de biftons et les mines de diamants, un zigoto à sauver, ne serais ce que pour lui tirer sa carte bleue.

La blondinette avait achevé son speech et s'était reculé en agrippant sa jupe pour éviter un réflexe regrettable de mister Plante. C'était une idée brillante tant les briefings de Maria différaient de ceux de Dimitry, qui commençaient en général par une bouteille de vodka, continuait à grand renfort de tapes dans le dos et de noms d'animaux agrémentés de quelques notions élémentaires de tactiques et s'achevaient en général par une seconde bouteille de vodka, une soirée endiablée, des catins à ne plus savoir qu'en faire et une équipe de mercenaires complètement shootés qui foutaient une ambiance du tonerre. La mission qui suivait était évidemment tout de suite proportionellement compliquée en fonction du nombre de litres ingurgités. Mais le russe ne s'embarassait jamais de termes tels que « passagers innocents ». Dans le monde du trafiquant, les « innocents » étaient de futurs connards en puissance et il n'était pas opposé à ce que les rafales d'armes lourdes se perdent dans la foule.

Bref, Sim accepta. Certainement pas par bonté d'âme, sans doute davantage par cupidité, légèrement flatté par les éloges mais surtout parce qu'il entendait gagner sa place. Se rendre indispensable par ses talents de botaniste était loin d'être chose aisée dans une entreprise à but prioritairement éducatif, même si quelques commandes clandestines étaient passées, tant par les élèves attirés par la qualité de ses produits que par les adultes intéressés par les possibilités qu'ils laissaient entrevoir.

Le mutant passa donc une journée absolument délicieuse à Rome, où il s'adonna aux plaisirs d'une liberté retrouvée. Il commença donc par se ruer chez Carla, une vieille amie fortement siliconnée qui le jeta dehors sitôt qu'il eut tenté de négocier ses tarifs. Il se consola de ses malheurs en se goifrant de glaces, vendit quelques plants de cannabis à des individus peu recommandables qui tentèrent de le balafrer au rasoir, parvint à prendre la fuite, retourna chez Carla avec une rose et un porte monnaie prêt au supplice. Les choses se passèrent beaucoup mieux et il passa le reste de l'après midi dans un rade miteux à consommer en abondance divers cocktails alcoolisés dans des verres d'une propreté douteuse. Puis il retourna à l'aéroport, achetant une énorme glace pour Heavy. L'énorme mutant était aisément manipulable et Sim entendait bien s'en faire, sinon un ami, un larbin utile en cas de coup dur. Il espérait aussi profiter de la croupe parfaite d'Elaine Hildred, mais celle si s'intéressait autant à lui qu'à l'état de son compte en banque et Sim avait donc decrété qu'il attendrait son heure, à savoir quand elle laisserait son verre sans surveillance.

Débarquant à l'aéroport en faisant profil bas grâce à un parfum bon marché masquant les odeurs d'alcool, Sim retrouva ses comparses, donna son cadeau à Heavy qui avala la glace à demie fondue sans faire de commentaires, flanqua une claque retentissante sur les fesses d'Elaine, esquiva la gifle qui s'ensuivit et leur tint à peu près ce discours.

Bon les cocos, vous me suivez, vous ne faites rien sans que je vous le dise et vous restez en contact permanent, vu ? Ne vous faites pas remarquer, restez tranquille sur vos sièges et attendez mon signal.

Sans attendre davantage, Sim alla s'installer confortablement dans son siège et se mit à ronfler quasiement immédiatement, non sans avoir programmé son communicateur pour le réveiller une heure avant l'escale, histoire d'être vaguement en possession de ses moyens lorsque la fête commencerait. A peu près aussi stressé qu'un paresseux sous morphine, le mutant n'avait toujours pas la moindre idée de la suite des évènements. Il n'avait pas de plan et n'entendait de toute façon pas en avoir un avant de passer à l'action. La blonde et le gros seraient de toute façon incapable de retenir toute planification et le dernier avait l'air aussi doué en coup de force que Sim au billard. Voilà pourquoi notre héros se mit à ronfler comme un malotru dans son confortable siège, après s'être livré à diverses activités mettant soigneusement de côté le potentiel historique, culturel et architecturel de la Ville Eternelle. En jean et en basket, perfecto usé sur le dos et rayban hors de prix sur le nez, Sim se mit à baver, la tête dodelinant au bout de la troisième minute de sommeil éthylique.
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The Heavy

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MessageSujet: Re: [RP] Mission de sauvetage Jeu 29 Mai 2014 - 1:43

La première chose qui frappa Sergueï Tereshkov lorsqu'il posa le pied sur le tarmac de la Ville éternelle, ce fut la chaleur. La vague cuisante et moîte prit le colosse à la gorge. De saisissement, bien sûr. Toute cette lumière, ce soleil écrasant qui faisait ruisseler la sueur sur son torse, et qui rendait son crâne chauve pareil à une poêle sur laquelle on aurait pu faire frire un oeuf... autant de nouveautés inconnues et intrigantes pour le géant qui venait du froid.

Au début, le mastodonte se sentait complètement perdu, seul au milieu des badauds qui Nikonnaient et flashouillaient à tout va. Sa dernière rencontre avec un aéroport ne lui avait pas laissé un très bon souvenir, et sans l'intervention de sa cousine chérie... Mais le passé, c'est le passé ! Et ça parasite le présent ! Alors en piste, concentrons nous un peu.

Sergueï souriait d'une oreille à l'autre, béat d'admiration devant les chefs-d'oeuvres architecturaux que recelait cette cité qui avait illuminé le monde Antique. Non pas que notre brave mastodonte au crâne épais ne saisisse la moindre nuance entre un bas-relief et un graffiti standard, mais la quantité de personnes autour de lui qui s'extasiait devant toutes ces perles, ça lui faisait comprendre que c'était plus ou moins quelque chose que les gens intelligents respectaient. Même s'il ne faisait pas la différence entre une colonne de marbre et un lampadaire moyen, il admirait ce qui était joli et plein de couleurs (comme les seins de statues par exemple), grignotant un nombre ahurissant de casses-croûtes divers en trépignant, en pressant le groupe de se dépêcher, de vite passer à la suite. Comme un gosse en vacances, en fait. D'ailleurs, ce n'était pas loin d'être le cas. Conformément aux indications que sa cousine lui avait envoyé par holophone, il avait en effet intégré un groupe de touristes, en pleine séance de speed-shooting, censés revenir à l'heure à l'aéroport. L'un dans l'autre, un bon moyen de ne pas se perdre dans les dédales tortueux de la capitale italienne, et accessoirement de ne pas le laisser seul et sans surveillance à la merci du premier escroc ou de la première bande mafieuse venue. Pas spécialement pour sa sécurité à lui, mais plutôt pour éviter que le monstre ne mette Rome à feu et à sang à la première contrariété.

Il était donc resté sage toute la journée, autant que faire se peut. Il était fier de lui : pas de casse, pas d'appel de détresse, pas de bras démis ou de chien écrasé par inadvertance. Tout bien comme il faut, aussi étonnant que cela puisse paraître.
Il faut dire qu'il avait fier allure, notre beau bébé de 130 kilos, dans son pantalon cargo, ses grosses bottes de cuir (qu'on vous déconseillerai de manipuler sans le matériel nécessaire au traitement des déchets toxiques, vu la chaleur et la journée de marche intensive...) et une improbable casquette d'enfant rouge et jaune à hélice sur la tête. Il avait d'ailleurs tombé la chemise, et laissait sa musculature puissante prendre le soleil et s'aérer sous son gilet de kevlar qui collait à sa large poitrine. On entendrait presque rissoler la graisse de sa ceinture abdominale. Le parfait touriste. Maria serait fière de lui.

C'est donc à l'heure et sans escorte policière que le Heavy s'en revint à l'aéroport, tout sourire après ces vacances inattendues. De cette journée, il ne conserverait précisément que le goût des pizzas (sensationnelles mais hyper chères, c'est dommage). Néanmoins, le doute l'habitait. La mission, même s'il n'en avait pas saisi toutes les subtilités, allait les opposer à de vilains militaires armés. Non pas que le géant craigne le contact -pensez vous, il faisait du catch avec les ours pour distraire les camarades, du temps du goulag-. Mais il avait pour consigne de protéger les amis de Maria. Et sans Sasha, il se sentait tout nu, abandonné. Laisser sa mitrailleuse chérie avait été une véritable épreuve pour lui (et surtout pour sa cousine, qui avait du argumenter pendant des heures). Il devrait se charger de l'ennemi à mains nues, tout en surveillant ses frêles acolytes du coin de l'oeil... ça promettait du challenge. Tant mieux. Il pourrait prouver à sa cousine qu'il était le plus fort. Maria serait fière de lui.

L'équipe fut bientôt au complet. Et il ne fut pas déçu : C'était effectivement des chiffes molles, exactement comme Maria l'avait prévu. Une blondinette (très belle, mais visiblement incapable de soulever le moindre poids sans se fracturer une épaule), un bébé que le géant pouvait sans doutes casser en deux d'une seule main, et un crasseux très sympa qui lui offrit une glace. Il apprécia ce cadeau sans rechigner et l'avala presque d'une traite. Ah ! En voilà un qui était intelligent, puisqu'il savait qu'une glace ferait plaisir au gros russe. Il faudrait l'écouter. D'ailleurs, il parlait comme celui qui donnait les ordres. Il avait sûrement un plan, alors il fallait le suivre. Maria serait fier de lui.

C'est donc concentré et plein de bonne volonté qu'il pénétra dans l'avion qui devait les emmener vers leur objectif. Il jeta un long coup d'oeil parmi les passagers, mais nulle trace de l'homme en fauteuil roulant. Il crut voir un homme prendre la porte qui menait à la soute, mais il ne put le suivre car le décollage était imminent. Le massif s'installa tant bien que mal entre le gamin et la fillette, tâchant de ne pas trop les écraser. Le chef se mit à ronfler dans la foulée, aussi Sergueï dut-il reporter son attention - et ses questions- sur ses deux autres coéquipiers.

"Je vois pas le monsieur qu'on cherche... Comment qu'on le trouve ?"

Il n'osait imaginer la colère de Maria s'ils s'étaient trompés d'avion. Et il était loin de se douter du sort qui les attendraient s'ils devaient finalement atterrir à Boston, la ville la plus mutanophobe du monde.

Le colosse déballa un sandvich. Le voyage allait être long.
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Elaine Hildred

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MessageSujet: Re: [RP] Mission de sauvetage Mer 4 Juin 2014 - 13:52

Plé-plé-plé-plé-pléplé-plé-plé-pléplé-plé...

Elaine fronça les sourcils et contracta violemment sa mâchoire pour cesser ces bégaiements agaçants. La maquilleuse fit mime de n'avoir rien entendu et continua à la peinturlurer soigneusement.

L'ambiance dans le studio était électrique. Il devait bien y avoir trente personnes qui s'agitaient autour de l'Atomique qui trônait dans son énorme fauteuil rouge, maquillée, manucurée, coiffée, attifée.. Lorsqu'elle se releva enfin après deux heures de soins, Elaine coupa le souffle de la moitié de l'assistance, le reste étant constituée de mâles homosexuels dont deux redevinrent hétéros immédiatement. Moulée dans des sous vêtements de dentelle écarlate, la belle aurait anéanti les vœux de chasteté d'un monastère entier rien qu'en y pénétrant. Elle s'étira langoureusement et passa sur le le plateau suivant en laissant dans son sillage un florilège de bouches bées et de lèvres sèches. Elle disparut derrière le rideau au grand désespoir de tous, qui mirent quelques secondes à se reprendre pour ranger leur matériel, leurs cœurs déchirés par son absence pourtant récente.

Dix heures après une séance photo aussi épuisante que fructueuse, la belle savourait son septième cocktail de la journée en observant les réactions de Massimo Miamama, le plus italien des photographes de lingerie. Il était à peu près aussi doué en haute couture qu'en photo et avait aussitôt harponné Elaine sitôt qu'un talon eut touché sol italien. C'était là l'occasion en or de décrocher une dizaine de prix supplémentaires, qu'importait la somme qu'elle demandait !


Bellissima, bellissima !

Elaine retint un sourire en sirotant sa boisson sucrée. Massimo était à peu près aussi italien que ses cheveux étaient naturels, mais il mettait un point d'honneur à grossir le trait en espérant convaincre ses proches de sa naissance à Naple. Il avait ainsi renvoyé un assistant pas plus tard qu'hier pour l'avoir vu refuser une assiette de conchiglie al dente. Il clamait à qui voulait l'entendre que sa famille était menacée par la mafia sicilienne et que Ferrari était la plus belle marque du monde, quand bien même ils s'étaient entêtés quelques décennies durant à continuer à construire des voitures à essence, manquant de se suicider économiquement. Massimo s'appellait en réalité Fazil et n'était pas né dans un village perdu près de l'Etna mais plutôt à Istanbul, Turquie, dans la luxueuse propriété de son père, richissime homme d'affaire et propriétaire de la New Turkish Airline.

Toujours était il que ce faux italien aux faux cheveux huilés était un incontournable dans le monde de la mode, tout autant qu'Elaine s'imposait dans le mannequinat. L'Atomique avait ainsi court circuité une bonne dizaine de professionnelles pour cette séance photo et l'honneur d'être la prochaine égérie de Massimo, qui la placarderait dans son petit string rouge sur tous les murs de sa future exposition. Banquo !

La belle avait donc rentabilisé son séjour à Rome, se remettant bien vite de sa trépanation télépathique, si ce n'était quelques séquelles potentiellement liées à une suractivité cérébrale. Elle prit congé de Massimo une heure avant son vol, profita de son chauffeur privé qui l'amena dans la suite VIP de l'aéroport et se chargea de faire envoyer son surplus de bagage (plusieurs caisses de robes et autres fringues ultra design et totalement novatrices) à la Confrérie. Elaine avait préféré voyager léger, très léger. La sulfureuse ne s'était embarassé d'aucun vêtement et avait provoqué environ trois divorces en sortant seulement de la limousine. Elle portait la dernière création de Massimo, un champs de force holographique imitant une micro robe à paillette. L'illusion qui oscillait autour d'elle masquait à grand peine son corps de déesse, tant le créateur avait travaillé les circonvolutions de l'hologramme. Il tournoyait autour d'elle, dévoilant un peu plus de peau à chaque seconde avant que les filtres ne se réajustent et augmente l'opacité de l'ensemble et préservent ainsi la belle d'une amende pour attentat à la pudeur. Tous la fixaient avec une curiosité quasi bestiale, suivant l'évolution du vêtement en déployant des trésors d'imagination pour ne pas perdre une miette du suspense insoutenable de ses formes pleines à la limite de l'explosion érotique à chaque seconde, puis brutalement interrompus par la réinitialisation du programme. Et pourtant ils espéraient tous, la photographiant du regard en espérant toujours apercevoir le peu d'invisible.

Elaine ne portait donc strictement rien sur elle, si ce n'était une paire de boucles d'oreilles démesurées qu'elle avait immédiatement adopté après les avoir récupérés dans un endroit où elle n'était pas censée aller. Chaque mouvement provoquait une cascade de cliquetis et ajoutaient encore à l'effet dévastateur de la belle qui était devenue l'attraction de la journée à l'aéroport de Rome. C'était exactement l'effet escompté et Massimo était assuré de se retrouver submergé d'appels dans l'heure. Bien vite débordée par la foule, Elaine se réfugia donc dans la suite VIP non sans un dernier clin d'oeil température brasier à la foule, qui devint littéralement enragée.

L'Atomique embarqua ensuite en première classe, bien loin des loosers qu'elle traînait avec elle, après un briefing succint où elle n'écouta pas grand chose et reçut la main du plus moche de tous (à égalité avec le gros) sur le champs de force répulsif protégeant ses fesses. La mutante oublia bien vite l'outrage et se concentra sur la suite de la mission, sourcils froncés alors qu'elle réfléchissait à la suite des évènements. Elle entendait bien faire, histoire de prouver que l'on pouvait compter sur elle. Parfaite physiquement, Elaine entendait bien prouver qu'elle était indispensable où qu'elle soit et comptait donc offrir à l'équipe de mâles de seconde zone qu'elle trainait une diversion de qualité. Maria ne pourrait qu'apprécier son efficacité. Dans un dernier cliquetis, Elaine commanda un dernier cocktail.

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MessageSujet: Re: [RP] Mission de sauvetage Dim 15 Juin 2014 - 17:49

" Vous partez".

Voilà tout ce que l'écran vidéo de son fauteuil roulant dernier cri voulut bien afficher ce matin là...

Ce message fut accueillit d'abord avec circonspection... Puis soulagement par Adam. Le vénitien ne voyait qu'une seule raison pour que ces hommes le déplacent du lieu où ils l'avaient gardé prisonnier depuis plus de vingt ans: Les geôliers devenaient à présent bourreaux.
Enfin ils allaient le tuer.
Enfin ce calvaire allait s'arrêter.
Enfin.

Lui et les autres monstres du Centre, c'était ainsi que les médecins appelaient cet endroit, ne vivaient quasiment que pour ce moment: La délivrance.
Rare étaient ceux qui étaient enfermés depuis aussi longtemps que lui, les plus récents luttaient encore pour s'échapper ce qui entretenait une petite lueur d'espoir dans leur cœur; mais les anciens comme lui avaient depuis longtemps abandonné cette utopie, la majorité perdait leur raison, certains devenaient de véritables monstres sans humanité, et les derniers comme Adam devenaient apathiques ou craintifs en alternance... Chacun était "entreposé" dans sa propre cellule, parfaitement adaptée pour contenir la mutation de son locataire. Dans le cas D'Adam, les parois de la pièce étaient électrifiées, et des canons électriques étaient en permanence pointés sur lui, et ce 24 heures sur 24; de temps en temps, des éclairs venaient l'électrocuter sans raisons apparentes ni explications... Certainement des gardes qui s'amusaient.

Des gardes entrèrent dans sa cellule une heure plus tard, lui bloquant la vue avec un sac de toile. Il perdit la notion du temps au bout de quelques heures, incapables d'entendre ou de sentir les vibrations de son environnement... Il ne lui restait plus rien hormis les battements de son cœur: C'était devenue la méthode de torture préférée des chercheurs, sachant très bien qu'un tel isolement devenait traumatisant en quelques heures à peine.
Encore une fois il fut à la limite de se perdre dans la folie, mais la lumière revint juste à temps, comme toujours. Il se trouvait au pied d'un avion de ligne sur une piste d'aéroport quelconque... Peut-être Florence, Bologne, Rome ou Milan. Les deux gardes du centre furent remplacés par deux autres, étrangers vu leur comportement, et ils embarquèrent Adam sur son fauteuil roulant, version moderne de la chaise de fer, permettant l’électrocution instantanée de la personne assise en pressant simplement un bouton sur une télécommande, la-dîtes télécommande fut donnée à un des gardes qui discutèrent entre eux quelques minutes, attendant probablement l'embarquement. Il étaient aussi armés de fusils étranges dont Adam ne put définir la nature.

La porte de l'appareil s'ouvrit et un monte-charge adapté fit embarquer Adam avec les passagers tout d'abord, mais ils bifurquèrent très vite et se dirigèrent dans la soute de l'avion.
A cet instant Adam ne sût plus que penser: Comptaient t'ils le jeter dans l'océan pendant le vol? Cela lui paraissait bien compliqué comme méthode, il existait des moyens bien plus simple! Donc ce n'était pas ça? Le simple fait de concevoir l'idée de rester en vie fut très difficile pour le mutant handicapé, après toutes ces années... Il en avait fait son deuil.
Il passa les heures de vol à répertorier toutes les possibilités... et en retînt une en particulier: On l'avait vendu, ou échangé, à une autre organisation. Comme un simple objet, une marchandise... D'une certaine façon cela fit plus de dégâts sur son mental qu'une mise à mort: Il n'était dorénavant même plus un être humain, mais un objet. Une chose n'existant que pour satisfaire les envies des "vrais" humains...


* Ha... Ha Ha... Oui... C'était ça l'explication... Je ne suis pas vraiment humain! Quel idiot j'ai été de croire le contraire!... Ha ha... Ha...*

Son esprit cherchait un refuge à sa condition, refusant en bloc d'imaginer devoir passer encore 20 ans dans un autre centre de recherche, peut-être pire si c'était possible, que celui dans lequel il se trouvait jusque là!
Il était vraiment arriver à sa limite mentale cette fois-ci. Et il était certain qu'il sombrerait totalement une fois arrivée à destination: La catatonie s'approchait à grand pas.

L'avion se posa enfin.

Les gardes sourirent lorsque les roues de l'avion touchèrent la piste et vérifièrent leurs fusils par professionnalisme certainement, sous les yeux d'Adam qui les observait comme l'on regarde un film muet à 6 heures du matin en rentrant d'une soirée bien arrosée, comme un rêve à demi-éveillé... Son esprit commençant à fuir la réalité en prévision du choc à venir...
La porte de la soute descendit, laissant la lumière de l'extérieur envahir les marchandises et bagages des passagers, alors que les gardes mirent fusils à l'épaule et descendirent, cherchant des yeux quelqu'un ou quelque chose...

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MessageSujet: Re: [RP] Mission de sauvetage Ven 27 Juin 2014 - 23:55

Cela faisait plus de dix minutes que Roderick lisait et relisait le même paragraphe. Ses yeux balayaient machinalement les mots comme le rayon d'un scanner mais son cerveau n'imprimait pas.
Résigné, il glissa un marque-page, referma son livre et le posa sur la table dans un soupir. Lestat devrait attendre que son lecteur soit dans de meilleures dispositions avant de faire boire son sang à la jeune Claudia.
Il regarda l'heure à sa montre. Encore un quart d'heure. Il sentait sa mâchoire se crisper, les muscles de ses jambes ne demandaient qu'à trembler.
Ce serait sa première vraie mission de responsabilité, personne ne serait là pour le chaperonner, ni pour rattraper ses erreurs d'ailleurs. Il serait l'humanoïde officiel, le plus haut gradé de l'opération. Il suivit machinalement du regard le câble électrique qui sortait de sa poitrine pour rejoindre la prise du secteur.

On frappa à la porte de la réserve où il s'était reclus pour recharger ses condensateurs.

"_ Major Hall ? L'avion est en visuel."

Merde ! Quoi ? Déjà ?
"_ Roger !" Répondit simplement Roderick.

Il entendit le bruit des pas du soldat s'éloigner. Il contint les tremblements de sa main et observa le petit écran intégré dans son avant-bras droit.
"Charge à 81 %"
La première consigne qu'on lui avait donné après l'implantation de ses condensateurs était de toujours débuter une mission chargé à bloc, juste en cas de pépin. Pour cette fois, il serait un mauvais élève.
Ses subordonnés étaient dehors, ils attendaient ses ordres. Sans doute parlaient-ils entre eux de son jeune âge -le moins âgé avait quinze ans d'expérience sur le terrain-. Tout Major qu'il était, il savait que ne lui serait pardonné aucune faiblesse.

Il se débrancha. 81 % serait amplement suffisant pour cette mission de routine.

Faire atterrir l'avion, sécuriser la zone, prendre garde que personne ne descende, faire surveiller les environs, réceptionner le prisonnier, le conditionner façon BCGDCA, faire repartir l'avion, rejoindre la base.
Du gâteau ! Sa fonction allait se résumer à diriger l'opération, ses capacités d'humanoïde ne seraient même pas mises à contribution…

Roderick se leva, ferma son poing droit, fit jaillir un arc électrique entre les métacarpes de son index et de son majeur. Comme à chaque fois, l'odeur d'ozone caractéristique le stimula. Sa confiance reprit du poil de la bête, tout son corps modifié fonctionnait de façon optimale.

Quand le Major Hall arriva sur la piste éclairée, l'avion était sur le point de toucher le tarmac, trains d'atterrissage sortis. La nuit venait juste de tomber, il faisait lourd, le ciel était couvert de nuages noirs et il commençait à pleuvoir. Un orage s'annonçait.
Malgré ces conditions défavorables, tous ses hommes étaient en place, l'agent de piste se préparait à entrer en scène. Il jeta un coup d'œil à sa montre, neuf minutes d'avance sur l'horaire.

Étrangement, dans le feu de l'action, il se prit à penser à sa mère. Pleuvait-il aussi à Little Rock ? Le Soleil était-il déjà couché ? Il lui avait parlé hier soir au holophone. Il avait évoqué cette première mission à responsabilité. Elle s'était inquiétée. Il avait eu beau affirmer que ça ne relevait que de la simple routine et que, de toute façon, ses améliorations le rendaient plus fort que personne, il n'avait pas réussi à chasser les rides de souci du visage maternel.
Il s'était maudit intérieurement d'avoir été trop bavard, elle n'avait pas besoin de cela, elle qui avait le cœur si fragile.
A ses côtés, l'agent de piste alluma ses bâtons lumineux. Immédiatement, Roderick se reconcentra sur le déroulement de l'opération en cours.


Quelques minutes plus tard, l'avion était immobilisé au sol, l'atterrissage s'était déroulé comme prévu. La plate-forme de la soute arrière était en train de descendre lentement. A son bord, le colis-mutant attaché à son fauteuil roulant, encadré de deux gardes aux mines patibulaires. Pas de surprises à l'horizon… Tant mieux ! Un vent fort se mit à souffler sur l'aéroport, charriant avec lui de grosses gouttes de pluie froides.

Seules menaces plausibles pour la mission : les passagers de l'avion. Roderick avait hésité à envoyer un homme pour maintenir l'ordre en cabine, mais l'opération s'en serait trouvée ralentie et cela aurait donné, à de potentiels terroristes, une belle occasion de rejoindre le sol.
Là au moins, tout le monde, hormis Nobiltà et ses deux chaperons, était parqué dans l'avion, sans moyen de sortir.

La plate-forme toucha enfin terre dans un crissement métallique. Roderick s'approcha des deux gardes, les salua de façon militaire et leur demanda de confirmer leur identité. Ç'allait être une mission à l'exécution parfaite, sans accrocs, sans imprévus, sans imprudences…

Mère se faisait du mauvais sang pour rien !

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Elaine Hildred

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MessageSujet: Re: [RP] Mission de sauvetage Jeu 3 Juil 2014 - 12:41

Il n'y avait pas grand monde en première, si ce n'était un vieillard au regard lubrique qui tentait toutes les astuces possibles et imaginables pour couler un regard vers l'Atomique qui trônait sur le divan du salon VIP. Malheureusement pour lui, Elaine avait mit fin à toutes ses tentatives d'approches en y opposant un mur aux briques de mépris scellées par un mortier de dédain. Le malheureux en était réduit à laper des visions furtives d'une jambe interminable, d'un galbe température fusion nucléaire et d'un visage à te donner des envies de remodelage à l'acide par pure jalousie.

Etonnament, Elaine était probablement la plus concernée par la mission en cours. Les mâles à l'arrière étaient partagés entre profond sommeil, profonde ignorance et heu... le reste et se préoccupaient à peu près autant du sauvetage du mutant inconnu que de leur première amante. Elaine au contraire, était foutrement concentrée à présent qu'elle était seule avec ses cocktails de luxe. D'abord parce que son rôle était d'une complexité telle qu'elle devait le préparer avec toute l'énergie mentale disponible, mais aussi parce qu'elle devait déployer des efforts monumentaux pour se souvenir d'agir. La belle anglaise passait tellement de temps dans des avions qu'ils étaient pour elle un environnement familier aux intérêts perpétuels. Dans l'ordre, il fallait flirter avec les stewarts mignons, commander tous les cocktails disponibles, programmer les activités à destination, se refaire une beauté et updater tous ses réseaux sociaux. Caler une mission de sauvetage militaire dans le tas c'était foutrement compliquer le tout !

Lorsque l'avion toucha sol, Elaine était prête comme jamais. Tendue comme un arc, elle jaillit de son siège dans un éclat platine, provoquant immédiatement une augmentation arythmique chez le fossile du siège d'à côté. Le stewart tout sourire s'interposa immédiatement alors qu'elle remontait l'allée à grandes enjambées. Il avait un sourire jusqu'aux oreilles, ravi de trouver un prétexte pour lui adresser la parole. Rendu malléable par l'avalanche de « mon chou » ou de « beaux gosses » dont elle l'avait affublé tout au long du vol, il ne lui en bloqua pas moins le chemin.


Mademoiselle Hildred, il s'agit d'une escale technique, vous ne pouvez quitter l'appareil. Nous allons repartir immédiatement et...

Elaine lui décocha une oeillade à perforer un bunker et secoua sa crinière blanche d'un geste rendu sûr par trois pubs de shampooing. La cascade de cliquetis métallique de ses boucles d'oreilles ruissela avec une harmonie si parfaite qu'elle ne pouvait être que le fait de l'Atomique. Le missile impacta sur le cœur du malheureux, fissurant ses certitudes. Si mademoiselle Hildred voulait elle même ravitailler l'appareil, il se serait coupé la main droite pour lui permettre d'empoigner le gros tuyau. Si elle voulait nettoyer les turbines, il l'aurait foutue lui même avec une brosser à décaper dans les réacteurs. Si elle voulait sécuriser l'aéroport, il lui fournirait volontiers la matraque et les menottes -oh oui les menottes...!-.

Ecoute mon chou... James c'est ça ? Je porte une robe holographique à trois cent soixante dix mille dollars, modèle unique de Massimo Miamama, tu connais ?


Evidemment qu'il connaissait. La robe se mit à clignoter à un rythme trop rapide pour laisser l'oeil du malheureux se fixer sur ce qu'elle dissimulait.


C'est alimenté par une pile microscopique qui vaut à lui seul plus que toute ta misérable vie, tu pige ? Ce truc est en train de lâcher, la batterie est morte. Tu imagine ? Je vais finir COMPLETEMENT NUE devant tout le monde. Tu imagine le scandale ? Le SCANDALE ? J'en mourrais !

Et lui frôlait déjà l'attaque cardiaque, suant à un rythme suffisant pour se déshydrater en trois minutes. Il bafouilla quelques mots incompréhensibles, pour se voir aussitôt rabroué par la main la plus parfaite de la création.

Silence. Si tu m'aide, je te laisserais changer la pile toi même. Ouvre cette porte maintenant.

Il n'en fallait guère plus à James pour obtempérer. Prêt à sacrifier son mariage, sa petite fille de trois mois, son boulot et de manière générale tout ce qu'il avait lutté pour obtenir, lui le bosseur acharné qui tentait de garder la tête hors de l'eau pour fournir une vie correcte aux siens, il aurait signé le premier contrat de divorce qu'on lui présentait à cet instant précis.

Une minute plus tard, Elaine Hildred trônait sur la passerelle d'accès de l'avion, dix mètres au dessus du sol, le vent s'engouffrant dans ses gigantesques boucles d'oreilles qui résonnaient comme pour attirer l'attention de toutes les âmes disponibles. Son hologramme se mit à onduler autour d'elle, se dissipant peu à peu comme si la pluie malmenait le fragile mécanisme. Elaine se mit à descendre l'escalier, lentement, ondulant plus que jamais dans le rôle de sa vie. Sa voix chanta, couvrant tant bien que mal le vent.


A l'aide ! J'ai besoin qu'on m'emmène au duty free tout de suite !

Si tout se déroulait comme prévu, les hommes qu'elle entrevoyait à l'arrière de l'appareil devaient se diriger vers elle. Une fois les militaires autour d'elle, Sim passerait à l'action. Enfin plus exactement, Sim enverrait Heavy se charger des gardes. Elle n'avait qu'à le prévenir via leur holocom pour assister au spectacle réjouissant de voir des hommes se battre devant elle, pour elle. L'histoire ne disait pas ce qu'il devait advenir de James, qui se tenait toujours à l'entrée de l'appareil, fixant d'un air inquiet l'amour de sa vie qui progressait sous la pluie battante, se dénudant à vue d'oeil alors que le vent menaçait de lui arracher ses énormes bijoux et les oreilles avec.

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MessageSujet: Re: [RP] Mission de sauvetage Sam 12 Juil 2014 - 1:48

Ah, Rome. Rome. Les pâtes, les pizzas, les italiennes, le Soleil, le Panthéon. Rome. Je soupire. J'aurais dû y rester. Vraiment. Au lieu de ça je suis écrabouillé par un géant abruti qui déborde des deux accoudoirs – et pas par sa graisse (il n'en a pas). Plutôt inconfortable.
Récapitulons : d'un côté j'avais le soleil, les pizzas, les italiennes et les glaces, la plus belle ville du monde (pas les plus belles filles), pas tellement de monde, une super carte bleue et la vie devant moi ; de l'autre, une mission de sauvetage plus qu'improbable, embarqué par Maria dans un avion pour Boston, pour un inconnu total et mutant. Et j'ai choisi... ça. Je suis un crétin.

Dans l'avion, pas grand chose pour s'occuper, du coup je pense aux trois autres.
Serguei est... lourd, très lourd, et un peu fatigant. Bon, mais au moins il fera une grande cible résistante. Ça, pour être résistant, il est résistant : quand je le pousse du coude, ça s'enfonce pas dans la peau. Pas du plus petit millimètre.
Sim est... bizarre. Je ne sais pas. Pas normal. Pas super sympa non plus. Mais il y a quelque chose, je sais pas, chez lui, il dégage cette impression.
Elaine est... Elaine. Ah, Elaine... tss.

Le voyage est calme. Ennuyeux même. Le plus drôle étant de voir Serguei écraser une mamie quand je lui demande de me laisser passer (du coup je suis retourné trois fois aux toilettes). Entretemps, je m'ennuie à mourir et dessine sur les cartons d'information, sur la tablette et sur le bras de la grosse montagne à ma gauche.

On approche. Je réveille Sim.

Ça y est. On a atterri. Je dis à Serguei de se pousser pour aller aux toilettes, mais il est trop con pour comprendre la subtile ruse de mon imagination féconde. Au bout d'un moment il se lève quand même... et se rassoit.
Bon. Voilà pour la subtilité.
Il n'y a pas l'air d'y avoir dans l'avion des militaires qui pourrait trouver tout ça louche, mais par prudence je m'avance quand même vers les toilettes (qui sont aussi à côté de la sortie, c'est pratique) et laisse Sim gérer l'homme à la guimauve pour cervelle. J'assure à l'hôtesse que je veux juste aller aux toilettes. Vu le nombre de fois où j'y suis allé, elle me croit sans problème et me plaint sûrement, à l'intérieur, de ma diarrhée douloureuse (alors que c'est elle la diarrhée intérieure).
Et là... Elaine. Qui descend l'escalier. Elaine en tenue... pire que nue, son hologramme clignote, perd en consistance. C'est un scandale, un attentat terroriste, tous les hommes dans l'avion vont larguer une bombe dans leurs slips (et les femmes aussi).
Le pire, c'est que j'ai perdu mon pari : toutes mes théories sont complètement fausses, complètement. Elaine, c'est du 100% naturel.
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Sim Keller

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MessageSujet: Re: [RP] Mission de sauvetage Mar 15 Juil 2014 - 17:17

Il y eut finalement un clampin pour réveiller notre héros avant que la mission ne foire dans les grandes largeurs. Sim baîlla un bon coup et essuya d'une main hésitante le filet de bave qui avait coulé le long de sa manche. Il renifla de façon fort désagréable, se racla la gorge et envoya un jet de salive dans le magazine publicitaire posé sur ses genoux. Le malin prit soin de le refermer et de le reposer dans son présentoir pour le passager suivant. Une main devant la bouche, il vérifia son haleine et fronça les sourcils en constatant qu'il était désormais probablement listé dans le registre des armes biologiques prohibées.

Ce faisant, Sim jeta un coup d'oeil par le hublot et constata que son plan machiavélique se déroulait à la perfection. Ou plutôt que la perfection s'employait à respecter son plan machiavélique. Il poussa Heavy du coude.

Mon grand, c'est le moment d'être brillant... Viens !

Désormais tout à fait réveillé et équipé d'une coupe de cheveux à faire pleurer un punk, Sim se redressa sèchement et enjamba quelques passagers non sans écraser avec un sadisme à peine dissimulé les genoux, entrejambes et autres mains qui trainaient. Marchant littéralement sur les gens, il rejoignit la travée centrale suivi de près par le colosse qui se dégagea de façon aussi subtile que lui. Sim redressa ses rayban sur son nez et se permit le sourire qui faisait tomber les midinettes dans ses bras osseux.

Let's rock bitches !

Puis il se retourna et envoya son os frontal percuter sans délicatesse le nez du steward qui s'interposait à sa sortie improptue. Il y eut un craquement sec et le malheureux bascula à la renverse, sa belle chemise blanche brusquement clairsemée de vermeil. Sim grimaça en se frottant le crâne, mais n'omit par pour autant de se livrer à la plus belle interprétation thêatrale de ces dernières années.

Lâche moi sale fiotte ! Je t'ai dis, je suis pas intéressé ! Vire tes sales pattes de mon cul !

Et il se mit à cavaler vers la sortie, désormais libre de toute entrave. Il jeta un coup d'oeil par la porte restée ouverte après le départ d'Elaine et hocha la tête à l'attention de Heavy qui le suivait comme son ombre.

Hey mon grand ! Les salauds agressent la belle blonde ! Un grand costaud comme toi va pas les laisser faire pas vrai ? Défonce les, pis on va chercher notre copain. Et je t'offre un kilo de rilette. GO !

Effectivement, là bas sur le tarmac, Elaine était cernée par toutes sortes de mâles qui se disputaient la faveur de l'aider. Sim laissa donc le géant filer leur expliquer la galanterie et porta la main à son oreille pour activer son holocom et appeler le dernier larron de leur petite bande, celui qui passait son temps aux toilettes pour des raisons plus ou moins légitimes.

Chris ? Tu peux hurler à la bombe dans les chiottes maintenant, fout un gros bordel je te prie.

En fin stratège, Sim s'appliquait à rendre la situation aussi confuse que possible tout en mettant hors jeu un maximum d'emmerdeurs potentiels. Le personnel de bord allait devoir gérer une crise potentielle à l'intérieur de l'appareil, calmer les passagers et éclaircir cette histoire explosive tandis que les gardes perdaient un nombre de dent impressionant en tentant de maitriser Heavy. Elaine avait servit à ouvrir la voie et continuait son numéro de diva tandis que Sim... Restait bien à l'abri, gardant un œil à l'intérieur et à l'extérieur pour organiser le tout en véritable chef d'orchestre d'un genre bien particulier.

Dis Elaine, ma divine bonasse à poil, ça t'ennuierait de te déplacer vers l'arrière de l'appareil ? Je veux trouver notre ami aussi vite que... Hein ? Non je … L'appareil. L'avion quoi ! Oui... Non. TOI ALLEZ DERRIERE N'AVION ! VOIR SI TOI TROUVER CIBLE ! OUI LE CONNARD EN FAUTEUIL ROULANT !
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The Heavy

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MessageSujet: Re: [RP] Mission de sauvetage Ven 18 Juil 2014 - 2:56

Sergueï était donc en train d’extraire une crotte de nez d’une demie livre lorsque le chef sonna la fin de la récré. Soudain présent à la situation, le russe se leva et suivit Sim, se frayant maladroitement un passage malgré ses 136 kilos (au dépends, naturellement, des orteils malchanceux qui se trouvaient là), déclenchant une série de protestations et gémissements de douleur qui n‘atteignirent pas ses oreilles. Dommages collatéraux, désolé.

Le front de son guide rencontra le nez du steward (lequel se retrouva donc instantanément dans les vapes), puis le guide en question trouva finalement de quoi occuper le gros bébé au crâne rasé.


Hey mon grand ! Les salauds agressent la belle blonde ! Un grand costaud comme toi va pas les laisser faire pas vrai ? Défonce les, pis on va chercher notre copain. Et je t'offre un kilo de rillettes. GO !

Sergueï aurait bien objecté qu’il n’était pas sûr de la traduction du mot « rillettes », mais ce n’était pas très important dans le contexte. La demande était claire comme de l’eau de roche : La jolie blonde était cernée par une dizaine de mâles aux intentions douteuses, et le « GO ! » péremptoire de l’ébouriffé à l’haleine de chiottes ne laissait aucun doute quant à la nécessité d’une action immédiate.

« Grrrrr… » jugea t’il bon d’ajouter pour signifier son adhésion à l’idée.

Pourquoi faire traîner les choses, hein ? Le plan - si tant est qu’il y en ait un - devait de toutes façons passer par la case « baston », c’était Maria elle-même qui le lui avait dit. Et plus que tout au monde, il voulait que sa cousine soit fière de lui. Il fallait distribuer des baffes. Et ça, c’était tout à fait dans les cordes du poids lourd de la Confrérie. Il s’élança donc inconsciemment vers la demoiselle en détresse.

Malheureusement, son entrée en scène ne fut pas aussi classe qu’il l’aurait souhaité. Car entre sa destination et lui, il y avait l’immense escalier escamotable dont les marches métalliques étaient rendues glissantes par la pluie qui s’intensifiait. Avec un grognement de surprise, il perdit l’équilibre et roula-boula incontrôlablement jusqu’à finalement rejoindre la terre ferme avec pertes et fracas (un fracas métallique pour commencer, puis le craquement du goudron qui se fissure sous l‘impact). Il se releva gauchement, se rendit compte que sa chute avait plongé deux hommes parmi les plus proches dans un coma des plus satisfaisants. Il ricana bêtement avant que les autres hommes présents ne reportent son attention sur lui (enfin, ceux qui arrivaient à s’arracher à la contemplation du plus beau spectacle de la Terre et de ses environs immédiats : Elaine en tenue d‘Eve).


Putain !!! Mais t’est qui toi ??

Heavy mit trois secondes de trop à traduire mentalement la question. Quant enfin il compris, il ricana de plus belle.

« Moi, c’est Heavy Weapons Guy… Et elle, vous la touchez pas !!! Je garde son corps !!»

Intrigués mais aussi passablement énervés de se voir ainsi interrompus en pleine séance de rinçage d’œil, les trois plus baraqués et patibulaires dégainèrent leurs matraques et s’avancèrent en gueulant putois. Tous ici étaient en tenue militaire.

On t’as pas demandé l’heure, ruskoff de merde ! Retournes à ta place avant qu’on te dérouilles, gros tas de saindoux !!!

Aïe, ça, c’était une erreur grossière, les gars. Ils n’en eurent pas conscience pendant les quelques secondes que Sergueï, le sourire complètement évaporé, mit à comprendre le sens de leurs insultes. Ils eurent même le temps d’ajouter :

Ben alors, t‘es sourd ou t‘es crétin, ‘spèce de demeuré congénital ?? Et de s’esclaffer comme des baleines, par-dessus le marché.

C’est curieux, chez les marins et les militaires, ce besoin de faire des phrases…

Hahhahaaa-GLEUARGAGLUH** !!!

Voilà à peu près ce que fit le plus proche lorsque le mastodonte des steppes l’attrapa à la gorge et le souleva comme un vulgaire sac de linge sale. Avec un effroyable rugissement, l’Hénorme projeta sa prise à travers la tronche d’un autre type, ce qui eut pour effet de les envoyer tous deux compter les moutons. Sous le coup de la surprise, l’assistance resta bouche bée et paralysée par l’analyse de cette situation aussi imprévue qu’invraisemblable. L’homme moyen à ça de bien qu’il ne peut pas faire fonctionner sa queue ET son cerveau simultanément, ce qui laissa au colosse le temps nécessaire pour empoigner une nouvelle victime à deux mains et lui asséner un coup de boule qui coucherait un taureau.

Dès lors, le charme d’Elaine fut rompu. Le tank avait repris l’aggro. Les sept mercenaires restants se jetèrent donc sur leur agresseur comme des bœufs, avec cette présence d’esprit remarquable qu’on ne trouve que chez le troufion dévoué. Les pauvres… La mêlée fut aussi violente que sonore : La brute, lente mais puissante, rugissait sous les coups de poings, de pieds et de matraque tout en distribuant manchettes et savates sans regarder à la dépense. Sur le tarmac en effervescence, les gnons volent bas, les chicots volent haut, les mouettes désertent, et les soldats hallucinent. Si dans un premier temps ils réussirent à esquiver ses attaques, la fatigue finit par avoir raison d’eux.

Observons la scène au ralenti : L’un des militaires tente de se protéger d’un revers massif en levant les bras devant sont visage. Autant essayer d’arrêter un train en soufflant dessus : le pauvret va aussitôt faire la bise à la carlingue de l’avion et rejoindre ses collègues au pays des comateux. Un autre se prend un uppercut de plein fouet, décolle sans autorisation de la tour de contrôle et va s’encastrer dans un des hublots. Le plus dégourdi des soldats (sûrement celui qui sait lire) a l’idée lumineuse de sortir son révolver et de le pointer sur Sergueï. Par réflexe, ce dernier attrape le bras qui tient l’arme et le brise entre ses doigts dans un craquement sinistre, sans le faire vraiment exprès. Le coup de feu part en l’air, et le petit malin hurle de douleur.

Pour finir en beauté, Heavy le soulève, l’attrape par les jambes, et s’en sert comme d’une batte pour tabasser ses deux derniers adversaires. L’un des passagers de l’avoin prendra la scène en vidéo avec son holophone, et la postera sur le net pour illustrer l’expression « en prendre un pour taper sur l’autre ». C’est beau la culture, surtout celle des marrons.

Une fois le ménage achevé sur la piste, Sergueï le Terrible lâche négligemment son arme de fortune qui vient manger le goudron sans émettre la moindre objection. Son instinct lui souffle que ce n’était là que l’échauffement : l’ennemi a forcément d’autres hommes qui attendent quelque part. Qu’est-ce qu’il devait faire maintenant ??

Cherchant ses coéquipiers du regard, il aperçut l’atomique blonde, les fesses presque à l’air, se ruer vers l’arrière de l’avion. Mais pourquoi ? Poussant son cerveau jusqu’à la limite de la surchauffe, l’ordre de Sim lui revient en mémoire : « …on va chercher notre copain ». Ah oui, c’est vrai !! Il devait bien sortir quelque part ! Et les ennemis seraient sûrement là pour les empêcher de le récupérer.

Et comme pour confirmer le coup, il vit une jeep pleine de monde qui fonçait à toute blinde sur l’avion depuis l’autre bout de la piste. La frêle jeune femme allait avoir besoin d’aide là-bas. Le poids lourd bipède se mit alors en route, se ruant aussi vite qu’il le put sur les talons de la blonde naturiste.


« J’ARRRIIIIIIIIIIIIIIIIIIVE !!! »
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Alias : Maria Aleksandrovna Yevgeniyen
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Profession : Directrice de la Confrérie Moderne
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Hait tous les humanoïdes.
Pour les mutants, cela dépend de nombreux facteurs subjectifs. (âge, pouvoirs, sexe, alignement, hobbies...)
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MessageSujet: Re: [RP] Mission de sauvetage Dim 3 Aoû 2014 - 16:52

Les bras croisés, le Major humano Roderick Hall suivait d'un œil satisfait l'opération de conditionnement du prisonnier, ce qu'on appelait dans le jargon de la BCGDCA "le bottelage". Trois soldats tournaient lentement autour du fauteuil roulant et évidaient des rouleaux complets de film plastique dans le but de saucissonner le prisonnier, l'arrimer solidement à son fauteuil et le protéger contre la pluie. Nobiltà avait beau être paraplégique, il n'en restait pas moins un muto, deux précautions valaient mieux qu'une.
Le prisonnier terminait sa métamorphose en statue de polyéthylène quand une voix haut perchée, aussi bien géographiquement qu'acoustiquement, lança un
"A l'aide ! J'ai besoin qu'on m'emmène au duty-free tout de suite !" aux tonalités aguicheuses.

L'effet fut spectaculaire : seize paires d'yeux se braquèrent instantanément vers le haut et, comme frappés par la malédiction de la Gorgone, les seize spectateurs furent pétrifiés sur place.
"C'est une vision ? Demanda le seconde classe Neely.

_ C'est un ange ? Proposa le première classe Rickman.

_ C'est Dieu ? Renchérit le caporal Collins.

_ Mieux, c'est… UNE FILLE ! Clama le sergent Chesterfield, on est au Paradis, les gars !!"

Comme ses hommes, le Major Hall resta figé pendant quelques secondes la bouche grande ouverte… Avant que ne lui revienne à l'esprit le caractère sacré de sa première vraie mission en responsabilité.
Il n'aurait pas été entouré de subordonnés, il se serait administré une bonne gifle.
Le Devoir, Roderick ! Le Devoir avant tout le reste !!

"Merde, mais c'est qui cette folle ? Grommela-t-il sans conviction, restez là vous autres et poursuivez l'opération, je m'en charge.

_ Regardez, fit Chesterfield en pointant du doigt la nymphe, sa robe holo clignote ! On lui voit la…

_ Sergent !!! Coupa sèchement le Major, un peu de tenue ! Nous sommes en mission, tâchez de ne pas l'oublier !"

Sur ces belles paroles, et après avoir lancé un regard noir au sergent susnommé –regard inutile, le sous-officier ayant toujours le nez en l'air- l'humano vérifia l'état de charge de ses bras et partit vers la charmante intruse en trottinant sous la pluie. Quelques secondes lui suffirent pour la rejoindre. S'interdisant de baisser le regard, il se força à garder ses yeux braqués dans ceux de la belle :
"Halte là, mademoiselle ! Je suis le Major Hall, veuillez décliner votre identité ! Nous sommes en plein milieu d'une opération militaire, aucun civil n'est autorisé à…"

Roderick s'interrompit, il venait d'entendre un gloussement hébété juste derrière lui. Il pivota la tête et se rendit compte que, malgré ses ordres clairs, toute sa troupe l'avait suivi comme une horde de zombis décérébrés.
"Mais ? Qu'est-ce que vous foutez là, bande de crétins ?? Brailla-t-il face à cette brochette de langues pendantes, à vos postes ! Et que ça saute !"

Chesterfield était en train d'enlever sa veste pour recouvrir galamment les épaules de la jeune femme.
"Sergent !!!!" Hurla Hall.

L'appelé se mit immédiatement au garde-à-vous, sans omettre néanmoins de glisser un clin d'œil complice à Elaine.

"Chesterfield, récupérez sur-le-champ votre équipement et désignez les trois hommes qui iront avec vous terminer le bottelage du prisonnier et qui vous tiendront compagnie au gnouf pendant les sept prochains jours ! Rompez !"

Le sergent sembla hésiter une seconde… Dans le BCGDCA, la mutinerie était plutôt mal vue. Cela valait-il le coup de risquer le peloton d'exécution pour la plastique parfaite d'une fille qui, de toute évidence, volait à un niveau tellement supérieur au sien qu'il n'aurait jamais la moindre chance de simplement lui passer la main dans les cheveux, même en lui montrant sa collection de hannetons ?
Avec un air de chien battu, il s'exécuta, récupéra sa veste des épaules d'Elaine puis désigna les trois connards qui bavaient le plus pour l'accompagner.
Les quatre malchanceux partirent au pas de course vers le fauteuil et son occupant abandonnés.

Roderick put se concentrer à nouveau sur les yeux d'Elaine…
Horreur : la fréquence de clignotement de la robe holographique était en train de baisser dangereusement, en même temps que son regard. C'était irrépressible, comme si la gravité s'exerçant sur ses globes oculaires avait augmenté tout à coup pour rivaliser avec celle de Jupiter.

"Quant à vous, reprit-il en pointant son index sous le nez adorable d'Elaine, vous retournez immédiatement à bord, sans discuter, ou vous goûterez au taser !"

Il chassa immédiatement de son esprit l'image du corps dénudé d'Elaine tressautant sous les impulsions électriques.
"Caporal Collins, raccompagnez-la ! Déglutit-il tout en essayant d'oublier l'afflux sanguin qui avait lieu en ce moment du côté de son bas-ventre.

_ Aye aye, Sir" Répondit Collins en se mettant au garde à vous, tout sourire.

Le béni des Dieux n'eut même pas le temps de savourer sa chance : un fracas énorme fit sursauter tout le monde, tous les canons des fusils d'assauts convergèrent dans la direction du bruit.

Il fallut quatre bonnes secondes pour que Roderick appréhende la situation : un diplodocus tombé du ciel s'était invité à leur sauterie et s'était même permis, au passage, d'écraser deux de ses soldats.

"Ne tirez pas, c'est un civil ! Fit Hall en levant la main, Garcia, Pittman et Murphy, allez l'aider à se relever, interrogez-le et vérifiez l'état de Biggs et Wedge !"

Mais c'était quoi cette hémorragie de civils sur le tarmac ? Une manœuvre terroriste organisée par un gang de clowns ?
"Collins, en soutien !" Ordonna-t-il, les yeux rivés sur le colosse qui se relevait lentement.

_ Mais… mon Major… je…, bredouilla le caporal, vous aviez dit que… La fille…"

Au BCGDCA, la conjonction de coordination "mais", aussi fréquemment utilisée que le terme "métempsychose", ne jouissait pas de l'affection des gradés.
C'est pourquoi, quelques secondes plus tard, Collins, courant rejoindre ses compagnons, ne comprit que quelques mots parmi les cris d'orfraies de son supérieur :
"dégradation", "conseil de discipline" et "récurer les chiottes"

Hall reprit sa respiration, la mission, ne pas oublier la mission…
Où en étaient donc Chesterfield et ses trois futurs compagnons de cellules ? Il tourna son regard vers eux. Remarquant qu'ils étaient soudain observés, les quatre compères, qui profitaient paisiblement du spectacle, se remirent immédiatement au travail.

"Et bougez-vous les fesses, vous ! Aboya Roderick à leur attention, vous voulez que je vous fasse apporter des popcorns ?"

Ce fut à cet instant, en sentant ses cordes vocales s'érailler, que le Major humano Roderick Hall prit conscience qu'en l'espace de ces trois dernières minutes, il avait plus hurlé que depuis le début de sa carrière au BCGDCA. Il prenait le même chemin que feu le capitaine Stark, le plus épouvantable supérieur qu'il eût connu dans sa vie, celui que toute la compagnie appelait à l'époque "Capitaine Caverne", en hommage à sa grande gueule béante toujours ouverte pour les inonder d'insultes en tout genre, l'inventeur de la fameuse formule "le respect c'est un arbre qui ne pousse que si on l'arrose de postillons"
Non, il ne basculerait du côté obscur de l'autorité ! Jamais il ne deviendrait un Capitaine Caverne, il devait absolument reprendre le contrôle de la situation et, surtout, retrouver un peu de sang froid.
Toute cette confusion aux saveurs de mutinerie n'avait été causée que par l'apparition de la bimbo ! Où était-elle d'ailleurs ?

"Mon Major…" Bredouilla le seconde classe Neely, en pointant son doigt en direction de l'avant de l'appareil.

Le Mastodonte tombé de l'avion était en train d'envoyer le soldat Murphy, tout démantibulé, dans les figures ahuries de Garcia et Pittman. La mâchoire de Roderick se décrocha sous l'effet de la surprise. Paralysé, il assista, impuissant, à l'impact du crâne du colosse contre celui du caporal Collins. Un coup de boule magistral propre à défoncer des dalles en béton.
Roderick ne prit qu'une inspiration :

"A l'attaque ! Éliminez-le ! Fumez-lui sa gueule ! Une permission d'un mois à celui qui me ramènera sa tête !"

Puis, à l'émetteur-radio accrochée à son épaule droite :
"Ici Major Hall, demande de renfort armé immédiate. Nous subissons une attaque terroriste ! Je répète : une attaque terroriste ! Confirmez !"

Les sept soldats s'étaient déjà élancés vers le Jumbo-jet sur jambes. Une voix s'éleva de l'émetteur.
"Bien reçu, Major Hall. On signale une alerte à la bombe à l'intérieur de l'appareil. Le personnel met en place la procédure d'évacuation des passagers. En attente d'instructions. Terminé."

Il reçut l'information comme une claque en pleine figure… Au loin, il voyait le seconde classe Neely, un sourire édenté aux lèvres, être mis en orbite géostationnaire par un violent uppercut.
"Pas question ! Hurla le Major dans son émetteur, autorisation refusée ! Je répète, autorisation refusée ! Tout civil vu hors de l'appareil sera abattu sans sommation, transmettez !"

Une alerte à la bombe, maintenant ?
Et puis quoi encore ?
… Une bombe ?
… Où était la fille ?

Elaine avait profité de la confusion totale pour échapper à sa vigilance, la voilà qui courait en direction du prisonnier. Elle était déjà trop loin pour qu'il puisse la rattraper facilement. Il se pencha à nouveau vers son émetteur.

"Chesterfield, évacuez le prisonnier immédiatement. La fille vient vers vous. Supposée terroriste. Essayez de la capturer, tirez dans les jambes, il faut qu'on l'interroge ! Confirmez."

_ Bien reçu, Major, on l'a en visuel. Terminé."

La communication à peine coupée, une jeep kaki déboula à l'autre extrémité de la piste, elle roulait à tombeau ouvert dans leur direction.
Bien ! Les renforts n'avaient pas trainé ! Les choses allaient s'arranger !

Le septième et dernier de ses hommes, un pauvre bougre du nom de Sam Rickman, première classe, connu dans la compagnie pour être un grand amateur de steak tartare devant l’Éternel, devenait l'allégorie vivante de l'aphorisme
"Dis-moi ce que tu manges, je dirais ce que tu es".

Roderick allait avoir besoin de quelques secondes de tranquillité pour préparer sa contre-attaque. Il se dissimula dans l'ombre de l'appareil et manipula quelques touches sur son avant-bras. La charge de ses condensateurs était toujours à 81%.
Il attendit silencieusement son heure dans l'ombre. Son cœur cognait fortement à l'intérieur de sa poitrine, menaçant de lui percer le thorax. Il aperçut Sergueï passer devant lui sans le voir comme un train fou. Il sortit alors de l'ombre, pointa soigneusement son poing vers le dos du mutant qui s'éloignait en direction de la fille.

3… 2… 1…

Une puissante décharge électrique sortit de l'extrémité de ses métacarpes et alla frapper violemment le géant entre les deux omoplates. Le monstre s'immobilisa quelques instants, vacilla, puis s'écroula lourdement sur le tarmac, le fissurant sous son poids.
Cela n'avait duré que le temps d'un clignement de paupière.
Hall s'approcha prudemment du mutant, le poing fumant levé, une odeur de cochon grillé vint lui chatouiller les narines. Il regarda son avant-bras :
"Charge à 38%" … Pour tuer un homme normalement constitué, il suffisait d'une décharge de 10%, il n'avait pas été radin avec celui-là !


A une trentaine de mètres de là, quatre spots rouges lasers parcouraient impudiquement les courbes parfaites et les creux troublants du splendide corps nu d'Elaine.

"Plus un pas ! Ordonna Chesterfield, l’œil dans le viseur, rendez-vous immédiatement, mains sur la tête, ou nous serons contraints de faire feu ! Ce serait dommage d'abîmer de si jolies jambes, non ?"

Ses mains étaient occupées à tenir sa cible en joue, aussi ne pouvait-il pas essuyer le filet de salive naissant à la commissure de ses lèvres.

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Sim Keller

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MessageSujet: Re: [RP] Mission de sauvetage Lun 4 Aoû 2014 - 0:49

Sim détestait les soldats. Pour avoir fréquenté suffisament de militaires renvoyés de l'armée parmis les troupes de Dimitry, il savait à quoi s'attendre avec ces excités de la gâchette. Aussi nerveux du flingue que mous du neurone, leur obéissance bornée les rendait aussi dangereux qu'un troupeau de buffles enragés, armés de flingues capable de descendre n'importe quelle espèce sur Terre. Le malin sourcilla à peine lorsqu'Heavy succomba à une attaque survoltée, basculant sur le tarmac avec une odeur qui n'était pas sans rappeller quelques séances d'interrogatoires avec ses anciens amis. Au loin se profila une jeep bourrée de troupes venu prêter main forte à leurs glorieux camarades occupés à brouter du bitume avec assiduité. Le mutant fronça les sourcils. Encore un peu et il allait devoir se salir les mains.

S'il aimait l'action, il aimait encore plus son adorable petit minois et n'entendait pas risquer sa peau plus que nécessaire. Aussi réfléchit il rapidement, non sans farfouiller allègrement dans le mini bar du personnel quelques bouteilles de whisky. Il porta la main à son oreillette lorsque la blonde le recontacta, des sanglots dans la voix. La cible était bien là, c'était l'essentiel. Et Elaine allait probablement se faire flinguer. C'était ennuyeux, parce qu'il n'avait pas envie de la perdre sans parvenir à droguer ses cocktails une fois ou deux. Et aussi parce qu'il valait mieux éviter de laisser des indices des commanditaires de l'enlèvement. A part ça, la valeur émotionelle de la blonde équivalait celle du colosse qui ne se relevait toujours pas.


Oui Elaine ma poule, c'est terrible, je comprends... Chiale ! Chiale aussi fort que tu peux, ils vont pas tirer si tu avance pas. Montre tes nichons et pleure tout ce que tu sais, okay ? On arrive ensuite. Ouais chiale sexyement quoi. Ouais voilà.


Puis il coupa la communication pour en allumer une autre. Saisissant le combiné interne de l'appareil, il tripota quelques boutons pour parvenir finalement à allumer la diffusion générale. Puis il prit la voix la plus paniquée qui soit et se mit à beugler dans l'interphone.


ALERTE A LA BOMBE. TOUT LE MONDE DEHORS, VITE, ORDRE DU COMMANDANT. ON VA TOUS CREEEVEEEeeeergzjpgeiohgeriogzzzzzzzzzzzzzz.


Puis il raccrocha le combiné, arracha les fils et éclata la bouteille de whisky (vide) sur l'interphone, histoire que personne ne tente de contrecarrer la panique. Peine perdue probablement. Désormais tout à fait affolés, les passagers firent exactement ce que les moutons faisaient dans cette situation. Ils hurlèrent, pleurèrent, tournèrent en rond pendant quelques minutes et firent monter les décibels. Sim lui, comptait paisiblement sur ses doigts. Lorsqu'il estima que la cocotte avait suffisament monté en pression, il ouvrit toutes les trappes de l'appareil et déploya les toboggans d'évacuation. Il n'en fallait pas plus à la foule affolée pour se répandre par toutes les issues dans un bordel monstrueux. Les mères hurlaient, les pères cavalaient, les enfants abandonnés pleuraient et tout ce joyeux petit monde se répandait sur le tarmac en courant dans tous les sens, gênant d'autant les soldats.

Sim se demanda une seconde si les militaires allaient effectivement tirer sur les civils. C'était peu probable et c'était bien dommage. Un ou deux cadavres amenaient toujours les survivants à disjoncter vraiment et une émeute était justement ce qu'il lui fallait pour éviter de perdre davantage de ses troupes... Histoire de provoquer la chance, il se laissa entrainer par le flot de voyageurs affolés, surnageant juste assez dans la pagaille ambiante pour se laisser dériver près du géant et récupérer un flingue sur le corps d'un des soldats qui gisait toujours le sol, sonné. Bien caché par la foule, il orienta son arme sur le sol et tira deux trois coups. Le bruit fut suffisament fort pour faire sursauter les malheureux autour de lui, mais ce fut surtout sa voix qui paniqua le reste.


ILS NOUS TIRENT DESSUS ! FONCEZ A L’ARRIÈRE ! VITE !


Il n'en fallait pas plus pour qu'éclosent quelques meneurs d'hommes courageux qui prirent le relais. A grand renfort de « oui oui à l'arrière ! » « vite vite suivez moi » et autres « allez vite, ils vont nous tuer ! » suffisament d'abrutis se ruèrent à l'arrière -la plupart parce qu'il y avait une gonzesse à poil- en beuglant pour protéger Sim qui se laissa porter par le flux ambiant.

Heavy mon grand, réveille toi. Réveille toi connard ! T'es faible ! Le mec qui t'as zigouillé rigole ! OUSTE !


Avec un peu de chance, le colosse serait piqué au vif par cette vilaine petite voix dans son oreille et se mettrait à disloquer littéralement son adversaire. Avec un peu de chance, celui si serait trop occupé à ne pas taper dans la foule pour remarquer Sim, qui était vraiment désormais très proche des soldats qui menaçaient la blonde. Le malin porta une dernière fois la main à son oreille et lança un appel à longue portée cette fois. Le stress manqua de le faire bégayer mais il se reprit à temps.


Maria, évacuation demandée dans deux minutes. C'est un gros merdier ici, alors tâchez de pas nous rater... Et sinon sache que j'ai toujours aimé ton petit cul tout serré dans tes jupettes de fille sage !


Puis il coupa la communication, prit une profonde inspiration et aligna les quatre gardes. Sim aimait les armes, digne héritier d'une Amérique où les flingues faisaient les hommes, mais cela faisait bien longtemps qu'il n'avait pas tiré. Si la foule le couvrait correctement, les gardes n'oseraient pas lui tirer dessus. Sinon... il n'y avait plus qu'à prier pour que Heavy se réveille et qu'Elaine agissent pour défoncer... pardon, occuper au moins un des gardes. Il aligna le premier, tira et déplaça son arme, tirant aussi vite que possible pour les descendre avant qu'ils ne réagissent. C'était vraiment chiant d'être le seul larron à peu près doué dans cette dream team. Maintenant, sa peau était en jeu.
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Elaine Hildred

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MessageSujet: Re: [RP] Mission de sauvetage Ven 8 Aoû 2014 - 0:10

Elaine était passé d'un embarras relatif -être nue devant une foule d'inconnus était généralement synonyme de juteux contrats- à une panique péniblement maitrisée par des nerfs malmenés depuis son arrivée sur le continent canadien voilà quelques jours. Après avoir soigneusement dosé la disparition de sa robe, il fut un moment où elle ne pouvait plus tourner autour du pot et éteignit tout à fait son hologramme. Cela coïncida fort malheureusement pour les soldats avec l'arrivée d'Heavy qui déchaîna une violence aussi soudaine qu'attendue qui détourna toutefois suffisamment l'attention des mâles pour permettre à Elaine de s'échapper.

Tant bien que mal guidée par les beuglements fort peu affectueux de Sim dans son holocom, la malheureuse trébucha sur quelques mètres, évita un garde volant et croisa les bras sur sa voluptueuse silhouette. Tentant de conserver un soupçon de pudeur, elle oscilla vers l'arrière de l'appareil. La malheureuse n'en menait pas large. La pluie battante parvenait presque à la faire frisonner, elle qui n'avait pourtant jamais froid. Mais c'était surtout le dénuement le plus total dans lequel elle se trouvait qui la paniquait. Le stress vicieux qui s'était réfugié au creux de son estomac dans l'avion s'était mué en un monstre terrifiant qui enserrait ses tripes dans une poigne d'acier et l'Atomique se retenait à grand peine de s'écrouler, vomir, pleurer et ramper vers un salut hypothétique. Tout ce qu'elle pouvait faire, c'était poser péniblement un pied devant l'autre, battue par les bourrasques glacées qui ne faisaient qu'accentuer son rôle parfait de demoiselle en détresse. Elle se mordit les lèvres jusqu'au sang en parcourant les derniers mètres. La douleur lui donna un sursaut d'énergie qui s'évanouit aussi vite lorsqu'elle aperçut les calibres énormes qui la braquaient. On se mit à lui aboyer dessus, beuglant des injonctions qui, en temps normal, auraient déchainé sa divine colère. Cette fois les larmes naquirent sans qu'elle ait à se forcer, sans même qu'elle prête attention aux consignes de Sim qui n'était plus qu'une voix diffuse dans ses oreilles battues par les vents. Les énormes boucles métalliques cliquetaient telles des clochettes d'alarmes pour la folie dans laquelle ils s'engageaient. Elaine ne protesta guère et tomba à genoux, mains sur le crâne.

Qu'elle était belle ainsi, agenouillée sous les flots d'un ciel outré de voir la perfection même désespérée. Les militaires ne s'y trompèrent pas et savourèrent le moindre recoin de sa silhouette extraordinaire, sans qu'elle y prête davantage attention. Totalement offerte à ses bourreaux, elle se recroquevilla sur elle même sans qu'on lui en donne l'ordre, sa crinière formant une corolle platine qui la dissimula presque entièrement. Elle pleura dans son cocon blanc, loin de l'image de la dangereuse terroriste qu'elle était censée renvoyer. C'était trop pour elle. Depuis des mois, la moindre de ses sorties engendrait un déchaînement de violence qui mettait ses nerfs à rude épreuve. Se savoir aussi vulnérable la tuait plus sûrement que si les militaires l'avaient abattue séance tenante. Elle ne vit rien de la cohue généralisée qui explosa quelques secondes plus tard, des masses humaines envoyées par Sim pour la protéger. Elle n'entraperçut pas les mains qui se tendirent vers elle sans jamais l'effleurer, la violence qui se remit à se déchaîner une fois de plus autour d'elle, l'Atomique que tout le monde enviait. Elle se mit à prier, ou du moins ce qui s'en rapprochait le plus, à demie évanouie, transie sur le sol, dissimulée par sa fragile barrière d'illusions. Elle était faible et elle en payait le terrible prix.

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MessageSujet: Re: [RP] Mission de sauvetage Mar 12 Aoû 2014 - 13:34

Quel bon petit soldat : je hurle à la bombe depuis les toilettes comme me l'indique Sim, et ça fait son effet. Une hôtesse arrive et je me jette sur elle, tremblant, fondant presque en larmes (de rire !), en profitant pour me moucher dans son chemisier bien serré pendant qu'elle, paniquée, essaie de me rassurer et d'accéder aux toilettes pour vérifier ce que je raconte. Je n'ai pas à la bloquer très longtemps d'ailleurs, vu que j'entends bientôt Sim annoncer à tout l'avion l'évacuation immédiate de l'appareil. Les gens sortent aussitôt, et je les rejoins, plantant là l'hôtesse.
Dehors, c'est moins drôle – moins drôle qu'à l'intérieur, mais aussi que ce que je pensais, avec le plan qu'on avait, que ça donnerait. D'abord, toute cette panique, c'est stressant, ça fait mal à la tête. Je suis un peu désolé pour tous ces gens. Et puis, Serguei a l'air un peu mort, et ça, c'est pas terrible. Enfin, il est pas mort, quoi, mais bien sonné quand même.
Sim fait bouger la foule vers l'arrière de l'appareil et je le suis, m'approchant vers le fatigué – et encore plus : fatigant – Serguei. Merde. Ça va mal. Il est à terre, et pas vraiment pour faire coucou aux cailloux. À côté, sûrement celui qui l'a mis K.O., un militaire ? Un type qu'a pas l'air de vouloir plaisanter en tout cas.
Y a pas à réfléchir : sans Serguei, on est foutus. Pas sûr que Stephen arrive à nous sortir de là. Après tout si on est venus, c'est bien parce qu'il fallait dégager l'endroit, et pour ça, là, c'est un peu un gros fail. Et si même un seul parmi nous est pris, ce sera la cata.
J'essaie de m'approcher un peu plus, mais la foule me bloque, foule qui fait de plus en plus mal, et Serguei aussi. Et plus j'avance, moins ça va : des piques dans la tête, des frissons dans le dos, des sueurs partout. Le souffle court.
Accessoirement, l'autre me regarde bizarrement. Faut dire que depuis le temps, les gens sont passés et que je suis un peu tout seul, face à Serguei toujours siestant au sol et un plus gros problème, celui qui l'a mis dans cet état, et qui n'a pas l'air de voir d'un bon œil que je reste à regarder cette grosse peluche baver sur la piste.

« Euh... »

Même ma voix est faible, je tousse, essaie d'être un peu convaincant malgré ces marteaux dans mon crâne, cette faiblesse dans mes jambes.

« Il va bien ? Vous avez besoin d'aide ? »

Il me regarde, très suspicieux.
Oh shit. Je crois que ça veut dire non.
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The Heavy

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MessageSujet: Re: [RP] Mission de sauvetage Lun 25 Aoû 2014 - 2:42

Tout est ténèbres pour le colosse allongé sur le bitume humide. Une épaisse brume rouge obstrue sa vue, tandis qu’il ne sent plus rien en dessous du menton. Depuis combien de temps est-il là, à faire la bise au tarmac ? Dix secondes, dix heures, dix ans ? À travers le chaos indéfinissable qui l’entoure, une voix parvient tout de même à son cerveau engourdi.

« Heavy … veille toi… »  C’est diffus, imprécis… « ...éveille toi connard… faible … Le mec … zigouillé … » Il connais cette voix… Mais à qui est-elle ? Et pourquoi il se sent si ridicule…

Si seulement Maria était là…

« Maria, évacuation … gros merdier … »

Le nom de sa cousine le ramena à la réalité plus efficacement encore qu’un sceau d’eau en plein visage.

Et la douleur se rappela à lui.

B****l de m***e, ça fait vraiment mal. Sergueï avait l’impression d’avoir percuté une ligne à haute tension, mais sans avoir eut la satisfaction de mourir et d’être enfin délivré de la douleur atroce qui en résulte. Son corps tout entier le brûlait, lui hurlait son agonie, ses muscles tétanisés refusaient tout mouvement. La tête lui tournait. La foule qui le contourne ou le piétine ne faisait qu'accentuer la confusion dans laquelle son pauvre cerveau était plongé. La douleur réveilla un sentiment qui n’était jamais très loin chez le colosse au pied d’argile : la honte. Il était sensé être l’homme fort de la mission, le bras protecteur derrière lequel ses camarades devaient s’abriter, le poing vengeur de la sagesse de sa cousine.

Et il était là, étendu K.O au deuxième round sans avoir eut le temps de placer un seul coup, par un adversaire qui n’avait même pas eut les couilles de l’attaquer en face. Au sang qui ruisselle de son nez épaté viennent se mêler des larmes d’amertume. Il ne pouvait pas rester là. Ses amis avaient besoin de lui. Maria avait besoin de lui…

Et il était là, terrassé, maudissant sa faiblesse, l’électricité, les militaires, les américains, Dieu et la terre entière.

Puis il sentit comme un changement. Il reprenait des forces, lentement, progressivement. La douleur ne s’atténuait pas, bien au contraire, elle gagna en intensité à mesure que son corps retrouvait ses facultés et qu’il esquissait quelques velléités de mouvement.

*Allez…*

« Euh... »

Tiens, il connaissait cette voix…

« Il va bien ? Vous avez besoin d'aide ? »

On dirait celle du gamin…

*Allez… Allez…*

Son bras droit fut le premier à répondre. Prenant appui sur son énorme main, il tenta une première fois de se relever. Sa trachée en feu protesta vivement, et il cracha un filet de sang sur le bitume froid. Son coude gauche répondit présent pour lui éviter de retomber. La douleur lui cisailla la poitrine, lui arrachant une grimace.

*Allez… Heavy… pas… mort… *

Au prix d’un effort surhumain, il parvint à mettre genoux à terre et s’arrêta pour reprendre son souffle, faire un point sur son corps. Il avait mal, oh ça oui. Mais pour une raison qui lui était inconnue, il se nourrissait de cette douleur, reprenait du poil de la bête malgré elle. Des injonctions derrière son dos intimait à quelqu’un de mettre les mains derrière la tête et de s’allonger au sol. Cette voix aussi lui semblait familière : il l‘avait entendu hurler des ordres aux soldats…

Lui...

Il se remit debout, chancela sous l’effet du sang qui lui monta à la tête, et se retourna, en soufflant comme un bœuf. La douleur faillit lui faire reperdre connaissance à nouveau, mais quelque chose le maintint éveillé malgré tout. Les derniers pékins affolés finissaient de courir vers l’arrière de l’appareil. Il n’y avait plus que deux personnes sur la piste. L’une était son pote, le gamin, qui n’en menait vraiment pas large, à genoux et visiblement en proie à un violent mal de crâne qui semblait le vider de ses forces. L’autre était un grand type en combinaison militaire qui pointait son bras sur sa victime désignée.

Lui…

Son premier pas déclencha une ultime vague de souffrance, puis quelque chose s'éteignit dans son cerveau. Comme un fusible qui saute. Le cœur de Sergueï s’embrasa d’un soudain courroux. Il inspira un grand coup, et chargea. La souffrance s’intensifiait à chaque mètre qu’il faisait, mais il ne ralentit pas. Non, cette fois, il ne tomberait pas, pas avant d’avoir donné à cet enfoiré de soldat la dérouillée de sa vie. Il en tremblait de rage. Cette fois, ce salopard allait manger chaud. Le monde pourrait bien exploser, rien ne le détournerait de son objectif : faire avaler son bulletin de naissance à l'enflure qui allait tuer son camarade.

Le militaire fit volte-face au son de la terre qui trembla sous la charge du géant. Il perdit deux secondes de trop à être surpris. S’il y avait bien une chose à laquelle il ne s’attendait pas, c’était de se faire prendre à revers par un mec qui a reçu quatre fois une dose mortelle de Volts. Dommage pour lui, il n’eut pas le temps d’esquiver la mandale monstrueuse que lui asséna le transsibérien en pleine course.

Ce fut à son tour de mordre le pavé. Il commençait à peine à reprendre ses esprits quant l’implacable poigne d’acier de Heavy se referma sur sa gorge. Soulevant sa prise de terre à bout de bras, les deux mains fermement serrées sur le cou de sa victime, l’ours des steppes lâcha un rugissement à fendre les pierres.

« RHAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA !!!!!! »

La rage la plus primale, la colère la plus pure se déchaînait dans ses veines tandis qu’il secouait sa prise d’avant en arrière. Il ne voyait plus rien, plus rien d’autre que la face haineuse de cet adversaire qu’il allait mettre en pièces à mains nues, nimbée de brume rouge. Le visage rougi sous l’effort, une veine gonflée sur son front, il mettait toute la force aveugle qu’il avait au service d’un seul but : tuer. Quoi qu’il arrive, il ne lâcherait pas. Le gigantesque russe était hors de lui, lâchait la bride à toute la puissance de son formidable corps. Il ne discute plus. Il dynamite, il disperse, il ventile, il petit-morceau-ise (même si ça n'existe pas dans le dictionnaire, c'est vachement imagé comme terme, je trouve). Le militaire, aux quatre coins de l'île on va le retrouvé éparpillé par petits bouts façon puzzle.

L’autre accrocha les mains aux avant-bras massifs qui lui comprimait inexorablement la glotte. Sergueï savait que la décharge électrique n’allait pas tarder.

Mais la foudre pouvait bien lui tomber sur la tête, cette fois, il ne lâcherait pas.

« CREEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEVES !!! »

Il ne l’avait pas calculé, mais sur le plan tactique, sa manœuvre d’étranglement était une superbe idée : Quant un homme prend le jus, ses muscles se contractent, parfois jusqu’à la rupture. C’est pour ça que les gens restent accrochés au fil dénudé qu’il ont malencontreusement agrippé.  Certains serrent tellement les mâchoires que leurs dents cassent…

Alors, qu’est-ce qui cassera en premier ? Les bras du mutant berzerk qui peut soulever un gorille adulte, et pour qui la douleur n'est plus qu'une simple information ? Ou la nuque de l’humanoïde qui ne pouvait pas attraper son arme et qui manquait d’air ? Ce n’est déjà plus qu’une question de secondes avant la mort d'un homme mal préparé et trop sûr de lui qui a fait l'erreur de ne pas achever la bête qu'il chassait.

......

Et les autres dans tout ça ?

Eh bien… ils feraient mieux d’improviser pendant encore quelques instants…
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MessageSujet: Re: [RP] Mission de sauvetage Dim 31 Aoû 2014 - 22:31

"Comment ça se passe, Miss Yevgeniyen ?" Demanda Stephen d'une voix tremblotante.

Les bras croisés, les poils de bras au garde-à-vous, le jeune homme était transi de froid. Son grand manteau, s'il avait la propriété de le rendre invisible aux infrarouges, ne le protégeait pas plus du vent glacé qu'une simple veste en papier.

"Sergueï -je suppose que c'est lui, vu la taille- vient de mordre la poussière." Répondit Maria d'une voix neutre.

Elle gardait les yeux vissés à ses jumelles thermiques, l'air concentré. Elle portait également une tenue anti-infrarouge mais, elle, elle avait prévu des vêtements chauds à porter dessous.

"Quoi, il est blessé ? S'exclama Stephen entre deux claquements de dents, et ça ne vous inquiète pas ? C'est votre cousin, quand même !"

"M'inquiéter ? Non… Sergueï pourrait résister à un missile antichar tiré dans l'œil à bout portant… Et je n'exagère presque pas !"

Au maximum d'agrandissement de ses jumelles, Maria ne parvenait à distinguer que de vagues formes humanoïdes rouges dotées de bras et de jambes. Dans cette nuit de tempête froide, humains, mutants et humanos brillaient de façon identique, tels de petites lanternes incandescentes dans la nuit.
Un mouvement plus rapide attira l'attention de Maria… Quelqu'un était en train de courir vers l'arrière de l'appareil, sa silhouette bleuissait petit à petit, signe d'une chute rapide de température.

"Voilà une personne trop courtement vêtue pour la saison, commenta la russe, ce doit être Élaine !"

Les tremblements de Stephen stoppèrent immédiatement. Il leva le nez tel un suricate repérant un prédateur dans son territoire. S'il avait eu des oreilles de chien, il se serait immobilisé et les auraient dressées.
"Hein, quoi ? Miss Hildred fait partie de la mission ? Vous ne me l'avez pas dit !"

Le ton du téléporteur était emprunt d'espoir. Maria ôta ses jumelles pour mieux lui lancer une œillade noire.
"Et tu ne devines pas pourquoi, Stephen ? Rappelle-toi de la dernière fois où tu lui as fait les yeux doux en pleine mission…"

Machinalement, le jeune homme fit jouer l'articulation de son omoplate droite. Oh oui, il s'en souvenait très bien ! La grand-mère de Toutankhamon lui avait désarticulé le bras. Encore aujourd'hui, trois mois après l'incident, une douleur lancinante le paralysait chaque fois que l'air était trop humide.
"Pigé…" Marmonna-t-il en replongeant les mains dans les poches de son manteau.

Il frissonna d'un air boudeur. Maria haussa les épaules et reprit son inspection de la piste.

"Ah… Ça y est ! Jubila-t-elle après quelques secondes de recherches, je crois que j'ai repéré notre bonhomme ! C'est facile : il est assis, immobile et il roule !"

Elle passa les jumelles infrarouges à Stephen et ressortit une autre paire pour elle d'un étui qu'elle portait en bandoulière.

"Tu n'as qu'à suivre le curseur, je t'ai mémorisé sa position. Il est accompagné de quatre gardes."

Sur l'écran saturé de rouge et noir, une petite flèche blanche clignotait en indiquant une direction. Stephen la suivit jusqu'à ce qu'elle se transforme en carré blanc autour d'un fauteuil roulant.
"Je l'ai ! Mais là, je ne peux rien faire. Il est trop bien surveillé"

"Attends, attends, c'est quoi tout ce bordel ?" Fit Maria, l'autre paire de jumelles devant le nez.

Tout ce bordel, c'était une nuée de gens sortis des entrailles de l'appareil, courant comme des dingues sur le tarmac. Ils devaient être quatre-vingt, concentrés en un peloton dense. Ils se poussaient les uns les autres, jouaient du coude, vers une direction précise. La scène rappelait le mouvement de panique d'un troupeau de moutons affolés par l'entrée d'un loup dans la bergerie.

"Ça, c'est signé Sim, c'est sûr !" Assona Maria.

Comme pour confirmer ses doutes, la voix du texan résonna dans son oreillette.

"Maria, évacuation demandée dans deux minutes. C'est un gros merdier ici, alors tâchez de pas nous rater… Et sinon sache que j'ai toujours aimé ton petit cul tout serré dans tes jupettes de fille sage !"

"Quel dommage que tu n'aies pas connu notre ancien boss, Sim, répondit-elle du tac au tac avec un soupir, vous avez le même humour lourd, vous vous seriez entendu à merveilles ! A part ça, nous sommes sur le coup, ne t'inquiète pas ! Et merci pour la diversion !"

Puis, se tournant vers Stephen :

"Reste bien concentré ! Tôt ou tard, les gardes vont devoir relâcher leur vigilance pour gérer la meute. Fonce dès que tu sens le créneau arriver ! N'oublie pas, ils sont armés et savent tirer ! Tu n'as le droit qu'à trois secondes… Comme à l'entraînement !"

Sans quitter ses jumelles, Stephen hocha la tête pour signifier qu'il avait compris. Ce genre de manœuvre, à savoir "apparaître à un endroit, s'emparer d'un objectif et le ramener au point de départ", il l'avait répété des dizaines de fois… Trois secondes, c'était son record. Il allait devoir jouer à son meilleur niveau.
Des bruits de coups de feu, amoindris par le vent turbulent de la tempête, parvinrent jusqu'à leurs oreilles. Stephen vit deux des gardes s'écrouler lourdement au sol.

"Go !" Fit-il.

Et il disparut.

Maria commença à compter.

1…
2…
3…
4…
5…
6…

Une lueur d'inquiétude était en train de voiler son regard quand, enfin, Stephen réapparut, avec le fauteuil et son passager en prime.
Sans attendre, elle saisit l'adolescent par les épaules.

"Tout va bien, mon gars ? Tu en as mis du temps ! Que s'est-il passé ? Ils t'ont vu ?"

Il y avait quelque chose d'inhabituel dans le regard du téléporteur.
"Mais… Tu saignes du nez ? Tu ne te sens pas bien ? Tu as été touché ?"

Stephen gardait les yeux grands ouverts, comme choqué. Il déglutit.
"J'ai vu Miss Hildred ! Bredouilla-t-il, simplement, elle était…"

Le dernier mot ne sortit pas, sa bouche se tordit en un sourire béat. Maria renonça à comprendre. Elle avait saisi l'essentiel : rien de grave. Elle activa son communicateur.
"Sim ? On a récupéré le baveux ! Mission accomplie ! On va se charger de vous rapatrier maintenant !"

----

Le Major Roderick Hall accorda un généreux coup de tatane à la carcasse du colosse étendu sur le sol. La surprise lui fit hausser un sourcil : ce fichu monstre respirait encore ! Increvable… Mais… c'était pour le mieux, après tout ! D'abord, parce qu'il n'aimait fondamentalement pas tuer les gens, fussent-il mutants. Ensuite, parce qu'un blessé était bien moins récalcitrant à parler qu'un cadavre.
Il se demanda comment s'en sortait Chesterfield avec la fille à poil. Son geste pour prendre son émetteur fut stoppé par la surprise : une véritable marée humaine était en train de lui foncer dessus. Il recula d'un pas…
C'étaient les passagers de l'avion !
Pourtant, il avait catégoriquement refusé la permission d'évacuation !
Merde !
Très vite, la vague humaine le submergea, mais les gens ne se soucièrent ni de lui, ni du mutant qu'il avait abattu, ils les contournèrent, mus vers l'arrière de l'appareil par une étrange force appelée "la panique".
Comment la situation avait-elle pu dégénérer à ce point ? A moins de perpétrer un massacre, l'ordre d'abattre les civils désobéissants n'était plus applicable.

Fort heureusement, la jeep des renforts venait d'arriver jusqu'à leur niveau. Elle s'arrêta à une cinquantaine de mètres en aval de la bousculade, six hommes en tenue militaire en descendirent.

"Higgins ? Fit l'humano dans son communicateur, ici le Major Hall. Mouvement de panique. Refoulez les civils ! Utilisez uniquement l'arsenal antiémeute. Présence de terroristes de mutants supposée ! Mettez le paquet mais évitez les morts ! Confirmez."

Immédiatement, la réponse.
"Ici Higgins, confirmé, Major ! Antiémeute exclusivement, pas de morts."

Roderick rangea son communicateur, il ne pouvait rien faire de plus par lui-même et mieux valait qu'il reste en arrière pendant que ses hommes s'occupaient des civils.
Il se tâtait la poitrine à la recherche d'un paquet de cigarettes quand il entendit une petite voix s'élever derrière lui.

Euh… Il va bien ? Vous avez besoin d'aide ?

Un gamin -seize ans tout au plus- pas bien gros, pas bien menaçant, châtain foncé. Il était penché sur le corps inanimé du gros mutant terroriste.
Par réflexe, Roderick tendit son bras chargé d'électricité dans sa direction.

"Qu'est-ce que tu fous là, toi ? Beugla-t-il, c'est un copain à toi ?"

En temps normal, dans le doute, il lui aurait administré une petite décharge incapacitante, histoire d'éviter les surprises. Mais, dans le cas présent, quelque chose d'indescriptible le retint. Ce gamin ne semblait pas lui vouloir du mal… Il s'en approcha, méfiant quand même.
"Tu ne serais pas un mutant, par hasard, mon gars ?"

Il n'eut pas le loisir d'entendre la réponse : une force gigantesque le souleva brutalement à un mètre du sol. Merde ! Il ne l'avait pas anticipé celui-là !

-----

Les six soldats venus en renfort n'avaient pas besoin de communiquer pour savoir ce qu'ils avaient à faire. Ils s'étaient entraînés ensemble, réagissaient ensemble, se connaissaient les uns les autres sur le bout des doigts. Pour cause, la semaine passée, ils avaient tous été coéquipiers dans un stage de survie, perdus dans le désert du Nevada. Plus que jamais, une franche camaraderie les liait tous les six à ce jour.
Comme un seul homme, ils distribuèrent de mains en mains les fusils d'assaut rangés à l'arrière de la jeep. La mécanique était bien huilée. Ils se placèrent en arc de cercle devant la nuée humaine. Les visières des six casques se noircirent. Ils orientèrent les canons de leurs fusils avec un angle de 30° et envoyèrent au milieu de la meute une bonne trentaine de grenades incapacitantes à saturation sensorielle.
En touchant le sol, ces projectiles non mortels produisaient un flash de sept millions de candelas accompagné d'un bang à 180 décibels, de quoi aveugler et assourdir pendant cinq secondes toutes personnes ayant les yeux et les oreilles non protégées.
En bonus, elles dégageaient quelques litres de gaz poivre, juste pour détendre l'atmosphère.

L'effet fut foudroyant. En quelques secondes, l'attroupement stoppa son avancée. Les passagers n'étaient plus que des poupées de chiffons gémissantes, aveuglées et titubantes.
Higgins hurla dans son haut-parleur :

"Tout le monde à terre, on ne bouge plus ! Les mains sur la tête !"

Les quelques coriaces qui cherchaient encore à ramper s'arrêtèrent pour obtempérer.
"Nous subissons en ce moment l'assaut de mutants terroristes ! Continua le soldat, ils sont très dangereux ! Par mesure de sécurité nationale, nous exécuterons sans sommations tous ceux qui n'obtempéreront pas !"

Pour illustrer ses propos, il tira une rafale de son fusil mitrailleur dans les airs. Le silence tomba sur le tarmac, seul le bruit du vent se faisait entendre.

"Et bah voilà, fit Higgins à son plus proche voisin, on y voit un peu plus clair maintenant !"

Un autre des soldats tendit le doigt vers quatre cadavres.
"Regardez ! C'est Chesterfield, Blutch, Stilman et Alexander… Ils ont été abattus à bout portant ! Et il n'y a pas plus la trace de Nobiltà."

Higgins fit la moue :
"Ça, c'est pas notre problème." Chuchota-t-il.

Puis, à son communicateur :

"Major ? Major Hall ?"

-----

Secoué dans tous les sens, Roderick était en train de se débattre comme un poisson tiré hors de l'eau, un hameçon planté dans la tête. Il avait commis une erreur bête de débutant, il se serait collé des baffes si son adversaire ne le faisait pas déjà.
Il n'avait eu le temps ni de réagir, ni de répliquer. Le muto l'avait pris par surprise, en traître…
Pourtant, c'était la base ! Le B-A-BA ! Une des premières leçons enseignées : ne jamais, au grand jamais, tourner le dos à un mutant, même mort !
Le colosse passait de paliers d'énervement en palier d'énervement. De toute évidence, la décharge électrique n'avait pas eu l'effet relaxant escompté.
Des papillons se mirent à voleter dans le champ de vision de l'humanoïde, signe que son cerveau réclamait de toute urgence sa dose vitale d'oxygène.
Progressivement, il sentait la vie s'échapper de son corps, remplacée par un fluide intensément froid et inerte. Malgré tout, il eut la présence d'esprit de ne pas utiliser ses décharges : collé ainsi à sa cible, il aurait dégusté autant qu'elle… Et dans le moment présent, il n'avait pas besoin de souffrances supplémentaires. Ne voyant pas de solutions immédiates, il se résigna à la brutale réalité : il allait mourir, là ! A quelques pas de ses hommes tombés avant lui… Lors de SA première mission de responsabilité… Quel looser !
Comme dans les films, il se mit à penser à sa vieille mère, là-bas, à Little Rock. Il s'en voulait de la douleur qu'elle ressentirait en apprenant sa disparition. Elle qui l'avait toujours dissuadé de participer aux combats… Elle qui, parfois, balbutiait que, peut-être, les mutants méritaient d'avoir les mêmes droits que les gens ordinaires…
La vision de l'humano s'assombrit, comme si on baissait la luminosité de la réalité à l'aide d'une télécommande. Ses oreilles se bouchèrent. Il entendit, loin, très loin, à des milliers d'années-lumière de là, le bruit d'une boîte de conserve tomber sur le goudron. Ses paupières se fermèrent d'elles-mêmes.


-----

Maria se rongeait nerveusement l'ongle du pouce droit. A quelques centaines de mètres de là, un calme plombant régnait sur le tarmac. Elle avait vu les flashs, entendu les bangs… Les passagers de l'avion étaient tous en train de s'allonger sur le sol détrempé, suivant les ordres des six soldats.
La BCGDCA reprenait le contrôle de la situation, et ça n'arrangeait pas ses affaires !
La directrice comptait :


4…
5…
6…

A 7, Stephen reparut enfin. Il tenait la main à un Sergueï déboussolé.
"Récupéré ! Clama l'ado, celui-là, il était plutôt facile à repérer."

Maria vit que son cousin était plié en deux sur lui-même et gémissait :
"Qu'est-ce qu'il y a, Sergueï ? Ça ne va pas ? C'est la téléportation ?"

Stephen hocha négativement de la tête.
"Non, je pense qu'il s'est pris une flashbang. Quand je suis arrivé, il était déjà totalement désorienté…"

Il n'en fallut pas plus pour rassurer Maria, elle ouvrit son communicateur.
"Sim, Elaine et Christopher ? On vient de récupérer Sergueï. Maintenant, il faudrait qu'on vienne vous chercher vous trois. Le problème, c'est qu'il nous est impossible de vous localiser parmi tous les autres.
Alors, soit vous vous arrangez pour vous éloigner du groupe sans vous vous faire descendre, soit vous faites un truc très visible pour quelqu'un à cent mètres avec des jumelles thermiques. Chacun votre tour, s'il vous plaît ! Dès que Sergueï aura repris ses esprits, je vous l'enverrai faire diversion."


-----

Le Major Roderick Hall rampait difficilement sur le sol.
Peu à peu, il reprenait son souffle.
Dieu en personne était venu lui sauver la mise : une grenade flashbang perdue était venue rouler et exploser entre les pieds du gros mutant. Il y avait vu l'ultime espoir, avait fermé les yeux et fait son possible pour fermer ses oreilles.
Un flash éblouissant accompagné d'un bruit gigantesque avait secoué tout son corps. Des vapeurs horriblement irritantes s'étaient insinuées dans son nez. Il avait senti l'étreinte mortelle du mutant se relâcher. Il était tombé lourdement au sol, sur les genoux et, dans un élan de survie, s'était mis à ramper hors de la portée de l'ours. Quand il avait jugé qu'il était suffisamment loi, il s'était retourné, prêt à décharger la totalité de ses condensateurs en plein dans la poire de ce sale enfoiré de mutant…

Mais il n'y avait plus eu personne. Le monstre s'était envolé comme par magie. Saloperies de mutants !
Une voix crissa de façon désagréable dans ses oreilles.

"Major ? Major Hall ?"

"Ouaip…" Répondit-il, la voix éraillée.

"Ici, Higgins, Nobiltà a disparu ! Et ses quatre gardes ont été descendus."

Il lui fallut toute une seconde pour se rappeler qui était ce Nobiltà.
"Oh Chiotte…"

"Mais la situation est parfaitement sous contrôle maintenant !"

"Bien, ne laissez partir personne, on les embarque tout le monde… On les interrogera les uns après les autres."

Il fit une pause pour reprendre une bouffée d'air.
"En priorité, essayez de me localiser un gros monstrueux… Et aussi une nana blonde à poil… Et un gamin de 16 ans, cheveux courts châtains foncés… Ça ne devrait pas être bien difficile ! J'arrive !"

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MessageSujet: Re: [RP] Mission de sauvetage Dim 7 Sep 2014 - 2:01

Elaine était morte. Elle s'était toujours imaginé ce qu'elle allait ressentir si la vie décidait de la quitter, mais rien de ce qu'elle avait supposé n'avait un quelconque rapport avec... CA. L'Atomique était étendue, gelée, sur le sol d'un tarmac crasseux, entourée d'une foule digne des lemmings les plus stupides. Puis il y eut des explosions et elle sentit clairement son estomac remonter dans sa gorge. Par un miracle futile, ses implants occulaires se déclenchèrent immédiatement et absorbèrent sans mal le flash lumineux. Ca n'avait guère d'importance. Ses oreilles explosèrent à peu près au même moment et la malheureuse roula sur le dos, mains sur ses tympans martyrisés, exposant brusquement son corps à une pluie aussi vicieuse que la nuée de regards qu'elle s'attira. Ces types étaient gazés, assourdis, éblouis, paniqués et totalement désorientés mais ils avaient tout de même le réflexe de la matter en s'écroulant au sol dans des postures diverses. S'en aurait été presque flatteur si elle avait été capable de s'en apercevoir.

Elaine hurlait sans même s'entendre. Un mince filet de sang s'écoulait de son oreille gauche et tâchait ses doigts sans qu'elle s'en aperçoive. La douleur était atroce. Elle beuglait à en briser ses cordes vocales, toute honte envolée. La starlette avait subi la montée de stress, assumé bravement son rôle d'appât vivant avant de succomber à la peur panique qui lui broyait à présent l'estomac, mais c'était trop. Ses tympans habitués aux décibels des nightclub avaient succombé à une flashbang bien trop proche. Elle se serait arrêté de hurler pour tousser si seulement elle avait pu respirer. Alors elle roula sur le sol, recroquevillée en position foetale telle une nymphe blessée. Elle voulait partir à présent, s'en aller loin d'ici, allumer sa veilleuse et se recroqueviller sous une couette chaude.

Puis émergèrent les cris. Les hurlement des blessés étaient la plus douce musique qu'elle ait jamais entendue alors qu'ils se frayaient péniblement un chemin jusqu'à son cerveau saturé. Juste en face d'elle, un vieillard crachait ses poumons en se frottant les yeux à en arracher les pupilles et ses raclements de gorge pathétiques étaient dignes des plus grandes symphonies. Elaine le fixait, un sourire béat aux lèvres, s'abreuvant de chaque son qu'il émettait de plus en plus faiblement au fur et à mesure de son étouffement. C'était merveilleux. Puis elle prit conscience que quelqu'un lui parlait.


ELAINE BORDEL !

C'était un chuchotement aboyé qui heurta durement ses sens encore malmenés. La belle bégaya, toussa et finit par répondre entre deux coassements.

Oui...

Et la voix s'adressa brusquement à quelqu'un d'autre, alors elle écouta avec une avidité égale à sa panique naissante. Elle était allongée, nue, au milieu de dizaine d'autres corps alors que des soldats se mettaient à scruter la foule. Elaine savait ce qu'ils cherchaient et elle sentit sa vessie céder doucement alors qu'elle calcula dans combien de temps elle serait définitivement morte. Et l'Atomique se découvrit tout d'un coup un gargantuesque appétit de vie.

J'ai récupéré... krrrrrouaf,  Elaine. Evacuez la en priorité, teuh teuh, elle est à poil et va se faire choperrrrraaaarg. Sortez la bordel ! Moi ça va.

Alors Elaine réagit. C'était une sensation nouvelle et effrayante, un instinct qu'elle se découvrit au pire moment de son existence. Une illumination divine lui dicta exactement ce qu'elle devait faire. Son corps entier se raidit alors que l'adrénaline se remit à couler à flot dans ses veines. Elle comprit qu'au moins la moitié de son ouïe était partie en fumée avec les grenades. Mais elle refoula la panique au plus profond d'elle même et se mit à réfléchir, aussi simplement que ça. Sa voix coassa, misérable ersatz de sa conscience survoltée. Elle gémit davantage qu'elle ne parla dans son communicateur.

Je... suis là. Je vais augmenter ma température. Vous allez me repérer hein ? Vous... vous allez pas me laisser là ? Hein ? Hein ?


Elle tapotait instinctivement son poignet, cliquetant frénétiquenent sur les hologrammes qui clignotaient alors qu'elle
sentait leurs souffles rauques sur son dos nu, leurs mains obscènes, leur sadisme à peine refoulé... Sa robe réapparut soudainement. La blondinette activa quelques commandes supplémentaires et sentit l'air autour d'elle se réchauffer immédiatement, sensation divine alors que ses orteils commençaient à virer au bleu pâle. Elaine en aurait presque sourit, ravie d'avoir retrouvé un peu de réconfort dans cet enfer. Elle se concentra plutôt pour ne pas pleurer et papillonna des cils aussi vite que possible, avant de régler la température de l'ensemble à 60°C et d'attendre.

Une seconde. Une éternité.Deux secondes. Elle sentit sur ses joues la trace d'une larme. Trois secondes. Elle prit des résolutions qu'elle oublierait aussi vite si elle s'en sortait. Quatre. La peur. Cinq. La poigne glacée de la mort sur elle. Six. Elaine allait mourir. Ils allaient l'isoler dans une cave d'où elle ne ressortirait jamais. Sept. Dans le noir. Le noir
TOTAL. Huit.

S'il vous plait...

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Sim Keller

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MessageSujet: Re: [RP] Mission de sauvetage Dim 7 Sep 2014 - 19:08

Sim était foutrement énervé. Il retira doucement ses raybans brisées de son nez et les broya dans le même geste. A défaut de pouvoir se passer les nerfs sur autre chose que ses malheureuses montures, il les tortura pendant quelques secondes avant de les laisser choir. Comme tout les passagers, il gisait allongé sur le sol, à moitié sourd, presque aveugle et tout à fait étouffé par le poivre des grenades. Tout avait pourtant si bien commencé. Il avait shooté les quatre soldats comme au stand, sans que personne le remarque ou qu'il se bouffe une bastos perdue. Un vrai petit miracle en soi que le gars d'en haut avait aussitôt fait payer au prix fort. Flashbangs et beuglements des militaires avaient sonné le glas de son triomphe alors qu'il se jetait au sol comme tout le monde.

S'il avait l'habitude de se faire généreusement gazer par des policiers zélés à la moindre de ses sorties, il n'avait jamais pu s'habituer à la sensation qui le prenait à la gorge et le réduisait à l'impuissance d'une pression de l'index. Peu importe ce à quoi il s'attendait, il bouffait le bitume en chialant à chaque fois. Tout au plus récupérait il un peu plus vite que ses congénères nés avec un passe droit intégré sur leurs cartes d'identités. Aussi parvint il à vaguement garder les idées claires, bien aidé par la voix horripilante de leur directrice adorée qui leur distribuait leurs consignes, probablement prudemment distante du lieu de l'affrontement. Sim leva les yeux au ciel en se félicitant de ne pas avoir été abattu aussi sec. L'alcool aidait à relativiser sérieusement les récents évènements et il devina plus qu'il ne vit le départ de Sergueï.

La suivante sur la liste était naturellement Elaine. Les soldats ne pouvaient guère louper longtemps une bombe platine de presque deux mètres étendue totalement à poil sur le sol. Ceci dit, il était hors de question qu'il mette sa propre peau en jeu pour sauver la pétasse. Aussi resta il sagement à demi enseveli sous les corps tremblant et se contenta-il de chuchoter aussi fort que possible dans son émetteur, jusqu'à obtenir une réponse guère rassurante de l'intéressée. Le malin plissa les yeux, se racla la gorge et lâcha un jet de salive fort généreux sur l'espèce de montagne de chair et de gras qui gisait juste devant lui. La grosse ne sentit rien et se contenta de geindre en continu telle une souris à demie étouffée par un piège. Une très grosse souris, qui produisait un bruit aussi irritant que son existence.  Le mutant réactiva son communicateur et tenta de parler aussi distinctement que possible malgré le choc récent.


J'ai récupéré... krrrrrouaf,  Elaine. Evacuez la en priorité, teuh teuh, elle est à poil et va se faire choperrrrraaaarg. Sortez la bordel ! Moi ça va.


Et ce fut soulagé de s'être débarassé de son fardeau le plus encombrant qu'il se mit à songer sérieusement à sa situation. Qu'Elaine se fasse choper n'était plus de son ressort et il n'aurait qu'à râler sur l'incompétence de ses alliés si elle se faisait trouer la caboche. Il restait à extraire Chris, mais le rigolo était aussi sauf que lui. Personne ne se doutait encore de leur présence à tous les deux et ils n'étaient que deux passagers parmis tant d'autres. Ceci dit, il était hors de question qu'ils se fassent interroger. De plus, il était probable que quelques un de leurs charmants matelas n'allaient pas tarder à jaser, avides qu'ils étaient de balancer pères et mères pour sauver leurs misérables peaux. Le mutant soupira. Il n'avait aucune idée de comment se sortir de ce merdier et prit le risque de contacter Maria une nouvelle fois.

N'envoie pas Sergueï. Il va se faire shooter maintenant qu'il sera l'unique cible... Sortez Elaine, puis Chris. Et dans une minute, envoyez le gosse téléporter l'unique connard debout les mains en l'air au milieu du tas d'autres connards. Ah et j'veux un rencard pour mon héroïsme face au danger ! Merde quoi.

Puis il patienta une éternité, se força à ne pas trop penser à l'imbécilité qu'il s'apprêtait à commettre, attendit le signal de Maria et se leva, aussi simplement que ça. C'était sa seule idée et il savait qu'il n'aurait jamais eut le temps de réfléchir à plus élaboré. Alors il n'y avait plus qu'à espérer que le téléporteur ne soit pas trop fatigué, que Maria parvienne à le locker et que les soldats ne soient pas trop nerveux de la gâchette. Il joua le rôle de sa vie, visage crispé, les joues rouges, les larmes aux yeux, bavant et tremblant. C'était le côté cool des grenades flash. On n'avait jamais besoin de se forcer pour jouer au traumatisé. Sim leva les mains aussi haut que possible.


JVEUX PAS MOURIIIIIIIIIIIIR. TIREZZZ PAAAAAAS ! JLES AI VUUUUUS CES SALAUDS D'MUTANNNNNTS.

Et le courageux de désigner aussitôt un duo au hasard dans la foule. Il pointa d'abord un index accusateur sur la baleine échouée. Puis sur un ahuri au hasard, qui morvait sur sa cravate verte.

LA LA LA ! LA GROSSE LA ! ELLE CRACHE DU POISON ! ET PIS LE BLONDINET LA BAS, JE L'AI VU, IL SE TELEPORTE !

Il joua son rôle à fond, tombant à genoux en joignant les mains sur sa nuque, priant pour que Maria ait eut le temps de distinguer sa silhouette.

Jveux pas mouriiiiiir bouhouhouh, m'tuez pas monsieur le soldat, bouuuuuh. Déjà que mon papa il buvait et que maman elle me tapait et que ma copine elle m'a trompé avec un mutos et que j'ai perdu mon boulot et que j'ai foiré mon suicide et même que j'ai été cambriolé, bouuuuuuh. Chopez ces sales batards, jvais arriver en retard à l'enterrement de grand mère à cause d'eux et plus jamais je la verrais, ma mémé avec ses rides tout gentils et ses côtes de porcs super bonnes et tout... Et puis de toute façon j'ai jamais kiffé les mutos parce qu'ils sont méchants, genre tu vois ils manipulent la société alors qu'en fait ils dirigent tout. Vous savez vous nan ? Tous les présidents, bah ce sont des mutants et ils veulent créer une société qu'avec des mutants alors ils tuent tout ceux qui savent. Ils vont me tuer aussi, c'est sûr, faut me protéger m'sieur, je vous dis la vérité. S'il vous plait, me tuez pas. J'ai jamais rien fais d'mal moi monsieur. Y a juste eut cette histoire avec cette fille, mais je l'ai jamais tapé, elle ment pour m'voler mon argent, c'est que des menteries m'sieur ! Et puis pareil, la pétasse dans la rue, je l'ai jamais étouffée, je suis tombé en la croisant et j'ai jamais tenté d'la violer, c'est toutes les mêmes, elles veulent que du pognon. Elle m'a allumé la salope, ça oui m'sieur, parole ! Genre elle m'a regardé et tout hein ! Pis les plantes dans mon jardin c'est que des remèdes pour mon dos jvous jure, y a rien que du naturel, même si les flics ils disent que c'est de la drogue moi je dis que si c'est naturel c'est pas vilain pas vrai hein ? Oh et puis mon permis c'est une erreur aussi hein, c'est la vache qu'a grillé la priorité, z'allez pas m'embarquer pour ça dites ? T'façon elle était bourrée jsuis sûr, y z'ont pas pu lui faire une autopsie parce qu'elle était en trente morceaux mais jvous jure qu'elle était ivre morte la vache, jle sais, elle puait quand je l'ai bouffée. T'façon c'est un complot des mutants, ils ont bourré la vache et ils l'ont lancé sur mon pare brise !
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MessageSujet: Re: [RP] Mission de sauvetage Mer 10 Sep 2014 - 22:27

Une chose froide sous le front – les mains – les jambes – tout le corps.
Allongé. Sur le sol. Le bitume. À l'aéroport. Allongé, sur la piste de l'aéroport.
En mission. La Confrérie.
En mission pour la Confrérie.
Serguei a attaqué le militaire – il s'est relevé. Il l'a pris à la gorge. Jeté sur lui, plus loin. Et... rien.

J'ai les yeux fermés.
Le ciel, nuageux.
Pas un bruit autour.

...pher
Des sons. J'ai mal, comme des épines partout. À la tête.
Des mots. C'est la voix de Maria. Aucun sens dans tout c'qu'elle dit – pas qu'ça change d'd'habitude.
Puis plus rien.
Je regarde autour – y a des gens à gauche, tous à terre. Personne à droite.
Ils ont dû dire à tout le monde de se mettre à terre. Pas de bruit – presque pas : encore des bruits de panique, mais ailleurs, autrement.
Je vois quelqu'un debout, beugler.

JVEUX PAS MOURIIIIIIIChriIIIIstoIR. pher !TIREZZZ PAAAAAAS ! JLES AI CHRIVUUUUSTOUS PHER!CES SALAUDS D'MUTANNNNNTS.

Quoi ?

CHRISTOPHER WHITE !!

C'est Maria. Drôle. On dirait presque qu'elle s'inquiète... ou pas, elle doit juste rager.
Je lui réponds, ou pas ?

Stephen arrive. Fais-nous un signe repérable à cent mètres avec des lunettes thermiques. Christopher ! Stephen arrive. Fais-nous un signe repérable à cent mètres avec des lunettes thermiques.

Eh, doucement, le spam. Sa voix renfonce les épines.
À la troisième fois, j'en peux plus.

« Va te faire foutre, Maria. Mets le zoom, achète-toi des jumelles normales. »

Je dois réfléchir. Trouver un moyen de sortir de là... si je suis pris... de toute façon ils verront que je suis mutant... après ils retrouveront qui je suis et...
Non. Ça, non.
Vous savez vous nan ? Tous les présidents, bah ce sont des mutants et ils veulent créer une société qu'avec des mutants alors ils tuent tout ceux qui savent.
Quelque chose repérable à cent mètres avec des lunettes thermiques... Elle m'a allumé la salope, ça oui m'sieur, parole ! Quelque chose d'assez grand... Sergueï.

« Je suis... »

Je regarde à nouveau. Oh et puis mon permis c'est une erreur aussi hein, c'est la vache qu'a grillé la priorité, z'allez pas m'embarquer pour ça dites ?

« Non. J'étais à côté de Sergueï. Isolé. Du reste. À gauche. »

Parler ne fait pas du bien – les épines s'enfoncent. T'façon elle était bourrée jsuis sûr Je mets mes mains sur la tête. jvous jure qu'elle était ivre morte
Les yeux fermés.

Je me mets en boule.
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MessageSujet: Re: [RP] Mission de sauvetage Sam 20 Déc 2014 - 22:12

Occupé à étrangler consciencieusement son adversaire, Heavy Weapons Guy avait soudain entendu un petit bruit métallique résonner sur le sol à ses pieds. Sans lâcher prise, intrigué, il avait regardé au sol.

Quelque chose avait roulé entre ses pieds écartés. Une sorte de boîte de conserve. Mais d'un genre qu'il ne connaissait que trop bien. Le temps qu'il comprenne la situation, puis...

Surprise, motherfucker !

Sergueï se mangea une nouvelle dose de douleur, ses yeux et ses oreilles déposèrent instantanément et simultanément leurs congés. Le grand bœuf se retrouva dans le noir. Avec un hurlement de douleur, il ne put s'empêcher de lâcher sa proie pour venir couvrir de ses grosses mains son visage qui lui faisait souffrir le martyr. Les vapeurs néfastes s'infiltrèrent dans ses conduits respiratoires, et firent leur travail. Fou de douleur, aveugle, sourd, paniqué, désorienté et suffoquant, le grand russe erra quelques instants à l'aveuglette en fouettant l'air d'un bras vindicatif. Il se cogna la tête contra la carlingue de l'appareil, répliqua par un coup de poing qui plia légèrement l'innocent train d'atterrissage, puis repartit dans l'autre sens. Il ne sentit pas les mains se poser sur son dos, mais il sentit la désagréable sensation de la téléportation.

À quatre pattes dans la boue, crachant ses poumons et retrouvant progressivement l'usage de ses sens, il revint peu à peu à la situation. Il avait l'impression d'être parti depuis trois mois Décidément, il en bavait aujourd'hui. Maria allait lui passer un de ces savons...

Maria !

Comme un ange tombé du ciel, sa cousine chérie était là. Même de dos, il la reconnaîtrais entre mille. Sa souffrance s'envola d'un coup tandis qu'il se précipitait pour la serrer dans ses bras.

"MARIAAAA !!!"

Il la souleva de terre tant sa joie de la trouver ici était intense. Se rappelant sa force, il la relâcha in extremis avant de lui rompre le cou. Le colosse renifla, imitant le cri de l'avion qui décolle. Sa cousine était là : avec elle pour diriger, les choses ne pouvaient que s'arranger. Pleurant toujours à chaudes larmes à cause du gaz lacrymogène, il interpella sa cousine d'une voix où se mêlaient la honte et la colère.

"Sniejïnka … Ils sont beaucoup... Et ils ont des armes, et les autres ils sont tout seuls !! "

Avec des yeux ronds, il aperçut le paralytique qui végétait dans son fauteuil roulant. À ses côtés, il reconnu Stephen, le téléporteur. Il comprit, mais ne se détendit pas pour autant. Presque sans y penser, il arracha les jumelles des mains de Stephen qui resta sans voix. S'essuyant une fois de plus les yeux, il observa la scène de loin, tâchant de jauger la situation.

Ça se présentait mal.

"Je vois pas la jolie. Gamin est à l'abri, mais chef, il va se faire descendre... Si Stephen va le chercher, ils vont tirer..."

Incapable de compter jusqu'à seize sans se tromper, Sergueï était cependant (et curieusement) capable d'une assez bonne interprétation des situations de combat. Réfléchissant aussi fort que lui permettait son cerveau de grand plantigrade, il s'acharna à trouver une idée brillante. La tâche fut ardue, mais il parvint finalement à connecter deux neurones parmis les moins épais. Le téléporteur n'aurait pas le temps d'attraper Sim' et Elaine sans se faire descendre, alors il ne voyait qu'une solution : faire diversion, forcer les soldats à se séparer et se mettre à couvert, puis avant qu'ils aient le temps de se réorganiser, évacuer tout le monde. Difficile, mais pas impossible.

Bien sûr, le seul qui avait une chance de survivre à une éventuelle riposte des militaires, c'était lui.

Sa cousine, il s'en doutait, était sûrement déjà parvenue à la même conclusion bien avant lui. Le cœur gonflé de haine à l'égard des militaires, Heavy était prêt à en découdre. Mais il n'était pas bête au point de croire qu'il avait une chance contre un régiment armé. À moins bien sûr que...

Il tira doucement sur la manche de Maria (enfin, juste assez pour ne pas lui arracher le bras). Dans ses yeux se lisaient toute la supplication qu'un homme peut exprimer.

"Sniejïnka : Il faut aller chercher gamin d'abord. Puis après, il faut tuer les méchants, sinon nos amis on va pas pouvoir les chercher. J'y vais avec Sasha !!! Tu l'as amenée ??"

Il ne doutait pas que sa cousine avait pensé à la terrible mitrailleuse lourde. Elle pensait toujours à tout. Avec Sasha, ils avaient une chance. Une minuscule, infime, toute petite chance. Mais c'était mieux que pas de chance du tout.

Serrant instinctivement les sphincters en attendant la tactique de Maria, il retint son souff
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MessageSujet: Re: [RP] Mission de sauvetage Dim 28 Déc 2014 - 19:19

L'enthousiasme toute éléphantesque de Sergueï aurait fait plaisir à voir si l'urgence de la situation ne supplantait pas l'esprit familial. Balancée dans tous les sens comme une poupée de chiffon agrafée sur le dos d'un guépard, Maria savait qu'elle allait devoir subir la tempête de câlins consanguins sans pouvoir rien faire. Demander au colosse d'arrêter et de la reposer sagement au sol n'aurait servi à rien : la cervelle de Sergueï ne parvenait pas à gérer deux choses en même temps. Là, il était intégralement concentré à lui faire des papouilles pas à l'écouter.
Heureusement, cela ne dura pas trop longtemps. Quand enfin Sergueï la reposa au sol, elle lui accorda une petite tape amicale sur l'épaule, accompagnée d'un sourire.

"Moi aussi, je suis contente de te voir, cousin ! Tu as bien bossé ! Tu es revenu en un seul morceau !"

Un débriefing niveau GSM (Grande Section Maternelle) plus tard, la concentration nécessaire à la réussite de la mission était revenue.
"On sait qu'ils sont nombreux, Sergueï, répondit-elle alors que Stephen sursautait de voir ses jumelles lui être sauvagement arrachées des mains, mais nos trois amis sont malins… En tout cas, bien plus que ces soldats !"

Maria se tordit pour faire craquer ses vertèbres malmenées, accorda un dernier coup d'œil à Nobiltà, toujours aussi inexpressif qu'un flan aux quetsches, puis, dressée comme un I, se remit à scruter la scène aux travers des jumelles thermiques.
"Pas d'inquiétude, Sergueï, fit Maria sur un ton plein d'assurance, on attend qu'ils se manifestent et Stephen ira les chercher, ça ne prendra qu'une fraction de seconde !"

Puis, en marmonnant à l'adresse du trio :
"Allez les gars… Un signe ! Rien qu'un petit signe… "

A cette distance, de nuit et sous la pluie battante, il n'y avait aucun moyen de les distinguer des autres passagers de l'avion. Et l'absence de réponse à ses recommandations commençait à devenir inquiétante.
Elle vit alors un des soldats, probablement mû par une volonté hiérarchique, se détacher du groupe et commencer à déambuler parmi les prisonniers. Un par un, il scrutait leurs visages.

"Il les cherche, chuchota-t-elle comme s'il pouvait l'entendre, cela veut dire qu'ils ont obtenu leur signalement."

Sergueï demanda des nouvelles de son doudou-Gatling. Stephen profita de cet instant d'inattention pour récupérer ses jumelles. Machinalement, d'une simple indication du pouce, Maria indiqua le Hummer garé derrière eux.
"Sasha est là, ne t'inquiète pas. Prête à être utilisée ! Mais, attention, pas maintenant ! Tuer des militaires, ce n'est pas grave, par contre, tuer des civils, ça peut être fâcheux."

Elle pointa Nobiltà de l'index :
"Il faudrait d'abord être sûrs que ce type baveux mérite qu'on fasse couler un bain de sang ! Mais tiens-toi quand même prêt, Sergueï, je risque d'avoir besoin de toi et de ton invulnérabilité !"

Une voix éraillée se mit alors à saturer le canal de transmission. Une voix quasi-méconnaissable, mais le registre de langue et le vocabulaire étaient incontestablement Simiesques !
J'ai récupéré… krrrrrouaf,  Élaine. Évacuez-la en priorité, teuh teuh, elle est à poil et va se faire choperrrrraaaarg. Sortez-la bordel ! Moi ça va.

"Elle est vivante !" S'exclama Stephen, soulagé.

"Bien compris, répondit Maria à Sim en faisant taire l'ado d'un geste de la main, encore faut-il qu'on la repère ! Thermiquement, elle doit être proche de la couleur du tarmac !"

La situation venait de d'atteindre un nouveau palier de tension : le soldat s'était arrêté au-dessus de quelqu'un et se penchait pour détailler son visage.
"As-tu des nouvelles de Chris ?" Demanda Maria au bout de quelques secondes de silence.

Son message sembla se perdre dans la tempête. Elle ne reçut aucune réponse. Ce fut une voix très faible qui brisa, quelques secondes plus tard, le silence radio.

Je… suis là. Je vais augmenter ma température. Vous allez me repérer hein ? Vous… vous allez pas me laisser là ? Hein ? Hein ?

"C'est Élaine !" Exulta Stephen.

... Puis, à l'adresse de l'héroïne préférée de ses séances masturbatoires nocturnes :
"Vas-y, Élaine ! Vas-y ! Augmente ta température ! Ne t'en fais pas, je vais venir te chercher !"

De ses jumelles thermiques, il se mit à balayer frénétiquement l'horizon.
"Attends, fit Maria, posément, j'aimerais d'abord savoir si Christopher est… "

"Là-bas ! Coupa-t-il en pointant du doigt, je la vois ! Il y a un corps étendu qui est en train de chauffer !"

Maria suivit du regard la direction de l'index tendu, mais ne vit rien de spécial.
"J'y vais !" Cria-t-il.

Maria lui attrapa le poignet pour contenir son enthousiasme.

"Montre-la moi d'abord, je veux être sûre que tu ne te plantes pas."

D'un glissement de l'index sur le haut de ses jumelles, Stephan transféra les coordonnées de sa cible à celles de Maria… La russe scruta un instant… Le soldat déambulant avait délaissé son premier suspect et se rapprochait de la position d'Élaine.
"OK, feu vert !"

Stephen n'avait pas entendu "vert", il était déjà parti.

~~

"Tommy, tu vois quelque chose ?" Cria Higgins au soldat.

Les prisonniers étaient paralysés par le froid et les vapeurs persistantes de gaz-poivre mais il ne relâchait pas sa vigilance. Avec quelques mutos parmi eux, une seconde d'inattention et la situation pouvait basculer !

"En tout cas, pas de monstres, pas de filles nues, répondit Tommy, je les aurais repéré ! Par contre, des types aux cheveux courts bruns foncés, il y en a par paquets ! Je suis en train de scanner tous les visages."

Le Major Roderick Hall se fit entendre sur la ligne. Higgins ne savait pas exactement où il était, il préparait sans doute quelque chose dans son coin.
"Transférez-moi tous les scans au fur et à mesure, ordonna-t-il, je le reconnaîtrai sans problème ! Par contre, n'essayez pas de l'intercepter avant mon autorisation !"

"Roger ! … Tommy, grouille-toi, même nous on commence à se les geler ici !"

Tommy enjamba un gosse de dix ans, sanglotant, dans les bras de sa mère transie de froid. Tout à coup, il se fixa et se mit à bredouiller.
"Merde… Mais… Mais… Il y avait une fille ici, il y a trois secondes ! Elle a disparu !"

"QUOI ???!!!" S'écrièrent de concert Higgins et le major Hall.

"Je vous assure ! Une jolie nana ! J'allais lui scanner la tronche, le temps que je tourne mon regard, elle s'est volatilisée."

"Elle était habillée ?" S'enquit Higgins.

"Affirmatif ! Hélas !"

"Elle a dû réenclencher sa robe holographique, expliqua Roderick via les ondes, soyez attentifs, ils ont probablement un téléporteur !"

Higgins allait demander davantage d'informations à son supérieur quand un individu se leva, sans prévenir, parmi tous les autres.
J'veux pas mouriiiiiir, bouhouhouh, m'tuez pas monsieur le soldat, bouuuuuh…

"A terre immédiatement, vociféra-t-il en dressant le canon de son fusil d'assaut. Obtempérez, ou je fais feu…"

"… mon suicide et même que j'ai été cambriolé, bouuuuuuh. Chopez ces sales bâtards, j'vais arriver en retard à l'enterrement de grand-mère à cause…"

Merde, ce type débloquait un max ! Pas étonnant, en fait, au vu des conditions climatiques et du stress ambiant palpable. Higgins jugea qu'une mise à mort nette et froide, dans de telles circonstances, n'aurait pas été très chrétien. "Beati Pauperes Spiritu" disait l’Évangile selon Saint Mathieu. Il se tourna vers son voisin de droite :
"Hé, Tripps ! Tu peux m'asperger ce connard d'une dose généreuse de gaz-poivre, s'il te plaît ? Juste pour lui rappeler qu'on ne rigole pas ?"

La diarrhée verbale se poursuivait inlassablement :
… Tous les présidents, bah, ce sont des mutants et ils veulent créer une société qu'avec des mutants alors ils tuent tous ceux qui savent. Ils vont me tuer aussi, c'est sûr, faut me protéger, m'sieur, je vous dis la vérité. S'il vous plait, me tuez pas. J'ai jamais…

"Hé ? Tripps ? Tu m'entends?" Insista Higgins.

"Attends, attends, répondit le soldat en fronçant les sourcils, laisse-le finir ! Il dit pas que des conneries ce type !

"Hein ?"

"… j'ai jamais tenté d'la violer, c'est toutes les mêmes, elles veulent que du pognon. Elle m'a allumé la salope, ça oui, m'sieur, parole ! Genre, elle m'a regardé et tout, hein ! Pis les plantes dans mon jardin, c'est que des remèdes pour mon dos j'vous…"

Le soldat Tripps était fasciné, il buvait les paroles de Sim sans pouvoir détourner les yeux. Higgins lui donna un coup de coude dans les côtes :
"Arrête tes conneries, immobilise-le, on n'a pas le temps !"

… T'façon, elle était bourrée, j'suis sûr, y z'ont pas pu lui faire une autopsie parce qu'elle était en trente morceaux mais j'vous jure qu'elle était ivre morte la vache, j'le sais, elle puait quand je l'ai bouffée. T'façon c'est un complot des mutants, ils ont bourré la vache et ils l'ont lancé sur mon pare-brise !

Tripps sortit lentement un mouchoir de la poche de sa combinaison et s'essuya les yeux, ému aux larmes :
"Tu entends son histoire ? Je peux pas lui faire de mal, ce type est un saint !"

Higgins prit le lance-gaz-paralysant des mains du soldat trop émotif pour faire ce métier et aligna le réticule du viseur avec la silhouette de Sim qui s'approchait encore.
"Je vais te faire fermer ta gueule, bouffon !" Promit-il avec un regard sadique.

Dans la lunette, une montagne de chair apparut entre lui et ledit bouffon. Par réflexe, il tira, immédiatement imité par tous ses camarades. Les passagers de l'avion se mirent à hurler de terreur. Sergueï Tereshkov encaissa les bastos sans être plus incommodé que si c'eût été des piqûres de moustiques. Deux secondes de stupeur plus tard, le colosse avait de nouveau disparu emportant avec lui le bonimenteur.


~~
Le trio réapparut une fraction de seconde plus tard devant Maria.
"Voilà le paquet !" Cria Stephen.

Sim tomba sur les genoux… Effet normal d'une téléportation brutale. Sergueï grimaça comme s'il avait avalé un seau d'huîtres pas fraîches. Élaine était assise à l'abri à bord du Hummer et se réchauffait, tant bien que mal, enroulée dans une vieille couverture en pilou aux motifs écossais. Nul ne savait si elle geignait à cause du froid ou de l'horreur élimée qui couvrait ses épaules.

"Il en reste plus qu'un ! Fit Maria, merde !! Où te planques-tu, Christopher ?"

Elle revissa les jumelles à ses yeux et scanda dans son communicateur :
"Christopher ! Stephen arrive. Fais-nous un signe repérable à cent mètres avec des lunettes thermiques. Christopher ! Stephen arrive. Fais-nous un signe repérable à cent mètres avec des lunettes thermiques. Christopher ! Stephen arrive. Fais-nous un signe repérable à cent mètres avec des lunettes thermiques…"

Cela faisait plus de deux minutes qu'elle répétait cette phrase sans obtenir de réponse.
"Christopher ! Stephen arrive. Fais-nous un signe repérable à cent mètres avec des lunettes thermiques."

Elle commença à rabaisser ses lunettes.
"Понижение ! Понижение И понижение !!"

"On fait quoi miss Yevgeniyen ?" Demanda Stephen.

"Ça commence à devenir trop dangereux… Va falloir qu'on parte sans lui !"

Comme s'il avait reçu une décharge électrique, Stephen pointa brusquement une direction du doigt :
"Là-bas ! Là-bas !! Ça brille !"

Maria tourna le regard vers la direction indiquée. Enfin, Christopher donnait signe de vie !!
"C'est un feu de détresse ! Pas très discret ! Go, go, go !! Ramène-le nous !"

Stephen fit un signe de la tête et disparut.
Bien !
Les choses s'arrangeaient enfin !

"Grimpez tous dans le Hummer, on va décoller ! Sergueï, charge-moi Nobiltà à l'arrière. Sim, si tu es remis, tu prends le volant, on charge Chris et on part à toute berzingue en ligne droite…"

Les mutants s'activaient quand Stephen réapparut avec Christopher.
Ils n'étaient pas seul.
Un passager clandestin, un feu de détresse à la main, les accompagnait.

"Désolé, Miss, cria Stephen en détalant comme un lapin pour se mettre hors de portée, il m'attendait ! Il m'a posé la main sur l'épaule alors que j'étais en train de nous retéléporter !"

Le major Roderick Hall mit un genou au sol, déstabilisé. Puis, par un effort de volonté décuplé par un esprit de vengeance, il donna un coup de rein, se releva et attrapa fermement Christopher par la nuque. Il le plaça devant lui comme bouclier, le poing fermé contre la tempe.
"Fini de rire, les mutos ! Si vous ne vous rendez pas immédiatement, je lui envoie une décharge de cinquante mille volts dans la cervelle, à votre copain ! Et il me restera assez de jus pour vous autres !"

Les avant-bras de l'humano se mirent à ronronner, l'air au-dessus de ses phalanges crépitait.
"Toi ! Aboya-t-il à l'adresse de Maria, balance-moi doucement le flingue que tu as à ta ceinture, tout de suite !"

La russe n'hésita pas, elle retira ses gants, prit délicatement le canon de son Smith & Wesson dans ses mains nues, et le lança dans une trajectoire en forme de cloche jusqu'aux pieds de l'humano.
"Et maintenant, tu recules !"

Elle obtempéra sans rien dire. L'humano s'agenouilla et obligea Christopher à faire de même.
"Allez, mon gars, ramasse-le et donne-le moi ! Les autres, je ne vous quitte pas du regard."

Une fenêtre de tir allait s'ouvrir dans quelques secondes. Est-ce que Christopher allait bien réagir ? Est-ce que les autres allaient en profiter ? Le major Hall regarda à droite et à gauche.
"On est où, là ?"

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MessageSujet: Re: [RP] Mission de sauvetage Lun 5 Jan 2015 - 19:08

Il y avait des jours où rien n'allait. Elaine suivait d'un œil attentif les évènements qui suivaient son exfiltration réussie. Si elle se sentait un peu mieux à chaque seconde, elle se forçait pourtant à ne pas trop se recroqueviller sur le siège du véhicule, afin d'éviter le moment fatidique où son regard croiserait à nouveau la pelure dans laquelle elle était emmitouflée. L'Atomique avait cru défaillir lorsqu'elle avait aperçu l'horreur pleine de peluches, aux croisillons démodés et à l'aspect général so 90'. S'il y avait bien un seul motif écossais qui trouvait grâce à ses yeux, c'était celui de sa micro jupette qu'elle avait exhibé voilà quelques années dans ce club bondé, menant à une émeute jamais vue de mémoire de vigile.

C'était donc rouge de honte, verte de rage et pâle d'émotion qu'elle étreignait tout de même l'étoffe salvatrice, essuyant d'une main discrète les quelques larmes qui avaient mouillé sa joue quelques secondes auparavant, dans ce qui semblait un cauchemard d'une autre vie. Les hauts le cœur liés à sa téléportation s'étaient bien vite apaisés et elle n'avait plus qu'à s'installer confortablement pour admirer la suite des évènements, la maitrise toute relative de la situation de ses confrères qui semblaient tout droit sortis d'une mauvaise série américaine. Il y avait le gros costaud abruti, le grand malin méchant, la petite blonde maligne et pas bien mignonne et elle, dans le rôle que tous enviaient, la superbe nénette dont les seuls soucis dans la vie étaient une malchance irréelle et une beauté stupéfiante.

Puis les choses dégénérèrent rapidement et Christopher (celui qu'elle avait déjà à moitié oublié tant il n'était ni beau ni totalement accro à elle) revint avec un Stephen bredouillant et un troisième individu fort peu recommandable. Elaine retint une bordée de jurons pour le malheureux adolescent qui tenait davantage du gaffeur en série que du puissant mutant utile, mais jugea bon de se taire. Elle l'avait à sa botte et il lui suffisait d'un lever de jambes pour qu'il remue ciel et terre pour lui rendre service. Aussi ferma elle sa paire de lèvres pulpeuses.

L'Atomique n'était pas effrayée par le nouvel arrivant. D'abord parce qu'il ne la braquait pas directement, mais également parce qu'il était seul. Dans ce cas de figure, il pouvait descendre au maximum un des membres de leur groupe avant de se faire détruire la figure par le monstre russe ou Sim' qui, elle le savait désormais, maitrisait parfaitement l'art du coup fourré, du pied dans les parties et du backstab de lâche. Mais surtout, Elaine était furieuse. Ce n'était pas l'une de ses petites colères passagères qui suivaient la fin d'une bouteille de champagne ou l'arrivée d'un looser à une de ses soirée, non, c'était la grosse crise. Celle qui n'éclatait qu'en cas de situation particulièrement grave, une concurrente attirant les regards de la soirée ou un soupirant qui se désintéressait d'elle. Pis que tout, Elaine était encore blessée dans sa fierté des évènements précédents, où elle avait vu la mort la frôler alors que personne ne lui prêtait attention, qu'elle était désemparée et désespérée. Et puis, bien sûr, il y avait cette foutue couverture. Elle l'arracha et la balança derrière elle sans aucun remord, extirpant ses jambes de gazelle puis son corps de déesse du véhicule. Elle cliqueta à qui mieux mieux, manquant de s'arracher une de ses monstrueuses boucles d'oreilles dans la portière.


Ça suffit les conneries !

Elle avança à grandes enjambées vers le duo et le flingue, ulcérée. La belle se souvint tout juste de lever les bras pour éviter une décharge immédiate mais n'en continua pas moins d'avancer jusqu'à se retrouver à quelques mètres du braqueur amateur. Celui si put donc admirer l'indécence de son décolleté holographique alors qu'il se baissait pour ramasser l'arme. Elaine ignora superbement ses congénères et se mit à glapir comme une furie, frappant violemment du talon sur le sol, qui produisit un son ridicule.

T'arrête ça de suite ! T'es seul avec un malheureux flingue, on est plein d'mutos ultra baleze et on va te défoncer ta race s'tu bouge, t'as pigé ? Pose ça et tire toi. Et me flingue pas, j'suis trop bonne pour ça.


Un observateur extérieur aurait admiré la coordination des mutants, la précision avec laquelle Elaine avait jaugé son intervention pour qu'elle coïncide avec les enzymes de sa consoeur. Mais la bimbo n'avait pas la moindre idée de ce qui se passait dans la main du major, pour la simple et bonne raison qu'elle ne pouvait penser qu'à une chose à la fois. Et cette chose jaillit de sa bouche avec la puissance d'un direct de boxer de compétition et fusa dans la mâchoire du militaire qu'elle disloqua dans la foulée, manquant de le mettre K.O immédiatement. S'il survivait, il pourrait se souvenir longtemps de l'horreur qui s'était littéralement téléportée de la bouche de la donzelle jusqu'à sa mâchoire avec la douceur d'un accouplement de rhinocéros.

Et Elaine se jeta à terre immédiatement, plongeant avec la grâce d'une nageuse Est-Allemande à couvert. Le sol l’accueillit avec rudesse et elle put apprécier toute la brutalité de sa caresse étant donné qu'elle ne portait après tout, aucun vêtement physique. Et ce fut avec la colère d'une demoiselle qui allait devoir couvrir ses bleus sur les seins pendant une bonne semaine qu'elle cracha quelques mots.


Butez le !  

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MessageSujet: Re: [RP] Mission de sauvetage Sam 24 Jan 2015 - 16:28


Le mastodonte fit craquer son cou massif, grimaçant comme jamais. Un examen rapide de ses hanches lui apprit qu'il saignait légèrement et que de gros hématomes parcourait ses bourelets. Il avait surtout encaissé des cartouches à gaz, mais il avait aussi pris des bastos. Il sentait d'ailleurs toujours les petites têtes de métal fichées dans les trous qu'elles avaient creusés. Et ça piquait un peu, quant même. Il faudrait les retirer assez vite, avant qu'il ne cicatrise par dessus, mais chaque chose en son temps.


"Grimpez tous dans le Hummer, on va décoller ! Sergueï, charge-moi Nobiltà à l'arrière. Sim, si tu es remis, tu prends le volant, on charge Chris et on part à toute berzingue en ligne droite…"

Quant Maria parle, on obéit ! Le gros russe s'attela aussitôt à la tâche, conduisant le paralytique (qui n'émit aucune objection) jusqu'au véhicule. Il ouvrit le coffre, bien assez large pour accueillir son passager, et y hissa le fauteuil et son con tenu. Il cala précautionneusement le siège contre la paroi, et fixa le mutant avec des sangles magnétiques afin d'éviter qu'il ne se ballade dans tous les sens au moindre cahot de la route.

Ceci étant fait, il referma le coffre, et se rua à l'intérieur aussi vite que lui permettait sa surcharge pondérale et musculaire. La banquette arrière était heureusement assez large pour que tout le monde puisse y tenir (ou à défaut, s'y entasser comme des sardines au fond d'une boîte, entre l'huile et les aromates). Trônant sur son lit de cuir, la mitrailleuse Gatling était bien là, comme Maria l'avait promis. Les larmes au yeux, il la pressa contre lui.


« Sasha !!! »

Sa liesse fut de courte durée. Une voix qu'il ne connaissait que trop bien résonna à l'extérieur.

"Fini de rire, les mutos !"

Collant son nez épaté contre les vitres fumées du 4x4, il le vit : le salopard ! L'enfoiré ! Le major 10 000 volts ! Mais cet enfoiré était encore plus increvable que lui, c'est pas vrai !!! Sergueï se maudit intérieurement de sa faiblesse. Il s'en voulait à mort de ne pas avoir eut la force de massacrer le militaire, qui par sa faute, avait eut le temps de prendre le petit Chris en otage et de venir menacer sa cousine chérie.

Le comble, c'est que cette raclure surentraînée le verrait venir à 30 kilomètres. Le temps qu'il ouvre la portière, qu'il sorte et qu'il franchisse les quelques mètres qui les séparaient, il aurait trois fois le temps de faire frire la cervelle de son otage, et probablement d'un ou deux de ses collègues (et peut-être même Maria!!!). Heureusement que le bourrin ravala la rage qui lui brûlait les entrailles avant de se précipiter au désastre. Sans vraiment le faire exprès, il s'appuya sur le bouton qui commandait l'ouverture du toit ouvrant. Levant les yeux, il constata que l'ouverture était assez large pour lui permettre, en se tenant debout, de sortir et de mettre en joue le militaire qui se prenait pour un pylône EDF. Ce dernier venait d'ailleurs de demander à Maria de lui envoyer son calibre. Heavy gronda pour lui même.


« Tu vas avoir besoin d'un plus gros flingue... »

Mais un espoir se profilait à l'horizon : Lorsqu'il vit sa génialissime cousine retirer ses gants, il comprit instantanément que l'humanoïde allait passer un mauvais quart d'heure.

Ça suffit les conneries !

La voix péremptoire et la démarche autoritaire de la blonde Atomique lui fit écarquiller les yeux : elle marchait sur le preneur d'otage, sans plus de peur que si elle faisait simplement ses courses. Il n'aurait pas du douter de ses camarades.


T'arrête ça de suite ! T'es seul avec un malheureux flingue, on est plein d'mutos ultra baleze et on va te défoncer ta race s'tu bouge, t'as pigé ? Pose ça et tire toi. Et me flingue pas, j'suis trop bonne pour ça.


Il mit quelques secondes à comprendre le manège d'Elaine. Mais lorsqu'il percuta, la joie et l'excitation le submergèrent. Une diversion !! Parfait !! Après tout, il était entouré de gens intelligents !! Sans compter que Sim' n'était pas encore entré en scène !

L'Hénorme compta jusqu'à 5, croisant les doigts pour que Sim' ait eut la bonne idée de sortir Christopher des mains de l'humanoïde, et espérant de tout son cœur que tous les autres ait eut le réflexe de dégager de sa ligne de mire.

Heavy attendrait le bon moment, frapperait vite et fort. Sergueï prit une grande inspiration. Lorsque la voie serait libre, il se redresserait d'un coup, hissant au passage Sasha avec lui par le trou dans le plafond, et braquerait directement son arme sur le major. Et avant qu'il n'ait le temps de comprendre ce qui lui arrive, l'Américain mangerai quelques centaines de balles dans la tronche.

L'ours de steppes guettait le moment propice, les muscles sous tension. Le canon se mit à tourner avec un sifflement funeste, prêt à cracher la mort.

Par habitude, le géant russe hurlerait probablement à pleins poumons un « MANGES-TOI ÇAAAAAAAAAA !!! » de circonstance, pour la beauté du geste
...
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MessageSujet: Re: [RP] Mission de sauvetage Mer 25 Mar 2015 - 23:09

À un moment, quelqu'un est à côté de moi – un homme, un militaire, je le reconnais à l'uniforme – qui se tenait debout, du rouge dans les mains. Ce n'est pas du sang – ça ne coule pas, c'est lumineux – c'est plutôt comme un feu, qu'il agite sans raison. Je commence à voir un peu mieux, à entendre des sons, le monde commence à faire sens. Et je comprends que je suis bien dans la merde : seul, abandonné par la Confrérie et récupéré par l'armée américaine, je vais pas faire long feu – ou pire : je vais faire long feu. Je regarde autour de moi mais ne bouge pas pour ne pas attirer d'attention.

Et soudain un miracle : Stephen. J'aurais pas cru un jour être aussi content de le voir se jeter sur moi, mais si – et en même temps qu'il m'attrape, je sens l'autre connard s'agripper aussi à lui, et...
... voyage instantané à la Stephen. Je reconnais le retournement de ventre, genre toupie bien gerbante. Ça faisait quelques temps, tiens. J'atterris à terre, je me mets sur les genoux et j'essaie de me relever... mais j'avais oublié connard n°1.

« Fini de rire, les mutos ! Si vous ne vous rendez pas immédiatement, je lui envoie une décharge de cinquante mille volts dans la cervelle, à votre copain ! Et il me restera assez de jus pour vous autres ! »

En même temps je sens du métal froid contre ma tempe. Ce métal, c'est pas seulement une arme – c'est plus comme quelque chose qui fait partie de son bras. C'est un humanoïde ? Son arme a bien pu être développé par papa... Est-ce qu'il sera triste, content, en colère ? J'y pense, et je souris, vide et cynique.
Mais c'est pas fini. Ça ne peut pas se finir comme ça. Je regarde Maria, et je ne suis pas très fier, je crois même qu'avec les yeux je lui demande de se démerder pour me tirer de là. (En plus c'est sa faute si je suis là. Non, j'aime bien les glaces et les filles italiennes mais pas à ce point-là.)
En réponse, elle enlève son gant, envoie son pistolet. Je me souviens d'un certain matin à la cuisine de la Confrérie – le premier – où elle m'a montré son pouvoir.
Connard n°1 me fait ramasser l'arme. Je l'attrape par le manche, lui tend et il le prend – par le canon, forcément. Les enzymes devraient faire leur job.

« Ça suffit les conneries ! »

Elaine avance, superbe, impressionnante, sans se poser de questions. Son discours est bizarrement réconfortant, même si je doute qu'elle ait pensé à quoi que ce soit – elle est trop bonne pour ça. Bon, c'est vrai que, quand même, au moins si je meurs ce sera avec une belle paire de nichons dans les yeux. Et un sacré fessier. Et une langue monstrueuse ?! Je penche la tête pour éviter l'horreur, et l'autre me lâche un peu, je roule sur le sol pour m'enfuir plus loin – je sens une décharge dans le cou, et tout à coup un impact, du son, un Sergueï qui hurle et des balles qui défilent.
Et la vie qui défile aussi, qui coule en dehors.
Mais bon, hein : plutôt lui que moi.
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Sim Keller

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MessageSujet: Re: [RP] Mission de sauvetage Jeu 26 Mar 2015 - 2:33

Il en avait bouffé, du volant, au cours de sa vie aventureuse. Qu'il s'agisse d'un contrôle de police légèrement zélé, d'un arrêt trop brusque ou d'une partie de jambe en l'air dans une mini, Sim avait souvent eut les incisives accrochées au skaï ou le front imprimé dans le cuir lorsque l'argent se faisait moins rare. Le phyto se souvenait vaguement avoir titubé jusqu'au siège conducteur de l'énorme 4x4 en suivant une injonction dont il ne souvenait guère, s'être écroulé comme une masse et d'avoir passé la tête à l'extérieur pour cracher la moitié de ses poumons et environ un tiers de son estomac, encore sonné de la combinaison de gaz asphyxiant et d'une téléportation toute nouvelle pour lui. C'est qu'il aimait lézarder au soleil, photosynthétiser lentement et prendre racine lui bordel ! Les transports déracinés à longue distance et à grande vitesse, c'était bon pour les autres.

Quelque peu remis de ses émotions, il posait son front sur le volant en se retenant de se frotter les yeux gonflés et rougis. Sa grande gueule l'avait souvent condamné à quelques jets de lacrymos de la part des forces de l'ordre et il savait d'expérience que de céder à l'envie de se foutre les phalanges dans les pupilles équivalait à y étaler une demie douzaine de piments supplémentaires. C'était donc en grognant et en pestant, souffrant dans un silence relatif qu'il attendait la suite des évènements, à savoir qu'on lui ordonne tout à fait imprudemment de démarrer sur les chapeaux de roue alors qu'il n'y voyait guère à dix mètres. L'ordre tarda et il put apprécier à contrecœur la qualité du siège du 4x4 qui moulait parfaitement son postérieur osseux. L'énorme véhicule représentait tout ce qu'il haïssait dans l'industrie automobile, une consommation déraisonnable qui menaçait directement ses vertes amies. En sa qualité d'hybride végétal, Sim entretenait une relation quasi schizophrénique avec les créations humaines. Un instant il vomissait les hydrocarbures, l'autre il ne pouvait s'empêcher d'enfoncer l'accélérateur pour les beaux yeux d'une bimbo.

Le véhicule gémit sur ses suspensions lorsque le gros lard embarqua, le tirant de ses pensées avec une douceur incomparable. Le mutant étouffa un grognement supplémentaire et jeta un coup d'oeil dans le rétroviseur pour admirer le décolleté de la blondasse à demi enfouie sous la couverture écossaise. Puis la situation dégénéra en un clin d’œil et il abandonna à regret la poitrine de sa congénère pour fixer un humanoïde énervé qui braquait leur dernier larron.

Oh bordel...

Le Malin se mit à fouiller discrètement la boite à gant en priant pour que ses doigts heurtent le métal glacé d'une crosse, sans encore trop savoir ce qu'il allait pouvoir faire de cet éventuel flingue. Avec les yeux encore larmoyants des récentes attaques, il n'allait pas pouvoir tenter de tirer sur la tête du militaire, quand bien même celui si s'exposait largement. Dans son état, il risquait davantage de trouer Chris et si ce type ne lui inspirait qu'une sympathie limitée, il n'allait pas gagner sa place à la Confrérie en tirant sur ses membres. Il grattait rageusement le compartiment désespérément vide lorsque Maria céda aux menaces du costaud et lui jeta une arme. Sim retint un hurlement de rage.

L'autre avait des options limitées mais la blondasse se chargeait de lui envoyer -littéralement- des munitions supplémentaires. En bon texan, il préférait amplement ne pas négocier avec les terroristes. Ses dents se plantèrent dans ses lèvres histoire d'éviter d'attirer quelque bastos perdue, maintenant que le méchant de l'histoire avait les moyens de faire place nette. Le stress montait rapidement à présent. A peine remis de ses mésaventures, il affrontait une nouvelle situation foireuse comme seule cette bande de naze semblait savoir créer. Heureusement pour lui, il avait un échappatoire à présent et estimait avoir fait preuve de suffisament d'héroïsme pour aujourd'hui. Il pourrait toujours raconter aux survivants avoir trébuché sur l'accélérateur. « Oh désolé Maria, j'ai cru que tu avais dis de partir... Oui oui j'allais chercher des renforts. Ah Chris est mort ? Quelle tragédie... ». Mais la blondasse en décida autrement et s'extirpa du véhicule pour faire face à sa mort prochaine avec une inconscience qui pouvait émerveiller les naïfs. Sim, lui, connaissait un peu trop les dégâts d'un calibre pareil pour admirer la connerie d'Elaine. Il esquissa un geste pour lui attraper le bras mais l'Atomique le distança sans mal avec ses grandes enjambées de gazelle.

Mais quelle bande d'abrutis...

Malheureusement pour lui, les évènements qui se précipitèrent ne lui donnèrent pas raison. Elaine cogna le militaire de façon surprenante et se jeta sur le côté. Sim s'apprêtait à lui beugler une injure acerbe lorsqu'un boucan de fin du monde manqua de lui faire péter les tympans. Le 4x4 manqua de verser dans le fossé lorsque le gros bondit sur ses pieds avec la douceur d'un trente huit tonnes et l'agilité d'un 747 à l'atterrissage.

Mais kess'tu fous toi ?!


Le colosse avait visiblement mal calculé son coup en escomptant passer délicatement par l'ouverture du toit et le traversa littéralement sans le moindre effort, arrachant ce qui restait de la toiture en forçant le passage de sa foutue sulfateuse qui se mit en batterie avec un bruit apocalyptique. Pour rajouter au chaos, Heavy se mit à beugler de ses cordes vocales hypertrophiées alors que son énorme canon atteignait sa pleine vitesse et balança une saucée de balles à la seconde. Sim manqua de perdre un tympan immédiatement et n'eut que le temps de plaquer ses mains sur ses oreilles pour tenter de sauver un peu de son audition irrémédiablement atteinte. Et son calvaire était loin d'être terminé puisque le géant pressait la détente avec la ferme intention de transformer l'humano en gruyère. Pour le malheureux juste en dessous de lui, cela se traduisit par une pluie d'éclats de métal brûlants, des douilles aux reste de la bande de munition, assortis de quelques bouts de toit sectionnés net par la puissance de la sulfateuse.


En d'autres termes, ce fut sous une avalanche de métal incandescent que Sim se terra, mains sur la tête, tentant péniblement de couvrir sa peau nue en braillant à chaque impact sur sa chair qui prenait une tournure brunâtre lorsqu'une douille lui rebondissait dessus. Il hurlait à s'en péter les cordes vocales, malheureux jouet d'une puissance qui dépassait l'entendement. Pis que tout, ses efforts futiles pour alerter le géant de sa présence et implorer un peu de pitié de lui ou de sa monstruosité mécanique ne rencontrait aucune réponse. Il ne s'entendait même plus, à demi sourd et fou de douleur, beuglant des insanités avec un débit au moins égal à la sulfateuse là haut. Tout le monde en prenait pour son grade, leurs mères se retrouvaient affublés de divers surnoms et tous allaient mourir de façon tout à fait horrible, il en avait marre de cette bande de guignols aux méthodes aussi expéditives qu'hasardeuses, il en avait marre de prendre des coups pour leur cause perdue, marre d'être le seul type à utiliser son cerveau dans ce gang moins doué qu'une bande de russes stéroïdés. Et Sim criait comme un putois piégé sous le déluge brûlant.
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Bloody Mary

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Alias : Maria Aleksandrovna Yevgeniyen
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Profession : Directrice de la Confrérie Moderne
Affinités : Méprise tous les humains.
Hait tous les humanoïdes.
Pour les mutants, cela dépend de nombreux facteurs subjectifs. (âge, pouvoirs, sexe, alignement, hobbies...)
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Type: Sigma
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MessageSujet: Re: [RP] Mission de sauvetage Jeu 23 Avr 2015 - 14:28

Les longs cheveux blonds de Maria voletaient dans tous les sens tels les serpents sur la tête de la Gorgone. Le trou béant dans le toit du Hummer déversait des flots de vent froid et humide dans l'habitacle dans une tempête de bruits assourdissants. Maria riait de toutes ses forces, à pleins poumons, à s'en décrocher la mâchoire. Certes, elle était hirsute, détrempée, transie de froid et avait les oreilles qui bourdonnaient depuis que Sergueï les avait régalé d'un concerto pour Gatling en balles majeur, mais elle exultait, sautillait d'excitation sur son siège, les poings fermés. A ses côtés, Sim dirigeait la carcasse du Hummer dans l'obscurité. Roulant à tombeau ouvert, le monstre à quatre roues tressautait à chaque cahot de la route, transformant les passagers en danseurs de tektonik.
"Excellent !! Hurlait Maria à ses coéquipiers, vous avez tous été excellents ! Brillants ! Géniaux ! Exceptionnels !"

Elle gratifia l'épaule droite de Sim d'une généreuse claque, comme on flatte l'encolure d'un pur-sang qui a gagné sa course.
"On a vaincu, putain !! On a réussi !!"

Elle n'était pas sûre que les autres l'entendent alors elle força encore sa voix :
"Vous rendez-vous compte ? On a buté un putain d'humano !! On a éliminé une machine de guerre conçue dans le but de nous détruire !"

Son exaltation frisait l'hystérie. Encore sous le feu de l'action, sa cervelle était saturée d'adrénaline.
"Et si Nobiltà est bien vivant -Vérifie Stephen !- On aura, en plus, accompli brillamment notre mission !! Sincèrement, bravo les gars ! Bravo à vous !!"

Se rendant compte que tous ne partageait pas forcément son enthousiasme, elle se rassit et chercha à mesurer son euphorie mais n'y parvint pas.
"Vous avez vraiment tous été super-géniaux. Et totalement imprévisibles !! Ils n'avaient aucune chance contre nous, les princes superiors ! Il va falloir que je vous embrasse !!"

Machinalement, elle regarda ses mains… Elles étaient nues.
"Mais en fait, oui, fit-elle en riant à gorge déployée, il va vraiment falloir que je vous embrasse tous !! J'ai dû foutre mes mains pleines d'enzymes partout dans le Hummer !! Vite avant que vous ne commenciez à vous dissoudre !!"

Les autres ne purent sans doute pas comprendre sa dernière phrase tant elle était hilare. Son état d'excitation paniquée perturbait ses capacités de raisonnement. De façon brusque, elle attrapa Sim par le menton sous ses doigts, elle sentit instantanément la chair frétiller entre ses doigts :
"Quitte pas la route des yeux !" Ordonna-t-elle en plongeant sa bouche sur la sienne.

Un coup de langue rapide à l'intérieur, histoire d'être sûre de partager ses anticorps et elle relâcha son emprise.

"Continue toujours tout droit : dans quelques kilomètres, tu vas atteindre la côte, le jet nous attend là-bas !"

Sans attendre, elle se tourna vers les sièges arrière et regarda les mutants qui les occupaient. Elle s'était un peu calmée :
"Élaine, depuis le Green Scale, normalement, c'est bon… Tu es toujours immunisée…"

Elle suçota généreusement l'index de sa main gauche et le tendit vers Sergueï comme une friandise :
"Tète ça, cousin ! Désolée, je ne me sens pas encore assez euphorique pour céder à la consanguinité."

Puis, regardant tour à tour Christopher et Stephen, elle fit de même avec le pouce et l'auriculaire de sa main droite et les offrit aux deux élèves.
"Désolée les gars, même consigne ! Pas question que je sois accusée de détournement de mineurs !"

Se faire sucer les doigts par ces jeunes garçons était-il vraiment plus moral que de les embrasser à pleine bouche ? Elle refusa de se poser la question… Et puis, de toute façon, elle n'avait pas le choix…
Elle reprit son ton exalté :

"Oh merde !! Oh merde !! Vous vous rendez compte qu'on a gravement assuré !! On a fait un vrai travail d'équipe !"

Au fait… Où étaient ses gants ?





… Ah oui, c'est vrai : elle les avait retirés pour piéger l'humano, ils avaient dû tomber mollement au sol…

Cette considération abaissa de quelques degrés son ardeur. Elle arrêta de rire et se rassit sagement sur son siège, les lèvres pincées.
Ses gants…
tombés dans la boue…
Merde !

Ses gants Gucci-berry… Faits sur mesure…
6000 crédits au bas mot…
Elle les avait égarés dans le feu de l'action, en pleine confusion.
C'avait été tellement le chaos qu'elle se ne souvenait plus vraiment des détails mais elle savait que tout le monde y avait été de sa propre initiative… D'où justement le chaos !
Elle, elle avait commencé par balancer son flingue chargé d'enzymes…

Merde… Son flingue !

Machinalement, elle tâta son manteau, porta la main à son holster, puis à sa ceinture… Son flingue ! Elle l'avait laissé là-bas lui aussi !


Son Smith & Wesson 60 !
Celui qui l'avait tiré de bien des situations tendues ! Celui qui avait trépaner Mamie Gang-Bang !

Un vent glacé souffla sur sa bonne humeur, son sourire se désintégra, son visage s'assombrit d'un coup. Elle se tourna vers Christopher et Stephen :

"Par contre les garçons, faudra que vous m'expliquiez comment vous avez fait pour tant merder ! Se faire prendre en otage c'est une chose, mais téléporter un humano armé jusqu'à nous, c'est une première ! Chapeau !"

Son ton avait été plus sec, plus acide. Elle concentra son attention sur le jeune Christopher :
"Toi, tu as été ultra-imprudent ! Mais qu'est-ce que tu foutais sur le tarmac alors qu'on évacuait, pourquoi ce silence radio ? On était prêts à partir sans toi ! Et cette hésitation, au moment le plus délicat, à filer mon flingue à l'humano ? La réactivité, ça te parle ?"

Son Smith & Wesson 60 ! Ses gants Gucci-berry !

Maria se tourna alors vers Élaine avec un air encore plus sombre :
"En parlant de réactivité, Élaine, tu décroches la palme… Mais aussi en matière d'imprudence ! Merde, qu'est-ce qui est passé dans ta cervelle de piaf pour t'exposer ainsi ? Tu crois pouvoir arrêter l'électricité avec ta langue ? C'est de la pure inconscience ! Tu aurais fini carbonisée si l'humano n'avait pas été aussi sonné par la téléportation ! Si tu as des tendances suicidaires, évite de les exprimer en pleine mission… Ouvre-toi les veines dans une baignoire comme toutes les pintades-starlettes qui se respectent !"

Son Smith & Wesson 60 ! Ses gants Gucci-berry !
Elle dégagea avec exaspération les cheveux qui venaient, pour la énième fois, s'engouffrer dans sa bouche. Son ton monta encore :
"Et merde, Sergueï ! Qu'est-ce qui t'a pris de défoncer ainsi le Hummer ? Il est bon pour la casse maintenant ! Les crédits de la Confrérie n'avaient pas besoin de ça ! T'es vraiment une grosse brute sans cervelle !
Et puis ça rimait à quoi ce torrent de balles ? Était-il nécessaire que tu vides un plein chargeur sur ce type ? Une seule rafale aurait bien suffi à le liquider trente fois ! Et ça nous aurait épargné les tympans ! Regarde le massacre : l'habitacle est plein de douilles vides, on ne peut même plus s'asseoir confortablement sur les sièges ! Merde, Sergueï, un peu de retenue !"


Son Smith & Wesson 60 ! Ses gants Gucci-berry !
"Mais tout ça, c'est ta responsabilité, Sim ! Meugla-t-elle en pointant un doigt accusateur en direction du conducteur, je t'avais dit que les gars étaient inexpérimentés ! Je t'avais dit qu'il allait falloir les chaperonner ! Tu étais censé gérer leurs ardeurs ! La prochaine fois -si prochaine fois il y a- au lieu de saturer les ondes de propos libidineux, tu dépenseras ton énergie à bâtir un vrai plan sérieux ! L'improvisation totale, c'est pour les pros du terrains, pas les amateurs comme toi !!"

Son Smith & Wesson 60 ! Ses gants Gucci-berry !!
Dans un mouvement de colère, elle abattit rageusement son poing sur le tableau de bord :
"Mais merde, quel fiasco cette mission ! Vous avez été en dessous de tout ! Je n'aurais jamais dû faire confiance à une bande de gros nuls !
Ah ! Elle est belle la Confrérie Moderne !
Ah ! Il est beau le superior moderne ! Peuh !!
"


La pluie avait cessé, les nuages s'écartaient enfin pour révéler un coin de ciel étoilé et une pleine lune brillante. Au loin, la silhouette noire du jet se découpait dans l'obscurité. Henry les attendait de pied ferme aux commandes.

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