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[RP] On n'est bien que chez soi

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MessageSujet: [RP] On n'est bien que chez soi Lun 28 Juil 2014 - 17:26

"Tu y retournes, c’est ça ?"
"Oui."
"Reste, Tu n’es pas prête à sortir d’ici."

Il s’inquiétait et c’était bien normal après ce qui s’était passé.
"Il n’y a rien de plus pour moi ici, il faut que je rentre."
Elle avait pris son sac, serrer son frère dans ses bras et signer la décharge pour pouvoir sortir.

•••••••

Camille était nerveuse et mis ça sur le fait que le taxi trainait trop à son gout. En réalité, elle se rendait compte que cela venait du fait que personne à l’Institut ne savait ce qu’elle était devenue depuis la TransAtlante et que personne ne savait qu’elle arrivait. Du coup, elle appréhendait vraiment le moment où elle arriverait enfin. Elle regarda son PDA, elle l’avait raccrocher à sa ceinture, même s’il ne fonctionnait plus depuis…
*Depuis qu’il a fait un séjour dans l’eau de mer.*
Sa main passa sur l’écran de ce qui n’était plus qu’un gadget décoratif, tout au plus mémoire d’une vie qu’elle avait mise entre parenthèse pour un temps.

Elle laissa le taxi devant les grilles de la propriété, Camille avait besoin de marcher et c’était aussi une façon de retarder le moment où elle ferait face à ceux qu’elle avait laissé tomber. Ce sentiment d’avoir abandonné les siens était encore plus fort maintenant qu’elle était ici. Ce n’était évidemment pas le cas, elle n’aurait jamais pu revenir après l’attentat. Elle prit une grande inspiration et commença à remonter l’allée. Le temps qu’elle arrive jusqu’à la porte, ses idées n’étaient pas plus claires pour autant, ce truc avec l’air frais qui était censé remettre les idées en place, c’était des foutaises !

D’une main quelque peu tremblante, elle saisit la poignée, poussa la porte et pénétra dans le hall. Tout y était comme dans ses souvenirs.

Finalement, la peur était partie et avait fait place au soulagement. Camille réalisa soudain que loin d’ici, elle avait eu peur de perdre sa place.
*Non, pas ma place, c’est plus fort… Mon identité, c’est ça que j’aurais perdu si je n’étais pas revenue.*
Malgré tous les endroits où elle avait été dans sa vie, c’était ici qu’elle se sentait chez elle, qu’elle se sentait à sa place, qu’elle se sentait elle-même.

Une multitude de questions assaillirent son esprit, alors qu’un sourire s’esquissait sur son visage.
"Bienvenue, chez toi ma grande !"
Et ça faisait un bien fou d’être de nouveau ici, opérationnelle et déterminée, comme au bon vieux temps.
*Avec juste une petite ombre au tableau.*

Elle changea le fil de ses pensées, à quoi bon penser aux problèmes qui pourraient survenir : tant qu'ils n'étaient pas là, on n'avait à les résoudre ! Sa principale préoccupation à ce moment était plutôt les explications qu'elle allait devoir donner. Est-ce qu'elle devrait tout leur dire ? Elle baissa la tête, ce n'était pas très glorieux et elle avait peur que cela change le regard que les autres portait sur elle.
*Et alors ? J'imagine que personne n'est infaillible et que tout le monde à ses limites.*
Si on lui avait dit qu'elle penserait ça un jour avant, elle aurait surement rit au nez de son interlocuteur. *Il faut croire que tout change... surtout les gens.*
La vérité, c'était aussi qu'elle ne savait pas si elle serait capable de raconter ce qui lui était arrivée, tout ça était encore si présent dans sa tête, comme si ça c'était passé hier. Camille avait bien du mal à aller de l'avant et malgré tout, elle était là... c'était la meilleure décision qu'elle ait prise depuis longtemps que de revenir ici .

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MessageSujet: Re: [RP] On n'est bien que chez soi Lun 11 Aoû 2014 - 14:44

Adamo avait pensé à tout : trois exemplaires de la Sainte Bible, bien sûr, un par langue qu'il maîtrisait - cela lui permettait de maintenir un bon niveau tout en parant à la perte éventuelle de l'un d'eux -, quelques croix de décoration pour sa chambre, un flacon d'eau bénite, deux chapelet et, le plus important, son nécessaire de torture personnelle, petite pochette en cuir qui contenait diverses lames et objets de diamètre variable ainsi qu'une excellente pierre à aiguiser. L'acier inoxydable était d'excellente qualité, Adamo avait eu beaucoup de mal à se le procurer et ne s'en séparait pratiquement jamais. C'était son doudou à lui, un doudou qui lui faisait du bien quand il se sentait seul, le soir.
Au reste, sa valise contenait des biens matériels sans importance, vêtements, dentifrice...

Physiquement, il s'était habillé assez classe mais décontracté. Ses cheveux étaient tirés en arrière grâce à du gel, son costume et sa chemise étaient largement entrouverts sur le devant, permettant de distinguer un torse nu avec une pilosité naissante pas très virile, deux ou trois poils se battaient en duel sans grand risque vue la distance qui les séparait.
Bien évidemment, chaque parcelle de sa peau était accidentée ou brûlée, il avait opté aujourd'hui pour un œil gauche vert, ce qui donnait l’impression qu'il était vairon, à ce détail près que seul le droit clignait.

Le vol se passa sans accro, hormis les regards suspicieux qui se tournaient vers lui sur son passage et les remarques discrètes du genre "Mon Dieu qu'il est laid, vite, sort l'appareil photo mon chéri".Il avait l'habitude et passait nonchalamment, souriant, confiant. La journée était belle.
Le vol dura moins d'une heure mais il y eut un souci d'aiguillage des bagages qui mirent plus de temps que prévu pour parvenir aux passagers. Appliquant l'adage "contre mauvaise fortune, bon cœur", Adamo se distrayait, à l'aide de son holo-phone, sur l'une des dernières applications qui faisaient fureur, "Mutant Crush".
Le principe était assez simple : des mutants stylisés en carrés assez univoques quand à la nature de leurs pouvoirs devaient être alignés au moins en trois exemplaires pour pouvoir disparaître. Il y avait des finesses, les mutants ne descendaient pas sans rien dire. Le téléporteur, par exemple, une espèce de nabot blondinet, disparaissait au bout d'une minute pour aller dans une autre case. La mentaliste, une vieille fille aigrie à grosse tête qu'Adamo trouvait cool, allait dans les directions opposées à celles imposées par le joueur, ou encore ce gros carré de muscles avec des tatouages sur la figure qu'Adamo avait confondu avec un clown et qui a une chance sur deux d'écraser les mutants alentours dès qu'il se pose en jeu. A force de disparaître, les mutants remplissaient une jauge en forme de seringue et le joueur débloquait les niveaux suivants une fois qu'elle était pleine. Seul bémol à son goût, un mutant représenté de manière très plate, un carré sans forme, censé incarner un "vampire empathique" à ce qu'Adamo avait lu sur l'holoNet. Il ne voyait pas l'intérêt d'un tel personnage, son gameplay, à savoir ralentir le défilement des mutants qui le suivaient, était mou.
Enfin, sa valise approchait, il pouvait éteindre son passe-temps et se remettre en route.

Le taxi le déposa devant le Nouvel Institut peu après qu'un de ses concurrents fit de même avec une femme d'âge mûr. Adamo remercia, paya son chauffeur et observa l'étrangère. Elle semblait perdue dans ses pensées, distante, hésitante. Il comprenait son sentiment, lui trouva le complexe absolument gigantesque. Quelques mutants s'égayaient dans le parc, l'après-midi était nuageuse et un peu froide, ce qui était normal en ce timide printemps.
Pour autant, cette femme n'était pas perdue non. Ce qu'il avait pris pour de la retenue n'était pas lié au fait que, comme lui, elle ignorait tout des lieux. Non, après un instant d'errance elle se dirigea droit vers le Hall, passa les portes et prononça quelque chose d'étrange.


"Bienvenue, chez toi ma grande !"

Adamo lui emboîta le pas et, sans vouloir lui faire peur, monta à sa hauteur et dit, non sans sourire :

- Bonjour, vous êtes nouvelle ici ? Moi oui, je m'appelle Adamo Manzo. Il avait un léger accent italien mais sa diction était parfaite, assurée. En bon droitier il lui tendit la main droite, celle qui était incomplète, pour la saluer.

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MessageSujet: Re: [RP] On n'est bien que chez soi Ven 15 Aoû 2014 - 14:31

Au moment où elle allait ouvrir sa veste, Camille fut surprise d’entendre une voix à côté d’elle. La demoiselle était  tellement absorbée dans ses pensées qu’elle n’avait pas fait attention au jeune qui était rentré derrière elle.

Lorsqu’avec le Fil, elle avait aidé les mutants à s’enfuir d’Amérique, elle avait croisé toutes sortes de mutation, y compris des changements physiques important et peu attrayant.  Elle avait aussi croisé des gens qui portaient simplement les séquelles des agressions dont ils avaient été victimes. Que ce soit l’un ou l’autre, le garçon était parsemé de cicatrices et le dessin de celle-ci laissait supposer qu’il devait en avoir sur tout le corps. Camille n’avait pas de pitié du jeune homme, juste une ancienne colère qui refit succinctement surface.
*Ce que les gens normaux peuvent être bêtes lorsqu’ils ont peur !*
Car pour elle, il ne faisait nul doute qu’Adamo ne s’était pas fait ça tout seul… ou même si il avait tenu l’arme responsable de ces blessures, l’origine ne pouvait être qu’extérieur.

La colère passa et un sourire bienveillant se dessina sur son visage alors qu’elle serrait la main qu’on lui tendait.
"Enchantée, M. Manzo. Je suis Camille Mayfield et pour vous répondre, non je ne suis pas nouvelle, je suis de retour après une longue absence. "

Elle déposa le petit sac à dos qu’elle portait, la plupart de ses affaires avaient été laissées à l’Institut, aussi elle n’avait pas eu à s’embarrasser d’une tonne de valise.

"Tu ... enfin je veux dire, vous me suivez depuis la grille d’entrée ?"Elle était quelque peu inquiète quand à sa vigilance si le jeune avait marché derrière elle sans qu’elle s’en aperçoive.
Une lueur d’inquiétude traversa son visage, peut-être que son frère avait raison, peut-être qu’elle n’était pas prête à sortir… L’idée horrible que les personnes de l’Institut pouvaient être danger par sa faute lui traversa l’esprit. Finalement elle se dit que c’était sans doute se donner beaucoup d’importance, mais elle se promit de rester vigilante et de faire bien attention aux tâches qu’elle accepterait… si on lui faisait encore assez confiance pour lui confier quoique ce soit !

Elle soupira en enlevant sa veste en cuir. L’idée première de Camille avait été de venir en moto, aussi elle avait enfilé un jean et des bottines qui laissait deviner qu’elle arrivaient un peu plus haut que ses chevilles. Cela aurait suffit pour la protéger un minimum en cas de chute… mais elle ne serait pas tomber de toute façon ! En dessous de sa veste, elle avait mis un chemisier à manche courte, même si le temps n’était pas au beau fixe, elle aurait eu chaud sur sa machine.
Pour finir, son frère avait tellement insisté qu’elle avait cédé et pris un taxi. Avant son accident,  la demoiselle n’en aurait fait qu’à sa tête, avait-elle perdue son caractère ? Elle se dit que non, mais après le traumatisme qu’elle avait subit, son assurance en avait quand même pris un coup. Elle se passa la main sur le visage, pour y enlever toutes les traces de préoccupations qui pouvaient transparaitre. Il fallait qu’elle fasse bonne figure devant le nouvel arrivant.
"En tout cas, bienvenu à l’Institut." dit-elle en écartant les bras pour montrer le bâtiment dans son ensemble. "Ici, ce n’est pas qu’une bâtisse, pour beaucoup d’entre nous c’est notre foyer, c’est le lieu où l’ont se sent en sécurité."
Elle eut un petit rire.
"Désolée, je ne voulais pas être aussi formelle. Et n’ait pas peur, ça peut aussi être un refuge, un lieu où l’ont en paix un moment avant de reprendre sa route, ce sera à toi de décider."
Et bien, si avec tout ça elle ne l’avait pas effrayé, elle aurait de la chance. En fait ces paroles valaient plus pour elle que pour le jeune homme. C’était en se souvenant de cela qu’elle avait pris la décision de revenir.

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MessageSujet: Re: [RP] On n'est bien que chez soi Mer 27 Aoû 2014 - 1:13

Adamo, malgré ses études en psychologie, n'était pas dans la tête de Camille et ne se doutait pas de la tempête de pensées qui s'y bousculaient. Notamment, il prit sa brève colère pour une sorte de mépris ou de dégoût pour son physique. Il était tellement habitué à ce genre de recul... Sa famille s'était habituée, depuis le temps, de même que la boulangère à laquelle il faisait de l’œil à l'occasion, pour plaisanter. Les autres non et, à part quelques exemples d'ouverture d'esprit et d'absence de préjugés, il était généralement mal vu.
Sauf que, comme dit plus haut, il s'en moquait. Il se contenta de hausser les épaules et en profita pour la détailler d'avantage avec son œil valide, souriant sereinement.

* Un jean's, hmm... Un vêtement d'homme. Je suis donc en face d'une femme qui se prend pour un homme, peut-être même une lesbienne. C'est étrange ça, je ne savais pas que l'Institut supportait la LGBT, j'aurais dû me renseigner d'avantage. J'espère ne pas avoir droit à des scènes scandaleuses et sordides. *

Ce n'était pas bien facile d'analyser le comportement d'une personne, notamment lorsqu'on se basait sur le sens de la vue et qu'on était borgne. Il nota cependant la présence d'un casque et comprit qu'elle était une motarde.

* Moui, bon, ce n'est guère mieux. La moto est un véhicule d'homme, mais soit. *

Passée la colère, Camille se montra tout à fait charmante. S'était-il trompé à son sujet ou tentait-elle de le manipuler avec un air enjôleur ? Adamo n'était pas dupe et attendrait la suite pour se faire une idée plus précise. A moins qu'un tel changement d'attitude relevait de la dépression, auquel cas il pourrait l'aider, plus tard.

Il hocha la tête au moment de l'hésitation entre tutoiement et vouvoiement. Le premier contact était toujours très important pour Adamo et la politesse, une règle d'or à respecter. Camille était visiblement plus proche du Salut Éternel que lui, elle pouvait faire comme bon lui semblait tandis que lui devait se cantonner au vouvoiement.
Toutefois, plus la conversation avançait et plus il comprenait quel genre de structure était l'Institut. Une école oui, c'était affiché et noté partout dans le monde mais pas des plus banales, elle proposait à de nombreux parias par delà les terres et les mers de trouver un refuge en ces temps troublés où la mutation était vue comme un mal, un cancer de l'humanité.
Forcément, l'effet communautariste se retrouvait renforcé par toute cette haine ambiante. Il ne cherchait pas vraiment une maison, non, ses parents l'aimaient beaucoup. Non, il voulait voir à quoi ressemblait l'Institut, voir ce que cela faisait de vivre dans une structure où l'on pouvait parler de ses capacités hors du commun. Il avait envie de s'épanouir, sans compter le fait qu'il s'agissait là d'un don de Dieu.


- Je ne vous suis pas vraiment, je vous ai remarquée de loin, vous aviez l'air un peu pensive, je pensais que vous découvriez les lieux. Ils sont... Gigantesques, je n'ai jamais vu de manoir pareil. Et comme je vois un peu mal, ben, j'ai mis du temps à vous rattraper. Après avoir désigné les murs, il se passa la main dans les cheveux et sourit de la légère gène qu'il ressentait à se dévoiler comme ça. Il rit brièvement, un petit rire discret, une sorte de pouffade.

"En tout cas, bienvenu à l’Institut. Ici, ce n’est pas qu’une bâtisse, pour beaucoup d’entre nous c’est notre foyer, c’est le lieu où l’ont se sent en sécurité."

- Merci beaucoup, fit-il accompagné d'une très subtile révérence.

"Désolée, je ne voulais pas être aussi formelle. Et n’ait pas peur, ça peut aussi être un refuge, un lieu où l’ont en paix un moment avant de reprendre sa route, ce sera à toi de décider."

- Je comprends, ne vous inquiétez pas. C'est un peu ce que l'on recherche tous : les noirs, les juifs, les invalides, les mutants... Dès que l'on est en infériorité et qu'on est brimé, secoué, parfois même battus, on cherche inévitablement un refuge. C'est humain, rajouta-t-il avec un sourire et en fixant Camille. Certains trouvent le courage dans la religion, d'autres se regroupent entre eux.

Dans ce hall, l'ambiance était paisible, on entendait même un rire d'enfant au loin, sans doute un petit espiègle qui s'amusait avec ses copains. Plusieurs questions lui brûlaient les lèvres. Il en posa certaines avec un air de curiosité.

- Dites-moi, comment ça se passe ici... Il y a des enfants, j'imagine que les règles sont un peu comme dans un internat mais pour nous, qu'en est-il ? Doit-on suivre des cours ou des réunions ? Est-il possible de pratiquer un métier en ville ? J'hésite à installer un cabinet à Londres mais je peux aussi faire de la traduction. A moins que la situation envers les mutants ne soit devenue trop conflictuelle ?

Bien que possédant une manière de s'exprimer quasi-parfaite, l'accent d'Adamo trahissait ses origines italiennes pour quiconque l'avait entendu quelques fois.
Il était intrigué par Camille, elle semblait bienveillante, attentionnée. Il l'aimait bien jusque là, mis à part son accoutrement beaucoup trop indécent pour une femme. Non pas qu'il n'aimait voir ses formes, non, c'est pour les autres pêcheurs qu'il s'inquiétait. N'importe qui pouvait avoir des idées malsaines en la voyant. Pas lui, ou alors il saurait se faire pardonner.

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Dernière édition par Adamo Manzo le Dim 14 Sep 2014 - 15:11, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [RP] On n'est bien que chez soi Jeu 4 Sep 2014 - 12:20

Elle fut troublée par le discours de M. Manzo, n’est-ce pas un peu sectaire et réducteur de dire que ceux qui se ressemblaient s’assemblaient ? Malgré cela elle ne se permit aucune remarque, Camille savait que les gens étaient quelque peu nerveux lorsqu’ils franchissaient le seuil de l’Institut. Cela expliquait que parfois leur parole était un peu confuse ou ne reflétait pas vraiment leur pensée. Peut-être aurait-elle l’occasion d’approfondir cette idée lors d’une prochaine discussion.

Pour l’heure elle se contentait de répondre à sa question.
"Ce n’est pas une prison."commença-t-elle sur le ton de la plaisanterie. "Vous pouvez aller et venir à votre guise. Aussi pas de soucis si vous voulez travailler à l’extérieur. Et même si notre situation n’est pas terrible à travers le monde, à Londre ça devrait aller du moment que vous supporter les insultes et parfois quelque coup bas."
Elle ne développa pas plus en avant la question, rares étaient les mutants ayant échapper à ce genre de choses.

Les rires déjà précédemment entendus se firent plus clairs. Elle mit sa main sur l’épaule du jeune homme pour l’amener à bouger  et s’enfoncer un peu plus dans le hall. Cette manœuvre n’avait pas du tout pour but de forcer la main à M. Manzo dans son choix de rester ou pas, mais c’était pour une simple question de sécurité. Il y eu un flash et quelqu’un apparu à l’endroit ou ils étaient quelques instants auparavant.
"Attention Malcom. "
Mais l’intéressé n’avait probablement pas eu le temps d’entendre, il était parti en courant dans un des couloirs. Arriva ensuite un autre jeune qui passa en coup de vent… et ce n’était pas qu’une façon de parler. Il n’y eu comme trace de son passage, qu’un fort coup de vent, à peine de quoi penser que cela avait pu être fait par un être humain si on n’avait pas conscience de là où était.
Camille sourit, tout ça lui avait tellement manqué ! Elle s’en rendait bien compte maintenant et l’espace d’un instant, elle se dit qu’elle avait eu tord de ne pas revenir directement ici après l’attentat. Les traits de la demoiselle se figèrent.
*Non, pas l’attentat, ma grande… l’attaque. Il faut que j’arrête de tout mélanger bon sang !*
Elle prit une grande inspiration, ce qui n’atténua pas sa peur, mais elle savait faire bonne figure. Camille n’était pas une aristo pour rien !
Son sourire réapparu avant qu’elle ne reprenne la parole, tout en passant sa main dans ses cheveux pour tenté de se recoiffer un peu.
"Désolée, je me suis un peu perdu dans mes pensées. Où en étions nous ?"

Heureusement pour elle que sa mémoire fonctionnait correctement.
"Ah oui, le règlement ! Effectivement, comme dans tout endroit où l’on vit en communauté, il y en a un. Mais ce n’est pas non plus l’armée ici. " Cela amusait quelque peu Camille, beaucoup de nouveaux voyaient l’Institut comme une sorte d’école militaire, où l’on ne faisait que suivre les ordres. Ce qui était aux antipodes de la réalité et des valeurs de la structure. En fait on était assez libre du moment qu’on n’embêtait/martyrisait/stigmatisait personne. Elle reprit ensuite la parole en haussant un peu la voix.
"Par exemple ce qu’on fait les deux jeunes gens à l’instant est interdit. " Camille n’était pas dupe et son regard s’était d’ailleurs tourné vers le couloir où ils avaient disparus. Elle était certaine qu’ils les espionnaient.

Son attention se porta de nouveau pleinement vers M. Manzo et elle le jaugea pour essayer d’estimer son âge malgré ses nombreuses cicatrices.
"En ce qui concerne les cours, seuls les plus jeunes sont obligés de les suivre. Vous semblez avoir dans la vingtaine si je ne me trompe pas, aussi rien d’obligatoire pour vous… Mais si vous voyez des matières qui vous intéressent n’hésiter pas à y aller. Nous n’enseignons pas de la même manière qu’à l’extérieur, je vous préviens que cela est surprenant parfois. Après, du moment que vous n’êtes pas là pour semer la zizanie, je doute fort qu’un professeur vous chasse. "

Est-ce qu’elle avait répondu à ses questions… Camille espérait n’avoir rien oublié. Cela ne lui vint même pas à l’esprit que le jeune homme souhaiterait aussi avoir des explications sur les deux adolescents qui se poursuivaient dans les couloirs et qu’ils avaient entraperçu.
Ce n’était pas le premier qu’elle accueillait ici et Camille aimait à faire toute sorte d’hypothèse en ce qui concernait les nouveaux arrivants pour les confronter à la réalité par la suite.
Pour son interlocuteur, elle avait déduit qu’il était d’origine Italienne grâce à son accent. Heureusement qu’elle avait beaucoup voyagé ! Pour son enfance, elle hésitait, soit il avait été prisonnier et torturé parce qu’il était mutant, soit il avait eu une enfance – à peu près – normale et ces marques faisaient partie de sa mutation.
*Plutôt la deuxième, il ne présente pas de signe de traumatisme dans son comportement et il est trop jeune pour avoir suivi une longue thérapie. *
Elle ne pouvait pas s’empêcher de raisonner en scientifique, jusque dans l’analyse des autres personnes : observations, hypothèses, vérifications des hypothèses et conclusions.
Il restait toutefois quelques questions en suspens qu’elle se permit de poser.
"Si cela n’est pas indiscret, quel genre de cabinet compteriez vous ouvrir ? Et qu’est-ce qui vous amène en Angleterre parmi nous ? "
Après une courte pause elle se dépêcha d’enchaîner.
"Vous n’êtes en rien obliger de répondre, naturellement. "

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MessageSujet: Re: [RP] On n'est bien que chez soi Dim 14 Sep 2014 - 15:59

Adamo eut une légère contraction de l'épaule lorsque Camille la lui toucha pour le presser délicatement en avant. Comme il en plaisantait lui-même, « les gens qui ne répugnent pas à me toucher se compte aujourd'hui sur ma main droite ».
Il n'eut toutefois pas le temps d'interpréter ce geste et compris presque immédiatement quel en était le but : un garçon apparut du néant en émettant un flash qui lui fit fermer ses yeux par réflexe.


"Attention Malcom. "

Aussitôt, c'était comme si quelqu'un avait ouvert toutes les fenêtres de l'Institut, un puissant coup de vent agita sa veste ainsi que le col de sa chemise. Il sentit des grains de poussière ou de petites particules de terre se frotter à ses mains et son visage. Pendant ce temps, des rires enfantins, entrecoupés d'un « je t'aurai ! » sonore, résonnèrent à ses oreilles.

Le temps de réhabituer son œil à la lumière ambiante, Camille avait repris sa contenance. Mieux même, elle se passait la main dans les cheveux de manière détendu, sûre d'elle, comme si rien n'avait eu lieu. Elle lui expliqua que le règlement intérieur interdisait un tel comportement et l'italien s'en étonna.


- Hé bien, quelle vigueur, admira-t-il en agitant ses mains comme pour illustrer ce comportement. Ces enfants respirent une telle joie de vivre, comme si rien au dehors ne pouvait les atteindre. Comme s'ils vivaient dans une bulle protectrice. Ils n'ont pas vraiment fait de mal, tout au plus m'ont-ils surpris mais j'ai pu constater que vous avez parfaitement su prédire ce qui allait se passer. Vous avez longtemps vécu ici ?

De ce qu'il en savait, l'Institut existait depuis plusieurs décennies mais, suite à un incident historique qui modifia radicalement l'opinion envers le genre mutant, il fut reconstruit à l'endroit même où se trouvait le duo en cet instant même. Camille ne semblait pas avoir cinquante ans donc, à moins qu'elle soit une mutante qui vieillit lentement, il était peu probable qu'elle en soit la fondatrice.
Peut-être n'était elle qu'une résidente lambda, comme lui. Elle semblait connaître les lieux et ses résidents ce qui lui fit opter pour une résidente avec un statut particulier, peut-être un enseignant. D'autant qu'elle était à l'aise avec le règlement de l'établissement.

* Ils n'auraient pas nommé une femme de la jaquette à un poste aussi important j'espère ? Quel en serait l'impact sur le développement des jeunes s'ils venaient à l'apprendre ? *

Adamo laissa dans un coin de son esprit cette idée. S'il d'aventure il croisait dans les jours suivants des enfants qui jouent à intervertir les rôles, peut-être en avertirait-il l'administration mais, pour l'instant, cela ne servait à rien de crier au loup, d'autant plus que ça l'arrangeait bien que quelqu'un prenne la peine de lui présenter les locaux et leurs subtilités.


- Merci pour vos réponses, reprit-il assez poliment. Vous m'êtes décidément très précieuse, ajouta-t-il sur un ton de légèreté, sans vous je me serais vraisemblablement perdu.
"Si cela n’est pas indiscret, quel genre de cabinet compteriez vous ouvrir ? Et qu’est-ce qui vous amène en Angleterre parmi nous ? "

Elle s'empressa de rajouter qu'il n'avait aucune obligation de lui répondre, ce qui le fit sourire. A moins qu'Adamo ne se trompât, Camille était profondément bienveillante. Le passage avec les enfants par exemple, elle rayonnait d'autorité sans pour autant agir méchamment avec ces jeunes pensionnaires. Maintenant, elle faisait tout pour mettre Adamo à l'aise, pour s'intéresser à lui tout en respectant son intimité et en lui laissant dévoiler ce que bon lui semblait. Il aimait beaucoup ce geste.
Quand bien même elle invitait des femmes dans son lit, cela la rendait-elle mauvaise ? Après tout, si elle exécutait sa tâche d'enseignante avec ferveur et investissement, c'était tout ce qui importait. De toute façon, l'homosexualité féminine n'était pas spécialement condamnable, c'était avant tout un geste de tendresse, une sorte d'amitié très forte basée sur le respect et faite de caresses et d'innocence avant tout. Ce n'était pas aussi bestial et intrusif son homologue masculin.
Pour le prouver, il suffisait de visualiser des vidéos montrant ces deux types de sexualité : les femmes jouaient littéralement, riaient même en se faisant plaisir et en utilisant des instruments montrant que, malgré tout, l'homme était indispensable à son plaisir. D'un autre côté, les hommes de ce type n'étaient que force brute, puissance, douleur et bêtise.
La différence était évidente.


- En fait j'ai un diplôme de psychologie, avoua-t-il avec une légère pointe de fierté tant l'obtention d'un Master, dans sa famille, avait été bien vu. Je peux donc pratiquer à Londres avec n'importe qui, cela fait des années que les diplômes européens sont reconnus un peu partout sur le continent. Mais j'hésite, j'aimerais bien aussi travailler ici et aider les gens qui ont du mal à accepter leur mutation.

Il porta la main à sa valise, farfouilla rapidement et en sortit un petit couteau de poche bien aiguisé.

- Par exemple, vous. Vous êtes mutante, vous avez du mal à l'accepter, malgré vos proches vous ne parvenez pas à trouver la paix intérieure. Certains pensent que les psys sont des charlatans, précisa-t-il avec un petit sourire entendu, d'autres ont besoin de rencontrer quelqu'un de qualifié pour vider leur sac, comme on dit. Personnellement, j'ai totalement accepté cette idée.

D'un geste brusque et réfléchi, il s'entailla un doigt et poussa un grognement, mélange de douleur et de plaisir. Il le montra à Camille : le sang n'en coulait pas et la plaie se refermait sous ses yeux.

- Vous voyez ce que je veux dire ? finit-il sur le ton de celui qui aimerait bien en connaître d'avantage sur son interlocutrice sans pour autant le lui demander directement, la laissant libre de se dévoiler à son tour ou non.

Il ne s'attendait pas à rencontrer quelqu'un d'aussi sympathique.

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MessageSujet: Re: [RP] On n'est bien que chez soi Sam 11 Oct 2014 - 12:12

Un psy ? Camille ne s’attendait pas à cela. Son cœur accéléra, est-ce qu’il savait ? Est-ce qu’il avait déjà lu en elle comme un livre ouvert ? Elle s’inquiéta soudain de ce qu’il pourrait apprendre sur elle ou pire de ce qu’il pourrait raconter aux autres.
Son frère pensait qu’il était trop tôt pour qu’elle revienne et le docteur qui l’avait suivi était du même avis. Est-ce qu’il avait envoyé cet homme pour la surveiller ? Peut-être que le fait  qu’il soit arrivé en même temps qu’elle n’était pas une coïncidence après tout. Elle ne prêta qu’une oreille distraite au reste de sa phrase. Avec la nervosité qui montait, son casque se brisa, pas en entier, juste la partie sur laquelle elle avait sa main. L’objet chuta lourdement à terre. Elle le ramassa comme si de rien n’était, cela lui arrivait de plus en plus souvent ce temps ci. Cela lui rappelait son adolescence et les moments où elle avait découvert son pouvoir.  C’était terrifiant de porter ça en soi et de ne pouvoir en parler à personne – ou presque. La situation n’était pas très différente aujourd’hui, elle était tirailler entre le fait qu'elle pourrait blesser des personnes chères par inadvertance et le fait de ne pas vouloir que les autres apprennent qu’elle avait des problèmes avec son pouvoir. Elle n’arrivait plus à le faire fonctionner avec l’eau aussi bien qu’avant et sous l’impulsion de certains sentiments elle faisait exploser de petits objets. Son psy avait dit que c’était normal et que cela irait mieux dans quelque temps… Il n’avait juste pas donné d’idée de grandeur et cela pouvait donc revenir demain comme dans un an. Elle se dépêcha de ramasser également les quelque débris avant de poser le tout sur un guéridon proche d’eux.

Camille n’avait pas porté une attention particulière à ce qu’il avait sorti de sa valise, ce n’est que lorsqu’il s’entailla qu’elle réagit.
"Mais qu’est-ce que … " Au final la plaie se referma d’elle même.
Elle n’avait pas du tout pour ambition de reprendre ses recherches passé en revenant ici, pourtant en voyant une telle chose la scientifique reprit le dessus. Ou peut-être était-ce juste une question de curiosité. Elle pourrait faire un prélèvement et voir comment les cellules se comportent, elle pourrait alors comprendre et voir si elle pouvait adapter cela à d’autre chose… comme de l’immunologie et l’inclure dans ses recherches sur le vaccin.
*Enfin mes ex-recherches…*
Elle se retint de prendre la main de M. Manzo pour l’examiner de plus près. Il n’était probablement pas venu pour devenir cobaye et elle ne devait pas perdre de vu qu’elle n’était pas revenu pour ses recherches. Il était encore trop tôt pour qu’elle se replonge dans son travail. Pour l’instant Camille voulait se consacrer l’Institut, voir peut-être reprendre quelques activités au sein du Fil. Même si elle n’avait pas totalement rompu le contact, elle s’était tenue à l’écart du mouvement.

Son attention se reporta sur M. Manzo.
"J’ai bien compris ce que vous venez d’expliquer M. Manzo. Il y a également un autre domaine où vous pouvez intervenir : c’est avec les parents. Ils sont bien souvent dépasser et ont du mal à gérer tout cela et à passer le cap. Je pense que travailler avec les familles pourrait être intéressant. "
Camille n’était pas une spécialiste de ce genre de choses loin de là, mais elle avait le sens de l’observation et ce qu’elle avait vu c’était que les parents qui avaient des enfants mutants étaient désemparés face à cela. Il ne savait pas comment gérer un ado, parfois rebelle, avec de tels pouvoirs. Ils avaient également du mal à trouver leur place dans une société dans laquelle il était de plus en plus mal vu d’avoir un membre de sa famille qui était mutant. M. Manzo avait raison, la famille était un soutient important et lorsque les vôtres vous rejettent parce qu’il ne vous comprennent pas, voir simplement par manque de communication, cela pouvait laisser des marques et faire plonger les jeunes. Du mauvais côté de la balance.
"Enfin, ce n’était qu’une idée, à vous de voir ce qui vous plait le plus ou là où vous vous sentirez le plus utile. "

Camille ne comprenait pas pourquoi il avait eu besoin de s’entailler le doigt pour finaliser ses dires. Peut-être juste pour lui montrer son pouvoir ? Elle ne put s’empêcher de se demander s’il s’était également fait les autres entailles ou pas… Mais cela ne la regardait pas après tout !
"Pour répondre à la question posée un peu plus tôt, j’ai vécu ici depuis la construction, enfin la reconstruction, jusqu’à récemment. "
Camille ferma les yeux pendant quelque seconde et prit une grande inspiration avant de poursuivre.
"Je ne suis pas revenue depuis que je suis passée par dessus bord lors de l’attaque de la TransAtlante. Mon pouvoir qui est de contrôler la pression de l’eau, m’a permis de m’en tirer sans trop de blessures. "
Elle ponctua le tout par un sourire. Voilà, elle l’avait fait, finalement ce n’était pas si difficile de parler de l’attaque avec quelqu’un après tout…

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MessageSujet: Re: [RP] On n'est bien que chez soi Mer 29 Oct 2014 - 1:04

* J'ignorais que ces casques de moto étaient de si mauvaise facture. Hmm, à moins qu'elle cumule, en plus de tout le reste, une force d'homme ? *

Le doute pointait dans l'esprit d'Adamo, cette "fille se comportait décidément bien étrangement. Ce n'était pas tout à fait naturel. Par exemple, sa délicatesse envers les enfants était en sentiment bien maternel et identifié depuis longtemps comme un instinct de sauvegarde de sa progéniture. C'était typiquement féminin.
D'un autre côté, elle s'habillait en jean's, conduisait des motos et brisait même des casques à la force de son seul poignet.
Et si...
Et si Camille était un homme ? Adamo se rappela soudainement que Camille, contrairement aux apparences, était initialement le prénom d'un homme, un très célèbre empereur romain le portait. C'était une information capitale et très contrariante, Adamo devait connaître le sexe des personnes auxquelles il parlait. Des études très sérieuses lui avaient appris que, pour être mieux compris des femmes, il fallait adopter un ton vocal légèrement plus aigu.
Ce document montrait, à force de diagrammes, les proportions moyennes de temps d'écoute de chaque sexe et montrait que les femmes, étant plus souvent entourées de femmes, comprenaient plus facilement ce qu'on leur disait au cours d'une discussion selon que c'était dit avec un ton aigu.  Ceci était vrai pour une discussion basique mais pas pour un ordre : cette même étude montrait aussi qu'une femme était plus encline à écouter et exécuter un ordre s'il était prononcé avec une voix plutôt grave. Adamo avait été très satisfait par ces conclusions et mettait un point d'honneur à s'en servir dans la vie de tous les jours pour améliorer la communication entre les Hommes.
Contrairement à ce que l'on pourrait penser, la situation est différente pour les hommes, l'étude montrait aussi qu’eux comprennent tout type de tonalité, concluant sur leur adaptation magistrale à faire le lien entre chacun et leur capacité naturelle à mener tout type de personnes, hommes ou femmes.
Dernier point et non des moindre, l'article montrait qu'il existait un moyen simple pour diminuer le problème de l'homosexualité qui se répand : entourer les enfants de personnes du même sexe qu'eux. En effet, un garçon trop entouré de femmes serait encouragé à reproduire le même comportement qu'elles.
Comme tout article très sérieux de phono-psychologie, les sources étaient citées. Adamo n'en avait cependant qu'un souvenir très vague, les femmes interrogées avaient une moyenne d'âge de 85 ans tandis que les hommes étaient autour de 20 ans, les enfants étaient des fils de condamnés à la prison à perpétuité, un truc du genre.
Peu importait, les conclusions étaient bien là.

L'italien se retrouvait bloqué : ton aigu ou grave ? Que faire s'il avait face à lui un mutant dont le pouvoir était de changer de sexe ? Heureusement, la discussion qui suivait portait sur de la psychologie d'un niveau largement plus accessible, il n'aurait qu'à parler le moins possible pour ne pas se tromper.


"J’ai bien compris ce que vous venez d’expliquer M. Manzo. Il y a également un autre domaine où vous pouvez intervenir : c’est avec les parents. Ils sont bien souvent dépasser et ont du mal à gérer tout cela et à passer le cap. Je pense que travailler avec les familles pourrait être intéressant. "
"Enfin, ce n’était qu’une idée, à vous de voir ce qui vous plait le plus ou là où vous vous sentirez le plus utile. "

- Hmmhmm, bien sûr. Je n'y ai... Adamo hésita légèrement. Il porta sa main à la bouche et se frotta le menton dans la posture de quelqu'un qui réfléchit. Je n'y ai pas encore vraiment pensé, je ne sais pas encore si je pourrais l'ouvrir, ni où, ni comment.

Puis Camille dévoila un peu d'elle, timidement.

"Je ne suis pas revenue depuis que je suis passée par dessus bord lors de l’attaque de la TransAtlante. Mon pouvoir qui est de contrôler la pression de l’eau, m’a permis de m’en tirer sans trop de blessures. "

Pression de l'eau, le psy ne put s'empêcher d'imaginer toutes les implications que pouvait avoir une telle capacité et se sentit une bouffée de compassion. Elle - ou il ? - avait pu écraser des canettes de boisson gazeuse, exploser des robinets voire, pourquoi pas, des êtres vivants. Vous êtes à table, vous coupez une pastèque, vous dérapez dessus parce qu'elle est trop dure pour votre force féminine, vous vous entaillez, le plaisir monte et paf, elle éclate et vous en avez partout. Ou sinon votre beau-frère relou vous fait des avances, vous le repoussez parce que vous êtes promise à un autre, il insiste et devient violent, la colère monte parce que vous êtes sujette à vos hormones et paf, il éclate et vous en avez partout.
Il en oublia même l'idée qu'elle pourrait être un homme et se mit à lui parler très naturellement, avec beaucoup de gestes.


- J'ai entendu parler de la TransAtlante, oui... Les journaux ont tourné ça en une attaque mutante et ont réussi à semer la terreur un peu plus en exagérant je crois certains aspects, comme ce mutant qui aurait transformé la coque extérieure en acide pour ronger les gens dedans ou celui, sabulokinésiste, qui aurait créé un canon de sable pour se propulser dessus depuis le sol... C'est de la science-fiction, s'insurgea Adamo.

Il hésita un instant. Il venait de parler de manière très soutenue comme à chaque fois que les mutants étaient exposés comme la cause de tous les maux de la planète. Il se dit que Camille avait plutôt besoin de réconfort. Il s'approcha d'elle, la tint fermement par les épaules, la fixa dans les yeux et lui dit, avec un sourire à la fois gêné et bienveillant :


- Je sais que les membres de l'Institut et vous aussi n'avez rien à vous reprocher à ce sujet. Vous avez cru en une idée d'harmonie entre les hommes et les mutants, c'est un but possible, à terme on y arrivera. A l'époque je terminais mes études et je me suis dit que j'aurais aimé faire partie de ce voyage pour sa noblesse. Ça s'est mal terminé mais vous verrez, on y arrivera un jour.

Se rendant compte qu'il avait été peut-être trop familier, Adamo la relâcha et bredouilla maladroitement des excuses. Le sujet de la cause mutante le passionnait et il voulait le défendre corps et âme.

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