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[RP] Alone in the Dark

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Elaine Hildred

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MessageSujet: [RP] Alone in the Dark Ven 13 Fév 2015 - 17:06

Elaine écrasa rageusement l'accélérateur. La ZYT écarlate dérapa un court instant dans un crissement sinistre bientôt étouffé par le hurlement du moteur qui la propulsa telle une balle sur la route enneigée. La blonde ne desserra pas les dents, plissant les yeux pour tenter de distinguer quelque chose à travers les filtres optiques rouge de ses implants. La nuit était tombée depuis des heures et la neige tenait depuis des mois, rendant sa conduite à tombeaux ouvert tout à fait suicidaire. Elle ne voyait pas grand chose malgré la vision nocturne de ses hologrammes et la vitesse n'arrangeait rien. Le compteur remontait paresseusement au dessus des 500 km/h après son virage serré, sans que le bolide de luxe ne paraisse en souffrir. La ZYT 4800 et son moulin à quelques millions étaient conçus pour répondre à tous les besoins de sa propriétaire, qu'il s'agisse de parader dans les rues de Vancouver ou de s'enfoncer dans la campagne canadienne avec une armée de tueurs tout aussi rapides qu'eux. L'Atomique martela son volant de sa main gantée de cuir.

Je te jure, je vais te tuer Sim. Je vais te buter et t'enterrer dans la forêt si je survis à CA !

L'autre ne répondit pas, trop occupé à crisper dix phalanges sur son harnais de sécurité, son visage blafard tordu d'une grimace de mauvais augure. Elaine lui jeta encore quelques insultes tout en tapotant sur son tableau de bord, lequel semblait bien décidé à n'afficher que cet énorme triangle rouge sous titré « Rupture des communications, veuillez patienter. ». La bimbo retint quelques jurons supplémentaires et reposa la main sur le volant, juste à temps pour lancer la ZYT dans une embardée supplémentaire qui vaporisa quelques kilos de neige fraîche. L'énorme tout terrain des tueurs fit de même, ses phares réapparaissant bien trop vite derrière la sportive écarlate qu'il semblait vouloir avaler tel un monstre des antiques légendes. Elaine se mordit les lèvres, trop concentrée sur sa conduite pour prendre le temps d'avoir peur. Une nouvelle alarme se déclencha dans le cockpit, entrainant un gémissement pathétique de la blonde.

Il nous reste dix minutes de carburant... T'as intérêt à trouver une solution avant, tête d'anchois !

La situation était tout à fait désespérée. Avec les communications brouillées par leurs assaillants, la voiture bientôt à sec, le duo infernal voyait ses chances de survie diminuer à vitesse grand V. Elaine martyrisa son accélérateur en regrettant de n'avoir que cette malheureuse pédale sous ses talons de 30 au lieu de la tronche de mort vivant de l'ahuri réfugié sur son siège passager. Ca lui apprendra, à être généreuse et de tenter d'aider son prochain ! Jamais elle n'aurait dû répondre à l'appel de cet imbécile obsédé qui l'avait contactée alors qu'elle se morfondait à la Confrérie, relisant pour la septième fois la première ligne de la premiège page d'un livre dont elle avait déjà oublié le titre. L'espace d'un instant, elle avait espéré que sa soirée s'anime, que le ton affolé de l'amateur de plante ne soit que le résultat d'une confrontation avec une bande de paumés de son acabit qu'elle pourrait aisément distancer à bord de la plus belle voiture du monde. Mais voilà qu'elle se retrouvait, une heure plus tard, à tenter de distancer les anciens associés de son passager qui les poursuivaient à bord d'un tout terrain militaire sans doute bien moins légal et autrement plus bidouillé que sa ZYT. Quoiqu'il en soit, les assaillants se maintenaient à leur hauteur sans trop de soucis et s'offraient même le luxe de posséder un brouilleur capable de les rendre muets. Elaine aurait tout donné pour remonter dans le temps d'environ vingt trois heures, à ce moment précis où elle se souvenait d'avoir gentiment remballé l'ordinateur de son bolide qui lui proposait la mise à jour 405.48.7, sobrement intitulé « correction des failles de sécurité du diffuseur toutes fréquences ».

Sim bordel ! Fait un truc ! Réfléchis ! Fouille le coffre ! Trouve un truc ! T'as pas un flingue ?

Ce fut à cet instant précis que le pare brise arrière s'étoila de quelques jolies craquelures au petit impact sec tout à fait désagréable. Elaine eut un hoquet de surprise avant de ricaner un peu trop ostensiblement pour être tout à fait sereine.

T'façon je devais le faire changer... Ils vont pas nous arrêter avec leurs flingues de merde...

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Sim Keller

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MessageSujet: Re: [RP] Alone in the Dark Dim 15 Fév 2015 - 23:57

Sim serrait les dents à s'en faire péter la mâchoire, recroquevillé sur le siège passager. Ce n'était pas tant la situation que la conduite d'Elaine qui le tétanisait. L'enfant du Texas se targuait comme tout bon mâle de savoir conduire vite et dangereusement, mais l'Atomique Anatomique pulvérisait aisément ses records de dangerosité. D'abord, elle conduisait une voiture qu'il n'aurait jamais pu s'offrir et qui atteignait des vitesses aussi illégales que les crimes contre l'humanité. Pire, la belle enfonçait l'accélérateur avec une avidité qui confinait à la folie furieuse, maitrisant son bolide de ses mains finement manucurés. Et la vision de cette valkyrie albinos pilotant son cercueil roulant avec une maitrise certaine était plus terrifiante que l'armée d'enfoirés qui tentaient de les attraper. C'est qu'il l'avait vue, la blonde pas finaude, manquer de se suicider avec un micro onde, pleurer de détresse devant une porte fermée et demande de l'aide pour lancer une machine à laver ! C'était cette même pimbêche imbécile qui lui sauvait la peau, roulant à tombeau ouvert sur des routes enneigées et surement verglacées. C'est qu'elle avait fière allure, la Elaine, très concentrée derrière ses holonettes de conduite rouge pétant qui lui conférait une tête de cyborg sexy, ses lèvres plissées dans une moue concentrée à te carboniser une piscine.

Ce n'était qu'à contrecoeur qu'il lui avait hurlé dans l'holocom de se ramener en vitesse, sans guère plus d'explication. Sa voix affolée avait dû convaincre la blonde de rappliquer en vitesse puisqu'il n'avait guère attendu son arrivée salvatrice. Bien sûr, il avait songé à appeler Maria, Henry ou n'importe qui de plus apte à gérer les problèmes de cette ampleur, mais la nature peu légale de ses activités l'avaient promptement dissuadé. Quand on était au fond du trou, on évitait de creuser d'avantage. Il avait repéré au premier coup d'oeil les tueurs russes qui l'attendaient dans l'entrepôt au lieu de ses contacts habituels, le regard mauvais des malandrins qui en voulaient davantage à sa peau qu'à son herbe de qualité, la mallette qui ne contenait certainement pas dix mille dollars en liquide mais plus probablement divers objets tranchants et brûlants. Aussi avait il détalé comme un lapin et l'absence de coups de feu n'avait pas été pour le rassurer. Ces ordures le voulaient vivant, probablement pour dépecer pendant quelques semaines et envoyer la vidéo à tous les rivaux du coin. C'était le tarif habituel pour les traîtres et peu importe s'il n'avait trahi personne, après une heure dans une cave avec ces malades et il serait prêt à avouer avoir vendu des armes nucléaires au Vatican.

Son idée première avait été de tirer la caisse de la demoiselle au soutien gorge maltraité et de la laisser affronter les molosses dopés à la testostérone qui lui couraient après. Malheureusement pour lui, elle ne lui en avait pas laissé l'occasion, dérapant dans un hurlement de pneu sur l'avenue sur laquelle il cavalait désespérément, freinant à la dernière seconde en lui ouvrant la portière et lui intimant de monter avec force insultes et autres noms d'animaux. Sim avait eut le temps d'admirer les cuissardes aux inspirations franchement BDSM qui prolongeaient les jambes infinies de son ange du soir, ses cuisses parfaites moulées dans un short bien trop court pour la saison, son buste sculptural moulé dans un débardeur savamment lacéré par quelque grand couturier. Puis il s'était demandé QUAND cette tarée avait prit le temps de s'habiller à minuit et quelques alors qu'il lui hurlait qu'il allait mourir dans la seconde si elle ne décollait pas de la Confrérie pour le sauver. Puis, plus rien n'eut d'importance puisque ses orbites furent propulsés au fond de son crâne par l'accélération de la ZYT et il se concentra pour respirer sans rendre son diner sur ses genoux, pour reprendre son souffle et ne pas défaillir en s'apercevant ô combien le harnais de sécurité serrait Elaine et ses seins divins.


Et je fais quoi ?! Jvais pas faire pousser un baobab dans ta caisse !


Il reprenait donc à peine son souffle après une demie heure de course effrénée qui les avaient menés hors de Vancouver lorsqu'il prit conscience que la belle lui beuglait dessus depuis une demie heure, qu'il leur restait peu de carburant et qu'ils n'étaient guère plus avancés que sa folle cavalcade dans les rues de la ville. Sim se força à réactiver son cerveau et à faire taire ses hormones. Le phytokinésiste se tortilla sur le siège pour ouvrir le compartiment arrière, observa l'intérieur pendant une fraction de seconde et se redressa en balançant d'un geste rageur un tube de rouge à lèvre sur le tableau de bord.


Voilà ce qu'il y a dans ton coffre, pétasse ! Bordel, tu sais ce qu'elle a dans son coffre Maria ? UN FOUTU BAZOOKA ! Merde, merde, merde, merde !

Il ne remarqua même pas les impacts sur la vitre arrière, le bolide hors de prix étant bien trop insonorisé pour cela. Indifférent aux hurlements de harpie de l'Atomique à sa gauche, il gratta sa barbe inexistante en marmonnant.

Bon point, ta caisse est indestructible... Jusqu'à ce qu'ils nous shootent au plasma. Mais ils nous veulent vivant. Plutôt crever. Suffit qu'on s'arrête et ils nous ouvrent en deux comme une foutue boite de conserve !


C'était une situation perdue d'avance et il le savait. Elaine et lui n'étaient pas de taille à affronter les molosses derrière eux, ils étaient désarmés et livrés à eux même. Le mutant cogna son communicateur qui s'éteignit avec un gémissement misérable, le balança dans l'habitacle et croisa les bras, guère calmé, comprenant peu à peu qu'ils s'étaient suicidés en quittant la ville, paniqués par les dingues à leurs trousses. A présent, les russes pouvaient prendre leur temps pour les traquer et il y avait fort à parier que leur monstrueux hummer avait un réservoir trois fois plus gros que la ZYT tout entière. Il ricana bêtement, désespéré.


Pitié, dis moi que t'as des poignards dans tes talons, des grenades dans ton soutif et un flingue dans ta culotte !
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Elaine Hildred

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MessageSujet: Re: [RP] Alone in the Dark Dim 22 Fév 2015 - 13:27

La réponse d'Elaine claqua sans délai. Et elle l'avait mauvaise, la blonde et son accent sifflant aux mauvaises allures de réponse de vipère.

T'avais qu'à appeler Maria si t'aime pas ma caisse ! Elle et son hummer du siècle dernier, sa musique indienne de grand mère et sa conduite d'handicapé ! T'aurais préféré hein !  


L'Atomique n'en récupéra pas moins son rouge à lèvre d'une main rageuse, envoyant la ZYT dans une belle embardée en refermant ses mains fines sur son précieux sésame.

Et pour ton information l'clodo, c'est un Sayourishi Original, 1994 ! Il en existe que trois dans le monde !

Se gardant bien de dire qu'elle avait perdu son rouge à lèvre depuis belle lurette et qu'elle venait de se souvenir de son existence à trente sept mille dollars à l'instant où le mutant l'avait balancé dans son habitacle, Elaine se mordit les lèvres jusqu'au sang en sentant l'angoisse monter. Une fois de plus, on l'attaquait sans qu'elle puisse se défendre. Depuis quelques mois, elle se jurait de ne jamais tomber dans un nouveau guet-apens qui menacerait sa précieuse vie sans que rien qu'elle y fasse puisse changer sa destinée. Et une fois de plus, avant qu'elle puisse tenter de changer sa routine (et mettre la main sur un flingue, ce que la Confrérie lui refusait -étonnement- obstinément), elle se retrouvait au bord du gouffre, avec le poing glacé de l'angoisse serré sur ses entrailles, les fesses endolories par la peur, une furieuse envie de se bouffer les ongles et de se recroqueviller dans un coin en position foetale. Fort heureusement pour elle, la conduite la tenait suffisamment en haleine pour qu'elle ne puisse s'effondrer dans un coin. Sim qui la tançait régulièrement était également une bénédiction puisqu'il l'agaçait prodigieusement et occultait la peur par une furieuse envie de lui taper dessus. L'Atomique Anatomique tenta de réfléchir mais elle échoua lamentablement et manqua d'envoyer la voiture en orbite. Elle se mit donc à parler à la vitesse d'une balle, ponctuant ses phrases de grands coups de talons dans les pédales martyrisées qui relançaient tout de même le bolide après chaque virage dans un grand crissement de pneu. La blonde se mit à boxer son volant avec une rage renouvelée, retrouvant la sensation familière qui l'avait menée à envoyer sa langue dans le museau d'un humanoïde.


J'ai pas d'arme sur moi Sim, ils veulent pas à la Confr ! Alors jsais bien que j'ai la place mais ils veulent pas, j'y peux rien moi. C'est pas toi le redneck débile qui jure que par les flingues hein ? Pourquoi t'as pas d'flingue toi hein ? Ils veulent pas non plus hein ? Personne te fait confiance Sim, haha, t'es nul, t'es moche t'es pauvre ! Haha ! Et je vais mourir par ta faute ! Enfoiré ! Jveux pas mourir moi, pourquoi tout le monde veut me tuer ? Ils sont tous jaloux ou quoi ? Je suis beaucoup trop belle pour mourir bordel !


Et cette litanie s'acheva aussi soudainement qu'elle avait commencé lorsqu'Elaine en eut soudainement marre et qu'une idée tout à fait stupide fit irruption au même moment dans son esprit.

Ordinateur ! Désactive toutes les sécurités de la ZYT. Active le mode d'urgence !

Il y eut une seconde de latence alors que l'IA analysait la requête, comme perturbée par cette idée.

Cette option est déconseillée mademoiselle Hildred, elle présente de graves risques pour votre intégrité. Peut être désirez vous...


La ferme tas de ferraille, c'est un ordre !

Sécurités désactivées à votre demande, mademoiselle Hildred. Mode urgence activé. Supplément de puissance disponible. La compagnie ZYT se dédouane de toute responsabilité suite à cette action et vous infor....

La voix artificielle s'éteignit dans un couinement lamentable lorsque l'index de la belle lui intima le silence sur ses menaces de procès et de dommages et intérêts. Elaine serra les dents, trop déterminée pour ne pas être impressionnée par elle même. Miss Hildred passait à l'offensive, envers et contre tous. Qu'importe si c'était une très mauvaise idée, il ne serait pas dit que l'Atomique était morte en fuyant et en se lamentant, comme elle faisait trop souvent. Personne ne la sauverait, sinon elle même, à condition qu'elle ne se tue pas dans la lancée.

La ZYT dérapa dans un hurlement de pneus martyrisés, manquant de partir dans une série de tonneaux avant que la répartition parfaite du poids de l'engin ne plaque les roues sur le sol. Le bolide décrivit un demi cercle parfait, tracé par un compas à trente millions de dollars. A l'intérieur, les passagers n'étaient que légèrement incommodés et il n'y avait que les cheveux de la belle pour défier les lois du générateur de gravité interne, flottants librement dans l'habitacle et s'écrasant avec grâce sur le visage d'un Sim qui les balaya d'un geste de main, inconscient de ce que certains étaient prêts à faire pour être honoré de la caresse des tifs de la déesse.

La mécanique torturée répondit au quart de tour et les turbocompresseurs rugirent en s'emballant, propulsant brusquement la ZYT dans un jaillissement de poudreuse. Cette fois, l'impact se fit sentir à bord. En passant de zéro à trois cent vingt à l'heure en moins d'une demie seconde, les passagers sentirent leurs orbites rentrer à l'intérieur du crâne, leurs os gémir et leur sang refluer à l'extrémité des pieds. Leurs cerveaux asséchés manifestèrent leur mécontentement en déclenchant une migraine à faire pleurer une armée de médecin, mais Elaine ne subit pas les pertes de capacités de son compagnon, qui se mit à baver pendant une fraction de seconde, brutalement incapable de se contenir. La belle ne voyait pas de différence avec ses capacités intellectuelles habituelles. L'ordinateur se remit à beugler alors qu'elle récupérait le rouge à lèvre et se maquillait d'un geste expert, jetant un regard au rétroviseur interne en s'envoyant un clin d’œil coquin. Elle ne mourait pas laide comme beaucoup de ses amies, lacérées par la carcasse des bolides qu'elles conduisaient bien trop ivre pour leur propre sécurité. Hors de question qu'on la retrouve comme Mélissa, qui ressemblait à un lépreux carbonisé lorsqu'on l'avait retrouvée, incrustée dans le siège arrière de sa Mercedes décapotable en flamme. L'Atomique Anatomique eut un ricanement étrangement cynique alors que l'ordinateur s'époumounait et que son passager s'étranglait de surprise.

Meurs pas ma choute, t'es trop sayx pour ça !


Alerte collision ! Alerte collision ! Alerte collision !


MAIS REGARDE LA ROUTE BORDEL !

Désormais en face d'eux, leurs assaillants n'avaient guère eut le temps de réagir. Bien qu'ayant modifié leur hummer pour qu'il puisse atteindre une vitesse équivalente à celle de la ZYT, ils n'avaient ni le temps ni les compétences pour atteindre un niveau de perfection mécanique équivalent. Ils ne pouvaient pas tourner aussi vite, ils ne disposaient pas des freins en céramique au titane refroidi à l'azote liquide et ils n'avaient certainement pas un générateur de gravité interne. En d'autre termes, trois affreuses trognes se collèrent au pare brise de leur engin avec la bouche ouverte dans un grand O, pas tant ébahis de voir la perfection mécanique qui leur fonçait dessus que la stupéfiante valkyrie vengeresse qui la conduisait, la perfection naturelle aux allures de cyber guerrière, un sourire stupéfiant aux lèvres. Puis ils tentèrent de braquer à leur tour, mais « personne n'allait plus vite qu'une ZYT » (copyright publicité de 2051, tous droits réservés ).

Alertecollisionalertecollisionalertecollisionalerte
collisionalertealertealertetetetete !!


Jaillissant dans un nuage de poudreuse, le bolide rugissant accéléra jusqu'à la dernière limite, manquant de faire fondre les conduites internes pourtant en ducarotitane 43. A l'intérieur, les sécurités se déclenchèrent à moins d'une seconde de l'impact. Les harnais se resserrèrent sans égard pour leurs occupants, les plaquant au siège en manquant de leur broyer la cage thoracique alors qu'un collier cervical s'emparait de leurs gorges pour la serrer dans un carcan protecteur. A sept millisecondes de l'impact, le module de sécurité à sept cent mille dollars se déclencha. Un champs de force enveloppa les deux passagers dans une bulle bleue tandis que le pare brise s'opacifiait instantanément. Puis la ZYT 4800 s'encastra dans le hummer à sept cent soixante dix huit km/h.

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Sim Keller

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MessageSujet: Re: [RP] Alone in the Dark Mar 24 Fév 2015 - 16:06

Sim hurlait depuis qu'il avait compris ce qu'Elaine avait l'intention de faire. Il beuglait à s'en décrocher les cordes vocales, pieds contre le tableau de bord comme s'il espérait amortir l'impact imminent. Ses cordes vocales vibraient de toute leur puissance, produisant un son atroce équivalent à l'overdose de stress qui déferlait en lui. C'était une idée ô combien stupide qu'elle avait la, la belle gueule blonde. Il n'y avait qu'une bimbo débile pour aboutir à une décision pareille qui allait très certainement abréger cette course poursuite infernale au lieu de leur fournir un échappatoire. Sim se mit à l'insulter à une cadence d'autant accélérée que le véhicule adverse devenait gros dans leur pare brise et qu'il sentait ses testicules réduites à la taille d'une graine de carotte tenter de se dissimuler encore davantage. Le phyto avait les yeux exorbités, une main sur le visage et l'autre sur son entrejambe, tapant des pieds comme un furieux pour tenter de ralentir la course folle de la ZYT 4800 désormais devenue un cercueil de luxe, un cimetière de l'intelligence et du bon sens. Le mutant eut le temps d'apercevoir le regard exorbité de leurs adversaires rivés eux aussi sur leurs sièges condamnés avant que le bolide ne s'enfonce dans le hummer avec la facilité d'un obus antichar dans une motte de beurre.

Leur flèche vermeil surbaissée enfonça la roue avant droite en arrachant tout sur son passage, disséquant l'énorme hummer tel un scalpel géant dans un hurlement de métal martyrisé. Il y eut des étincelles, des pièces de métal qui voltigèrent dans tous les sens, creusant de profonds silons dans le verre blindé qui protégeait les deux mutants, tels les griffes d'un démon métallique tentant d'arracher leurs sales petites têtes vides. Sim discerna à grand peine un bloc moteur s'écraser sur leur pare brise, bientôt suivi d'un pied humain et d'une grande quantité d'huile, d'essence et d'hémoglobine alors que la ZYT poursuivait implacablement son découpage en règle, ressortant de l'énorme Goliath en arrachant les trois quart du coffre, pour finir par partir en vrille. Une bonne partie de leur habitacle était resté coincé quelque part entre les plaques d'immatriculation adverses, ainsi qu'un tiers de leurs roues et de manière générale le reste de leur véhicule.

Sim rouvrit un œil, surpris d'être encore en vie. Il sentait bien que le harnais avait joyeusement mordu dans sa chair au moment de l'impact mais il acceptait bien volontiers ce prix à payer pour survivre à un choc des titans pareil. Il grogna un instant et ouvrit grand les yeux en apercevant la transformation radicale de la ZYT, désormais plus courte de deux mètres et transformée en coupé sport punk, le toit arraché gisant à trois pas de leur carlingue. En émergeant du tank ennemi, une partie de la sportive était restée accrochée, ce point de fixation l'envoyant tournoyer dans un 180°C bien moins maîtrisé que l'initial. Le Malin avait donc un point de vue imparable sur le hummer éventré, lui gisant sur le flanc en perdant toutes sortes de liquides par tous les orifices non prévus par le constructeur. Grommelant pour la forme sur le sort des fleurs qu'il sentait mourir sous les litres de pétrole et les racines qui asphyxiaient dans l'huile de moteur, Sim se gratta le crâne en se tâtant plus ou moins discrètement ses parties intimes.


Dommages structurels détectés. Risque d'incendie élevé. Module d'urgence activé.

Incrédule, il écouta l'ordinateur se lancer dans une série de diagnostics sans queue ni tête avec une voix à peine affectée par l'impact de fin du monde. Ce fut le moment que choisit ce qui restait du moteur gonflé de la sportive pour être propulsé à trente mètres de là par le module de sécurité. Sim regarda bêtement les sept cent kilos de turbocompresseurs être catapultés dans la neige fraîche loin de leur bulle de protection et se demanda comment quelqu'un pouvait payer un bonus pour disposer d'un gadget pareil, conçu pour disséquer une caisse hors de prix et balancer ses composants à la ronde. Puis il eut brusquement envie de vomir et jaillit hors de l'habitacle déstructuré, juste à temps pour souiller encore davantage la neige encore immaculée voilà quelques minutes. Il releva la tête en s'essuyant les lèvres, cracha quelques glaires amères en observant l'épaisse fumée noire qui sortait désormais du hummer et ricana, trop heureux de se savoir encore en vie, grâce à une idée tout à fait débile qui plus est.

Puis il se demanda s'il allait pouvoir trousser Elaine en profitant du rush d'adrénaline du moment. Et se souvint qu'elle ne s'était toujours pas intéressée à son sort. Le squelette se pencha donc dans l'habitacle, évitant soigneusement de poser ses doigts sur les rebords tranchants du métal à vif ou sur les parties humaines non identifiées qui y étaient restés accrochées.

Hé Blondasse, t'es en vie ?
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Elaine Hildred

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MessageSujet: Re: [RP] Alone in the Dark Dim 8 Mar 2015 - 14:56

Elaine fixa du coin de l’œil son moteur être éjecté de son logement, indifférente à la fortune qui s'envolait littéralement sous ses yeux. Dans un coin de sa conscience embrumée, elle nota de contacter Zyt Industry au plus vite, car il était hors de question de rester sans voiture. Ou pire, dans une voiture de rechange, comme cette pétasse de Linda qui avait dû se contenter d'une Ferrari de l'an dernier. Plutôt mourir que de se faire humilier de la sorte. Puis elle prit conscience du sang qui coulait sur sa tempe, petit filet tiède à l'odeur aussi enivrante qu'inquiétante. D'une main fébrile, elle se tapota le crâne et fixa ses phalanges rougies avec une moue horrifiée. L'Atomique observa une gouttelette vermeil se détacher de son ongle et s'écraser sur sa cuisse nue avec un petit son sec étonnement perceptible. Frénétiquement, elle se mit à chercher la moindre blessure sur son corps parfait, palpant et grattant ses courbes divines en priant de toutes ses forces un dieu obscur aux abdos d'aciers, aux dents refaites et aux vêtements d'or pour que sa splendeur ne soit point altérée.

Lorsqu'elle fut tout à fait certaine que la sécurité hors de prix de la Zyt avait assuré son capital beauté, Elaine se risqua à déboucler le harnais, prenant une inspiration aussi douloureuse pour ses côtes que pour les coutures de son haut trop serré. Elle extirpa ses longues jambes hors de l'habitacle, accrochant la poignée une seconde d'un talon expert pour ouvrir la porte -qui s'écrasa au sol avec fracas- et se faufila dehors avec la grâce d'une couleuvre, vérifiant machinalement sa chevelure tâchée d'un rouge qui virait au brun. Debout dans la neige, insensible encore au vent mordant qui amenait une neige glacée, elle s'aperçut de l'ampleur du carnage en même temps que des pulsions cardiaques effrénées d'un cœur affolé.

Le carnage était effroyable. La neige labourée sur une centaine de mètres était parsemée d'entrailles mécaniques ou humaines. Le véhicule des russes, éventré, se vidait de diverses substances par divers orifices, salissant encore davantage la couche blanche désormais tout à fait immonde. Il y avait, ça et là, des objets aux formes torturées qui avaient été propulsés à l'impact, mais personne n'aurait pu dire s'il s'agissait d'une côte ou d'un piston. Quelque chose brûlait et il régnait une odeur piquante de produits chimiques qui rendaient l'atmosphère gelée encore plus irrespirable. Elaine voyait tout ça, appuyée contre sa carlingue déchiquetée. Elle frissonnait à présent, plus de peur que de froid. La voix du Malin l'extirpa de sa torpeur morbide et elle lui jeta un regard à transpercer un tank.


Va chier Keller, tu me dois une ZYT. Commence à économiser !

L'Atomique Anatomique remarqua une forme qui s'agitait faiblement dans le 4x4 retourné, mais eut à peine le temps de plisser les yeux pour mieux voir qu'elle s'immobilisait tout à fait. Elaine haussa les épaules, à peine plus affectée d'avoir tué quatre personnes que d'avoir écrasé une mouche. La seule pensée que ces connards aient un instant risqué de mettre la main sur elle la débarrassait de toute forme de scrupule. Elle tapota son communicateur d'un geste machinal, presque automatique.


Irinachouchouuuuuute ? Il me faut un hélico s'il-te-plait-ma-poupoule-en-sucre. Et Boris. Et Papa. Oui, tout va bien ma chérie, il faut juste un blackout sur ma position. Merci ma chouuuute, promis c'est pas dma faute cette fois, promiiiis ! Bisous bisous smack smack.


En jargon richo pétasse, un blackout était une procédure particulière nécessitant une absence totale de témoins ou de preuves du passage d'un sujet. En d'autres termes, si l'on récupérait une damoiselle en overdose de crack dans un squat miteux au fin fond des bas quartiers, il était nécessaire de faire taire tout le monde à n'importe quel prix, de supprimer tous les enregistrements du coin, de dérouter les flics etc... Il allait sans dire que la puissance financière nécessaire à une pareille opération impactait directement son efficacité. Autant dire que miss Hildred n'avait jamais été photographiée en train de lécher deux kilos de chantilly sur le corps huilé d'un hercule imberbe. J-A-M-A-I-S.

Elaine se recoiffa, pestant contre le sang qui lui collait les mèches et la neige qui lui refroidissait les lèvres. La bimbo tangua légèrement sur ses échasses, ce qui ne lui arrivait jamais et mima un baiser à l'attention du 4x4 massacré qui n'en demandait pas tant, jaugea un instant supplémentaire le carnage avant de se tapoter l'arrière train en minaudant.


Beau boulot belle gosse !

Puis elle posa son talon sur ce qui restait de son capot et arqua sa silhouette divine en posant les bras sur son genou, envoyant un clin d’œil supplémentaire à Sim qui paraissait très occupé à se vider de ses intestins.

Dis donc Keller, ça t'ennuierait de vérifier que tes copains sont bien tous morts ? Moi je m'approche pas, j'ai assez payé pour tes conneries. T'es un chou, chou !

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Sim Keller

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MessageSujet: Re: [RP] Alone in the Dark Dim 15 Mar 2015 - 18:16

A cet instant précis, Sim hésitait franchement entre taillader Elaine et l'allonger sans lui demander son avis sur la carcasse éventrée de son bolide de luxe. C'est qu'elle l'énervait, la blondasse et ses grands airs, deux fois plus fière d'elle même depuis qu'elle avait mit hors jeux un 4x4 bourré de mercenaires russes. Il avait foutrement envie de lui faire fermer sa belle gueule, de s'amuser avec elle et de la jeter comme un vulgaire chiffon. Il avait le regard des mauvais jours, l'oeil noir et la gorge sèche, une trique d'enfer et les mains tremblantes de la savoir à sa merci. Le malin fouillait distraiment la neige du pied, espérant trouver un bout de métal bien aiguisé, bien cranté comme il les aimait, le genre à faire peur rien qu'à regarder. Elle n'allait pas faire la maligne longtemps lorsqu'il lui brandirait de quoi la dépecer vivante sous son joli petit nez.

Puis elle le tira de sa torpeur avec sa voix trop mélodieuse, trop chaude pour laisser quiconque indifférent. Ca aussi, ça l'agaçait. Il mourait d'envie de transformer ce velours excitant en un hurlement désespéré lorsqu'elle contemplerait ses entrailles sur les genoux. Il s'ébroua rageusement, gratta encore un peu la neige du pied, dépité de ne rien y trouver et fit quelques pas en direction de la carcasse russe. Avec un peu de chance, il trouverait de quoi faire dedans. Ces dingues paradaient en permanence avec assez de flingues pour envahir la Belgique et une cargaison de couteau à faire pâlir un chef japonais. Il jaugea du regard la carcasse fumante, estima ses chances d'explosions suffisamment basses pour mériter une exploration plus poussée et montra son majeur à la belle blonde qui trônait sur le cadavre mécanique hors de prix. Il se demanda si l'épave détruire ne valait pas toujours bien plus qu'une voiture classique.


J'suis pas ton esclave la blonde, je ne fais ça que pour garantir ma sécurité, woké ?

Sim n'était pas spécialement fragile mais il eut à se faire violence pour approcher du lieu du désastre. Le métal avait fondu par endroit, se mêlant à la chair rôtie qui dégageait une odeur d'autant plus désagréable. Le tout était saturé de vapeur d'essences et de divers senteurs du même acabit. En amoureux de la nature et des corps humains non décomposés, Sim se força à déglutir calmement en passant la tête par la fenêtre détruite. Il tomba nez à nez avec la mâchoire disloquée d'une tête carbonisée et acheva de rendre son déjeuner sur les os nus des jambes du passager. Quelques haut le cœur plus tard, il s'essuya d'un revers de manche et examina plus en détail les autres corps. Avec sa veine habituelle, il était tombé sur le cadavre le plus démoli du tas. A l'exception de quelques membres en moins, les autres étaient autrement plus présentables. Il repéra quelques holsters bien garnis, tira sans grande conviction sur une crosse qui en dépassait et fut récompensé de sa ténacité par un énorme revolver garni de cartouches luisantes d'envie de se loger dans une caboche récalcitrante. Il sourit et s'extirpa aussi vite que possible de l'habitacle, se tortillant pour éviter de se lacérer sur le métal à nu.

Hé pétasse regarde ça !

Puis un poing monstrueux vint s'écraser sur sa tempe et il s'écrasa au sol, sonné. La neige gelée le sauva d'un évanouissement instantané mais il ne réagit pas assez vite pour éviter la clé de bras très maitrisée de la masse énorme qui s'applatit sur lui. Il sentit l'odeur rance d'une haleine chargée de vodka lui souffler aux oreilles en même temps qu'une voix bien trop familière lui résonnait dans les tympans. Une voix malsaine, chargée de souffrance et d'autant plus inquiétante.

Tu bouge, je te disloque.
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MessageSujet: Re: [RP] Alone in the Dark Dim 22 Mar 2015 - 15:07

Elaine sentit soudain qu'elle perdait la bataille contre sa vessie. Une fois de plus la situation virait au cauchemar, comme à chaque fois qu'elle s'aventurait plus de dix minutes en dehors de la Confrérie. L'Atomique était très occupée à appliquer une nouvelle fois une épaisse couche de rouge à lèvre rouge charogne, indifférente aux centaines de dollars qu'elle étalait littéralement sur chaque millimètre lorsqu'elle avait entendu le Malin l'appeler. Puis le bruit inimitable d'un coup violent sur une tempe fragile la tira définitivement de sa torpeur bienheureuse pour la confronter aux semelles de plombées de la réalité. A une dizaine de mètres d'elle, le squelette qui l'avait embarqué dans cette affaire était chevauché par une masse monstrueuse d'où émergeait une crâne rasé percé de deux petits yeux au regard vicieux. La blonde retint à grand peine un cri misérable digne d'un rat agonisant et resta paralysée quelques secondes supplémentaires. Les hologrammes rouge de ses implants, qu'elle n'avait toujours pas désactivés, conférait à l'ensemble une lueur vermeil lugubre porteuse de mauvais présages. Avec un automatisme acquis lors de longue soirées de bitchages entre copines au club du coin, Elaine détailla l'énorme tas qui écrasait sans mal le mutant. C'était un obèse morbide au survêtement tâché de sang, une force de la nature augmentée de quelques centaines de kilos de graisse qui ne paraissaient nullement le gêner. Il avait été manifestement blessé dans l'accident mais son crâne chauve aux veines saillantes et ses divers tatouages à l'encre aussi douteuses que la vertu des demoiselles représentés n'incitaient pas vraiment à sortir la trousse de secours pour lui coller des pansements en forme de petit cœur. C'était typiquement le genre de type qu'une nonne aurait massacré à coup de pelle si elle le croisait agonisant et quémandant sa pitié au bord d'un chemin.

En attendant, ce tas était un peu trop vivant au goût d'Elaine, bien trop costaud pour Sim qui venait de se découvrir une passion pour l'apnée terrestre et de manière générale beaucoup trop gros pour qu'elle puisse le contempler plus de deux secondes et se retenir d'une dizaine d'insultes à la minute. Dans le monde merveilleux d'Elaine, celui qui ne passait pas la moitié de sa semaine à soigner son corps et l'autre à choisir de quoi l'habiller était condamné à subir insultes, crachats et diverses attaques jusqu'à ce qu'il bascule dans la superficialité intégrale. Autant dire que le monstre croisé avec un hippopotame qui défonçait les reins de Sim était une cible rêvée avec son survet' de sport et ses kilos dénotant justement l'absence totale de celui ci. La bimbo sentit ses jambes flageoler un instant alors qu'elle réalisait que le survivant n'était pas une cible facile pour ses piques impitoyables mais plutôt une menace directe pour sa personne, un prédateur bien plus redoutable que le fan obsessionnel et les calories des cocktails. Si la jeune blonde était la reine de la volaille de la basse cours, le russe était plutôt un carnivore du style tyrannosaure piqué aux stéroïdes. Sim se situait quelque part entre le rat d'égout et la hyène famélique et il fut de toute façon bientôt mis K.O, étouffé par le tueur qui semblait désireux de le garder vivant, mais certainement pas en bon état. Le mutant roula des orbites, tenta de rompre l'étreinte mortelle et finit par se ramollir plus sûrement qu'un hérisson sous un trente-huit tonnes. Puis le monstre se releva avec quelques difficultés, éructant un sang noir de mauvais augure. Quelque part sur son corps gigantesque, niché dans les plis de sa graisse se cachait une vilaine blessure qui semblait l'handicaper sérieusement. Il manqua de rouler au sol, se retint juste à temps en plantant une jambe aussi large qu'un baobab dans la neige fraîche et s'essuya les lèvres d'un revers de manche déjà bien souillé. Ses petits yeux porcins s'attardèrent sur la silhouette d'Elaine qui regretta soudainement de ne pas avoir quelques centimètres de tissu supplémentaire à sa disposition. Elle ne connaissait que trop le regard mauvais du dingue qui la fixait, pour l'avoir croisé tant de fois.

Elaine frissonna et recula d'un pas lorsqu'il brandit un poing monstrueux en sa direction, éructant quelque imprécation dans une langue dont elle ne connaissait que les insultes. Puis il se jeta sur elle, écumant d'une sueur qu'elle parvenait presque à sentir malgré l'odeur entêtante de l'accident, de l'incendie et du métal broyé. Cette odeur immonde, cette puanteur de la chair luisante, des poils trempés qui s'accompagnait toujours du halètement porcin du mâle en rut la tira des griffes glacées de la peur à une vitesse ahurissante. Brutalement dégrisée, elle posa les mains sur le capot, pivota d'un geste assuré et se propulsa dans les airs d'une détente travaillée pendant des centaines de milliers d'heures de course quotidienne. Elle lui expédia ses deux pieds dans la figure, poussant de toute la force de ses cuisses parfaites, envoyant ses talons dans le crâne du monstre où les stilletos de titanes perforèrent sans mal la peau fragile du crane avec un petit bruit sec.

Elaine atterrit sur ses pieds, esquivant d'une cambrure à se péter la colonne le choc du titan qui mugit de douleur sans guère s'attendrir sur la cascade vermeil qui l'aveuglait à moitié. C'était un homme rude, habitué à encaisser bien plus de coups que sa carcasse molle ne paraissait pouvoir supporter. Il se releva en soufflant, cracha quelques glaires et dégaina de sa botte une lame crantée aussi longue qu'un bras d'enfant. Un sourire mauvais déforma son visage alors qu'il se jetait une fois de plus sur la blonde qui l'attendait, campée sur ses appuis, ses petits poings devant son visage dans une parodie de boxeuse bien trop plantureuse pour s'être intéressée à un autre sport qu'au fitness.

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MessageSujet: Re: [RP] Alone in the Dark Ven 27 Mar 2015 - 1:56

Ce fut le crâne sur le point d'exploser et les oreilles bourdonnantes que Sim émergea de son évanouissement quelques secondes après y avoir été plongé par les paluches d'un ours soviétique. Le mutant passa une langue tremblante sur ses incisives branlantes et retint un gémissement de douleur. Il n'avait guère pu lutter contre la force de la nature qui l'avait attaqué, déjà sérieusement touché par le coup initial qui avait manqué de le tuer immédiatement. En bon habitué des bagarres de rues, des coups de putes et des lendemains difficiles, Sim savait parfaitement que le pire était encore à venir. Sa tête si lourde, qui manquait de le faire vomir lorsqu'il tentait de la remuer n'était que le prémisse d'un ou deux jours horribles à lutter contre le bélier fou qui tenterait de lui disloquer le crâne. Le phyto palpa sa gorge maltraitée, constatant avec soulagement que l'écorce qu'il y avait fait pousser en urgence l'avait plus ou moins préservée. Bien qu'il respirait avec difficulté, il pouvait espérer s'en tirer avec des lésions minimes et une trachée en bon état. Ce ne fut que lorsqu'il sentit l'énorme craquelure dans l'écorce qu'il comprit à quel point il l'avait échappé belle. Même à demi mort, Vassilli aurait facilement pu lui disloquer le cou et quelques voies respiratoires en passant.

Ce ne fut que lorsqu'il parvint à relever suffisamment sa tête lourde comme sept américaines qu'il découvrit le spectacle sidérant qui se déroulait à quelques mètres de lui. Alors qu'il s'attendait à voir Elaine brouter de la neige à pleines dents, un russe heureux plus ou moins loin en elle, la bimbo était toujours debout. Pire, elle tenait tête à Vasssilli et ses soixante quinze kilos dans chaque jambe.

Ce n'était pas une de ces bastons hollywoodienne chorégraphiée à l'excès, pas plus qu'un combat entre deux professionnels aux gestes économes et mortellement précis. Si Vassilli était capable de disloquer quelque un des champions du monde, Elaine était loin de son niveau. Par chance, le russe était définitivement amoché et ahanait à chaque effort, une main serrée sur son flanc trempé de sang. En face de lui, l'Atomique se donnait comme jamais. Elle virevoltait avec grâce, esquivant la lame monstrueuse du tueur avec une vitesse impressionnante, dopée à l'adrénaline. Sim voyait à présent toute l'efficacité de ses heures de footing avec lesquelles il la raillait tant lorsqu'il la croisait dans le parc de la Confrérie, soufflante et suante, mais toujours à fond. Luisante de sueur, les yeux exorbités par la peur, Elaine bondissait, feintait, jaillissait de chaque côté du poignard qui n'avait de cesse de la frôler. C'était une débauche d'efforts superbe à voir, une gazelle affolée qui se jouait pourtant de son pire prédateur. Mais dans cette lutte inégale, Elaine tenait bon. Mieux, elle frappait sec et juste. Après quelques tentatives catastrophique de coups de poings qui lui avaient laissé quelques balafres sur les bras, la mutante avait dégainé son atout maître. Sa langue jaillissait et touchait à chaque fois, brisant les halètements du russe avec un fracas de mauvais augure pour ses os. Vassilli avait bien compris son petit manège mais il était désespérément lent pour contrer cette furie qui disposait d'un cinquième membre avec lequel le frapper.

La tornade blonde reculait avec l'agilité d'un chat, se stabilisant avec une maîtrise impressionnante dans une neige ravagée par leur joute mortelle, bondissait sur ses échasses fuselées, arquant son corps dans des esquives gracieuses, roulant au sol sans égard pour son brushing lorsqu'elle n'avait plus le choix avant de se relever d'un coup de rein brutal, plongeant pour éviter les assauts acérés. Vassilli plissait ses petits yeux en épongeant le sang qui lui coulait dans les yeux et soufflait toujours plus fort avec un bruit de pneu dégonflé, s'appliquant à faire siffler son arme dans de petits coups secs, tentant de s'approcher un maximum pour la larder sans lui laisser la moindre chance. Mais invariablement, il reculait sous les assauts incessants de l'Atomique, mugissant de douleur lorsqu'il encaissait un coup de langue étonnement efficace. Et peu à peu, ses gestes étaient moins assurés, moins violents. Il faiblissait, moins à cause des impacts répétés que du torrent de sang qui s'écoulait à présent de son flanc ouvert. Petit à petit, on lisait la peur dans les yeux du russe, sans que cela affecte le combat en cours. Elaine était bien trop occupée à sautiller dans tous les sens pour pousser son avantage. Elle fatiguait également désormais, après dix minutes d'efforts incessants où elle devait se concentrer à chaque instant.

Sim était amoureux. Il ne pouvait détacher son regard de ces fesses parfaites qui s'épanouissaient en une paire de cuisse solides, forgées par des heures d'efforts voués à sublimer leur propriétaire. Elle se battait comme une démone, avec ce soupçon de maladresse si touchant lorsqu'il la voyait déraper dans la neige et gémir de douleur lorsque la lame l'entaillait. Il y avait dans cette frénésie désordonnée, dans cette débauche d'efforts et d'émotions, quelque chose de vraiment très beau.

Il y mit fin brutalement lorsqu'il parvint à retrouver le flingue qu'il avait laissé tomber, qu'il attendit qu'Elaine batte en retraite pour loger six balles de gros calibre dans la cible géante dans un vacarme assourdissant. L'autre tomba sans la moindre grâce, tête la première dans la neige, perforé de part en part. Il souilla la neige une dernière fois en se vidant d'un bon litre d'un sang presque boueux.

Victorieuse, Elaine s'immobilisa, les bras couverts d'estafilades sanguinolentes, saupoudrée de flocons dans une vision digne des contes d’autans où les valkyries régalaient les mortels de leurs prouesses aux combats et de leurs corps parfaits de femmes guerrières.
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MessageSujet: Re: [RP] Alone in the Dark Dim 5 Avr 2015 - 23:50

Il y eut un vacarme assourdissant lorsque Sim abattit le monstre. L'énorme mercenaire s'écroula lamentablement. Elaine s'immobilisa, choquée. L'adrénaline qui déferlait en cascades la faisait trembler de toute part et la mort de l'autre dingue fut un soulagement terriblement brutal. Elle manqua de glisser dans la neige, se récupéra d'un coup de rein et croisa instinctivement les bras sur sa poitrine. Elle haletait bruyamment sans tenter de maîtriser sa respiration saccadée ou son cœur affolé. Lorsque Vassili lui avait sauté dessus, elle avait réagit d'instinct, combattant à l'aveugle ou presque en se débattant comme une diablesse pour éviter de se faire épingler comme un vulgaire papillon. A présent qu'elle le voyait, gisant dans une mare de sang, elle prenait conscience d'avoir échappé au pire. Le cadavre du russe était tout aussi gigantesque, étalé dans la neige que lorsqu'il la dominait de toute sa masse et tentait de la poignarder.

Elle réalisa tout d'un coup que ses bras la brûlaient et fixa les rigoles vermeils qui les striaient, interdite de voir son propre fluide s'écouler ainsi comme un douloureux rappel de l'affrontement sans merci. Elaine frissonna une nouvelle fois et eut tout d'un coup envie de se recroqueviller sur le sol, de s'enterrer aussi profondément que possible et de ne sortir de son terrier douillet qu'une fois le printemps arrivé. A condition qu'elle soit réveillée par une armée de chippendales huilés et musclés prompts à satisfaire ses moindres exigences. Elle rêvassa quelques secondes avant d'être tirée de son cocon par une bourrasque plus fort que les autres qui la gifla sans pitié. L'Atomique rouvrit les yeux et revit la même scène, le carnage mécanique, la neige labourée et tâchée de couleurs d'une laideur sans nom, les carcasses fumantes, les morceaux de corps dispersés et le cadavre trempé d'hémoglobine d'un obèse encore chaud à ses pieds. La blonde bondit en arrière en s'apercevant que ses talons trempaient dans le sang immonde et manqua de s'écrouler à nouveau, toute adresse disparue avec la chute libre de son taux d'adrénaline.

Ce ne fut lorsque Sim se mit à l'insulter en toutes les langues possibles que la bimbo prit conscience de sa présence, alors que l'autre braillait sur une compensation en nature et ses besoins urgents d'aspirine et de quelques litres de vodka.


La ferme Keller ! T'es en vie grâce à moi, écrase un peu.


Elle prit soudain conscience de la présence de l'aéronef au dessus d'eux et sentit littéralement ses doutes et ses peurs s'envoler alors qu'elle reconnaissait l'appareil hors de prix qui descendait du ciel avec la grâce innée des anges gardiens.

~ ~ ~


L'argent faisait le bonheur, c'était bien connu de tous ceux qui en possédaient assez pour ne plus y faire attention. En l’occurrence, Elaine se délaissait dans un fauteuil à mémoire de forme chauffant, ses plaies pansées par des pansements intelligents imbibés d'un léger anesthésiant, sirotant un jus de mangues albinos et de litchis géant, sous une structure temporaire isolante qui tenait davantage du mobil home que de la tente de scout. Les Hildred et leur équipe de choc la couvaient et elle sentait un sourire niais s'imprimer sur ses zygomatiques.

Il y avait là Boris et Irina bien évidemment. Le russe grognait en se curant les ongles avec une lame de la taille d'une tronçonneuse, mortifié d'avoir manqué l'éviscération de quelques agresseurs. Irina se bouffait un ongle manucuré, honteuse d'elle même et inquiète de la disparition de son bonus annuel. Mais ces deux faisaient pâle figure à côté de l'escorte personnelle de Magnus E. Hildred.

Outre quelques assistants qui, elle le savait, gagnaient plus que la plupart des cadres du monde se tenait Eric et son profil d'oiseau de proie. Grand et fin, le bras droit des Hildred portait le costume italien avec une élégance rare. A cet instant précis, il calculait les tenants et aboutissants d'un contrat gazier avec sept pays et trois sociétés différentes, sans bien évidemment perdre de vue l'évolution de la fortune familiale à la virgule près. Ses yeux vifs scrutaient le moindre détail de l'intérieur sans laisser transparaître la moindre pensée. Eric n'avait pas d'émotion. Une intelligence exceptionnelle liée à sa mutation l'en avait débarrassé dès ses quatorze ans. En contrepartie, elle l'avait doté de capacités sans équivalent qui faisaient de lui un atout inestimable pour la famille. Il lui manquait juste un soupçon de chaleur sociale pour être un homme virtuellement parfait.

C'était le rôle de la pulpeuse Nathalie, la chargée de relation publique de la famille. Avec dix huit sur vingt sur l'échelle Elainique de la perfection physique, elle pouvait passer pour l'une des sœurs d'Elaine, à ceci près qu'elle avait autant de diplômes à son palmarès que l'Atomique d'amants. C'était en quelque sorte une super Irina (qui plafonnait à un malheureux seize sur vingt...), une déesse de la ressource capable de dégotter un cinq étoile au fin fond de l'Antarctique, une fontaine au Sahara ou de faire libérer avec force excuses du tribunal un meurtrier de masse. Elle fronçait les sourcils en négociant en holocom un nouveau bolide pour la fille de son patron, en menaçant d'une petite voix suave les dirigeants de la toute puissante ZYT Company de laisser filtrer les défaillances de feu la 4800 de miss Hildred.

Puis il y avait Karim. Un individu d'une rare dangerosité, aux talents innés et au raffinement cruel proprement terrifiant. En somme, le genre de personnage que personne ne s'attendait à croiser dans l'entourage d'un bienfaiteur de la trempe de monsieur Magnus Hildred. Bien loin du délinquant de base dont certains s'entichaient pour sous traiter leurs basses besognes, Karim était un prince des tueurs. Si un colosse surpuissant de la teneur de Boris était un puissant dissuasif et un allié incontestablement efficace, Karim était d'une autre classe. A l'inverse du russe, il n'avait jamais connu la prison, n'avait jamais fait le coup de main aux côtés de gangs divers et variés pour s'en distinguer par une brutalité inégalée. Lui était l'assassin parfait, l'ombre dont on ignorait jusqu'à l'existence et dont seuls les riches initiés aux contacts très bien renseignés pouvaient requérir les services. C'était le prédateur ultime de la chaîne alimentaire et il était tout spécialement attaché à la protection de Magnus E. Hildred. Elaine aurait pu se faire massacrer sous ses yeux sans qu'il ne bouge un cil pour l'aider si la vie de son bienfaiteur était en jeu.

Au milieu de cette assemblée d'un genre tout à fait unique trônait le maître des lieux, l'un des hommes les plus riches du monde et certainement l'un des plus influents. Il n'avait pas la beauté glacée d'Eric ou l'adresse de Karim mais il émanait de Magnus un charisme impressionnant, prompt à éclipser même la beauté stupéfiante de sa fille. Mains jointes, il observait Elaine siroter son cocktail sans pouvoir se départir d'un sourire niais, trop rassuré de la savoir en vie. Et si bien d'obscurs secrets se cachaient sous la façade parfaite de ce père trop aimant, un observateur non avisé pouvait aisément s'y tromper. Pendant ce temps, loin du la quiétude de l'abri, des têtes tombaient, des hommes mouraient et des sociétés plongeaient. Magnus Hildred avait failli perdre sa fille et des centaines de vies en seraient à jamais affectées.

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MessageSujet: Re: [RP] Alone in the Dark Mar 14 Avr 2015 - 3:18

Sim grimaça sans pudeur en avalant une gorgée de café, Ce breuvage exquis, hors de prix et chauffé à une température parfaite lui brûlait la gorge plus sûrement qu'une rasade de lave en fusion. Lui aussi avait été soigneusement pansé et soigné, ses maux de têtes n'étaient plus qu'un lointain souvenir et il sentait à peine le tiraillement de ses plaies. La mauvaise graine était assis dans un coin de la structure, dans une semi obscurité qu'il avait réclamé sans douceur. Il observait plus qu'il n'en avait l'air, les yeux mi clos, les mains serrées autour de son gobelet délicieusement chaud. Il voyait tout du ballet presque chorégraphié qui se tenait à quelques mètres de son microcosme bienheureux. C'était un mauvais show, le pire des navets, un bonheur presque idyllique qui le faisait vomir. Littéralement. Pour la seconde fois en quelque instants, il avait encore rendu ses tripes, cette fois dans la salle de bain parfaite de la géniale installation. Le Malin avait foutu un bordel monstre, s'essuyant avec une serviette qu'il avait balancé, foutant de l'eau partout en ricanant à l'idée du pauvre minable qui allait passer après lui nettoyer le carnage. Puis il avait croisé un majordome parfaitement impassible qui n'avait même pas cillé devant l'état du sol. Cela avait achevé de le foutre en rogne, de voir ce vieux coincé éponger sa gerbe sans même toussoter. Alors il était reparti se planter dans son coin en maugréant quelques imprécations ordurière.

Il les haïssait tous. Elaine et sa famille déballaient plus de richesses qu'il n'en avait jamais vu. Même s'il avait vu des piles de dollars lorsque Dimitry et consors faisaient leurs comptes, le mutant n'avait jamais contemplé pareille aisance. Il avait compris en quelques minutes que les Hildred n'envisageaient même pas l'éventualité du besoin, la conception des limites financières. C'était comme atteindre l'éternité, la puissance absolue. C'était une indécence plus bandante que la plus garce des putes. Magnus et sa clique ne réfléchissaient même plus en moyens financiers, ils avaient atteint le stade suprême où l'argent était aussi abondant que l'eau dans un foutu océan. Même Elaine faisait petite joueuse à côté de son paternel. Là où elle balançait négligemment des liasses de billets, son paternel paraissait ne prendre conscience de sa thune qu'au moment fatidique de dépenser de précieuses secondes pour l'évoquer.

Sim avait la haine. Il sentait la bile amère lui gratter l'oseophage, une sale envie de détruire quelques trucs à porté de main pour espérer altérer un tant soi peu la fortune. Que se passerait-il si il cognait la secrétaire et rajoutait quelques zéros à sa colonne de chiffres ? A peine la possibilité s'offrait elle à lui qu'il l'effaçait en marmonnant. Sans même escompter parvenir jusqu'au clavier sans que Boris ou son copain ne lui disloque le bras, il voyait d'ici l'énorme coup d'épée dans l'eau, la fluctuation à peine perceptible pour les comptables Hildred.

Il avait lui aussi connu quelques instants d'ivresse, lorsque la paie avait été bonne -et elle l'était souvent-, qu'il allait joyeusement se pinter pour oublier les ordures qui le forçaient à produire comme une brute, épuisant son corps et son esprit. Il avait jeté des billets à la pelle, bandant à chaque fois qu'un envieux lui jetait le même regard qu'il jetait à la clique anglaise. Mais tout s'achevait brutalement après une nuit ou deux de débauches, alors qu'il se versait une dernière bouteille pour finir en apothéose et oublier un peu le lendemain où il finirait aussi vide que quelques jours auparavant. Hildred et son empire ? Ces enfoirés planaient littéralement, trente kilomètres au dessus de sa pauvre gueule de clodo, qu'importe qu'il ait parfois réussi à balancer quelques milliers de dollars à des catins plus moches que la plus laide des leurs, englouti des alcools plus dégueulasses que la pire de leur vinasse. Il savait qu'il n'effleurait même pas les possibilités de Hildred et compagnie et cela le rendait malade. C'était plus que de l'envie ou de la jalousie, c'était de la rage pure et simple, une envie presque animale de détruire leur bonheur tellement artificiel. Et il savait comment faire. Elaine n'allait pas s'en tirer comme ça. Il lui ferait mal, oh tellement mal. Elle l'avait toujours agacé avec son corps parfait et ses manières hautaines, mais il la ravagerait deux fois plus depuis qu'il savait à quel point ça ferait souffrir son père. Il ricana mentalement puis se força à faire bonne figure, comme si ses intentions pouvaient se lire sur son visage.

Le phyto avait discrètement recouvert son ventre de mousse, puisque le sol parfait de leur cahute parfaite était parfaitement blindé. Il ne pouvait pas prendre racine pour se soulager, alors il compensait comme il pouvait. C'était la seule pousse qu'il pouvait se permettre dans son état et il sentait déjà que l'effort le mettait K.O C'était peut être ce qui le sauvait d'un mouvement d'humeur fort regrettable. Il avait conscience que ni Karim ni Boris n'escomptaient le laisser faire le moindre geste sans y être autorisé. En tant qu'élément parasite dans leur bonheur, il était interdit de manifester sa désapprobation. Ils l'avaient aidé, soigné et nourri avec une pitié qui lui tordait les tripes. Alors il se mit à beugler dans son patois natal, tel le sale gosse mal élevé qu'il était, braillant en se retenant de sourire lorsque les regards se braquèrent sur lui, l'hideux sale petit pauvre dans un coin, l'élément perturbateur de leur petit monde parfait.


D'la viande ! Y a pas d'la viande dans votre bordel ? J'ai faim merde, s'pas votre café à la con qui va me requinquer. J'ai pissé l'sang pour votre 'Laine, nourrissez moi bon dieu ! Me faut dla barbaque pour m'rallumer la chaudière, j'suis tout froid et tout raide !
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