Forum de Jeux de Rôle Futuriste - Inspiré des Mutants de Marvel (X-Men)
 
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[Attaque] Groupe 2

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Miss Lemington

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Alias : Psyché
Race : Mutante
Clan : Nouvel Institut
Age du perso : 38 ans
Profession : Cerbère de l'Institut
Affinités : Abîme sans fond, gouffre des âmes tourmentées
Points XP : 1535


-PERFORMANCES-
Pouvoir: Psychokinésie et télépathie
Type: Omega
Niveau: 7

MessageSujet: [Attaque] Groupe 2 Dim 15 Nov 2009 - 22:51

[Twik, Terry, Dan, Maria]

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Twikjeya Elkash

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Race : Mutante
Clan : Indépendante
Age du perso : 25 ans
Profession : Chirurgienne de génie.
Sacrificatrice surdouée.
Experte des armes blanches.
Botaniste hors pair.
Prêtresse fanatique.
Affinités : La mort, les mutants et les âmes en détresse.

Points XP : 895


-PERFORMANCES-
Pouvoir: Maitrise du sang.
Type: Gamma
Niveau: 4

MessageSujet: Re: [Attaque] Groupe 2 Lun 16 Nov 2009 - 17:57

L’eau fraiche lui fit un bien fou. Twikjeya n’avait pris qu’une gorgée du liquide transparent mais elle sentit en quelques secondes son calme légendaire revenir au galop. Elle n’insista pas, acheva de s’humecter les lèvres avant de reposer sa coupe. Ne pas abuser des bonnes choses. Elle ne devait pas oublier son rôle, ses ordres. Son devoir était sacré. Elle se retourna en entendant Terry approcher. Oui, entendre un caméléon n’était pas à la portée de tout le monde, à plus forte raison lorsqu’un rock endiablé se déchainait à quelques mètres d’elle, mais Twikjeya avait des sens particulièrement aiguisés. Elle n’avait en revanche pas la moindre idée de ce qu’il lui voulait. Kenjiss serait courroucé de voir ainsi son compagnon négliger leurs devoirs en public… Seulement voilà, le tatoué avait disparu. Alarmée, la sombre slave releva la tête pour parcourir la salle du regard. Trois secondes lui suffirent pour constater la disparition de la haute silhouette du directeur. Mais ce n’était pas tout. Lemington avait également disparu.
Twikjeya n’était pas le genre de personne qui cédait facilement à la panique. Une fois de plus, ne s’interrogea pas plus de deux secondes sur la marche à suivre. Il était peu probable que Kenjiss était parti aux toilettes, Lemington sur ses talons. La jeune slave revint à Terry, sans paraitre affectée le moins du monde par cette disparition. Dans ce genre de situation, la procédure était évidente. Terry était également un visage connu des médias… C’était à lui que revenait l’honneur de représenter la Confrérie moderne. En revanche, la sombre slave pouvait agir à sa guise…


Je m’en occupe. Tu es la Confrérie pour l’instant.

La dame des glaces jugea inutile d’avertir Terry de la disparition de Lemington. Il était inutile de stresser leur doublure officielle n’est ce pas ? Twikjeya inclina la tête devant le co directeur et se détourna. La marche à suivre était tout aussi simple. On ne s’enfuyait pas comme ça d’un paquebot des airs, et Kenjiss était trop conscient des enjeux de cette cérémonie pour prendre la poudre d’escampette. Le plus probable était un mal de dos subit… Peu importe. La douleur n’excusait certainement pas pareil manquement à ses devoirs. Twikjeya fendit à nouveau la foule d’un pas vif, promenant son regard sur les convives qui se trémoussaient comme de beaux diables. Elle nota d’un regard amusé la prestation enflammée de Virginie avec un jeune homme qu’elle ne connaissait pas. La petite blonde paraissait réellement heureuse d’être ici.. .Tant mieux pour elle. Peut être trouverait elle un moment pour prendre de ses nouvelles une fois qu’elle aurait mis la main sur son fugueur de directeur. Une nouvelle recrue était toujours agréable… A plus forte raison lorsqu’elle avait le bon goût de préférer les robes aux pantalons ! Elle se reconcentra vite lorsque ses yeux glacés quittèrent les voiles tourbillonnants de la jeune journaliste pour achever de parcourir la salle… Quelqu’un d’autre manquait à l’appel. June Appleby. La coïncidence n’était désormais plus possible. Il était évident que quelque chose de louche se tramait. Kenjiss était un individu au tempérament lunatique et il était tout à fait capable de massacrer l’humaine dans un coin… Malheureusement, Twikjeya n’était pas persuadé que c’était ce genre de désir qu’elle avait interprété en voyant son directeur danser. Quelque chose n’allait réellement pas, et elle ne parvenait pas à mettre le doigt dessus. La beauté des glaces accéléra le pas, esquiva un danseur esseulé en se cambrant superbement, désireuse d’éviter un coup de coude en pleine figure. La jeune slave parvint enfin auprès de son but, la seconde personnalité la plus importante de la Confrérie. Qui se remettait de sa grande danse macabre avec le petit frère d’un pharaon quelconque en partageant un verre avec lui. Sans doute pas le bon moment pour intervenir, mais Twikjeya s’en moquait bien. Si elle prenait soin de ne pas perturber ses interlocuteurs en temps normal, ce genre d’évènements excusait bien une arrivée aussi brutale qu’intempestive. Elle s’inclina devant le vieillard, dont elle savait à peu près tout. Les avantages d’une mémoire hors du commun et de quatre heures de lecture par fiche…

Je vous prie de bien vouloir m’excuser de cette interruption monsieur ConDoin.

Twikjeya était effectivement l’équivalent d’un troupeau de buffle lorsqu’elle interrompait une conversation ! La sombre dame cliqueta encore quelques instants avant de reprendre la parole en fixant cette fois la porte parole Confrériste. Et il était évidemment hors de question que Nakor comprenne quoi que ce soit à ce qui se tramait !

Maria…

Mais la jeune slave n’était pas au bout de ses peines. Son message fut relégué rapidement au second plan lorsqu’une jeune femme se dressa sur l’estrade. Twikjeya fronça les sourcils. Elle savait qu’aucun discours n’était prévu… A peine Jessie eut elle ouvert la bouche que la jeune slave sut qu’ils avaient réellement des ennuis. Elle s’assura que la porte la plus proche était accessible par sa compatriote.

У нас есть проблемы. (Nous avons un problème.)


Un vigile percuta la baie vitrée comme pour confirmer ses soupçons. Tous sens en alerte, Twikjeya se raidit en portant une paire de doigts fin à son oreille droite pour en décrocher une des multiples pièces de métal de ses boucles d’oreille. Gérer les priorités était désormais impératif. Elle savait que l’intervenante était bien plus qu’une hippie provocatrice. Avant même que le vigile ne soit massacré, elle en avait eut l’intuition. C’était une tueuse qui s’exprimait à présent.

Мария Kenjiss исчез. Никаких следов Lemington или Эпплби. Сразу спрятал, я молю Тебя. Попробуйте найти его. Я виду наших нападающих. (Maria, Kenjiss a disparu. Pas de trace de Lemington ou d'Appleby. Va te mettre à l'abri, je te prie. Essaye de le retrouver. Je m'occupe de nos assaillants.)

Des assaillants ? La sombre dame avait perçut les mouvements derrière la baie vitrée… Elle explosa quelques secondes plus tard, comme pour lui donner raison. Twikjeya sourit à Maria, comme pour lui conseiller de ne pas s’en faire. Elle se réprimanda aussitôt, ce n’était pas le moment de se laisser aller. La situation était toutefois bien plus claire à présent. La Confrérie était attaquée. Et ce n’était pas les boucliers humains qui encaissaient quelques giclées de balle qui la protègeraient longtemps… Twikjeya abattit la lame de rasoir qu’elle avait décroché de ses boucles d’oreille sur son poignet droit, tranchant net l’artère qu’elle savait trouver du premier coup… Un filet de sang jaillit aussitôt sur sa main. La sombre dame sourit en sentant la douleur irradier son bras. Elle savait ne pas pouvoir confectionner une lame en une fois, mais elle n’était pas sans défense pour autant… Peu à peu, elle solidifia la trainée vermeil, dessinant une arme mortelle. Une griffe aussi tranchante qu’un rasoir s’enroula autour de son majeur, prolongeant son ongle sur une dizaine de centimètres pour se terminer sur une pointe aiguisée. Une griffe potentiellement léthale pour peu qu’elle trouve une gorge à lui faire mordre. L’Ange de la Mort solidifia le tout, stoppant l’hémorragie non sans une pointe de regret… Par chance, elle se trouvait au fond de la salle lorsque les assaillants avaient commencé à tirer. Elle prit soin de replier son doigt derrière son poignet pour dissimuler son arme, raccrocha sa lame de rasoir sur sa boucle d’oreille avant de se tourner vers Nakor, souriante… Et n’ouvrit pas la bouche. Les paroles étaient inutiles dans ce genre de situation. Elle se contenta d’indiquer le buffet derrière le vieil homme. Sauver un membre de l’Institut n’était pas conseillé, mais utiliser un membre de l’Institut comme bouclier humain était permis. En cas de problème, cela pouvait toujours servir…
La sombre dame prit pied sur la table, virevolta sèchement entre les verres avant de se jeter à couvert dans une corolle noire rythmée par des tintements métalliques. C’était une autre forme de danse, bien plus intéressante… La danse des ténèbres et du sang. Une balle siffla à son oreille, elle se recroquevilla hors de vue des assaillants. C’était fâcheux d’être aussi loin de tueurs disposants d’armes automatiques. Elle ne pouvait pas encaisser autant de balles avant de planter une lame dans une gorge.

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Daniel Gray

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Alias : Double Prince
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MessageSujet: Re: [Attaque] Groupe 2 Lun 16 Nov 2009 - 19:29

Les dernières notes du morceau laissèrent sur leurs traces un silence étrange. Daniel se tourna vers l’estrade. Le son métallique du micro, les informait que l’heure était à l’écoute. Pourtant, à la périphérie de cette petite scène, plusieurs hommes de main se précipitaient. Toujours prés de Camille le mutant jeta un regard circulaient sur la salle. Tout le monde se tournait vers l’adolescente en hauteur. Il la regarda se mettre en scène sur un ton froid et percutant. Il repoussa doucement sa cavalière derrière lui.

Au même instant, N°2 jetait son mégot dans le ciel et rejoignait l’entrée d’un pas vif. * Rapplique.*Il avait capté le message. En parallèle le balèze s’écrasait contre le verre. Le faux jumeau sortit deux colts améliorés des poches internes de sa veste. L’avantage d’arriver en plus sur la liste d’invité. Il se glissa dans la salle. Il se rapprochait de son aîné, sans même écouter le discours, déjà prêt à intervenir. Cinq silhouettes surgirent dans un boucant d’enfer. N°2 fit quelques pas et lança sur le sol l’arme à son créateur. Puis il se mit à couvert dans l’ombre d’un mur de gauche.

Les balles pleuvaient déjà. Daniel se baissa automatiquement. Souvenir d’adolescence en dérive. Il arma son révolver sans même le regarder, tout en reculant vers une un bouclier de fortune. Il murmura à Camille d’aller sous la première table venue, en entend d’y voir plus clair. Twikjeya était beaucoup plus loin sur sa droite. Elle s’avançait déjà pour attaquer. Des blessés bien sûr. En serrant les dents Dan chercha ses parents du regard. Ils avaient beaux avoir du fric c’étaient des mortels.

Ou était Kenjiss bordel ?! Un hurlement strident partit du fond de la grande salle. Apparemment il y avait encore quelques invités en plus. Des serpents impossibles à voir à cette distance. Mais une distraction de quelques secondes. *Celui de l’extrême gauche pour toi. Comme à Mexico.* N°2 hocha la tête pour lui-même et arma son premier coup. Il compta en bougeant des lèvres muettes. La cible était verrouillée. Elle serait bientôt à porté de tire. Daniel lui passait de table en table une main un doigt sur sa bouche pour ordonner le silence aux réfugier.

Il fallait aussi que Terry et Maria se bougent. Il y avait surement de quoi faire à l’Institut aussi. Si… si ils se coordonnaient un minimum, aucune disparition malheureuse ne serait à déplorer. Au même instant les deux copies conformes sortirent de leurs cachettes respectives. N°2 et Daniel côté à côté en ligne de front instantanée. Chacun visant l'un des deux assaillants juste en face de leur yeux. La voix calme et intraitable du jeune Gray les mit en garde. Finit de faire le riche insupportable. Là il retrouvait ses plus mauvais côtés.

-« On va tout de suite ce calmer les gorilles. »

Il ne tremblait pas. Il ne riait pas non plus. Mais son regard était toujours provocateur. Que ce pauvre con lui donne une leur raison de tirer. Il savait que ça allait marcher. Il l'avait déjà fait. Tout le monde le croyait. Daniel ajouta donc d'un ton amusé.

-"Si vous ne voulez pas que j'envahisse la pièce de mes petits copains, vous allez arrêtez de tirer. Maintenant
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Bloody Mary

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Alias : Maria Aleksandrovna Yevgeniyen
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Hait tous les humanoïdes.
Pour les mutants, cela dépend de nombreux facteurs subjectifs. (âge, pouvoirs, sexe, alignement, hobbies...)
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MessageSujet: Re: [Attaque] Groupe 2 Mar 17 Nov 2009 - 21:11

Nakor exécuta son baisemain dans les règles de l’art. Sa science des bonnes manières lui avait épargné les enzymes gloutons des paumes de Maria.
"_ Qu'il l'eût cru ? Fit la russe avec un sourire amusé, il reste donc encore quelques vrais gentlemen sur Terre ! Un adage russe affirme qu’être élégant est bon pour la santé. Vous venez d’en apporter la preuve ce soir !"

Pour honorer la distinction de Nakor et pour avoir l’occasion de démonter quelques un de ses préjugés sur la géopolitique de son pays natal, Maria accepta de bonne grâce l’invitation à boire un verre en sa compagnie.
La main regantée de la cavalière posée dans la main levée du cavalier, le couple dépareillé sortit à pas lents de la piste de danse. Derrière eux s’élevait déjà la voix légendaire d’Elvis Priestley… L’heure du tango sage et sérieux était donc passée, l'heure du rock sonnait.
Piquée par la curiosité, elle observa les courageux qui s’engageaient sur la piste de danse. Elle-même n’aurait pas été contre un petit rock, mais elle ne portait pas une tenue vraiment adaptée.
Parmi les couples qui commençaient à se trémousser, Maria eut la surprise de reconnaître Luc et Virginie… Il fallait absolument qu’elle immortalise ça ! Lâchant la main de Nakor, elle se mit à marcher à reculons vers la table pour ne pas quitter le couple des yeux. Elle attrapa le petit pendentif doré accroché autour de son cou, l’ouvrit et observa la scène au travers d'un minuscule écran digital. Un bijou d’orfèvrerie couplé à un bijou de technologie pour un prix affichant cinq chiffres... Elle n'en était pas peu fière !
Elle enleva la chaîne de son cou pour plus de confort et filma une bonne minute ceux qu'elle considérait un peu comme ses pupilles.
Autant la petite blonde s’en sortait vraiment bien, autant le français, lui, paraissait avoir mis les doigts dans une prise électrique ! Les fesses de Maria rencontrèrent alors la table. Elle arrêta là sa vidéo, s’assit face à Nakor et posa son appareil à portée de main.
Un sourire d’enfant aux lèvres, le vieux prof de physique jouait à faire léviter sa canne, en prenant bien garde que personne ne puisse le voir.

"_ Alors, à votre avis, quels sont mes pouvoirs ? Lança-t-il d'un air taquin, je vais vous aider : je ne suis pas télékinésiste."

Maria, les bras croisés, un demi-sourire sur les lèvres, répondit :
" _ Quoique vous disiez, mon cher Nakor, vous êtes bien télékinésiste ! Faire bouger des objets sans les toucher, c’est de la télékinésie !
Alors, pour que vous chipotiez ainsi sur le terme, j’imagine que vos pouvoirs sont limités à un seul type de matériau et…"


Maria fut interrompue au beau milieu de sa phrase. Une silhouette qu’elle connaissait bien s’était approchée de leur table.
"_ Je vous prie de bien vouloir m’excuser de cette interruption, monsieur ConDoin…"

Hein ? Quoi ? Twikjeya connaissait Nakor ? Mais comment...
"_ Maria…"

La russe retint sa respiration. Depuis le fameux incident de la cuisine, sa rigide consœur avait déployé toutes ses connaissances en stratégie militaire pour l'éviter soigneusement... même du regard ! Pour que, ce soir, elle en vienne à l’interrompre au beau milieu d’une conversation, c’était que l’heure était grave !
La porte-parole lança un regard d’excuse à Nakor et se redressa. A cet instant, une voix féminine s’éleva depuis l’estrade, Maria tourna le regard et y vit une jeune demoiselle, le micro à la main.

"_ J’espère que vous profitez bien de cette soirée… Vous allez bien ? Vous là-bas… oui, avec votre costume marron… le champagne est à votre goût ? Et vous madame, avez-vous apprécié le buffet ?"

"_ У нас есть проблемы." Reprit Twikjeya.

Maria ne savait plus trop où donner de la tête. De quoi parlait sa consœur ? De quoi parlait cette fille qui tenait le micro ?
"_ Je ne sais pas pour vous, mais tout ça… ce luxe… ces mensonges… ça me laisse un arrière-goût amer. Vous pensez sérieusement que ces beaux discours et une danse endiablée entre un mutant et une humaine vont arranger les choses ?"

"_ Мария Kenjiss исчез. Никаких следов Lemington или Эпплби. Сразу спрятал, я молю Тебя. Попробуйте найти его. Я виду наших нападающих."

Maria nageait en pleine confusion. Le ton de la brune sur l'estrade était de plus en plus agressif et Twik' lui parlait de disparitions… Et d’assaillants ?
"_ ...Ce soir, les humanoïdes entrent en scène…"

Humanoïde… ? La russe retint son souffle et lança un regard paniqué vers Twikjeya. Cette dernière lui souriait paisiblement... Ce qui n'était pas forcément rassurant ! Par réflexe, Maria attrapa son pendentif sur la table.
"_ Et, malheureusement pour vous, mesdames et messieurs, vous êtes aux premières loges !"

La baie vitrée au-dessus de l’estrade explosa en mille morceaux, Maria sursauta en poussant un cri de surprise. Twikjeya, elle, était restée stoïque comme une statue.
Petit à petit, les connexions du cerveau de la porte-parole de la Confrérie se mettaient en place. Toutes les informations accumulées ses dernières secondes se réorganisaient dans son esprit et s'entremêlaient pour former le début d'un tableau cohérent. Assaillants... Humanoïdes... Kenjiss, June et Lemington disparus !

Maria commença à reculer pas à pas. Gardant miraculeusement son sang froid, elle accorda à sa consœur un simple hochement de tête pour signifier qu’elle avait enfin tout bien compris. Machinalement, elle brandissait son appareil devant elle pour filmer la scène : Cinq types masqués descendaient de la baie vitrée éventrée. Au travers de son écran digital, elle vit Twikjeya s’ouvrir les veines pour se créer des armes… Merde, les choses s’annonçaient vraiment mal…
A peine les pieds sur terre, les humanoïdes sortirent des armes automatiques de leur sac et leur fit cracher le feu sur l'assistance.
Maria, fascinée, continuait à filmer en reculant. Il fallait qu'elle continue à enregistrer ! C'était un témoignage accablant des pétages de plomb dont pouvaient faire preuve ces grille-pains sur pattes !
Elle filma Nakor arrêter les balles avec son pouvoir et ainsi lui sauver la vie… Si ça ce n’était pas de la télékinésie !

"_ Bande de fous sans cervelle, se mit-il à hurler, ne voyez-vous donc pas que nous sommes plus puissants que vous ? Qui pourriez-vous tuer au beau milieu d'une assemblée qui compte parmi les mutants les plus puissants et les plus influents de la planète ! Quittez les lieux maintenant ou vous mourrez tous !"

Les mutants les plus puissants de la planète ?
Merde ! Kenjiss !
Elle avait assez d'images, elle referma d'un claquement son pendentif et fit volte-face. Avec des gestes vifs, elle retira ses chaussures à talons d’échassier et piqua un sprint dans la direction opposée. Il fallait qu’elle retrouve le patron au plus tôt… Et Lemington ! Si quelqu’un pouvait arrêter ces dingues de la gâchette, c’était ces deux là ! Priant pour que le pouvoir de Nakor retienne encore les balles, elle courut vers la sortie la plus proche. Derrière elle, des détonations, des hurlements, des bruits de corps tombant au sol. Elle s'engouffra par une porte de service et la referma derrière elle... Elle était sauve !
Kenjiss !!!
Elle voulut repartir mais, dans son élan, elle percuta violemment quelqu’un qui arrivait en sens inverse. Pour éviter de chuter, elle s’accrocha à l'obstacle humain et se restabilisa.

"_ Raùl ?" S’exclama-t-elle en reconnaissant le visage serveur maladroit.

Le pauvre Raùl paraissait terrifié. L’était-il par l’attentat ou par ce tête à tête avec Maria ? Sans attendre, elle le secoua vigoureusement.
"_ La chambre de monsieur Kenjiss ! Cria-t-elle en lui pinçant bien fort les épaules avec ses doigts, guide-moi toute suite à la chambre de monsieur Kenjiss ! En vitesse !!"

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Terry Nohlann

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MessageSujet: Re: [Attaque] Groupe 2 Dim 22 Nov 2009 - 3:16

Le stoïcisme de la dame des glaces ne l’étonna guère, pas plus que sa réponse. Ni sa réaction. En l’absence du patron, Terry prenait automatiquement le contrôle de la situation. Il assurait la gestion des apparences. Logique. Quoiqu’il s’en serait bien passé. Surtout au vu des évènements qui se préparaient et ne tardèrent pas à lui exploser à la figure.

Au début, il n’avait pas fait plus attention que ça à cette jeune personne montée sur l’estrade. Mais lorsqu’elle avait pris la parole, d’abord apparemment calme avant de déverser rapidement sa colère, la prudence naturelle du Caméléon avait tiqué. Et il avait visé juste en pensant ‘ennuis en vue’. Au même instant, la baie vitrée lui explosa à la figure, déversant cinq silhouettes rageuses qui firent feu dans la salle. Terry réagit instinctivement… et disparut soudain avalé par le décor ambiant. Mais s’il était à présent invisible pour un œil, il demeurait toujours une cible pour une balle perdue. Le mutant s’abrita derrière un recoin de mur et réfléchit.

Twikjeya avait disparu dans la salle, mais le Caméléon le savait capable de se battre. Maria… il aurait juré l’avoir vu disparaître derrière une porte. Pourquoi, il n’en savait rien, mais au moins, elle était à l’abri. Kenjiss lui, avait disparu de la salle depuis un bon bout de temps. Et Terry retint un juron. Son aide n’aurait pas été superflue pour calmer cette bande de dingues ! Des Humanoïdes… Après l’interrogatoire de l’Arlequin et la course poursuite avec Tousled, le mutant estima qu’il commençait à en voir un peu trop souvent… de ces machins mi humains, mi robots. Mauvais ça. Très mauvais. Dan’… où était ce gosse insupportable ? Son regard balaya la salle. Il aperçut l’adolescent ou moment ou la dame des glaces évitait une avalanche de balles. Si elle semblait maîtriser la situation au moins partiellement, cela ne semblait pas être le cas de l’adolescent. Qui, comme d’habitude, trouvait encore intelligent et judicieux de jouer la provocation. Le Caméléon retint un deuxième juron. Il allait attraper des cheveux blancs avant l’heure avec de pareils zigotos !

Rester calme. Analyser la situation. Pas facile quand des rafales de balles lui soufflaient dans les oreilles. Heureusement, certaines d’entre elles furent arrêtées –probablement une œuvre mutante- et il évita certainement une dangereuse perforation de son épaule. Perforation que leur chirurgienne se serait fait un plaisir de soigner. Mais ce n’était pas le moment. Et puis, il n’avait pas très envie d’exposer à nouveau à la sombre dame son dos et ses épaules, fraîchement guéris. Que se passait-il ailleurs dans la salle ?

Il ne vit pas l’espèce de militante écolo se faire amocher. A peine entendit-il un petit malin se faire griller après avoir hurlé. Puis il aperçut un couple d’adolescents qui semblait moins enclin à la panique que la foule au grand complet. Parfait. Le mutant quitta son coin de mur et se lança dans la salle. Déjà, des corps jonchaient le sol, mais il n’avait pas le temps de s’en occuper. Ni de vérifier si certains vivaient encore. Lorsqu’il fut à hauteur des jeunes, il posa une main sur chacune de leurs épaules. Il avait simplement oublié le fait qu’il était toujours ‘invisible’ et qu’il risquait donc d’effrayer le couple mais pas le temps !

Derrière le bar, le caméléon redevint visible. Les traits du jeune homme lui semblèrent vaguement familier. Il creusa sa mémoire quelques secondes avant de se souvenir. Dossier numéro 143b, Luc Treanez, géokinésiste, de passage à la Confrérie après le grabuge du Pink Flamingo. Bon, au moins une bonne nouvelle ! Il pourrait peut-être faire quelque chose. Sans attendre, il leur lança :

"Si l’un de vous deux possède le moyen d’aller me récupérer ce crétin en train de braquer un humano, il désigna Daniel d’un coup de tête, qu’il le fasse. L’autre reste avec moi, il faut observer nos attaquants avant de riposter. Détecter leurs failles. Sans ça, on ne pourra pas les abattre avant qu’ils nous réduisent en bouillie."

Bordel mais où étaient Kenjiss et Lemington ? Il s’étonnait de n’avoir encore rien vu voler dans la pièce en direction des humanoïdes pour les mettre hors circuit…

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Clamez seulement votre intelligence et non votre supériorité, ô Humains, car la sagesse vous fait encore défaut !
Incapables de voir au delà des apparences, vous êtes aveugles et perdus dans les méandres de vos préjugés...
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Daniel Gray

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MessageSujet: Re: [Attaque] Groupe 2 Dim 22 Nov 2009 - 23:31

Gray vit le vieux mutant se faire descendre par des balles de plasma. Violent. Efficace. Destructeur. Il pourrait peut être plus jamais marcher celui là. Cette fille avait une pierre à la place du cœur. Entre la peste et le choléra ? Celui-ci il était juste devant eux. Avec une armure couleur de papier d’alu. Mais surement plus solide qu’un abri anti atomique. Ils tentèrent une attaque simultanée sur la carapace de n°3. *On a un problème.*

Et telle la prédiction d’un druide, Dan dû affronter la force d’un bulldozer humain. Il n’eut pas le temps de tenter un nouveau ricochet. Ni de se protéger avec son double. Un bloque de métal raisonna contre sa boite crânienne. La douleur s’installa comme une traitresse souriante. Puis il sentit la gravité le rappeler vers le sol glacial. Et puis rideau. Ou presque. Il s’écroula comme une masse à 1 millions de dollars qu’il était. La joue contre le sol il put voir les cadavres. Dire qu’il avait prévu de s’amuser…

Une seconde plus tard, il entendit, le cri de panique interne de N°2. Il devenait le sac de pomme de terre d’un arrangé. Tant pis. Gray ni pouvait rien. Le jumeau essaya de tirer dans son dos. Mais la balle dériva. Merde ! Trop tard. Il était stone. Il s’écrasait comme un pantin contre le premier obstacle venu… un mur. Pour lui ce fût un coup de grâce pas bien gentille. Il eut juste le temps d’entendre l’ordre de rassemblement.

Notre Dany original tenta un mouvement. Une cloche de Quasimodo le mit en garde. Il avait la nausée. L’esprit éteint de son double ne le rassurait pas. C’était comme s’il était à la fois conscient et dans les pommes. Un truc nouveau totalement déroutant. Il resta sur le sol attendant que ses sens reprennent un peu. Son ouïe percevait encore les mouvements. A part ça il était comme un oiseau sortit de l’œuf. *Pourritures.* La rage pouvait soulever des tétraplégiques. Quelques minutes et ce serait une fin… la leur !
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Twikjeya Elkash

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MessageSujet: Re: [Attaque] Groupe 2 Lun 23 Nov 2009 - 21:06

La violence et la haine se déchainaient à quelques mètres d’elle. Une rafale siffla à ses oreilles. Une flaque de sang s’insinuait sur la table pour venir tremper ses talons hors de prix. Et au milieu du carnage, frôlée par l’acier mortel, cernée par la mort, la dame des glaces attendait.
Elle vit Nakor s’écrouler, fauché par un jet de plasma au milieu des corps qui s’abattaient en tout sens. Elle entraperçut Virginie se mettre à l’abri de l’autre côté de la salle. Le corps du clone de Gray, catapulté à travers la pièce, eut à peine droit à un regard glacé. Il s’était exposé inutilement, encourant la fureur d’un être bien plus puissant que lui. Aller le sauver maintenant aurait été une folie inutile. Nakor avait fait de même, non sans la traiter de lâche… Stupide. L’honneur était une notion dépassée. La réalité avait durement frappé le vieil homme. Twikjeya n’était pas folle. Elle attendait, calculatrice. Tant que les humanoïdes tiraient à tort et à travers, se redresser aurait été suicidaire. Alors elle se recroquevillait, calculait. Terry semblait s’en tirer bien mieux que la plupart des imbéciles qui couraient en tout sens sous le feu ennemi. Le caméléon avait disparu, profitant de son don. Bien. Les munitions de leurs assaillants n’étaient pas illimitées et il était stupide de les gaspiller sur les corps gras et faibles qui constituaient la plupart des invités. Ils voulaient vraisemblablement les terroriser pour s’assurer de ne pas rencontrer de résistance. A nouveau, c’était stupide. Les faibles avaient peur des armes, les forts ne craignaient pas davantage les coups de feu. L’assaut était curieusement désordonné, l’objectif peu clair…
Comme pour lui donner raison, les tirs cessèrent quelques instants plus tard. Les humanoïdes commencèrent à rassembler les survivants au centre de la pièce, afin de les surveiller plus facilement. Twikjeya sourit en rajustant une mèche derrière son oreille. Quelqu’un viendrait donc la chercher. Et pour peu qu’elle frappe au corps à corps, ils ne pourraient tirer pour sauver leur compagnon. La sombre dame ouvrit sa main droite, libérant son arme qu’elle cacha derrière son dos. Elle tendit ses muscles, vérifiant instinctivement que ses talons ne l’handicaperaient pas dans son attaque. A cet instant précis, Twikjeya aurait tout donné pour retrouver ses bottes habituelles. Mais elle se ferait à ces chaussures dont elle restait persuadé que leur tâche première était de briser des chevilles… Et il était hors de question de les retirer. Le moindre éclat de verre pourrait l’empêcher d’agir efficacement.

La beauté des glaces n’était pas la seule à agir. Quelques secondes à peine après la fin des tirs, quatre serpents de sable vinrent s’enrouler autour des assaillants… Ceux si hurlèrent avant de se débattre frénétiquement, perdant en quelques secondes leur pseudo professionnalisme... Et une rafale vint mettre fin à leurs gesticulations. Le regard d’acier de Twikjeya accrocha le pistolet que 5 tenait négligemment de la main gauche. Un ambidextre… Un ambidextre qui venait de réussir un tir impossible. N°5 avait dégainé en trente centième de secondes très exactement, pour loger quatre jets de plasma dans la tête de quatre serpents gesticulants frénétiquement autour de la jambe de quatre humanoïdes, y comprit lui même… Une précision terrifiante. Quatre petits tas de sable à moitié cristallisés s’écrasèrent sur le sol. 5 rengaina si vite qu’on aperçut à peine son pistolet rejoindre son étui et continua à avancer de son pas dansant.

Enfin un défi intéressant… Twikjeya n’écouta pas les remerciements lancés à travers la pièce. Elle ne vit pas un humain qui tentait de profiter de la brève panique reptilienne pour se jeter sur un de ses adversaires récolter un coup de crosse en pleine tête. Elle ne voyait que lui. L’humanoïde qui venait de réussir un tir impossible…


Hé !

5 sourit en s’inclinant devant ce qui semblait être une ravissante jeune demoiselle recroquevillée sur le sol. Elle était pâle comme la mort la pauvre, visiblement traumatisée… L’humanoïde était d’un naturel joueur et la prit par le bras pour la relever. Après tout, on pouvait joindre le boulot et le plaisir non ?

Alors l’ange de la Mort surgit. Twikjeya bondit pour sauter à la gorge d’un humanoïde qu’elle espérait surpris. Toute la salle put apercevoir une silhouette blanche surgir de derrière la table dans un tourbillon de tissu accompagné d’un cliquetis sinistre. Sa lame de rasoir étincela un instant avant de piquer sur la gorge de l’humanoïde. L’attaque avait été si rapide que Twikjeya n’eut que le temps de poser un pied au sol pour ne pas basculer en avant. Il y eut un choc métallique.


Hey les mecs ! Elle me plait celle là ! Pas touche !

La sombre dame suivit du regard sa lame. Stoppée net par un impressionnant couteau de combat cranté sur toute sa longueur. Elle devinait à travers le masque un humanoïde rieur, lui aussi ravi d’avoir enfin une adversaire à sa taille.

Une rapide ? Ca m’botte ! Allez tranche moi ma belle !

Twikjeya désengagea, reculant d’un bon mètre avant de ramener son arme étrange le long de sa poitrine. Un sourire amusé trancha le visage d’habitude si austère de l’infirmière. Elle trouvait enfin quelqu’un d’intéressant. Un spécimen surdoué, bien plus rapide qu’elle et vraisemblablement capable de la trancher en rondelle avant qu’elle n’ait le temps d’esquiver. Un soldat professionnel, surentrainé, bien plus puissant qu’elle et sans doute trois fois plus endurant. Elle assura ses appuis, vérifia l’état du terrain sous ses pieds. Et les lames se heurtèrent, tourbillonnèrent presque trop vite pour que l’on comprenne tout à fait ce qui se déroulait dans ce coin de la pièce. Une vague de ténèbres s’abattirent sur le duel lorsque la sombre dame fit une esquive éblouissante sans paraitre gênée par sa robe qu’elle emmena dans un tourbillon gracieux, une gerbe d’étincelle accueillirent une parade… Puis vinrent les premiers lambeaux de tissu. Les premiers jets de sang. Et les deux silhouettes se ruèrent l’une sur l’autre à nouveau. Encore et encore.

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Terry Nohlann

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MessageSujet: Re: [Attaque] Groupe 2 Sam 28 Nov 2009 - 17:58

Le con ! Terry jura entre ses dents lorsqu’il vit Daniel s’écrouler sous les coups de l’humanoïde. Bon… il s’en occuperait plus tard à présent. Tant que Daniel serait assommé, il n’aurait plus d’idée brillamment stupide, du genre aller braquer les forcenés. Le Caméléon avait surpris les jeunes avec son camouflage. Il s’excusa vaguement, le moment n’était pas vraiment propice aux politesses.

"C’est bien ça, mais appelle moi Terry"

Et puis, les balles cessèrent de siffler à ses oreilles. Intrigué, le mutant se retourna et écouta la dingue de service. Elle voulait des otages. Le Confrériste eut un sourire mauvais lorsqu’elle affirma qu’ils ne tueraient désormais pas plus que nécessaire. Tu parles ! Des gars qui font irruption et commencent à tirer à l’aveuglette dans la foule ne devaient pas vraiment connaître ce que le commun des mortels appelait ‘remords’. Ils tueraient encore, sans hésiter. S’ils n’obtenaient pas ce qu’ils étaient visiblement venus chercher. Mais que voulaient-ils donc ? Tuer du mutant, apparemment. Alors pourquoi s’arrêter maintenant alors qu’il y en avait encore des centaines à bords ? Cela lui paraissait suspect…

Mais le Caméléon n’eut pas le loisir de s’interroger davantage. Son regard accrocha des mouvements rapides à l’autre bout de la pièce. Et malgré toute la contenance que ses origines anglaises lui permettaient, Terry resta un instant figé de stupeur. Twikjeya, la frêle dame des glaces venait d’engager un combat à mort avec une armoire à glace deux fois plus imposante qu’elle ! Terry ne doutait pas de ses capacités. Armée d’une lame, la chirurgienne était redoutable. Mais… à sa connaissance, elle ne s’était jamais battue contre un humanoïde. Encore moins avec autant d’acharnement. Et un autre humanoïde s’approchant de leur groupe lui empêchait désormais toute tentative d’intervention pour venir en aide à la jeune demoiselle slave. Le mutant eut un soupir d’exaspération. On l’y reprendrait à accepter un voyage sur un paquebot volant ! Et Kenjiss jamais là quand on avait besoin de lui ! Le Caméléon retint un juron supplémentaire. Il se promit de passer un savon monumental au leader si jamais, par miracle, il s’en sortait vivant.

Avant qu’il n’ait pu réagir, Virginie les devança en faisant mine de se rendre et le mutant espéra vivement qu’elle avait un plan en tête. Il avait assez à faire concernant les têtes brûlées avec Dan’ à terre. Cependant, l’action couplée de la jeune fille et l’air décidé de Luc lui donnèrent une idée. L’adolescent semblait avoir le moyen de neutraliser au moins pour un temps leur plus proche menace et Terry pouvait lui donner l’occasion d’agir. D’autant qu’il nota par moment, un manque d’organisation du côté de l’ennemi. Ils devaient en profiter.

"Dès que tu bouges, je te suis !"

Un coup d’œil entendu et à nouveau le mutant disparut, se fondant dans le décor. Il était naturellement perturbant de voir disparaître sa cible en un battement de paupière et le mutant comptait sur l’effet de surprise pour se ruer sur l’humanoïde tandis que Luc lui offrirait le coup de grâce. Sans attendre davantage, le mutant sauta contre le mur et s’y agrippa à l’aide de ses ventouses avant de l’escalader jusqu’au plafond, totalement invisible. Il vint se poster juste au dessus de l’humanoïde. Prêt à lui tomber dessus dès que Luc se jetterait sur lui pour au mieux l’assommer, au pire tenter de le neutraliser

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MessageSujet: Re: [Attaque] Groupe 2 Jeu 3 Déc 2009 - 0:38

Le duel était implacable. Tels deux guerriers antiques, les deux adversaires n’avaient cesse de se jeter l’un sur l’autre, de tenter des bottes toujours plus audacieuses pour surprendre l’autre. Twikjeya pratiquait son escrime habituelle, une alternance décousue d’assauts mortellement précis et de replis brusques, qui ne laissaient aucune place à la lame adverse pour pénétrer sa garde. L’humanoïde lui n’avait aucune technique… Il compensait cette faiblesse par des réflexes hors du commun, une rapidité sans égale et une analyse de la situation trop rapide pour être naturelle. De plus, l’homme pesait bien ses quatre vingt dix kilos, surplombait la jeune mutante de trente centimètres et avait dix ans d’armée derrière lui.
Twikjeya ne paniquait pas. La beauté des glaces ne connaissait pas la peur. Elle se contentait de décrypter, d’analyser, de classer, de déduire… En deux passes, elle avait pris conscience de l’abîme qui la séparait de son adversaire. Un enchaînement de plus vit venir le premier sang lorsque la lame de l’humanoïde déchira son épaule gauche. La douleur engourdit un instant son corps, exalta ses nerfs… La sombre dame n’esquiva l’attaque suivante qu’au dernier instant. L’acier laissa un fin fil rouge sur sa gorge…

Twikjeya pivota sur elle-même, écartant le poignard d’un revers éblouissant avant de se retourner face à l’humanoïde. Son arme mordit, rebondit sans plus de dommage sur le plat de la lame adverse. N°5 éclata de rire et frappa du poing. Il ne rencontra que le vide. La jeune slave s’était baissée à une vitesse foudroyante et tirait à présenter parti de son avantage… Il y eut un reflet sanglant lorsque Twikjeya porta une estocade impressionnante, visant la jambe de son adversaire… Il esquiva d’un pas presque nonchalant, abattit sa lame d’un geste dédaigneux. Elle n’eut d’autre choix que de plonger en avant, s’écroulant au sol pour éviter le poignard adverse qui ouvrit une balafre de trente centimètres sur son dos.

Douleur à nouveau… Twikjeya retint un sourire en roulant sur le côté. Cela faisait bien longtemps qu’elle n’avait frôlé la mort de si près, trop longtemps qu’elle n’avait pas déployé son art, rencontré un adversaire pareil. Elle se redressa aussi vite que lui permettait ses faibles forces physiques, contrant d’instinct une attaque sur la droite. C’était son attaque favorite. Elle n’avait pas eut besoin d’y voir pour dresser sa lame exactement où il fallait, déviant la sienne à l’ultime instant. L’ange de la mort se redressa, insensible au sang qui ruisselait sur sa robe. Elle se fendit à nouveau, mimant un battement au visage pour mieux plonger sur son ventre. Il ne comprit rien, comme elle s’y attendait. Il était fort, mais prévisible… Elle savait pourtant que son attaque ne toucherait jamais sa cible. Alerté par ses réflexes surhumains, l’humanoïde mobilisa ses muscles de métal pour intercepter sa lame, déplaçant sa propre arme dans un vrombissement impressionnant, seul signe annonciateur de l’arrivée du poignard. Twikjeya recula de justesse, arquant son corps en arrière pour éviter d’être décapitée. Ses talons manquèrent de glisser sur les flaques de sang qui maculaient le sol mais elle parvint à se rétablir, recula dans un vol impressionnant de tissu. La jeune slave sourit en fixant son assaillant qui l’observait à travers son masque. Elle ne voyait que le reflet de ses yeux azur sur la visière de l’homme, mais elle le devinait amusé, toujours plus emballé par sa prestation… Et il se jeta en avant de toute la force de son corps modifié.

Twikjeya rompit à nouveau. Elle se pencha vers la droite pour esquiver un coup de pied, revint gracieusement sur la gauche pour préserver sa gorge de la lame et virevolta en arrière lorsqu’il se jeta réellement sur elle. La sombre dame n’attendit pas que ses cheveux finissent de voler pour contre attaquer dans un crescendo métallique, se coulant contre sa proie avec toute la légèreté implacable qui la caractérisait. Un bras sombre jaillit à une vitesse fulgurante, propulsant cinq doigts maigres surmontés d’une étrange lame, droit vers la poitrine de l’humanoïde… L’ange de la mort déployait ses ailes, Twikjeya donnait la mort, enveloppée par sa chevelure qui paraissait douée d’une vie propre, dansant autour d’elle tel un funeste présage…

L’oiseau noir s’arrêta net, stoppé en pleine course. Ses ailes retombèrent lentement le long d’elle tandis qu’elle baissait la tête vers la lame qui lui transperçait le ventre… Sur le tissu de sa robe s’élargissait une tache sombre… Puis le filet de sang ruissela le long de la lame, buta contre la garde et se répandit lentement sur le sol.


J’ai gagné cocotte.


Les lèvres de la beauté des glaces s’étirèrent dans un sourire plus pâle que jamais. La douleur montait par pulsations à présent, embrasait son corps entier qui semblait maintenu debout par la lame qui le transperçait… Son expérience lui soufflait que plusieurs organes vitaux avaient été touchés par la lame ennemie. C’était une attaque particulièrement laide. Il avait dérapé sur ses côtes, en brisant une, avant de finir par trouver un point plus faible où sa lame s’était enfoncée… Le poignard avait déchiré sa robe juste en dessous de son sein droit pour finir sa course trente centimètres plus bas. Il n’y avait aucune beauté dans ce geste, aucune gloire, et cet être s’en réjouissait ?
Twikjeya souriait. Prise en charge par une équipe de chirurgiens dans l’instant, elle avait de bonnes chances de survie. Mais elle savait que personne ne viendrait. Elle savait que tous se battaient ici, que personne ne prêterait attention à une blessée de plus. Sa mort, elle, serait magnifique, elle en était persuadée.

Son sang rehaussait à merveille sa peau pâle, déjà mise en valeur par sa robe et sa chevelure d’ébène. Elle avait dansé comme jamais, virevoltant dans une magnifique ode à la mort, tourbillonné au milieu des ténèbres, à chaque fois plus déchirée par la lame adverse, sans se plaindre, savourant chaque instant de ce combat. A présent elle pouvait mourir. Elle ne voyait que l’humanoïde, crispé sur sa lame, comme s’il se demandait s’il allait devoir frapper à nouveau parce qu’il la voyait lui offrir le plus beau sourire qu’il n’ait vu de sa vie. Indifférente aux regards éventuels que d’autres pouvaient lui jeter, Twikjeya ne le quittait pas du regard. Elle était toujours debout, sans le moindre signe de faiblesse, clairement visible par tous les convives, tous les humanoïdes qui admiraient sans doute le tableau…

Et sa mort ne venait pas. La sanglante dame sentait chaque goutte d’hémoglobine quitter son corps émoustillé par la souffrance qui l’écartelait et pourtant elle se sentait vivre, plus intensément chaque seconde… Alors son sourire se fit plus lumineux, plus malicieux. A cet instant précis, Twikjeya parut réellement heureuse malgré la lame qui lui tordait les entrailles, le sang qui maculait une robe déchiquetée et une dizaine d’autres coupures… La Confrérie n’importait plus. Il n’y avait que la mort pour l’accueillir.

Bordel de …

5 comprit que quelque chose n’allait pas lorsqu’il tenta d’extraire sa lame. Elle résistait. Subjugué par le regard de Twikjeya, il secoua son poignet. Rien ne vint. Alors l’humanoïde baissa les yeux… Et il manqua de s’étouffer de stupeur. Sa main tout entière semblait prisonnière, prise dans un carcan d’un rouge flamboyant. Affolé, il tenta de dégager le métal qui s’accumulait sur ses doigts avec sa main gauche… Rien n’y faisait. Le sang durcissait, dévorant ses phalanges. Toute sa puissance, toute sa précision, toute sa dextérité et ses réflexes, les années de souffrances endurées pour supporter ces modifications furent brusquement réduites à néants.

N’offrez jamais la libération de la mort si vous n’êtes pas prêt à l’accueillir.

Surpris par la douceur de la voix de la jeune femme, il releva les yeux, oubliant un instant sa main… Il fut surpris de ne pas pouvoir la distinguer autrement qu’à travers un halo rougeâtre. Puis il comprit que c’était du sang qui ruisselait sur son masque. N°5 s’effondra.

Twikjeya s’écroula, entraînée par la masse de l’humanoïde, deux fois plus lourd qu’elle. Elle lui avait tranché la carotide d’un seul geste, si fluide, si beau… Une seule attaque, une seule plaie. La perfection. Prisonnier de son sang, il n’avait rien pu faire, rien pu esquiver. Et l’ange de la mort avait frappé… Twikjeya ferma les yeux, enfin satisfaite. Ce qui advenait maintenant de la TransAtlante n’était plus de son ressort. Elle était très belle ainsi allongée, délicatement dénudée par la lame de son adversaire, son visage blanc entouré d’une corolle noire…

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Bloody Mary

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Alias : Maria Aleksandrovna Yevgeniyen
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Hait tous les humanoïdes.
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MessageSujet: Re: [Attaque] Groupe 2 Dim 6 Déc 2009 - 17:37

Le chariot de petits fours s'était lancé, sous la direction de Kenjiss en chef d'orchestre, dans la l'interprétation d'un opéra cacophonique métalo-baroque pour couverts et pâtisseries.
Investie de réflexes de survie prodigieux, Maria esquiva de justesse l’attaque kamikaze des macarons à la lavande en se plaquant contre le mur du couloir. Elle considérait son état suffisamment lamentable pour ne pas ajouter au tableau un vernissage au glaçage caramel ou une torsion de cheville due à un double axel sur une mare de crème renversée.
Trois couteaux aiguisés vinrent se planter en ligne à quelques centimètres de ses orteils nus. Elle reprit sa respiration et attendit que les battements de son cœur retrouvent un rythme normal. Kenjiss s'éloignait dans le couloir sans se soucier d'elle. Lentement, elle se pencha pour ramasser les trois couteaux qui semblaient très aiguisés et les glissa précautionneusement dans l’élastique de son bas... Cela pouvait toujours servir. Elle reprit sa course sur les traces du patron vers la salle de réception :

"_ Confrérie First, comme tu dis, répliqua-t-elle d’une voix cassante quand elle fut revenue à son niveau, et c’est pourquoi tu vas avoir besoin de moi pour calmer la presse et nos soutiens ! Dois-je te rappeler que toi, ce soir, devant tous les convives, tu t’es pratiquement accouplé sur la piste de danse avec cette humaine ?"

Même si Maria avait été la dernière à remarquer le petit jeu, aveuglée par la foi qu’elle vouait en l’anti-humanisme de Kenjiss, elle ne doutait pas que la plupart des spectateurs n’avait pas été aussi candide qu'elle… Et elle ignorait encore que Gray y avait mis son grain de sel !
"_ Mais tu as raison : pour l’instant, on a d’autres priorités, ajouta-t-elle en haletant, j’espère seulement que tu auras une pensée pour moi quand tu bafouilleras tes réponses embarrassées au prochain conseil d’administration !"

Ils approchaient à grands pas de la salle de réception. Kenjiss donna ses ordres :
Tu vas jouer la vierge effarouchée, attirer les humanos vers l’entrée. T’es parfaite pour le rôle je pense…

Maria lui lança pour toute réponse un regard méprisant. Une réplique cinglante faillit franchir ses lèvres mais elle la retint au dernier moment…
... Non, pas maintenant... Pas avant qu’elle soit sûre de pouvoir se mettre en sécurité !
Ils arrivèrent devant la porte de service par laquelle Maria s’était échappée quelques minutes auparavant. Ainsi, allait-elle devoir y retourner... Et ce, dans le but d'attirer sur elle l’attention de ces assassins bioniques ! En somme, une simple mission-suicide où elle jouerait la chair à canon... Charmant !

Je passe par l’extérieur de la plate-forme pour les avoir dans le dos. Au fait, ils sont combien ?

"_ Ils sont cinq, répondit-elle après un temps de réflexion, non, six si on compte la fille qui a pris la parole sur l’estrade. Et ils sont lourdement armés…"

Maria n'était pas à la fête. Elle savait quel genre de spectacle l'attendait derrière cette porte et quel y serait son espérance de vie... Peut-être serait-elle abattue sans autres formes de procès avant qu'elle n'aie pu faire le moindre geste.
Cette perspective avait le don de lui clouer les pieds sur le sol, aussi efficacement qu’aurait pu le faire le pouvoir gravitationnel de Kenjiss.
La seule solution qui lui vint en tête pour oser franchir le pas : rendre le couloir encore plus dangereux pour elle qu'une salle de réception remplie d'humanoïdes. Elle posa la main sur la poignée de la porte et, sans se retourner vers son patron, balança :

"_ Et, pour ce qui est des vierges effarouchées, qu’est-ce que tu peux bien y connaître ? Cracha-t-elle en ouvrant petit à petit, je croyais que ta spécialité, c’était les humaines au kilométrage intersidéral ?"

A peine eut-elle fini sa phrase qu’elle s’engouffra par la porte et la referma à la volée derrière elle.
Ouf, sauvée ! Il n'avait pas eu le temps de l'étrangler ! Sa manœuvre réussie avait eu deux avantages : celui de soulager sa glande à venin et celui de la motiver à entrer dans la fosse au lion. Au moins, ici, avec des humanos assassins surarmés et avides de chair mutante, avait-elle un vague espoir de survivre !

Le spectacle qui s’étendit alors devant ses yeux lui coupa le souffle.
C'était un carnage ! Un no man's land ! Une représentation théâtrale de Guernica ! Des dizaines de corps ensanglantés empilés les uns sur les autres jonchaient le sol. Des cris, des pleurs, l'odeur du sang, de la poudre et du plasma.
Son regard tomba immédiatement sur une victime qu'elle connaissait. Juché au sommet d'un amas de viande humaine, Raùl, un trou dans la tête, contemplait le plafond, les yeux grands ouverts et immobiles.
Pauvre crétin ! Ne lui avait-elle pas dit de rejoindre sa cabine au plus vite ? La mort frappait vite en ces lieux, elle commença à descendre sur ses jambes.
Un bruit d'entrechoquement de lames lui fit tourner la tête vers l'estrade. Là-bas, elle aperçut Twikjeya. Sa consœur était dans les bras d’un humano, dansant avec lui un simulacre de tango morbide. Maria n'assista qu'au dernier pas de la danse létale : doucement, les deux cavaliers s’écroulaient ensemble sur le sol, au milieu d'une mare de leur propre sang. La porte-parole inspira un grand coup pour se retenir de crier et de courir vers l'infirmière. Se laisser aller maintenant à ce genre d'émotions aurait été suicidaire !
Elle s'était complètement allongée sur le sol, au milieu des cadavres.
De cette place stratégique, elle jeta discrètement un coup d'œil circulaire dans la pièce pour analyser la situation présente.

Au centre, un humanoïde (n°1) lui tournait le dos et tenait en joue des convives apeurés avec une arme qu'elle ne réussissait pas à identifier à cette distance. A quelques mètres de lui, un de ses camarades était aux prises avec Luc et l’ombre informe de Terry. Apparemment, il maîtrisait la situation.
Au fond de la salle, la fille qui avait fait le speech acide sur l’estrade -certainement la porte-drapeau- longeait les murs pour sortir discrètement du champ de bataille.
Apparemment, l'arrivée de Maria par la porte de service n'avait pas attiré l'attention.

« Ramène les humanos vers l’entrée ! » Lui avait dit Kenjiss… Plus facile à dire qu’à faire ! Elle ne pouvait s'en sortir seule, il lui fallait nécessairement des alliés !
S'aidant de ses coudes, elle commença à ramper dans la pièce, en direction du n°1, pour trouver de l'aide.



Ses yeux ne quittaient pas l'humanoïde, elle contourna quelques cadavres et identifia enfin son premier allié potentiel... Bon, il ne semblait pas très frais ni très conscient, mais c'était mieux que rien.
"_ Daniel ! Chuchota-t-elle en s'approchant des oreilles du jeune homme, Daniel ! Tu m'entends ? C'est moi, Maria !!"

Mais le mutant, face contre terre, gardait les yeux fermés et la bouche ouverte. Il respirait encore, il semblait seulement évanoui .
"_ Daniel, si toi ou un de tes avatars arrive à m'entendre, j'aurai besoin d'un sérieux coup de main !"

Maria ne connaissait pas encore très bien les pouvoirs de leur jeune recrue. Elle ne savait pas, par exemple, si parler à un alter ego inconscient permettait au vrai Daniel de l’entendre. Elle le lui demanderait s’ils se sortaient vivants de cette galère. Pour le moment, elle tenta le tout pour le tout et poursuivit son idée :
"_ Je vais tenter de les attirer vers moi. Si tu le peux, essaie de me couvrir !"

Elle tendit la main vers le pied droit du playboy et lui retira une chaussure. Une chaussure en cuir marron, bien pointue comme il faut !
"_ Ah, ajouta-t-elle toujours sur le même ton assourdi, et je t'emprunte ça ! Je sais que ces godasses ont dû te coûter une fortune mais c’est pour la bonne cause !"

Daniel n’avait pas du tout réagi pendant le monologue de la blonde. Elle l'embrassa néanmoins sur la joue et le quitta en reprenant sa lente reptation vers n°1.

Sa méticuleuse migration dans la salle se poursuivit. A chaque fois que l'humanoïde esquissait un geste dans sa direction, elle se plaquait au sol et retenait sa respiration. Elle passa à côté d'une forme trapue allongée au sol... Un corps qui lui tournait le dos et dont la poitrine se levait et redescendait régulièrement. Un vivant ! Elle le contourna pour se mettre face à lui et eut la surprise de reconnaître son galant cavalier de tango :

"_ Nakor… Nakor… Chuchota-t-elle quand elle fut assez proche, c’est moi, Maria !"

Elle préférait préciser… Elle savait que son apparence actuelle ne la rendait pas facilement identifiable.
Le vieillard avait les yeux ouverts et la regardait. Il était conscient mais semblait à bout de force, au point de ne pas pouvoir parler.

"_ Contente de voir que tu t'en es sorti, fit-elle doucement avec un petit sourire, je vais avoir besoin de ton aide ! Je dois attirer ces salauds vers moi. Arrange-toi pour me couvrir avec ton pouvoir ! Et quand l'humano sera à ta portée, essaie de le stopper avec ça !"

Délicatement, elle sortit de l'élastique de son bas les trois couteaux aiguisés qu'elle gardait pour l'occasion. Elle les lui déposa devant le nez et poursuivit ses explications :
"_ Le temps que son copain arrive pour lui prêter main-forte, la cavalerie aura certainement débarquée !"

Elle savait que même s’il refusait de se faire appeler télékinésiste, Nakor manipulait plutôt bien tout ce qui était métallique. Il épuiserait peut-être ses dernières forces à cette tâche mais c’était le seul espoir de Maria. Elle gratifia le grand-père d'un bisou sur le front et s'éloigna avec un clin d'œil.

Son armée comptait maintenant trois personnes : elle, un mutant inconscient et un vieillard à bout de force ! Pas de quoi mettre en échec toutes les armées de la terre !
Dans cet océan de cadavres inertes, une forme mobile attira soudain son attention. Pendant deux secondes, elle resta en arrêt, estomaquée ! Qu'est-ce qu'un serpent foutait ici ?
L'incongru reptile glissait silencieusement sur le sol. En tant normal, Maria se serait relevée et aurait hurlé à tue-tête en serrant ses petits poings crispés. Mais la bizarrerie de l'apparition eut pour effet de lui ôter ses peurs.
Ce devait être l'œuvre d'un mutant, ça... Un dompteur ou un truc dans le genre :

"_ Eh, attends le batracien !" Chuchota-t-elle en lui bloquant le passage d’un bras.

Maria ignorait apparemment que les serpents ne faisaient pas partie des batraciens, tout comme elle n'avait jamais entendu parler de la surdité caractéristique de ces bestioles ! Le cobra d'Égypte s'arrêta néanmoins et la regarda paisiblement :

"_ Cours dire à ton maître d’aider la dingue qui va se lever pour défier l’humano en duel, ordonna-t-elle, dis-lui d'assister celle qui ressemble au Joker déguisé en robe de mariée !"

Maria ne parlait pas Fourchelangue, mais elle fut étonnée de voir le reptile cligner des yeux et repartir dans la direction inverse ! L'armée de la porte-parole s'étoffait d'un nouveau membre !
Elle attendit une petite minute allongée sur le sol. Elle n'était plus qu'à dix mètres du n°1. Kenjiss devait avoir eu largement le temps de contourner les lieux, il attendait certainement le feu vert de Maria.
Aussi se décida-t-elle qu'il était temps de passer à l'attaque. Lentement, elle se releva, la chaussure pointue de Gray à la main et se redressa vaillamment de toute sa hauteur !
N°1, alerté par ce mouvement, se tourna lentement vers elle. Avec force et précision, elle lui balança son projectile à la figure :

"_ Eh ! Le grille-pain sur pattes ! Cria-t-elle à tue-tête, je suis une mutante ultra-puissante ! Viens m’affronter à mains nues si tu n’es pas un lâche, je vais te pulvériser !"

Elle avait hurlé assez fort pour que tout le monde l’entende dans la pièce. Elle recula de quelques pas avec un sourire de défi. Au moins avait-elle réussi à attirer l’attention sur elle !
D’ailleurs, avec son look complètement destroy de mariée zombie, elle était certainement devenue le point de convergence de tous les regards de cette salle de réception.
Et c’était tant mieux !
Si jamais Daniel, Nakor et le batracien ne remplissaient pas efficacement leur mission, peut-être que quelqu’un d’autre, Terry, Luc, Virginie ou encore Deklan, devinerait ses intentions et la couvrirait ! Elle recula encore de quelques pas en faisant un geste de la main pour inviter l'humano à s'approcher.

N°1 lui jeta un regard méchant. A cet instant, le mur des toilettes, dans le coin opposé de la salle, explosa littéralement. L'humanoïde tourna la tête vers le nouveau danger. Merde, non ! Il ne fallait pas qu'il se dirige là-bas !

"_ Allez, viens, tu t'occuperas de ça plus tard ! Insista-t-elle sans se démonter, viens tester tes circuits pourris sur une vraie mutante ultra-balaise !"

Allait-il tomber dans le panneau et approcher ? Ses alliés allaient-ils la protéger ? Kenjiss allait-il débarquer au bon moment ? Il allait falloir que les astres soient cléments pour qu'elle se sorte vivante de cette galère !

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Daniel Gray

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MessageSujet: Re: [Attaque] Groupe 2 Jeu 10 Déc 2009 - 19:54

Daniel, le vrai s’était effondré entre la premier ranger de table et la piste de danse. Son clone ,presque en parallèle à lui, était comme une poupée de chiffon oubliée contre son mur. Il dû se passer à peine cinq minutes, quand il décida de jouer au mort. Il entendit les coups, de pied, les balles qui sifflent. La vraie bande-son d’un jeu vidéo. Sauf que là son mal de crâne n’avait rien de virtuel. Sa tête lui donnait tout en stéréo et s'était bien loin d'une musique d'agrément.

A quelques mètres il sentit la pensé de Dany 2 faire un soubresaut. Il eut l’intelligence de ne pas bouger. Il perçut l’attaque de Luc au loin, devenu un gladiateur blessé de guerre. Ca devait faire mal tout ça… Pouvait-il agir d’une quelconque manière ? Pour le moment personne ne s’occupait de son petit tandem. La petite blonde passa près de son double sans vraiment le voir. Jessie disparu et ses chiens de garde les crocs sortis. Les plus puissants des mutants toujours en mode invisible.

Soyons simple. Sa stratégie de l’autruche ne pourrait pas durer éternellement. De sa place il ne pouvait voir l’estrade. Mais les cris des lames étaient de plus en plus vifs. La sorcière allait se mettre en danger. Il ne pouvait rien faire tout seul. Il y avait des heures pour l’arrogance et d’autre pour la lucidité. Et si Dan savait se battre contre une bande de toxico avec un simple couteau… ceux là étaient plus coriaces. Il ne pourrait pas voir touts ses adversaires. Sa vision sommaire des évènements allait devenir problématique.

Et là… magie ! La voix d’une sacrée vipère arriva dans sa bulle auditive. Pourtant personne ne l’avait rejoint. Mais il ne rêvait pas. Maria. Une réplique intérieure faillit briser sa couverture. Son jumeau sourit dans leurs esprits liés. C’était étrange mais la psyché de l’inconscient entendait encore et lui transmettait chaque mot. Ils venaient comme un écho. Il réussissait à comprendre le principal. Elle allait agir. Daniel deux ne pourrait pas agir tout de suite. Mais lui… Un ricanement lui échappa dans la cohue. Une bonne cause oui. Une bonne cause exportée d’Italie en édition limité. Le baiser le fit sourire. Amusante cette fille.

Il glissa très lentement sa main encore pleine le long de son corps. Sa copie par contre avait perdue la sienne dans la bataille. Il ne lui servait à rien dans l’instant. Au mot « patte » mister Gray se souleva en une seconde. La tête lui tournait encore. Son équilibre était dès plus sommaire. Mais ses doigts restaient plus rapides que la douleur. Déjà il armait le colt. A présent il pouvait voir la provocatrice. Pas mal dans le genre changement de look. Il avança de deux grands pas vers le centre sans un mot. *Attend de voir comment ça va tourner. Aide nous si besoin.*

L’Explosion fit dériver tous les regards en un instant vers un coin opposé. Daniel avança sur la droite de N°1 le plus lentement possible. Il espérait que le baratin allait fonctionner. Et là trois lueurs arrivèrent juste à côté de lui. Il suivit leur trajectoire du regard. Qui avait fait ça ? Un bon coup assurément. Sur les trois projectiles combien pourraient être déviés ? Il tendit son arme vers le profil de l’ennemi près à répliquer si nécessaire. Quelques secondes plus tard une gamine surgit pour alpaguer la confrériste. Bravo. Quelle cruche. Elle allait bloquer Maria. Le riche serra les dents.
*Celle là on s’en occupera aussi.*
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Kenjiss

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MessageSujet: Re: [Attaque] Groupe 2 Dim 13 Déc 2009 - 14:30

Kenjiss posa sa main contre la vitre au fond du couloir. A vrai dire, la TransAtlante comportait plus de vitres que de murs opaques… Les architectes avaient visiblement tout tenté pour rendre l’intérieur de ce qui n’était qu’une baleine volante un peu plus lumineux. Histoire de faire en sorte que l’estomac de l’espèce de masse énorme, semblable à un cétacé boursouflé de graisse, qui se tenait lamentablement dans les airs, rattrape la première impression qu’on en avait.

Le verre émit un crissement sinistre avant d’exploser sous la pression. Tout blindé qu’il était, il ne pouvait certainement pas supporter son propre poids multiplié. C’était un des avantages de cette attaque. Kenjiss pouvait se passer les nerfs sur tout ce qui lui tombait sous la main sans avoir à en affronter les conséquences… En l’occurrence, il avait envie de casser beaucoup de choses.


Mais oui tu m’es indispensable Maria… Tu prétendras que j’ai mené la plus belle comédie qui soit, m’assurant du soutien de ces abrutis. Je te fais confiance voyons.

Ou pas. Il était désormais hors de question que le tatoué accorde le moindre gramme de confiance à sa porte parole sur certains sujets. Kenjiss se moquait bien de ce qu’avait pensé sa secrétaire de sa danse, mais il avait en revanche très mal digéré la remarque sur le conseil d’administration. Depuis quand bafouillait il face à ces lâches, ces planqués dont le seul intérêt était de crouler sous la thune ? Combien étaient ils à le considérer ainsi comme le pion parfait ? Pourquoi donnerait il la moindre explication à ces enflures qui s’imaginaient le contrôler ? C’était lui le directeur, c’était lui le leader, celui à prendre le plus de risques, encaissant tous les coups médiatiques tandis que ces abrutis se dissimulaient dans l’ombre à attendre leur victoire. Et ils exigeraient des réponses ?!

J’emmerde le conseil. S’ils exigent que je réponde, je les décapite. On vire, on expulse. Ils me suivront de gré ou de force…

Dans le cas contraire, il était probable qu’une ribambelle d’attaques cardiaques emportent quelques PDG... L’excès de foie gras et de champagne, le manque de sport… L’abus de jeunes maitresses trop endurantes pour des cœurs malades… Si ces gros porcs imbus de leurs dollars croyaient pouvoir utiliser la Confrérie, ils se trompaient lourdement. Kenjiss leur montrerait qu’il était loin de s’amollir. Ironiquement, c’était grâce (certains diraient à cause) à une jeune humaine que la Confrérie allait procéder à un remaniement brutal pour tenter d’éviter une crise. Ou un schisme…

Le tatoué se retourna vers la jeune punk qui se dirigeait vers l’enfer selon ses ordres, sans protester. Peut être avait il encore un peu d’autorité après tout… Autant rassurer les troupes. Le tatoué ne savait pas du tout dans quel état étaient les confrères à l’intérieur, et s’il s’efforçait de rester optimiste, il avait vu trop de guerres pour s’illusionner sur le sorts des convives. Le pire était toujours à envisager…


Maria ? Laissez l’Institut crever sauf si c’est absolument nécessaire. Et ne prenez pas trop de risques… Confrérie first ça veut aussi dire qu’on ne peut pas forcément sauver tout le monde. Ne tentez pas n’importe quoi.

La jeune slave ne parut pas l’entendre et lui cracha presque au visage quelques mots, avant de se faufiler dans la salle. Elle avait du répondant, comme toujours. Sa réplique resta bloquée quelque part entre ses poumons et sa gorge lorsqu’il s’aperçut qu’il n’avait plus devant lui qu’un couloir vide… Il serra le poing. Elle ne perdait rien pour attendre. Si Maria s’imaginait pouvoir continuer à longueur de journée ses réparties acerbes… Le tatoué nota de critiquer son tour de poitrine la prochaine fois qu’il la verrait. Maria était trop attachée à son apparence pour que cela ne fasse pas mouche… Elle n’avait pas spécialement apprécié sa précédente remarque. Peut être pouvait il naïvement espérer la faire taire un jour. A condition bien sûr qu’il la retrouve vivante. Ca c’était un autre débat… A côté de lui se tenaient six humanoïdes en train de flinguer joyeusement une foule désarmée. Foule parmi laquelle se trouvait ceux à qui il tenait. N’importe qui aurait paniqué… Le tatoué soupira en constatant qu’il n’avait plus peur. Il savait exactement que faire. Il ne laissait plus ses sentiments parler pour lui.
Kenjiss se retourna vers la vitre qu’il avait brisé. Quelques kilomètres en dessous de lui se trouvait l’océan, une masse liquide qui n’attendait que de le dévorer. Au moindre faux pas, c’était la chute. L’impact ne pouvait pas le tuer, mais l’eau glaciale n’aurait aucun mal à l’engloutir en quelques secondes…


T’es complètement cramé mec…

Kenjiss soupira en passant un bras dehors, accrocha une prise, annula la gravité et bascula à l’extérieur.

Il eut l’impression de percuter un mur. Une paroi de glace… Si à l’intérieur de la TransAtlante, la température était agréable, savamment maintenue par des systèmes capables de compenser l’ouverture d’une vitre et la perte de chaleur en découlant, rien n’avait été prévu pour l’extérieur… Aucun concepteur n’avait osé imaginer qu’un mutant tatoué trouverait plus intéressant de faire le tour du dirigeable plutôt que d’emprunter les couloirs, à plus forte raison lorsque la plate forme volait !
En conséquence, la température extérieure dépendait de l’altitude à laquelle croisait le vaisseau. A dix mille mètres d’altitude, il faisait 50 degrés en dessous de 0…

Pour Kenjiss, cela se traduisit par une perte de conscience de quelques secondes. Choc thermique. Lorsqu’il se réveilla, le tatoué crut un instant être devenu aveugle. Il s’essuya les yeux, se griffant sans s’en apercevoir. Ses sens étaient réduits à néant… Il parvint enfin à dégager la couche de glace qui obstruait son champs de vision. Bordel. Il ne parvenait plus à penser. Le froid avait dévoré son corps, bien mal protégé par un costard léger… On racontait que les températures glaciales paraissaient lacérer votre peau, percer votre épiderme de mille aiguilles gelées. C’était faux. Le tatoué ne ressentait plus rien. Il était gelé jusqu’aux os… Kenjiss jeta un coup d’œil à ses mains, qui viraient au violet. Merde. Quelque chose de chaud dans sa bouche… En trois secondes il eut un bloc de glace entre les dents. Il avait trop froid pour comprendre que ses dents s’étaient refermées sur sa langue avec une force impressionnante. Le sang avait aussitôt gelé… A l’intérieur de sa bouche !
Pour tout arranger, un vent terrifiant le plaquait contre la paroi. Kenjiss n’avait jamais eut aussi froid de sa vie… Alors il avança. Sans comprendre pourquoi, sans se souvenir de ce qui se passait. Sa cible n’était qu’à dix mètres… Ils furent parcourut lentement. Douloureusement.

Lorsqu’il bascula à l’intérieur de la TransAtlante, Kenjiss s’évanouit à nouveau. La cavalerie était arrivée. Et c’était le tatoué à la peau bleutée, la loque tordue en position fœtale sur le sol pour retrouver un peu de chaleur qui incarnait l’espoir de ses confrères…

Une humaine au kilométrage intersidéral.

Salope. Il allait la buter. La descendre. Il n’aimait pas les russes de toute façon. Foutus communistes.

Puis une silhouette emmitouflée dans une couverture dansa devant ses yeux. Juin. Elle s’appellait Juin… Kenjiss ouvrit un œil. Il ouvrit le deuxième en comprenant qu’il s’était évanoui sur un cadavre dépourvu de tête. Il avait tué Juin ! Les humains avaient réactivé leur programme ! Il était à nouveau leur esclave ! L’adrénaline monta en flèche, lui permettant de se relever d’un bond. D’un grand bond… Kenjiss s’écrasa contre le plafond.

Heureusement pour le tatoué, les humanoïdes étaient trop occupés par la ribambelle de dingues qui les attaquait pour remarquer son petit manège.

Kenjiss hurla de douleur en sentant la balle coincée dans son dos heurter le plafond. Cette fois les regards se tournèrent vers lui… Mais le tatoué était tout à fait réveillé à présent. La souffrance atroce de sa blessure lui rendit en un instant autant de force qu’un corps en hypothermie était capable d’en produire… Il identifia la première menace, sans s’attarder à contempler le carnage. Les humanoïdes étaient la priorité absolue. On n’aiderait personne en se faisant tuer à soigner les blessés…


Hé toi là !

Kenjiss lâcha tout. Et ce fut une silhouette noire qui s’abattit sur N°1. Couvert de glace, fou de douleur et particulièrement remonté, le tatoué s’abattait… Etrange sauveur de ceux qui n’en avaient plus besoin.

[Explications dans le post à venir du pnj]
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Bloody Mary

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Alias : Maria Aleksandrovna Yevgeniyen
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Clan : Confrérie Moderne
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Profession : Directrice de la Confrérie Moderne
Affinités : Méprise tous les humains.
Hait tous les humanoïdes.
Pour les mutants, cela dépend de nombreux facteurs subjectifs. (âge, pouvoirs, sexe, alignement, hobbies...)
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Pouvoir: Ses caresses ouvrent des plaies sanglantes
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MessageSujet: Re: [Attaque] Groupe 2 Mar 15 Déc 2009 - 0:43

Etat de choc + stress + adrénaline = une trithérapie qui shuntait l’esprit de Maria.
La russe accueillait la mort les bras ouverts et son cerveau, pour sauvegarder l'équilibre mental de sa propriétaire, avait décidé d’interpréter toute cette scène comme une pièce de théâtre.
La mutante s'était ainsi complètement déconnectée de la réalité, elle n’était plus qu’une spectatrice regardant des acteurs jouer la comédie pour elle.
Elle avait vu l’humano éviter la chaussure lancée avec une facilité presque vexante : il s’était juste contenté de pencher la tête de quelques centimètres ! Elle aurait presque applaudi l'habilité du geste.
Maintenant, il la zieutait avec l’expression d’un Rhinocéros défié verbalement par un Dindon... Quelle intensité dans le regard ! Il décrocherait certainement un Masque d’or ! (récompense russe de théâtre)

Lentement et majestueusement, le Gérard Philippe des grille-pains leva le bras pour pointer son arme dans sa direction… Ah, ah ! Apparemment, il refusait le défi qu’elle lui avait lancé, le suspens devenait insupportable ! Elle trépignait d'impatience et d'angoisse !

Mais heureusement, comme dans tout bon vaudeville, le destin, d’une pirouette burlesque, sauva la mise et rétablit la morale : trois flèches d’argent filèrent dans l'espace -Bravo Nakor !!- … Flèches d’argent que n°1 évita sans soucis en s’élevant dans les airs à grands renforts d'effets pyrotechniques.
Absolument magnifique ! Le metteur en scène était un génie, Maria n’avait rien vu venir !

Fascinée, elle suivit l’humanoïde des yeux. Ce n'était pas terminé : au plafond, son cher patron Kenjiss, déguisé en Mr Freeze, attendait le méchant. Le rocambolesque était à son comble ! Visiblement, l’auteur avait voulu aller très loin dans le surréalisme !
Le nez en l’air, Maria ne put s’empêcher de sourire béatement.
Un éclair brillant tomba du ciel. La russe suivit des yeux l’objet jusqu’à ce qu’il tombe à ses pieds et l'identifia immédiatement : c’était un pistolet à plasma !
Évidemment... La suite était déjà écrite, elle se pencha pour ramasser l'artefact et l’examiner.

Soudain, sortie de nulle part, une Virginie Parish sur-vitaminée envahit son champ visuel et lui laboura l’épaule avec les bouts de ses doigts. La douleur intense eut l'effet d'une véritable claque. Retour brusque à la réalité, l'esprit de Maria s’éclaircit en un instant.
Exit le délire théâtral !

Elle se dégagea gentiment du labourage d’épaule de la petite blonde à la voix éraillée et larmoyante.
Prenant bien garde d’éviter de la toucher de ses mains corrosives, elle la guida un peu plus loin pour leur éviter de rester sous le couple Kenjiss/humano. Les quelques instants de décrochages théâtraloïdes lui avaient été salvateurs. Car, malgré le chaos général, malgré toutes les informations alarmantes qui se bousculaient les unes contre les autres, elle se sentait complètement maîtresse de ses esprits et en pleine possession de ses moyens.

"_ Écoute-moi, Virginie, fit-elle sur un ton posé, je vais avoir besoin de toi, tu dois absolument te calmer. Rassure-toi pour nos amis, j’ai vu Nakor et il est vivant ! Luc est en compagnie de Terry, là-bas… A eux deux et avec leurs pouvoirs, ils ne risquent rien… Quant à Deklan, je le crois suffisamment fort pour s'en sortir seul ! "

Maria ne pouvait pas donner des nouvelles de cette Valérie qu’elle ne connaissait pas. Aussi resta-t-elle silencieuse à son sujet. Elle observa le pistolet à plasma abandonné par l’humano et, tournant la tête dans la direction où elle avait croisé pour la dernière fois le doyen de l’Institut, se mit à crier :
"_ Nakor ? Pourrais-tu avoir la gentillesse, si c'est possible, de nous débloquer cette arme-ci, s’il te plait ? On va en avoir besoin !"

Sans prendre le temps de vérifier que ses ordres avaient été entendus, elle attrapa une dernière fois Virginie par les épaules et la regarda droit dans les yeux.
"_ Je reste ici pour m’occuper de Twikjeya, expliqua-t-elle avec assurance, toi, Virginie, tu vas regrouper tous les mutants que tu croiseras : Luc, Terry et Daniel que j’aperçois là-bas. Il faut que vous retrouviez cette fille, OK ? C'est elle la meneuse et je pense qu’elle nous prépare un sale coup ! Tu peux t'occuper de ça ?"

Maria fourra l’arme à plasma dans les mains de la petite blonde et, sans lui laisser le temps de répondre, courut en direction de l'estrade.
Elle savait qu’il valait mieux qu’elle se charge elle-même de sauver sa consœur tombée au champ d'honneur. D'abord, parce qu'elle l'avait déjà fait une fois auparavant, ensuite parce que, de toute façon, faire la chasse à l’humano n’était pas dans ses cordes... Elle l’avait encore prouvé ces dernières minutes avec l'inutilité crasse dont elle avait fait preuve face à n°1 ! Sur le terrain, son talent n’était pas offensif, mieux valait donc laisser ça aux vrais combattants.

Elle arriva près de l’infirmière inconsciente. La plaie sanguinolente béait, le couteau avait été retiré. Sans attendre, elle s’agenouilla sur le sol et posa son oreille contre la poitrine secouée de spasmes pour écouter les battements du cœur.
Merde, fibrillation ! Sous l’effet de l’hémorragie, le muscle cardiaque s’emballait chaotiquement et pompait le sang de toutes ses forces. A ce rythme, l’arrêt était imminent !
Par chance, Twikjeya était tombée sur le dos, en travers d'un cadavre. Sa tête, restée miraculeusement plus basse que son cœur, n’avait pas cessé d’être d’irriguée pendant ces longues dernières minutes. La sombre confrériste ne risquait donc pas de séquelles mentales à son réveil.

Se souvenant vaguement de quelques notions de secourisme, Maria agrippa sa consœur et la tourna sur son côté droit. Ainsi, si le sphincter fermant l'estomac de la blessée perdait son tonus, au moins ne se noierait-elle pas dans son propre vomi ! La sauveteuse en herbe arracha ensuite la chemise d’un cadavre gisant non loin et s'en emmaillota les mains avec. Ironie du sort : Bloody Mary, la mutante sanguinaire, allait s'évertuer à stopper une hémorragie !

Appliquant la même méthode que quelques semaines auparavant, lors de la soirée où Tousled avait réveillé toute la Confrérie Moderne, Maria se colla dans le dos de Twikjeya pour lui apporter un peu de chaleur, reproduisant ainsi la créature bicéphale qui avait tant choqué Emmett, leur majordome homophobe.
Elle passa les bras autour de la taille de guêpe de l'Ange de la Mort, appliqua ses mains bandées au niveau de la blessure ventrale et comprima fermement pour ralentir le flot de sang.
Avec ça, le cœur allait pouvoir souffler un peu.



[HJ : Pour la survie de notre très chère Twikie, j'ai considéré que cette scène se déroulait avant la disparition du sol causée par Deklan. Very Happy /HJ]

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Twikjeya Elkash

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MessageSujet: Re: [Attaque] Groupe 2 Mer 16 Déc 2009 - 19:16

Twikjeya détestait dormir. Elle s’assoupissait aussi peu que possible, préférant se saigner à blanc pour s’évanouir et ainsi limiter le nombre de spectres du passé qui remontaient à la surface en permanence, tourmentant le moindre repos. Lorsque peu de sang parvenait jusqu’au cerveau, vous ne rêviez plus.. Vous flottiez dans un univers indistinct, sans parvenir à comprendre où vous étiez, qui vous étiez… C’était dans un état semblable que flottait l’ange de la mort.

Tout tournait autour d’elle… Une sorte de galaxie froide l’encerclait, elle voyait des étoiles danser devant ses yeux tandis qu’un froid glacial s’insinuait au creux de ses veines. Twikjeya était exsangue, pas stupide. La sombre dame savait qu’elle mourrait. Cette atmosphère glaciale qui voyageait toujours un peu plus haut dans son corps, c’était le souffle de la mort qui s’emparait peu à peu d’elle. Ses doigts la tiraillaient, de petites saccades les agitaient à des intervalles de plus en plus faible. Ils n’étaient plus assez irriguées. Le reste de son corps… Etait insensible. Totalement insensible. La sombre dame respirait avec difficulté, mais elle n’en avait cure. Rien n’était nouveau. Elle ne souffrait même. Dommage. Beaucoup de personnes paniquaient lorsqu’elles arrivaient au bloc dans son état mais Twikjeya était calme. Mortellement calme, comme toujours.
Elle s’était déjà évanouie suffisamment de fois pour savoir qu’elle approchait dangereusement d’un stade de non retour. Stade qu’elle n’avait jamais osé effleurer davantage tant que son heure n’était pas venue. IL le lui dirait. Pour l’instant… Twikjeya savait que sans aide extérieure, elle était condamnée. Il lui était impossible de solidifier un sang qui coulait en permanence, pas dans son état en tout cas. C’était un jeu d’enfant lorsqu’elle était capable de se concentrer sur son ouvrage mais elle savait que le flux était trop important pour qu’elle le solidifie du premier coup. De plus, il était probable que l’emballement de son cœur aggrave les choses en accélérant l’hémorragie…

Un contact, enfin. Twikjeya ne sut pas exactement comment elle parvint à dire que quelqu’un écoutait son cœur battre, mais elle en était persuadée. Un léger poids décolla de sa poitrine lorsque l’individu retira sa tête de son torse. Le spectre des couloirs exhala légèrement. Elle ne savait pas exactement si elle était heureuse de cette intervention. Son heure n’était donc venue. Quoique… L’inconnu pouvait toujours être parfaite incapable de lui procurer les premiers soins nécessaires. Il existait toujours des abrutis empressés de bien faire et qui se jetaient sur vous dans un bouche à bouche gluant et parfaitement inutile tandis que vous vous videz de votre sang. Un jet de sang fut expulsé de sa blessure et s’écrasa par terre avec un bruit flasque.

Non.

Personne ne la toucherait sans son autorisation.

Personne.

Plus jamais.


Insensible aux efforts qu’elle exigeait de son corps à bout de force, Twikjeya força ses pupilles à se relever. Une lueur aveuglante d’engouffra dans son iris, l’aveuglant quelques secondes lorsqu’elle y parvint. La jeune slave s’interdit de ciller, attendit que ses yeux d’adaptent à la luminosité ambiante… Lorsqu’elle parvint à distinguer quelque chose, elle n’entraperçut qu’une mèche de cheveux blonds à l’extrême limite de son champs de vision. Mais la beauté des glaces n’avait pas besoin d’en voir davantage… Elle prit conscience des mains qui serraient son ventre, compressant le sang dans la plaie. Des mains qu’elle n’avait certainement pas besoin de regarder plus longtemps pour connaitre leur propriétaire. Twikjeya ne prit pas garde au filet de sang qui rendit ses paroles à peine distinctes.


Maria ?

Une toux explosa dans sa gorge lorsqu’une nouvelle vague de sang qui n’avait rien à faire là noya sa trachée. Twikjeya lutta pour rester consciente. Le calme paisible qui l’avait entourée lors de sa perte de conscience n’était plus qu’un lointain souvenir. Des détonations déchiraient ses tympans à chaque seconde, elle ne flottait plus dans une gangue glacée. A présent elle était brûlante. Un corps communiquait sa chaleur au sien… Un corps qu’elle considérait comme une menace à cause de son attraction qu’elle n’expliquait pas.

Ne bougez pas !

Les pupilles azurées n’eurent pas le temps de s’interroger davantage. Quelqu’un d’autre s’approchait à présent… Une jeune femme qu’elle identifia immédiatement



Beaucoup de confréristes auraient froncé les sourcils en voyant Helen Jones s’approcher d’eux. La sous directrice de la Lib’corp n’était pas spécialement adulée à la Confrérie. Une foutue hippie fanatique de l’utopie si commune d’une paix entre humains et mutants… Twikjeya ne bougea pas d’un pouce. Helen ne lui jeta même pas un regard de toute façon. Elle s’adressait à Maria, désireuse visiblement d’aider tous les malheureux blessés qui gisaient autour d’elle. Et il avait fallut qu’elle soit la première patiente.

Maintenez sa plaie s’il vous plait. Je vais tenter de poser un garrot… Les humanoïdes seront bientôt à terre, nous appellerons les secours à ce moment là. Ne vous endormez pas !


Elle approcha ses mains de sa blessure, penchant sa tête vers elle avec une douceur presque maternelle. Twikjeya se crispa. Elle contracta son corps, insensible au torrent de sang qui macula en quelques secondes le linge que Maria pressait désespérément sur sa plaie. Elle n’avait qu’une mission, qu’un but. Ca tombait bien, son cerveau au bord de la mise hors circuit ne lui autorisait qu’un seul sujet sur lequel se concentrer… Toute l’énergie qui restait à ce corps désarticulé fut mobilisée pour cet instant. La jeune femme avait la tête près de son bras, facilitant son travail…Helen ouvrit des yeux ronds lorsque l’éclat de verre lui transperça la gorge, lacérant sa carotide avec une précision inhumaine.

Twikjeya retomba lourdement sur le sol. Cet effort avait littéralement cisaillé son corps en deux. L’espace d’un instant, elle avait cru qu’elle retomberait avant de frapper ce qui n’était désormais plus qu’un cadavre agité de soubresaut d’agonies. Helen n’était qu’une femme sans défense, bien loin de la résistance d’un humanoïde surentrainé… Mais si Twikjeya n’était plus qu’un cadavre en sursis, elle acceptait avec joie son sort. La Confrérie avait été bien servie ce soir… La Lib’corp, cette organisation secrètement honnie, venait de perdre un membre important. Elle avait agit après deux secondes de réflexion. Nul ne pourrait tracer ce meurtre. Combien de morts ici, avaient des éclats de verre fichés en eux ? Et quitte à perdre une bataille, autant infliger un maximum de dommage à l’adversaire. Même si l’adversaire n’était qu’une malheureuse femme traumatisée par un assaut surarmée qui surmontait tant bien que mal sa peur pour venir en aide aux plus gravement atteint, s’efforçant de ne pas céder à la panique… Cette même femme qui fixait désormais le plafond avec des yeux morts, déjà oubliée par le regard azuré qui s’était éteint.

La beauté sanglante rouvrit les yeux après deux secondes d’extase. Son corps tremblait encore de l’effort exigé, le sang qui pulsait hors de son corps contournait désormais aisément les pauvres barrières que Maria avait dressé devant lui… Maria. En d’autres circonstances, peut être aurait elle apprécié ce contact… Mais elle était insensible. C’était à peine une chaleur diffuse réchauffait son dos… Elle se força à rester concentrée. Son état ne l’aidait pas à réfléchir mais elle s’efforçait de rester concentrée. Ah oui, Maria. Twikjeya entrouvrit des lèvres desséchées pour s’adresser à celle qui ne la lâchait pas.


Maria… Pars… S’il te plait.

Les autres d’abord. L’abnégation de Twikjeya n’avait aucune limite, même si elle se présentait aux portes de la mort… Ses lèvres bleuissaient lentement et elle s’engourdissait de plus en plus. Elle rouvrit la bouche avec difficulté.

Es tu … touchée ? Mon sang… Elle inspira une goulée d’air avec un bruit de chambre à air crevée avant de tenter de tourner la tête, flanquant ses boucles d'oreilles dans la figure de sa consoeur. Peux aider. Utile ?

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Kenjiss

R.I.P

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MessageSujet: Re: [Attaque] Groupe 2 Jeu 24 Déc 2009 - 13:37

Kenjiss plaqua ses pieds contre le mur et se propulsa à nouveau, évitant le lustre d’une torsion impressionante pour traverser une fois de plus la pièce à quelques mètres de hauteur. En somme, rien que du très banal pour un mutant dans la norme.
L’humanoïde filait devant lui, propulsé par ses réacteurs qui lui permettaient d’infléchir sa trajectoire à n’importe quel moment et ce sans le moindre appui, contrairement au tatoué qui était contrait de faire des évolutions beaucoup plus larges. Sans perdre du terrain, le directeur n’en gagnait pas non plus et l’humanoïde si l’humanoïde ne paraissait plus aussi confiant qu’à son entrée, il avait parfaitement compris que ce n’était pas un type volant à moitié qui le choperait de sitôt…
Sous les deux combattants qui s’amusaient visiblement comme des petits fous, c’était un carnage. Des blessés gémissaient, certaines tentaient de les secourir, s’étalait dans les mares de sang, s’écroulait lorsqu’une balle perdue les fauchaient… Kenjiss vit successivement une ombre secourue par une ange destroy, deux clone se balader à travers la pièce. Un humano s’écroula quelque part, un autre avait l’air salement amoché, martelé par un rejeton de Gaia… Le tatoué se retourna juste à temps pour éviter le vieillard qui l’avait salement mis en difficulté quelques heures plus tôt. Cela paraissait si loin à présent… Nakor écopa quand même d’un majeur triomphalement dressé par le jeunot qui venait de lui brûler la priorité aérienne.

En attendant, l’autre cavalait. Kenjiss fronça les sourcils. Ils fusaient à travers la pièces depuis quelques minutes à présent et l’autre ne paraissait pas tomber en panne de carburant. Le tatoué se savait endurant, mais il avait franchement autre chose à faire que de s’acharner sur un humanoïde insaisissable décidé à se battre jusqu’à la mort. N°1 aurait facilement pu s’échapper par la verrière brisée mais il tenait visiblement à rester, vidant ses chargeurs sur son poursuivant qui n’avait cure de projectiles physiques qui ne l’atteignaient de toute façon pas. Twikjeya était salement amochée, Maria ne paraissait guère plus en forme mais la vitesse de ses passages l’avait empêché de discerner l’état d’autres confréristes. Et à voir l’état de la majorité des convives, il y avait peu de chances pour qu’ils s’en soient sortis indemnes…

Kenjiss n’était guère en meilleur état. En temps normal, il aurait rattrappé l’humanoïde en quelques secondes pour lui faire sa fête, mais il était frigorifié. Ses neurones peinaient à comprendre ce qui se passait et son dos, électrisé par son crash contre le plafond n’arrangeait rien à l’affaire. Quant à savoir comment le tatoué était encore en état de planer à travers la pièce malgré ses blessures… Kenjiss savait tout simplement mieux voler que marcher. Et ce qui paraissait impressionant aux mortels d’en bas lui paraissait évident. Même s’il s’agissait de fuser à travers une pièce, cinq mètres plus haut que tout le monde, courir sur des murs verticaux et s’y arrêter sans la moindre peine.
S’y arrêter, justement… Le tatoué posa ses semelles contre la paroi, s’accroupissant sans relâcher son emprise sur la gravité. Le carnage d’en bas n’avait aucune importance. Les balles qui fusaient n’étaient que des moustiques. Ce n’était qu’un combat de plus, et Kenjiss avait l’esprit trop clair pour en être à son premier… Il arracha du mur un des chandeliers. Ces crétins d’architectes avaient disposé ces espèces de tiges d’acier un peu partout sur la paroi avant de les bourrer d’électroniques diverses et variées censées reproduire à la perfection la flamme d’une bougie. Kenjiss aurait acheté des bougies et ainsi économisé l’équivalent de 5000$ par bougeoir, mais l’imbécillité des frimeurs n’avait pas de limite.

Mais peu importe. Il disposait ainsi d’une arme de cinq kilos. Pardon, désormais de trente cinq kilos… N°1 s’arrêta net lorsqu’un bout de metal sept fois plus lourd que d’habitude percuta son masque, explosant le verre blindé sans la moindre difficulté en lui ouvrant le crâne. Le temps qu’il reprenne ses esprits, Kenjiss avait bondit, coinçant sa nuque dans une prise d’acier. Aucun réacteur au monde ne pouvait supporter une charge dix fois plus lourde que celle prévu par les concepteurs… L’étrange couple s’abattit comme une pierre. Une pierre qui explosa à l’impact lorsque le crâne de N°1, qui pesait désormais quatorze kilos servit d’amortisseur à un propriétaire de 497 kilos poussé par un tatoué de 630 kilos qui n’en éprouvait pas le moindre inconfort.

Kenjiss se releva, indifférent aux hurlements de terreur des humains aspergés par quelques bouts de cervelle. Il était vide. Insensible au type qu’il venait de buter, au carnage qui l’entourait. Calme, trop calme pour quelqu’un qui venait de tuer. Il se faisait vieux… Le tatoué épongeait un front ruisselant de sueur lorsqu’il s’aperçut que le sol se désagrégeait sous ses pieds.


Bordel de…

Trente ans de combats incessants lui avaient donné des réflexes foudroyants. Le tatoué redécolla, esquiva les sables mouvants et attrappa le premier Confrériste qui passait par là. Il savait instinctivement ne pas pouvoir en porter plus… Kenjiss s’agrippa à une poutre, observant le carnage. Engloutis par un sol devenu perméable, des centaines de malheureux basculèrent dans le plancher, s’écrasant à l’étage inférieur. Peu avaient trouvé à s’agripper…Et le sol se referma sur eux, sous les yeux impuissants des rares survivants. Twikjeya et Maria, visiblement blessées, venaient de subir une chute d'un étage... Le tatoué n'avait pas vu Terry et c'était mauvais signe. Kenjiss sut instinctivement à qui s’en prendre pour cette imbécilité. Et s’il ne voyait pas le responsable, le fana des pâtés de sable, il ne doutait pas qu’en mugissant comme un bœuf, il se ferait entendre… Et accessoirement, il pourrait profiter de l’absence de témoin.

Fanel arrête ça pauvre con ! T’as balancé tout le monde au sous sol espèce de dégénéré sableux ! S’il manque un seul confrériste, un seul putain de taré d’chez moi, je noye ton môme t’as pigé ? Un seul des miens blessé !

Ce ne fut qu’après s’être explosé quelques cordes vocales que le tatoué regarda celui qu’il avait sauvé des flots. Un sourire mauvais s’afficha sur ses traits lorsqu’il le reconnut. Jusqu’ici, Kenjiss avait évité de penser à June et aux divers évènements qui l’avaient ramenés ici. En situation de combat, c’était une chance de plus de se faire buter. Et puis c’était toujours le soldat qui montrait une photo de sa famille qui ne revenait jamais au pays. Mais à présent qu’ils étaient au calme et malgré les pertes de la Confrérie, Kenjiss se sentait parfaitement à l’aise pour évoquer le sujet, à plus forte raison qu’il avait toutes les cartes en main. Si Gray se débattait, il percutait le sol, dix mètres plus bas. A supposer que ce soit le vrai Gray, et non pas son clone. S’il s’était trompé de personne, Gray était au sous sol avec les humains, les confréristes, les blessés et les cadavres. Ah et pis l’Institut aussi.

Alors mon petit Gray, on nuit au boss ? On a des problèmes avec l’autorité ? T’as choisis ton jour toi…

[Ceci est un exemple de post écrit phrase par phrase, depuis dix heures du mat, profitant de chaque seconde durant laquelle je passe devant le clavier Very Happy Applaudissez le rendement]
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Daniel Gray

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MessageSujet: Re: [Attaque] Groupe 2 Mar 29 Déc 2009 - 2:02

Treanez s’en sortit très bien sans lui. Il jeta un coup d’œil aux deux hommes entrain de se bastonner. Le mutant aurait le dessus. Daniel laissa donc au soin de son clone le rôle de garde de blonde. Pour sa part il aurait aimé retrouver Terry. Dans cette bande de cinglés c’étaient le seul à avoir un stratagème digne de ce nom. Aucune trace non plus d’Arya. Mais c’était tellement le désordre ici haut. Il y avait des cris des coups dans tous les sens. Tel qu’un mutant n’y retrouverait pas ses gênes. Aucune trace de Deklan qu’il aurait peut être put aider. Ou en était Maria l’infermière à tête de joker ?

D’abord ce ne fût qu’un tremblement. Son front se plissa alors qu’il jetait un œil au plafond. Les lustres se dandinaient. Okay. C’était le moment de bouger. Il pensa à sa belle Euterpe qui l’attendait dans les sous sol de l’appareil. A la jolie Tania qui devait être quelque par entrain de se vider de ses boyaux. Soudain le sol devint tout simplement mouvant. Il n’y avait rien à faire dans ces cas là. Il ordonna pourtant à son double de se préserver un minimum. Après tout il ne savait pas ce qui se passait il mourrait pendant une de ses apparitions…

Alors qu’il envisageait le paradis et toutes ses beautés une main l’attrapa vivement. Sans en avoir le choix Gray fût ainsi préservé de la dégringolade générale. Aie… le patron. Il vit que le plafond qui avait été le sol se reformait comme par magie. Un mutant là-dessus ça ne faisait aucun doute. Qui avait fait un truc aussi radical. Personne à la confrérie n’en avait les moyens. L’institut ? Les premiers pleurs lui brisaient les tympans. Alors que la menace de Kenjiss explosait et expliquait tout.

C’est là que son cher petit double se manifesta. Il avait trouvé un matelas de fortune. Il allait bien. Pas la fille de 100 kilos qui était entrain de se disloquer sous ses pieds. On ne pouvait pas toujours sauver le beurre et la crémière. Le mutant lui ordonna de rester où il était… Et… M… voilà que c’était toute la carlingue qui faisait un mouvement de côté. Maintenant Gray était à dit mètres d’un sol entrain de s’écrouler vers l’Atlantique. Autrement dit… il était mal.

Alors mon petit Gray, on nuit au boss ? On a des problèmes avec l’autorité ? T’as choisis ton jour toi…

Un rictus déforma le coin de sa bouche. Pouvait-on tomber encore plus bas que « ça » ? Son sauver qui était son employeur, un mutant surpuissant, savait. Il avait été absent toute la partie de la soirée. Comment avait il sut ? Peu importait. Le principal c’est qu’il était coincé. Coincé comme un rat presque mort. Sa réponse allait faire pencher sa balance. Il n’était pas assez lâche pour mentir. Et de toute manière aussi trop orgueilleux pour nier.

-« Je ne pouvais pas prévoir que je me retrouverai dans vos bras chef. Et puis voyez le bon côté… si on meurt vous ressusciterait le mythe de Roméo et Juliette. Les chèques vont affluer avec ça. La confrérie qui devient romantique. Un vrai coup de pub. Je suis sur que Maria va adorer. »

Il ne pouvait pas savoir ce qui s’était passé à l’étage. Mais son petit ton moqueur ne lui rendait certes pas service. Une tête brûlée qui allait se scratcher. Mais au moins avec l’éclat des Gray. Dire qu’il avait prévu de s’ennuyer ce soir. Une bouteille de champagne et une nuit de douze heures après tout ça. Ses yeux noirs suivaient son contrôleur avec attention. Si jamais ça devenait trop risqué... le double le réceptionnerait. Il n'avait pas l'intention de finir en crêpe.

-"On est entrain de couler patron."
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Bloody Mary

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Alias : Maria Aleksandrovna Yevgeniyen
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Clan : Confrérie Moderne
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Profession : Directrice de la Confrérie Moderne
Affinités : Méprise tous les humains.
Hait tous les humanoïdes.
Pour les mutants, cela dépend de nombreux facteurs subjectifs. (âge, pouvoirs, sexe, alignement, hobbies...)
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MessageSujet: Re: [Attaque] Groupe 2 Mar 29 Déc 2009 - 3:44

Tentant de maintenir fermée la plaie béante de Twikjeya, Maria appliquait l’oreille contre son dos pour surveiller la vigueur de son cœur. Bien... Son intervention s’était avérée efficace : le palpitant de sa consœur ne fibrillait plus du tout. Il battait certes faiblement mais, au moins, de façon bien régulière. Maintenant, il était hors de question que Maria relâche la pression de ses mains sous peine de réaliser un joli effet geyser.
Au-dessus de leur tête, leur irresponsable de patron s’amusait comme un petit fou avec l’humanoïde n°1. La russe soupira de dépit : décidément, les goûts de Kenjiss en matière de compagnons de sauteries étaient vraiment déplorables ! Mais, au moins, cette fois-ci, s’envoyait-il en l’air pour la bonne cause !

Dans ses bras, Twik fut prise d’une quinte de toux de vieille locomotive bronchitique. Bonne nouvelle : la blessée avait donc repris ses esprits ! Et bientôt, si Maria continuait à endiguer les pertes de sang, peut-elle retrouverait-elle assez de forces pour user de son pouvoir et ainsi stopper durablement son hémorragie.

Il n'y avait plus qu'à attendre... De toute façon, elles n'avaient rien de mieux à faire, les rênes de leur destin étaient dans d'autres mains. Une voix autoritaire s'éleva soudain et fit sursauter Maria.

"_ Ne bougez pas !"

La porte-parole était déboussolée... Comment ? Les flics ? Maintenant ? Ils avaient choisi CE moment pour procéder à leur arrestation ?
Les yeux écarquillés par la stupéfaction, elle tourna la tête. Helen Jones en personne s'approchait pour leur donner un coup de main.
Une aide bienvenue ! Maria soupira de soulagement et gratifia la sous-directrice de la Lib’Corp d’un sourire rayonnant. Même dans son état de délabrement avancé, ses réflexes diplomatiques étaient intacts : elle allait enfin pouvoir discuter avec un gros bonnet de cette association qu’elle avait tenté d’approcher toute la soirée... Avant de se souvenir que ses chances de parvenir à un accord étaient fortement compromises depuis qu’elle avait traité leur secrétaire adjointe de pute !
Aussi se hâta-t-elle de ranger son sourire rayonnant au placard pour le remplacer par une moue dubitative :

"_ Vous voulez poser un garrot pour une blessure au ventre ? Demanda-t-elle en jetant un regard plein de scepticisme, et quelle partie du corps comptez-vous lui garroter ? Le bassin ? Le cou ? Vous êtes sûre de ce que vous faites ?"

Pas question que Maria relâche la pression de ses mains avant d'avoir eu le diplôme de secouriste de cette nana sous les yeux ! Hélas, la jeune sous-directrice n’eut pas le loisir de démontrer ses talents. Avant qu’elle n'ait pu esquisser le moindre geste, le bras de Twikjeya se détendit à la vitesse de l'éclair et un morceau de verre acéré vint lui taillader la gorge. L'action n'avait duré qu'un battement de cil. Saigné à blanc, le corps sans vie de Jones s’écroula lourdement juste devant les deux confréristes.
Maria resta muette plusieurs secondes, la bouche bée, les yeux écarquillés... Elle hoqueta sous l'effet de la surprise puis tourna lentement le regard vers le visage de sa tueuse de consœur.

"_ Merde, Twikjeya ! Fit-elle sur un ton aux accents de colère, t'es complètement inconsciente ! Faut pas tuer les gens qui peuvent nous aider, ça gâche leur gentillesse ! Tu aurais au moins pu lui laisser le temps d'aller nous chercher des bandages !
Bon, désormais, tu attendras mon feu vert avant d’égorger tous ceux qui passent à portée de tes griffes, OK ?"


"_ Maria… Pars… S’il te plait." Fut la seule réponse que daigna faire Twikjeya.

Apparemment, elle n’était pas en état de comprendre quoi que ce soit.

"_ Écoute, là, il se trouve que je n'ai rien de mieux à faire, répondit Maria sur un ton très posé, ce n’est pas avec mes pouvoirs que je serai utile sur le terrain contre les humanos ! Je suis aussi bien là à t'aider à survivre !"

Pour tout remerciement à son dévouement, elle reçut l'une des boucles d’oreille démesurées de Twik dans le nez.
"_ Es-tu … touchée ? Mon sang… Peux aider. Utile ?"

Même au seuil de la mort, Twikjeya s'intéressait plus au bien-être des autres qu'à sa propre agonie. Maria soupira :
"_ Effectivement, la Confrérie a besoin de tes services, ma belle. Mais, dans ton état, tu nous es inutile. Alors, commence par te sauver toi, veux-tu ?"

En présentant les choses comme une demande ferme, Maria savait qu’elle ferait mouche. Twikjeya, si on lui présentait son décès comme une gêne pour la bonne marche de la Confrérie Moderne, trouverait certainement le moyen de devenir immortelle.
"_ Ensuite, une fois que toute cette histoire de plate-forme transatlantique sera terminée, continua la blonde pour poursuivre la conversation, j’aurai besoin de toi à titre personnel pour une autre mission ! Il se trouve que nous avons un traître à notre cause dans nos murs ! Je vais te conter une histoire très étonnante : savais-tu que notre très cher Kenjiss appréciait…"

La langue de vipère ne put terminer sa phrase : le sol sur lequel les deux slaves étaient allongées perdit toute consistance et se déroba sous leurs corps. A peine le temps de penser que, derrière cette désagrégation de la matière en grains de sable, il y avait la patte de Deklan que Twikjeya et Maria chutèrent de concert, en même temps que le reste des invités.
Trois mètres...
Un peu moins d'une seconde de chute libre...
Une seconde de peur pure due à l’accélération et à l’anticipation de l’atterrissage...
A chaque nouveau dixième de seconde, la vitesse d'un corps augmente environ d’un mètre par seconde...
La violence de choc ne déçut pas les craintes de Maria. L'impact des genoux lancés à une trentaine de kilomètres par heure sur un sol bien dur lui donna l'occasion d'entendre à quoi ressemblait le craquement sinistre des os qui se brisent.
Mais la souffrance n'était pas encore là... Elle tardait... Attendait son heure...
Assise sur les fesses, les jambes repliées sous le corps, Maria savait qu’elle avait droit à quelques instants de répit avant que son cerveau ne soit saturé de douleur. Quelques instants qui furent dépensés d'abord à remarquer qu'elle avait évité de justesse de finir empalée sur la série de lances plantées debout, ensuite à s'inquiéter du sort de sa consœur qu'elle avait perdu de vue :

"_ Twikjeya ? Fit-elle d'une voix tremblotante, tu es là ? Si jamais tu es vivante, que tu peux m'entendre et que tu es capable de te déplacer, j'aurai expressément besoin d'être inconsciente pour quelques heures... Tu peux utiliser la méthode que tu veux mais fais vite, je t'en prie !"

Ça y était ! La douleur était arrivée à destination ! Elle avait parcouru tout son réseau nerveux et commençait à envahir son esprit. Maria bascula sur le côté, attrapa un morceau de toge blanche et mordit dedans pour retenir son hurlement.

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Twikjeya Elkash

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MessageSujet: Re: [Attaque] Groupe 2 Sam 2 Jan 2010 - 21:36

Twikjeya cligna des yeux. Le choc avait été particulièrement violent… La jeune slave n’osa pas bouger. Elle ne parvenait pas à sentir les extrémités de son corps. Ou plutôt elle ne les sentait que trop, littéralement brûlantes de douleur, une douleur qui hachait sa respiration, transperçant de milliers d’épingles le moindre mouvement de ses poumons. Son cœur cognait violement contre sa poitrine tel un boutoir tentant de défoncer sa cage thoracique… La sombre dame cligna à nouveau des yeux. Ils étaient sans doute tombés dans une cale quelconque, bien loin du luxe brillant de la salle de réception. Elle n’était pas encore tout à fait consciente. Quelque part, dans un coin de son esprit, une souffrance sourde déchirait son crâne à chaque impulsion, à chaque giclée de sang dans des artères désespérément trop sèches. Si son cœur battait encore, c’était grâce à Maria. Ses dons de secouristes étaient plus proches de la tentative de meurtre que de sauvetage, mais la sanglante dame lui avait donné l’autorisation d’utiliser son sang pour se soigner… Une fraction de seconde avant sa chute, Twikjeya avait métallisé plus de sang qu’elle ne s’en estimait capable. Une carcasse rougeâtre s’était emparée de son torse, adhérant à sa peau sans laisser le moindre interstice où une larme de sang aurait pu se glisser.
Avant que la lumière ne s’éteigne, l’agonisante avait eut le temps de sourire en se contemplant, entourée de la compresse la plus efficace qui soit, une coque de métal elle-même constituée du liquide si précieux à sa vie… On avait encore besoin d’elle. Maria le lui avait ordonné. Elle ne pouvait mourir. Il n’y avait eut aucun signe… Si ce n’était sa survie. La sombre dame ne savait pas comment son cœur épuisé parvenait toujours à trouver du sang à propulser dans ses veines. Si ses calculs étaient corrects, entre sa lame et ses blessures, elle avait perdu près de deux litres de sang… Une quantité quasi mortelle pour elle. Mais elle vivait toujours. Malgré le choc.

Le choc… Maria lui avait dit quelque chose avant que les ténèbres ne les environnent. Elle ne parvenait plus à savoir quoi. Maria ? Où était-elle ? Twikjeya se souvenait de lui avoir désespérément pressé les mains pendant leur chute, avant de percuter le sol avec une violence inouïe. Elle se savait anesthésiée par son état, et cela laissait présager le pire pour ceux qui étaient tombés avec elle. L’infirmière ne savait pas exactement comment le sol s’était ouvert pour les engloutir, mais elle avait entendu les cris de désespoir de ceux qui tombaient avec elle. L’ange de la mort aussi avait crié. De plaisir. Lorsqu’elle s’était presque cassée en deux sur un tréteau qui trainait là, avant de rebondir sur le sol, sentant sa peau se déchirer sous de multiples impacts… Elle savait qu’elle devait la vie à son corset métallique, qui lui avait évité de se briser la colonne. Et à présent elle gisait sur le sol, saturée de douleur, incapable d’ouvrir les lèvres sans crier. De souffrance ou de plaisir, elle ne savait plus exactement mais elle se déchiquetait les lèvres de ses dents pour ne pas déshonorer la Confrérie… Son cerveau exsangue ne lui dictait plus qu’un seul et unique devoir, protéger son clan. Elle savait qu’elle allait survivre. Elle ne devait pas nuire à Kenjiss.

Maman ?

Il y eut un cliquetis métallique lorsqu’elle tourna la tête vers sa fille. Une petite silhouette s’avançait paisiblement vers elle, enveloppée de la robe blanche qu’elle savait lui avoir confectionnée elle-même. Elle marchait bien pour son âge. Twikjeya vacilla. Le regard inflexible de la sombre dame s’adoucit. Des larmes manquèrent de déborder. Cela faisait si longtemps… Si longtemps que Twikjeya n’avait pas serré sa fille dans ses bras. La petite brunette s’en chargea pour elle, enlaçant tant bien que mal les jambes de sa mère. Twikjeya mobilisa toute la maigre puissance de ses muscles pour la soulever à sa hauteur, déposant un baiser sur sa joue. Profiter de chaque instant…

Seigneur merci… Si telle doit être ma mort, alors je ne peux que te remercier.

Tout était absolument parfait. Twikjeya ne savait pas exactement si elle délirait à cause de son hémorragie ou si elle était réellement passée dans l’autre monde, mais elle s’en moquait bien. La sombre dame ne pouvait se laisser aller à ses émotions dans le monde réel, mais dans ses pensées, en son for intérieur, nul ne pouvait l’atteindre. Personne ne pouvait en profiter, sauf elle… Le calme, le rire de sa fille, sa main sur sa joue… Tout paraissait si réel. Twikjeya souriait. Morte ou vivante, elle retrouverait sa fille. Bientôt. C’était un signe divin. Dans la vie ou dans la mort, il la récompenserait…


Bientôt ma chérie. Bientôt je te reverrais. Tu es contente ?

La petite Nissja tira sur une de ses boucles d’oreille.

Mais non maman.

Je te demande pardon ? Ton anniversaire approche tu sais… Je viendrais te voir bientôt.

Non maman.

Twikjeya fronça les sourcils.

Que veux-tu dire ?

La petite brunette eut un sourire tranquille en lâchant la boucle d’oreille.

Je veux dire que je ne veux pas voir un monstre comme toi.

Un… Elle ne bégayait jamais. Elle ne bégayait jam… M…mon monstre ? Nissja, tu as toujours adoré mes visites…

Oui, mais ils m’ont tout raconté. Je ne veux plus te voir.

Elle faillit la lâcher de surprise, ouvrit la bouche pour la refermer. Rester réaliste… Twikjeya sourit.

Ce n’est qu’un rêve… Mon cerveau qui me joue des tours… Quand je te verrais, tu me prendras dans tes bras et nous rirons… Tu verras !

Non maman. Tu ne verras rien, toi.

Nissja plongea son doigt dans ses yeux.

Twikjeya hurla. Encore. Et encore. Et encore. Un hurlement rauque qui écrasa tous les cris des autres blessés, incapables de crier aussi fort. Un hurlement de désespoir qui n’avait plus rien d’humain, qui délaissait les accents mélodiques qui faisaient généralement le charme de la jeune slave… La douleur à l’état pur qui jaillissait de sa gorge, vomie par une mère meurtrie, une blessée anéantie… Ses cordes vocales s’enflammèrent au bout de dix secondes, ne faisant qu’accentuer le hurlement déchirant. Le silence de ses songes disparut aussi vite qu’il était venu, la plongeant dans la souffrance déchirante de son existence terrestre, la réintégrant de force dans son corps mutilé.

Lorsqu’enfin son cri cessa, lorsqu’elle fut incapable de hurler davantage, Twikjeya se tu, sentant sa gorge enfler davantage chaque seconde. Tremblante, elle porta la main à son visage, indifférente à la douleur méprisable d’un bras cassé. La sombre dame effleura ses yeux. Recula instinctivement ses doigts. Ils étaient insensibles… Mais elle sentait quelque chose. Elle touchait ce qu’elle craignait de toucher… Ses phalanges se refermèrent sur une aspérité qui n’avait rien à faire là. Celle qui ne demandait jamais rien à personne se mit à gémir. Força sur sa gorge pour articuler d’une voix rauque, presque masculine.

Maria… Maria s’il te plait réponds moi…

Elle n’eut qu’à refermer les doigts pour extraire une dizaine de morceaux de verres de sa cornée.

Maria !

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Terry Nohlann

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MessageSujet: Re: [Attaque] Groupe 2 Lun 4 Jan 2010 - 12:48

Chat échaudé ne craint pas l’eau froide, paraît-il. Terry avait beau retourner ce proverbe dans tous les sens, il ne parvenait pas à l’appliquer aux caméléons. Aussi, quand le jet de flamme lui avait foncé dessus –carbonisant quelques unes de ses écailles au passage- s’était il empressé de battre en retraite. Non pas pour fuir, bien sûr, mais pour mieux réfléchir. Et accessoirement, ce geste instinctif allait lui sauver la vie dans un futur plus que proche. C’est en effet, scotché au plafond –dans une improbable réplique de Spiderman- et totalement impuissant que le Confrériste assista à la catastrophe. Il vit chuter dans les profondeurs de la TransAtlante Maria qu’il s’apprêtait à aller aider et Twik, déjà salement amochée par son combat avec l’un des humanoïdes.

"NON !"

Son cri, hélas, n’alerta personne à temps et la moitié des convives présents valsa dans le vide, happée par le sol qui se reconstitua sous ses yeux presque aussi soudainement qu’il avait disparu. Sur le moment, le mutant n’eut pas le temps de comprendre ce qu’il s’était passé. Mais le hurlement de rage de son leader (alléluia ! il était enfin là !) qui lui parvint aux oreilles se chargea de lui apporter la réponse. Ainsi, c’était donc l’homme des sables rencontré lors de leur mission commune à Chicago qui avait mal calculé son coup. Terry ne s’énervait pas facilement en général, mais pour le coup, il aurait bien été lui dire deux mots sur l’art et la manière de mener à bien un combat ‘en plein air’. Etre suspendu à dix mille mètres d’altitude n’était pas vraiment ce que l’on pouvait appeler un terrain habituel. Et à circonstances exceptionnelles, décisions et applications exceptionnelles. On ne pouvait pas se permettre de réfléchir, d’agir de la même manière que lorsqu’on était sur le plancher des vaches. La menace humanoïde immédiate semblait neutralisée, mais il aurait juré qu’il en manquait un parmi les cadavres. Une, plus précisément. Où était passée leur meneuse ?

Avec l’agilité d’un chat, Terry se laissa tomber sur le sol et se réceptionna sans bruit, ou presque, redevenant visible par la même occasion. Ce fut à cet instant que la TransAtlante choisit de piquer du nez. Surpris, le mutant se plaqua au sol à l’aide ses ventouses, pour ne pas glisser. Il jeta un coup d’œil circulaire dans la salle de réception, à la recherche des plus chanceux. Ceux qui avaient réussi à se raccrocher à n’importe quoi pour ne pas chuter. Il n’y en avait pas beaucoup. C’est ainsi qu’il aperçut Miranda, la directrice de la Lib’Corp qui s’était visiblement raccrochée à la première chose qu’elle pouvait lorsqu’elle avait senti le sol se dérober sous ses pieds… un des somptueux rideaux qui ornaient les baies de l’immense salle. Mais il n’avait le temps de s’inquiéter de son état. De toute façon, la jeune femme aux longs cheveux noirs ne semblait pas blessée. En revanche, Terry doutait fortement que ses deux collègues féminines aient eu la même chance au vu de leur chute vertigineuse.

"Kenjiss ! Il faut… "

Un cri. Déchirant, presque inhumain. Le caméléon s’était tu. Il avait l’impression de reconnaître cette voix mais…non ce n’était possible. Jamais elle ne se serait laissée aller comme ça… Son regard croisa celui du tatoué toujours au plafond (étrangement, Terry aurait juré qu’il était à deux doigts de vouloir étrangler Dan’ qu’il venait pourtant de sauver) et à voir sa tête, le doute n’était plus permis. Un nom ne tarda pas à franchir le bord de ses lèvres.

"Twik’… "

Sans attendre, le mutant se précipita vers l’entrée de la salle, presque certain que Kenjiss le suivrait. C’est entre une pile de cadavres à gauche et oh… une autre pile de cadavres à droite (un peu plus petite, cependant) qui n’avait pas basculé avec le reste à l’étage inférieur qu’il fit une rencontre qu’il n’espérait plus. La Cerbère et June –tiens, elle s’était changée ?- se tenaient, stupéfaites en haut des escaliers, admirant l’improbable carnage. Terry ne put s’empêcher de braver le danger lorsqu’il passa à leur hauteur.

"C’est maintenant que tu arrives Lemington ? Mieux vaut tard que jamais ! son ton acerbe se durcit. Je te conseille de me suivre si tu veux enfin te rendre utile. Il n’y a plus rien à faire ici. En bas par contre…ça promet d’être joyeux"

Et il reprit sa course, que la mutante et l’humaine le suivent ou non, peu lui importait au final.
Lorsqu’il arriva à l’étage inférieur, le mutant put avoir une vague idée de ce à quoi pouvait ressembler l’enfer. Des corps, du sang. Encore des corps et encore du sang. Des morts. Et le cri. Le cri de Twik’ qui l’avait guidé jusqu’ici. Le caméléon cherchait encore des yeux ses confrères lorsque la voix de la dame sombre mourut doucement.

"Twik’ ! Maria ! Où êtes-vous ?"

Pas évident de trouver deux âmes en peine parmi une centaine de corps ; certains vivants et d’autres morts, emmêlés dans tous les sens. Apparemment, Twik’ s’avéra être plus proche de lui que Maria et il se précipita vers la dame des glaces… qui se révélait être dans un bien triste état. Le caméléon en avait déjà vu… des victimes, ensanglantées de toutes parts mais voir Twik dans un tel état avait quelque chose… d’irréel. Et de terrifiant à la fois, la mutante paraissait si intouchable lorsqu’elle se battait. Et puis en général, c’était plutôt le médecin qui s’occupait de raccommoder les blessés et pas le contraire. Le mutant s’approcha de la slave et crut bon de signaler sa présence tout de même. Les réflexes de la chirurgienne étaient réputés plutôt aiguisés. Ce serait bête de se faire trancher par les lames de son propre camp. Bien que dans son état, le mutant douta fortement qu’elle en soit encore capable.

"Twik’, c’est moi Terry ! Que faut-il que je fasse ? Dis-moi ce que je dois faire ?"

Terry n’était pas médecin et à part l’assommer sur le champ pour lui faire oublier la douleur, il ne voyait pas d’autres solutions. Il regarda encore autour de lui, essayant de repérer Maria, en priant pour qu’elle ne soit pas dans le même état que sa consœur…

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MessageSujet: Re: [Attaque] Groupe 2 Lun 4 Jan 2010 - 23:55

Si Kenjiss n’avait pas écarquillé les yeux devant le carnage, il aurait vraisemblablement utilisé la tête de Daniel comme marteau pour défoncer le sol qui venait de se refermer sur les malheureux… Le tatoué ne put que contempler le désastre. Il vit les cadavres basculer, il entendit les blessés hurler… Et au dernier moment, les deux Confréristes encore au sol basculer dans le dernier trou encore ouvert. Maria et Twikjeya… Lorsque Kenjiss atterrit sur le sol, il était blême. Il déposa Gray, se contentant de braquer un index menaçant sur le jeune homme, encore sonné par la disparition de ses valkyries…

Toi, on en parlera plus tard. Pour l’instant il nous faut…

Et puis un hurlement déchirant résonna, traversant les étages avec une facilité déconcertante. Terry apparut brusquement à ses côtés, aussi inquiet que lui… Le tatoué ouvrit la bouche, hésitant, pour la refermer. Le cri continuait, martyrisant ses tympans non pas à cause du volume relativement supportable, mais à cause de sa signification… Terry lui vola sa réplique, qui ne parvenait pas à franchir ses lèvres. Si Twikjeya osait hurler comme ça… Le tatoué frissonna. Soit la sombre dame était au bord de l’agonie, et on pouvait encore la sauver, soit elle venait de trouver le cadavre de Maria. Kenjiss fixa désespérément le plancher pendant quelques secondes, sonné. Réagir. Réagir. C’était lui le directeur, lui qui devait gérer cette situation… Garder son calme surtout, ignorer le hurlement qui ne s’arrêtait plus, resserrant l’état d’angoisse qui massacrait ses trippes… Kenjiss releva la tête au bout de quelques secondes, l’esprit aussi clair que possible. L’expérience jouait… Le genre de réflexes qu’on possédait forcément. Ceux qui ne les avaient pas eut étaient morts.

Ils avaient un autre problème sur les bras. Comme Gray l’avait très justement fait remarquer… La TransAtlante coulait. Ou plutôt elle piquait dangereusement du nez, visiblement très pressée de percuter la surface glacée de l’Atlantique. Le plancher s’inclinait dangereusement et de là à ce qu’il les oblige à marcher sur les murs pour continuer, il n’y avait qu’un pas… Le Confrériste vérifia que ses deux compères étaient toujours présents, indifférent aux quelques survivants de l’Apocalypse selon Deklan. Le cri continuait toujours, la situation pressait…


Daniel, on va se crasher. Tu file aux capsules de sauvetages, tu nous en réserve une à tout prix c’est compris ? Tu flingue le premier enculé qui tente de rentrer dedans. Et tu attends qu’on arrive. C’est un ordre, pigé ? Pas d’égoïsme. Je te retrouverais toujours. File putain, file !

Il suivit du regard l’adolescent qui se mit à courir, s’adressant en même temps au Caméléon.

Terry, on file chercher les blessées…

Le caméléon ne l’avait pas attendu et cavalait déjà vers l’entrée… Il s’interrompit pour s’adresser à… Lemington ? Kenjiss serra les dents en se mettant à courir pour rattraper le trio. June était avec elle… Il inspira profondément. Sa compagne n’était pas blessée. De ce côté-là, tout allait bien. Mais du côté de l’Institut… Samarah se vit brandir un index impérieux sous le nez. Kenjiss éclata. Ce fut un mélange de peur et de rage qui explosèrent au nez de la télépathe, le tatoué qui laissait échapper ses pires angoisses, heureux d’avoir trouvé un bouc émissaire… Le visage encore marqué par son passage à l’extérieur du tatoué s’empourpra.

LEMINGTON ! Fanel vient de buter cinq cent personnes bordel de merde ! C’est quoi ce délire espèce de demeurée ? T’entends ça hein ? Le hurlement ? Si Twikie ou même Maria sont touchées, j’atomise ce mec, je bute son fils et je fais péter ta baraque t’entends ? Avant de nous reprocher quoique ce soit, tiens tes chiens en laisse espèce de malade ! Cinq cent putains de personnes merde ! Et c’est nous les dingues ?

Les derniers mots avaient étés jetés par un tatoué qui accélérait déjà dans les couloirs, évitant le regard de sa compagne qui était restée silencieuse. Actuellement, June n'était qu'une petite silhouette lumineuse dans l'esprit du tatoué, fou d'inquiétude. Il se forçait à rester pragmatique pour ne pas virer tout à fait fou... Et June était vivante, en bon état et même s'il se refusait à l'avouer, sous la protection d'un excellent garde du corps. Il ne pouvait pas abandonner la Confrérie, pas maintenant... Et encore moins déclencher une nouvelle crise en se trahissant face aux autres. Kenjiss ne se faisait aucune illusion sur l’impact de ses mots sur la télépathe mais il n’était pas un être spécialement réfléchi et la peur annihilait les quelques réflexions potentielles… Ses consœurs étaient peut être mourantes, par la faute d’un abruti complet… Le tatoué négocia un virage à toute vitesse, indifférent au débris qui accrocha sa veste pour la déchirer dans un craquement sonore. Le hurlement cessa après presque une minute sans interruption… Le tatoué serra les dents à s’en faire exploser les mâchoires. Laquelle était morte ? Laquelle venait de s’éteindre ? Terry avait dix mètres d’avance. Trop lents. Ils étaient trop lents…

Lorsqu’ils débarquèrent à l’étage inférieur, Kenjiss avait repris quelques mètres malgré l’agilité du lézard, sautant sans hésitation les quelques marches pour atterrir dans des débris tous plus coupants les un que les autres… Le tatoué décolla par-dessus les blessés, cherchant désespérément une robe blanche dans le carnage. Il était illusoire de chercher la dame de l’ombre dans ce capharnaüm où le noir et le rouge dominaient !

Pourtant le caméléon la trouva en premier. Kenjiss fut sur lui en quelques secondes. Deux secondes supplémentaires suffirent à juger de l’état de sa consœur… Le tatoué serra les dents en observant la multitude de bouts de verres qui dépassaient de ses yeux, son visage plus voir grand-chose des traits délicats de la jeune femme qu’une mare de sang striées de profondes coupures… Il posa une serre d’acier sur le poignet de Terry.


Ne la touche pas, laisse. On risque de faire plus de mal que de bien…

Le tatoué tapota doucement l’épaule de la jeune femme en se forçant à prendre une voix rassurante. Les yeux bleus s’étaient éteints.

Hé Twikie ! C’est Kenjiss ! Panique pas ma belle, on vous sort de là… Reste calme.

Il localisa la dame blanche en quelques secondes, tout près de Twikjeya. Vivante elle aussi… Kenjiss poussa un soupir de soulagement. Les jeunes femmes étaient sévèrement blessées mais rien ne compromettait leur survie dans un avenir immédiat… Il s’agenouilla à côté de celle qu’il avait tenté d’étrangler vingt minutes plus tôt.

Maria, toujours consciente ? Tu peux parler ? Ne bouge surtout surtout ! On évacue aussitôt, on gagné. Jvous féliciterais plus tard, on manque de temps…

Le tatoué se releva, jetant des regards éperdus dans tous les coins. Par un coup du destin, une table était posée non loin. Mieux que tout, elle avait survécu à la chute des malheureux… En quelques coups, Kenjiss l’avait débarrassée de ses pieds, la saisissant d’une main pour la jeter à Terry. Sans gravité, la table ne pesait rien.


Chope ça ! Glisse la sous elles quand je les soulèverais…

C’était une opération en apparence simple, mais l’accomplir alors qu’on ressortait d’un réfrigérateur express, d’une crise de rage et qu’on était plus secoué qu’on voulait l’avouer par l’état de deux des membres de la Confrérie tout en l’accomplissant à bord d’une plate forme qui s’inclinait davantage à chaque minute compliquait singulièrement la tâche du tatoué… Il mit quelques minutes à disposer correctement les deux jeunes femmes sur la civière improvisée avant d’en saisir un angle, jetant un coup de tête à Terry.

L’autre côté. On file aux capsules de sauvetage, illico. Si ce truc tombe encore, on va devoir voler et elles risquent d’encaisser davantage… Accrochez vous les beautés, notre caisse trace grave !


D’accord, ses tentatives d’humours étaient pathétiques et certainement pas excusées par la chute du plus grand aéronef du monde.
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Bloody Mary

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MessageSujet: Re: [Attaque] Groupe 2 Sam 16 Jan 2010 - 21:23

La mâchoire crispée sur le morceau de toge blanche, Maria se tordait de douleur.
Merde, pourquoi ne tombait-elle pas dans les pommes ? Pourquoi n’avait-elle pas le droit de rejoindre un monde onirique loin de tout ce boxon et de toute cette souffrance physique ?
Les yeux fermés inondés de larmes, elle se tortillait sur le sol comme un ver de terre coupé en deux. Pliée en chien de fusil, elle toucha ses jambes du bout des poignets (elle était encore assez lucide pour se souvenir qu’il valait mieux éviter d’utiliser ses doigts) et y sentit de drôles d’aspérités en relief. C'était humide, chaud, poisseux et coupant... Dégoûtée, elle retira ses mains et vint les croiser devant son visage crispé en sanglotant. Elle en savait désormais un peu plus sur son état général : ses tibias étaient en train de lui traverser la peau des jambes... Fractures ouvertes ! Connaître l'étendue des dégâts n'atténuait en rien la douleur. Elle recracha son morceau de tissu pour hurler :

"_ Twwwiiiikkkk !!!"

En guise de réponse, elle entendit un cri déchirant. L’identité de son émettrice ne laissait place à aucun doute. Le hurlement aurait certes pu glacer une coulée de lave sur l'instant, mais au moins la puissance sonore dégagée était-elle la preuve que Twikjeya était en vie et relativement en forme !
Ce fut ce moment que choisit l’inconscience pour s’emparer de Maria… Ouf !
Avec soulagement et délice, la russe sombrait enfin dans un monde aussi indolore qu'absurde.
Elle était habillée d'une magnifique robe de sucre blanc et dansait un tango avec une momie moisie. Raùl lui cassait les pieds, ce pervers cherchait à dissoudre sa tenue en l'aspergeant d'eau glacée. Sans transition logique, elle se retrouva nez-à-trompe avec un éléphant tatoué, au milieu d'une salle remplie de monticules de viandes. Juste derrière, un clown acrobate maquillé en humanoïde prenait son envol en rebondissant sur un trampoline… Les souvenirs récents de Maria se déformaient et s’entremêlaient pour former une bouillie au goût de n’importe quoi.
Peut-être était-ce à cause de la trop grande absurdité de ce monde, mais Maria n’était pas tout à fait dupe, elle ne se laissait pas complètement entraîner dans le délire ! Le cri assourdi de sa consœur ancrait une partie de ses idées dans la réalité.
Elle haussa oniriquement les épaules, attrapa fermement la trompe de l’éléphant tatoué et se hissa sur son dos pour y retrouver la momie, le serveur et l'acrobate. Il ne manquait plus que le chapelier fou et le lièvre de Mars pour compléter le tableau.
Un coin de son esprit l’informait continuellement de la situation extérieure. Ainsi entendit-elle les appels désespérés de Twikjeya à son adresse. Elle se contenta de lever le bras pour signaler sa position, mais sans trouver la force de s’éveiller complètement.

"_ Bon, les gars, fit-elle en servant un thé framboise à la momie, je crois qu'il serait judicieux que vous fassiez une petite place pour mon amie ! Je pense qu’elle va avoir besoin d'un peu de repos."

D’autres bruits, d’autres voix... Du haut de son éléphant, Maria tendit l’oreille puis fronça les sourcils, gênée.
"_ Ne trouvez-vous pas, très chers, que notre ami pachydermique commence à pencher un peu sur le côté ?"

Elle se sentait déséquilibrée, happée par une force de gravité qui changeait de direction… Elle était en train de glisser sur la peau rugueuse de l'animal. Tout cela avait peut-être une origine extérieure... Mieux valait en avoir le cœur net !
Elle décida de quitter un instant le Pays des Merveilles en ouvrant une paupière.
Kenjiss !

Maria, toujours consciente ? Tu peux parler ? Ne bouge surtout pas ! On évacue aussitôt, on a gagné. J’vous féliciterai plus tard, on manque de temps…

Son cerveau analysa les mots les uns à la suite des autres sans en trouver le sens.
"_ Twikjeya a eu mal, Kenjiss…Murmura-t-elle à l’adresse de son patron, et je tiens à ajouter que cette monture n’est pas stable du tout ! Non mais, regarde-moi ce boulot bâclé !"

Les deux dernières phrases, elle les adressait avec vigueur à ce crétin de Raùl, aux pieds de l’éléphant… Une des pattes du pachyderme avait été remplacée par Appelbidule. La secrétaire de la Lib’Corp, les bras levés, soutenait le ventre de l’animal en haletant.
"_ Regarde comme cette pauvre humaine souffre ! Elle n’est pas assez forte pour supporter une telle charge ! Si on veut sortir de la transA avant de sombrer, il va falloir trouver une autre solution ! C’est une question de bon sens, c'est une affaire d'équilibre barycentrique !"

Maria savait que ce terme n’était pas le bon, mais ce fut le seul qui lui vint à l'esprit. Ils allaient tous devoir s'en contenter !!
C'est pourquoi, alors qu’elle était évacuée sur civière métallique jusqu'aux capsules de sauvetage, elle ne cessa pas de le répéter dans son délire :

"_ C’est une affaire d'équilibre barycentrique… C’est une affaire d'équilibre barycentrique… C’est une affaire d'équilibre barycentrique…"

Mais il n'y avait aucune chance pour que ses observateurs extérieurs comprennent ces borborygmes insensés...

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MessageSujet: Re: [Attaque] Groupe 2 Mer 20 Jan 2010 - 0:07

Que faire… Que faire… La dame des ténèbres avait à peine entendu la voix affolée du caméléon. Une mare de ténèbres stagnait toujours sur ses yeux qu’elle savait éteint… Twikjeya ne pouvait toujours pas bouger. Si elle avait métallisé son sang autour de sa blessure la plus grave, le liquide vermeil continuait toujours à ruisseler sur son visage et d’une demie douzaine d’autres coupures, plus ou moins profondes.

Nissja…

Ce n’était qu’un gémissement pathétique émergeant de lèvres lacérées. La beauté des glaces avait été sévèrement secouée et sa réserve habituelle avait clairement été vaporisée à quelque instant de la lutte débutée vingt minutes auparavant… Le visage pâle de l’infirmière tranchait comme d’habitude sur sa robe sombre, mais les estafilades rouges vif sur son visage rajoutaient encore au contraste encore accentué par la perte de sang. Twikjeya était livide, et les gémissements quasi inaudibles qui émergeaient de cordes vocales martyrisées par son hurlement n’étaient pas pour rassurer Terry.

Que faire. Mais pourquoi s’en remettait il à elle ? Pourquoi n’était il donc personne capable de la secourir efficacement ? Pourquoi comptaient ils toujours sur elle ? Une lame roula sur la joue de celle qui ne pleurait jamais, vite diluée par les torrents vermeils qui ruisselaient toujours.


Terry…

Un malheureux coassement. Elle se força à reprendre son légendaire contrôle… Retrouver son calme. Elle était aveugle. Etendue sur le sol. Blessée et à bout de force. Sans nouvelle de Maria. Sans pouvoir revoir Nissja. Après avoir failli à sa tâche… Elle hoqueta. Abandonnée par sa puissance… Elle tressauta à nouveau, indifférente à la douleur de ses côtes brisées. Tenta de parler une fois de plus, focalisant son esprit sur la seule action de bouger les lèvres.

Terry… Nissja…

Elle se mordit les lèvres à travers son masque de souffrance. Une nouvelle lame mouilla son œil gauche lorsqu’elle revit le rire flamboyant de Nissja. Elle était tout ce qu’elle avait. La beauté stupéfiante de sa petite fille resterait à jamais un souvenir. Elle ne la verrait plus jamais. Son intelligence stupéfiante, ses facultés impressionnante, tout ce qu’elle avait hérité d’elle… Et tout ce qu’elle n’avait pas. La spontanéité d’une enfant rieuse. Son rire franc et inimitable… Twikjeya sourit en voyant Nissja se jeter dans ses bras lors d’une de ses trop rares visites. Jamais elle n’avait autant rit que l’année dernière.

Puis l’arrêt. Brutal. Le voile noir qui s’abattait devant ses yeux…

Twikjeya retint une nouvelle larme. Son cerveau n’était plus assez irrigué pour lui permettre de revoir ses souvenirs. Elle ne pouvait ouvrir les yeux… La mutante perdit tout à fait conscience en se sentant basculer dans le vide, dans les ténèbres où désormais ne régnait plus la moindre petite lueur d’espérance.


Je méprisais les douleurs physiques. J’étais alors la proie de cette atroce déchirure mentale, la noire douleur qui me fait encore frémir lorsque j’y repense. Lorsque l’ombre recouvrit mes yeux, l’espérance m’abandonna tout à fait. J’étais anéantie. C’est tout ce dont je me souviens tandis que j’écris cette lettre que je ne vois même pas. Kenjiss a dit m’avoir secoué avant de nous évacuer, Maria et moi. De souvenirs de cet épisode, je manque cruellement. Je fus égoïste en ne répondant pas à Terry alors que je pouvais toujours articuler quelques mots. J’ai été faible en hurlant. Egoïste encore je fus lorsque je laissais Maria se débattre dans les affres d’une douleur que je savais, moi, ignorer. J’ai commis beaucoup d’erreurs ce soir là. Il me faudra du temps pour les expier.
J’entends à présent Emmett s’étonner de me voir écrire, dix heures après cet accident… La vue m’est facultative pour beaucoup de choses, mais pour toi Nissja, je ne me présenterais incomplète. Je te ferais honte. D’après mes premières analyses, je guérirais. Cela prendra du temps.

Je prie désormais qu’on me laisse seule. Il n’est de mots pour décrire l’affection que j’ai pour toi Nissja. Pardonne moi désormais de ne plus t’écrire. Je resterais seule jusqu’à ce que je sois capable de penser correctement.

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Daniel Gray

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MessageSujet: Re: [Attaque] Groupe 2 Mer 20 Jan 2010 - 10:02

Daniel avait était élevé avec une haute opinion de lui-même. De là venait son insupportable assurance. Son talent, défaut cuisant, pour l’insubordination. Il était un jeune riche et libre des véritables responsabilités à l’heure des comptes de tous genre. Mais voilà… même lui, tête de pioche, ne pouvait pas faire décemment le petit con devant pareil horreur. Il eut donc pour une fois l’intelligence de la fermer. Ses pieds touchaient terre. Et son jumeau éphémère s’évaporait dans une dimension invisible. C’était toujours ainsi. Il n’arrivait jamais à retenir son double dans cette réalité. Peut être, non, surement il apprendrait. Le doigt accusateur du directeur le força à la concentration.

Toi, on en parlera plus tard. Pour l’instant il nous faut…

La sonorité de ce hurlement ne lui était pas tout à fait étrangère. Intrigué le londonien se statufia. Où était-elle ? Terry était avec eux à présent. Et il avait cet air de panique encré au visage. Ils l’aimaient vraiment bien cette masochiste… Dan eut un imperceptible hochement de tête. La confrérie portait-elle finalement bien son nom ?

"Twik’… "

Le jeune mutant ne pouvait strictement rien faire de sa place. Pourtant dans une telle situation son individualisme exacerbé s’effaçait enfin. Malgré le visage qu’il défendait, Gray avait apprit à obéir. Son éducation était fondée sur quelques bases. Des bases qu’il avait et combattait toujours. En réalité… la vraie, de vraie, il était un soldat dissimulé. Il n’était pas fort il était efficace. A vingt-trois il avait déjà vécu tous les conflits que son caractère avait sut créer. Alors que le bras droit disparaissait vers une salle, Kenjiss reprenait le contrôle de sa voix.

Daniel, on va se crasher. Tu file aux capsules de sauvetages, tu nous en réserve une à tout prix c’est compris ? Tu flingue le premier enculé qui tente de rentrer dedans. Et tu attends qu’on arrive. C’est un ordre, pigé ? Pas d’égoïsme. Je te retrouverais toujours. File putain, file !

Quelle nouvelle… un crash tiens donc. Mais la réplique resta derrière ses lèvres. Il jetait déjà un œil vers le couloir. Facile. Seriez-vous étonné ? Dany boy jouait très bien des coudes. Frêle silhouette aussi noueuse qu’incontrôlable. La galère provoquée avait un fort pouvoir pédagogique. Qu’on le mette au milieu de la jeune dorée, ou de la jeunesse condamnée et il ferait de beaux éclats.

Madame Gray n’aurait certes pas apprécié son nouveau métier. Mais cette réplique si prévisible fit plus sourire que rager l’accuser. Il avait entendu les injures à l’orée de chaque provocation. C’était l’accompagnante indélébile. Une chose crasseuse mais inutile. Puisque lui connaissait la vérité. Il partit donc vers les capsules de secours sans un mot. Un mutisme tout neuf d’ailleurs, un petit cadeau de mère providence, qui ne durerait que le temps de la fin.

La masse se dirigeait tous vers le même point : La survie. Daniel Gray fonça vicieusement vers les capsules les plus excentrées. Il voyait l’une après l’autre ces petits vaisseaux quitter la plateforme. Un véritable movie d’apocalypse. Il savait que ses parents avaient leur propre jet à porté. Ils s’étaient probablement déjà échappés. S’était un raisonnement aussi médisant que réaliste. Il n’avait certes pas prévu qu’un employé l’aborderait dans cette cohue. Un petit gars discret qui lui parla calmement.

-Monsieur… votre père m’a demandé de vous trouver. Il attend. »

Daniel l’étudiât. Comment pouvait-il résister la panique générale ? Son maintient. Son père avait encore embauché un garde du corps personnel. Le fils réfléchit une seconde. Ils étaient dans un renfoncement. Il aperçu du coin de l’œil l’armure de gravas qui passait. Bien. Il y avait dix places. Il le savait. Dix places c’était assez.

Il attrapa son téléphone.

-« Père j’arrive. Préparez-vous. Une blessée grave. Peut être plusieurs arrivent. Nous sommes… 6. »

Son père obtempéra avec son calme habituel. Il attendit les instructions assonées au pilote. Parfait. Ils attendraient dix minutes. Pas une de plus. C’était suffisant. Il lui donna l’emplacement de l’appareil. Ils n’étaient pas très loin. Il raccrocha sur un merci sec et convenu. Il savait que Terry serait le plus prompte à répondre. Il se servit de la ligne privée. Juste au moment où la communication débuta il vit passer Arya. Il l’indiqua d’un geste impérieux au professionnel qui se contenta d’hocher la tête avant d’avancer vers elle.

-« Terry j’ai un transport sécurisé. Angle ouest. Piste deux. Dépêchez vous. »

Il ne savait pas bien sûr que les deux femmes étaient avec eux. Mais qu’importe. Ils s’adapteraient. Les gray s’adaptaient toujours. Il garda une oreillette en marche et fila en attrapant le bras de sa protégé. Le jet apparu à son regard juste au moment où le message d’alerte raisonna une nouvelle fois dans toute la structure. Son père était prés de la porte et l’accueillit d’un hochement de tête. Sa mère souriait gentiment à la mutante et la fit entrer avec douceur.

-« Ils arrivent. »

Le garde du corps salua son patron d'un signe tacite. Il remarqua l'arme au poing de l'héritier mais ne dit rien. Monsieur Gray avait un air froid et impeccable. Son employait en était une pâle imitation. Mais tous les deux auraient put avoir une palme du stoïcisme. Dany restait en avant dans la pièce. Il rangea l'arme dans une poche arrière. Une cigarette. Il mourrait d'envie d'allumer une clope.
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Terry Nohlann

Type Sigma

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Alias : Méléon
Race : Mutant
Clan : Confrérie
Age du perso : 40 ans
Profession : Propriétaire du 'Green Scale' et activiste confrériste
Affinités : Pardon ?
Points XP : 1512


-PERFORMANCES-
Pouvoir: Caméléon chromatique
Type: Sigma
Niveau: 6

MessageSujet: Re: [Attaque] Groupe 2 Ven 29 Jan 2010 - 22:12

En temps normal, le caméléon ne pouvait pas affirmer être 100% à l’aise devant Twikjeya. Alors quand la dame sombre commençait à délirer sévère, Terry se sentait encore moins bien. Heureusement, la poigne de Kenjiss mit fin à ses doutes et à ses interrogations. Il avait raison, même dans son état, Twik était encore la plus apte à savoir ce qui était bon ou pas pour elle. Terry, même en voulant bien faire, risquait de faire une boulette. Aussi, sans informations supplémentaires de la slave, ne la toucha-t-il pas. Priant simplement pour qu’elle tienne le coup. Ce qui était, à son humble avis, déjà beaucoup.

Hélas, Twikjeya n’était pas la seule à délirer. Lorsque Kenjiss trouva Maria, le mutant ne put que constater la suite des malheurs confréristes. Os brisés, leur porte parole racontait n’importe quoi. Quel pouvait bien être le rapport entre une humaine –et puis quelle humaine d’abord ? pourquoi Maria semblait-elle si intéressée par les humaines alors qu’elle les détestait cordialement- et un équilibre bary… baryquoi d’ailleurs ? Bref, peu importe. Ce n’était pas le plus important à l’heure actuelle. Terry attrapa au vol la table balancée par Kenjiss et suivit ses instructions. Il n’avait pas l’intention de mourir soir et était prêt à tout pour l’éviter !

Tandis que leur petit groupe se frayait un chemin parmi les victimes (plus mortes que vivantes, malheureusement), il ne put s’empêcher de répliquer à Kenjiss

"Je t’ai entendu gueuler au dessus. C’est peut-être pas spécialement une bonne idée de te mettre Lemington à dos plus que nécessaire dans des moments pareils. La situation est déjà assez catastrophique… "

Et tous savaient de quoi la mutante était capable quand elle ne se contrôlait plus. Ou du moins pouvaient-ils en avoir une vague idée d’après les rumeurs. Terry ignorait en revanche pourquoi il venait de prendre sa défense alors qu’il venait de lui reprocher son absence –qu’avait-elle put bien faire tout ce temps ?- quand tout allait mal. Il ne l’appréciait pas particulièrement. Voire pas du tout, en fait. Mais contrairement à Kenjiss, son sens de la justice lui soufflait qu’elle n’était pas responsable personnellement si l’un de ses collaborateurs perdait les pédales. Il savait encore moins que ses paroles étaient d’autant plus vraies maintenant que la Cerbère protégeait June, son amie humaine qui venait de se faire surprendre dans le même lit que Kenjiss. Ouh…compliqué tout ça… Mais pour le moment, le caméléon n’était pas encore au courant de cette partie-là de l’histoire. Ces évènements chambouleraient son existence dans quelques heures, pas avant.

Soudain, Daniel leur confirma qu’ils avaient une place pour évacuer et Terry accéléra. Pas question de crever sur cet oiseau de métal !

"On fonce piste 2, Dan’ nous attend. Evacuation de luxe pour vous les filles !" tenta-t-il en souriant.

L’humour, paraît-il, avait des vertus relaxantes. Et ils allaient, tous autant qu’ils étaient, en avoir besoin dans les heures qui suivraient pour gérer… la crise qui s’annonçait. Une fois à bord du jet, le mutant se mura dans le silence. Rien dans la famille Gray n’invitait à la discussion en temps normal (étrangement Gray Senior lui rappelait son propre père…), alors avec deux blessées à bord… le mutant n’avait pas la moindre intention de faire causette. Après s’être assuré qu’on n’avait plus besoin de son aide, il observa au travers du hublot ce qu’il restait de la TransA tandis qu’ils s’éloignaient.

L’oiseau blanc, malgré sa splendeur ne pouvait plus dissimuler la fumée et l’enfer qui le rongeait à présent… L’immaculé symbole serait désormais signe de mort. Pâle ironie du sort pour celle qui se voulait porteuse de paix.

........................................................................................................................................................................................................
Clamez seulement votre intelligence et non votre supériorité, ô Humains, car la sagesse vous fait encore défaut !
Incapables de voir au delà des apparences, vous êtes aveugles et perdus dans les méandres de vos préjugés...
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Kenjiss

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Race : Cadavre
Clan : Enfer
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Profession : Garde manger pour vers
Affinités : Amoureux d'une dame avec une faux.
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-PERFORMANCES-
Pouvoir: Maitrise de la gravité.
Type: Omega
Niveau: 7

MessageSujet: Re: [Attaque] Groupe 2 Sam 30 Jan 2010 - 15:32

Kenjiss commençait à douter sérieusement de ses capacités de meneur d’hommes. A chaque fois qu’il tentait de s’approcher d’une de ses subordonnées, celle si ouvrait des yeux ronds, hoquetait un peu en tentant de parler avant de s’écrouler sur le côté, s’évanouissant aussi sec. C’était particulièrement humiliant.

Mais au milieu de ce chaos, c’était le moindre de ses soucis. Maria parvint à bafouiller quelques mots vaguement compréhensibles avant de basculer dans la pornographie la plus abjecte, notamment avec des barycentres et autres termes surement interdits aux mineurs. Twikjeya, elle, planait depuis longtemps dans un recoin de son cerveau tordu… Kenjiss s’attarda sur la robe sombre, pensif, avant de décréter que ses compétences de médecin étaient totalement inutile et qu’il valait mieux la laisser souffrir, quoiqu’il en coûte. La chirurgienne lui avait un jour expliqué qu’un simple pansement mal placé sur une hémorragie pareille pouvait avoir des conséquences dramatiques...


Désolée cocotte. Conclut il en soulevant la civière.

Le tatoué perdit ensuite tout à fait la notion du temps. Il ne sut pas exactement comment ils parvinrent à sortir de la pièce, comment ils parvinrent à faire en sorte que leur civière improvisée reste droite dans la cohue… Kenjiss ignore ce qu’il piétina allègrement pour sortir de la pièce transformée en boucherie. Sans doute quelques membres furent ils écrasés par son poids. Peu importe. Kenjiss gardait un œil sur les deux formes recroquevillées sur leur brancard. Auréolées d’une mare de sang, et ça ce n’était jamais bon signe… Le tatoué releva la tête, pour s’apercevoir qu’ils fonçaient toujours dans un couloir bondé de monde. Mais tout au bout de ce couloir se profilait déjà l’évacuation promise… Gray n’avait pas faillit pour une fois. Et la Confrérie allait probablement mieux s’en sortir que la plupart des invités.

Ce fut le moment que choisit Terry pour provoquer l’ire d’un type naturellement nerveux, et d’ore et déjà furieux depuis le début de la soirée, ou presque. Ses remarques sur Lemington furent très mal prise par Kenjiss, qui répliqua d’une voix cinglante.


J’ai autre chose à foutre que de me préoccuper des crises d’une névrosée ! En revanche, je peux te licencier pour que tu aille lui présenter ta candidature, si tu l’admire tant !


Bing. Le malheureux caméléon l’ignorait, mais ce n’était vraiment pas le moment de parler de son ennemie à Kenjiss. A plus forte raison lorsque la névrosée en question était chargée de la surveillance d’une humaine toute particulière. Kenjiss fronça les sourcils en y repensant. Il avait franchement l’impression de perdre les pédales… Entre la Confrérie à surveiller, deux blessées à évacuer, June à protéger et Lemigton à tolérer, il avait la délectable sensation d’être écartelé. C’était un véritable bordel et c’était à lui, Kenjiss, que la lourde tâche revenait de faire tout tenir en équilibre dans une gigantesque balance.

Heureusement pour nos deux sauveteurs, la capsule de sauvetage fut rapidement atteinte… Kenjiss salua d’un coup de tête le père de Gray, se souvenant que le vieux moche qui le regardait d’un œil mauvais était également un donateur important.


Bonsoir monsieur Gray. Il avait bien évidement oublié son nom.

Mais il y avait plus important… Kenjiss s’empressa de sangler les deux slaves sur un siège, s’assura qu’elle ne bougeait pas trop avant de les perfuser toutes les deux. Fort heureusement pour elles, Twikjeya avait patiemment distillé au tatoué des cours de premier soins. On était donc parti du « ouvrir une boîte de pansement sans s’énerver » au « Etablir une perfusion correcte, sans charcuter », en passant par le très difficile « Couper un fil sans le déchirer, y compris avec deux doigts en moins ». Twikjeya avait d’ailleurs été impressionnée par la dextérité du tatoué avec les seringues. Et s’était ensuite félicitée de lui avoir appris tout ça, lorsque Kenjiss l’avait perfusée une demie douzaine de fois pour lui éviter une perte de sang létale…

Toujours était il que Kenjiss perfusa les deux jeunes femmes. Il ignorait si c’était nécessaire pour Maria, mais le sang synthétique était également pourvu d’une bonne dose d’anti douleur depuis 2035 et cela ne pouvait pas lui faire de mal. Pour la sombre dame, la question ne se posait pas. Kenjiss soupçonnait fortement Twikjeya d’avoir un amant répondant au doux nom d’un prince des Carpates.

Après dix minutes passés à dispenser les premiers soins aux blessées, Kenjiss s’assit enfin sur le premier siège qu’il trouva. La famille Gray et Terry étaient dans le cockpit, aussi put il pousser un soupir de soulagement. Il était crevé. Tout les évènements de la TransAtlante, tout ce qu’il avait accompli aussi mécaniquement que possible, lui revinrent en pleine face. Il soupira en dénouant les bandes de tissus autour de ses poignets. Des plaies béantes apparurent. C’était l’œuvre de Maria, une heure à peine leur évacuation… Cela semblait une éternité. Le mutant se pinça les yeux. En trois heures, il était parvenu à se mettre à dos Lemington, à attirer l’attention de la presse sur ses talents de danseur, à se faire lacérer par sa secrétaire, provoquant ainsi l’ire de 99% de la Confrérie, à perdre deux de ses membres principales, à massacrer un humanoïde en salissant ainsi ses pompes hors de prix, à se geler et à s’exploser le dos contre le plafond. Tout cela dans un ordre qu’il était incapable de reconstituer. Le tatoué s’affala un peu plus contre son siège, fouillant dans sa poche d’une main tremblante.

Il avala quatre fois la dose permise.

Derrière lui, la TransAtlante se mettait lentement en route vers Vancouver, où s’affairaient déjà des équipes de secours… Le tatoué s’endormit comme une masse. Et ses traits s’affaissèrent. Kenjiss parut brusquement beaucoup plus âgé qu’il ne l’était réellement.
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