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[Scénar 5]Last time in paradise

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MessageSujet: [Scénar 5]Last time in paradise Mar 25 Mai 2010 - 4:14

[Topic dédié]

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Virginie Parish

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MessageSujet: Re: [Scénar 5]Last time in paradise Sam 29 Mai 2010 - 14:50

Le 23 janvier 2052

Depuis mi décembre l’univers mutant était comme une cocotte minute. Pire encore qu’après l’attentat, ou la tentative de sabotage, c’était : cette ambiance. De Londres à Berlin la polémique s’intensifiait d’une dangereuse façon. La question mutant échauffait les foyers hivernaux. Le Cercle avait débuté une véritable inquisition. Ce n’était pas officiel. Et c’est sans doute ce qui rendait tout cela –encore plus- inquiétant. Les réseaux d’informations souterrains étaient pourtant plus ou moins affirmatifs. Bien sûr on ne placardait, pas encore, des interdictions d’entrer sur les commerces… mais les citadins ne s’y trompaient pas. Le monde était entrain de reprendre la parure des horreurs humanistes. A croire que le passé revenait prendre les armes. Virginie n’avait pas connue tout cela cette révolte dont avait parlé Irène.

Ses parents si, et leurs discussions, étaient de plus en plus directes. Un comportement, qui n’aurait jamais été aussi exacerbé, sans les discours patriotiques de leur ami. L’ami de la famille, ce camarade de promo, Anderson. Il était présent quand elle avait raccompagné Alison chez elle. Son regard l’avait fait tressaillir. Ils ne s’étaient jamais tellement appréciés tout les deux. A présent elle devinait même plus que cela : une répulsion. Son intuition la taraudait. Alors Virginie avait finit par faire des recherches sur lui. Ce qu’elle avait trouvé avait de quoi l’inquiéter. Il faisait parti du « camp ennemi ». Un collègue, de cet agent Ortiz, en fait, elle aurait put sans douter. Autant dire que cela lui donnait une raison de plus d’éviter les Parish…

Et les dossiers s’entassaient sur le bureau du bureau de June. Des mutants qui, ayant réussis à se fondre dans la société, sentaient le danger imminent. Le Fil était véritablement débordé, sollicité comme jamais depuis 20 ans. Obligeant l’association à augmenter les démarches, le temps et les effectifs. Aussi rapide soit Virginie elle n’était qu’une mutante. Alors depuis que sa patronne était en vacance la jeune femme se permettait de manquer plus de cours. De toute manière sa mutation était bien trop rapide. Quant au niveau purement scolaire elle le désacralisait petit à petit. Plusieurs fois elle avait eu envie de contacter la belle pianiste allemande. Mais pas une fois elle n’avait put la recroiser lors de cette dernière quinzaine. Demander une information privée à son prof de danse n’était pas la meilleure option. Virginie n’était sans aucun doute pas assez effrontée pour ce genre de chose. Mais elle n’osait pas aborder le thème avec Koji. Non. Pas après tout ce qu’il avait vécu.

La présence de Léa à l’Institut, lui donnait envie de faire des efforts, pour s’intégrer un peu plus. la jeune humaine était ici jusqu’au retour de sa ronde voisine. Les directeurs n’y avaient pas vus d’objections. Quand ils avaient rencontré une ado sympathique, dans une situation particulière. Ainsi Virginie avait momentanément une camarade de chambré. Une nouveauté qui avait, de fait, bousculé son emploi du temps sans contraintes. Mis à part les trois garçons et peut être un peu l’ami de Koji, Mathilde, miss Parish ne pouvait présenter personne sans avoir peur. Bien sûr elles avaient put discutailler avec beaucoup plus d’adultes. Ceux que les événements avaient rapprochés.

Virginie la déposait chaque matin au lycée. Trajet pendant lequel les discussions ne s’arrêtaient que devant la gêne de la blonde. Au bout du compte cette petite immersion fût une réussite. Après la première semaine Léa décida de s'inscrire pour de bon à l'Institut ! Une bonne nouvelle qui accrocha un peu plus encore l'assistante à ce manoir.

Sa priorité demeurant le rétablissement de Koji elle essayait d’être, là, au manoir. Ramenant le plus de travail possible dans les boites en cartons planqués dans sa penderie. Sa jeune colocataire l’avait bien comprit. Et elle gardait un œil sur lui lorsque la mutante devait aller aux réunions. La passe-muraille n’appréciait peut être pas cette petite espionne aussi brune qu’elle. Mais Virginie était prête à défendre ces actes d’amitié. La vie avait ainsi filée jusqu’à la fin du mois. La danse à peine reprise souffrait déjà de ses manquements. C’est sans aucune hésitation que Virginie revoyait ses désirs à la baisse. Il y avait un temps pour tout. Depuis le début de l’année, c’était apprendre à se défendre, qui occupait le reste de ses journées. La révélation de sa seconde mutation chamboulait sa perception du monde. Et tous ces traits de caractères en étaient exacerbés. Inutile de préciser que ce n’était pas le meilleur moment pour entendre tous les murmures de ses camarades. Au moins elle ne manquait jamais plus un nouveau message. Subissant donc régulièrement le courroux charmant d’un danseur délaissé. Il est vrai que depuis trois semaines David était momentanément écarté. Cela dans le simple but de faire une bêtise qui l’obligea à lui ouvrir les yeux sur la réalité mutante. C’était bien le dernier sujet que Virginie voulait aborder avec lui…

Le texto de la futur mère l’avait un peu rassurée. June de retour à Londres Virginie pouvait veiller à son aise. Elle n’était pas encore allée la harponner. Lui laissant volontairement le temps de reprendre ses marques. Trois jours tranquilles à se poser était forcement bienvenu. Qui plus est l’échéance se rapprochait… bientôt à huit mois. Alors Virginie préférait la laisser se reposer. Heureusement, qu’en assistante ultra attentionnée, elle avait fait en sorte de rendre le studio plus impeccable que jamais. Une opération soutenue par quelques esprits machiavéliques et terriblement sympathiques. Juste le désordre un peu éclairci, le frigo plein, et des fleurs fraîches, de quoi adoucir le retour en l’île pluvieuse et froide. Sans oublier un petit mot sur la table pour lui rappeler qu’elle pouvait débarquer si besoin en moins d’une heure !

Dans tout cet interminable tourbillon blanc, elle n’oubliait pas une dernière personne. Samarah. Virginie avait parlé de cette femme aux garçons. Sans dire le secret. Recueillant leur avis avec reconnaissance. Les derniers jours, ne lui avait pas parmi, de lui offrir un nouveau thé nocturne. C’était bien dommage. Malgré la logique habituelle, elle l’élève essayait de veiller sur le Cerbère. Plusieurs fois son pas avait ralenti, entre deux passages, pour voir sa silhouette. Son mal être ne provoquait pas tout à fait le même trouble chez la jeune fille. D’ailleurs… Lors d’une de ses excursions en cuisine elle avait même soufflé l’idée à la tendre Olga : un plateau garnis à chaque nouvelle aube. Celui-ci déposé devant la chambre de la malade sans autre explication que le fumet de la bergamote. Plus par sympathie pour la gourmande, que par goût de d’effronterie elle avait accepté. Une petite mission qui lui avait pourtant fait comprendre combien la gardienne était mal en point. Ainsi le geste était devenu un rituel, un soin volontaire, de la part de cette généreuse complice.


Ce matin justement, Olga lui avait soufflé en lui passant les céréales : Miss Lemingon n’est plus visible nulle part… Disparition volontaire ? Virginie s’était immédiatement inquiétée. Toute la journée l’information voltigeait dans ses pensées. Et à l’heure du goûté, pendant qu’elle essayait de rattraper son retard en chimie, son regard était contrarié. Elle avait beau relire l’énoncer rien à faire. Une lueur d’orage dans ses prunelles de mer. Même sa robe orangée n’arrivait pas à chasser cette ora d’inquiétude. Pour l’instant elle n’en avait pas dit un mot. Mais déjà un coup de fil vers Claudia la tentait…

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Je reviendrais !!



Dernière édition par Virginie Parish le Mar 27 Juil 2010 - 13:00, édité 1 fois
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Artie Chastel

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MessageSujet: Re: [Scénar 5]Last time in paradise Sam 29 Mai 2010 - 16:47

Clic

Londres, le même jour

Artie poussa les portes de sortie entièrement vitrées du cinéma et s’engagea dans la rue, sous le froid hivernal de ce mois de Janvier 2052. 2052… Déjà cinq mois qu’il avait rejoint l’Institut. C’était devenu une lubie chez lui, compter les mois. Presque cent cinquante-deux jours. Pourtant, il avait l’impression qu’il était là depuis bien plus longtemps. Le changement d’année, sans doute…

Il se tourna vers la silhouette qui était sortie à sa suite, et ne put s’empêcher de sourire. Emmitouflé dans une écharpe, mains dans les poches, Ulrich croisa son regard et lui rendit un petit sourire à son tour. Artie soupira, signe d’engager la conversation.


- Depuis le temps que j’attendais de voir ce film ! dit-il.

- Ouais, renchérit Ulrich, c’était pas mal.

- Bah quand même, pour une suite, c’est rare que ce soit aussi bien foutu, non ?

Ulrich haussa les épaules, et Artie éprouva une irrésistible envie de le chambrer. Non pas que son ami fut coincé, mais en ce moment, il montrait de moins en moins ses émotions… L’adolescent au teint maladivement blême espérait que ce fut une cause de sa mutation et que ce ne fut que passager.

- Bon, on ferait bien de rentrer maintenant, tant que le temps nous le permet, déclara-t-il.

- J’te suis, Tutur ! lança Ulrich.

Artie le regarda, l’air de dire « Non, t’es pas sérieux là ? », puis vit que son compagnon ricanait sous son écharpe, ses yeux – qui prenaient de plus en plus une couleur ambrée – pétillants d’une ruse et d’une malice animales.

- « Tutur » ? fit Artie, croisant les bras. Okay, je retiens…

Manière de dire qu’il allait avoir sa revanche là-dessus. Ulrich s’en était sans doute voulu sur la façon dont il avait plombé la conversation et essayait de se rattraper. Le jeune mutant au teint tout aussi abstrus que l’esprit eut un petit sourire – « Bah viens, j’attends que ça » - et, secouant la tête, Artie se mit à descendre l’avenue londonienne d’un pas régulier, Ulrich à ses côtés.

Il n’y avait pas autant de monde qu’Artie l’avait entendu, en ce plein milieu d’après-midi. La plupart des gens restaient enfermés chez eux à cause du ciel revêche et du vent frigorifiant. Mais Artie, lui, avait absolument tenu à aller voir la suite d’un de ses films préférés et avait entrainé Ulrich avec lui. Ce dernier avait eu l’air peu enthousiasmé d’y aller et Artie ne lui en était que plus reconnaissant, car cela signifiait qu’il était venu pour faire plaisir à son ami – et surtout, espérait secrètement Artie, parce qu’il ne pouvait pas se détacher de lui –. Artie, d’une insolente bonne humeur ces temps-ci, avait envie de le prendre dans ses bras rien que pour ça.

Le jeune mutant au teint pâle accéléra le pas en déclarant :


- Vite, sinon on va louper le bus !

Ils tournèrent à l’angle de l’avenue. Pris dans son élan pour atteindre à temps l’arrêt de bus, Artie ne vit pas tout de suite les quatre silhouettes qui marchaient en direction opposée et qu’il heurta une seconde plus tard. Dérouté, il recula et leva les yeux. C’était une bande de jeunes, le genre qui trainait dans les rues jour et nuit. Ils étaient donc quatre, et dardaient sur les deux petits adolescents un regard mauvais. Ils ne devaient pas dépasser les dix-huit ans.

- Euh… fit Artie, excusez-moi, je vous avais pas vu…

- Tu pouvais pas faire gaffe ? répliqua l’un des jeunes, au crâne rasé, qui mâchonnait ses mots.

Artie ouvrit la bouche pour s’excuser à nouveau, mais Ulrich s’avança, menaçant :


- Il l’a pas fait exprès, t’es sourd ou quoi ? gronda-t-il.

Le jeune le regarda d’un air méprisant et marcha sur lui, lui faisant face de toute sa hauteur :

- T’as un problème, morpion ?

Artie les regarda tour à tour, effrayé. Il s’approcha d’Ulrich :

- Laisse tomber, viens…

Il ne vit pas venir le jeune qui le saisit alors violemment par l’écharpe :

- De quoi tu te mêles, toi ? siffla-t-il.

Super agressif, le mec. Artie tenta de se dégager, mais l’écharpe glissa des mains du loubard et tomba à terre, mettant la gorge mutilée d’Artie à nue. Ecarquillant les yeux, le visage du voyou se crispa de colère et de dégoût :


- Mais t’es un mutos, toi ! Et je parie qu’ton copain aussi !

Un anti-mutant, à tous les coups. Artie, il en était sûr, allait devoir endurer ce qu’il avait toujours craint depuis la découverte de sa mutation : la persécution.

- Sales monstres ! cracha l’arsouille en faisant craquer ses jointures. Vous allez prendre pour c’que vous avez fait à mes parents !

C’était encore pire que ce qu’Artie avait imaginé. Ce gars-là avait apparemment une bonne raison d’haïr les mutants, et ce serait les deux garçons qui allaient en profiter.

Artie vit son détenteur lever la main. Étrangement, il n’avait pas peur. Il n’avait pas à avoir peur. Ulrich était là, à ses côtés. Alors, pour le reste…

A peine ce geste effectué qu’Ulrich avait déjà réagi. Il s’élança contre le loubard et balança son propre poing dans le ventre du jeune homme, qui lâcha Artie sous l’effet de la surprise, le souffle coupé. Immédiatement, comme des fourmis venant en aide à l’une des leurs, les autres jeunes fondirent sur les deux garçons, mais Ulrich se retourna et décocha un nouveau coup dans l’estomac de l’un d’eux. Artie constata qu’il savait très bien se défendre, et aussi – une boule de pure peur se forma dans son estomac – qu’ils étaient en sous-nombre. L’un des dévoyés tacla Ulrich qui s’étala sur le bitume gelé. Aussitôt, les autres l’encerclèrent et commencèrent à le frapper. Ils le frappaient sans retenue, sans relâche… sans pitié. Et Artie observait la scène, impuissant. Une vague de rage et d’indignation souleva son cœur. Il n’avait jamais réellement frappé quelqu’un – il s’était déjà battu à l’école, comme tous les gamins, néanmoins ce n’était que des broutilles de gosses – mais il était prêt à faire ce qui était nécessaire pour sauver son ami. Avec comme seule armes ses petits poings, il se jeta sur le dos du premier venu et lui rossa la tête autant qu’il put, jusqu’à ce que l’assailli ne l’envoie à terre, se retourne et ne lui balance un coup de pied dans les côtes. Artie ne cria pas, ne gémit pas. Il avait la respiration trop coupée pour ça. Il se recroquevilla. La douleur… affreuse douleur. Jamais eu aussi mal.

Un autre coup. Puis un autre. Encore un autre. Et encore un…

C’était pire que tout. Pire que tout ? Non. La douleur ne s’estompait pas, elle augmentait même, à tel point qu’il ne sentait plus ses os autrement que par la souffrance. Au bord de l’inconscience, avec une forte envie de vomir, il regarda Ulrich, affalé non loin de lui, le nez pissant le sang. Son compagnon lui rendit un regard vitreux, qui n’était plus celui d’un animal féroce, mais celui d’un chien maltraité. Et ça, c’était pire que tout.

Tout devint noir, et il n’y eut plus rien d’autre de conscient en Artie que la douleur.

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"We are accustomed to look upon the shackled form of a conquered monster, but there - there you could look at something monstrous, and free."

Joseph Conrad, Heart of Darkness
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MessageSujet: Re: [Scénar 5]Last time in paradise Dim 30 Mai 2010 - 0:49

Depuis novembre, Luc avait passé son temps entre la France et Londre. Bien sûr une petite blonde y était pour quelque chose dans tout ça, mais dans le même temps le jeune homme aimait ces break, car ça lui permettait de discuter de chose dont il n'avait jamais pu parler, vu qu'autour de lui en France bien peu étaient des mutants.

Le jeune étudiant marchait vers l'arrêt de bus le plus proche de la gare, commençait à bien connaître la route. Mais plus il approchait, plus il trouvait étrange l'attroupement qu'il y avait. Il y avait toujours du monde, mais aujourd'hui le froid avait repoussé pas mal de touristes et de passants. De plus ça ressemblait plutôt à un cercle de badauds qui regardaient un spectacle. Et surtout, c'étaient tous des jeunes, qui riaient et hurlaient. Luc s'approcha et soudain aperçu brièvement une tête qu'il connaissait: Arthur, un jeune garçon de l'Institut. Et ce qu'il voyait ne faisait plus de doute maintenant. Un passage à tabac.

Luc n'hésita pas une seconde. Il écarta sans ménagement le cercle d'ados, et saisit au vol une main qui allait s'abattre sur l'un des deux gosses. L'agresseur surprit se retourna.


Qu'est-ce que tu veux toi? Dégage c'est pas tes affaires.

C'est plutôt toi qui va dégager et maintenant, si tu veux pas finir en miette connard.


Le jeune voulut frapper Luc d'un coup de poing dans le ventre, mais il rencontra une surprise. Et oui. Luc avait anticipé, et avait recouvert son torse d'une plaque assez épaisse de roche. La main de l'agresseur devait être en miette, vu ses cris. Ses collègues se retournèrent, et voyant leur compagnons en train de se tenir la main, ils voulurent se jeter sur Luc, qui ne se fit pas prier pour riposter. Plusieurs jeunes se retrouvèrent à terre en un rien de temps, sonnés par des coups qui étaient bien plus puissants et douloureux que prévu.

Le visage du mutant avait perdu toute trace de gentillesse. Ce n'était plus qu'un masque neutre, cachant à peine une colère qu'il ne valait mieux pas attiser. Mais ça ne suffirait pas à apeurer cette bande racaille, qui comptait sur leur nombre pour submerger le jeune mutant.

Luc décida de passer à l'étape suivante. L'armure de pierre qui s'était maintenant limitée à son torse, ses bras et ses jambes, envahit l'intégralité de son corps. Tous reculèrent quand ils virent les veines de pierre surgir de son cou et englober son visage ainsi que son crâne.


Je vais me répéter une dernière fois. Dégagez, car sinon je vais vous démolir comme vous avez démolis ces deux là.

Si ceux de devant reculèrent, se demandant si c'était finalement une bonne idée de se frotter à Luc, un petit malin approcha par derrière, et lui assena un coup de matraque en métal, vous savez, ces espèces de matraques retractables qui font super mal. Luc vacilla en sentant le coup, mais aucune douleur ne vint parcourir son corps. Il avait juste accusé l'impact du coup.
Il se retourna, faisant craquer les jointures de roche au niveau de ses doigts en fixant le gosse qui regardait sa matraque flambant neuve qui était pliée en deux. Tout ceux qui l'entourait s'enfuirent en courant, suivit par l'ado malchanceux.

Voyant que toute menace était écarté, Luc rétracta son armure, ou en tout cas en priorité ce qui dépassait de ses vétements. Il s'agenouilla près d'Arthur, et vit qu'il avait perdu connaissance. Pareil pour son ami. Mais ils n'avaient pas l'air d'avoir de blessures, graves, juste des bleus et des échymoses. Luc héla un taxi, les embarqua dedans, et donna l'adresse de l'institut. Il voulait éviter la police pour le moment. Le fait qu'il ai utilisé ses pouvoirs, même pour protéger les deux gosses, ne lui était pas favorable étant donné le contexte actuel. La police pourrait bien le placer en garde à vue, même s'il était dans son droit.

Pendant que le taxi roulait, Luc jeta un coup d'oeil au ciel. Quel temps de chiotte... bienvenue en Angleterre.

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MessageSujet: Re: [Scénar 5]Last time in paradise Lun 31 Mai 2010 - 22:51

C’est Alfred qui venait de demander à Jessica de venir la prévenir. Etrange émissaire lorsqu’on connaissait les deux jeune filles. Jessica cette belle populaire, à qui Virginie n’avait jamais adressé un mot, en presque dix mois de cohabitation. Le message était laconique puisse que la mission ennuyait la jeune fille. La destinataire ne s’en formalisait pas une seconde. La démarche était trop singulière pour être critiquable. Malgré la mauvaise volonté le fond était tout à fait clair. Artie avait eu des ennuis. Il n’en fallait pas beaucoup plus pour décider la mutante à abandonner sa place. Ceci dit entendre, qu’un beau brun semait des éclats de granites jusqu’à l’infirmerie, lui avait donné des ailes. Laissant sac et ordinateur portable l’amie quittait la salle commune avec angoisse. Que c’était-il passé ? Comment les trois garçons –puisque Ulrich n’était jamais loin du premier- avaient fait pour être blessés ?

Par réflexe elle avait tiré son téléphone (N°1) de sa poche et prévenu Koji. Koji appréciait Artie. Il aurait voulu savoir ce qui se passait au niveau d’en dessous. Et puis Koji savait toujours tout des événements de la vie de la demoiselle. C’était ainsi depuis assez longtemps pour que s’instaurent des habitudes. Virginie ignorait où il était à cette heure. Il lui fallait d’abord être un tant soi peu rassurée, avant d’engager une quelconque recherche. Quant à Gaël, il n’était jamais dans les parages avant la tombée de la nuit, dans environ une heure et demie. C’est donc en soutien solitaire qu’elle traversa le couloir en toute hâte.

Le veilleur était près de la porte et l’accueilli d’un petit sourire rassurant. Le salut fût rendu de manière totalement distraite, puisque son regard tombait déjà sur trois lits occupés. Une infermière était entrain de s’occuper des plaies et ecchymoses d’Artie. Un jeune stagiaire regardait l’état d’Ulrich et Luc lui devait attendre son tour irradiant d’une colère qu’elle lui connaissait bien. Elle ne savait pas bien lequel des trois devait le plus l’inquiéter. Entre les deux inconscients ou le silencieux au regard de braise. En quelques pas légers et toujours silencieux elle se retrouva aux côtés de Luc. Mieux valait attendre le calme intérieur pour poser la moindre question. Virginie n’étant pas encore la plus expressive des entichées ce fut une main timide qui attrapa celle du sauveur. Les démonstrations plus directes ne s’arrangeaient d’aucun public aussi endormi soit-il.

-« Ils vont se réveiller... bientôt ? »

Une question murmurée avec toute l’appréhension sororale que Virginie cultivait malgré elle. Fille unique contre sa volonté elle avait trouvé un semblant de fratrie ici. De chacun elle avait fait le portrait au jeune français. Au fur et à mesure que le lien se tissait. Lui parlant sans cacher la réalité de ce qu’elle ressentait pour eux. Sa confiance en le métis, son entente tranquille avec l’enfant lune, son affection pour ce petit couple qui n’en était pas un. En vérité les seuls sujets dissimulés étaient ceux qui aurait put lui compliquer la vie à lui.

Elle passa entre les deux lits et les observa un moment. Ils ne semblaient pas souffrir ainsi. Incapable de douceur autrement que dans les gestes anodins elle replaça délicatement les deux couvertures. Profitant de ce mouvement pour vérifier la régularité de leur souffle. Une étape que les docteurs lui avaient recommandés dés le retour de sa mère dans le duplexe. Arnold l’époux avait bien dû reconnaître que leur progéniture n’était pas si ingrate qu’ils l’espéraient tout deux. Une fois certaine que tout était bien fait. Un peu de la tention dans ses épaules voulu bien quitter sa chaire. Elle s’était astreinte à beaucoup d’entrainement pour garder pouvoir sur les réactions de sa silhouette. C’était d’ailleurs encore bien loin de la perfection.

Sans demander, c’est elle qui se plaça devant le plus âgé, pour regarder ses blessures. Il avait d’quitter sa chemise livrant la trace bleuie d’un coup vicieux. La blondinette avait expérimenté ce genre de chose avec Alfred, puis elle avait surveillé la convalescence de Nakor, enfin celle de Koji. Autant dire que le personnel de cette salle commençait à connaître son minois. C’est à croire que Virginie Parish côtoyait tous les mutants casse-cou des environs ! La réaction de défense ne c’était pas encore entièrement rétractée. Délicatement elle lui tendit un verre d’eau accompagné d’un sourire intrigué. Luc ne prévenait pas toujours de ses arrivées. Et si cela la déstabilisait au moins était-elle agréablement surprise à chaque fois. Cependant cette fois l’inquiétude laissait une petit ombre dans son regard.

Combien de mauvaises surprises encore ?

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MessageSujet: Re: [Scénar 5]Last time in paradise Mer 2 Juin 2010 - 17:04

Décidemment la folie des hommes était tenace et jamais ils ne pouvaient rester tranquilles. Quiconque était différent du plus grand nombre était destiné à souffrir le plus possible ne serait-ce que pour défendre sont droit à exister. Et encore être mutant, dans une grande partie des cas, n'était pas un fardeau. En effet rares étaient ceux qui souffraient d'une transformation physique. Nakor pouvait donc se balader encore tranquille dans la rue sans risquer de se faire passer à tabacs, mais depuis quelques temps ce n'était plus le cas des mutants un peu plus visible. Toutes ces maudites histoires et ce Cercle. Au fond de son vieux cœur fatigué, Nakor sentait que le monde allait encore devoir faire fasse à une montée en puissance de tout le mal dont il est capable. Le vieillard avait tout de même continué à donner ses cours à l'Institut, après ses petits épisodes virtuels avec Maria la sanglante. Finalement cette femme était peut-être folle jusqu'à la racine, elle n'en était pas moins sympathique aux yeux du vieillard. Mais malheureusement ils luttaient pour des idéaux qui faisaient appels à des méthodes radicalement opposées. Et la Confrérie moderne n'avait pas plus fervent représentant que la jeune slave. Nakor venait de finir un long cours sur les champs électromagnétiques et leurs effets sur les métaux, sujet qui l'intéressait au plus au point depuis des décennies, quand il décida donc d'aller faire un tour dans le vaste institut. Tout en marchant, Nakor parlait à voix haute, mais en balbutiant un peu, comme s'il ne parlait qu'à sa barbe

"Haaaalala ... mais où va-t-on avec tout ça hein? Enfin ... tiens ... ça fait longtemps que je n'ai pas échangé quelques tirades intéressantes avec notre bonne vieille Samarah ... elle doit être affreusement occupé la pauvre enfant!"

Puis Nakor continua à marcher jusqu'à ce qu'il arrive aux portes de la salle de repos. Une d'entres-elles étaient ouverte très légèrement et Nakor, vieux fou curieux qu'il était, ne put s'empêcher de glisser son œil inquisiteur à l'intérieur. Il remarqua alors la présence de Virginie! La très agréable jeune fille qui avait fini par lui tenir compagnie de temps en temps à l'hôpital lorsqu'il était en convalescence après l'épisode de la Trans'Atlante. Elle était vraiment douce et profondément bonne envers les autres. Cela faisait quelques temps qu'il ne lui avait plus adressé la parole et comme elle ne semblait pas parler, Nakor poussa la porte avec délicatesse et passa la tête dans la pièce, après avoir glissé un clin d'œil amusé et entendu au veilleur. Il découvrit alors un spectacle qui le laissa pantois! Trois lits étaient occupés, un d'entres eux était prit par un très jeune garçon qui semblait couvert de plaies. Le jeune homme de pierre était aussi présent. Nakor fouilla dans sa tête pour retrouver son nom, qui finit par lui revenir, en bon professeur performant qu'il était. Il entra donc entièrement dans la pièce, un sourire bon et légèrement désolé sur le visage et approcha de Virginie et du jeune homme

"Bonjour mon enfant. Luc. Encore une rencontre qu'on aurait préféré éviter hein?"

Nakor souffla longuement en hochant la tête de droite à gauche, comme pour essayer de nier la situation, ou plutôt de la refuser, il prit place alors sur le lit. C'est que c'est pas évident de rester debout longtemps à son âge! Puis il attendit d'en savoir un peu plus sur tout ça, car même si Luc était un bon garçon, il devait parler pour soulager un peu sa conscience et tout ce qui lui faisait monter la bile aux lèvres.

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MessageSujet: Re: [Scénar 5]Last time in paradise Mer 2 Juin 2010 - 20:06

La douleur. Une sensation éphémère, comme toutes. Une sensation que tout le monde éprouve, et que personne n’envie.

Artie marchait. La nuit était inquiétante. Froide. La nuit est toujours inquiétante, l’a toujours été et le sera toujours pour l’Homme. Car l’Homme a peur de ce qu’il ne peut saisir entièrement. Artie ne saisissait pas ; mais il n’avait pas peur.

Un brouillard couvrait des rues que l’adolescent traversait sans reconnaître. Un brouillard dense. On n’y voyait pas à deux mètres. Artie n’avait pas besoin d’y voir. Il allait, comme sur un parcours déjà tracé.


- Te suivrais-je ?

Artie se retourna. Enveloppé par le brouillard, la silhouette d’Ulrich restait en retrait. Il avait le nez en sang.

- Pourquoi ? demanda Artie, sans bouger d’un cil.

Mais Ulrich secoua la tête :

- Ce n’est pas à moi de te le dire.

Et il disparut dans la brume glissante sur le pavé.

Artie se remit à marcher. Des chuchotements s’élevaient un peu partout où il passait. Des rires, des on-dit, qui se confondaient avec le vent.

Une silhouette affreusement rachitique passa non loin de lui. Une silhouette féminine, que le garçon ne cernait pas. Tournant la tête, il aperçut une nouvelle personne émerger du smog. Une personne de grande taille. Une femme. Cheveux courts, blonds. Yeux doux mais stricts. Grand manteau beige.


- Ton lit est vide, dit simplement Catherine Chastel.

Artie ne ressentit aucun regret, aucune tristesse en voyant sa mère devant lui.

- Il risque de le rester longtemps, répliqua-t-il durement.

Un jeune loubard surgit derrière elle. Elle haussa les épaules. Sans se presser, avec des gestes délibérément lents, le jeune la saisit au cou et l’emmena avec lui, le brouillard les engloutissant.

Artie continua sa route sans aucune émotion envers cette disparition. Il descendit une avenue obscure, aux réverbères éteints. Au bout se trouvait une immense bâtisse. Malgré la brume, malgré la nuit, elle n’avait rien de sinistre… ses multiples fenêtres étaient éclairées par une lumière chaleureuse.

Mais Artie n’avait pas envie d’y rentrer. Il ne voulait pas non plus s’en éloigner… juste rester à la regarder.

Il sentit quelque chose glisser sur son bras droit. Il baissa les yeux. C’était sa peau. Sa peau se détachait. Elle tomba à terre. Toute la peau de son bras droit.

Artie resta bouche bée. Son bras. Il le leva à hauteur d’yeux. Il était recouvert d’écailles. Des écailles bleues-vertes, saillantes, aux bords tranchants. Des écailles de reptile.


- Tu n’as pas le droit ! lança sans brusquerie une voix derrière lui.

A nouveau, il se retourna. Le visage mystérieux encadré de mèches blondes d’Aaron le dominait de toute sa hauteur. Il tenait une matraque dans la main. Une matraque tordue. Et il fixait le jeune adolescent de ses yeux pétrifiants. Il en fallait peu pour pétrifier Artie.

- Parfois, il faut se réveiller de la réalité.

Aaron leva sa matraque. Artie la vit se découper sur le ciel noir et irréel.


Artie ouvrit les yeux. Il se sentait faible, tremblant. Épuisé. Il inspira à fond. Sa respiration était chevrotante.

Il n’avait plus très mal. En tout cas, pas tant qu’il touchait ses blessures. La première chose dont il se rendit compte fut qu’il se trouvait dans un lit d’infirmerie. L’Institut. On l’avait ramené.


« Ulrich !... »

Il regarda autour de lui, les yeux agrandis par la panique. Il était là, à ses côtés. Il dormait. Son nez ne saignait plus.

Le poing d’Artie se crispa convulsivement.


- Il va bien, ne t’en fais pas, déclara doucement une voix près de lui.

Il leva les yeux. Les mains dans les poches, toujours aussi souriant que d’habitude, Aaron l’observait.

- Aaron… souffla Artie d’une voix rauque.

- Ne parle pas, coupa le jeune homme, non sans délicatesse.

Artie déglutit. Il détacha son regard du jeune homme et le promena sur les autres personnes présentes. Son cœur fit un bond lorsqu’il reconnut Virginie, assise près d’un jeune homme qu’Artie ne connaissait que de vue. Elle n’avait pas encore remarqué qu’il s’était réveillé car elle s’occupait de son ami. Il y avait aussi un vieil homme au ventre bedonnant et à l’allure paternelle, un professeur sans doute. Que faisaient-ils tous là ? Pour Virginie, il y avait deux possibilités : soit elle était venue le voir dès qu’elle avait apprise son « accident », soit c’était elle qui l’avait sauvé.

Et ce jeune homme ? Pourquoi était-il là, assis sur un lit, à côté du sien ? Avait-il quelque chose à voir avec tout ça ?

Le mieux était encore de demander.


- Que s’est-il passé ? demanda-t-il à Aaron.

Sa voix était encore faiblarde et éraillée. Il tenta de se redresser sur son oreiller, grimaça et abandonna. Son ventre le faisait horriblement souffrir. Il réprima une toux qui finit par sortir, intensifiant le mal. Il gémit. Aaron fronça les sourcils.

- Ce n’est pas à moi de te le dire, répondit-il.

Ces mots firent frissonner Artie. Aaron s’écarta légèrement.

- C’est à eux de le faire, ajouta-t-il en désignant Virginie et le jeune homme d’un signe de tête.

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MessageSujet: Re: [Scénar 5]Last time in paradise Mer 2 Juin 2010 - 23:15

Quand le taxi était arrivé à l'institut, Luc put voir Alfred et deux jeunes soignantes qui attendaient derrière la grille, à l'abri de la pluie qui commençait à tomber. Luc les aida à embarquer les deux garçons sur des civières, paya le chauffeur, et emmena les deux jeunes vers l'infirmerie. Il les aida à les installer sur deux lits, puis s'écarta pour les laisser faire leur travail. Il ne s'y connaissait pas assez pour pouvoir apporter plus d'aide. Une autre jeune femme arriva et lui demanda d'enlever ses vêtements, et son armure tant qu'il y était, pour vérifier qu'il n'avait rien. Luc essaya de lui faire comprendre qu'il n'avait rien, mais devant le calme et l'autorité de l'infirmière, il ne put qu'obéir, sachant à l'avance qu'elle ne le laisserai pas partir sans avoir fait un examen. Il finit par s'asseoir sur le lit, et ôta sa chemise avant de rétracter son armure d'obsidienne. Seule sa colonne vertébrale resta couverte, seul endroit qu'il n'arrivait pas à enlever, et ce depuis un moment.

L'infirmière l'observa d'abord de face, avant de s'intéresser à son dos, et c'est là qu'il sentit une douleur, pas très forte, mais quand même présente, quand elle posa ses doigts sur un bleu qui lui barrait le dos. Finalement, la matraque avait quand même fait un minimum de dégâts.


Je vais chercher un peu de pommade pour faire passer ça. Vous bougez pas de là comprit??


Luc soupira.

D'accord. Mais je préfèrerai que vous vous occupiez plutôt des gamins.

Ils sont déjà entre de bonnes mains. Pensez plutôt à vous pour l'instant. Votre armure a encaissée la majorité, mais vous êtes quand même marqué. Et arrêtez de faire cette tête, vous allez leur faire peur quand ils vont reprendre connaissance.


Luc entendit l'infirmière repartir chercher sa fameuse pommade, essayant de comprendre sa dernière phrase, quand Virginie débarqua. Il vit son regard inquiet balayer les trois lits, aller voir les deux gosses en premier. Sacrée Virginie. Toujours inquiète pour les autres, et se laisse toujours un peu déborder par ses sentiments. Mais bon, on ne la changera jamais.
Et c'est en croisant son regard, d'abord un poil étonné puis à nouveau l'inquiétude, mais cette fois dirigée vers lui, qu'il comprit. Il n'avait pas décoléré. De voir ces deux gosses, tabassés, recouvert d'ecchymoses, inconscient, le mettait dans une rage inconsciente. Il aurait voulu être là plus tôt, faire plus, il aurait dû punir les fautifs, ... mais maintenant c'était fait.

Il attrapa doucement la main de la jeune femme. Son contact, doux et chaud, eu le don de calmer presque instantanément son coeur enflammé par la colère. Il souffla doucement, reprenant le contrôle de lui même.
Un professeur rentra dans la salle. Le vieux Nakor. Il avait été blessé pendant l'épisode tragique de la TransA en tentant d'empêcher les humanoïdes d'utiliser leurs armes à feux, bloquant grâce à son pouvoir toutes les balles tirées.
Il observa d'un regard doux les deux enfants couchés dans les lits, puis s'adressa à Virginie et lui.


"Bonjour mon enfant. Luc. Encore une rencontre qu'on aurait préféré éviter hein?"

Luc ne put qu'acquiescer.

Ils ne pouvaient rien faire. Je ne sais pas comment ça a commencé, mais ils étaient en train de se faire tabasser par une quinzaine d'ados. Dans antis-mutants. Heureusement j'ai pu intervenir, bien que ce soit trop tard à mon sens. La cavalerie est toujours en retard.

Luc se tut, serrant encore plus la main de Virginie. Son regard reprit une lueur de colère, moins explosive, mais du genre à bruler longtemps, très longtemps.

Le monde se désagrège. On va vers des temps de plus en plus sombres. Je ne devrai pas dire ça mais je sens qu'on va vers une guerre. J'espère me tromper, mais plus le temps passe, et plus j'ai l'impression que l'on se rapproche de l'échéance.

L'un des deux gamins, Arthur, se réveilla. L'un de ses amis était arrivé, venant d'apprendre la nouvelle. Il demanda qu'est-ce qu'il s'était passé. Son ami lui dit qu'il devait poser plutôt sa question a Luc. Celui-ci se leva et se mit à côté d'Artie.

Et bien, on peut dire que vous avez eu de la chance toi et ton ami. On vous a agressé, et passé à tabac. Je passais par là, et je les ai dispersés, mais vous étiez dans un sale état.


Il posa doucement une main sur l'épaule du gosse. Il était si jeune. Il ne méritait pas de se retrouver impliquer dans un tel conflit. Pourquoi fallait-il que ce soit les plus jeunes qui encaisse tout?

Mais ça va aller maintenant, vous êtes entre de bonnes mains.

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MessageSujet: Re: [Scénar 5]Last time in paradise Jeu 3 Juin 2010 - 19:40

La main de Luc dans la sienne s’était détendue sans protestation. Au même titre qu’il calmait ses angoisse, elle apaisait son ire. Un équilibre qui s’était installé depuis ces deux derniers mois. Sans doute l’une des raisons pour lesquels deux jeune gens, aussi différents, arrivaient à construire quelque chose. Là où Virginie, avait prit la distance pour un obstacle jusqu’à noël et sa discussion avec Koji, elle y voyait maintenant un contretemps. Sa confiance se renfonçait à chaque nouvelle apparition. Ce n’était, pas du tout, du même ordre que les amitiés qu’elle connaissait et partageait. Pour son ami elle acceptait d’aller faire les boutiques. Pour Luc elle faisait tout simplement les boutiques. Pour le premier elle voulait bien tester une nouvelle robe. Pour celui-là elle choisissait la plus… séduisante.

Le stagiaire penché au-dessus d’Ulrich leva son regard vert sur la jeune mutante. Il était arrivé depuis peu à l’Institut. A priori il s’était déjà intégré. Un étudiant de New York qui avait trouvé en Londres un merveilleux moyen de trouver sécurité et confort relationnel. Virginie ne le connaissait que de vue. Malheureusement elle n’avait pas un très bon passé avec le corps médical en général. Cependant elle ne détourna pas son regard conscient que son opinion devait bien évoluer un jour. Il avait bien vite comprit que ses patients attendraient toujours plus qu’un traitement médicamenteux. D’ailleurs tous les soignants de cette bâtisse l’avait comprit. On ventait la gentillesse de mademoiselle Blackwood dans tous les couloirs. Son confrère parla tranquillement.

-« Oui. Ils sont juste endormis pour l’instant. Le pire est passé.

Ce verdict apporté sans hésitation eu le don d’endiguer les hypothèses les plus terribles. Elle pouvait se concentrer sur l’autre sujet de ses préoccupations. Ils n’avaient pas put se voir depuis la nouvelle année. Trop occupés, sollicités, par un mois sans souffle (et sans repos la concernant). Il lui manquait un peu plus à chaque fois. Un sentiment qui prenait place dans son esprit, sans que ses milles questions ne puissent le chasser. Ce fût Nakor qui libéra Virginie d’un regard trop intense. Son ouïe l’avait perçu bien sûr. Un sourire adorable accueillit le vieux monsieur. Depuis l’hiver leurs rencontres étaient beaucoup plus fugaces. Mais à chaque fin de ces cours la jeune fille essayait de s’attarder. Lorsque c’était… possible.

-« Bonjour Nakor. Je suis contente que vous soyez là. On va avoir besoin de conseils. »

Tiens. Ils… Oui la plateforme. Ils avaient dû se rencontrer là bas. Ses yeux doux sur l’ancien, elle remarqua tout de suite sa fatigue. C’est naturellement, dans un mouvement délicat, que la jeune fille se décala, juste assez pour lui laisser le passage le plus simple vers le repos. Il vieillissait son petit papy involontaire. Dans la lumière du crépuscule ses cheveux en bataille paraissaient encore plus blancs.

Entouré des bruissements des blouses Luc livra sa part de cette histoire. La description fit pâlir les traits de Virginie. Un passage à tabac, en pleine après midi, dans les rues de Londres par des adolescents. Ce genre de fait divers courrait les journaux depuis quelques semaines. La colère de Luc couvait aussi dans le cœur de sa compagne. Pratiquement tous les jours on lui rapportait des échauffourées de la sorte. Il suffisait de voir, à quel point les poings se serraient, lors des réunions nocturnes. Ils lui avaient tous dit de faire -très- attention. Malheureusement, de sa place, Emily ne pouvait que prévenir… jamais guérir. Dans cette ambiance de fou, Virginie avait proposé de lancer un réseau d’action direct. Un numéro pour que tout les membres soient prévenus et puissent agir. Mais entre la plume et l’épée il y avait un gouffre à franchir. Sand Petal n’avait pas (encore) réussi à partager sa bravoure.

-« Ce n’était pas encore trop tard puisque tu les as sauvé ! C’’est le plus important. Tu as fait de ton mieux je le sais. Et c’est très généreux d’avoir agit. Tu ne pouvais pas savoir Luc.

Son sourire en disait long sur la fierté et la reconnaissance qu'elle éprouvait pour le jeune homme. Il avait agit en héros. elle n'avait pas peur de le dire. Luc Treanez était un chevalier. Son regard brillait d'un doux secret. ce ne fût que le temps d'une pensée. Le temps n'était pas aux confessions affectueuses. Et puis la contrariété de Luc l'incitait à réfléchir sur le sujet le plus pressant. Elle, elle pourrait peut être trouvé. Il y avait un fichier. Un fichier qu’elle participait à enrichir depuis août. Essayant de montrer plus de curiosité que de détermination la question glissa vers le conteur.

A quoi ressemblaient-ils ? Un tatouage ? »

L’infermière approchait avec le baume quand l’indépendant donna sa prévision. Une ombre muette maintenant, qui les écoutait, sans se permettre d’intervenir. Les yeux de Virginie la remercièrent en silence. Au moins il y avait des personnes attentionnées ici. Une guerre… Ce n’est certes pas mademoiselle Fichte qui allait le contredire. Encore moins la femme brûlée et combative qui n’intervenait plus. Virginie, elle, espérait encore que le gouvernement ouvre les yeux. Après tout elle faisait tout pour depuis plus de six mois !

Un nouvel arrivant fit momentanément imploser la bulle de mauvais augure qui s’installait au-dessus d’eux. Alfred l’avait laissé entrer. Un geste suffisant pour stopper toutes questions impolies. Il alla directement auprès d’Artie. Etait-ce lui l’inconnu que l’enfant avait évoqué une fois ? Virginie s’asseyait prés de Luc. Sa main saisissait la pommade sans un mot. Ses yeux baissés vers la zone souffrante du dos du sauveur. Dans ces moments là l’appréhension de la chaire devenait une chimère lointaine. La présence d‘Aaron porta directement à conséquence. Puisque à peine quelques minutes plus tard les yeux du mutant maladifs battirent lentement. Virginie se redressa immédiatement de sa place.

-« Artie ne bouge pas. »

Une imprécation pleine de sollicitude alors qu’il voulait changer de position. Les yeux bleus le suivaient avec inquiétude. Luc rejoignait sur le champ son nouveau protégé. Virginie se rapprocha timidement de Nakor. Ou pouvait bien être Koji ? Ulrich dormait paisiblement. Elle les regardait ces quatre mutants en face. Les deux enfants et les deux étudiants indépendants. Fallait-il donc autant de violence pour renforcer une communauté ? Au moins dans l’adversité les mutants se serraient un peu les coudes. Si injuste… Peu à peu les mots de la pianiste prenait un sens neuf. La révolution commençait avec les détails. La tête s’inclinait gentiment en accord avec la conclusion du français. Oui. Ils allaient prendre soin les uns des autres. Même au cœur d’une guerre mondiale il y avait quelques certitudes. Cet évènement ne resterait pas impuni.

-« On va vous chouchouter Artie. »

Nakor pouvait-il leur promettre que l’Institut allait réagir ? Elle lui lança un regard plein d’attentes. Virginie savait que les enseignants discutaient régulièrement, pour choisir le comportement à adopter avec les élèves. Cette catastrophe allait déclencher beaucoup de chose. Mais quoi ? Le visage de Samarah se dessina alors dans ses pensées. Le Cerbère absent, à l’heure où les portes de leur paradis étaient forcées. Un frisson, fit trembler l’échine de la résistante. L’intuition s’assombrissait irrémédiablement. Si Luc voyait juste… En gardant le visage avenant, pour ne pas perturber, la mutante se leva lentement. L’angoisse, provoquer par leur vision, était entrain de descendre, bien plus profondément dans ses entrailles. Mêlée à cette révolte qui n’apparaissait que quant on l’y forçait. Toutes ces activités extra-institut confirmait ce qu’ils étaient entrain de vivre. Virginie savait que ses émotions allaient déstabiliser l’assistance. Elle ne le voulait surtout pas. Il y avait bien assez à gérer. Un recourt lui fût donc offert. Ainsi elle resterait la timide alliée. Sortir. Marcher vers la porte entrouverte.

-« Je crois qu’il faut prévenir les directeurs. On pourra, peut être, retrouver ces monstres. »

Et commencer à chercher…

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Je reviendrais !!

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MessageSujet: Re: [Scénar 5]Last time in paradise Jeu 3 Juin 2010 - 20:23

La douce Virginie salua amicalement le vieil homme qui la gratifia d'un regard profond et vrai, sincère et chaleureux comme il savait les donner. Un petit hochement de tête termina la réponse du professeur. Le jeune Luc acquiesça aux propos de Nakor par la suite et commença à raconter l'histoire qui l'avait amené à rapporter, inerte, le corps blessé de cet enfant. Le vieillard eut presque une pointe au cœur. Les choses recommençaient donc pour de vrai. Nakor leva très légèrement la tête au ciel et se plongea dans ses vieux souvenirs. L'après seconde guerre mondiale. Nakor était née après cette terrible catastrophe durant laquelle les hommes plongèrent le monde dans le chaos et la folie de la haine des gens différents. Toute sa vie, Nakor avait lu des vieux livres et écouté lui même les plus anciens, dire que toujours les choses recommencent. Et là, un air dramatique rapportait ces événements du passé. Le vieillard se demandait si les hommes pourraient de nouveau défier la tranquillité du monde et mettre à feu et à sang le monde mutant.

Le temps que Virginie réponde à Luc et Nakor continua

"En effet Luc, Virginie à raison, il n'est jamais trop tard pour agir et même si la cavalerie arrivent après le début du combat, l'important c'est qu'elle arrive et qu'elle y mette un terme. Bien souvent les choses échappent à notre contrôle et sont provoquées par des forces plus puissante que nous ... la seule chose que nous pouvons faire c'est de lutter pour y mettre un terme! En cela, vous avez agit du mieux que quiconque aurait put. Vous ne devez pas garder en vous un quelconque reproche, si ce n'est contre les imbéciles qui ont déclenché cette situation mon garçon!"

Le vieillard parlait avec le cœur mais aussi avec l'esprit. Ce n'était pas une fatalité, c'était une vérité, on ne pouvait jamais agir sur tous les événements, on pouvait seulement intervenir une fois que les choses étaient déclenchées, c'était triste, mais ainsi était la vérité : laide et non satisfaisante. Une infirmière ramena un onguent que Virginie passa dans le dos de son ami. Nakor arqua le sourcil droit sans bouger le gauche et se tourna vers Luc. Ainsi il avait lui même était blessé dans le combat! Il avait une défense robuste, en tant que manipulateur de la pierre! Si des dégâts avait eut lieux, c'était donc certainement parce qu'il avait prit de gros risques pour s'interposer. Un courage digne du plus grand des respects.

Puis un jeune garçon arriva dans la salle et le pauvre diable dans son lit se réveilla lentement. Luc se leva alors immédiatement et Virginie se rapprocha un peu du vieux professeur. Celui ci, dans un geste très naturel, posa une main proche de l'épaule gauche de la jeune femme, légèrement posée sur le dos, comme pour encercler la jeune femme et la protéger de ses démons intérieurs, tout en la rassurant. Les deux tourtereaux échangèrent quelques mots avec Artie donc, et Virginie se tourna vers Nakor. Le vieil homme se mit à sourire et se leva à son tour. Il décida de prendre un peu les choses en main en se postant bien au devant du lit, de sortes que tous puisse le voir

"Vous parliez de guerre Luc ... je ne sais pas si nous courrons vers cela, tout ce que je peux dire c'est que l'Institut est un organisme puissant, qui regorge de talents et de capacités incroyables. Ne sombrez pas dans le désespoir ou la haine! Tous! Cela embrumerait votre esprit et nos ennemis auraient alors gagné sans même livrer bataille. Le monde, depuis des siècles tourne, et tourne encore."

Nakor accompagnait ses propos avec de grands gestes

"Les Hommes se font la guerre puis font la paix, et encore la guerre. Cela fait bien longtemps que la guerre n'a pas éclaté parce que depuis la précédente bataille, de grands hommes et de grandes femmes se sont levé pour que jamais plus nous ne sombrions tous dans la folie. De tels hommes et de telles femmes existent encore! Alors ramenez un peu de vos sourires sur vos lèvres, la fin du monde n'est pas pour demain, bien au contraire, voyez comme au sein de notre communauté, l'alliance du plus grand nombre mène au salue de tous. Nous allons aller trouver les directrices de notre établissement et mettre en route notre bon vieux réseau! D'ici peu nous aurons des réponses à nos questions."

Nakor ouvrit un grand sourire sur son visage buriné par le temps et fit claquer sa canne en métal sur le sol, comme pour forcer tout le monde à lui obéir et sourire de nouveau en oubliant cette fâcheuse aventure. Nakor se tourna alors vers Virginie et Luc, les deux plus vieux dans cette pièce après lui

"Je vais de ce pas aller voir Samarah Lemington ... je pense que vous devriez laisser jeunesse se faire et venir avec moi tous les deux, qu'en dites vous?"

Nakor attendit donc de savoir si Virginie et Luc voulaient venir avec lui. Et puis Artie était très jeune, un enfant encore! Les problèmes des grands ne devaient pas venir empoisonner la vie naïve d'un si bon enfant. Le vieil homme voulait donc qu'ils se reposent et que les adultes prennent leurs responsabilités même si Luc était blessé, ce n'était qu'une ecchymose.

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MessageSujet: Re: [Scénar 5]Last time in paradise Sam 5 Juin 2010 - 1:07

Artie dévisagea le jeune homme qui venait de lui poser une main sur l’épaule. Il se raidit légèrement à ce contact. Ainsi, c’était lui qui l’avait sauvé… et qui avait sauvé Ulrich. Pour cela il lui en était reconnaissant.

Virginie lui avait sommé de ne pas bouger. Un ordre imposé avec toute la douceur du monde mais qui ne voulait pas se voir contredit.


- On va vous chouchouter, Artie.

Chouchouter… Artie n’aimait pas être « chouchouté ». Pas tant qu’il n’était pas assuré qu’Ulrich serait en sécurité.

- Occupez-vous de lui en priorité, grogna-t-il en pointant mollement un bras vers son ami, toujours inconscient. Moi… je m’en fiche.

Le vieil homme prit la parole. Artie aimait sa voix. Les vieilles personnes l’avaient toujours rassuré. Il ferma les yeux et l’écouta parler avec sagesse. Il ne saisissait pas toutes les paroles qu’il prononçait, peut-être parce qu’il était trop jeune pour comprendre et qu’il sombrait à nouveau dans un sommeil. Il lutta pour garder les yeux ouverts et suivre la conversation.

Sourire… le vieil homme disait de sourire. Mais il n’en avait pas envie. Il n’en avait plus envie. Une larme roula le long de sa joue.


Aaron l’observait toujours, immobile tel une statue. Ses yeux… Artie eut une sensation de déjà-vu, qui n’était en rien liée à sa première rencontre avec lui. Il chassa cette impression autant qu’il le put puis regarda avec déception le jeune homme, Luc, Virginie et le professeur Nakor – Artie avait grappillé son nom au cours de la conversation – quitter la pièce. Il adressa un signe de main à Virginie pour lui indiquer de ne pas s’inquiéter.

Une fois les autres partis, Aaron s’assit sur le lit désormais vide à côté du sien. Il croisa les mains sur ses genoux, sondant sans se gêner Artie. Ce dernier détourna le regard, qui tomba invariablement sur Ulrich.


- Tu sais, fit Aaron, ce n’est pas en te laissant aller à son détriment qu’il en sera heureux pour autant.

Artie fit revenir son regard sur lui. Le jeune homme aux mèches blondes les observait successivement.

- Se sacrifier pour les autres, c’est une chose noble, déclara-t-il sur le ton de la confidence, mais voir les autres se sacrifier pour nous est écœurant.

Artie plissa les yeux.

- Qui êtes-vous, à la fin ? souffla-t-il.

Pour la première fois, il vit l’ombre d’un sourire éclairer le visage d’habitude si impassible d’Aaron. A côté de lui, Ulrich remua légèrement. Aaron se leva, contourna le lit d’Artie et réajusta les couvertures sur le garçon endormi. Puis il se tourna vers le jeune alité.

- Tu ne le sais pas encore ? demanda-t-il. Je suis Aaron.

Artie leva les yeux au ciel et replaça sa tête sur l’oreiller avec un petit gémissement de douleur.

- Je veux dire… qui êtes-vous vraiment ?

Aaron se pencha vers lui.


- Tu n’aimerais pas le savoir, murmura-t-il.

Artie le regarda du coin de l’œil. Il n’avait pas peur. Plus maintenant.

Aaron se releva :


- Et maintenant, dors. Tu en as besoin. Ne t’en fais pas, je reste ici, près de toi. Je ne m’en irais pas cette fois.

Pourquoi tant de sollicitude, comparé à la dernière fois ? Etait-ce pour se rattraper ? Trop de questions qui s’imposaient en un si cours laps de temps… dormir. Il fallait dormir.

Et c’est ce qu’il fit.

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MessageSujet: Re: [Scénar 5]Last time in paradise Dim 6 Juin 2010 - 23:05

Luc ferma doucement les yeux quand il sentit les mains de virginie étaler la pommade sur son ecchymose. Le premier contact fut froid et douloureux, mais ensuite la douleur s'atténua pour être remplacé par une douce chaleur. Il resta néanmoins attentif aux paroles autour de lui. Virginie qui restait immodérément inquiète, comme en tout temps, et qui essayait de le rassurer, Nakor qui dispensait ses pensées philosophiques, qui tenaient néanmoins d'une logique sage et implacable issue de sa longue vie et expérience. Luc eu un sourire amère.

Malheureusement, quelque soit les bonnes paroles que l'on peut prodiguer, il y aura toujours cet arrière gout de peut mieux faire qui reste, et qui gâchera en permanence toute les bonnes actions que l'on tente. On peut toujours mieux faire, arriver plus tôt, et c'est un véritable poison.

Luc observa Artie. Il semblait chamboulé, mais en même temps parfaitement lucide. Quel gosse. Le fait qu'il demanda à ce que l'on s'occupe en premier de son ami Ulrich lui fit penser à une jeune demoiselle juste derrière lui. Il caressa d'un geste doux l'épaule du jeune garçon, comme pour lui transmettre des pensées tranquillisantes. D'ailleurs il se rendormit, mais plus surement à cause de la fatigue et du choc que par les bonnes paroles transmises par ses ainés.

Luc se redressa, et marcha quelque peu. Il vit une glace et essaya de se retourner pour voir où exactement il avait été marqué. Il vit une large trace bleutée qui lui barrait le dos, un peu au dessus des reins. La seule chose qui arrêtait la trace était l'épaisseur de roche noir qui recouvrait presque intégralement sa colonne vertébrale, comme une seconde colonne articulée. L'ensemble semblait dessiner une croix. Le mutant en eu presque un rire amère. Lui qui avait toujours écarté la religion, voilà qu'il se retrouvait affublé du symbole même d'une des principales religions du monde.

Il revint à son lit, et saisit sa chemise qu'il passa pour se rhabiller. Elle était tachée de sang, mais il s'en fichait. Il en trouverai bien une à lui qui restait dans la chambre de virginie plus tard. Ce n'était pas le moment de s'en préoccuper.

La guerre à laquelle je pense n'est pas comme les guerres que vous avez dépeint Professeur. Là il ne sera peut être pas question d'armée qui fait face à une autre armée, mais plutôt à une population dressée contre une autre... Pensez au génocide qui a eu lieu il y a des années en Afrique, plus particulièrement en Afrique centrale, au Rwanda. Oh je sais bien que les formations militaires locales ont participés, mais ce sont bien des civils qui ont créés de leurs mains l'un des génocides les plus sanguinaires de l'histoire de l'homme.

Il se tourna et regarda le prof droit dans les yeux.

Une fois la folie qui se répend, il faut longtemps et beaucoup de sang avant que des hommes et des femmes sencés parviennent à arrêter la meute.

Espéront qu'ils se dresseront avant que tout n'éclate. Car alors ce ne sont pas des réseaux ou des contacts qui nous sauveront, mais bien notre volonté à survivre. Et ça ne se fera pas sans dommage.


Il avait baissé la voix, car ses paroles ne devaient êtres entendus que des adultes. Il ne voulait pas que de tels propos tombent dans des oreilles non préparées à comprendre la portée de ces dires. Il finit de boutonner sa chemise en acquiesçant à la proposition du professeur.

Très bien je vous accompagne. Bien que celà fasse longtemps que je n'ai pas vu Miss Lemington. La seule fois où je l'ai vue et discutée avec elle, c'était au British Muséum il y a un peu moins d'un an, lors de la conférence sur la mutation.

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Les choses les plus simples sont souvent les meilleures

Souffle de la nuit
sur les cendres de l'espoir
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Virginie Parish

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MessageSujet: Re: [Scénar 5]Last time in paradise Lun 7 Juin 2010 - 22:00

Entendre un (véritable) adulte corroborer son raisonnement alluma une petite lueur dans ses tendres topazes. Nakor avait un don pour rassurer les gens. Il était un peu comme ces grands orateurs de l’antiquité. C’était différent de l’intelligence factuelle. A n’en pas douter il aurait fait un chef juste et généreux. Dans sa passion de vieillard Virginie discernait ses propres pensées. Dans ces mots il y avait un peu de l’engagement de June, de la passion de Valérie et même de la philosophie d’Irène. C’était ce qu’elle admirait de l’humanité depuis la première heure. Jamais trop tard non ! Voilà ce qu’ils avaient besoin d’entendre ici et maintenant.

-« Oui. C’est eux qui on jeté la première pierre. »

Le point de vue de Luc était sensiblement plus défaitiste. Il avait eu une enfance qui le rendait beaucoup plus septique. Sa jeune compagne –puisque leur relation était officielle- comprenait cela. Virginie s’était toujours considérée comme chanceuse. La toute première partie de sa vie, avait été l’exacte reproduction du modèle familial vénéré. Deux parents, un appartement, une école… tout ce qu’il y a de plus ordinaire. Tout ce que la société attendait. Ce n’est que depuis la révélation de sa mutation, que les choses s’étaient visiblement dégradées. Et on lui avait brutalement ouverts les yeux. Pourtant son séjour à l’Institut lui avait permit de contrecarrer en partie les effets malsains. Même dans la tempête elle voyait un phare. Accompagné d’un geste de réconfort la demoiselle argua doucement.

-« On trouvera le Contrepoison. »

En d’autres circonstances elle aurait même rit de cette réponse. Elle lui était venue sans préméditation. Un petit morceau de sa rébellion silencieuse. Personne ne savait encore… Sand Petal aurait de quoi accuser le monde ! Il ne sortirait pas indemne de cet affront ! Ils avaient attaqués les siens. Virginie avait beau aimer, elle ne resterait pas muette, devant tant de cruauté. Oui pour une fois elle serait celle qui canaliserait l’inquiétude de son ami. Prés du vieux professeur elle se sentait bien. Il avait une aura qui calmait l’esprit le plus chamboulé. La jeune étudiante regardait Luc et Aaron veiller les deux enfants. Sans le vouloir, ils donnaient déjà corps, aux idées qui les sauveraient. Le patriarche trouva finalement place au pied des lits. La jeune fille resta assise, là où elle était et écouta avec déférence.

Un discours enflammé. Virginie ressentait une bouffée de fierté pour ce papy adoptif. Il était un formidable exemple à suivre. Tout comme Arthur qui se désintéressait de lui-même. Tous lui donnaient raison à se battre. A endiguer la peur et à mordre l’injustice. Les yeux de Virginie le détaillèrent avec affection. Ils se ressemblaient tous les deux. Deux amis, sans faille, qui ne savaient pas bien ce qui les attendaient. Son regard glissa sur Aaron il paraissait serein. Son intuition lui disait qu’Artie n’était pas n’importe qui pour cet inconnu. Bien sûr Parish n’avait pas de frère, mais Koji avait finalement prit un rôle qui y ressemblait et c’est la même lueur qu’elle découvrait parfois dans ses yeux. Alors elle avait envie d’être confiante.

Sa silhouette de Luc en mouvement. Il n’en fallait pas plus pour la distraire. En effet la blessure n’était pas belle à voir. Une plaie de guerre, une marque de bravoure. Son front se plissait de contrarié. Seulement parce qu’ils étaient mutants…. Au fond d’elle Virginie comprenait d’où venait la force des héros. De lui aussi, la jeune fille prendrait –grand- soin. Il était arrivé juste au bon moment. Son esprit d’amoureuse en apprentissage profitait de cette chance. Elle espérait aussi qu’il resterait à Londres. Au moins pour le temps que cette affaire soit résolue.

Au fil des retrouvailles sa présence était devenue un nouveau pilier. Et à vrai dire, dormir seule, après tout ça lui semblait détestable. Inimaginable comme la vie peut vous rendre lucide sur ce qui naguère apparaissait en épreuve. Elle… épanouie au contact d’un autre. Etait-ce l’assurance de Luc ? La stabilité de son existence ? Son simple désir de grandir et de connaître la vie… C’était encore une délectable nouveauté. Ceci dit la mise à plat du jeune étudiant la ramena en une seconde au présent. Ses paupières papillonnèrent prisent en faute de rêverie.

-« Si personne ne se dresse nous le feront. On en a les capacités. »

Artie lui faisait un signe de main alors qu’elle lui adressa un dernier petit sourire. Tout en lui promettant de revenir au plus vite près de lui. Elle ne put se retenir de lancer un regard d’avertissement au dernier entré. Et les trois pensionnaires marchaient dans le couloir en chuchotant. Virginie ralentit le pas. Ils avaient tout les deux un plan impossible. Ils faillaient qu’ils prennent en compte un détail de taille.

-« Samarah a disparu depuis au moins trois jours. Olga me l’a dit ce matin. Olga ne se trompe jamais. Sans les ennuis d’Artie je serais déjà allé chercher. C’est inquiétant. Il faut d’abord prévenir madame Hara. Croyez-moi. »

Il fallait aussi qu’elle prévienne une autre personne. Rien que d’y penser son cœur se nouait de tristesse. Mais elle ne pouvait pas cacher une telle chose à June. Peut être l’humaine serait-elle quelque chose. Peut être les traiterait elle seulement d’idiot en donnant une explication. Le futur père allait encore une fois maudire la petite assistante. Virginie, glissa sa main dans la poche droite de sa robe, pour prendre le cellulaire n°2. Son geste avait été assez mécanique pour peut être passé inaperçu. Et puis depuis quelques semaines son rôle à la Lib Corps avait été découverts par certains. Il n’était plus l’heure de se protéger elle. Tout en marchant jusqu’au grand bureau son ton devint celui de la messagère.

-« June… »

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Je reviendrais !!

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Nakor

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MessageSujet: Re: [Scénar 5]Last time in paradise Jeu 10 Juin 2010 - 20:41

Luc insistait, le pauvre enfant, il avait du voir une vie difficile et il était plein de l'amertume de ceux qui, héroïques au possible, regrettaient toujours de ne jamais avoir fait assez. Avec le temps, Luc finirait par comprendre que non, on ne pouvait pas arriver toujours plus tôt, c'était une fausse idée, une idée dangereuse, personne n'avait la main mise sur l'avenir, ni sur le sien ni sur celui des autres. Nakor se permit donc d'en rajouter couche.

"Un jour viendra mon jeune ami, où vous comprendrez là où je veux en venir, en tout cas votre ardeur à la tache vos honneur véritablement!"

Et Nakor tapota l'épaule du jeune homme avant que celui ci ne continue. Virginie intervint elle aussi et Nakor glissa simplement un énorme clin d'oeil à la jeune fille. Elle était pleine de vie et de confiance en l'avenir! C'est exactement ce qu'il fallait garder à l'esprit dans une telle situation. Ils en vinrent à parler de guerres et de la folie des homes. Le vieillard acquiesça et alla, sur un ton décidé, les yeux bleus plongés dans ceux de Luc, dans le sens de Virginie

"Oui de telles guerres sont bien les pires qui soient et le génocide du Rwanda en est un infernal exemple ... heureusement les terribles erreurs du passé ne sont pas oubliés par tous! Nous agirons avant que la folie ne se répande et nous panseront la plaie avant qu'elle ne saigne. Et puis la majorité des gens n’est pas aussi folle qu’on ne le croit. Bien sur nous aurons des difficultés et nous subirons des dommages … mais c’est un prix à payer pour que le plus grand nombre puisse profiter du mieux que l’on peut offrir. Ainsi va le monde."

Puis chaque adulte présent dans la pièce accepta de suivre Nakor dans les couloirs. C’est donc le bruit de la canne du professeur qui accompagna la sortie des trois compères. Ils se mirent à chuchoter comme s’ils conspiraient tous trois et Virginie apprit à Nakor que Samarah n’était plus présente depuis trois jours. Nakor arqua son sourcil droit et se tourna vers elle. Elle termina sur un conseil notablement intéressant et Nakor parla assez fort pour être entendu par Luc et Virginie mais personne de plus.

"Il est tout de même inquiétant, dans un tel contexte, que de savoir Samarah disparue … elle ne quitte jamais les lieux sans laisser une explication à quelqu’un ! Cela ne me plait pas beaucoup ! Filons voir si Koyuki est là … mais !"

Puis le vieillard laissa sa phrase en suspend. Nakor accéléra subitement le pas en direction du bureau de Koyuki. Une vitesse de déplacement qui était étonnante pour un vieil homme qui avait dépassé les quatre vingt dix ans. En effet, le professeur pensait que la directrice de l’Institut Moderne n’était pas présente. Cela faisait longtemps qu’elle avait momentanément abandonné ses fonctions et que Samarah veillait pour elle. Nakor le savait surtout qu’il avait rencontré Koyuki Hara dans le monde virtuel lorsqu’il était à l’hôpital. Il entendit alors la jeune Virginie prendre contact avec June. June … la June qui travaillait à la Lib’Corp. Nakor fit semblant de n’y prêter aucune attention et trouva enfin le bureau de Koyuki Hara la chef de l’Institut. Nakor frappa à la porte et n’attendit pas une réponse il fit tourner la poignée. Mais rien ne vint ! La porte était fermée. Nakor souffla longuement et ajouta


"Elle n’entend peut-être pas très bien … à son age !"
"Koyuki ? C’est Nakor, nous avons besoin de te voir !"

Afin d’être sur que, si elle était présente, elle l’entendrait et le reconnaîtrait avant de le geler sur place.

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Dernière édition par Nakor le Sam 12 Juin 2010 - 12:38, édité 2 fois (Raison : Koyuki)
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Artie Chastel

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MessageSujet: Re: [Scénar 5]Last time in paradise Ven 11 Juin 2010 - 21:06

Le second réveil fut un peu plus calme, quoique toujours aussi nébuleux. Artie avait le sommeil lourd. Il battit plusieurs fois des cils pour chasser la torpeur, puis tourna la tête vers le lit voisin. Presque instantanément, et comme le hasard faisait si bien les choses, Ulrich ouvrit lentement les yeux. Ni l’un, ni l’autre ne dirent mot. Juste le regard. Il n’y avait aucune incompréhension, aucune détresse, aucun message véhiculé dans cet échange. Ce n’était qu’un regard. Ulrich détourna les yeux, le visage impassible. Artie, en cet instant, n’eut plus que l’envie de disparaître, pouf, comme ça. Ta-da, disparu.

Il entendit une voix provenir du couloir. Quelques secondes plus tard, son cerveau eut un déclic et il réalisa que c’était celle d’Aaron. Il ne parlait pas fort, et Artie dut tendre l’oreille pour capter ses paroles.

- … l’est ici, à l’Institut. Non non, c’est un type maqué avec une de ses copines qui l’a ramené. Mmh, mmh. Ne t’inquiète pas. Oui, moi aussi.

Il y eut un bip !, un petit clapet qu’on referme et le jeune homme reparut sur le seuil de l’infirmerie. Artie, le cœur battant à tout rompre, n’eut qu’un instant pour faire mine de s’être réveillé au moment même et regarda le grand blond d’un œil vitreux. Celui-ci s’accouda contre l’encadrement de la porte. Son regard tomba sur Ulrich.

- Bien dormi ? lança-t-il.

Ulrich resta silencieux. Sans prêter attention à Artie, il finit par grogner :

- Vous êtes qui, vous ?

- Arthur ne t’a pas parlé de moi ?

Ulrich ne réagit pas. Pas étonnant. Quoique, d’une certaine façon, Artie en fut soulagé. Aaron lui jeta un coup d’œil avant de continuer :

- Je suis Aaron. Un ami d’Arthur. Et toi, tu es Ulrich, non ?

Artie s’attendit une fois de plus à ce que l’interpellé ne réponde pas mais Ulrich prit une grande inspiration et lâcha :

- Oui.

Sa voix était nasillarde. Son nez avait-il été cassé dans la bagarre ? La vision fugitive de son ami à terre, le nez en sang, traversa son esprit et il eut un affreux frisson le long de l’échine. Aaron hocha la tête, leur adressa un minuscule sourire et déclara :

- Bon. Je dois y aller. Soignez-vous bien.

Leur tournant le dos, il quitta l’infirmerie d’un pas vif, sans un regard en arrière. Artie, dont le rythme cardiaque commençait réellement à s’exciter autant qu’un batteur de Power Metal, n’y tint plus et finit par décider qu’il fallait qu’il sache. Le garçon, avec des gestes qu’il essayait de faire rapides, non sans douleur, s’extirpa de son lit en grimaçant. Il ne prit pas la peine de remettre ses chaussures rangées au pied de la couche, et s’approcha de la porte. Il fit un pas en avant pour sortir, s’immobilisa, et se retourna. Ulrich s’était rendormi. Ou alors faisait semblant, ce qui était plus probable. Tant pis. Pour une fois, il passait en arrière-plan.

S’engageant dans le couloir, Artie réalisa que ses épaules et surtout son ventre étaient extrêmement douloureux. S’il se mettait à rire, il serait sans doute couché dans la seconde qui suivait. Mais, rire de quoi ?


La silhouette d’Aaron venait tout juste de disparaître à l’autre bout du couloir. Artie la rejoignit en trottinant. Il vérifia, avant de tourner à l’angle, que le jeune homme ne se méfiait de rien. C’était le cas. Il le suivit donc, aussi discret qu’un flocon de neige dans un blizzard, le parquet et l’absence de chaussures à ses pieds lui permettant de ne faire aucun bruit.

Mais où allait-il comme ça ? Aaron descendit les escaliers et se rendit à l’arrière de la demeure. Artie le suivit à distance respectable pour ne pas être vu. Enfin, il s’arrêta… devant une porte où se trouvait le reste du groupe présent précédemment dans l'infirmerie.

Artie resta dans le couloir, caché, indécis. Cette porte, c’était celle du bureau de la directrice, Koyuki Hara.

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June Appleby

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MessageSujet: Re: [Scénar 5]Last time in paradise Sam 12 Juin 2010 - 0:17

Message déposé immédiatement sur le communicateur de Virginie après avoir pris connaissance de son message. Si la voix de l'adolescente paraissait peu à l'aise, celle de l'adulte est en revanche totalement paniquée.

"Virginie ? Allez immédiatement voir Koyuki, elle sait peut-être... Faites le tour du domaine, fouiller tout de fond en comble et défoncer la porte de sa chambre si nécessaire. Ce n’est pas dans ses habitudes de disparaître comme ça. Je… ne peux pas venir. Ni aller là-bas. Je suis sans nouvelle de lui aussi…Virginie, je crois que quelque chose de grave est arrivé"


Je vais partir d’ici… Je sais où aller. Je vais me débrouiller. Ne te tracasse pas pour nous. Retrouvez-la d’abord. C’est le plus important. Et tiens-moi au courant s’il te plaît"

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-Tellement improbable qu'il a surgit sans prévenir...
Et lorsqu'il a frappé, il était déjà trop tard !
-

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Gaël Calafel

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MessageSujet: Re: [Scénar 5]Last time in paradise Dim 13 Juin 2010 - 7:48

Le Dossier.

Le Dossier avait été le fruit du travail d'une classe entière de lycéen et avait été constitué dans le but de faire un voyage à l'étranger permettant aux étudiants (et à quelques chanceux professeurs qui avaient accepté de contribuer au projet) d'aller étudier de plus près la culture italienne. Enfin ça, c'était la version papier.

Du point de vue des étudiants, le Dossier était plutôt un projet sur lequel ils avaient accepté de passer un quart d'heure chacun (et encore, pas tous) pour pouvoir profiter d'une semaine loin des préoccupations scolaires, à manger des pizzas et des glaces. Quelque chose d'indispensable par bien des côtés..

Maintenant le Dossier était fini et il fallait le rendre à Mlle Hara, qui s'occuperait de le valider ou pas. Mais il n'y avait aucune raison que la réponse soit négative, n'est-ce pas ?

C'était Gaël qu'on avait chargé de transporter le précieux document (ou peut-être avait-il lui-même proposé d'y aller, il n'arrivait pas à s'en souvenir) et c'était donc d'un pas décidé qu'il s'était dirigé vers son objectif. Pour trouver un obstacle. Quatre personnes qui se plaçaient entre lui et le bureau.

Il décida que c'était un présage plutôt mauvais qui indiquait sans doute de futurs ennuis. Pas la peine d'être quatre quand il s'agit d'une banale tâche administrative. Il décida aussi que ce signe était insuffisant pour lui faire rebrousser chemin, surtout s'ils venaient demander à la directrice de se déplacer auquel cas il n'aurait pas l'occasion de lui remettre le Dossier immédiatement s'il se contentait d'attendre la suite.

Gaël les rejoignit donc le plus silencieusement possible et en restant dans leur dos, pour tenter d'en apprendre plus sur les raisons de leur présence. En s'approchant, il crut reconnaître Virginie mais sans en être sûr, sa position ne lui permettant pas de distinguer son visage.

La pointe acide de la curiosité vint se ficher dans son esprit. Si deux des personnes du groupe (dont la supposée Virginie) semblaient avoir plus ou moins son âge, les deux autres avaient l'air bien plus âgées et Gaël ne parvenait pas à trouver une explication valable à la constitution de ce groupe. Autant se faire discret pour le moment dans l'espoir d'en apprendre plus, et qui sait ? Cela pourrait peut-être même alimenter les ragots pendant un jour ou deux.
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Koji Ashton

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MessageSujet: Re: [Scénar 5]Last time in paradise Dim 13 Juin 2010 - 16:39

« Monsieur Ashton ! »

Koji observait d'un air rêveur les nuages d'un blanc neigeux qui s'accumulaient au-dessus des grattes-ciels du quartier d'affaires de Londres. De temps à autre, des hommes en costume qui passaient, avec leurs mallettes noires à la main, le pas pressé, jetaient un regard un peu suspicieux sur ce jeune homme, assis sur un banc du parc, qui regardait passer les oiseaux et les nuages. Mais l'argent n'attendait pas, et ils n'avaient pas vraiment le temps pour le soupçon.

« Vous êtes comme un petit mystère, pour nous, Monsieur Ashton. »

Il y avait à Londres toute sorte de parcs. Koji était persuadé de connaître chacun d'entre eux. Jusqu'à la moindre feuille, jusqu'au moindre gravillon. Bien sûr. Si l'on ôtait tous les immeubles, tout le paysage, tout le quartier qui entouraient un parc, il était encore possible, en l'observant lui seul, ses bancs, ses arbres, les gens qui y passaient, de savoir dans quel genre de quartier il se trouvait. C'était même un exercice très facile.

« Vraiment ? »

Ce parc-là, par exemple. C'était un parc où les immeubles aux innombrables bureaux jetaient leurs ombres. Il n'y venait jamais personne, sauf à midi. A midi, des cadres, des financiers, venaient s'asseoir pour fumer une cigarette, manger un sandwich. C'était probablement le même sandwich que mangeaient dans un autre parc des lycéens. Mais les lycéens discutaient de leurs notes et de leurs professeurs, et les financiers échangeaient des millions de dollars et des tonnes de blé en mordant dans leur sandwich au jambon.

« Voyez-vous, vos récents succès en bourse n'ont pas manqué d'attirer l'attention.
- Vous m'en direz tant, Wes. »


Koji avait finalement daigné se redresser un peu, et poser son regard noir sur Wes Hepson. Wes Hepson, et son costume trois pièces un peu démodé, ses lunettes rondes, et son éternel sourire de grand-père inoffensif. Wes Hepson de Hepson et Associés. Celui qui achetait des entreprises par douzaines comme d'autres des oeufs. Il les brisait, il faisait des omelettes. Il construisait des consortiums, des holdings, des compagnies-écrans.

« Ah, cher Monsieur Ashton, j'ai moi-même un petit goût pour les mystères. Vous savez, quand j'étais enfant, je lisais les aventures de Sherlock Holmes. Je veux dire, tard, quand j'étais censé dormir, je me cachais sous mes couvertures, avec une lampe de poche, et je lisais jusqu'au petit matin les aventures de Sherlock Holmes. Les mystères ont toujours été ma petite distraction. Mon petit plaisir. »

Il avait sorti sa pipe, bourré précautionneusement avec du tabac, et allumé malgré le vent qui soufflait sur le parc, et que les immeubles gigantesques ne suffisaient pas à contenir. Les mèches brunes et blanches de Koji s'agitaient devant ses yeux, alors que le jeune homme promenait son regard avec un soupçon d'ennui manifeste sur le parc encore désert – déserté sauf par les pigeons. En quête de quelques miettes de pain abandonnées après la pause-déjeuner de la veille.

« Tant d'argent, gagné en si peu de temps. On dirait presque que vous avez des ordinateurs plus puissants que les nôtres pour calculer les cours de la bourse. »

Avec un soupir méditatif, Wes Hepson envoya une bouffée de fumée dans l'air. Rejoindre les nuages neigeux. Koji, pour sa part, avait commencé à examiner avec un intérêt profond les ongles de ses mains.

« Mais, cher Monsieur Ashton, je suis sûr qu'il n'y a pas d'ordinateurs plus puissants que les nôtres. Alors, bien sûr, je suis un vieillard. Je ne connais rien à ce genre de choses. Mais j'engage des gens très compétents, et je les paye très cher, pour m'assurer de cela. C'est curieux, n'est-ce pas, que quelqu'un comme vous, si jeune, sans employé, puisse se débrouiller aussi bien, et parfois mieux, qu'un groupe comme le mien. Très curieux, en vérité. »

Koji releva les yeux vers les nuages.

« Il va pleuvoir, Wes. J'en suis presque sûr. »

Quelque chose – quelque chose d'infime – la manière de fumer, les coins de ses lèvres contractés dans un sourire un peu moins sincère, ou bien encore une certaine froideur dans le regard, peut-être – indiquait à Koji qu'il venait de pousser la patience de Wes Hepson à bout. Ce qu'il était, à vrai dire, notoirement aisé de faire.

« Koji. Entendons-nous bien. Nous avons surveillé les sommes que vous gagniez. Nous avons essayé de suivre cet argent. Ecoutez moi bien, jeune homme. Je fais ce métier depuis des années. Avant même votre naissance. Je reconnais votre talent. Vous avez construit un dédale financier. Très bien. Mais vous ne tromperez pas indéfiniment Wes Hepson, c'est moi qui vous le dit. »

Koji n'ignorait pas les histoires qui couraient sur Wes Hepson. Histoire de financiers trop audacieux mystérieusement ruinés. De cambriolages qui auraient opportunément mal tournés. Ce genre de choses.

« Hmm ?
- Je vais vous faire une offre. Parce que je respecte votre maîtrise. Mais si vous refusez, je vous brise, Ashton. Je vous brise. Vous arrêtez. La spéculation, la Brouse, les marchés financiers. Vous arrêtez. Et moi, je n'enquête pas. Et personne ne posera de questions sur votre argent qui disparaît dans les méandres du système. »


Koji se leva de son banc, pour essuyer d'un revers de main son manteau, puis perdre son regard dans la contemplation des rues, froides, insensibles, de ce quartier moderne.

« D'accord.
- Vous acceptez ?
- J'accepte.
- Sans conditions ?
- Hmmm... Non. Bonne journée, Wes. »


Le jeune homme prit congé de son interlocuteur avec un sourire un distrait, à moitié dissimulé par l'écharpe (que Koji choisissait désormais avec des teintes argentées, pour qu'elle se mariât bien à sa couleur de cheveux), et d'un pas de promeneur il sortit du parc, parcourut quelques rues, avant de retrouver sa voiture.

Sa voiture. Il avait passé son permis. Jamais le moniteur de l'auto-école n'avait vu un jeune homme capable d'apprendre si vite. De se familiariser en quelques secondes avec le code de la route. Le maniement de la voiture. Même la mécanique. Koji avait passé son permis avec un sens de la perfection qui avait désespéré les autres candidats (qui eux le ratèrent tous). Et puis il s'était acheté une voiture.

Sa voiture. Elle coûtait bien sûr horriblement cher. Les vêtements que Koji portaient, les restaurants qu'il fréquentait, tout coûtait toujours horriblement cher. Et tout se distinguait par ce luxe discret, qui n'est vraiment sensible, dans toutes ses nuances, que par ceux qui y sont habitués. Il fallait un oeil de connaisseur pour savoir que cette élégante voiture noire n'avait rien à envier à la puissance des décapotables plus démonstratives. Koji avait eu envie d'un véhicule dans lequel il se sentît plus en sécurité que dans la vieille Cadillac de Virginie (dont il reconnaissait bien sûr les loyaux services).

En roulant vers l'Institut, il écoutait d'une oreille la radio. Les tensions qui s'exacerbaient. Il avait senti, lentement, suinter de la société malade une nouvelle haine purulente contre les mutants, il voyait partout la peau se craqueler, et prête à se fendre. Le monde était proche d'une nouvelle hémorragie. Il n'avait pas eu besoin de la radio pour cela. Il avait ses amis. Répandus dans le monde, dans les milieux scientifiques et artistiques, parfois quelques politiciens. Parfois. La nausée montait – partout.

Virginie ne lui en avait pas parlé. Elle voulait le protéger, bien sûr. Il ne pouvait que lui en être reconnaissant. Parfois, il regardait les fines cicatrices sur ses poignets, et il songeait que Virginie lui avait sauvé la vie. Et qu'elle essayait, encore, et toujours, de le faire. Et Gaël aussi. En songeant à Gaël, Koji faillit ne pas apercevoir un panneau – pied sur le frein – arrêt brutal. Quelques coups de klaxon.

Gaël.

Redémarrage. Quelques minutes plus tard, sa voiture se rangeait dans le garage de l'Institut. Il y avait celle de Virginie. Les voitures des professeurs, et de quelques autres élèves. Koji sortit. Retour à sa chambre. Il lança ses clefs au hasard sur une pile de feuilles, et fit naître une cascade de documents qui s'écoula jusqu'au pied de l'étagère. Après avoir abandonné son écharpe et son manteau, le jeune homme se mit à errer dans les couloirs.

Il faisait cela, de plus en plus. Pour croiser des gens. Sans vraiment leur parler. Juste quelques mots, échangés. Mais il écoutait tout. Il voyait tout. Les inflexions de voix, les gestes minuscules, son esprit les saisissait, les analysait, les interprétait. Koji prenait le pouls de l'Institut. Il était devenu une silhouette à la fois familière et fantomatique pour ses camarades.

Etait-ce que les conversations des couloirs parlaient des nouveaux arrivés de l'infirmerie, ou que d'autres signes infimes avaient appris à Koji que quelque chose se passait ? En tout cas, le jeune homme dirigea ses pas vers l'infirmerie, avant de soudain les détourner – vers le bureau de la directrice. Parfois, il marchait de la sorte : lentement. C'était un peu comme un chien de chasse sur une piste encore fraiche. Ses yeux allaient et venaient, partout, ils regardaient le sol, les murs, le plafond, les visages. Ils décryptaient.

Son flair ne l'avait pas trompé. Bientôt, le petit attroupement à la porte du bureau se dessinait sous son regard. Il observa les mines. Les gens. La composition du petit groupe. Les vêtements. Les chaussures. En une demi-seconde. Alors son regard se fit un peu soucieux. Un peu. Avant de reprendre son air désinvolte. Son flegme légendaire.

Koji se glissa vers Gaël, qui n'était pas encore tout-à-fait aggloméré au groupe. Pour se tenir lui-même juste derrière lui, et murmurer à son oreille.


« L'Italie, c'est un bon choix. Florence. Florence c'est magnifique. »

Mais ce disant, ses yeux eux se faisaient beaucoup plus timides, et évitaient soigneusement de regarder Gaël, pour observer plutôt Virginie. C'était sans doute le sérieux de la situation qui l'exigeait. Sans doute.
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Virginie Parish

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MessageSujet: Re: [Scénar 5]Last time in paradise Dim 13 Juin 2010 - 19:00

(HJ: Pour cordonner)

Virginie partageait l’inquiétude de Nakor. Depuis qu’elle était entrée à l’Institut la Cerbère n’avait jamais quitté l’enceinte plus d’une journée. Le plus souvent c’était encore pour les affaires du manoir qu’elle partait. Alors trois jours il y avait malheureusement de quoi s’alarmer. Elle pouvait suivre le rythme de n’importe quel mutant dynamique. Elle aurait même été tentée de prendre les devant. Mais Virginie avait un sens aigue de la politesse. Qui plus est, son séjour à en communauté, lui avait irrémédiablement apprit à travailler en groupe. Plus encore depuis que la Lib’ corps l’avait engagée et que la coordination leur évitait de sombrer. Alors au lieu de ne compter que sur elle seule elle découvrait la collectivité. Si cela ne la mettait pas toujours à l’aise, au moins, elle n’était plus seule.

Ils arrivèrent devant la porte, plus vite qu’un élève envoyé vers le sermon. A voir leurs traits tendus beaucoup de pensionnaires s’étaient retournés sur leur passage. Que se passait-il ? L’épisode désastreux du passage à tabac courait déjà probablement sur toutes les bouches du rez-de-chaussée. « Ca », plus un professeur une élève et un externe, courant vers la directrice… le secret était impossible. Virginie espérait que cette alarme n’allait pas avoir des conséquences sur le repos des deux jeunes garçons. Qu’on laisse ses amis en convalescence.

Sa silhouette resta en retrait. Humble comme elle l’était en présence d’une autorité. Au professeur d’annoncer les faits. Ici, mademoiselle Parish était une élève, ni plus ni moins. C’était heureux ! Pour une fois elle n’aurait pas à prendre les devants. Enfin… en théorie. Virginie avait progressivement prit la mauvaise habitude de : prendre les devants, tout justement. Ils attendirent. Derrière eux la foule grandissait. Non pas d’attroupement… c’était bien une chose qu’elle ne supportait pas, même ici. Son cœur commença à accélérer. L’avertissement de son communicateur arriva même à la faire sursauter.

La voix de June fit monter son adrénaline d’un cran. L’inquiétude était bien plus importante que ce qu’elle n’avait pensé. Et… les raisons étaient multiples. Au fur et à mesure que l’humaine l’informait son visage perdait de sa couleur. Son souffle se bloqua au moment où Kenjss arriva sur la liste. Mon dieu. Il n’y avait pas de hasard possible. Le Cercle. Sa main trembla. Cette main si sur qui pouvait porter des briques ou panser. Voilà le premier mot qui explosa dans son crâne. Le Cercle. Samarah, Kenjiss, peut être Koyuki alors ! Elle était incapable de parler. Sa gorge empêchée par un nœud de panique. Ils allaient en profiter. Il fallait qu’elle prévienne Nakor. Il fallait qu’elle partage cette affreuse nouvelle.

Inspirer. Sa main glissa vers la poche gauche pour ranger le communicateur. Aucun son ne lui parvenait. C’était comme si son cerveau refusait de traiter toutes les données simultanément. Au même titre qu’elle pouvait entendre le couinement des souris elle pouvait occulter le champ sonore. « Se débrouiller » sa patronne allait se débrouiller. Une femme enceinte -venant d’apprendre que le père de son enfant et une amie chère avaient disparus- pouvait-elle se débrouiller seule ? Virginie attrapa le portable de la poche gauche. Léa. A cette heure elle avait finis les cours. Léa pourrait au moins aller l’aider à faire un bagage. Peut être même l’accompagner. Oui ce serait mieux.

« June doit partir en urgence. Un souci. S’il te plait va voir si elle s’en sort. Je crois qu’elle va avoir besoin d’aide. Tiens-moi au courant. Bisou. V. »

Quant à Samarah… il faudrait aller vérifier à l’extérieur. Olga ne pouvait pas avoir cherché partout. Même si honnêtement les faits allaient contre eux. Ne pas paniquer entièrement. Il y avait un infime espoir. Virginie n’osa pas regarder Luc. Elle savait que face à lui elle se comporterait pire qu’une enfant. Laissant les larmes qui la narguaient couler sans retenue. Maintenant. Elle posa une main sur l’épaule de Nakor. Ses yeux bleus complètement angoissés le fixèrent avec force. Avant qu’il n’objecte quoi que ce soit le murmure frappa avec désarroi :

-« Monsieur Kenjiss le directeur de la Confrérie moderne a disparu lui aussi. »

A lui de faire les suppositions qui s’imposaient à voix haute. Ce n’était pas son tour cette fois. Pour les recherches il y avait bien des personnes à solliciter. C’était une affaire pour tous les mutants en vérité ! A la Liberty, ceux qui s’occupaient du Fil, étaient assez doués pour retrouver les mutants. Un nom vite. Dona. Dona Thousand, la sœur d’Emily. Virginie ne lui avait parlé que quelque fois. Elles ne s’occupaient pas des mêmes étapes du réseau. La jeunette était une sorte de secrétaire. Dona, elle, était sûr le terrain. Mais avant ça il fallait au moins essayer par eux-mêmes. Alors… voilà encore une fois elle voulu agir plus :

-« On m’a conseillé de chercher dans les alentours. On pourrait faire une battue. Il y aura peut être des indices. J’ai une voiture je peux commencer à aller chercher. »

Son corps se tournait déjà vers la sortie. Ils n’avaient pas besoin d’être trois pour relater les événements. Le temps comptait. Surtout, si on la forçait à rester immobile, ses nerfs allaient craquer. Luc pouvait choisir. Il serait efficace en interne comme en externe. Même si sa préférence à elle était d’être près de lui. Bien sûr. Et Koji… où était Koji ? Dans ce genre de situation son esprit éclairé devenait un vrai phare pour la jeune fille. Il n’avait peut être pas encore lu son message. Elle n’inciserait pas. Malgré son besoin de lui elle le laisserait tranquille.

Ses yeux se détournaient de la porte pour vérifier le couloir. Ho ! Tous les deux là. Son regard s’illumina de reconnaissance le temps d’un piteux sourire. A quatre jeunes ils allaient y arriver, non ? De l’optimisme jeune fille. Malgré la nausée. Dire que c’était en pleine crise que Virginie pouvait enfin les présenter l’un à l’autre. L’ironie du sort ?

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Je reviendrais !!

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Nakor

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MessageSujet: Re: [Scénar 5]Last time in paradise Dim 13 Juin 2010 - 20:13

Nakor avait un avis que peu de personne partageaient. Il pensait profondément que, lors d'une crise de grande envergure, toute personne touché de prés ou de loin devait être prévenu du danger. Les sourcils froncés, Nakor réfléchissait profondément. En effet, toute cette histoire, la disparition de Samarah la recrudescence de violence envers les mutants. Tout cela était quand même inquiétant et le vieux professeur se disait que, si l'école devait subir une attaque, il fallait que chaque étudiant soit prévenu. Peu importe l'âge des étudiants. Tous avaient et pouvaient jouer un rôle important. Chaque mutant pouvait intervenir, chaque don pouvait être utilisé pour une meilleure défense et Nakor préférerait mourir que de voir un enfant tué parce qu'on avait voulu lui éviter de se faire du souci. C'est donc tout en avançant vers la porte de la directrice que Nakor avait l'esprit en ébullition. Enseigner à de jeunes étudiants lui avait permit toute sa vie de garder une capacité de réflexion active et forte même à plus de quatre vingt dix ans. Certains élèves qui attendaient d'aller en cours, suivirent au moins du regard le groupe de trois se diriger vers la porte de Koyuki Hara. Le vieux fou s'en moquait, puisque dans son esprit, tous devraient être informés de ce qui se passait. La jeune Virginie prit de nouveau le téléphone, parla encore de June, qui semblait avoir des problèmes. Une main se posa alors sur l'épaule du vieillard. Il se retourna en direction de la jeune femme et observa, un brin étonné, la jeune femme en pleur lui donner une information qui mit son cerveau encore plus en ébullition. Il fronça un brin les sourcils des deux yeux cette fois et n'attendit pas pour prendre la parole. A force de passer du temps avec la jeune élève, Nakor savait qu'elle avait tout de même besoin d'un peu de soutien. Elle ajouta rapidement qu'il fallait peut être faire une battue. Nakor prit la parole sur un ton sur de lui.

"Si j'étais le directeur de cet établissement je serai déjà en train de réunir l'ensemble de l'Institut, élèves comme enseignants et je lancerai en effet des recherches aux alentours de notre bâtiment, par équipe de trois ou quatre. Mais je ne le suis pas. Je vais aller parler avec Koyuki, vous n'êtes que deux jeunes qui ne lui feront pas front, et à mon âge, je n'hésiterai pas à la secouer pour que des décisions soient prises rapidement. Je ne te le cacherai pas : ce que tu viens de me dire m'inquiète! Une disparition simultanée peut être une coïncidence, mais cela peut ne pas l'être aussi. Avec cette recrudescence de violence contre nous et ce Cercle infernal ... qui sait ce qui est arrivé! En tout je n'aime pas les hasards, et je n'aime rien laisser à l'aveugle, si Samarah et Kenjiss ont disparu et que la Lib'Corp prend ça au sérieux ... nous ne pouvons pas perdre de temps, sans être alarmiste, mais les choses doivent être prises au sérieux. Qu'aucun de vous ne reste seul, est ce que c'est clair! Luc, tu vas aller avec elle. La solitude entraine la faiblesse! Nous ne pouvons pas nous payer ce luxe. Je m'occupe de Koyuki et je prend contact avec vous rapidement ... par téléphone!"

Nakor fouilla dans sa poche et en sorti un vieux téléphone portable, pas du tout à la mode, mais encore très fonctionnel. Il le tendit vers Virginie et ajouta avant qu'elle ne parte

"Compose ton numéro sur mon téléphone mon enfant ... je l'enregistrerai ensuite et comme ça nous pourrons rester en contact!"

Nakor attendit de reprendre son téléphone et glissa

"Aller ... mais prenez garder! Soyez vigilant, autant aux indices qu'à vous même, partez vers le sud de la propriété sur la grande route, comme ça, si nous cherchons ensuite Samarah, nous pourrons nous cantonner au reste. Bonne chance et à très vite!"

Nakor était clairement passé sur un autre registre : celui de l'action, rester ici devant une porte à trois était absolument inutile. Et même si Samarah avait simplement décidé de prendre des vacances, un petit coup de stress ne serait pas perdu et tout rentrerait dans l'ordre encore plus vite. Nakor regarda un dernier instant les deux jeunes partir puis se retourna et frappa à la porte de la directrice, ne voyant même plus Virginie dans son dos, rencontrer un des élèves de l'école, si ce n'est plusieurs.

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Koji Ashton

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MessageSujet: Re: [Scénar 5]Last time in paradise Lun 14 Juin 2010 - 1:06

Koji était excessivement préoccupé par la situation. Le discours énergique de Nakor l'avait largement clarifiée pour le jeune homme, et les derniers détails que ses observations indirectes n'avaient pas pu lui apprendre prenaient maintenant place dans son esprit. Si Kenjiss et Samarah avaient tous les deux disparus, il n'y avait guère que deux éventualités à envisager : ils s'étaient entretués ou bien on les avait enlevés.

Ces perspectives peu heureuses ne devaient pas affecter le jeune homme au point de lui briser tout à fait le moral, puisqu'il continuait promener sur les murs et les gens qui étaient là un regard un peu distrait, en fredonnant une valse autrichienne que, par certains détours de sa mémoire, le dossier de Gaël, et avec lui l'Italie, venaient de lui rappeler. Il avait entendu cette valse d'une oreille, il y avait de cela quelques années, et la restituait à présent, quoique un peu distrait il était vrai, note par note avec une exactitude parfaite.

Son regard avait finalement décidé de s'arrêter, et il détaillait la silhouette vénérable de Nakor. I se sentait naître une vive affection pour ce vieux professeur. Il lui semblait que dans l'inflexion de sa voix, dans son discours, dans son regard, affleurait une sensibilité délicate et généreuse, un altruisme comme Koji en avait peu connu. Et le jeune homme trouvait admirable que tant de douceur fût conservé en une âme qui avait dû, sans doute, traverser de terribles épreuves.

Si bien qu'il se sentait enclin à faire une chose qui ne lui était pas habituelle : suivre les ordres qu'on lui donnait. Sans doute que ces ordres impliquassent de violer le règlement de l'Institut aidait-il beaucoup à décider le jeune homme, et son regard se détacha à nouveau de Nakor pour examiner tour à tour ses camarades d'aventure.

Il y avait Gaël, bien sûr. Rien que sa présence donnait à cette histoire beaucoup d'intérêt. Car aussi dramatique que fût la situation, elle se présentait avant tout pour Koji sous les dehors d'un problème intellectuel. Le monde n'avait pas cette consistance pour lui qu'il pût sentir toute la douloureuse inquiétude qui étreignait le cœur de Virginie et alarmait l'esprit avisé de Nakor : cette situation était une parmi des milliers d'autres possibles, qui naviguaient dans son esprit, et qu'il ne vivait qu'avec un peu moins d'intensité.

Gaël. Le voir réagir serait terriblement instructif. Lui qui demeurait pour Koji un petit mystère ambulant. Ambulant et adorable, à serrer son dossier de voyage scolaire, au milieu des évènements graves, et peut-être d'une machination s'ourdissant. Virginie. Si noble, si chevaleresque, presque. Une vierge défendant les opprimés. Toute son amitié l'incitait à s'engager dans une affaire qui lui tenait probablement très à cœur.

Et puis, il y avait les deux autres. Arthur, que Koji n'avait pas jugé bon de déloger de sa cachette en passant. Après tout, tout le monde a le droit de se cacher, et Koji était un maître de discrétion. Les gens faisaient bien ce qu'ils voulaient : il aurait été injuste, particulièrement de sa part, de le leur reprocher. Et l'autre jeune homme, il n'avait pas eu de mal à se souvenir de la conversation qu'il avait eue avec Virginie, peu avant Noël, et à en deviner l'identité.

Cette observation l'avait occupé un long quart de seconde, et finalement, ce fut avec un entrain énergique qu'il prit les choses en main.


« Hmm... Bien, bien, bien, bien. Qui m'aime me suive. »

Puis, en approchant ses lèvres de l'oreille de Gaël, il murmura tout bas.

« Ca sous-entend que tu ménages ma sensibilité et que tu me suis. »

Sans doute la perspective d'une aventure aidait-elle Koji à retrouver l'ancienne énergie qui était la sienne, et ses airs entreprenants. Après tout, peut-être allaient-ils tous périr dans d'horribles souffrances au terme d'une quête héroïque, et il était important qu'il pût alors plonger dans les yeux de Gaël un regard tendre et passionné, dernier souffle tragique d'une relation qui eût pu s'épanouir sous des cieux plus favorables.

En jetant un coup d'oeil pour vérifier que tout le monde le suivait, il se mit en marche dans le couloir. Mais ce ne fut que pour s'arrêter quelques mètres plus tard, et plonger un regard perçant dans l'ombre d'une alcôve que formait là le mur. Après une légère hésitation, comme une rêverie méditative, le jeune homme s'exclama.


« Oh venez aussi, Arthur. Ca vous changera les idées. Et ce genre de choses forme la jeunesse. »

Et ce fut ainsi que la petite troupe destinée à investir les quartiers privés de la terrible Cerbère se mit en marche vers sa mission. Ou du moins c'est ce qu'elle crut un instant, mais quelques minutes plus tard, après plusieurs couloirs et escaliers, dans lesquels ils croisèrent nombre d'élèves qui posaient sur eux un regard suspicieux – parce que Arthur était déjà sorti de l'infirmerie, parce qu'il était inhabituel de voir Koji avec des gens, parce que Luc n'était pas de l'Institut, parce que Virginie ne semblait pas aussi joyeuse que d'ordinaire – ce fut devant la porte de sa propre chambre que ce dernier s'arrêta.

Il l'ouvrit et disparut à l'intérieur, pour extirper deux ou trois choses de son indicible capharnaüm. Pendant ce temps, sa voix s'élevait de l'intérieur.


« Bien. Je pense que nous voyons tous clairement la situation. L'absence conjointe de Mademoiselle Lemington et de Kenjiss n'est pas un hasard. C'est donc soit qu'ils se sont rencontrés et que la rencontre a été peu heureuse, soit que quelqu'un a mis la main sur leur personne. Nous pouvons exclure les voyages de plaisance, divertissements touristiques et autres hypothèses trop heureuses. »

Le jeune émergea de sa chambre, fourrant dans un sac à dos des objets que ses camarades eurent à peine le temps d'apercevoir : une boîte de pilules, quelques feuilles, un ordinateur portable, un étui en cuir, et peut-être un couteau. Ou bien juste un coupe-ongle. Koji s'arrêta une seconde, prit un air songeur et murmura :

« Je vous ai déjà raconté cette légende du crocodile qui... Non. Bon. Peu importe. Qu'est-ce que je disais ? Ah, oui, les voyages... »

Il ferma la porte de sa chambre, jeta le sac sur l'une de ses épaules, et se remit en marche d'un pas vif, cette fois-ci en effet vers la chambre de Samarah.

« Dans un cas comme dans l'autre, il est peu probable que nous trouvions Mademoiselle Lemington dans les alentours de l'Institut. A tout hasard, nous penserons très fort à elle : une télépathe de son envergure, si elle est dans les parages, devrait ne pas y être insensibles. Mais si d'aventure les hypothèses les plus sinistres s'avéraient les plus plausibles, il nous faudra très vite savoir laquelle est la bonne. »

Aux élèves qu'il croisait, Koji adressait de grands et rassurants sourires, ce qui avait pour effet de flatter quelques jeunes filles, qui s'en allaient en gloussant, et de calmer un peu les interrogations des autres. Un peu seulement, car leur troupe atypique n'était pas propre à passer tout à fait inaperçue dans les méandres du manoir.

« Si Kenjiss et Mademoiselle Lemington se sont retrouvés, et possiblement battus, c'est pour un motif. Donc, nous allons investir la chambre de Mademoiselle Lemington, pour découvrir si un motif valable existe, je veux dire un développement récent, très récent, susceptible de les pousser à leurs extrémités. Dans le cas contraire, nous pourrons supposer qu'ils auront été enlevés. Ah ! Nous y voilà. »

Ils étaient arrivés dans les quartiers des adultes, avaient longé le long couloir, et se retrouvaient désormais devant la chambre de Samarah. Comme toutes les chambres, elle possédait sa serrure électronique, mais il était évident que celle-ci était un peu plus complexe que celles qui protégeaient les petits secrets adolescents des élèves. Mais toujours moins complexe que celle de la chambre de Koji, lequel l'avait sournoisement modifiée pour se garantir un peu plus des intrusions.

Le jeune homme laissa son sac tomber sur le sol, pour s'agenouiller devant la serrure. Puis, après un bref examen, il sortit l'étui en cuir de son sac et l'ouvrit. Cela ressemblait fort, mais alors très, très fort à un matériel de cambrioleur. Sentant quelques regards suspicieux peser sur son dos, Koji haussa les épaules.


« Hmoui euh... Je suis comme Louis XVI. J'ai une passion pour la serrurie. »

Koji avait bien compris que s'engager dans cette aventure le contraindrait à révéler quelques unes de ces compétences si étranges pour un intellectuel qu'il avait mis un point d'honneur à acquérir pour se protéger (entre autres), au cours de sa vie, et qu'il deviendrait pour ses camarades un personnage peut-être un peu moins respectable, et un peu plus sulfureux qu'auparavant. Mais il fallait bien en prendre son parti.

Après avoir démonté la serrure, trifouillé un peu dans les fils, semblait-il, d'abord, au hasard, Koji revissa le boitier, rangea son matériel, sortit sa propre carte. Qui, une fois passée dans la serrure, ouvrit comme par magie la porte. Le jeune homme la poussa, jeta un coup d'oeil à l'intérieur, avant de s'effacer, et d'offrir le passage d'un geste poli de la main à ses camarades.


« Après vous. Je m'occuperai de l'ordinateur. »

De toute évidence, les scrupules à violer la vie privée de Samarah ne l'étouffaient pas outre mesure. Mais après tout, c'était un cas de force majeure. Bien sûr.

[→ Chambre de Miss Lemington]
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Nakor

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MessageSujet: Re: [Scénar 5]Last time in paradise Lun 14 Juin 2010 - 19:59

Nakor laissa donc partir le petit duo et ne se soucia même plus de savoir s'ils étaient rejoins par d'autres où non. La voix de Koyuki se fit entendre après que la porte se soit ouverte. Nakor entra dans le bureau et se permit de refermer la porte rapidement. En effet ils avaient des choses graves à se dire et cela ne concernait personne d'autre ... pour l'instant.

--> Bureau de Koyuki

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MessageSujet: Re: [Scénar 5]Last time in paradise

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[Scénar 5]Last time in paradise

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