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[RP] Rien ne sert de prévoir...

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Virginie Parish

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MessageSujet: [RP] Rien ne sert de prévoir... Sam 29 Mai 2010 - 1:23

Virginie avait déposé Alison Parish chez elle en début de matinée. Un dimanche pluvieux et morne comme Londres sait en fabriquer. Ces dernières quarante-huit heures avaient été fortement… compliquées à gérer. En toute honnête la demoiselle s’en serait allégrement passée ! On ne lui avait pas laissé le choix. Et pour la première fois elle s’était éclipsée, pendant trois longues journées, loin de toutes autres responsabilités. Une coupure qui aurait put être profitable…. Non. Cessons de rêver. Le second téléphone coupé ! Car s’il y a bien une personne sur cette terre qui ne devait connaître aucune de ses identités c’était bien sa mère. Elle avait tout de même prévenue la directrice. Koji aussi, par un petit mot qu’elle avait tenté de faire serein. Partie pour partie autant laisser les autres en dehors de ses périples.

Sur le chemin entre le duplexe « familial » et le manoir il lui avait fallu reprendre pied. En terme un peu barbare elle pensait aux mises à jour. La toussaint avait annoncé les premières vacances scolaires du calendrier. Un fait que la jeune active sur le retour avait occulté depuis que son cursus avait trouvé fin. Malheureusement cela avait des incidences beaucoup plus directes sur le présent. A savoir des bouchons dans toute la capitale. La vitesse d’escargot l’obligeait donc à revoir ses plans. Un pied sur la pédale et un regard sur les feux elle songeait à Luc. Un petit soupire s’échappait alors de sa rose bouche. Luc avait-il prit son avertissement au sérieux ?

Dans sa chambre elle avait savouré le plaisir de retrouver son domaine. Jamais n’oubliait de tout laisser en ordre. Ceux qui veillaient sur eux, entretenaient cette propriété avec grand soin. Virginie était bien trop éduquée et respectueuse pour laisser un taudis sans sa présence pour le contrôler. Les élèves flânaient un peu partout. Digne retour à ce qui était à présent sa source. Et le reste attendrait lundi. Et la blondinette allongée sur son lit avait médité jusqu’à midi. Juste de quoi la contrarier assez pour lui donner assez de motivation à l’action. Son corps avait déjà oublié lui ce calvaire canadien.

Après une douche brûlante et une préparation rapide, les ballerines d’intérieures chaussées la mutante avait filé. Miss Parish était de retour et sa démarche vive et gracile retrouvait ses marques. Elle avait une faim de loup, de louve, de géante. Telle l’aventurière qui revenait à la civilisation. La sienne… celle dans laquelle elle était connue. Halloween était finie depuis presque une semaine mais les murs gardaient trace de la fête. Les réserves de potiron avaient été épuisées juste après son départ. Il faudrait aller voir dans le parc où en était la nature. La vie dans un ilot jardiné l’avait rendue curieuse de ces choses là. Pourtant elle n’osait pas encore aborder la personne qui s’occupait de ces plantes. Avec ces gestes empreints d’adoration il freinait la moindre intervention humaine.

Vers 14h00 quand la jeunesse est dans ce moment de flottement, hésitant entre l’inaction ou le plan B construit sur le vif, Virginie était montée au premier étage. Profitant que les salles communes fussent un peu plus désertes. Avec la lourdeur d’un ciel qui annonçait l’orage, rendait l’air électrique et les voix basses. Le meilleur moment pour répondre à sa correspondance privée. Elle aimait, la luminosité de cette salle, celle de « repos ». Et quand, elle avait un moment, venir dans un coin près de la fenêtre était devenu une habitude. C’était oublier que les congés rendent les gens dynamiques. Et quand elle poussa doucement la porte les cris d’encouragements lui fusillèrent momentanément les tympans. Une partie de billard en plein milieu du salon.

A l’Institut on savait le pouvoir avant le prénom. Cette fille mince, habillée tout en couleur et en bijoux aucun doute : La Parish. Muette et puissante. On lui proposa donc d’entrer dans la partie. La demoiselle accepta plus simplement de regarder. Elle aimait étudier les mouvements de chaque coup. Une vraie chorégraphie… Tant pis pour les mails. De toute façon Luc ne répondait jamais dans des intervals aussi courts pour qu’elle n’espère trouver une réponse….

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Dernière édition par Virginie Parish le Mar 1 Juin 2010 - 18:54, édité 1 fois
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Luc Treanez

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MessageSujet: Re: [RP] Rien ne sert de prévoir... Sam 29 Mai 2010 - 23:02

Il s'était passé combien de temps? 5, 6 mois? 6 mois qu'il avait quitté le bord de l'Oiseau blanc. 6 mois que son corps avait quitté cet enfer, mais pas une partie de son esprit.
Ses amis avaient essayés de le distraire, ses profs de le mettre au boulot, car comme on dit " quand le travail va, tout va ". Mais bon qui aujourd'hui croit encore à ces dictons à la con.

La seule chose qui l'aidait, c'était les mails échangés avec virginie. Il attendait impatiement chaque mail, et les lisait dès qu'ils arrivaient, bien qu'il n'y répondait pas très rapidement, il fallait bien l'avouer.

Mais le dernier l'avait franchement surpris. Bien qu'il commencait à germer dans son esprit l'idée d'une nouvelle rencontre, il ne s'attendait pas à recevoir un ultimatum comme celui ci. Il ne savait plus trop quoi faire ou répondre. C'est un ami qui lui donna la solution.

Deux jours plus tard, il était dans le taxi qui l'amena à la l'institut. Il resta devant la grille, se demandant s'il avait fait le bon choix. Il n'avait pas répondu, lui laissant surement croire qu'il réfléchissait encore.
Luc inspira profondément, et poussa la grille. Il marcha tranquillement jusqu'au perron. Tient, il avait déjà vu cette scène. Peut être il y a quelques mois quand il grimpait les marches de la confrérie moderne en compagnie de Maria, tout les deux couverts d'un sang vert dégoulinant.

Après ce magnifique souvenir, il grimpa rapidement les quelques marches et frappa à la porte... pour se retrouver nez à nez avec un vieil homme en costard cravate. Surement le majordome ou quelque chose dans le genre. Luc prit la parole.

Bonjour je m'appelle Luc Treanez. Je suis venu voir V....

Virginie Paris je sais. Rentrez donc. Elle se trouve dans le salon au premier étage.

Luc, tout étonné, rentra dans le hall. L'entrée était aussi richement décorée qu'a la Confrérie, mais peut être avec un poil plus de gout. Il se tourna vers le majordome.

Euh excusez moi, mais comment vous avez su?

J'ai un léger don de prescience. Je vous avais vu arrivé et vous présenté déjà il a quelques minutes. C'est assez pratique pour anticiper sur les questions et les demandes.
Lui répondit le majordome.

Luc haussa les sourcils, mais reprit contenance assez vite. Après tout, il était à l'Institut. Il suivit les indications de Alfred, et trouva l'entrée du salon. Il voulut tourner la poignée, mais sa main s'arreta à quelques centimètres, l'espace de quelques secondes. Le jeune homme prit une nouvelle inspiration, et ouvrit la porte. Il tomba sur une partie de billard version mutant, avec tout le monde qui jouait à qui tirera la boule le plus fort... pouvoirs mutants autorisés. Je vous raconte pas le résultat.

Il vit Virginie, quelques pas devant lui, qui observait la scène. Il s'avanca et se pencha par dessus son épaule.


Je savais pas que tu faisait la nounou des jeunots de l'institut.

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Virginie Parish

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MessageSujet: Re: [RP] Rien ne sert de prévoir... Mar 1 Juin 2010 - 20:13

Virginie n’encourageait aucun joueur en particulier. Elle ne participait pas non plus aux paris moqueurs de l’assistance. Ça ne faisait pas parti de ses penchants. C’était exactement le même fonctionnement qu’au lycée. Il y avait les groupes, les meneurs et les enjeux. Toute la hiérarchie se dessinait subtilement dans la pièce. Etonnant. Et pourtant… ils étaient tous des jeunes de leur époque. Les produits de l’humanité dont la seule raison d’exclusion était leur mutation. Bien que la tranche d’âge, rappelait plus un camp de vacance, entre le petit de cinq ans et l’universitaire de vingt-cinq. Tout ce mélange la déstabilisait encore souvent. Et ce n’est que très récemment que sa discrétion était devenue plus « visible ».

Au fil des mois il était devenu certain que on séjour allait durer pour quelques années. Sa mutation n’était pas la plus complexe, ni la plus dangereux. Pourtant sa structure physique changeait de manière lente et entièrement définitive. En jeune fille consciencieuse Virginie ne refusait et ne manquait aucun des rendez-vous médicaux. Elle s’arrangeait malgré l’association, le Contrepoison et June pour être la patiente idéale. Ceci dans une visée purement pragmatique. Mieux elle comprendrait son évolution et plus elle aurait de prise dessus.

On l’avait prévenue. Une résistance corporelle impliquerait quelques effets secondaires. Dans peu de temps elle atteindrait le stade trois, rattrapant un « retard ». Oui, elle avait été décontenancée, par cette annonce. Ses quinze premières années avaient subi un retard effectif de croissance. Incroyable. Elle ? Elle qui pouvait plonger sa main dans la casserole de pâte depuis sa puberté. Mais pourquoi ? Elle n’avait souffert ni de mal nutrition ni de mauvais traitements physiques. En effet… c’était elle la responsable. La petite fille avait inconsciemment retardé la progression. Cette nouvelle avait eu son impacte. Comme chaque information dans le crâne de Virginie.

C’était donc pour cela, que depuis l’été, sa silhouette s’était embellie. Elle avait toujours été fille. Mais jamais avec l’assurance de la future femme. Aujourd’hui ses cheveux brillaient un peu plus en anglaises faussement négligées. Ses formes, avant naissantes, s’harmonisaient enfin avec son âge. Virginie voyait sa chaire changer sans lui accorder la grâce méritée. Malgré les remarques de Koji et les regards envieux de sa mère elle ne voyait qu’une silhouette encore frêle. C’est en parti ce qui l’avait décidée, à prendre rendez-vous avec le conservatoire de Londres mercredi. Car les paradoxes étaient l’affaire de tous : invisible, mais belle, voilà ce qu’elle cherchait.

La voix de Luc l’extirpa d’une rêverie prophétique. Alors qu’elle repensait à ce mail, si direct et irréfléchi. Comment le prendrait-il ? Y trouverait-il une porte ouverte à la fuite ? Non. Il semblerait que non. Dans un sursaut de surprise, de joie et de panique, la demoiselle c’était retournée vers lui. Un sourire timide qu’elle n’avait pas cherché à cacher. Lui donnant à voir deux yeux -mit en valeur par un kole délicat- brillants d’émotions aussi spontanées que sincères. Luc. Ici. C’était si fou et si formidable que son cœur en dansait la samba. Le souffle coupé il lui fallut quelques secondes pour avoir une voix.

-« Je ne… Luc Treanez. Luc. Tu es venu. Tu es venu jusqu’ici. »

Qu’y avait-il dans ce constat ci ce n’est de l’espoir ? Elle ne savait pas bien si elle devait faire un geste. Quel geste ? Ce n’était pas de douceur qu’elle manquait… c’était probablement d’audace. Valérie lui avait dit de ne pas hésiter. Koji de faire confiance aux corps. Elle, que disait-elle, elle de tout cela ? La chaleur, dans le creux de son ventre, ne naissait que dans son périmètre à lui. C’était bien un signe. Un signe réel et concret. Il était venu jusqu’à elle. Virginie était trop reconnaissante et euphorique pour ne pas freiner ses appréhensions. Laissant la tête lui tourner elle se penchait pour un baiser fugace sur une joue masculine. A n’en pas douter la scène aurait fait sourire un certain bienveillant. Ayant provoqué ce contact, ni par convenance sociale ni par recherche de séduction consciente, la pensionnaire le justifia :

-«Merci Luc. »

C’était la première chose à dire entre eux. Elle lui souriait avec un entrain de novice. Toujours si reconnaissante à autrui. Toujours si étonnée qu’on puisse la considérer avec plus de volonté. Et pourtant si enjouée de cette surprise aux accents fabuleux. Il venait bousculer tout ces barrages et c’était un acte si prodigieux qu’elle ferait tous les efforts du monde pour leur réussite. C’est elle qui avait condamné une satisfaction purement distante.

-« Je suis heureuse que tu sois ici tu sais. »

Tant pis si elle passait pour une gourde en le disant ainsi. Car c’était la stricte vérité. Elle pouvait le remercier encore cent fois. Ses yeux le détaillaient lentement. Il était séduisant comme à chaque rencontre. Il avait cette aura tranquille, qui lui avait tout de suite arrimé les sens. Rien à voir avec la créature de pierre qu’elle n’avait pas vue disparaître en juin. Un coup de tonnerre lui révéla son propre silence, Virginie s’était laissé aller à la contemplation. Comme pour chaque beauté qu’elle voulait aimer avec respect. La pluie commençait sa danse musicale contre les vitres. Il était arrivé juste à temps. Rosissant de son observation la jeune fille proposa gentiment.

-« Tu veux un petit encas ? Il y a des pains aux raisins qui sortent des fours. Et si tu veux je te ferais visiter ? »

Oui quant disait-il de ce petit programme ? Jouant avec les manches étirées d’un gilet de laine elle le regardait avec une attention emplie de sollicitude. Il était son invité. Non. Plus. Il était Luc. Le premier béguin de sa vie de jeune fille et diable qu’il était le bienvenu dans sa vie. Le reste était momentanément repoussé vers un autre espace temps.

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MessageSujet: Re: [RP] Rien ne sert de prévoir... Mar 1 Juin 2010 - 23:05

Les coups s'enchainaient à toute vitesse, les joueurs s'excitant de plus en plus autour du jeu. Il y avait de nombreux cris d'encouragement venant des différentes équipes qui avaient l'air de s'être formées un peu l'arrache à première vue. Ce qui fit sourire Luc c'était le petit bout de chou qui participait allègrement à augmenter le volume sonore, bien qu'il n'avait pas l'air de comprendre exactement ce qu'il se passait. Cet endroit était vraiment... comme il l'avait imaginé d'après les descriptions de Virginie dans ses mails. Un endroit convivial où personne ne faisait attention à l'aspect de l'autre, du sexe ou de son attitude. Un havre de paix en somme.

Virginie elle ne faisait plus vraiment attention à tout ça, trop surprise par l'apparition du métis. Rien que de voir son regard fit comprendre à Luc qu'il avait bien fait de venir, même sans prévenir. Il adorait ce genre de situation, à s'incruster à l'improviste. Son esprit semblait emmêlé, prit de court. A tel point que quand elle put prendre la parole elle commença à bégayer avant de se reprendre. Luc sourit simplement.


Bah je me suis dit que venir faire un tour dans le coin serait pas trop mal, vu comment tu m'avais décrit l'Institut comme un paradis, alors que mon petit appartement... bah c'est un petit appartement bien morne à côté de ça...

Par le ça il désigna la salle emplie de cris de joie et bien lumineuse, où l'on respirait l'envie de vivre.
Il observa un peu Virginie. Elle semblait avoir changé, avoir "grandit", non pas en taille mais elle n'avait plus cet aspect frêle qui ressortait, mais plutôt d'une femme qui commençait à prendre pleinement mesure de son corps et de son esprit, qui commençait à arriver à maturité. Et il ne put s'empêcher de le remarquer ( bah c'est garçon Razz ), elle avait prit des formes. Ce qui soulignait encore mieux son joli petit minois, et la rendait encore plus craquante qu'avant.
D'ailleur il n'y avait pas que le corps qui avait changé. Elle avait prise de l'assurance. Suffisament en tout cas pour aller déposer un doux baiser sur la joue du jeune homme. Elle n'avait plus rien de la fille un peu timide qu'il avait rencontré des mois auparavant sur une terrasse d'un café Londonien, plus rien de la fille qui l'avait emmené dans ce bar de Jazz.


Et moi donc, je suis bien content d'être ici. J'ai quitté le gris nantais pour rencontrer le gris anglais, mais y'a un petit rayon de soleil qui change tout.

Elle lui proposa d'aller visiter, et d'aller gouter des pains aux raisins qui devaient sortir en ce moment des fours chauds. Luc allait répondre quand son ventre le fit à sa place, avec un joli petit gargouillit. Il rigola

Tu viens de dire le mot magique pour mon compère. Allons-y.

Il laissa passer Virginie devant, et au moment de sortir, il entendit les cris se calmer. Il se retourna et vit que tout le monde s'était écarté de la table de billard, sauf un jeune homme qui la queue en main semblait se concentrer intensément. Les autres semblaient inquiets.

Fait gaffe, tu va défoncer la table si tu tire trop fort.

T'inquiète pas, je gère...

L'ado donna un coup très fort sur la boule de billard, qui partit très vite, dégomma le tas de boules en face, et traversa la bande. Luc tendit instinctivement la main, et reçu la boule de plein fouet. Grand silence, des regards catastrophés, et Luc qui baissa le bras. Il avait sentit le choc passer dans tout le bras jusqu'à l'épaule. Malgré tout il souriait, en jouant avec la boule. Quelques morceaux de roche noirs tombèrent de sa paume.

Et ben je l'ai sentit passer celle là... je serai toi j'utiliserai pas mon pouvoir quand je joue au billard, sinon tu va faire des trous partout dans les murs.

Il renvoya la boule à son expéditeur, et après un clin d'oeil, il couru rejoindre Virginie.

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MessageSujet: Re: [RP] Rien ne sert de prévoir... Mer 2 Juin 2010 - 23:14

C’est vrai. Ses mails avaient toujours été les plus longs, les plus détaillés. Plus généreux croyez-vous ? Non. L’écrit avait toujours été un mode de communication plus simple pour elle. Parce qu’il lui offrait la distance et le calme nécessaire à toute sérénité. Elle s’était peu à peu laissé aller aux commentaires, aux anecdotes, sur son quotidien. Lui offrant une fresque haute en couleur, ou se laissait deviner l’humour qu’elle ne partageait pas à l’oral. Des petits récits tout de mêmes différents, de ceux qu’elle écrivait à mademoiselle France. Deux correspondants de l’hexagone débuté à la même époque. Deux échanges qui lui avaient permis d’être découverte. A Luc c’était les déboires, les déceptions, de jeune étudiante discrète. Les confiances elle les avait faites sur le ton de la dérision. Mais elle les avait faites tout de même.

Il n’était donc pas –tout à fait- ignorant de ce qui se passait sous ses yeux. Les vacances étaient d’ailleurs le meilleur moment pour prendre la vie sur le vif. Un très bon moyen de confronter le regard d’une jeune fille à la réalité. L’Institut pouvait devenir un véritable repère, même (et peut être surtout) pour un indépendant comme Luc. Il n’était pas solitaire ou rejeté. Mais il ne lui avait jamais parlé d’autres mutants. Y en avaient-ils en France ? Comment vivaient-ils là bas ? Cette petite visite pouvait créer un déclique. Sa guide était secrètement ravie qu’il entrevoie une autre voie. Qu’il sache, où était la terre d’asile, l’île anglaise. Dans cette période de trouble c’était le genre de lieu à connaître.

-« Tu as eu raison. Et tu vas voir ici c’est plutôt vif ! »

Virginie aurait put rire de la prise de conscience de son compagnon imprévu. Il ne l’avait pas vue depuis juin. Elle avait changé. Cinq mois, à leur âge, c’était quasiment une vie. Mais les changements étaient plus minimes qu’il n’y songeait. Tout ce qu’il voyait été déjà en gestation pendant leur hasardeuse rencontre. Sa joie, son attention, sa vivacité, son amour des qualités qui avaient trouvé comment s’épanouir, ici. Pourtant il suffisait d’une brise pour que la plus jolie des fleurs ne retombe. Etait-ce elle ce « rayon de soleil » ? Elle l’espéra et le crut. Parce que de lui tout avait toujours été franc. Parce que de lui elle ne voulait entendre que du positif. Pour ne pas montrer qu’elle rougissait ses pieds se tournèrent vers la porte. Si une simple métaphore lui réchauffait ainsi le cœur pourquoi avoir hésité si longtemps à le voir ?!

-« Alors … Faisons en sorte que ce séjour soit aussi doux qu’on puisse l’espérer. Combien de temps avant nous pour te convaincre ?»

Son rire surprit le brouhaha ambiant. Quelle était cette joie étrangère ? Les visages se tournérent le temps d’une respiration. Ils étaient tous mi curieux mi amusés. Depuis quand Virginie côtoyait un autre garçon ? Par autre, ils entendaient bien sûr autre que Koji. Que se passait-il ? Hein. En réalité, Virginie ne côtoyait pratiquement que cela, des garçons. Parfois elle se disait que c’était étrange. Que la complicité féminine manquait décidément à sa pratique sociale. June était un peu comme une tante. Une tante à l’esprit bien trop préoccupé. Léa était comme une petite sœur. Mathilde… était Mathilde, charmante, intrigante, et totalement déstabilisante. Ce n’était pas un drame. C’était juste la preuve, que la blondinette n’était pas et ne serait jamais, une dévergondée de l’amitié. Son tempérament ne pouvait faire une révolution complète.

-« Et je connais la reine des goûtés. Olga la cuisinière en chef. Une perle tu verras. Avec elle ton compère sera rassasié pour deux jours ! »

Sa silhouette était déjà sur le palier. La faim de Luc avait éveillé la sienne comme une enfant quémandeuse. Avec un sourire enjoué complètement aveugle aux intrigues de manoir. Les racontars ce n’était pas dans ses habitudes. Virginie se demandait s’ils pourraient voir Koji. Parce que, l’avis de Koji et l’avis de Luc, l’un et l’autre était d’une véritable importance pour elle. Et puis en jetant un regard au couloir elle avait vue la fenêtre. Le ciel assombrit et zébré pour quelques heures. Le dehors l’air libre. Luc l’aimait ce.

-« Il y a de l’orage mais quand ce sera finit on pourra aller voir le lac… il sera bientôt gel…

Seule à deux pas de la salle. Les voix en échos assourdis. Ses cils bâtèrent doucement pour le constat. Il s’était donc déjà intégré dans l’espace commun ? Cela n’aurait pas étonnée mademoiselle. Luc était, séducteur, terriblement séducteur. Un fait qu’on lui avait révélé avec douceur et honnêteté. Soit. Elle aimait cette assurance là. Etait-ce une bonne idée de se laisser séduire lorsqu’on était aussi peu exercée que Virginie ? A vrai dire elle ne se posait pas la question. Puis qu’il arrivait vers elle. Un regard lui permit de voir les réactions cutanées. L’esprit théâtral de la mutante imagina la scène la plus alarmante. Tout en sachant qu’un rien l’alarmait cette gamine. Sans s’encombrer d’un accord, sa main prenait délicatement le bras devenu armure. Un mouvement aussi doux qu’on put l’attendre de sa personne. Même si sans le vouloir s’instaurait une autre impression.

-« Est-ce que ça va ? Tu veux aller à l’infirmerie ? C’est juste en dessous. Et je t’apporte ton repas de bienvenu. … A peine quelques minutes et tu es maltraités. »

Ses yeux, un rien contrariés par l’idée, n’avaient pourtant rien perdus de leur joie. Peut être recommençait-elle à couver son prochain ? A vouloir protéger quelqu’un qui comptait. Oui. Mais il s’agissait de quelqu’un de spécial. Celui qui était entrain de faire émerger tout un panel de sensation que Virginie ne soupçonnait même pas en sa possession. Lentement elle lui rendit son bien. Ses menus pieds se dirigèrent vers l’escalier. Elle pouvait jeûner un mois si c’était pour le bien être d’un Treanez. C'est avec un petit sourire et une perspicacité amusé qu'elle releva la première règle des pensionnaires.

-« Même au paradis il faut savoir se défendre. Pas contre la méchanceté, mais contre la spontanéité. »

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MessageSujet: Re: [RP] Rien ne sert de prévoir... Lun 7 Juin 2010 - 23:28

Luc avait remarqué que sa discussion et sa présence avec Virginie avait fait tourner la tête de plus d'une personne présente dans la salle. Il se demandait qu'est-ce qu'il passait dans les têtes de linotes des gamins, et en apercevant leur sourire plus ou moins entendus, il n'y avait pas trop de doute à avoir au final. Au dire de Virginie, elle n'avait finalement que peu de discussion avec les gens d'ici, et s'était assez peu liée, sauf avec certains d'entre eux. Le fait qu'un étranger débarque et qu'elle semble bien le connaître devait être assez inhabituel ici.
Enfin, qu'importe ce qu'ils pensaient, Luc était là pour elle, et non pour les racontars.


Je ne sais pas trop combien de temps je vais rester. Surement le temps des vacances. Il faudra ensuite que je retourne en France pour continuer les cours.

Mais franchement il n'avait déjà plus du tout envie de retourner en France. Elle lui demandait combien de temps il lui faudrait pour être convaincu de rester? Il était déjà convaincu. Ou du moins son cœur était convaincu. Son esprit rationnel lui lui disait qu'il avait quelques jours, et qu'ensuite il lui faudrait s'en retourner. Ca n'allait pas être facile. Surtout que maintenant elle parlait de pâtisseries, et d'une anglaise qui savait les faire!!! Enfin un cliché en moins... à moins que ce ne soit l'exception qui confirme la règle. Luc avait toujours était convaincu que malgré leur littérature, leurs connaissances dans tant de domaines scientifiques ou sociologiques, les anglais avaient été et seront toujours des quiches dans ce qui est la cuisine gastronomique.

J'ai hâte de la rencontrer, juste à t'entendre parler j'en ai l'eau à la bouche.

Mais avant, il commit l'erreur d'inquiéter la jeune femme. Le coup qu'il avait prit avait déclenché une réaction en chaine. Si l'apparition de l'armure dans sa paume avait été son fait, elle s'étendit toute seule vers son bras. Luc la laissa toucher et observer les plaques d'obsidienne en souriant.

Ne va pas t'inquiéter pour rien Virginie. C'est parfaitement normal chez moi. Regarde.

Il retroussa sa manche, et accéléra le mouvement. Les veines de roche envahirent tout le bras, mais arrêtèrent leur course au ras de l'épaule, pour ensuite prendre le chemin inverse et rentrer dans la peau matte du jeune homme.

Il fut quelques temps, j'aurai dû arracher moi même la roche, comme une croûte. Mais maintenant j'arrive à maitriser le phénomène et à le faire apparaitre ou disparaitre. Bien que ça veuille jouer au chat et à la souris de temps à autre. Tu vois, pas de quoi s'inquiéter.

Il remis sa manche de chemise en place, toujours en train de sourire. La couche de roche avait totalement disparue.

Bon... on va voir cette fameuse reine des fourneaux à pain aux raisins?

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MessageSujet: Re: [RP] Rien ne sert de prévoir... Mar 8 Juin 2010 - 23:25

Ce qui voulait dire… environs dix jours ! Vrai ! Une bouffée de joie et aussi un peu d’appréhension en découla. Dix jours : c’était à la fois beaucoup et si peu. Chacune de leur rencontre, n’avait durée en tout et pour tout, que quelques heures… Comme des petites bulles de temps imprévisibles et spontanées. Mais dix jours. C’était une vraie éternité entre eux. Luc avait le temps de se lasser de Londres peut être. D’elle aussi ? Et s’ils ne s’entendaient pas ? Non impossible de raisonner ainsi demoiselle. Il s’était déplacé. Et puis il n’y avait qu’à regarder son air serein.

-« C’est déjà super comme ça. Tes cours de géologies oui je sais. Comment ça c’est passée la fin du semestre ? »

Elle n’allait pas penser à la fin maintenant. Il lui fallait déjà toute l’énergie disponible pour gérer cet évènement. Luc ici. Les mails pouvaient si impersonnels, au fond, plus encore que les lettres papiers. Là elle le voyait avancer. Il était beau avec son teint olivâtre. Il ne lui avait jamais parlé beaucoup de ses origines. Lui aussi était métisse. Les métisses étaient donc toujours aussi… intéressantes ?

Bien sûr l’étudiant désamorça la situation dans un sourire. Ils étaient doués les garçons pour sourires. Une arme qu’ils savaient parfaitement aiguiser face à la jeune introvertie. Soit. Un sourire était bien la preuve que tout allait bien ? Virginie tut la petite voix, qui lui rappelait sournoisement, tous les sourires qu’elle avait offerts pour rassurer. Ce n’était pas la même chose. Ils n’étaient pas sur une plateforme en plein plongeon. Ils étaient dans le couloir de l’espace commun de l’Institut. Inspire. Les deux grands yeux bleus suivirent le mouvement de la pierre.

Un phénomène complètement époustouflant. Comment cela pouvait être possible ? De la pierre dans sa peau… de l’obsidienne. Elle avait retenue ce nom. Pour tout avouer elle s’était même renseignée. Tout ce qui le concernait était une raison de devenir curieuse. Une roche volcanique et tranchante, quand on la travaillait un peu. De quoi faire une vraie carapace. Une matière, complètement inouïe, qui cohabitait avec sa chaire. L’hébétement laissa progressivement la place à l’admiration. Luc l’invincible. Son explication appelait tant de question.

-« Un peu comme un courant souterrain, non ? Elle peut rester longtemps ? Ca ne doit pas être facile à dissimuler ? Quelque chose déclenche son arrivée ? … pardon je suis curieuse…. »

Elle l’observa une seconde. En effet pas de quoi s’inquiéter. Il avait l’air d’aller bien. Ses yeux pétillèrent à nouveau de gourmandise. Oui le goûté. Avec l’attitude d’une complice, sur le point de montrer la caserne d’Ali Baba, elle le guida jusqu’à la cuisine. Le trajet n’était pas très long. Quelques couloirs larges et éclairés par le ciel gris. Il y avait de ci de là des groupes d’élèves assis au sol. Il n’y avait plus de règlement pendant les vacances.

Il était encore trop tôt pour que les ouvrières s’activent pour le menue du soir. Cependant la brave Olga, une femme entre deux âges et au corps tout en formes, était entrain de tirer des plaques entières de pains aux raisins. Elle n’eu même pas besoin de vérifier qui entrait.

-« Virginie chérie tu… ho, mais tu n’es pas seule. Ca tombe bien j’ai ajouté un petit quelque chose cette fois. Installez-vous. »

La passionnaire souriait naturellement à la cuisinière. Après un coup d’œil intrigué vers la fournée elle s’asseyait sur l’un des hauts tabourets. L’odeur embaumait toute la pièce. La chaleur des fours réchauffait l’espace. Il y avait un air de la Traviata qui venait d’on ne sait où. Un vrai petit nid dans le nid. Avec un air un peu malicieux Virginie appuya sur une série de bouton. Deux grands verres montèrent juste devant leur place. Un pichet de lait et un autre de café arrivèrent quelques secondes plus tard. C’était un peu comme si elle commandait toutes les réserves de l’Institut. Un jeu pour lequel elle excellait d’ailleurs. Les pieds coincés sur les barres de son siège elle donnait l’impression de l’étudiante installée dans sa propre cuisine.

-« Olga il y a encore de la glace ? »

En fait elle se relevait déjà pour aller vérifier sur le panneau général. Oui. Parfait. Encore quelques manipulations du système et les pots de glace rejoignait le reste. Voilà un encas qui commençait à prendre forme ! L’adulte déposa une assiette bien garnie au milieu du tout. Le tour était joué. Virginie lança un regard joyeux à son compagnon. Pas mal n’est-ce pas ? Est-ce qu’en France il avait tout ça ? Ses bracelets tintèrent gaiment alors qu’elle tendait la main vers les boissons.

-« Qu’est-ce qui te ferais plaisir ? »

Elle le servie avec la grâce de l’habituée. Dans ce genre de rôle elle avait toujours été très –trop- à son aise. Olga souriait devant ses fourneaux sans pour autant se permettre de commentaire. Alors c’était lui le petit chanceux. Elle s’éloigna dans la salle à manger pour les laisser un peu tranquille. Mais juste avant de disparaître sa voix déclara avec ruse.

-« Peut être que je devrais prévenir Samarah que nous avons un invité. Histoire que vous soyez tranquille ce soir, humm ? »

Les boucles blondes volèrent alors que la jeune fille tournait le visage pour voir l’aînée. L’air qu’elle découvrir la fit un peu rougir. Qu’elle aille donc prévenir la Cerbère cette sacrée Olga. C’est vrai, la question ne lui était pas encore venue. Virginie regarda Luc. Il y avait de la douceur mais aussi pas mal de timidité. Il avait dû remarquer que sur ce plan elle était très timide. Lui devait être beaucoup plus au courant. Il était un peu plus vieux. Un peu moins gourd aussi ! Comment procéder ? En toute logique… l’idée déclenchait déjà un tourbillon dans son ventre. Pourtant zut ! Ce n’était pas un essai qui allait condamner…

-« Il y a assez de place pour un deuxième lit, dans ma chambre… si tu veux ? Ce serait idiot de payer un hôtel. Et puis… on est adulte. »

Peu mieux faire. Mais au moins elle l’avait fait. Contredisant tout l’effort qu’elle venait de faire, la jeune mutante attrapa un verre de lait. Koji n’allait pas en croire ses oreilles. L’aventure pour l’aventure. De toute façon elle avait confiance en Luc. Peut être se moquerait-il un peu de son côté farouche. Soit. Il fallait bien qu’elle apprenne à grandir. Autant évacuer la gêne alors qu’elle était encore aux portes. Un pain aux raisins dans les mains. De quoi se donner un peu de contenance. Commençons donc par le commencement… qu’il découvre un peu le cœur de l’Institut. Sa petite vie d’élève anglaise.

-« Je peux te faire une visite guidée. Après si tu veux il y a une partie de balle emprisonnée au rez-de-chaussée. Ou bien il y a une partie de poker après le billard. Avec ce temps… où n’importe quoi d’autre. »

Du moment qu’il était content elle le serait.

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MessageSujet: Re: [RP] Rien ne sert de prévoir... Ven 25 Juin 2010 - 4:09

Quand il parla de la période où il pouvait rester ici, Luc vit deux expressions passer en même temps sur le visage si expressif de la jeune fille, de la joie et en même temps de la déception ou de l'inquiétude... il ne savait pas trop sur quoi parier pour la deuxième, mais il savait qu'il n'était pas si loin. Quand il y repensait, ils s'étaient vus quoi? 5, 6 heures en tout et pour tout? C'était peu, et en même temps long pour ces deux jeunes gens. Et là ils avaient une semaine et demi devant eux. Qu'est-ce qu'il allait se passer? Comment cela allait-il finir?

Pour moi le semestre n'est pas encore finit, loin de là. J'ai encore quelques cours avant les examens et les dates de rendu de dossier. Je ne savais pas que les profs dans cette branche adoraient les mémoires à ce point... peut être parce qu'ils perdent la mémoire eux-mêmes.

La conversation dériva rapidement sur son pouvoir. Oui il soulevait beaucoup de questions, dont il n'avait pas les réponses. Du moins il n'avait pas encore trouvé certaines réponses, et d'autres commençaient à poindre le bout de leur nez dans son esprit. Il avait comprit que ses émotions déclenchaient les réactions cutanées involontaires et non contrôlées. Il avait donc suivit des cours de relaxation et de contrôle de soi, proche du yoga, afin d'arriver à mieux maitriser son corps. Durant ses séances il s'était surpris à pouvoir empêcher certaines "crises" et même à pouvoir les endiguer et les renvoyer dans le sens inverse. Mais il avait encore du mal à contrôler sur tout son corps. D'où l'arrête qui parcourait encore et toujours sa colonne vertébrale. Il avait même le sentiment qu'elle ne partirait plus maintenant.

Je n'ai pas encore vu de durée limite à leur activité, c'est plutôt ma forme physique qui en est la limite. Même si ce n'est pas ça qui a tendance à me pomper le plus d'énergie. Quand à les dissimuler... tant qu'elles n'apparaissent pas je n'ai rien à dissimuler... ou du moins j'aimerai que ce soit le cas.

Quand à la comparaison avec un courant souterrain... je ne sais pas si l'expression est bonne. Ca ne circule pas dans mes veines comme de l'eau dans un réseau de grottes. C'est plutôt une colonie de plantes qui n'attendent que la modification d'un paramètre pour sortir de terre... comme les fleurs du désert qui fleurissent à la première pluie venue.


La roche disparu définitivement du bras, en passant en dernier par la paume où l'impact de la boule de billard avait frappé la main du jeune homme. Luc garda son sourire.

Oh ça ne me dérange pas que tu soit curieuse. Mais il y a certaines choses qui peuvent se dire tout haut quand d'autre doivent se prononcer dans un murmure.

Les deux jeunes gens rejoignirent la cuisine, en passant par des couloirs animés par les cris d'ados en train de s'amuser. Luc était étonné d'en voir autant, sachant que tous étaient des mutants, avec des pouvoirs potentiellement dangereux, courir comme si de rien n'était... ce qu'il n'avait jamais pu faire dans son enfance. Il les salua d'un air tranquille, leur souhaitant de bien s'amuser et de profiter de la vie à pleine dent.

En approchant de la cuisine, Luc sentit de suite la bonne odeur des viennoiseries qui finissaient de cuire dans le four. Luc et Virginie y trouvèrent Olga, la fameuse cordon bleu de l'Institut. Luc s'installa sur un tabouret voisin de celui de Virginie, tandis qu'il surpris le regard entendu de la cuisinière... il sentait venir les ragots et les potins des futures conversations, que ce soit entre employées ou étudiants du coin, surtout si Virginie était aussi "innocente" qu'elle l'avait laissé entendre dans ses mails, pour le peu qu'elle avait parlé d'elle quand il l'avait un peu questionné dans ce sens.

Virginie quand à elle commandait sur des boutons plein de trucs qui apparaissaient de nul part: du café, du lait, de la glace, auxquels se rajoutaient les pains aux raisins qui étaient encore tout chauds. Un sourcil relevé, Luc observa ce manège un peu surpris. Ca c'était du gouter de compet'.

Un peu de café... mais après la glace. Sinon j'arriverai jamais à en prendre une bouchée.

Il faut dire que de l'amère avant du sucré c'était plutôt... infect comme goût, non?

Luc approcha sa main de son verre que Virginie venait de remplir, et frôla sa main toute frêle, contact fugitif qui ne dura qu'une demi seconde mais une heure pour lui.
La cuisinière les laissa seuls, après avoir dit à Virginie qu'elle préviendrait Samarah que l'Institut avait un invité ce soir. Histoire qu'on soit tranquille? Houlà... elle nous la joue à quoi là?
Luc tourna son visage vers la jeune femme, qui semblait avoir prit un coup de chaud soudain. Luc devinait le flot de pensée qui devait déferler dans sa tête, ce qui était également le cas de Luc.


Samarah... c'est Miss Lemington non? Je l'ai déjà rencontrée à Londre. Je ne pense pas qu'elle posera de problème... à moins qu'elle m'en veuille encore de lui avoir hurlé dans la tête..... involontairement bien sûr rajouta-t-il avec un sourire angélique, pensant à cet épisode mémorable au Bristish Museum.

Virginie lui proposa de dormir dans sa chambre au lieux d'aller prendre une chambre à l'hôtel. Son petit sourire timide aurait fait craquer n'importe quel homme, mais là il fit carrément chavirer le cœur et l'esprit de Luc. Il ne put esquisser qu'un hochement de tête en guise de réponse.


Pas de problème... en plus les hôtels dans le coins ce n'est pas ce qui pullule à ce que j'ai pu voir.

Il avala en même temps une bouchée de glace à la vanille et un bout de pain au raisin, et pu vérifier que le gout se mariait plutôt bien. Les pains étaient plus qu'excellent, et la glace fondante et crémeuse à souhait. Luc ne put s'empêcher de continuer à en manger pendant que Virginie lui proposait la suite du programme. Il ne put s'empêcher de faire une remarque, en agitant de la main une cuillère pleine de glace.

Chez nous on ne dit pas balle emprisonnée, mais balle au prisonnier... à moins que votre version soit spéciale? Genre les parties de billard-défonce-tout?

Dans un mouvement ample de la main, Luc vit son bout de glace s'envoler. Et là c'est comme au cinéma. Vous savez, les ralentit façon slow motion, où vous percevez toute l'action au ralentit, les visages qui se déforme à retardement pendant que le projectile s'envole, jusqu'à son apogée, pour ensuite décrire une courbe et retomber vers sa cible de prédilection... le voisin de table. Vient ensuite la phase de réaction, où tout le monde tente de s'écarter, même s'il sait que c'est déjà trop tard. Et là on voit les mecs attentifs, et ceux qui ne pensent qu'à leur chemise à 200 € le centimètre carré.
Luc tendit la main, et attrapa à la volée le morceaux de glace bien crémeuse, juste au point de fusion, c'est à dire qui commence un peu à couler mais pas trop, là où elle est le plus malléable. Sauf que Luc à une bonne poigne, et par réflexe il referma la main au lieux de la garder ouverte et de l'écarter. Résultat il se retrouva avec des projections de glace sur toute la chemise, sur la mains et le visage.
Immobile, il lécha une goutte de glace qui coulait près de la commissure des lèvres.

Au moins elle est bonne cette glace.

Sans se départir de sa bonne humeur, il alla se laver les mains pleines de glace.

Je doit avoir de quoi me changer dans mon sac. Ca te dérange si on passe par ta chambre où quelque part dans le genre avant d'aller rejoindre la partie de ballon emprisonné?

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MessageSujet: Re: [RP] Rien ne sert de prévoir... Lun 28 Juin 2010 - 18:59

-« Ho eh bien si tu en as besoin il y a des salles d’étude. La bibliothèque est assez fournie, mais sur ton sujet d’étude je ne sais pas. On pourra aller voir si tu veux. »

Si elle ne faisait pas grand cas des études (excepté le cours de langue) elle ne voulait pas être la cause d’un retard pour Luc. Au contraire c’était toujours en voulant participer à la réussite des autres qu’elle s’enrichissait à son tour. En étant curieuse avec autrui on apprenait de toute façon. preuve en est pour sa relation avec Koji d’ailleurs. Un puits de science pareil donnait forcément un peu de son eau à celle qui venait l’embêter chaque soir. Enfin quand elle ne le dérangeait pas dans ses activités nocturnes bien sûres.

La mutation était un sujet complexe un sujet intime même. Parce qu’il faisait parti de chaque individu et le métamorphose en permanence. Virginie avait dû vivre avec depuis prés de cinq ans. Ce n’est pas pour cela que la cohabitation entre ses aspirations et la génétique était simple. Elle savait que son cas était plutôt chanceux. C’est du moins ce qu’elle se répétait. Depuis qu’elle avait reprit la danse, il fallait souvent s’en souvenir. Sachant que malgré elle un poigné pouvait être brisé ou pire encore.

Mais c’était différent pour Luc. Il devait nécessairement plus cacher son corps aux autres. Elle n’avait pas encore put voir l’épine dorsale. Ça ne l’empêcherait cela dit pas de penser avec un optimisme amouracher.

-« Je t’assure que là on ne voit qu’un charmant étudiant. »

La comparaison avec la rose des sables la fit intensément sourire. C’était beau. Qui plus est… cette si jolie pierre avait inspirée beaucoup chose dans sa petite tête. En premier lieu ? Son identité secrète. Le nom qu’elle avait choisi d’elle-même pour revendiquer l’égalité des mutants. Alors Luc ne pouvait pas le savoir mais il devait donner encore plus de puissance à Sand Petal. Et un jour elle se promit de tout lui raconter. Quand Virginie serait assez grande. Capable de reconnaître que son engagement était réellement utile.

-« D’accord. Alors ne t’inquiète pas je sais aussi murmurer. »

Surtout quand elle était la seule élève à ne pour ainsi dire jamais dormir. Quand sa silhouette croisait un jeune insomniaque qui la trouvait vive comme en plein jour. Elle resta à côté de lui heureuse qu’il découvre quelques visages. L’attitude du jeune homme avec eux la séduisait un peu plus. Il semblait si à l’aise. Social comme elle ne le serait peut être jamais d’ailleurs. C’était assez enthousiasmant et à son contact apprendrait-elle à se défaire de sa timidité ? Pour pouvoir exister à ses côtés, Virginie se rendit compte qu’elle était déterminée à faire des efforts.

Eh bien oui un vrai repas de prince. Son compagnon de tablé était un jeune homme actif et elle une vraie dévoreuse. Dans ces conditions pourquoi se priver des habitudes de Gargantua ? La jeune fille sourit en le voyant surprit. Le plus naturellement du monde elle répliqua telle une gouteuse professionnelle ce qu’il pensait lui-même.

-« Oui, l’amer après le sucré c’est toujours mieux, tu as raison. »

Tout ce qui la connaisse s’accord sur une chose : Virginie ne touche pas les autres. En découvrant toute sa générosité on s’en étonnait un peu. Elle avait pour elle toute la douceur du cœur. Il lui faudrait juste découvrir la tendresse. Et cela aussi elle le désirait aussi fort qu’elle en était intimidée. Alors imaginez la déferlante d’émotion qui la prit au corps. Heureusement il lui parla et cela attira son esprit comme le chant d’une sirène.

-« C’est elle oui. Elle est… une sorte de gardienne. Ha oui je croyais que c’était la première fois que tu venais à l‘Institut ? Ho… vous avez eu, un souci ? »

Non son sourire semblait indiquer l’inverse. Elle aimait ce sourire là. La malice lui allait très bien. La désinvolture c’était bien ce qu’elle n’avait jamais sut imiter. A part peut être quand elle parlait de nourriture. Virginie n’avait pas encore fait le lien entre la Conférence et cette anecdote. Mais ce petit aparté signifiait qu’il connaissait déjà un peu le monde mutant. Pourquoi diable avoir voulu lui cacher qu’elle en faisait partie ?

-« Oui les joies de la campagne. C’est aussi pour ça qu’on est si tranquille. Mais j’ai une voiture donc on pourra aller en ville pendant que tu es là. »

Ce qui était assez pratique quand on était une demoiselle hyperactive carrément infatigable en fait. Ses grands yeux l’observait manger avec attendrissement. Il était donc aussi gourmand qu’elle ! Il faudrait qu’elle lui montre la boulangerie orientale. Avec un sourire enjoué elle lui répondit.

-« Disons que tout sport collectif est une occasion de se tester. Mais il y a des limites… là plupart du temps. Tu vas découvrir !»

Ses yeux pétillaient à présent. Se doutait-il un peu des talant sportifs qu’elle s’était découverte ici ? Virginie goûtait enfin aux viennoiseries lorsque la glace devint rebelle. Elle avait toujours était assez réactive. Mais Luc la coiffa sur le poteau cette fois. Puis il y eu ce petit silence d’après tempête. Il garda le sourire alors elle ne paniqua pas autant que prévue. Profitant déjà malgré elle de cette aura zen toute française. Elle se relevait donc acquiesçant avec dynamisme comme toujours.

-« Oui bien sûr. Comme ça tu pourras t’installer ! Allons-y avant qu’elle soit fichue. On pourra la mettre au lavage si tu veux. Direction l’aile Est. »

Oui elle avait son pass. Autre chose… est-ce que sa chambre était… rangée ? Le lit n’avait pas été défait depuis quatre jours. Elle passait en coup de vent. Et voilà la blondinette qui guidait un amoureux vers ses appartements. Olga pouvait bien faire des racontars pour l’instant elle profitait de la présence d’un mutant pas comme les autres. Elle avait embarqué quelques victimes sucrée pour la route. Découpant des morceaux en lui indiquant les pièces par lesquels ils passaient. Une vraie petite sirène dans son grand bain.

Et voilà le grand couloir. Le côté droit pour les filles et pour la demoiselle la 248. Elle lui ouvrit la porte. Son petit chez soi. Il y avait tout le confort d’une petite résidence universitaire. Deux pièces une salle de bain et la plus grande pour les meubles domestiques. Les murs avaient étés repeints par ses soins. On voyait un lit (fait) avec une avalanche de coussins colorés. Une table de bois stylisée avec un ordinateur en veille. Un placard mural légèrement entrouvre où l’on discernait le tissu de ses robes. La fenêtre était fermée et la lumière grisée par le ciel coléreux. Au fur et à mesure aux murs s’étaient ajoutées des images. Des gravures de paysages… des photos de ballets… touts ces petits signes de ses affections.

-« Voilà ! Fais comme chez toi. La salle de bain est petite mais il y a de l’eau chaude. »

En effet il y avait quelque chose de serein ici. Virginie s’y sentait bien et cela se voyait. L’étudiant était donc le deuxième à découvrir cet endroit. Il allait voir les dizaines de bijoux qu’elle portait chaque jour. Il allait découvrir la vraie tornade qu’une jeune mutante pouvait devenir. Tout ce qu’elle espérait c’est qu’il ne soit pas déçut ou agacé de ses fantaisies.

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MessageSujet: Re: [RP] Rien ne sert de prévoir... Mer 7 Juil 2010 - 21:34

Le problème c'est que ça m'étonnerai que l'on trouve des cours ou des sujets aussi bien fournis que ceux fournis par mes profs. Ils n'ont pas l'air de grand chose comme ça mais ils restent des références, que les livres ne peuvent qu'imiter lamentablement... ce qui est dommage en passant

Luc avait fait la dernière remarque en souriant négligemment et en levant les yeux au ciel. Il rigolait bien sûr, mais bon, il toujours amusant de mener en dérision ses profs, tout en mangeant une bonne glace, même si elle finira deux minutes plus tard sur sa chemise et son visage.
Sujet moins porté sur la plaisanterie: la mutation: il est bien difficile de rigoler sur ça dans les temps qui courent. Mais bon, pour Luc tout les sujets peuvent prêter à l'humour, ou du moins la dérision et l'ironie. Il est jamais facile de garder longtemps secret une telle chose, surtout dans les cas tel que le pouvoir de Luc, qui a une manifestation physique visible. Dans le cas de Virginie c'est plus simple, dans le sens où son pouvoir agit sur l'intérieur du corps.


Je te fais confiance pour ça. Il est plus facile de décrire quelqu'un en face de soi que soi-même.

Quand aux sports collectifs, ça va quand on a affaire à des gamins normaux, mais on sait jamais à quoi s'attendre avec des ptits mutants qui pensent qu'à s'éclater. Je plains le service d'infirmerie.

30 secondes plus tard, Luc se retrouva couvert de tâches de glaces... celles qui s'occupaient du linge allaient être contentes. Virginie lui proposa d'aller directement dans sa chambre, vu que de toute façon il devrait s'y installer pour dormir. Pourquoi pas...
Luc la suivit dans les couloirs, jusqu'à une porte marquée du numéro 248. Ils y rentrèrent. Luc déposa son sac près du lit, tandis que la jeune femme lui montra la salle de bain. Il y rentra en lui faisant un sourire, avant de se rappeller un truc. Pourquoi fallait-il qu'il y aille dans la salle de bain d'une femme à chaque fois qu'il allait dans une institution mutante. Ca avait été le même cirque quand il était allé à la Confrérie Moderne avec Maria. Chose qu'il n'avait jamais raconté à Virginie, et qu'il ne raconterait surement jamais vu la suite de la journée.

Luc rentra dans la salle de bain, et enleva la chemise tâchée, qu'il laissa par terre, avant de se regarder dans la glace. Il s'observa quelques secondes, et quand il se convainquit qu'il n'y voyait qu'un jeune homme normal à part qu'il avait une épine dorsale en roche dans le dos, il se rinça le visage et les mains pleines de glace, avant de s'apercevoir qu'il n'avait pas prit de chemise de rechange avec lui, vu qu'il avait laissé son sac dans la chambre. Le jeune homme lâcha un soupir, se sécha le visage avant de ressortir torse nu en jettant un coup d'oeil furtif dans la pièce. Où était Virginie?

Il alla jusqu'à son sac, fouilla une minute dedans avant de trouver ce qu'il voulait, et enfila une chemise, recouvrant l'épine dorsale qui arrivait à jurer avec sa peau de métisse.


Bon... j'suis prêt.

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MessageSujet: Re: [RP] Rien ne sert de prévoir... Ven 16 Juil 2010 - 16:25

La demoiselle se souvenait très bien de leur discussion au bar de Jazz. Ils avaient évoqué le système pédagogique. Un thème tout à fait logique quand on savait que Luc faisait des études longues. Virginie avait toujours été impressionnée, par ces personnes, capables de rester sur les bancs de l’école si longtemps. Elle-même n’aurait jamais tenue le coup. Du moins est-ce qu’elle se disait.

Bien sûr après son certificat, la demoiselle avait songé à poursuivre, vers la seule voie qui semblait lui convenir : la danse. Malheureusement on en avait décidé autrement pour elle. A la place elle pouvait : tenir une discussion sur les parfums les plus couteux, conseiller une robe selon la morphologie, ou encore donner le prix exacte d’un produit en ayant calculé promotions et réductions… Touts ces jobs. Chacun avait été un calvaire. L’obligeant à prendre sur elle pour aller au devant des inconnus. Mais même avec ça sa timidité résistait belle et bien.

Sur le chemin elle repensait à ces quelques mots : « Je te fais confiance ». Il songeait au murmure en disant cela. Pourtant l’esprit romanesque de la mutante s’appropriait cette phrase avec espoir. Luc Treanez avait décidé de lui faire confiance à elle… une information précieuse pour une jeune fille comme elle. Alors si c’était vraiment le cas pouvait-elle se permettre un premier aveu ?

Parce qu’à vrai dire ils n’avaient pas put discuter sur l’Oiseau Blanc. Les événements les avaient catapultés. Non il ne saurait pas qu’elle était dans la salle des machines avec un humano. D’ailleurs c’était une très bonne chose qu’elle ait accès au dossier de la lib corps sur ce sabotage. Virginie ne tenait –absolument- pas à ce qu’on apprenne ses actions de sauvetage. Ce groupuscule ne mercenaire ne l’aurait certainement pas remerciée.

-« Je ne voulais pas que tu sache que j’étais une mutante. Ça fait si vite fuir les gens. Alors qu’on était du même côté sans le savoir. C’est une bonne chose non ? »

Le ciel, toujours colérique, avait rapatrié tous les pensionnaires à l’intérieur. A l’étage, dans l’aile des étudiants, les jeunes commençaient à s’agglutiner. Il y avait de tous les âges dans ce manoir, c’est sans doute ce qui participait à cette idée de grande famille. Ils étaient combien au juste ? Peut être deux centaines quand toutes les chambres étaient occupées. Mais tout les ados génétiquement modifiés n’étaient pas recueillis à Londres. Il y avait aussi Vancouver de l’autre côté. A vrai dire il n’y avait pas vraiment de critères pour entrer ici, à l’Institut. Peu importait son origine, son âge, ses biens. Pas de frais d’inscriptions ni de cursus obligatoire. Il suffisait de participer aux entrainements et d’aller surveiller les évolutions.

C’était l’asile de toute la jeunesse mutante depuis… plusieurs décennies. Virginie savait qu’une première école avait existée. Souvent elle se demandait où étaient passés tout ces anciens élèves. Mais on ne parlait pas de cela. C’était une époque révolue elle l’avait bien compris. Les adultes qui les entouraient connaissaient l’histoire, mais qui oserait leur rappeler des drames pareils ? Boston elle y avait passé quelques jours pour le NYNW l’année dernière. Elle ne s’y était vraiment pas sentit bien…

Elle avait refermé la porte derrière eux. Même si Virginie ne dormait plus beaucoup dans cette chambre elle en prenait soin. Jamais quelqu’un n’avait dû repasser derrière son ménage. Il faut dire aussi que depuis toute gamine on lui avait enseigné toutes ces taches ingrates. Et, bien entendu, depuis le mois de mai c’est elle qui s’occupait de tenir le loft parental en état. Sa mère en était incapable et son père n’y aurait même pas songé. Pourtant ce n’était pas « trop » rangé ici. Il y avait des piles de journaux (triées certes) au sol. Des briques de lait fermées sur le rebord de la fenêtre. Des vêtements accrochés au dos des portes. Parce que, à l’inverse de la newyorkaise, cette chambrette était bien devenue la sienne.

Quand Luc passa dans la salle de bain, la jeune fille attrapa immédiatement le communicateur 2. Presto. Ce n’était plus la vie américaine dédouanée de tout horaire. Autant prévenir tout de suite, qu’elle voulait un peu de vacances, elle aussi. Ni une, ni deux, le numéro de Claudia et son SMS tapé à la vitesse de la lumières, ou presque. « Bonjour Claudia. Visite d’un ami. Je prends ma semaine. Si urgence préviens moi s’il te plait. Bonne fin de week end. V. » D’ici elle ne pouvait pas faire grand-chose de toute manière. Léa eu droit à un message lui demandant de veiller sur June quelques jours. En ce moment la belle recevait Kenjiss lui semblait-il. Voilà.

La jeune femme s’installait déjà pour aller vérifier ses mails. Le cd que lui avait donné Tony a l’été lui avait fournie quelques indications pour augmenter la sécurité de son pc. Elle avait songé à appeler Jimmy pour avoir d’autres conseils. Mais on le lui avait bien dit ce jeune hacker était trop jeune pour être le meilleur. Quant à solliciter Koji cela signifiait lui parler de ses activités illégales. Elle entendit juste à temps la porte s’ouvrir. Sa silhouette cachait à moitié l’écran et une combinaison rapide dissimula le plus gênant sur l’écran. Il cherchait sa chemise quand elle se retourna. Le rouge lui monta brutalement aux joues. Ce n’était pas du tout la même chose de voir le torse d’un camarade de danse et celui d’un amoureux en devenir.

La colonne de pierre ne l’effraya pas, ou peu. Elle lui donnait un air particulier. Le plus important restait que cette excroissance soit indolore. Lentement la jeune fille approcha jusqu’à lui. Il faisait du sport cela elle pouvait le parier. Il était terriblement beau. Virginie avait toujours été attirée par ce qui était beau. Elle connaissait les corps pour les avoir observés sur des planches. Il lui était aisé de poursuivre les courbes dissimulées par les habits. Un exercice dangereux si elle voulait garder contenance. Elle s’était promis de ne pas faire la timide. De ne pas répéter les erreurs du lycée. Bon. La grande on se secoue.

-« Un cinéma ce soir ? »

Maintenant face à lui elle ne put s’empêcher d’aller défroisser l’épaule droite de la chemise. Un geste léger, furtif, qu’on fait sans vraiment le préméditer. Et lorsqu’elle s’en rendit compte un petit sourire confus lui servi d’excuse. Il ne fallait pas qu’il le prenne mal surtout. C’était juste une mauvaise habitude de vouloir que tout soit parfait toujours. Ses doigts s’éloignaient comme des fautifs pris en flagrant délie. Virginie reprenez vous voyons. Avant que sa timidité ne reprenne pouvoir la jeune fille se dirigea vers la porte.

-« On a juste le temps de faire le tour du propriétaire avant la partie. »

Ainsi la petite londonienne le guida vers toutes les salles qu’il n’avait jamais put voir. Qu’il puisse véritablement se sentir comme chez lui dans ce manoir. Pendant tout le trajet Virginie lui parla du mode de vie de ce lieu. Les repas, les cours, les activités tout. Tout ce qu’elle avait à peine effleuré durant leur correspondance. Plus le temps avançait et plus la jeune fille se maîtrisait. Parce qu’elle voyait bien que Luc l’écoutait. Elle sentait que ses paroles mêmes futiles le faisaient sourire. Alors elle arrivait à raconter un peu de sa vie. Cependant jamais elle n’évoquait ses seize premières années, ni ses activités extra-institut.

Leur petit parcourt s’acheva en salle d’entrainement où allait commencer le jeu collectif. Il y avait déjà une dizaine de pensionnaires dans la grande salle. Les lumières avaient étés allumées pour palliées à la grisaille anglaise. Déjà l’un des participants activait le système pour installer un terrain. Cependant ce fût rapidement l’IA qui reprit le contrôle du lieu. La voix féminine annonça la procédure. Virginie aperçu un peu plus loin l’un de leur prof qui surveillait le déroulé de l’activité. D’autres arriveraient surement avant le top départ. De loin une voix porta jusqu’à eux. Chris.

-« Eh Parish va te changer. Ce n’est pas en chaussons que tu vas pouvoir me rattraper. L’autre aussi d’ailleurs. Salut le nouveau. »

Les yeux bleus détaillèrent le provocateur une seconde. Super vitesse. Avec lui les balles étaient de vrais boulets de cannons. Heureusement qu’elle savait se défendre sur ce terrain là. Elle indiqua les vestiaires. A droite pour lui et à gauche pour elle. Il y avait toujours des tenues prêtes pour les jeunes en mal de dépense énergétiques. En tant qu’élève Virginie avait un casier attitré, mais Luc ne manquerait de rien. L’étape de préparation était un peu moins pénible qu’avant pour la jeune fille. Une cabine vide, et en deux minutes jogging, débardeur, et baskets trouvèrent place. Bien entendu le pantalon obéissait à la mode taille basse et le débardeur à celle de l’enrobage. Ceci dit sa pudeur ne se plaçait pas tout à fait à ce niveau là.

Parée, la demoiselle marcha vers le terrain. Deux chefs d’équipe déjà désigné. Comme de bien entendu Chris était l’un d’eux. Elle cherchait Luc du regard. On lui proposait de venir dans l’équipe de droite. Alors qu’on l’appelait elle de l’autre côté. Ça… ce n’était pas prévu. Un petit sourire timide et encourageant pour le beau métisse. Tout irait bien !

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MessageSujet: Re: [RP] Rien ne sert de prévoir... Mer 1 Sep 2010 - 2:35

Le temps d'arriver à la chambre de la miss, les deux jeunes gens avaient eu le temps de discuter un peu. Virginie lui avoua qu'elle n'avait pas osé lui parler de sa mutation, de peur de le faire fuir. Luc ne répondit pas de suite. Ca voulait dire pas mal de chose ce genre de déclarations. Qu'elle avait flashé sur lui depuis un moment, peut être même depuis leur première rencontre...

C'est un peu la même chose pour moi. Certains savaient pour ma mutation avant l'épisode de la TransA, même si je me suis plus ou moins débrouiller pour le cacher. Mais à cette époque je ne contrôlais pas encore les effets comme je le peux aujourd'hui, et ce n'était pas toujours facile. Mais je t'avoue que ça m'a sacrément étonné quand tu m'as appris que tu en étais une aussi.

Luc se changea dans la chambre, sentant le regard de la jeune fille sur son dos. Il la sentait approcher, et se demandait si elle allait lui poser une question sur l'épine dorsale de roche, mais non... soit elle n'osa pas soit elle avait décidé de garder ça pour elle... ou pour plus tard.
Il finit de boutonner sa chemise, fit quelques mouvements pour assouplir un peu le tissus qui était resté plié pendant un certain temps, surtout au niveau des épaules, et se retourna. Il cru distinguer un léger rosissement sur les pommettes de la jeune fille. Ca ne le surprenait pas tant que ça. Il savait qu'il avait un corps plutôt attirant pour la gente féminine.


Un ciné?? Pourquoi pas. Ca me changera des nanards français qui passent en boucle chez moi.

Les deux jeunes gens sortirent de la pièce, et Virginie entama une visite complète de l'Institut. Luc écoutait tranquillement, habitué à écouter attentivement même si certaines fois il ne semblait pas en avoir l'air. Et Virginie réussissait à rester amusante en racontant des anecdotes sur les petits fracas qui avaient eu lieux ici et là. En même temps un institut comme celui là est un véritable cocon à bétise, les enfants étant encore plus poussés à utiliser leurs pouvoirs, de façon plus ou moins adroites, poussés par l'émulation générale. Et ça ne finissait pas toujours comme ils l'avaient prévus.

La visite se finit dans les sous sols, où ils arrivèrent à la salle d'entrainement. Apparament il y avait une bonne trentaine de personnes, toutes prêtes à jouer à cette fameuse partie de balle au prisonnier. Luc pensait qu'il allait pouvoir rester observer, mais l'un des plus grands, Chris, leur fit comprendre qu'ils étaient inclus dans la partie.
Virginie anticipa sa remarque comme quoi il n'avait pas de tenue prévue pour ce genre d'activité, et l'emmena dans les vestiaires, où ils trouvèrent des casiers avec des affaires toutes prêtes.

Luc alla se changer, ne mettant qu'un short de sport, un marcel, une paire de baskets, et des mitaines. Il sortit et vit que Virginie était déjà prête, et l'attendait. Il rangea ses affaires rapidement et alla rejoindre le terrain. Il alla dans l'équipe de Chris qui lui envoya le ballon.

A toi de jouer mec. Envoie la sauce!

Luc jetta un coup d'oeil à Virginie qui s'était rendue dans l'autre partie du terrain. Il observa un instant les adversaires, avant de choisir une première cible. Un ou deux bougeaient à toute vitesse, pendant que les autres attendaient. Ca allait être marrant. Le mutant prit le ballon à une main, arma son bras, et lança le plus fort possible le ballon sur un garçon de bon gabarit. La partie était lancée.

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MessageSujet: Re: [RP] Rien ne sert de prévoir... Mer 1 Sep 2010 - 15:05

-« C’est vrai ma mutation n’est pas visible. C’est ce qui m’a permit de rester « comme les autres » jusqu’à l’année dernière. Mais bon… maintenant ça devient plus compliqué. L’évolution me dépasse un peu. J’ai même peur de faire du mal sans le vouloir. »

Ceux qui l’entourait l’avait probablement comprit. Virginie ne pouvait faire de mal à personne. Excepté, peut être, pour défendre les autres. C’était sa plus grande force et sa faiblesse la plus pernicieuse. Elle savait que tout ce potentiel physique pouvait servir à quelque chose. Les professeurs le lui répétaient. Il fallait qu’elle « ose ». Mais… Ces craintes, dont elle n’avait jamais parlé, à personne, de vive voix.

Mademoiselle Blackwood devait être une femme charmante, mais Virginie ne pourrait jamais parler « d’elle » devant une inconnue. Et puis quelque part la petite mutante avait honte d’être aussi « fragile ». Il y avait des mutations beaucoup plus compliquées à gérer dans cette école. Son problème venait de son tempérament, ce qui pouvait passer pour puérile. Elle avait grandit dans un esprit d’auto-défense et d’individualisme et n’en avait rien gardé. Comme si elle s’était construite à l’opposé de ces codes.

-« D’accord ! Une envie particulière ? Policier, action, aventure … ? Je ne sais pas ce qui est sortie cette semaine tiens. »

Virginie n’y allait pas souvent. En fait elle ne prenait pas le temps d’y aller. Ils regarderaient plus tard. De toute façon rien ne sert de prévoir. Peut être que Luc n’aurait pas le courage, après le jeu, de sortir en ville. Les écrans ne l’avaient jamais beaucoup attirée. Son univers se faisait plutôt par la musique, le grand air, la gourmandise. Triviales petites activités qui n’étaient peut être pas celles d’une citadine lambda. D’ailleurs il faudrait qu’elle lui montre les bois des alentours. Luc aussi aimait la nature. Ils avaient cela en commun aussi.

Maintenant c’était le sport, la dépense, la compétition. Les deux équipes constituées, le reste des pensionnaires forma un public sur les bancs placés contre les murs. Depuis avril mademoiselle Parish avait eu le temps de montrer à cette communauté qu’elle connaissait ce domaine. A partir du deuxième cycle, elle avait accumulés les sports : Marche, escalade, natation, gymnastique, danse bien sûr… Puis Il y avait eu sa migration vers la « Big Apple ». Le temps de neuf mois à vivre au jour le jour. Ça avait été un sport de vie en quelque sorte, sans lequel elle aurait été encore plus introvertie.

Les exigences de l’Institut l’avaient poussé à reprendre ses anciennes activités mais aussi des nouvelles. Une initiation au sport offensif, à la méditation… toutes ces choses qui lui permettait de canaliser une énergie débordante. Elle mettait toute sa bonne volonté depuis le printemps. Pourtant impossible de frapper autre part que dans un punching-ball, ou bien… un ballon ! C’est ce qu’elle fit durant les deux heures suivantes. Infatigable. Chris et Luc -en tandem- étaient tout simplement infernaux. Au fur et à mesure de la partie la jeune fille comprit qu’ils ne feraient pas de cadeaux. Malheureusement elle n’avait pas la hargne pour une victoire arrachée dans la violence.

L’arbitre annonça la fin en annonçant un score serré. Virginie avait enfin finit dans le camp des prisonnier. Les cris percutèrent les murs de la salle. Tout le monde profitait de la joie des vainqueurs. Les petites boutades filaient d’un bout du terrain à l’autre. Le sourire de la jeune fille n’avait pas disparue. Elle n’était pas vexée. Elle était même contente que Luc ait gagné et doublement, puisque ses coéquipiers l’avaient déjà accepté. Déjà il y avait cet élan un peu fraternel et bourru que partageaient les garçons avec facilité. La demoiselle attendit patiemment de pouvoir le rejoindre sans les interrompre.

-« T’as perdu blondinette ! »

Les yeux de la jeune fille détaillèrent le jeune homme en sueur qui riait. Avec un rien de malice elle répondit tranquillement.

-« Sur combien de partie déjà dis mois Christopher ? »

Le petit grognement lui donna un point. Virginie ne se départit pourtant pas de sa douceur et ria de bon cœur. Pour une fois qu’elle le remettait à sa place celui là. Il n’avait pas l’habitude. Il jeta un coup d’œil à Luc, avec une complicité toute masculine. Cette fille cachait bien son jeu derrière ses boucles angélines. Il s’éloigna, en lançant l’idée d’une bière à la cantonade, tous au réfectoire. Pour les mutants majeurs cela va de soit. Le diner n’allait pas tarder. C’était un apéro exceptionnel permit par les vacances. Tout le monde se dirigeait vers les douches avec entrain. La demoiselle en profita pour regarder son petit héros du jour avec un rien de tendresse.

-« Bravo le gagnant ! Tu as bien joué. »

A vrai dire elle n’avait jamais douté de lui. Elle lui vola un baiser sur la joue et fila remettre sa robe d’un pas léger. Sa préparation dura un peu plus longtemps que la sienne. Parce qu’elle voulait être jolie et pensa à rehausser son regard de ce trait de kôl qu’elle oubliait un peu ces derniers temps. Se trouvant convenable elle le retrouva dos tourné vers un des gars de son équipe et décida de se laisser aller à sa bonne humeur. A pas de louve sa silhouette arriva par derrière et ses deux mains allèrent devant les yeux du jeune homme. Elles avaient quelques bagues, fines, féminines et délicates comme toute la physionomie de cette fille.

-« Monsieur vous êtes prit au piège ! »

Elle le libéra bien vite pourtant et se reprit en voyant que sa gaminerie faisait sourire. Et puis être aussi proche c’était assez déstabilisant. Comme si elle avait une délicieuse chaire de poule le long de la nuque. Bien !

-« On remonte ? »


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MessageSujet: Re: [RP] Rien ne sert de prévoir... Dim 12 Sep 2010 - 1:06

Oui ça ne doit pas être facile à vivre tout les jours non plus. Il faut toujours faire attention à ce que l'on fait ou à tout ce qui nous entoure, de peur de casser ou de faire mal par inadvertance. C'est parfois compliqué, mais mais bon je pense qu'au bout d'un moment on finira par s'y habituer. C'est juste que l'on est dans une période où rien ne se passe comme on le voudrait. Mais il ne faut pas non plus que ça nous empêche de vivre comme on le voudrait.

Luc pensa à tout ces moments où il avait sentit son pouvoir se déclencher, et où il avait dû trouver des cachettes express ou bien réussir à s'isoler sans que personne ne le remarque, ou encore trouver des excuses bidon le temps de se débarrasser de la couche de roche qui le recouvrait trop souvent à son gout, et jamais au bon moment. Il avait même réussit à gâcher plusieurs rendez vous avec des filles plus que sympathique. Ce qui en soit n'était pas grave vu la personne qui lui tenait compagnie aujourd'hui.

Bah on verra sur place. J'ai absolument aucune idée de ce qu'il passe au ciné en France, alors en Angleterre, aucune chance.


Le sport était une chose que Luc appréciait particulièrement. Il avait toujours aimé se dépenser, faire couler la sueur, s'amuser. Dernièrement il avait un peu délaissé ses scéances de grimpe en salle ( de toute façon il connaissait par coeur les voies artificielles, et devait attendre que l'on en crée de nouvelles ) pour se mettre au sport de combat. Les derniers évènements l'avait poussé dans ce sens. Il voulait pouvoir se défendre tout en se contrôlant, et les cours de karaté qu'il suivait lui était bien utiles, bien qu'il soit encore qu'un simple ceinture blanche.

De toute façon ici ses cours n'allaient lui être d'aucune utilité, vu que le jeu consistait plus à encaisser les coups de ballons qu'autre chose. Les deux camps n'y allaient pas de main morte, et le ballon circulait à une vitesse rarement atteinte en règle générale. En même temps vu les participants. Chris, le capitaine de l'équipe de Luc ne lâchait rien, et Luc non plus. Ils restaient souvent les deux derniers à être dans la partie, de même que Virginie en face et un autre speedy gonzalez. Luc utilisait son pouvoir pour encaisser les coups sans trop de dégâts tandis que Chris les renvoyaient illico presto à son expediteur. Au final, c'est l'équipe de Chris qui remporta le match. Score serré certe, mais quand même supérieur. Luc était crevé, il avait pompé dans sa réserve d'énergie plus qu'il le pensait.

Virginie vint le voir pour le féliciter, et lui déposa un baiser furtif sur la joue, avant de rejoindre les vestiaires en 4ème vitesse, laissant un Luc songeur. Chris passa à côté de lui et lui donna une bonne claque dans le dos, façon mec viril.

Bien joué mec.

Ouai toi aussi bien joué. C'était bien chaud sur la fin.

En même temps tu avais du mal à la viser. Fallait pas hésiter à y aller à fond même si c'est Elle.

Luc comprit l'allusion, et regarda partir Chris tout sourire. Le mutant suivit le mouvement de troupe en secouant la tête. Quelle bande de branleur ceux là. Ils sont pas capable de garder leur langue dans le poche.
Il se changea rapidement, laissant ses affaires sales au même endroit que les autres. Ca avait l'air cool la vie ici, rien à faire, y'a tout le service d'hôtel, nettoyage, linge, cuisine... en même vu le nombre d'élève, il faut bien ça pour s'occuper de toutes ces tâches.
Il attendit quelques minutes que Miss Parish veuille bien finir de se changer, qui d'ailleur essaya de le surprendre par derrière Il répondit en français
" Mademoiselle, je suis donc votre prisonnier " avant de se retourner.

Je vous suis. Luc s'écarta du passage en s'inclinant légèrement. Honneur aux dames

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MessageSujet: Re: [RP] Rien ne sert de prévoir... Mar 14 Sep 2010 - 15:15

Oui la vie à l’Institut était plutôt bien faite. Nonobstant quelques règles à respecter. Celle du diner par exemple, qui se déroulait dans la grande salle à manger. Il se débutait à 20h00 avec un et unique service, pour tous les pensionnaires, adultes comme enfants. On montait le grand escalier, on longeait un couloir, et s’ouvrait alors la porte d’une des plus jolies pièces. Tout était moderne à l’Institut, en particulier le mobilier qui facilitait le quotidien. C’était une machine bien rôdée dont personne ne pouvoir trouver les fondations. Pourtant dans cette ambiance très contemporaine survivait quelques reliques. A commencer par la lueur qui se dispersait un peu partout sur les murs, car c’étaient de vieux lampions qui éclairaient l’espace. De quoi créer cette impression chaleureuse et un rien mystérieuse.

Virginie lui montra comment procéder. Ce n’était guère compliqué. Les tables étaient assez grandes encourageants ainsi l’esprit de groupe. Une fois assit tout ce mettait en place sans que l’on eu à bouger le petit doigt. Ensuite les plats arrivaient les uns après les autres servis par Albert. Albert était le gardien de la salle à manger, il était là pour chaque repas. Il était aussi là pendant les vacances. Son sens de l’observation lui permit de repérer le nouveau visage. Il ne posait pourtant aucune question. A la place se furent les autres mutants qui s’exprimèrent le plus librement du monde. Ici n’importe qui pouvait débarquer n’importe quand c’était le propre d’un lieu d’asile. Alors la nouveauté était accueillie avec une simple camaraderie. La demoiselle les laissa faire, offrant à son invité l’occasion de raconter ce qu’il voulait.

Elle les écoutait tous. Retrouvant sa place d’oreille discrète, soulagent le serveur dés qu’elle le pouvait. Cela faisait quelques jours qu’elle n’apparaissait plus dans les pièces communes. L’arrivée de Luc l’incitait à réintégrer cette petite communauté, ce qui n’était pas vraiment un mal. Plus de quatre personnes et Virginie s’effaçait gentiment, une mise en retrait instinctive. Plus personne ne s’en étonnait ici, on avait apprit à faire avec. On la connaissait donc très peu à cause de cela. On savait qu’elle trainait avec Koji et… voilà tout. Pour le reste impossible de savoir. Exactement ce que la demoiselle désirait. Elle était prête à écouter, la vie, les besoins, les malheurs, de chacun, mais pas l’inverse.

Si beaucoup s’étonnait de la voir « changer » de compagnon, personne ne fit la remarque devant elle. Plus la conversation avançait et plus on comprenait qu’une relation était entrain de naître. Luc resterait-il à l’Institut ? Ce fût Paul qui posa la question, mine de rien, en lançant un regard à la demoiselle. Virginie ne pouvait répondre et savait que la réponse se verrait dans ses yeux. Elle se concentra donc sur cette magnifique salade de fruits. Non. Luc avait une autre vie quelque part de l’autre côté.

Avec le temps elle avait apprit à repérer les signes de fatigue chez ses congénères. C’était indispensable si elle voulait éviter de les pousser à bout. Aussi se dit-elle qu’une journée, un voyage, une séance de sport, cela faisait beaucoup pour un jeune étudiant. Bienveillante jusqu’à la fin des temps elle envisagea une fin de soirée qui offrirait à Luc un véritable repos. En quelques minutes l’idée fit son chemin et elle lança le bouche à oreille. Un mécanisme fréquent qui fonctionnait à merveille quelque fois. Les plus rapides se regroupèrent pour aller préparer le nécessaire. Voila qu’un formidable entrain collectif prenait d’assaut la salle de repos la plus spacieuse. Sous la houlette d’un Alfred résigné, un cinéma éphémère prenait ses quartiers à quelques mètres de là.

Un sourire un rien malicieux répondit au clin d’œil de Chris’ qui pour une fois n’avait pas fait sa mauvaise tête. A la sortie du réfectoire tout le monde se dispersa. Koji n’avait toujours pas fait son apparition. Son amie soupçonnait de plus en plus qu’une nouvelle conquête l’accaparait quelque part. Fort bien. Dans ce cas elle se concentrerait sur sa propre… conquête ? N’ayons pas peur des mots. Avec douceur –bien sûr- elle saisie donc la main de Luc et l’embarqua jusqu’à cette artificielle salle de cinéma. Tout était presque prêt. Un grand drap avait été tiré sur le mur du fond et le rétroprojecteur sommeillait en les attendant. Virginie le guida vers un canapé dés plus confortable. Magique. Un piratage non recommandé donnait accès aux films de la semaine. Si personne ne connaissait le responsable de cette idée tout le monde semblait ravi.

Il y avait en tout une quinzaine de spectateur, ce qui en toute franchise, convenait largement à la demoiselle. En quelques minutes les discussions se tarirent, la lumière déclina, le son augmenta. Au lieu de regardé le grand écran, c’est lui qu’elle observa dans la pénombre. Promis demain elle serait plus aventurière. Pour l’heure elle n’écouta que son envie d’être accompagnée. Et petit à petit son affection se découvrait.

« Monsieur est servi. »

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MessageSujet: Re: [RP] Rien ne sert de prévoir... Dim 26 Sep 2010 - 1:57

Luc s'était sagement laissé conduire à ce qu'il semblait être la salle à manger... ou plutôt le gymnase à manger, tellement la pièce était grande et le nombre de couverts prêts immense. Tout le monde affluait pour s'installer aux grandes tables, et commençait à discuter en attendant que le repas soit servit, sous l'oeil vigilant d'un adulte, surement un autre majordome de la maison, où quelque chose comme ça...

Ceux qui étaient assit à la table de Luc et Virginie étaient globalement des grands adolescents, en fin de lycée ou tout proche. Chris était là, ainsi qu'un autre garçon qui avait fait partit de son équipe, Paul. Les discussions s'entamèrent sans peine, tous étant curieux de savoir qui était réellement Luc. Le jeune étudiant répondit sans trop de soucis, saufs sur certaines questions un peu trop personnelles, comme la famille.
Virginie lui montra comment se présentait le déroulement du repas et ce qu'il y avait à faire pour espérer avoir une assiette pleine, ce qui en somme n'était pas bien compliqué, mais elle resta ensuite un peu en dehors des discussions, ce qu'il ne put s'empêcher de remarquer. Virginie n'était pas très loquace on dirait en public... un autre trait de sa timidité??

Et vint la question à laquelle il pouvait être sûr de devoir répondre... Allait-il rester? Luc ne répondit pas de suite, et jeta un coup d'oeil involontaire vers la jeune femme. Elle semblait s'être prise d'un interêt soudain pour un saladier remplit d'une salade de fruit, et voulait visiblement compter chaque morceau de fruit qui s'y trouvait.


Je ne peux pas rester très longtemps malheureusement. J'ai mes études à finir, qui sont au final assez importantes pour moi car elles me permettent de comprendre scientifiquement ce que je fais quand j'utilise mon pouvoir, même si mes profs sont pas vraiment au courant de cette motivation. Mais je compte bien repasser de temps en temps si je le peux.

Les autres garçons en face sourirent, comprenant bien les motivations du jeune homme. Luc leur fit un clin d'oeil rapide.
D'un coup la salle s'agita. Luc observa le manège, et comprit que quelque chose se préparait. Certains élèves quittèrent rapidement la salle et sortirent tous dans la même direction
Luc et Virginie finirent leur repas assez rapidement, et la jeune femme l'entraina, en lui tenant la main, vers une salle voisine. Un drap blanc avait été tendu, pendant qu'un rétroprojecteur se tenait en attente, prêt à remplir sa fonction.
Les deux jeunes gens s'installèrent dans un canapé, un peu isolé des autres spectateurs. Un film démarra dès que le silence se fit, et la salle se plongea dans le noir comme dans un véritable ciné.
Le film était une comédie, en anglais évidement. Luc essaya de se concentrer sur le film, mais il ne put s'empêcher de laisser son regard glisser sur sa charmante voisine. Il s'aperçut d'ailleurs qu'elle aussi avait peu de chance de suivre correctement le film, vu qu'elle ne cessait de l'observer.

Luc finit par laisser faire son instinct, et passa son bras autour des épaules de la jeune fille, qui de toute façon était déjà pratiquement collée contre lui. Il sut que plusieurs paires d'yeux les observaient à la dérobée, mais un bref regard à la ronde renversa vite la vapeur, tout le monde faisant semblant d'être parfaitement concentré sur le film.

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MessageSujet: Re: [RP] Rien ne sert de prévoir... Lun 11 Oct 2010 - 11:45

Pendant deux petites secondes Virginie sentit son corps protester. Ce n’était pas Luc, s’était tout les autres. On avait prit cette demoiselle par les épaules des centaines de fois. Pourtant les motivations étaient très différentes. Il y avait des enseignants un peu brusques qui voulaient la sortir du silence. Des camarades trop spontanés qui la rendaient prisonnière sans le vouloir. Les inconnus qui l’arrêtaient dans la rue pour lui demander une information. Parce que son air sage et un peu éthéré rassurait les âmes un peu perdues. Mais grâce aux deux secondes suivantes elle sentit la chaleur de la paume de ce garçon passer la barrière de son épiderme. Le processus était devenu plus lent, plus laborieux, depuis que sa peau ne permettait plus d’effraction. Il n’en était pas moins efficace. Ce geste repoussa tous les autres, proposant à la jeune fille –enfin- un nouveau point de comparaison. A vrai dire cela n’était pas du tout désagréable.

Le film fit rire le public. Tandis que dans le ciel s’accentuait l’orage automnal. Il tonnait de plus en plus. Faisant parfois trembler les vitres. Un phénomène que Virginie n’aimait vraiment pas. Pourquoi ? Parce que ses expressions de Mère Nature lui rappelaient son plus grand danger. Celui qui quelque part ferait qu’elle serait mortelle. Le talon d’Achille de sa superbe mutation. L’électricité, était sa plus grande ennemie. Une ennemie qui se renfonçait -à ses côtés- au fur et à mesure de son évolution. Un véritable paradoxe, qui entretenait l’une de ses phobies la plus ... rationnelle ? Mais ce soir Luc était là. Ce fût presque instinctivement qu’il devin son point de repère.

Quand la lumière revint mademoiselle se sentit revenir dans une sorte de réalité dénaturée. Ce moment –crucial- avait distillé en elle l’envie de se reposer sur quelqu’un. Non pas comme l’amitié pouvait le proposer, le permettre. Mais comme autre chose. Un lien plus intuitif, plus sensible, plus intense aussi. Une révélation qui faisait battre son cœur à d’un rythme plus lent, profond, et qui ouvrait ses yeux d’une nouvelle manière. Les quelques conversations qu’elle avait eu sur ce sujet lui devenait plus claires. En se levant elle n’éprouva pas le besoin de s’éloigner de lui. Minuit avait sonné depuis quelques minutes.

-« Alors qu’en as-tu pensé ? »

Les troupes sortaient tranquillement en commentant les scènes clés. D’autres s’attardaient pour profiter du nouveau calme de la pièce. Virginie se dirigeait déjà vers ceux qui rangeaient le matériel. Et son frêle un mètre cinquante fût accueillit avec un sourire amusé. Son efficacité avait depuis longtemps fait le tour du manoir. En quelques minutes son expérience de serveuse de Manhattan fit ses preuves. Les chaises empilées, avec vivacité, et rangées dans une petite pièce attenante. Un tour d’horizon, assez pragmatique, l’amena à ramasser quelques papiers qui trainaient au sol. Parce que cette demoiselle ne concevait pas le fait, de laisser un lieu sali par leur activité à tous. Toutes ses expériences professionnelles lui donnaient également conscience de l’ingratitude du nettoyage des espaces communs. Alors autant que faire ce peut autant épargner les autres.

Quand tout fut en ordre Virginie parue satisfaite. Dans un bonsoir elle salua ses complices involontaires. Un regard vers Luc en lui indiquant la sortie d’un sourire. Ils remontaient tranquillement l’escalier central. Les silhouettes envahissaient l’aile este dans des claquements de portes plus ou moins contrôlées. Les lumières grésillaient un peu provoquant chez la jeune fille une moue un peu inquiète. Elle sortie son pass et observa le mécanisme pendant un instant. Se trouvant idiote d’anticiper à ce point les défaillances techniques de la bâtisse elle leur ouvrit la porte. Tout de même mine de rien elle laissa à Luc le soin d’allumer la lumière. La carte magnétique abandonnée sur le bureau.

Un lit d’appoint avait été apporté pendant leur absence. Piles, de drap et couverture, posés sur lui. Il ne fallut pas plus, que les quelques pas qui l’en séparait, pour que Virginie se mette en action. Ce n’était même pas le fait que Luc soit son invité. C’était son caractère tout simplement, de tout faire, tout le temps, dans l’instant. Ses gestes cette fois étaient ceux de l’ancienne femme de ménage de l’hôpital. Sans même s’en rendre compte la demoiselle retrouvait son passé. Autant elle ne prenait jamais la peine de faire son lit avec minutie. Autant là ses reflexes revenaient sans qu’elle ne les arrête. Elle aurait put travailler dans un grand hôtel, ou dans un château, et être une employée modèle.

-« Tu sais, je ne suis pas pressée… si tu veux… prendre une douche, tu peux, lire, ce que tu veux. Je n’ai pas besoin de beaucoup de sommeil. Donc ne te prive de rien. Et si tu veux dormir aussi. Je … m’adapte à toi. »

Elle avait dit cela avec un air sincère et spontané accompagné de cette volonté de bien faire. Un sourire bienveillant à son adresse. Avant qu’elle n’aille tirer les rideaux de sa chambre avec une énergie toujours sous-jacente. Virginie la contrôlait encore mal pourtant. Il fallait sans cesse qu’elle se tempère, pour ne pas aller vers une brusquerie maladroite. Le simple fait de se détendre –réellement- devenait de plus en plus compliqué. Il fallait qu’elle est recourt à toutes sortes de subterfuges pour faire comprendre à son organisme qu’elle devait se poser. Même maintenant assise sur son propre lit, ses muscles n’attendaient qu’un signe.

Son dos alla se caller contre le mur dur dont elle se moquait bien. Assise en tailleur elle le regardait dans cette chambre.

-« Tu passes une bonne soirée ? »
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MessageSujet: Re: [RP] Rien ne sert de prévoir... Mer 24 Nov 2010 - 22:43

Le film se passa bien. Tout le monde rit aux scènes délurées du film, et Luc se sentit bien installé ainsi contre la jeune femme. Il sentait la douce chaleur de sa peau, sa tête posée contre son épaule, signe d'un relâchement général. Car elle était un peu tendue au début, chose qui passa bien vite. Pour Luc aussi, ce n'était pas forcément facile. Il avait toujours du mal lors des premiers contacts, chose que peu de personne pourraient soupçonner chez ce jeune métis. Certes il avait un beau physique, et beaucoup pourraient penser, à tort, que cela pourrait être facile pour lui avec les filles. Mais il y a toujours chez lui cette dose de timidité qui débarquait et qu'il essayait de cacher derrière une fausse tranquillité. Et puis depuis quelques temps les évolutions de sa mutation l'empêchaient très souvent d'aller plus loin que la simple conversation.

De ça au moins il n'avait pas à se soucier ici. Tous étaient dans le même cas que lui, la mutation. Sans se sentir en sécurité, il éprouvait un sentiment de paix qu'il n'avait pas connu depuis bien longtemps. Il n'avait pas à faire gaffe à chaque contact, faire attention à chaque situation qui pourrait potentiellement le révéler aux autres, ce qui en ce moment n'était pas la meilleur chose à faire. Ici au moins il pouvait souffler.

Le film se finit dans l'allégresse générale, sur une scène absolument surréaliste. Beaucoup de jeunes partirent, pressés d'aller rejoindre leurs chambres, tandis que les plus vieux en profitaient pour rester un peu entre eux et discuter, et surtout pour ranger la salle. Virginie s'y mit également, rangeant chaise et siège à une vitesse surprenante. Luc mit la main à la patte, histoire de, vu que tout fut rangé et remis à sa place en un rien de temps. Il suivit la jeune femme dans les couloirs après avoir salué les derniers présents. Ils ne tardèrent pas à arriver à la chambre de Virginie.

Pas mal comme film. Je savais bien que je devais allais le voir au ciné mais j'avais pas le temps. Mais je regrette pas d'avoir attendu au final.

En rentrant il vit le lit qui l'attendait, les couvertures et les draps encore pliés. Il allait s'en occuper quand Virginie le dépassa et s'attaqua au lit en un rien de temps. Le temps de dire ouf c'était déjà prêt. Le jeune homme voulut protesté et l'aider, peu habitué à se faire faire le lit, mais il s'aperçut très vite qu'il ne ferait que gêner tellement elle semblait... habituée?? Il lâcha un léger soupir, sourire en coin.

Tu n'étais pas obligée...

Dans tout ses virevoltes, les deux jeunes gens se retrouvèrent plusieurs fois proches, vraiment très proches l'un de l'autre. Luc ne put s'empêcher de sentir le doux parfum que laissait derrière elle la jeune femme. Quand celle ci s'installa sur son lit, il allait la rejoindre quand il sentit un truc étrange. Il retira ses chaussures et remit ses pieds nu contre le sol... nan c'est pas possible. Ce que très très peu de gens savent, c'est que Luc sentait depuis quelques temps beaucoup mieux les vibrations à travers le sol. Il n'arrivait pas encore à faire le tri, mais là... Il pausa un doigt sur ses lèvre en direction de Virginie, afin qu'elle ne fasse pas de bruit, et se dirigea à pas de loup vers la porte. Il l'ouvrit brusquement, et tomba net sur 5 mecs qui espionnaient à la porte, le visage exprimant une surprise la plus totale. Luc sourit tranquillement.

J'ai pas le souvenir d'avoir vu les douches des filles ici... ça doit être plus loin... beaucoup plus loin.

Les cinq garçons se redressèrent et partirent d'un pas rapide, l'air déçu ou penaud, c'est selon. Luc les regarda disparaître à l'angle d'un couloir, et referma la porte. Il revint vers Virginie, sourire en coin.

Ah lala ces jeunes.


Cette fois il rejoint le lit de Virginie et s'installa à côté d'elle, dos au mur... ou plutôt contre elle.

Si on ne compte pas la chemise, pour l'instant la soirée se passe bien. Les rencontres ici sont assez... intéressantes, et l'ambiance assez cool pour être à l'aise sans aucun souci. De toute façon je vois pas comment ça n'aurait pas pu bien se passer, vu que je suis agréablement accompagné.

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MessageSujet: Re: [RP] Rien ne sert de prévoir... Mar 7 Déc 2010 - 16:45

Oui c’est vrai, Virginie n’était pas obligée de tout faire. Mais on ne se débarrasse pas comme ça des habitudes. Elle avait vraiment du mal pour être oisive. C’était pire depuis que sa mutation lui offrait tout ce potentiel d’action. Comme il s’agissait de Luc et qu’elle voulait qu’il la connaisse elle accompagna son air confus d’une petite explication.

-« Excuses-moi. C’est que j’ai l’habitude. Depuis que j’ai appris à les faire je ne peux pas m’en empêcher. J’en faisais tous les après midi dans un hôpital alors le tiens c’est rien du tout. Et puis… tu es mon invité, non ? »

Elle comprit immédiatement le langage des signes et hocha doucement la tête. Tout à sa contemplation française elle n’avait pas fait attention aux petits murmures des sacripants. Une expression de surprise lui échappa devant une telle prise en flagrant-délit. De l’espionnage pur et simple ! Mais pourquoi ? Les paroles de Luc la mire sur la voie. Le feu lui monta aux joues en une seconde. Ils avaient pensé que… que… A cet instant la jeune fille aurait adoré disparaitre dans un trou de souris. Est-ce que Luc pensait aussi qu’elle l’avait accueillit ici pour « ça » ?

-« Luc, je t’ai invité parce que, parce que je t’apprécie beaucoup… et heu… »

Il n’avait pas l’air choqué d’avoir surprit une bande d’ado en pleine action de voyeurisme. Bon, bon… On se calme Parish. Elle le regarda venir prés d’elle en essayant de ne pas paraitre complétement idiote. Ce petit événement créait de nouvelles… perspectives. Il avait dû se rendre compte qu’elle n’était pas la fille la plus charnelle qui soi. Ses sens fonctionnaient à toute allure. Il y avait eu de trop nombreuses occasions pour nier qu’il l’attirait. Toutes les réactions de son corps le lui disaient. Mais entre la conscience et l’acte…

-« Moi aussi je suis contente. On aurait dû se revoir plus tôt. Se croiser deux fois par hasard s’était quand même fort. Et puis… j’ai l’impression qu’on s’entend bien. »

Pour ne pas dire qu’il était tranquillement entrain de lui faire perdre le nord. Ce beau gosse. A présent Virginie devait être en accord avec elle-même. Les relations amoureuses lui étaient tout aussi inconnues que les expériences physiques que ce que celles-ci pouvaient entrainer. Elle était donc tout simplement morte de trouille quand ses réflexions l’amenaient dans cette direction. Cela dit… allait-elle rester dans l’expectative jusqu’à la fin de ses jours ? A dix-huit ans la plus part des jeunes filles savait ce qui se passait. En croisant mentalement les doigts elle alla poser une main vers la sienne.

-« Est-ce que… est-ce que tu crois qu’on pourrait, devenir, « autre chose » que des amis ? »

Quelle témérité ! Son séjour à l’Institut avait quelques bons effets. Ou bien la sagesse d’un ami avait-elle enfin fait son œuvre ? Le résultat était là et Virginie craignait une crise cardiaque si Luc lui demandait d’expliciter. Elle avait fait les deux derniers grands pas vers lui. S’il avait toujours accepté ces avancés, mais il n’y avait pas directement participé. Alors… peut être, il fallait mieux, être sûre de la suite. Même si en sentant le papillon au creux son ventre la jeune mutante savait qu’une amitié n’était pas ce qu’elle recherchait avec lui. Qu’en pensait-il ? Ils avaient tout en main pour construire quelque chose.

-« Parce que, c’est la première fois, que je… enfin que j’espère que ça puisse se faire. »

Elle était entrain de lui offrir son cœur sans pouvoir s’arrêter. Comme une parachutiste qui ferme les yeux jusqu’à sentir de nouveau le sol sous ses pieds. Un coup de tonnerre plus violent que les autres la fit sursauter. Et comme Luc était là, comme il irradiait de tranquillité et de chaleur, comme il faisait trembler sa poitrine, Virginie alla se blottir contre lui. C’était comme de trouver une île ensoleillée après un long voyage. Son odeur l’entourait tout entière. La fermeté de sa peau lui semblait agréable. Alors d’une toute petite voix elle murmura la seule excuse qui lui venait à l’esprit.

-« Je n’aime vraiment pas ces éclaires. »

C’était idiot de dire cela. Mais cela lui permettait de rester un peu plus longtemps où elle était. Plus Virginie y était et plus elle avait envie d’y rester. Espérant même –pour la première fois- qu’une personne la prenne dans ses bras.
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MessageSujet: Re: [RP] Rien ne sert de prévoir... Mar 4 Jan 2011 - 0:40

Luc savait qu'elle avait fait de nombreux petits boulots avant de devenir pigiste et depuis secrétaire à la Lib Corp. Elle comme elle disait, il y a des habitudes difficiles à perdre. Lui même avait tendance à garder certains réflexes des activités qu'il avait eu, que ce soit sportives ou dans un travail.

Le petit épisode avec les gamins semblait l'avoir choquée, ou du moins remuée, surtout que les paroles de Luc pouvaient prêter à confusion. Elle commença à partir dans des phrases qu'elle ne finissait pas. Sa timidité reprenait le dessus, et Luc hésita à parler. Il la laissa s'exprimer, écoutant patiemment sans rien dire. Bien sûr il y avait des silences, pesant pour certains, mais il voulait qu'elle franchisse la barrière de sa timidité, qu'elle réussisse à exprimer ses réels sentiments.

De son côté, il se savait attiré par la petite blonde, ce brin de femme forte et fragile en même temps, qu'il avait vu s'épanouir au fil de leurs rencontres et de leurs discussions. Il aimait voir son expression naturelle, écouter sa voix douce. Elle était nature, sans fioritures, simple et directe. C'était ce qu'il aimait le plus chez elle. Il n'y avait pas cet habillage de féminité que beaucoup de jeune femme de son âge essayait de revêtir pour attirer les faveurs des hommes. Elle était elle, et c'était tout.

Un nouvel éclair zébra le ciel, visible à travers la fenêtre. Elle se blottit un peu plus contre lui, tremblant légèrement sous les coups de tonnerre qui suivirent. Luc la serra un peu plus contre lui, se voulant rassurant et calme. Chacun avait ses peurs et ses démons, ses phobies. Lui ce n'était pas vraiment une peur ou quelque chose dans le genre, mais une incompatibilité: il ne pouvait rester longtemps sans être en contact du sol, ressentant l'absence de ce contact comme un malaise grandissant, avec un soupçon de dépression. L'avantage des technologies actuelles, c'est qu'il pouvait voyager entre les continents suffisamment rapidement pour ne pas être trop indisposé.

Luc se décida à rompre le silence.


Tu sais, j'ai quelque chose à te dire aussi.

Il se tut quelques secondes.

Certaines choses ont besoins d'une longue définition, voir de nombreuses heures de discours pour êtres expliquées, d'autres... n'ont besoin de rien d'autre que du silence.

Il la regarda droit dans les yeux avant de se pencher et de poser ses lèvres sur celles de la jeune femme qu'il tenait dans ses bras.

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MessageSujet: Re: [RP] Rien ne sert de prévoir... Dim 23 Jan 2011 - 12:40

Ses yeux d’azure s’étaient levés vers ceux du jeune homme. Ils avaient cherchés ce qu’il allait ce passer. Comme une apprentie magicienne voulant lire l’avenir dans le miroir de l’âme. Devait-elle se préparer à un grand coup, ou à une crise cardiaque ? Luc était quelqu’un d’infiniment plus simple qu’elle. Lorsqu’il se pencha la jeune fille sut. Il était tant c’est vrai de découvrir cette autre aspect des relations humaines. Il était trop tard pour réfléchir. Voilà c’était cela. Il était trop tard pour trouver toutes les raisons d’avoir peur. Virginie se laissa entrainer par l’inconnu.

Les premières secondes ne furent qu’une suite d’explosions internes. Le touché, le goût, elle qui adorait croquer la vie. Elle agissait avec pour seul guide l’envie. Cette envie puérile de connaître les mystères de l’amour. La petite londonien n’avait presque plus honte de son ignorance. Elle prenait cela comme une nouvelle chance. Ses lèvres tentaient quelques mouvements. Comme rien n’était prémédité c’était peut être imparfait, peut être oui. Mais c’était son premier vrai baiser. Il serait le référent de tous les autres.

Ce contact trouvait un écho dans toute sa chair. Elle oublia, l’orage, l’Institut, le présent. Lorsqu’il fallut se séparer un peu. Virginie avait perdu cette légère tension qui ne la quittait jamais. Elle n’avait plus peur de ses propres mouvements. Son esprit ne veillait plus sur sa force. Ce fût justement en débridant tout qu’un équilibre se créa. Alors ses appréhensions n’eurent plus autant de poids face à son besoin de tendresse. Son enfance ne lui avait pas permit de montrer les preuves de tendresse qu’elle aurait adoré donner aux personnes aimées. Jusqu’à ce soir en tous les cas. Son nez alla se nicher contre cette gorge chaude et douce de beau français. Elle avait envie de dire « merci » encore une fois. Un simple sourire en disait plus long. Il venait de lui en donner la preuve.

La découverte de l’un et de l’autre se poursuivi dans la douceur. Les gestes de la demoiselle n’étaient que délicatesse et timidité. On pouvait être la mutante la plus forte du monde et la plus douce en même temps. Un paradoxe que son tempérament craintif avait toujours exacerbé. Leurs lèvres se retrouvèrent naturellement plus quémandeuses. Car après tout la fougue était bien le droit de leur jeune âge ! Les doigts se firent tactiles à la recherche d’un grain de peau étranger. Ils volaient sur la peau de cet amoureux prient d’une vie propre pleine de curiosité. Virginie exprimait sa tendresse comme une enfant sevrée qui cherche à rattraper le temps perdu. Pourtant la chaleur au creux de son ventre était tout sauf enfantine.

Avec ce besoin il y avait également la formidable attraction physique et grégaire. Sentir une peau chaude contre la sienne était délicieux. Virginie avait toujours aimé ce qui était délicieux. Tout suivi son court, la jeune fille se retrouva allongée, les yeux brillants de tendresse. Désinhibée, libre de rire de ce bonheur en effervescence. Comment arriva-t-elle à laisser quelqu’un voir son corps petit à petit dénudé ? Qui sait. Etre amoureuse donnait assez de confiance pour éloigner la pudeur. Tout ce qu’elle comprit c’est que sa robe avait rejoint le néant. Qu’il n’y avait plus que son joli petit ensemble blanc pour cacher les parties les plus intimes de son anatomie.

La peau blanche était rehaussée par des grains de beauté. Il n’y avait aucune marque, aucune cicatrice, aucune blessure qui puissent raconter sa vie. C’était ainsi. Elle devrait tout lui raconter. Tous les petits bobos qui auraient dû parler pour elle. Tandis que ses propres doigts dessinaient un tatouage étrange sur le bras de Luc. Elle trouvait le contraste de leur couleur de peau magnifique. Il était grand, elle était minuscule dans ses bras, mais cela lui plaisait. Oui cela lui plaisait de se sentir protégée par monsieur Treanez. Son visage était embelli par l’absence des angoisses. Elle lui demanda ce que voulait dire et pourquoi, il avait dessiné cela sur sa peau.

Aussi aventurière que pouvait-elle l’être Parish, elle sentit la timidité, revenir doucement à l’idée d’être dans la possibilité de perdre, disons le sa virginité. Elle lui chuchota donc ce qu’il avait déjà dû comprendre depuis longtemps. Personne n’avait put l’approcher d’aussi prés. De nouveau, assise, ses jolis yeux l’interrogeaient naïvement. Elle ne voulait pas décevoir, ou frustrer leurs envies. Non. Elle voulait juste qu’ils prennent le temps de se découvrir. Que ses dernières appréhensions fichent enfin le camp. Ils avaient au moins les six prochaines nuits pour vivre cette expérience là. celle qui paraissait à son cœur romantique, si importante, si précieuse.
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MessageSujet: Re: [RP] Rien ne sert de prévoir... Mer 15 Juin 2011 - 23:34

Le premier contact avait été maladroit, mais ce fut vite rattrapé par la fougue des deux jeunes gens. Petit à petit les deux corps se rapprochèrent, se serrèrent l'un contre l'autre. Les mains se croisaient, allaient à la rencontre de l'être qui faisait face. Ce baiser paru durer des heures pour Luc. Doucement, il alla à la découverte des sens que transmettait la jeune femme qu'il tenait dans ses bras. Ses lèvres, ses douces lèvres, son odeur, sa peau douce...
Il la sentit se détendre petit à petit, laissant ses émotions et ses sentiments prendre le pas sur son éternelle timidité. La tension qui nouait et tendait son corps disparaissait pour laisser la place à une douce tranquillité.

Quand leurs corps se séparaient, ce n'était que pour se retrouver aussitôt, embrasés par cette soif contact, de sens. Ses mains allaient à la découverte du corps tremblant de Virginie. Elle n'en avait pas l'habitude, il le sentait, mais il ne tremblait plus à la moindre caresse. Elle même entreprit d'explorer la peau matte du métisse, hésitant de temps en temps mais continuant sous les encouragements muets de son amant.

Ses lèvres se décrochèrent, presque à regret, de la tendre femme, mais seulement pour partir à la découverte du corps qu'il apprenait à connaître. Il remonta le long de la mâchoire fine, allant embrasser le cou tendu comme un vampire se penchant sur sa victime, s'enivrant du délicat parfum de ses cheveux, avant de descendre sur son épaule.

En même temps, les deux paires de mains ne perdirent pas de temps, et effeuillèrent les deux amants sans que l'un ou l'autre ne s'en rendent compte. La peau découverte fut aussitôt parcourue avec l'avidité des sens par les doigts inquisiteurs, curieux d'explorer ces nouvelles étendues de douceur. La bouche du métisse suivit la base du cou, pour ensuite descendre doucement, lentement vers les rondeurs naissantes cachées encore par le tissu blanc. Il s'arrêta juste avant, contourna les formes arrondies avant de remonter chercher la chaleur du cou de la jeune femme, et saisir à nouveau ses lèvres tendres qui quémandaient avec avidité le contact.

Les deux jeunes gens passèrent une éternité à se chercher, se découvrir. Luc détailla sous ses doigts le corps fin et taillé par l'exercice de sa compagne, son ventre délicatement sculpté, ses cuisses et ses jambes puissantes et douces à la fois. Il laissa encore certaines parties vierges du contact de sa peau, ne faisant que les effleurer, observant les réactions de la jeune femme en face de lui. Elle lui avait dit que personne n'était allé jusque là avec elle. Il ne voulait pas la brusquer, lui donner l'impression d'aller trop vite. Il lui répondit qu'ils avaient tout leur temps, qu'il l'attendrait.

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MessageSujet: Re: [RP] Rien ne sert de prévoir... Mar 21 Juin 2011 - 16:15

Elle avait confiance en lui. S’il lui disait qu’il allait l’attendre alors c’était qu’il le ferait. Cette promesse dissipa les dernières appréhension de la jeune fille. Elle lui adressait un magnifique sourire, reconnaissante, avant d’être de nouveau attirée par sa chaleur. Virginie avait l’impression de vivre un rêve éveillé. Elle avait toujours craint que son statut de mutant lui interdise de vivre une histoire d’amour. Comment pouvait-on aimer quelqu’un quand on avait peur de le briser en mille morceau ? La réponse était simple : aimer. Luc était comme elle, il vivait avec les mêmes questions. Il était sa plus belle chance.

Au petit matin l’orage avait disparu. L’air était froid et la terre gorgée d’eau. Le manoir se dressait sous un ciel clair presque blanc. Tout reprenait vie dans un silence endormie. La bonne Olga enfilait sa tenue blanche pour préparer le self avant le début du petit déjeuner. Alfred demandait un peu d’aide pour que la cour soit déblayée avant que les jeunes sortent jouer. C’était les première vacances de l’année scolaire et presque tout les résidents étaient restés à Londres.

Quelque part à l’étage, dans l’une des chambres des filles, deux jeunes gens dormaient encore. On pouvait à peine deviner leurs deux corps enlacés sous les couvertures. Tout les vêtements de la veille avaient atterri au pied du lit.. La pudeur avait cédé sous les assauts d’affections mutuels. Nus comme au premiers jours de la vie. Ils semblaient paisibles Le plus étonnant était sans doute de voir que Virginie avait elle aussi succombé à morphée. C’était une image rare et précieuse à voler au matin. Le confort trouvé auprès de Luc avait fait abdiquer tout le reste.

Virginie ouvrait lentement les yeux. L’esprit encore engourdi elle percevait les détails sans les comprendre. Un souffle, une présence, tout un nouveau monde. Elle sentait une sorte de plénitude s’installer. Cette Terre pouvait les rejeter. La demoiselle n’en avait plus rien à faire. Elle resta un long moment là à écouter l’Institut. L’odeur des viennoiseries montait dans la battisse. La mutante se rendait compte que même la fin ne lui donnait pas envie de quitter ce lit. Elle se nichait contre son bel amoureux. Profitant qu’il ne l’entende pas encore elle chuchotait en secret.

-« Je suis heureuse avec toi. »


Plus tard encore ils étaient sortis à l’air libre. Ils avaient commencé une longue balade dans la campagne anglaise. Virginie était encore plus guillerettes que d’habitude. Elle marchait de son pas un peu dansant en parlant au jeune homme. Elle racontait un peu plus sa vie avec une sincérité parfois comique. Les petits drames du lycée qu’elle avait été heureuse de quitter. La vie à New York avec sa tante. Tout était prétexte pour rebondire sur la vie de monsieur Treanez. Il était un sujet de conversation infini pour la mutante. Et puis au milieu de tout ces mots s’était glissé un mot nouveau : « couple ». Ils formaient un couple.

C’était impressionnant pour une jeune fille comme elle. On sentait qu’elle était à la fois ravie et pleine de timidité. Après tout elle ne savait rien de tout ça. Elle lui demandait de l’arrêter quand elle devenait trop envahissante. La distance n’allait-elle pas lui peser ? A lui qui avait sûrement tant d’autres jeunes filles à rencontrer là bas à Nantes ? Virginie abordait toutes ces questions avec le cœur battant comme si elle se préparait à ce que l’enchantement s’achève sans qu’elle n’ait pus l’empêcher.

Elle était irrémédiablement sous le charme de Luc Treanez. On pouvait le voir. Petit à petit se devinait des espoirs qu’elle n’osait dire à voix haute. Et puis elle s’arrêtait en rougissant en murmurant qu’elle avait sûrement regardé trop de comédie romantiques. Ils avaient le temps de construire une belle histoire. Ils avaient tout le temps de grandir et d’apprendre à s’aimer. Il y avait un dicton qu’elle avait entendu une fois et qui lui revenait alors qu’elle allait lui prendre la main : « Rien ne sert de prévoir. »

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