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[RP] Monsieur Angus Madsen

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Virginie Parish

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MessageSujet: Re: [RP] Monsieur Angus Madsen Ven 24 Juin 2011 - 14:45

Dans ce petit huis clos en danger se révélait toute une tranche de cette société. La demoiselle était au courant d’à peu prés tous les mouvements existants. Depuis qu’elle rendait des services au Fil elle était en contact avec les principaux acteurs de la communauté mutante. La rébellion s’apparentait beaucoup à la politique. Il fallait parfois composer avec des opinions extrêmes. Elle comprenait le séptisisme de Basile et de Miss Powell. Pourtant ce n’était pas le moment de lancer une guerre intestine.

La situation était entrain d’empirer. Une avalanche d’information bousculait l’équipe improviser. Virginie sentait une drôle de sensation au creux de son ventre à l’idée qu’un innocent ce soit donner la mort. Son dégoût pour la violence et encore plus pour la souffrance s’exprimait en silence par une perte de couleur. C’était très grave. Quelqu’un était mort ! Le sang froid de la professeur obligea la jeune fille à prendre un semblant de recule. Ravalant ses émotions elle marchait droit devant elle.

Ils ne pourraient pas rejoindre le véhicule de monsieur Madsen. Un plan b, il fallait un plan b. Peut être une sortie de secours à l’arrière du bâtiment ? Elle se maudissait de ne pas avoir prit un plan avec elle. Virginie manquait d’expérience. La voix d’Elie lui venait de façon très clair alors qu’elle fouillait son sac à la recherche de son communicateur. L’ambassade n’interviendrait pas assez vite contre une marée d’humain enragés.

-« Bonne idée oui ! La foule ne pensera pas tout de suite à ça… j’espère. »

Maria ne prenait pas de gant et mettait le sujet le plus intime en avant. La demoiselle eu un léger rictus ennuyé. Parfois elle aurait aimé avoir quelque chose d’offensif à proposer. Mais sa mutation était passive et ne protégeait qu’une seule personne… elle-même. Il était plus sûre que la confrériste n’utilise pas la sienne. Gaël pouvait aider peut être. Virginie voyait bien la raideur de sa voisine. Elle n’était pas du genre à interrogée mais était tout de même intriguée par cette réserve. En situation de crise mieux valait la franchise que le secret. Dire qu’elle ne savait même pas en quoi consistait la capacité de Basile !

Virginie voyait une porte plus lourde que les autres à quelques mètres. Elle écoutait avec attention l’échange entre l’indépendant et la victime. Elle découvrait une certaine sévérité chez son ami qui la mettait mal à l’aise. Elle qui n’était pas prompte à juger et condamner était contre toute forme de harcèlement moral.

-« Basile, ce n’est peut être pas le meilleur moment pour… »

le vacarme extérieur avait explosé aux tympans de la mutante. Elle dû fermer les yeux quelques secondes pour retrouver ses repères sensoriels. Elle n’en revenait pas d’entendre Basile être si agressif et menaçant. Ou était passé le jeune danseur plein d’humour. Un rapide coup d’œil à la fenêtre déclenchait un flux d’adrénaline dans le système de la jeune fille. Ils étaient beaucoup trop nombreux. Ce n’était plus qu’une question de minutes avant qu’ils ne soient sur eux ! Dans un silence tendu à craquer la petite londonienne prit les devant répondant pour tous.

-« On traverse le parc. On n’a plus le temps de jouer au jeu de la vérité, Basile. »

La porte était bien évidemment fermée à clé. Une clé magnétique qui étant donné la poussière accumulée ne devait pas être utilisée très souvent. Virginie pouvait se débrouiller avec un vieux moteur et un peu de cambouis mais pas avec des circuits électriques. Jimmy aurait été d’un grand secours. Elle commençait à tester la poigner à observer le paver numérique. Il devait remonter à l’époque de la maison de retraite. Il fallait l’ouvrir !

Un rapide récapitulatif de leurs armes respectives confirmait qu’ils devraient faire avec les bonnes vieilles méthodes. Malgré les apparences elle était la plus apte à forcer une porte en fer. L’idée ne lui plaisait pas du tout. Le regard affermi par la concentration Parish marmonnait un « Reculez-vous. » Si son prof de sport était là pour la voir… Virginie balança son épaule contre la porte avec une énergie de géant. Toute la structure tremblotait sur elle-même alors qu’elle ne montrait aucune émotion.

Au bout de quatre attaque les gond cédaient assez pour qu’un coup de pied anéantisse la serrure. Le soleil insulaire entrait vivement dans le couloir. La jeune fille eu un petit sourire avant de s’enfoncer dans le parc à l’abandon. Maintenant c'était la fuite. Trouver cette route et disparaître des alentours le plus vite possible !

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MessageSujet: Re: [RP] Monsieur Angus Madsen Mar 5 Juil 2011 - 19:29

Les bras croisés, Maria observait sans rien dire Basile cuisiner fermement le professeur maltais. Elle commençait à partager le point de vue de son compagnon : Madsen semblait vraiment avoir des choses à cacher ! Si l'information était avérée –ce dont doutait la professeure brune- qu'est-ce qui avait pu pousser Adrian au suicide ?

Elle s'apprêtait à ouvrir la bouche pour en rajouter une couche quand Virginie, la rabat-joie de service, mit un terme au petit jeu des questions embarrassantes.
A grands coups de tatanes bien placés, la frêle blonde défonça une porte magnétique verrouillée, offrant une issue de sortie aux fugitifs.
Le bruit des gonds qui explosèrent eurent en écho le sinistre craquement d'une porte en bois qu'on défonçait à coups d'épaule, à quelques couloirs de là.
Une rumeur de dizaines de voix mêlées de cris suivit aussitôt.

"_ Et merde,Murmura Maria, d'un souffle presque éteint par l'affolement, ils sont entrés…"

Sans demander leur reste, les six mutants prirent leurs jambes à leurs cous et s'élancèrent dans le parc.

Madsen s'arrangea pour courir aussi vite que Basile pour rester à son niveau.[/i]
"_ Sachez que je n'ai rien à cacher, haleta-t-il en fixant son principal détracteur, je suis désolé si je vous ai donné cette impression !"

"_ Gardez votre souffle pour courir, Madsen ! Conseilla Maria qui était quelques mètres devant, vous risquez d'en avoir besoin ! On verra les détails quand on sera en sécurité !"

Le prof lui jeta un rapide coup d'œil désintéressé et revint sur Basile.
"_ Si ça vous intéresse vraiment, reprit-il sans se laisser démonter, mes facultés mutantes sont ridicules : elles consistent à pouvoir ressusciter de petits animaux !"

Au fond du parc, on pouvait voir une plus grande concentration d'arbres et de buissons... Pas de quoi faire un sous-bois, mais une densité végétale suffisante pour casser les lignes de vues.
"_ Il faut qu'on réussisse à atteindre le bosquet au fond avant qu'ils n'entrent dans le parc." Cria Maria aux autres, en tendant le doigt droit devant.

Conseil inutile, l'idée était si évidente que tout le monde l'avait eu en même temps.
Madsen continuait à parler à Basile.

"_ A quinze ans je me suis découvert la capacité de faire revivre des limaces… J'vous raconte pas comment ça m'a été utile pour draguer les filles ! Aujourd'hui, au maximum de mes capacités, je dois être capable de ressusciter une poule... au mieux !
Tout le monde ne peut pas avoir la chance de posséder des superpouvoirs dignes des x-men, n'est-ce pas ?"


Maria, les yeux tournés vers leur destination, avait écouté d'une oreille.
"_ Si on s'en sort vivants, intervint-elle sans se retourner, vous viendrez avec moi à la Confrérie Moderne, je suis certaine qu'on pourra dév…"

Des cris enragés l'interrompirent au milieu de sa phrase.
Problème : ces cris ne venaient plus seulement de derrière, mais maintenant aussi de devant.
L'intelligence des manifestants avait apparemment été sous-estimée : un groupe d'une quarantaine d'individus, bien au courant de la géographie particulière des lieux, avait eu l'idée de contourner le bâtiment pour prendre leur proie à revers.


"_ Et merde" murmura Maria en freinant des deux pieds.

Le groupe des six mutants était pris en tenaille entre deux hordes d'humains hostiles… La tentative de fuite semblait avortée.
Monsieur Angus Madsen devint pâle comme un spectre.

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Elie Powell

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MessageSujet: Re: [RP] Monsieur Angus Madsen Lun 25 Juil 2011 - 13:33

Elie n’écouta qu’à moitié la passionnante histoire de poulets et de limaces de son collègue. Ils avaient, pour l’heure, tous plus urgent à faire. Du genre se tailler d’ici et survivre. Mais elle avait sous-estimé l’intelligence de leurs adversaires. Elle le comprit en entendant les cris de haine qui leur parvinrent depuis l’endroit sur lequel elle comptait pour s’échapper ainsi que dans leur dos. La jeune femme freina d’un coup sec également et évita de justesse l’épaule de la porte parole de la Confrérie Moderne. Bien que ce soit là le cadet de ses soucis.

Elie fit l’inventaire de leur potentiel dans l’urgence. Un as de la résurrection de gallinacées et gastéropodes en tout genre, un pouvoir de contact si elle s’en fiait à celui de Maria et de Virginie qui ne leur serait guère utile, sauf en plein cœur du groupe ennemi. Les autres lui étaient inconnus. Mais il était absolument hors de question de se jeter tête la première dans le groupe de fanatiques. Il leur fallait une attaque depuis leur position éloignée tant qu’ils le pouvaient encore. Elle avait déjà une idée. Mais elle jura car celle-ci avait un prix.

"Eh merde ! J’adorais cette veste !"

Après la démonstration de force de Virginie, c'était à son tour d'agir. Sans prévenir, elle la retira d’un geste brusque et la déchira en petits morceaux. Le tissu sembla protester un instant contre cette attaque brutale mais ne résista pas longtemps. Elle ôta également ses gants. Un simple coup d’œil à ses paumes suffisait pour apercevoir les traces de brûlures laissées par l’utilisation de son pouvoir. Elle roula en boule les morceaux de tissus qui s’enflammèrent soudain au creux de ses mains.

"Si vous avez des vêtements ou n’importe quoi d’autre dont vous pouvez vous débarrasser, donnez-les moi. Ensuite, elle se tourna vers Virginie, il me faut quelqu’un d’agile avec de la force. Mon plan est simple. Je suis incapable de les atteindre directement, mon pouvoir n’est pas assez développé pour ça, mais si on parvient à leur envoyer mon feu, alors… on pourra s’amuser un peu"

Son regard s’était mis à briller. La détermination se lisait dans le reflet des flammes dansantes aux creux de ses pupilles. Elle tendit la boule de vêtement enflammée à Virginie. Si la jeune fille parvenait à la lancer au milieu de leur groupe, Elie pourrait la contrôler et les retarder.

"Sans vouloir te donner trop la pression, je ne pourrai vous aider que si tu vises juste… Plus il y aura de boules de feu chez eux, plus je pourrai les retenir. N'oublie pas le groupe qui nous suit aussi. Enfile mes gants si tu en as besoin, ils sont ignifuges"


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Virginie Parish

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MessageSujet: Re: [RP] Monsieur Angus Madsen Mar 26 Juil 2011 - 16:32

Virginie avait l’ouïe automatiquement attirée par un discours dont elle était capable de saisir le sens. Ainsi comme tout le reste de la bande elle écoutait (avec un peu plus d’attention et un peu moins d’efforts) le dialogue qui débutait entre le professeur et le barman. Elle comprenait fort bien que le maltai désir défendre sa loyauté. Elle était même prête à croire à cette histoire. Toute imagination fertile devait s’amuser à visualiser un adolescent entrain de se faire passer pour… un dieu. Mais le juron de la russe coupait court à tout enfantement.

Voilà que le pire arrivait… encerclés, les mutants étaient progressivement encerclés. Inutile de courir. Il leur fallait un moyen de traverser. Elle cherchait Gaël des yeux pour rassurer instincts de protectrice. Il était là. Était-ce le moment d’appeler l’Institut à l’aide ? Il ne pourrait pas faire grand-chose de Londres… Elie se mettait à l’action sous le regard attentif de ses congénères. Virginie n’osait plus bouger en voyant la flamme jaillir des paumes blanches. Le feu… c’était donc ça. La raison de la pudeur de Miss Powell devenait plus claire. Cette capacité pouvait être –très- dangereuse.

Obéir sans parler. On leur apprenait aussi cela lors des entrainements. Oui parfois l’action primait sur la parole. Alors la demoiselle déchirait, comme du papier, le foulard qui était resté dans le fond de son sac. Elle avait un petit air triste car elle aussi adorait son vêtement. L’un des rares cadeaux de son séjour à New York allait bientôt … partir en fumée. Puis ce fût sa veste en cuire qui avait beaucoup de valeur sentimentale. Virginie ne la portait que quand elle devait se cacher. Ses yeux se levaient timidement en direction de sa voisine.

En effet le plan de celle-ci était plutôt simple : Tirer dans le tas. La petite londonienne ne voyait pas ce que cette situation pouvait avoir d’amusant. L’idée de brûler vifs des « innocents » lui donnait plutôt envie de vomir. Elle ouvrait la bouche pour protester. Il y avait forcément un autre moyen de s’enfuir ! Malheureusement elle ne savait pas encore lequel. Apparemment c’était elle qui devait lancer les projectiles. Elle ! Ses yeux allaient d’un visage à un autre dans l’espoir de trouver une personne plus indiquée pour cette horrible tache. Mais Elie avait raison. La force et l’agilité faisaient partie intégrante de Virginie Parish.

Pouvait-elle dire qu’elle n’avait aucune envie de faire ça ? Les conseils augmentaient sa nervosité. N’était-on pas entrain de trop lui demander ? Elle ne voulait pas faire de mal à ces personnes. L’étau se resserrait. Elle pouvait entendre leurs pas de mieux en mieux. C’était la loi de la jingle. Tony l’avait mise en garde dés le début. Il était impossible de garder les mains propres.

-« D’accord… le milieu pour semer la panique. Puis les bords pour les pousser en retraite. »

Elle ne prenait pas la peine de regarder les gants et attrapait la première charge. Le feu la touchait mais ne laissait qu’une rougeur sur sa peau qui disparaissait au bout de quelques secondes. La sensation elle aussi était presque absente. C’était comme si la mutante tenait un bon bol de lait chaud. De quoi… réaliser à quel point sa mutation avait grandie au court des derniers mois. Elle leur demandait de se pousser, se positionnait comme une lanceuse –qu’elle était souvent dans la salle de sport du manoir- et impulsait le premier jet d’un mouvement vif et puissant.

La boule atteignait le centre gauche des résistants et déclenchait sa salve de cris et de panique. Virginie serrait les dents et tendait la paume pour avoir une autre boule de feu. Elle fit volteface et tirait dans leur dos avec plus de hauteur pour effrayer plus que blesser. Les protestations furent tout aussi spontanées. Le pou de la mutante s’accélérait. Elle était incapable de contrôler son empathie. Elle regardait la boule qui apparaissait dans sa main. Ses yeux étaient fixés sur les victimes. Si seulement elle n’entendait pas touts ces hurlements. Elle se forçait encore et visait bien. les humais commençaient lentement à reculer.

Au fur et à mesure ses gestes prenaient une forme mécanique. Son corps lui obéissait et la coupait progressivement du monde sonore. Une réaction inconsciente qui lui permettait de garder les pieds sur Terre. Elle avançait pas à pas vers la petite haie avec un calme qui ne lui ressemblait pas. L’odeur du brûlé était évacuée lui aussi. Ses hormones régulaient la peur pour en faire un simple instinct de survie. La seule pensée qui activait l’esprit de Virginie se résumait en trois mots. : Atteindre-la-voiture.

-« Atteindre la voiture. »

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MessageSujet: Re: [RP] Monsieur Angus Madsen Sam 17 Sep 2011 - 22:11

Poulets et limaces. Bien sûr, mais comment ne pas y avoir pensé. Mais où étaient donc passées les citrouilles ? Aux yeux de Basile, Madsen ne faisait que pisser dans un violon. Sa tentative pseudo-sentimentale de les rallier à sa vérité personnelle, déjà lamentable, s'associait parfaitement à celle qu'il était en train de mettre en oeuvre auprès du mutant, toujours plus exaspéré par les piètres talents dramatiques du professeur. Une horde d'humains furieux aux fesses ne l'empêchait bien évidemment pas d'étaler toutes ses prétendues certitudes. Du bourrage de crâne pur et simple.

Continuant de courir derrière Maria, Basile n'écoutait qu'une d'une oreille les suppliques de Madsen, qui s'efforçait de tenir l'allure malgré une condition physique plus que bedonnante. L'homme esquissa un sourire face à la vision pathétique que lui servait sur un plateau le maltais, en sueur.

- Voyons M. Madsen, ne vous donnez pas autant de mal !

Le professeur lui adressa un regard empli de ressentiments. Il venait visiblement de comprendre que ses efforts auprès du français étaient plus que vains.

- Le sarcasme est l'arme des faibles, et ne touche que les idiots, répliqua-t-il avec véhémence.
- Pitié, épargnez-moi vos grandes phrases.

Basile accéléra, délaissant le vieil homme derrière lui. L'orée du bosquet que tous avaient élu comme refuge numéro un se rapprochait à mesure que les mutants fuyaient la cohue en délire. Mais malheureusement pour eux, rien n'était joué d'avance, car leurs poursuivants avaient été largement sous-estimés. Après s'être arrêté d'un coup net, Basile écarquilla les yeux. Le groupuscule anti-mutant les avait devancés, les attendant de pied ferme droit devant eux, et étaient bien évidemment beaucoup plus nombreux. Le mutant se tourna vers Maria, aussi tétanisée que lui :

- Si on ne détale pas tout de suite, je ne suis pas sûr qu'ils laisseront ton joli minois en état. Regarde-les ! Il manquerait plus qu'ils bavent.

La porte-parole lui adressa un regard mêlant crainte et lassitude à la fois. Il était clair que les six compagnons n'auraient pas pu rêver un scénario plus catastrophique, tout en sachant que ceux auxquels ils essayaient d'échapper venaient d'arriver à leur arrière, ne leur laissant pas le moindre échappatoire. Tout un groupe de mutants faits comme des rats. Un vrai festin.

La brune fut la première à réagir, dévoilant à chacun un fabuleux numéro pyrotechnique. Le feu provoqué par la mutante aidée par Virginie dispersa quelque peu la foule, mais sans vouloir faire de victimes, il était très difficile de calmer ces fous furieux. Et dire que Maria n'avait qu'à retirer un gant...

Plusieurs manifestants, environ une vingtaine, réussirent à esquiver la tentative de diversion. Basile observa un bref instant Madsen, figé, plus blême que jamais. Ils l'avaient reconnu.


- Regardez !!! C'est cette petite merde de mutos ! Tu vas nous le payer !
- Fait chier !!

Maria s'était élancée vers le professeur, prête à tout pour le protéger. Basile l'attrapa par le bras avant qu'elle n'atteigne le mutant, enraciné au sol par la peur.

- Non !

Basile activa son pouvoir. Gaël, Virginie, Elie, Maria et lui-même étaient désormais invisibles aux yeux de leurs adversaires... et à ceux de Madsen. Le professeur regarda autour de lui sans comprendre, avant de devenir le seul centre d'attention des dizaines d'humains qui l'entouraient, laissant filtrer leur haine dans un silence des plus oppressants qui soit. Les autres dévisageaient la scène, abasourdis.

- Basile !! Arrête ! Qu'est-ce que tu fais ?! s'exclama Virginie.
- Ne t'en fais pas.
- Mais t'es malade ?! s'écria à son tour Maria, il va se faire lyncher !
- Je veux juste vérifier si il est aussi inoffensif qu'il le prétend. Ils ne le toucheront pas avant que je réussisse à le cacher.

Les humains resserraient le cercle qu'ils avaient formé.

- Basile !!

L'homme ignora la surprise et le dégoût de l'adolescente. Son regard rivé vers le vieil homme, il attendait patiemment qu'il se révèle.

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MessageSujet: Re: [RP] Monsieur Angus Madsen Mer 5 Oct 2011 - 16:59

Le professeur Angus Madsen vivait certainement les minutes les plus effrayantes de sa vie : il venait d'être abandonné par ses alliés et se trouvait maintenant seul face à un troupeau de dingues mutanophobes réclamant la loi du Talion.

Hors de vue, protégée par une sphère d'invisibilité, Maria écarquillait les yeux. Elle sentait son cœur partagé entre la fascination morbide et la répugnance de la scène…
Sa conscience morale lui suppliait d'intervenir, de tout faire pour sauver le pauvre homme, mais Basile la tenait fermement par l'épaule, lui défendait d'esquisser le moindre geste. Il voulait aller au bout de son idée, quelles qu'en soient les conséquences.
Elle laissa faire à contrecœur. Le point de vue de son compagnon était défendable, mais merde, même pour une confrériste, la méthode utilisée était plutôt radicale !

Le cercle humain se referma sur le prof apeuré. Madsen regardait autour de lui, la terreur faisait rouler ses yeux dans ses orbites, l'angoisse lui étreignait la gorge jusqu'à la suffocation.

Un type immense, culminant à deux mètres, se détacha de la foule et fit un pas en avant. Il était brun, les cheveux longs rassemblés en tresse et un bouc taillé en pointe. Il tenait fermement dans sa main une batte de base-ball. L'arme semblait lui apporter le même pouvoir sur ses congénères qu'un sceptre de roi.

"_ Apparemment, tes copains mutos t'ont abandonné, Madsen ! Tu vas morfler ! D'abord, pour le gosse que t'as poussé au suicide, ensuite pour toutes ces boules de feu que vous nous avez envoyés, toi et tes potes !"

Un beuglement enthousiaste s'éleva parmi les partisans de la brute. Cinq types du premier rang se jetèrent sur le prof.
S'ils étaient bien invisibles, Gaël, Virginie, Elie, Basile et Maria n'étaient pas intangibles. Ils furent bousculés violemment par derrière et se retrouvèrent à mordre la poussière. Le contact physique fut rompu, ils se rematérialisèrent à quelques mètres les uns des autres.

Heureusement, l'attention de la bande de dingues était dirigée exclusivement vers le bouc émissaire. Aussi continuèrent-ils à passer inaperçus au milieu de cette effervescence.
Rapidement, maintenu par les cinq molosses, Madsen se retrouva les mains attachées dans le dos.
La brute à la batte de base-ball pointa un doigt vers un chêne centenaire.

"_ Allez les gars, on va le lyncher ce monstre !"

Il saisit le prof affolé par le col et le traina sur le sol. Le troupeau d'énervés s'ébranla, marcha derrière le leader et entraina dans son sillage les cinq mutants spectateurs.

Dans l'agitation, ils furent encore plus isolés les uns des autres. Maria avait perdu de vue les deux filles. Elle lança une œillade noire à Basile… Une œillade voulant signifier :
" Brillant plan, vraiment !! Et maintenant, on est censé faire quoi ?"

Ils étaient comme des agneaux au milieu d'une meute de loups. Elle avait conscience que se manifester maintenant revenait au suicide. Aussi resta-t-elle discrète jusqu'à arriver au pied du gibet arboricole.

Elle se hissa sur la pointe des pieds, appuya ses mains sur les épaules d'un chauve pour voir la suite des évènements.
A quelques mètres devant elle, on cravatait déjà le prof hurlant de panique avec un beau nœud coulant.

Le colosse barbichu se chargea de lancer l'autre extrémité de la corde par-dessus une grosse branche de l'arbre.

Tout était prêt… Il ne lui restait plus qu'à tirer vigoureusement pour faire triompher la justice. Tout s'était déroulé en moins d'une minute.
Les premiers rangs reculèrent, les cris des manifestants s'estompèrent peu à peu.
Les bourreaux, dans leur grande mansuétude, invitaient Madsen à prononcer quelques mots avant l'exécution, les derniers, pour peut-être confesser son crime.

Cela laissait une courte marge de manœuvre aux cinq mutants pour encore intervenir.

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MessageSujet: Re: [RP] Monsieur Angus Madsen Sam 18 Fév 2012 - 17:28

Un vrai merdier ! Un putain de vrai merdier ! Voilà dans quoi, ils se retrouvaient tous à présent. Tout avait dérapé en moins de deux minutes. Leur maigre attaque avec ses boules de feu n’avait pas empêché la foule haineuse d’avancer et de s’en prendre à Madsen. La bousculade les avait séparés, les chypriotes avaient emmenés le professeur, dans le but évident de le pendre. Pour une raison qu’elle ignorait, Basile ne semblait toujours pas croire en sa version des faits et ne lui avait pas offert sa protection qui aurait peut-être pu lui sauver la vie.

Ils étaient à présent éparpillés, Elie avait perdu de vue Maria et Basile. Seule la jeune Virginie était encore à ses côtés. Heureusement, la foule ne semblait plus s’intéresser à eux pour l’instant. Ces quelques secondes de répit lui permis d’attraper l’adolescente par le poignet et de se relever en l’éloignant de quelques pas du groupe fou furieux. Elle déchira cette fois un bout de sa chemise qu’elle enflamma sans hésiter. Elle déposa la boule de feu dans la main de Virginie

« Quand je te le dirai, tu vises la corde avec cette boule de feu et fonces et tu fonces sans te retourner. Il faut qu’on dégage d’ici. Je vais tenter une dernière diversion. Si ça ne fonctionne pas, on ne pourra plus rien faire pour lui, ils sont trop nombreux »

Madsen était-il coupable ou innocent ? Elle n’en savait rien finalement. Mais il y avait la présomption d’innocence. Et il était hors de question qu’elle assiste à un meurtre injustifié en direct à cause de l’aveuglement raciste d’une masse d’imbéciles.

« Maintenant ! » hurla-t-elle à Virginie

Sans plus de précisions, Elie s’écarta alors de l’adolescente et ses mains s’embrasèrent. Les flammes léchaient ses avants bras jusqu’aux coudes. Elle n’hésita pas lorsqu’elle frôla le premier individu devant elle. La chemise de l’homme prit feu immédiatement et les flammes se propagèrent sur son voisin. Elie n’était déjà plus là. Mais on pouvait deviner les traces de son passage. Au fur et à mesure qu’elle avançait derrière le groupe, des flammes naissaient au hasard sur les hommes qu’elle dépassait. Certains ne se rendaient pas encore compte qu’ils étaient en train de brûler vifs, tellement ils étaient concentrés sur la scène de potence, le regard avide de côtoyer la mort. Ce fut seulement lorsque le premier homme qu’elle avait incendié se mit à hurler de douleur qu’elle obtint la diversion qu’elle désirait.

Les flammes se répandaient dans la foule. Elle n’avait incendié que sept ou huit personnes, mais celles-ci, sous l’effet de la panique, avaient répandu à leur tour le feu sur d’autres personnes en tentant de se débarrasser des flammes meurtrières qui rongeaient leur corps. La foule se fit moins compacte, les gens se dispersaient et elle put enfin apercevoir les deux autres. Ils étaient plus proches de Madsen qu’elle. Elle avait fait diversion, mais il n’y avait qu’eux qui pouvaient encore atteindre le vieux professeur. Virginie ne devait pas rater son coup…


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Ennemi(s): Anti-mutants
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Type: Sigma
Niveau: 5

MessageSujet: Re: [RP] Monsieur Angus Madsen Mer 29 Fév 2012 - 15:28

Malgré la réactivité des deux jeunes femmes la barrière de feu n’était pas suffisante pour dissuader les manifestants. Virginie continuait néanmoins à lancer les projectiles à vive allure. Le parfum de l’herbe brûlé montait dans l’air ainsi que celle des poils roussis. A cet instant l’anglais aurait volontiers prié un dieu pour le supplier d’épargner ces humains. Elle n’était pas prête à tuer un homme même pour en sauver un autre.

Elle comprenait immédiatement la stratégie de Basile. Ils étaient invisibles. Ce qui demandait une énergie considérable. Pourtant quelque chose n’allait pas. Le sentiment de panique s’intensifiait. Le gros de la foule rivait son regard sur leur protégé. Comment-était-ce possible ? L’amplitude du pouvoir n’était peut-être pas assez grande… En voyant l’air très sérieux de son compagnon d’aventure Virginie eu l’impression qu’une lame passait à travers ses côtes. C’était intensionnel ! Basile avait intentionnellement laissé leur compatriote seule devant l’adversaire.

- « Basile !! Arrête ! Qu'est-ce que tu fais ?! »

L’angoisse et la révolte exacerbait les sens de la jeune fille. Elle pouvait entendre les battements de cœur affolés du professeur. Elle pouvait distinguer le frémissement de ses épaules. Y avait-il une petite chance de le sauver ? S’ils s’unissaient comme c’était prévu, oui. Le comportement de Basile était tout simplement incompréhensible. Personne ne paraissait s’en rendre compte ! Que pouvait-elle faire pour aider le malheureux. Il était trop tard pour se poser en bouclier.

Le sol se dérobait sous ses pieds. La mutante s’écrasait à trois mètres de la zone d’attaque. Le temps de se relever les humains avaient déjà prit le contrôle de la situation. Virginie ne voyait plus ni Maria ni Gaël. Elle était coincée dans la masse colérique et sentait une sueur glacée couler le long de son dos. La sensation d’étouffement la prenait en traître pour paralyser ses muscles un par un. On la poussait pour avancer plus vite. Son corps était balloté des deux côtés. Elle était obligée d’avancer vers l’arbre… au pendu. Un bourdonnement sourd venait remplacer celui de la meute.

Soudain une poigne ferme enfermait son poigné. Son cœur bondissait dans sa poitrine avait qu’elle ne reconnaisse miss Powell. Le fait de s’éloigner permettait à l’adolescente de faire descendre un peu la pression. Elle inspirait à grande goulée en silence incapable de regarder en direction de l’exécution. Elles étaient trop loin pour pouvoir tenter quelque chose. Sauf… oui il restait le feu. Ses prunelles bleues contemplaient la nouvelle boule qui sommeillait dans le creux de sa main. Elle se positionnait en direction de la potence. Ses mains tremblaient. La nausée… Virginie aurait donné n’importe quoi pour disparaître.

Le premier cri de panique la faisait frissonner sur tout le long de sa colonne vertébrale. Encore des cris… Elie avait réussi. Sa consœur s’interdisait de regarder la foule sans quoi sa volonté disparaîtrait. Elle tentait de prendre cela comme un exercice dans la salle des dangers. Elle devait viser juste malgré l’impression que ce qu’elle s’apprêtait à faire était dangereux et complètement fou. C’était encore l’un de ces dilemmes dont Corneille avait le secret.

Elle bandait ses muscles. C’était la dernière chance. La peur s’enfonçait dans un coin de son ventre. Elle ne pouvait pas faire de crise maintenant. On avait besoin d’elle. Quelqu’un avait besoin d’elle. Le sentiment du devoir insufflait juste assez d’adrénaline, pour refouler sa phobie, le temps d’un tir. C’était un bon lancé. Grâce soit fait à cette nouvelle mutation. Le feu volait et s’écrasait sur la branche à laquelle était nouée la cravate. Il entamait son ouvrage de destruction. Ce n’était pas assez rapide. Les flammes léchaient le tissu sans le couper.

- « Vite ! »

Malgré la distance la jeune fille contournait l’extérieur droit de la foule pour essayer de rejoindre Basile et Maria. Elle courait en remontait la marrée. Le feu continuait son office. Bientôt la cravate cédait sous le poids du mutant. Les premières victimes de brûlures étaient au sol. La foule était hébétée et fuyait. Virginie diminuait la distance. la débandade générale ralentissait sa course. Pendant une petite seconde elle en voulait vraiment au français.
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Alias : Maria Aleksandrovna Yevgeniyen
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Affinités : Méprise tous les humains.
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MessageSujet: Re: [RP] Monsieur Angus Madsen Jeu 29 Aoû 2013 - 15:10

Un fumet de cochon grillé vint chatouiller les narines d'Angus Madsen. Il était en déséquilibre sur la pointe des pieds, la corde de chanvre le tirait vers le ciel comme le fil tendu d'un marionnettiste sadique. Devant lui, un tableau plongé dans la confusion. La foule vindicative qui, quelques secondes auparavant, réclamait sa mort immédiate, était en train de se disperser dans les flammes comme des poules à qui on aurait présenté un renard affamé. Tout cela était bon pour lui, mais le manque d'oxygène ne lui permettait pas de profiter pleinement de ce regain d'espoir.

Maria était dans un état de panique avancé. Tout se déroulait le plus mal possible. Les événements qui s'enchainaient ces dernières minutes l'avaient convaincue que la seule issue acceptable à cet imbroglio serait que le sieur Madsen soit proprement pendu par cette bande de dégénérés inferiors, au vu et au su du Monde entier, et qu'il passe du statut de criminel à celui de martyr… Mais là, la situation se complexifiait dans le mauvais sens : le Monde ne leur pardonnerait pas d'avoir fait griller de faibles et innocents humains dont le seul délit consistait à avoir voulu assister à l'élimination d'un spécimen d'une espèce nuisible.

La corde de chanvre rongée par les flammèches céda enfin. Libéré du supplice de la strangulation, Madsen tomba à genoux, les mains toujours liées dans le dos. Sa vision était envahie de milliers de papillons noirs, un cri perça dans le lointain. Son esprit embrumé réussit à reconnaître le timbre de sa collègue… La prof de sciences… Miss Powell. Un quatuor de types costauds avait réussi à intercepter la pyrokinésiste et l'avait plaquée violemment contre le sol. L'un d'entre eux venait de s'asseoir sur son dos pour l'empêcher de bouger. Accroupie à ses côtés, une mamie aux cheveux teintés de rouge approchait la pointe acérée d'un couteau à quelques centimètres son œil et regardait Virginie avec un sourire édenté.
Virginie, qui n'était plus qu'à quelques pas de Madsen, n'eut d'autres choix que de se laisser immobiliser par trois autres badauds.

La cause des incendies désormais matée, un semblant d'ordre revint dans la cinquantaine de personnes qui ne s'étaient pas échappées. Maria et Basile étaient toujours au milieu d'eux, incognitos, hésitant même à respirer de peur qu'on les remarque. Virginie, Élie et Angus étaient aux mains de l'ennemi, ils représentaient le seul espoir que cette histoire se finisse en happy end.
Le bourreau barbichu, au départ déstabilisé par le vent de panique qui s'était abattu sur ses ouailles, retrouva un semblant de sourire. La situation était à nouveau sous contrôle.

"Voyez la fourberie des mutos !! Cria-t-il à ses fidèles, ils n'hésitent pas à nous faire flamber alors que nous ne réclamons que la Justice pour nos enfants !!"

Ses mots furent accueillis par des huées enthousiastes. Le bourreau leva le poing dans les airs. Comme seules les lopettes avaient fui, les cinquante furieux qui étaient restés malgré le danger représentaient la quintessence de la virulence haineuse.
Il empoigna fermement Angus Madsen par les cheveux et le fit se relever. Avec violence, il le plaqua contre le tronc de l'arbre.

"Excuse-nous de ce contretemps, muto. Mais ne t'en fais pas, on a prévu suffisamment de chanvre pour te pendre trois fois !"

"Ayez pitié de moi, larmoya Mardsen, je suis profondément désolé pour ce qui est arrivé à Adrian, mais je n'y suis pour rien ! Mon pouvoir est complètement inoffensif !"

Maria était en train de ronger l'ongle de son pouce. Elle avait beau passer en revue mille idées toutes les secondes, aucune d'entre elles ne paraissait susceptible de démêler ce sac de nœuds. De plus, elle se doutait qu'à l'instant où elle oserait ouvrir sa gueule, elle se retrouverait illico pendue aux côtés du prof…
Malgré tout, elle ouvrait la bouche pour prendre courageusement la parole quand sa plus proche voisine la devança.

"En es-tu bien sûr Angus ?" Cria l'inconnue d'une voix nasillarde.

Maria tourna son regard vers l'intervenante. C'était une femme d'âge mûr, toute sèche, le visage sérieux. Son épaisse chevelure noire, parcourue de mèches d'argent, était regroupée en un chignon strict.
De ses yeux bleus clairs, elle toisait du regard le professeur Madsen. Elle avait dû, quelques années auparavant, être une très belle femme, mais son visage était aujourd'hui parcheminé de profondes rides creusées par des années d'anxiété.
Son intervention autoritaire avait faire taire instantanément tous les cris. C'est dans un silence de plomb qu'elle s'approcha à pas lents du gibet.

"Combien de temps lui as-tu fait subir ta malédiction, Angus ? Combien de temps ?"

"Charlène ?"
Bredouilla le condamné.

Angus Madsen regardait bouche bée son accusatrice. Il y avait tant de majesté dans ce petit bout de femme que le bourreau ne chercha pas s'interposer. Ladite Charlène saisit vivement le menton du prof entre ses doigts, l'obligeant à supporter son regard.

"Réponds, Angus ! Combien de temps ?"

Le vieux professeur bafouilla :
"Tu te trompes, Charlène, je n'ai rien…"

"Il s'est suicidé, Angus !! Arrête de mentir, je suis la mieux placée pour interpréter ce geste désespéré !"

"Charlène…"


La voix de Mardsen s'était brisée, traîtresse… La fêlure attestait, aussi efficacement que des aveux sincères, que la femme avait mis le doigt sur une vérité dérangeante.
Maria sentit à cet instant qu'elle avait misé, depuis le début, sur le mauvais cheval. Charlène se tourna vers l'assistance.

"Ce mutant, qui fut mon mari il y a quelques années, a le pouvoir de saturer de signaux électriques continus le cortex auditif de ses victimes. D'un effleurement de ses doigts sur votre front, il peut lancer une batterie de sirènes qui résonneront, des jours durant, dans votre esprit, vous empêchant de penser le jour et de fermer l'œil la nuit. Une torture suffisamment atroce pour pousser une mère à s'enfuir, en acceptant d'abandonner derrière elle ses deux enfants !"

Un silence de mort régnait dans l'assistance. Charlène saisit fermement le visage d'Angus entre ses mains :
"Qu'as-tu fait à ce pauvre gosse, Angus ?"

"Non, je n…"


Sa tentative de défense fut avortée par une violente gifle.
"Qu'as-tu fait à ce pauvre gosse, Angus ?" Répéta-t-elle sur le même ton froid.

Il resta silencieux, les yeux baissés et reçut une nouvelle gifle, plus violente que la précédente.

"Qu'as-tu fait à ce pauvre gosse, Angus ?"

Mardsen renifla.
"Minable ! Fit-il du bout des lèvres, je lui ai fait entendre le mot "minable". Il le méritait !"

"Quelle fréquence ?"
Demanda Charlène calmement.

Mardsen, les yeux dans le vague, prit le parti de rester silencieux.

"Quelle fréquence ?" Répéta-t-elle en levant une main menaçante.

"Toutes les deux secondes… Avoua Mardsen les larmes aux yeux, toutes les deux secondes, j'ai fait résonner dans sa tête, avec l'intensité d'un hurlement, le mot "minable". Trente fois par minute… Il le méritait, je te le promets. Si tu savais ce qu'il m'a dit… C'était un monstre."

Quelques minutes plus tard, cinq mutants passèrent le portail du lycée Dom Mintoff en silence. Maria se blottissait contre Basile qui, lui, nichait sa tête contre l'épaule de Virginie qui serrait contre elle Gaël qui tenait la main d’Élie.
Après avoir entendu les aveux du prof de lettres, sans concertation, les cinq s'étaient rassemblés. Puis, à pas lents, les visages fermés et choqués, ils s'étaient dirigés vers la sortie du parc, sans jeter un regard en arrière. Tout cela ne les concernait plus.

Arrivés sur le trottoir devant le lycée, ils ne discutèrent pas, ne commentèrent rien, se séparèrent sans un mot et se promirent, dans un dernier regard tacite, que jamais plus ils ne reparleraient de Monsieur Angus Mardsen…

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