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[RP] Les petits pas de velours [Libre]

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Isobel Baker

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MessageSujet: [RP] Les petits pas de velours [Libre] Jeu 8 Sep 2011 - 21:59



4 février 2052

J’avais beaucoup protesté. Je n’avais pas crié bien sûr, mais j’avais parlé un peu plus fort que d’habitude, ce qui était beaucoup. Je ne voulais pas que Papa vienne avec moi. Mais j’eus beau protesté, mes objections ne firent pas beaucoup d’effet. Elles le motivèrent davantage à venir. Maman de son coté, avait très bien compris que je souhaitais gagner un petit peu d’indépendance, ce qu’elle chercha à expliquer à Papa. Mais celui-ci n’entendit rien à la raison, et mit mes sacs dans le coffre et m’invita à monter immédiatement dans la voiture. Je n’étais pas très contente mais cela ne changea que peu de choses, puisque quelques minutes plus tard, je me retrouvai assise à l’arrière, sur mon fidèle siège rehausseur. J’avais toujours trouvé cet engin un peu bête, surtout depuis que je dépassais la ceinture d’une tête. Installée là-dedans, j’étais presque ligotée à mon dossier.
Chaque fois que je fermais les yeux et que je m’imaginais dans ce machin, je voyais un gros saucisson gigotant.

Ce fut au cours du voyage, que je compris pourquoi Papa avait tant insisté. Il me connaissait bien au final. Je pensais partir à pied, mais l’école était très loin et j’avais mes sacs à porter. J’ai d’ailleurs fait ces derniers toute seule ! Maman m’avait dit de ne prendre que le strict nécessaire, ce que j’ai fait ! J’ai ainsi empilé toutes mes robes à l’intérieur, mes chaussettes en laine, un bonnet de bain et des moufles si jamais il venait à faire froid.
Oh... ce n’était pas ce que je voulais raconter.
Je ne sais pas non plus conduire. J’ai essayé une fois, mais j’ai causé un accident au milieu d’un grand carrefour de Londres. Ça a fait scandale, mais au moins personne n’est mort. En revanche la réputation de Maman a été un peu entachée par cela. Elle ne m’en a pas voulu, elle était contente que je fusse encore en vie. Elle a même essayé de me cacher les articles à ce sujet mais j’ai réussi à en retrouver quelques uns sur le Internet. Je me souviens d’un en particulier. Laissez-moi réfléchir un petit peu... Voilà, c’est revenu.


    «La grande manitou du bijou impliquée dans un accident.


    Est-il possible de faire de mère plus irresponsable ? C. Baker, la femme d’affaire incontournable de la joaillerie a laissé sa fille, I. Baker emprunter sa voiture alors même que celle-ci n’était pas détentrice du permis. Pire, I. Baker est également considérée comme déficiente mentale et inconsciente de la gravité de ses actes. Elle est également connue comme imprévisible et renfermée. Mais alors, comment peut-on justifier qu’elle soit parvenue jusqu’à cette voiture sans qu’aucun de ses deux parents n’en prenne conscience ? Ne la surveillent-ils pas ? C’est peu de le dire, mais il serait temps pour les Baker de s’attacher un peu plus à leurs devoirs vis-à-vis des autres, avant que leur fille handicapée ne cause des dommages plus graves. »

S. Elmertson

J’ai dû faire quelques erreurs, mais c’est encore compréhensible, non ? Ou pas du tout ? Je suis désolée si ce n’est pas le cas, j’ai fait au mieux. Je ne pourrais pas non plus vous l’expliquer, je n’en ai compris qu’une partie. En tout cas, cette dame ne doit pas m’aimer beaucoup. C’est un peu étrange, parce que son nom me dit quelque chose. Elle n’est pas une cousine éloignée ?

L’Institut était un grand bâtiment, très beau de loin, encore plus de près. Il n’était pas aussi vaste que la Maison, mais ce n’était pas très grave, je m’en accommoderai. Papa stoppa la voiture devant la grille, et m’ouvrit la portière, comme le parfait homme de goût qu’il était. Je me sentais princesse ou grande dame, chaque fois qu’il faisait ce genre de choses. Je ne pus pas être fâchée plus longtemps. Je déposais un claquant baiser sur sa joue tandis qu’il rougissait de plaisir. Il glissa sa main sous mon bras, et me guida jusqu’au grand portail. Il m’abandonna quelques instants, retournant chercher mes bagages, et revint avec. Il n’en laissa rien paraître mais le poids des valises devait lui être insoutenable.
Papa était quelqu’un de courageux.


« Voilà, Isy. Tout est prêt, tu as tout, tu vas pouvoir régler tout ceci, me dit-il en déposant sa charge à mes pieds. J’espère que tu reviendras vite ma chérie. »

Il finit ses mots en fondant en larmes avant de se précipiter vers moi pour m’enlacer. Je lui rendis son étreinte, puis il me lâcha. Essuyant le coin de ses yeux, il m’adressa un dernier sourire et rejoignit la voiture. Je le quittai avec de des grands gestes tandis que le véhicule démarrait avant de s’enfuir vers l’ailleurs.
C’était le début de mon aventure. Je me retrouvai héroïne de mon propre roman. J’espérai ainsi pouvoir voyager derrière l’horizon, comme tous les personnages que j’avais aimé dans mes lectures. Je souhaitai seulement que les monstres ne fussent pas trop nombreux.
Pendant que je réfléchissais à ce que me promettait l’avenir, mon index vint se coller de lui-même à la sonnette du grillage. Mes membres agissaient parfois d’eux-mêmes, lorsqu’ils me trouvaient trop lente. Au loin, j’entendis le carillon retentir dans le hall. Le bruit me plût si bien que j’appuyai une nouvelle fois. Puis une autre, et encore une autre. Vingt et une fois, ce fut le nombre exact. Je crus entendre venir dans ma direction.


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MessageSujet: Re: [RP] Les petits pas de velours [Libre] Dim 11 Sep 2011 - 11:30

Il se trouvait qu'Alfred ce jour-là avait beaucoup de mal à marcher ; c'étaient ses vieux os qui se faisaient sentir, le pauvre. D'un accord général et tacite, on s'était décidés à lui faciliter un peu la vie. Ainsi, comme on savait qu'aujourd'hui devrait arriver une pensionnaire, une adulte, Sinéad se proposa pour l'accueillir. Dimanche, jour de repos : elle lisait dans le salon quand elle entendit un son assez faible mais caractéristique du carillon du manoir. Cette chose un peu antique et sympathique, à l'image d'ailleurs de tout le manoir : moderne en dépit des apparences. Vivre ici faisait un peu l'impression de vivre au début du XXème siècle, quoiqu'on disposât de tout le confort moderne.
Elle regarda par la fenêtre, d'où l'on voyait le portail – place stratégique en ce jour. De loin, elle ressemblait effectivement à la photo qu'ils avaient. Isobel Baker. Bien ! Insérant son marque-pages dans le livre, elle le reposa et s'en fut – d'abord chercher son manteau qu'elle avait laissé dans sa chambre, puis braver le froid, la nature mauvaise de l'hiver. Heureusement, il faisait soleil à cet instant.
Elle ne se pressait pas, et quoiqu'elle marchât vite, elle entendit plusieurs fois le tintement cristallin du carillon – de nombreuses fois même, puisque sitôt ou presque que le son s'éteignait, il ressurgissait à nouveau. Sur le chemin, on voyait quelques traces de neige fondue, et la terre était boueuse – au moins il n'y avait pas de verglas. Sinéad se figura au rythme des tintements qu'Isobel Baker, si c'était bien elle, était très impatiente de rentrer à l'Institut.
Une jeune femme était à la grille, qui s'ouvrit sitôt que Sinéad appuya sur son bip. La présupposée Isobel la regardait ou l'observait de yeux ronds et curieux, et à vrai dire la fixaient même. Fixité étrange, un peu vide que celle-là. Elle la regardait comme plongée dans ses pensées, qu'elles découlassent de ce qu'elle observait ou non ; de sorte qu'en deuxième réflexion, Sinéad se demanda si en effet Isobel la regardait, ou si elle portait son regard au loin, c'est-à-dire fixait le vide.

« Bonjour » dit fermement la généticienne et, en tendant sa main à Isobel, poursuivit : « Vous êtes bien Isobel Baker ? Je m'appelle Sinéad O'Hegarty. »

Contre toute attente, Isobel ne serra pas sa main : en fait, elle ne sembla même pas remarquer son geste, regardant ailleurs.. Sinéad en fut surprise et retira promptement sa main, presque humiliée par l'indifférence de la jeune femme. Quelques secondes d'un silence gênant passèrent.

« Vous avez des cheminées merveilleuses ! »
« Euh... oui. »


Sinéad était tout à fait interloquée : mais quel sorte d'être étrange était-ce là, qui avait l'air sincère dans son compliment inattendu ? Et en effet qui était-ce ? Isobel Baker, évidemment, la ressemblance avec la photo que Sinéad avait vue précédemment ne laissait pas place au doute. Elle insista cependant, la voix prudente, méfiante :

« Mademoiselle Baker ? Je vais vous présenter l'Institut, si vous le voulez bien ? »

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MessageSujet: Re: [RP] Les petits pas de velours [Libre] Ven 16 Sep 2011 - 18:24



C’était une école très étrange. Un peu sourde ? Sans doute, car habituellement, lorsque je sonnais plusieurs fois, il y avait toujours quelqu’un qui au bout de la dixième fois essayait de me lancer quelque chose à la figure en m’injuriant. Tandis qu’ici, au bout de la vingtième fois, pas âme qui vive. Un petit peu troublée, j’appuyai une nouvelle fois sur la sonnette. Et surgit de nulle part, le bruit caractéristique des pas dans la neige.
Maman n’avait pas remarqué que j’avais mis mes sandales. Enfin si, mais dès qu’elle avait eu le dos tournée, je les avais remises discrètement. Je comprenais maintenant pourquoi elle avait voulu que je choisisse d’autres chaussures. Quand je baissai la tête, je pouvais voir que mes doigts de pieds étaient tout bleus. Ce n’était sans doute pas très raisonnable pour des doigts de pieds d’avoir cette couleur là.
Un tintement détourna mon attention de ces petites choses. Le portail face à moi venait de s’ouvrir et quelqu’un se tenait devant moi. Je crus qu’il s’agissait du majordome, mais son maintien me révéla qu’il s’agissait plutôt d’une dame. Elle n’était pas assez solide sur ses appuis, mais elle avait une grâce qu’un portier n’avait pas. Toutefois, elle n’était pas comme Maman. Maman était quant à elle, une Dame, ce qui était bien différent.
Je la regardai un peu curieuse, elle en fit de même. Il me sembla entendre sa voix. A-t-elle dit quelque chose ? Je n’ai pas bien écouté. Elle me tendit la main, je n’y fis pas non plus très attention. La dame avait de beaux yeux. Ils étaient noirs mais ils brillaient quand même. Des lucioles couleur d’encre, c’était beau et envoutant. Et puis son regard avait quelque chose qui me rappelait quelqu’un.
Je sais !
Moi.
J’ai ce regard, pas les mêmes yeux, mais ils disent la même chose.

« Coucou, je suis ici et ailleurs. »

Je lui souris franchement, contente de m’être fait une nouvelle amie dès les premières minutes passées ici. Je crois qu’elle me parla de nouveau, mais mon regard avait glissé sur autre chose que son visage. Derrière elle, il y avait l’école. Et au dessus de l’école, les cheminées. Elles étaient plantées sur l’édifice. C’était merveilleux. Je ne pus retenir mon enthousiasme et fis part de ma découverte à la dame. Celle-ci eut l’air tout à fait emballée, et je l’aimais plus encore pour cela. Je lui saisis le bras avec fougue et douceur, le calai sous le mien, et l’entraînai à ma suite.
Nous marchâmes quelques mètres, et tout en la maintenant collée à moi, je regardai le paysage tout autour.


« Oh, regardez, un arbre !
Et ici, on voit un brin d’herbe sous la neige !
Et là-bas, il y a un petit caillou qui est tout seul, vous le voyez ?
C’est un oiseau qui vient de passer au dessus de nous ?
Ces cheminées sont très belles, de la brique ?
J’aime beaucoup vos cheveux.
»

Chaque seconde passée était riche en trésors, que je ne manquais pas de rapporter à ma compagne. J’espérai qu’elle aussi sache les apprécier à leur juste valeur. Ou peut-être ne voyait-elle pas la beauté comme moi ?
Ce n’était pas grave. Je l’aimais déjà.


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MessageSujet: Re: [RP] Les petits pas de velours [Libre] Sam 17 Sep 2011 - 23:15

« Oui.
Certes.
En effet. »


Ce furent les seules réponses que Sinéad osa s'aventurer à formuler. Elle trouvait cette fille démesurément folle. Ou bien c'était fait exprès : elle se moquait d'elle, ou faisait la folle pour le plaisir de s'amuser, de jouer un rôle. Si c'était le cas, elle était très bonne actrice : sa voix comportait toutes les nuances de la joie heureuse, toutes les inflexions de l'émerveillement, de sorte que Sinéad crût plutôt qu'elle était sincère. Ce n'était peut-être pas une meilleure nouvelle : dans le premier cas, elle aurait été irrespectueuse ; dans le cas présent, elle était, il fallait le dire, folle – déconcentrée et vagabondant d'observation en observation, toutes lui apportant sa dose de joie. Elle était peut-être droguée ? Sinéad la regarda attentivement, nota que ses pupilles n'étaient pas anormalement dilatées. Non. Elle n'avait pas l'air sous l'influence d'une quelconque drogue... alors, quoi ? Était-elle naturellement comme ça ? Et est-ce possible d'être naturellement ainsi ? À un âge tel que ces comportements déviants et anormaux auraient dû être éliminés, Sinéad en doutait un peu.
Elle n'avait rien dit quand Isobel avait pris son bras et l'avait emportée avec elle. L'adulte la suivait maladroitement, un peu hésitante et, en contrepoids du mouvement presque brownien d'Isobel, préférait suivre un chemin droit, qui les conduiraient vers le manoir proprement dit. Même avec le temps passant, la jeune femme ne se lassait pas d'observer le moindre fait ou non fait et, à l'écouter, on eût pris pour remarquable que de la fumée s'échappât des cheminées, pour infiniment beau le chant d'un oiseau et pour un miracle qu'il y eût un brin d'herbe verte. L'apogée de l'émerveillement fut atteint quand son regard tomba sur le lac glacé. Elle poussa un cri de joie presque indécent, lâcha le bras de Sinéad, s'arrêta et ne dit plus rien pendant quelques secondes.
Puis elle reprit de plus belle.

« Stop ! » s'exclama-t-elle en coupant court aux émerveillements de la jeune mutante. « Si on doit passer en revue le moindre détail avant de rejoindre le bâtiment, on est loin d'avoir fini. Vous ferez ça plus tard. »

Elle avait été un peu sèche, plus peut-être que ce qu'elle avait voulu paraître.

« Et puis je ne veux pas mourir de froid, » ajouta-t-elle.

L'enthousiasme de la jeune fille ne parut cela dit pas le moins du monde altéré : et tout au contraire, elle était ravie de rejoindre une aussi charmante bâtisse. Elle disait en particulier avoir hâte de voir les âtres des cheminées, et en général tout un tas de choses que Sinéad apprenait rapidement à ne pas écouter.
Et en ce temps, Sinéad désemparée se fit cette réflexion étrange : le comportement d'Isobel était-il mauvais ? Peut-être pas.
Une énième réflexion sur les cheminées arriva à lui arracher un sourire.

« Oui, allons voir ces cheminées et nous réchauffer au coin du feu. »

Au moins, là, pensa-t-elle, elle arriverait à comprendre et, mieux encore, à partager l'extase d'Isobel face aux flammes.
Elles se dirigèrent, Isobel loin en avant, qui se mettait à courir sur quelques mètres pour s'arrêter et regarder Sinéad progresser, l'attendre et, quand enfin elles étaient ensemble, recommençait de plus belle à courir.
C'est ainsi que les deux femmes rejoignirent l'Institut, et leurs pas tracés sur le sol furent les témoins d'une rencontre maladroite dans ses débuts, mais honnête et enrichissante : puisque pour toutes les deux, et dans des façons bien différentes, la perspective du possible s'élargissaient soudainement. Ces pas étaient, somme toute, les traces de la rencontre de deux mondes.

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MessageSujet: Re: [RP] Les petits pas de velours [Libre] Sam 24 Sep 2011 - 10:33



J’avais froid partout. Aux pieds, aux mains et au nez. Tous étaient bleus, mais je ne m’en souciai pas beaucoup. Il y avait de la neige, des flocons, des oiseaux, un ciel blanc infini et des surfaces d’eau gelée qui s’étendait jusqu’au lointain. Au final, la morsure de l’hiver n’était que caresse, elle me faisait me sentir bien et vivante. J’étais heureuse. Alors je courrais, je m’exclamais, je riais toute seule, pour moi-même avant tout. Ma nouvelle amie ne se joignit pas à moi, mais je savais sa présence derrière moi, cela me suffisait.
Nous parvînmes à la porte, enfin j’y parvins en première, car la dame ne suivait vraiment pas le rythme. J’avais eu beau m’élancer, l’attendre et repartir de nouveau, elle ne m’imitait pas. Mais je comprenais bien sûr, elle avait l’air un peu vieille, peut-être que la fougue de la jeunesse ne l’habitait plus. Les battants en bois étaient très beaux et très grands. Je posai ma main sur la poignée, m’apprêtant à entrer, quand soudain je ne pus m’empêcher de pousser un grand cri de joie. Mes doigts passèrent sur le vernis à la recherche de ce que mes yeux avaient vu quelques minutes plus tôt. Enfin, je découvris ce que je cherchai.


« Regardez là, là, ici, vous voyez ? Il y a un ange. »

Un dessin gravé dans la porte, très discret mais visible pour ceux qui savaient voir. Un séraphin, je crois. Je me tournai vers la dame, pour m’assurer qu’elle pût bien le voir.

« Il est là, je tapotai l’emplacement du graffiti du bout de l’index, c’est très joli. Vous avez un grand artiste ici. Discret, mais talentueux. Vous le connaissez ? Allons-nous réchauffer près du feu ! »

Je fus de nouveau debout, et avant même d’attendre une réponse, je filai à l’intérieur de l’Institut. Un joli hall, avec des escaliers, des tableaux et des lustres. Je fis quelques pas, un peu intimidée à l’idée que cet endroit serait bientôt tout comme une autre maison. J’ouvris la bouche, la refermai avant de l’ouvrir une nouvelle fois, sans qu’un seul mot n’en sorte. J’étais à la fois très contente et très triste d’être ici. J’allais rencontrer de nouvelles personnes, qui auraient tous leurs « petits problèmes », comme moi. Je ne serai plus seule, oui. Mais dehors il y en aurait d’autres, comme cette journaliste, qui ne m’aimeraient pas.
Tant pis.


« J’ai oublié mes affaires dehors, dis-je très émue. »

J’oubliai aussitôt ce détail, et je continuai mon exploration des lieux. Au départ timide dans ma démarche, je gagnai rapidement en assurance. Je passais d’une pièce à l’autre, tendant un visage curieux vers l’intérieur avant de passer à la suivante. J’entraperçus quelques regards glissant sur moi et des yeux qui s'écarquillèrent de surprise. Les autres résidents avaient l’air tous très gentils, bien que certains me firent une impression un peu étrange. Beaucoup avaient l’air épuisés, vieux avant leur âge, comme ma nouvelle amie.
De temps à autre, je lançais un « Bonjour ! » enthousiaste à ceux que je croisais. Après quelques minutes, je pus enfin dénicher les cheminées que j’avais tant espérer rencontrer. Les crépitements de l’âtre accompagnèrent mes éclats de rire, et je m’assis devant le brasier. Je tendis les mains, qui frémirent sous la chaleur, et je fus de nouveau pleinement contente.


« Oh, mes doigts fondent. »

Mes petits problèmes refaisaient parler d’eux. J’admirai l’ouvrage du feu, et mes phalanges qui coulaient jusqu’aux poignets, ravie d’un tel spectacle.

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MessageSujet: Re: [RP] Les petits pas de velours [Libre] Sam 24 Sep 2011 - 18:03

Voilà quelques minutes seulement qu'elles se connaissaient : mais toutes deux semblaient s'accorder parfaitement, et être tout à fait à l'aise dans leurs relations. Sinéad, en tous cas, avait très rapidement appris à n'écouter que d'une oreille distraite les élucubrations d'Isobel. Bien moins énergique que la jeune fille, la généticienne marchait à son rythme, qui d'ailleurs n'était lent que pour Isobel. Elle ne se posait plus trop de questions quant au comportement étrange et enfantin de la jeune fille, ni sur sa tenue.
Arrivées à la porte qu'Isobel admira autant que Sinéad l'avait imaginé, la fille Baker s'exclama qu'il y avait là un ange, et Sinéad crut d'abord à un autre délire. Mais sous son insistance, elle finit par regarder la porte et en effet, il y avait un relief, étranger à la porte elle-même, qui dessinait une forme angélique.
Sinéad tiqua en constatant la présence de ce graffiti scandaleux sur la porte. Qui donc se permettait de faire des dessins sur la porte de l'Institut ? Bien sûr, un élève. Un adulte n'aurait évidemment pas fait ça (sauf peut-être Léon, et encore). Vraiment, il faudrait inspecter ou, tout du moins, effacer ça. Ce n'était pas bien sérieux, même si le dessin était bien joli et à peine visible.
Enfin, la porte s'ouvrit, elles rentrèrent et furent à l'abri du froid et de l'hiver. Sinéad était soulagée jusqu'à ce qu'elle entendit Isobel lui dire qu'elle avait oublié ses affaires dehors. Au secours... le pire étant que même après avoir constaté l'évidence, la jeune fille ne s'en préoccupait pas, pas du tout. Sinéad s'en désespéra un peu. Elle ne voulait pas, vraiment pas, sortir à nouveau cependant elle sentait qu'il serait vain de demander à Mademoiselle Baker d'aller les rechercher, ou même d'espérer qu'elle le fît réellement, même plus tard... elle suivait toujours Isobel, sans oser lui faire part de ses pensées, quand l'illumination lui vint. Elle n'avait qu'à demander à un élève, n'importe lequel : et justement, à côté d'elle se tenait un élève, un jeune qui avait les jambes encore très fraîches et le sang chaud, inoccupé qui plus est. Elle l'aborda aussitôt, tandis que l'attention d'Isobel était ailleurs, dans tel détail des marches des escaliers ou des motifs du sol marbré.

« – Bonjour ! Dites-moi, pourriez-vous me rendre un service ? Est-ce que vous voudriez bien aller récupérer les affaires de notre nouvelle arrivante – cette jeune fille charmante – qu'elle a laissés devant le portail ?
– Euh, oui mais...
– Parfait ! » dit-elle en coupant court à toute tentative d'échappement. « On vous attendra dans le grand salon ! Merci ! Au fait, vous êtes ?
– ... Chris Clark, »
dit-il avec un air ou dégoûté, ou résigné.

Il se dirigea vers la porte et Sinéad, satisfaite d'avoir trouvé un élève aussi volontaire, s'en retourna vers Isobel, qui allait justement vers le grand salon, et, mieux encore, s'installa au coin du feu. Hélas elle prit la place préférée, peut-être un peu réservée, de Sinéad, celle qui était la plus proche de l'âtre. Bien. Soit. Sinéad s'assit, ralentie par ce froid infernal, rapprocha le fauteuil du feu, et attendit que le feu fît son office, c'est-à-dire qu'elle se sentît à nouveau vivante. Elle se frottait les mains l'une contre l'autre, les tendant vers l'âtre brûlant.
Soudainement et simultanément, deux surprises surgirent, sous la forme de deux voix asynchrones : quelqu'un qu'elle n'avait pas entendu approcher lui dit « C'est fait » et Isobel constata « Oh, mes doigts fondent ».
Son premier mouvement fut de se retourner, voir qui lui parlait : mais il n'y avait déjà plus personne. Et les lourds bagages d'Isobel, étaient là. Chris Clark ? Bizarre... mais... oui, bien sûr ! C'était donc lui, cet élève, là, qui avait le pouvoir d'hyper-vitesse. On lui en avait parlé une fois, comme quoi il était très pratique... elle n'approuvait toujours pas ce mot qui lui donnait l'impression d'avoir affaire à un outil.
Enfin, c'était bien. Elle se retourna pour profiter à nouveau du feu et aperçut des choses étranges, des minces lames beiges qui pendaient aux mains d'Isobel. Ses doigts fondaient ?!
La mutante lâcha un cri de surprise. Ses doigts étaient devenus des sortes de ficelles qui coulaient, comme des choses très visqueuses. On ne s'attendait qu'à les voir tomber par terre, former une grosse flaque, peut-être même à ce qu'Isobel entière disparût ainsi.
Ce n'était pas possible. Elle délirait, forcément. Mais oui, c'était ça sûrement : elle délirait. Elle ne maîtrisait pas encore son pouvoir, il le prenait par surprise... elle s'était pourtant jurée de ne plus se faire avoir !
Par un effort de volonté, tout revint à la normale. La main d'Isobel était à nouveau correctement formée. Soulagée, Sinéad laissa s'échapper un petit soupir. Elle ferma les yeux, profita encore un peu de la douce chaleur du feu. Quand elle les rouvrit, chose étrange, Isobel continuait d'observer avec minutie ses mains. Peut-être s'interrogeait-elle sur l'origine du phénomène ?

« Oh, c'est moi, c'est ma faute... j'ai... quelques problèmes avec mon propre pouvoir parfois. »

Elle avait dit ainsi à demie voix, de sorte qu'Isobel seule l'entendît.

« Enfin ! Allons-y, si vous voulez bien, je vais vous montrer votre chambre ! Et n'oubliez pas vos bagages, cette fois ! »

C'est qu'elle s'était donnée du mal pour les récupérer.


Quelques instants et péripéties plus tard, elles entraient dans cette chambre, assez spacieuse : c'était une chambre d'adulte, très propre, presque vide. Le lit, simple, avait été fait le matin même.
Sinéad se demanda sur quoi Isobel allait s'émerveiller cette fois : la couleur très blanche des murs ? Le rangement impeccable de la chambre ? Sûrement tout à la fois, et elle aurait même parié qu'Isobel allait trouver quelque chose, quelque chose de tout à fait abscons, qui l'emplirait à nouveau de joie et Sinéad d'étonnement.

« Voilà, c'est comme vous pouvez le constater très richement décoré ici... mais je suis sûre que vous vous sentirez chez vous en moins de temps qu'il ne le faut pour le dire ! »

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MessageSujet: Re: [RP] Les petits pas de velours [Libre] Mer 28 Sep 2011 - 23:23



Le feu ronflait dans l’âtre. Sa chevelure ardente, et la chaleur de ses couleurs, chatouillaient mes doigts. Qui pendaient flasques, battant mes avants bras. C’était très drôle et je ne pus m’empêcher de sourire devant le phénomène. Toutefois ce n’était pas très propre de se laisser aller ainsi. Je fronçai les sourcils, puis je portai toute mon attention sur mes mains, la mine très sérieuse. C’est alors que j’entendis un cri affolé derrière moi, qui me pris par surprise, si bien que je sursautai de frayeur et que je perdis toute ma concentration. J’en avais presque oublié la présence de mon amie. Celle-ci un peu paniquée, ferma les yeux et prit une grande inspiration. Mes doigts galopèrent à l’emplacement qui était le leur. La dame se réveilla puis elle s’efforça de me rassurer, et de m’expliquer la cause de mes égarements anatomiques. Causés par son propre pouvoir.
Ah bon ?
Je la regardai avec de grands yeux ronds, aussi surprise qu’elle d’apprendre qu’il existait quelqu’un dans le monde capable de faire fondre les gens, comme des bougies. Je tâtai mes mains, vérifiant que tout était en ordre avant de laisser échapper un petit gloussement.

Je ne cherchai toutefois pas à en savoir davantage. Nous aurions tout le temps de nous connaître par la suite. Elle avait ses secrets, moi les miens, et tout était bien ainsi. Lorsqu’elle me proposa de m’accompagner jusqu’à ma future chambre (!), je me levai d’un bond et me précipitai jusqu’à la porte du salon. J’attendis que la dame atteignit ma hauteur, je la laissai passer devant moi et trottinai à sa suite. Je faillis passer devant mes bagages, et les oublier une nouvelle fois. Heureusement un garçon qui passait dans le couloir me le signala. Il ne me révéla pas son nom, et je ne gardai aucun souvenir de son visage. Il avait toutefois des yeux remarquables. C’était lui, l’ange sur la porte. Je lui souris, il en fit de même. Je rejoignis mon amie avec cette fois-ci, mes bagages sous le bras.

Elle me guida dans plein de couloirs. Beaucoup de couloirs. Mais ils étaient tous très différents. Ici un petit vase, avec des fleurs mauves. Là, une éraflure sur l’une des portes. Ou bien un tableau qui penchait légèrement sur le coté. Chaque nouvelle allée m’offrait de nouveaux spectacles. J’étais abreuvée de jolies choses, de tendres mises en scène, et mon ravissement se lisait très probablement sur mon visage. On me jeta de nombreux regards étonnés. Peu devaient avoir l’habitude de voir quelqu’un si joyeux.
Moi, je préférais chasser les larmes que de cesser de sourire.

La dame me fit entrer dans un grand lieu, tout blanc ! Je n’étais pas habituée à ce que tout fut aussi vide, j’avais mes peluches, mes jouets et mon papier peint pour me tenir compagnie. Mais j’avais tout amené dans mes valises, le creux de la chambre sera très vite comblée !
Mon amie me lança quelques mots, dont je ne compris pas entièrement le sens. Il me sembla qu’elle voulait faire un petit peu d’humour. Ce ne fut en tout cas pas très drôle. Mais son ton était gentil, alors je ne voulus pas la gêner en ne riant pas. Je poussai un piaillement aigu et applaudit fébrilement dans mes mains. Cette fois-ci, mes doigts ne coulèrent pas.


« Bravo, bravo, bravo ! »

Voilà, j’espérais que cela lui suffirait. Pour montrer que j’étais compatissante, je lui adressai un petit clignement d’œil, afin qu’elle puisse comprendre que ce n’était pas très grave.

« Merci beaucoup. Je suis certaine que nous allons écrire une jolie histoire, ensemble. Maladroite ? Oh, qu’importe !, déclarai-je d’un ton tout à fait convaincu. »

Et sans plus attendre, je commençai à déballer mes bagages, oubliant la dame.


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