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[Un été gallois]

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Race : Humaine
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Affinités : Compagne d'un certain tatoué décédé. A présent mère de son fils, Caleb
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MessageSujet: [Un été gallois] Lun 9 Juil 2018 - 16:18

June embrassa son fils, paisiblement endormi avant de quitter sa chambre sur la pointe des pieds. Comme toujours, elle s’était assurée que le baby-phone était raccordé à la fréquence d’urgence de son communicateur, parée à toute éventualité. Même si pour l’heure, elle savait qu’elle laissait Caleb en de très bonnes mains.

« Tu es certaine de vouloir y aller ? »

Samarah l’attendait dans le couloir, appuyée contre le mur, les bras croisés. June referma délicatement la porte derrière elle et affronta le regard de son amie.

"Oui. J’en ai… besoin"


Une affirmation, qui manquait encore légèrement de conviction aux oreilles de la mutante mais elle ne protesta pas. Elle avait fait ce qu’elle avait pu, dans la limite de ses moyens, pour réconforter l’humaine ces derniers mois avant de constater sa totale impuissance face à son chagrin. Elle avait alors fait ce qu’elle savait faire de mieux : prendre de la distance. Et elle avait laissé June tranquille. Lui assurant néanmoins qu’elle restait à son écoute si son amie ressentait le besoin de se confier.  

« Bien. Je suppose que tu sais ce que tu fais »

Un mince sourire se dessina sur les lèvres de l’humaine

"A vrai dire, pas vraiment. Mais tu me connais !"

La mutante leva les yeux au ciel, agacée, et se décolla du mur. Elle s’assura que son communicateur était également relié à celui de June et que l’empreinte mentale de Caleb était solidement ancrée dans son esprit.

«Tu ne changeras jamais !»

"De toute façon, ça me fera du bien de bouger un peu…  . Je n’ai pas quitté ces murs depuis des mois !"

Et pour cause, Samarah y avait plus ou moins veillé personnellement.

"Et sans vouloir t’offenser, je sens que là, c’est le moment. Sinon, je vais péter un câble !"


« Je ne te retiens pas, tu es libre d'aller où tu veux ! »

"Je te tiens au courant de l’évolution là-bas. Veille bien sur Caleb", ajouta l’humaine, par réflexe

« Ne t’en fais pas, il ne lui arrivera rien »

Evidemment, June le savait. Maintenant que Kenjiss n’était plus là, il n’y avait pas meilleur ange gardien pour veiller sur son fils que Samarah. Celle-ci emboita le pas à l’humaine et elles quittèrent l’aile ouest de la bâtisse.

_____

Dès qu’elle avait reçu l’appel d’Ernie, June avait déjà commencé à constituer mentalement une équipe de personnes susceptibles de l’accompagner à Cardiff. Elle devait s’entourer, raisonnablement, mais aussi pour pouvoir parer à toute éventualité. Elle ne savait pas ce qu’il l’attendait là-bas. Elle avait donc contacté Virginie, Tony et Hannah, la veille au soir. Résistance, vitesse et protection.

Chacun d’entre eux avaient reçu le message suivant sur leur communicateur :

Citation :
-- Reçu appel du Mu-8, virée en perspective en terres galloises, cherche équipe d’intervention, si intéressés rdv demain matin 9h à l’entrée de l’Institut--

Elle avait hésité quelques secondes avant de l’envoyer également à Elie. Sa force de frappe offensive pouvait s’avérer intéressante, surtout en cas de problèmes. Elle avait encore un peu de mal, vis-à-vis d’Elie, suite aux révélations que cette dernière lui avait faites, mais elle lui avait accordé sa confiance.

C’est donc une June, en tenue de service (comprenez un short et un t-shirt léger vu la chaleur !) équipée d’une paire de lunettes sur le bout du nez qui les attendait sur le perron.

« Si tu sens que vous ne pourrez pas gérer, surtout, ne fais pas de conneries s’il te plait… »

June se retourna et fit face à son amie qui l’avait rejointe. Elle la rassura en posant une main sur son épaule :

"Je sais que ça va t’étonner, mais depuis un moment… j’ai pris conscience que parfois, je devais reconnaitre où sont mes limites"

Un fin sourire étira les lèvres de la mutante. Effectivement, elle avait du mal à la croire. Surtout, venant d’elle.

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-Tellement improbable qu'il a surgit sans prévenir...
Et lorsqu'il a frappé, il était déjà trop tard !
-

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Tony DiFury

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MessageSujet: Re: [Un été gallois] Mar 10 Juil 2018 - 14:25

Ce matin, 08h00.



"Rrrrrrrrrmmffffffff ta gueuuule..."

C'est une main légère comme un cheval mort qui s'écrasa sans ménagement sur le téléphone qui alimentait l'enceinte vociférante, faisant ainsi cesser l'alarme sensée réveiller Tony DiFury. Elle ne fut guère plus efficace qu'un pet de mouche, et le jeune français épuisé retomba vite dans un sommeil proche du coma.


...



Ce matin, 08h45.




Les yeux bleus du grand blond s'ouvrirent subitement lorsqu'il réalisa ce que signifiait cette sonneries de secours. Sur la table de chevet, sa montre indiquait "t'es en retard, grosse feignasse."

"Wohputaind'merde !!!"

Désormais tout à fait réveillé, Rocket se leva... enfin, disons plutôt qu'il balança ses couvertures sans ménagement, roula comme un rocher qui dévale une montagne, s'écroula comme un sac sur le plancher, se releva avec la grâce pachydermique d'un hippopotame sous cocaïne, et tâcha d'enfiler ses vêtements le plus vite possible. Hors de question d'être en retard aujourd'hui !
Car la veille au soir, il avait reçu un message de June :

June a écrit:
-- Reçu appel du Mu-8, virée en perspective en terres galloises, cherche équipe d’intervention, si intéressés rdv demain matin 9h à l’entrée de l’Institut--

Pour la première fois, il allait partir sur le terrain, le vrai monde de la réalité véritable. Enfin !

Provenant du couloir, les voix de June et de la Cerbère de l'institut, qu'il percevait sans distinguer les détails de leur conversation, le ramenèrent au présent. Il se rendit compte que la chef d'équipe quittait les lieux, et que la troupe risquait de partir sans lui. Le craquement violent du t-shirt qu'il venait d'enfiler lui fit écarquiller les yeux de surprise, avant de lui arracher un soupir à fêler une plaque de blindage. Encore un qui était bon à jeter ! D'ailleurs, il le jeta, agrandissant encore la pile de vieux chiffons qui s'entassaient sereinement dans un coin de la chambre.

Il fallait dire que depuis plusieurs mois, il s'entraînait quotidiennement et intensément sous la houlette du vieux Nakor et de la terrible Miss Lemington. Il était rapidement apparu que la condition physique du punk était plutôt misérable, et entre autres choses, il avait fallu y remédier. Ainsi, en trois petits mois, c'était quasiment une dizaine de kilos de muscles qui s'étaient développés sur le corps de Tony, changeant sa frêle silhouette de coton-tige déguingandé en une carrure digne d'un vrai roadie. Du coup, maintenant qu'il pesait ses quatre-vingt-dix kilos, les trois quarts de ses vêtements ne lui allaient tout simplement plus, ce qui avait été l'occasion de renouveler sa garde robe. Pour le coup, il faisait plus métalleux que punk...

Le français hésita un instant à mettre directement sa combinaison de X-Man. Mais il se ravisa, n'ayant pas la motivation de la sortir de son sac, et se contenta d'un jean / t-shirt / rangers nettement plus sobre. La montre au poignets, il accrocha à ses oreilles les piercings mis au point par le diabolique Nakor pour l'aider filtrer les émanations toxiques de sa mutation, et fit rouler ses épaules désormais massives avant de se ruer dans la salle de bain. Il n'eut que le temps de s'asperger le visage d'eau glacée et de mettre deux coups de déodorant avant de se ruer dans le couloir comme un ouragan, manquant presque de percuter la Directrice qui était restée là. Il lui sourit sans s'arrêter, tâchant de ne pas parler trop fort pour ne pas perturber le sommeil du petit Caleb.

"Salut Miss ! Je veillerai sur June, vous inquiétez pas ! Et j'vous ramènerai un souvenir !"

Il fonça ainsi dans les corridors, descendant à l'étage en dessous, puis freina avec un bruit de crissement de pneus devant les cuisines. Quelques secondes plus tard, il ressortait en trombe les poches chargées de petits pains encore chauds et la bouche pleine de gâteaux au miel, saluant la cuisinière hilare.

" 'alut Ol'a, 'onne 'ournée ! "

Il déglutit, descendit encore d'un palier, et arriva devant les grands escaliers qui donnait sur le hall déjà occupé par quelques élèves matinaux, dont l'attention avait été captée par le bruit de sa course effrénée. Ne perdant jamais une occasion d'amuser la galerie, il bondit pour se laisser glisser sur la rampe en imitant le cri d'un vieux personnage de cartoon.

"HeeeeeeeeeeeeyyyyyyyYABADABADOO~~~~~~OO ! ! !"

Même si la référence ne parlait probablement pas à la majorité des spectateurs, tous s'esclaffèrent à cause de l'absurdité de la scène. Tony se réceptionna sans s'arrêter le moins du monde, franchit les portes du manoir comme un cowboy entre dans un saloon, savourant l'air frais du matin qui ne tarderait pas à devenir étouffant. Il sortit une cigarette, l'alluma, tira une bonne taffe dessus, éxhala un épais nuage blanc qui s'évanouit dans la brise, et remarqua alors June qui attendait de pied ferme : Dora l'exploratrice, version adulte. Chassant aussitôt les images que cette idée provoqua dans son cerveau vrillé, il lui fit un grand sourire en mimant un petit salut militaire du bout des doigts.

"Rocket paré à décoller, cap'taine ! Alors ? On attend qui d'autre ? "

C'était un nouveau départ pour Tony, ainsi que pour les X-Men...
Nouveaux Mutants...
Equipe de choc de l'Institut ??

Enfin, pour beaucoup de monde !

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"We're going out tonight
To kick out every light
Take anything that we want
Drink everything in sight
We're going till the world stops turning
While we burn it to the ground tonight"
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MessageSujet: Re: [Un été gallois] Mer 11 Juil 2018 - 3:28

Samarah eut l’impression qu’un rhinocéros lui fonçait dessus lorsque l’empreinte mentale de Tony se matérialisa dans son esprit et elle se décala juste à temps de sa trajectoire en se plaquant contre le mur, afin que celui-ci ne lui rentre pas dedans.

*Tu ferais mieux d’économiser ton énergie, Tony ! *
lui rappela-t-elle mentalement alors qu’il avait probablement déjà atteint les escaliers.

Pourtant, la mutante n’avait cessé de le lui rappeler lors de leurs entrainements. Samarah l’avait en effet prévenu dès son arrivée : Tony devrait apprendre à contrôler son pouvoir le plus rapidement possible s’il voulait éviter de provoquer des dégâts au quotidien (faites ce que je dis et pas ce que je fais…). Elle l’avait donc fortement encouragé -pour ne pas dire sommé- de se présenter en salle des dangers dès la semaine suivante. Et contre toute attente… le jeune homme l’avait fait ! Hardi, le petit (qui la dépassait d’au moins deux têtes). Peu de résidents, en effet, avaient eu le courage d’affronter la Cerbère lors d’un entrainement. Ce n’étaient pas tant ses capacités physiques (à peine plus développées que celles d’un enfant de 10 ans) qui les effrayaient, mais bien ce qu’elle était capable de leur faire endurer mentalement. Samarah compensait sa relative inefficacité en combat au corps à corps (dans ce domaine, c’était plutôt June qui se débrouillait) en envoyant ses recrues en simulation lors d’un entrainement pour tester leurs réflexes et leur endurance. Elle pouvait ainsi observer leur réaction et anticiper les erreurs qu’ils ne devraient pas répéter en situation réelle. Mais elle était surtout réputée pour les faire travailler leur résistance mentale, leur apprendre à résister à l’ennemi. Et éventuellement… à la torture. Ces techniques d’endurcissement s’étaient finalement révélées efficace lors de sa propre capture. Même si ses ennemis avaient presque réussi à la briser…

Cependant, il fallait croire que les rares à avoir osé l’affronter lors de ces duels mentaux avait ensuite raconté un tas d’horreur aux autres élèves car ceux qui se présentaient à ses entrainement se comptaient à peine sur les doigts d’une main. Aussi, Samarah avait-elle salué le courage du jeune Tony en le remerciant de s’être présenté. Et surtout d’être revenu aux suivants ! Passé le choc de leur première rencontre (où, rappelons-le, elle avait failli lui briser le cou pour avoir à moitié démoli l’allée de l’Institut lors d’un atterrissage non-maitrisé), il semblait avoir compris –contrairement à une grande majorité- que la mutante n’était pas si effrayante que cela… Elle ne lui avouerait probablement jamais, mais en ces moments difficiles, Samarah lui en fut reconnaissante. Partagée entre son envie d’être toujours présente pour June et l’amer constat de son incapacité à l’aider pour surmonter son chagrin, la mutante s’était éloignée pour laisser l’humaine face à son deuil (il n’y aurait qu’elle, finalement, pour décider d’en sortir). De son côté, la mutante avait mis à profit cette distance pour tenter de se reconstruire. Son enlèvement ayant laissé des séquelles bien plus profondes qu’elle n’aurait voulu l’admettre. Mais cette solitude lui pesait de plus en plus… La présence de Tony à ses entrainements constituait donc une compagnie fort appréciable car il lui offrait l’opportunité de ne pas penser à ses propres problèmes. Et c’est ainsi que, de semaines en semaines, leurs séances d’entrainement répétées avaient commencé à porter ses fruits. Samarah avait pu relever quelques changements chez le jeune homme. Autant mentaux que physiques. Mais elle avait rapidement laissé la considération de sa nouvelle musculature naissante au soin des adolescentes de la bâtisse qui, étrangement, s’étaient soudain rendues compte de l’existence de Tony. Pour une raison qui semblerait peut-être de plus en plus évidente aux yeux de certains : Samarah préférait de loin les femmes. Et surtout une, en particulier. Elle s’était donc uniquement concentrée sur l’évolution mentale de Tony, indifférente au reste. Il avait fait des progrès, malgré sa tendance à se laisser encore trop emporter par cette énergie à la fois propre à la jeunesse et dont il semblait déborder à cause de sa nature mutante.

Toujours est-il qu’à cet instant, ce fut son éternelle fougue qui lui permit d’arriver sur le perron de l’Institut avant la mutante. Celle-ci ne tarda pas à les rejoindre (un jour, vraiment, elle devrait embaucher un téléporteur !). Tony était impatient de partir. Ce serait une première pour lui. Mais le conseil de la mutante à son égard fut le même que pour June :

"Il ne s’agira plus d’une simulation, Tony. Dans la salle des dangers, quand tu perds, c’est sans conséquence… Ici, en cas de représailles, tu joues avec ta vie ! Ne l’oublie jamais !" l’avertit Samarah, la mine grave.

June avait posé sa main sur son épaule pour la rassurer. La mutante l’avait suivie du regard en l’écoutant distraitement... Reconnaitre ses limites ? June ?? Samarah faillit s’étrangler avant de finalement sourire, presque résignée.

"Ca, ma vieille, je le croirai uniquement le jour où tu me le prouveras !"
rétorqua-t-elle, persuadée que son amie en était parfaitement incapable.

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MessageSujet: Re: [Un été gallois] Mer 11 Juil 2018 - 14:57

*Soupire*

Assise sur un banc quelque part dans Cardiff, Aisling profitait du relatif beau temps en se laissant aller à une vague rêverie distraite. La jeune fille était arrivée ici aux environs de huit heures, voulant profiter au maximum de sa journée dans cette ville pourtant si mal connoté par les britanniques eux-mêmes. A torr ou à raison, ces derniers semblaient considérer cette banale bourgade comme une sorte de no man’s land, comme une sorte de trou perdu au fin fond de la campagne… Pour Aisling, cela était sans doute du à l’éternelle rivalité entre les différents composantes de l’empire britannique. Une sorte de coup bas gratuit, afin de se rassurer sur sa propre supériorité. Elle pouvait comprendre cela, étant elle-même irlandaise… En fait, les irlandais eux-mêmes étaient en rivalité au sein même de leur propre culture, ce qui lui était toujours apparu comme étant d’une absurdité totale. Après tout, qu’ils soit du nord ou du sud, ils étaient tous des irlandais, n’est-ce pas ?

A nouveau un soupire fusa de ses lèvres délicates, tandis qu’elle fermait doucement ses yeux en laissant sa tête chuter nonchalamment vers l’arrière. Toute cette réflexion était intéressante, mais Aisling avait des choses bien plus importe à traiter en ce jour, même si elle n’en avait pas vraiment envie. Mais sa mère avait été on ne peux plus claire : c’était soi Londres, soit Cardiff, soi l’institut avec des cours par correspondance. Sans grande surprise et même si la raison véritable différait assurément de celle que sa mère pouvait imaginer, l‘option de l’institut fut presque immédiatement écarter sans la moindre pitié. Aisling n’était pas vraiment motivée pour faire des études supérieures, notamment à cause du fait qu’elle risquait de ne pas pouvoir aller à leur terme… Et même si par chance cela arrivait, il était d’une certitude absolue qu’elle ne pourrait jamais utiliser ses connaissances acquises afin de se construire une vie professionnelle. A moins que l’on devait également travailler une fois mort.. ? Aisling fit revenir sa tête en avant, tout en la secouant négativement dans un sourire amusé : cette idée était aussi stupide que assez déprimante en vérité.

Lorsqu’elle avait atteint ses dix-huit ans, Aisling avait subitement pris conscience que ce qui n’était autrefois qu’une lointaine destinée quelque peu diffuse, était en train de devenir une bien cruelle vérité. Elle allait bientôt devenir une véritable adulte et, par là même, se retrouver sur la dernière ligne droite avant l’issue fatale qui l’attendait bien sagement tapie dans un coin. Elle ne savait pas vraiment ce qui était le pire, était-ce le fait de savoir sa mort programmée à court terme ou bien était-ce le fait de ne pas connaître le moment ou cela arriverait ? Son état s’aggravait sans le moindre doute, aussi sûrement que sa consommation de ces comprimés salvateurs qui lui offraient la possibilité de tromper tous le monde, mais faute d’un suivi médical il lui était difficile de temporiser le peu de vie qui lui restait encore. Selon les dossiers de sa mère sur le sujet, les enfants de mutants vaccinés pouvaient potentiellement vivre jusqu’à vingt-cinq ans. Mais la moyenne se situait plutôt entre vingt et vingt-trois ans, ce dernier âge étant celui  du mutant dans le même cas qu’elle et qui avait vécu le plus longtemps.

Alors Aisling avait été tenté  de mettre finalement en application une de ses anciennes idées, la fameuse fugue sans explication. Mais au final, elle y avait lâchement renoncé face au regard tendre de sa mère. Non, elle ne pouvait se résoudre à la faire souffrir inutilement pour le restant de sa vie. En dépit de toute ses nombreuses réflexions sur le sujet, la jeune fille se sentait de plus en plus emprisonnée dans une voie sans issue  Elle voulait une solution magique, une solution ou sa mère ne souffrirait pas de sa mort, mais plus elle y songeait et plus elle réalisait que cette solution n’existait sans doute pas. Tout ce qu’elle pouvait faire en fin de compte, c’était continuer à s’enfoncer dans son mensonge et poursuivre sa mascarade afin que tous continue de penser qu’elle allait bien. C’est pourquoi, Aisling se retrouvait ici et maintenant.

Après avoir visité les universités de Londres, c’était au tour de celle de Cardiff. Une bonne université selon sa mère. Aisling n’avait pas vraiment lutté plus que de raison en réalité, juste de quoi faire illusion comme n’importe quelle autre jeune fille de son âge désireuse de s’émanciper de l’autorité parentale. Mais au final, elle se disait qu’elle pouvait bien accéder au désir inavoué de sa génitrice de la garder auprès d’elle, sachant que cela ne durerait pas très longtemps… Un petit peu de bonheur, c’était tout ce qu’elle pouvait lui apporter faute de mieux. Se sentant un peu coupable, Aisling avait décidé de suivre les pas de sa mère et d’entamer des études de génétique. Une nouvelle, qui ravit au plus au point Sinéad.

Mais elle avait le temps, il n’était même pas encore neuf heure après tout. La visite de l’université ne lui prendrait pas la journée entière, alors elle entendait bien profiter de sa présence à Cardiff pour visiter également la ville elle-même. De plus, le changement d’environnement était plutôt salutaire, il offrait une nouvelle vision, des nouvelle perspectives qui n’aurait pu naître ailleurs. D’ailleurs, le trajet en train avait permis à une idée, aussi simple que complexe, de poindre timidement dans son esprit. Asling se demandait d’ailleurs pourquoi elle n’y avait pas pensé avant.. Mais il y avait un problème de taille, elle devrait convaincre Samarah de l’aider et, par extension, lui avouer la vérité… Bien, sur, elle pouvait toujours espérer que cette dernière s’exécute sans poser la moindre question, mais elle était ‘’la cerbère’’ et non pas ‘’le mouton’’, alors l’option ‘’j’obéis sans poser la moindre question’’ n’était certainement qu’un vague rêve irréaliste. Pourtant, c’était la solution idéale, sans le moindre doute.

Dans un nouveau soupir, Aisling quitta le banc ou elle était assise et s’étira longuement. Elle fit quelques pas en direction d’un salon de thé tout proche et s’installa à une table en terrasse. Après avoir passé commande, son regard embrassa la nudité humaine de son environnement. Les habitant de Cardiff n’étaient pas des lève-tôt visiblement, ce qui l’arrangeait plutôt à vrai dire. Aisling se disait également que si jamais elle choisissait de faire ses études à Cardiff, elle ne risquait pas de rencontre le moindre habitant de l’institut par accident, un plus inappréciable qui lui permettrait de pouvoir se libérer plus souvent de ce mensonge trompeur dont elle se vêtissait chaque jour depuis maintenant plus de trois ans.

Dans un mouvement désormais devenu instinctif, la jeune fille plongea sa main dans la poche avant de son jean afin d’en extraire ses fameuses vitamines et, sans même en avoir conscience, elle avala un comprimé de plus que la dernière fois… Ailsing pensait que son état empirait et sans doute avait-elle raison. Mais était-ce la seule raison qui l’obligeait à acheter de plus en plus souvent de la codéine ou bien… Quoi qu’il en soit, cette nouvelle prise de comprimés réprima rapidement la douleur lancinante qui  était en train de naître dans sa tête, a son plus grand plaisir.
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Elie Powell

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MessageSujet: Re: [Un été gallois] Ven 13 Juil 2018 - 14:49

L’opération s’était déroulée sans problèmes majeurs et Elie profitait enfin de quelques heures de répit en flânant dans les rues. La semaine passée, le Fil l’avait appelée pour une mission d’exfiltration sur Cardiff. La mutante avait donc quitté l’Institut précipitamment. Ces derniers-mois, elle avait fait de nombreux allers-retours entre le refuge et Londres. Avouer à June qu’elles partageaient un lien de parenté n’avait été que le début d’une série de changements. Une fois le fait indéniablement établi (merci l’ADN !), il était hors de question qu’elle s’en aille comme une voleuse. Elie comptait bien rester dans les parages pour veiller sur son neveu. Et empêcher quiconque n’y était pas autorisé de l’approcher. En particulier, sa propre mère et de facto, la grand-mère du petit Caleb.

Mais, après avoir abordé June, il y avait également une autre personne qu’Elie avait du rencontrer pour négocier sa présence à l’Institut. La redoutable Cerbère et propriétaire des lieux. Elie n’avait aucune raison de craindre Samarah, hélas, sa réputation la précédait. Et lorsqu’elle s’était retrouvée face à elle, elle n’avait pas pu s’empêcher de ressentir un léger malaise. Heureusement, June l’avait accompagnée et avait ainsi pu confirmer le moindre de ses aveux. Samarah, fidèle à elle-même, s’était d’abord montrée sceptique. Puis, forcée de reconnaitre la véracité des dires d’Elie, la méfiance avait fait place à un autre sentiment, que la mutante avait été bien incapable d’identifier. Elle avait soudain eu l’impression que Samarah s’était refermée sur elle-même.

Ce n’est que quelques jours plus tard que celle-ci avait redemandé à Elie de la suivre dans son bureau, seule cette fois. Elle lui avait alors proposé une chose qu’Elie n’avait pas envisagée : devenir le garde du corps de June et dispenser quelques heures de cours à l’Institut. L’étonnement avait pris de cours la mutante. Et bien que ce ne fût pas le genre de proposition que l’on pouvait se permettre de refuser, elle avait demandé à Samarah quelques jours de réflexion. Cette dernière les lui avait accordés. Elie dut convaincre June que c’était pour le moment la meilleure option qui s’offrait à elle : elle n’avait pas trouvé de nouvel emploi depuis la fin de son contrat précédent (il faut dire aussi, qu’elle n’avait pas cherché, trop occupée à surveiller June et surtout réfléchir au moment où elle l’aborderait) et cela lui permettrait de rester auprès d’elle et de Caleb. L’humaine avait bien du admettre qu’elle avait raison, mais elle n’avait pas apprécié la manière (à peine détournée) de Samarah pour élargir sa protection et elle avait bien précisé à Elie qu’elle était quand même capable de se défendre ! La mutante n’avait pas osé la contredire, elle commençait à connaitre le caractère de sa demi-sœur, presque aussi sulfureux que le sien.

C’est donc une jeune femme qui jonglait à présent entre trois boulots différents qui longeait l’enceinte du château de Cardiff, en plein centre ville. Elle portait un chapeau, plus par fantaisie que par réelle nécessité, la mutante ne craignant pas vraiment la chaleur, et ses éternels gants noirs. Elle estimait avoir bien mérité un jour ou deux de repos, jusqu’à ce que son communicateur ne vienne mettre fin à ses désirs, la veille au soir. June l’avait contactée. Elle avait besoin de volontaires pour une mission. Au vu de son nouveau statut, Elie ne put qu’accepter. Et puis, elle était déjà sur place… elle n’avait aucune excuse !

Elle arriva devant l’entrée du Bute Park, qui ceinturait une bonne partie du château. C’était l’un des plus grands parcs du Royaume-Uni et du peu qu’elle en avait vu, selon Elie, l’un des plus beaux aussi.


Spoiler:
 


Elle avait repéré, lors de son arrivée, un salon de thé à l’entrée du parc : le Pettigrew Tea Room. Et une fois n’est pas coutume, l’accro au café qu’elle était, avait décidé de goûter aux délices du thé, auxquels semblaient être si attachés les britanniques. Elle avisa une table lorsqu’elle aperçut une tête qui lui sembla vaguement familière.Elle était certaine d’avoir déjà vu cette cascade de cheveux roux à l’Institut… O’Hegarty ! Voilà, c’était la fille de Sinead.

"Aisling ? Quelle surprise de te trouver ici ! Tu profites du légendaire soleil gallois ?"

Elie sourit en s’approchant de l’adolescente. Vraiment, oui, parfois le hasard faisait bien les choses…

"Je peux m’asseoir avec toi ? Il parait que ce salon prépare les meilleurs thés de la ville !" demanda Elie, en supposant que la jeune fille l’avait également reconnue. Mais était-ce vraiment le cas ?

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MessageSujet: Re: [Un été gallois] Sam 14 Juil 2018 - 15:32

Toujours perdue dans ses rêveries solitaires, le regard obscur de la jeune irlandaise vagabondait distraitement sur les compositions florales du parc attenant au salon de thé ou elle avait trouvé refuge. Sans grande surprise, les roses étaient en très grand nombre. Aisling d’était toujours demandé pour quelle raison cette fleur, certes élégantes au demeurant, avait acquis tellement d’attrait auprès de la population humaine. La rose était, selon l’idée générale, le reine des fleurs. .. Une question, aussi idiote que finalement terriblement égocentrique, avait alors surgi dans son esprit si prompte à s’interroger sur tout et rien à la fois : puisqu’elle avait la capacité de créer des roses, cela faisait-il d’elle une reine ? La reine des fleurs, certes, mais une reine tout de même. D’un hochement de tête aussi brusque que bref, Aisling balaya cette sotte idée de son esprit. Une reine, n’importe quoi se dit-elle alors en son for intérieur…

Revenant à une réalité nettement plus terre-à-terre et assurément nettement moins glamour qu’un monde onirique ou elle régnerait telle une déesse idolâtrée par une masse aveuglée par son rayonnement royal, la jeune irlandaise héla une serveuse qui passait près d’elle et lui commande une tasse de thé. Contrairement à Samarah, elle ne s’y connaissait pas vraiment en matière de thé, son truc à elle c’était plutôt un bon vieux café des familles avec une pointe de vanille parfumé d’une pointe d’essence chocolatée. Le thé, c’était vraiment un truc d’anglais, c’est sur. Mais parfois, elle aimait se la jouer grande dame distinguée en prenant un thé car, dans son esprit, boire du thé c’était quelque chose de… So british.

De fait, sa commande d’une tasse de thé se limita finalement à un choix de nom, jugeant celui choisi comme plus amusant ou bien plus intriguant que les autres. Pour une raison aussi drôle que finalement prédestinée, Aisling opta pour un thé qui avait été nommé Reine Victoria. Au vu de ses divagations personnelles précédemment cité, c’était comme un signe du destin, un appel du pied de l’univers qui semblait aimer s’amuser malicieusement avec les êtres humains. De plus, est-ce qu’il n’y avait pas une rose qui portait également ce nom.. ? Lorsque le destin s’imposait à vous, il était inutile de lutter, c’est certain.

Lorsque la serveuse lui amena la fameuse Reine Victoria et la déposa sur sa table dans un sourire aimable que la jeune irlandaise lui rendit très volontiers, celle-ci la remercia et la regarda s’éloigner. Puis, elle se pencha légèrement en avant afin de humer la chaude fragrance qui émanait de la porcelaine timidement fumante. A son grand étonnement, elle était assez douce. Le parfum, indéfinissable à ses sens peu habitué à ce type de breuvage, la remplissait curieusement d’un certain sentiment de nostalgie sans que pourtant elle ne puisse en définir la raison. C’était comme ça parfois, une odeur nous rappelait inconsciemment quelque chose, sans que l’on puisse précisément mettre le doigt sur le quelque chose en question. Une sensation étrange, parfois irritante, mais en fin de compte pas si désagréable que cela.

Instinctivement, Aisling souffla délicatement sur le breuvage de noble lignée, avant de se redresser et de pousser une vague soupir las… Elle se sentait étrangement bien, une chose qui ne lui arrivait plus très souvent depuis quelques mois maintenant. La jeune fille clos alors doucement ses yeux afin de s’isoler temporairement de son environnement. Ne penser à rien, voilà qui était très reposant même si sa mère lui dirait sans doute le contraire. Malheureusement, ce moment de plénitude fut abruptement stopper par une voix féminine qui l’interpella d’une proche distance. Aisling rouvrit alors rapidement les yeux et tourna naturellement son regard en direction de la voix… Et elle la vit, elle…

‘’Légendaire, c’est le mot…’’

s’amusa-t-elle à répondre dans un sourire malicieux on ne peux plus explicite. Se moquer gentiment des britanniques et de leur météo, c’était presque un devoir lorsque l’on y songeait. Quand la personne qui l’avait interpellée lui demanda si elle pouvait venir s’asseoir à sa table, Aisling l’invita d’un signe de la main à s’exécuter tout en lui répondant :

‘’Bien sur, venez vous asseoir.’’

Premier point, l’invitation… Check !

Deuxième point, la reconnaissance visuelle de ladite personne invitée… Ou dit de manière plus simple, c’est qui cette femme déjà.. ? Afin de temporiser le souvenir de la femme qui s’installait à sa table, Aisling commença par répondre à une de ses interrogations :

‘’Je ne sais pas, c’est la première fois que je viens à Cardiff… Toute seule en tous cas… Mais en effet, leur thé semble être assez délicieux.’’

Puis, ce fut l’illumination, le souvenir salvateur qui allait à la fois l’empêcher de vexer son interlocutrice et, dans le même temps, de passer pour une idiote malpolie. La jeune irlandaise se lança alors, sans filet comme à son habitude :

‘’Vous êtes le nouveau professeur de sciences de l’institut, c’est ça ? Celui qui travaille à mi-temps…’’

Aisling passait si peu de temps à l’institut ces deux ou trois dernières années, qu’elle avait fini par ne plus connaître exactement les nouveaux arrivants. Mais dans le cas présent, il lui semblait bien reconnaître le nouveau professeur. Pour ce qui était du mi-temps, il lui semblait également que sa mère lui en avait vaguement parlé lorsqu’elle l’avait interrogée sur cette nouvelle tête entraperçu ici et là  Aisling reprit la parole et ajouta :

‘’Amy Boswell n’est-ce pas.. ? Je vous ai vu plusieurs fois à l’institut mais on a jamais vraiment eu l’occasion de discuter je crois. Qu’est-ce que vous faites ici mademoiselle Boswell, vous ne devriez pas être en train de préparer votre cours.. ? il est presque neuf heures après tout.’’

Acheva Aisling, tout en jetant un regard distrait sur sa montre. Puis, elle reporta à nouveau son regard sur Elie et lui dit :

‘’Moi je suis venu ici pour visiter l’université de Cardiff, afin de décider ou je vais aller à la rentrée. Le choix est difficile… Londres est plus proche de l’institut et il y a plus de distractions, mais en même temps il paraît que l’université de Cardiff jouit d’une très bonne réputation. Comme vous pouvez le voir, c’est un choix cornélien, un véritable dilemme… Surtout pour ma mère.’’

acheva Aisling, dans une tentative d’humour qu’elle accompagna d’un léger sourire amusé afin de souligner sa facétie verbale… Au cas ou… Curieusement, tous le monde n’était pas  sensible à son humour.
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MessageSujet: Re: [Un été gallois] Lun 16 Juil 2018 - 2:05

"Rabat-joie !" avait déclaré June avant de descendre les marches du perron, laissant Samarah derrière elle, en compagnie d’un Tony décoiffant et déjà décoiffé (à moins que cela ne soit l’inverse)

Le scepticisme de son amie ne l’étonnait pas vraiment. June avait un sacré passif derrière elle qui justifiait la réserve de la mutante. L’humaine avait toujours été du genre à foncer tête la première et à réfléchir après. Une technique qui lui avait plutôt bien réussi jusqu’à présent. Mais les choses avaient changé désormais. Si auparavant, June se moquait bien de se mettre en danger, elle était aujourd’hui également responsable d’une autre vie que la sienne. Et ce simple constat avait suffit pour lui faire revoir l’ordre de ses priorités. Si l’enthousiasme débordant de Tony faisait plaisir à voir, Samarah avait pourtant raison : ils ne savaient pas dans quoi ils mettaient les pieds. Leur seule certitude : cette fois, ce serait bel et bien la réalité, non une simple simulation.

Elle disparut dans le garage de l’Institut et en ressortit quelques minutes plus tard au volant de ce qui serait leur véhicule durant l’escapade en terres galloises : une superbe décapotable rouge métallique. Autant donner l’impression de jouer les touristes jusqu’au bout ! Même si elle aurait préféré y aller en moto, à plus de deux, c’était compliqué et pour l’instant… elle ne se sentait pas encore capable de remonter sur une belle cylindrée. Cela lui rappelait trop de souvenirs… Devant l’air étonné de Samarah, l’humaine déclara simplement :

"Je l’ai empruntée. Miranda me devait un service…"

Et par service, June entendait avoir accepté de participer à la lubie de sa supérieure quelques mois plus tôt à bord de la TransAtlante quand celle-ci l’avait envoyée droit dans les bras de son amant pour danser devant une foule avide de sensations. Une idée folle qui avait eu de sacrées répercussions dans la vie de l’humaine ! Aujourd’hui encore, June ne parvenait pas à savoir si elle devait lui en vouloir ou non. Sans ce tango, tant de choses auraient pu être différentes… Peut-être ne serait-elle pas devenue mère. Peut-être Kenjiss serait-il toujours en vie. L’humaine secoua la tête, elle n’avait pas envie de se perdre dans ses questions sans réponse maintenant. Et puis, il lui avait fallut du temps, mais elle avait finalement pu prendre sa revanche sur Miranda en réquisitionnant, séance tenante ou presque, sa voiture ! Et June comptait bien en profiter à présent ! Qui n'a jamais rêvé, en effet, de rouler cheveux au vent ?

L’humaine redescendit de la voiture et vérifia le contenu du coffre pour s’assurer qu’elle n’avait rien oublié. Puis, elle se tourna vers Tony. Il avait été le premier à répondre à son appel la veille. Elle le détailla des pieds à la tête, machinalement, comme elle avait l’habitude de le faire avec les membres de son équipe lorsqu’elle partait en mission pour la Lib’Corp. Elle aussi avait remarqué le changement chez le jeune homme depuis leur première rencontre le jour de son arrivée. Il s’était entrainé –courageusement !- avec Samarah. Et le frêle individu qui avait débarqué en manque de repères avait fait place à un jeune homme beaucoup plus assuré aujourd’hui. Un peu trop, peut-être. Réfréner une telle motivation se révélait un véritable crève-cœur pour l’humaine. Mais, aujourd’hui, elle se devait de le faire, pour leur sécurité à tous.

"Je la charrie, mais Samarah a raison. Evitons de nous faire remarquer dès que nous arriverons là-bas. Notre but, dans un premier temps, c’est de prendre la température et d’enquêter pour récolter des informations. Ensuite, on avisera… "

Ce qui serait pour elle, une façon de travailler aux antipodes de ses méthodes habituelles ! June aussi, allait devoir faire des efforts…

"Elie est déjà sur place. Elle nous attend, continua-t-elle en vérifiant son communicateur. Tu la connais, je crois ?"

Il lui semblait les avoir déjà aperçus en train de discuter ensemble lorsqu’elle promenait Caleb dans les jardins de l’Institut.

"J’ai aussi contacté Virginie et Hannah. Mais je n’ai pas reçu de confirmation de leur part. Je propose qu’on les attende encore un peu. Sinon, on partira sans elles. Elles pourront toujours nous rejoindre sur place !"


Après tout, Cardiff n’était pas très loin. A peine quelques heures de route !

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MessageSujet: Re: [Un été gallois] Mar 17 Juil 2018 - 10:49


    Derrière la porte de la chambre 248 régnait un étrange silence matinal que le chant des oiseaux avait bien du mal à adoucir. Dans l'intimité de ces quelques mètres carrés estudiantins se déroulait une scène dont la banalité ne la rendait pas moins douloureuse pour ses protagonistes. Luc Treanez quittait Virginie Parish. Pour de bon. Il n'était plus question de « pause » dans la relation.

    Les mots s'étaient échangés dans des murmures intimidés. Il ne pouvait pas vivre une histoire d'amour avec un fantôme... aussi formidable soit ce fantôme. Il n'en pouvait plus de la voir partir en quête de Justice au quatre coins du globe, sans savoir quand elle reviendrait et dans quel état. Parce que Résilience ou non, cette jeune femme était faite de chair et de sang comme eux tous. Et en effet Vivi revenait à peine du Canada où elle avait effectué une mission d'extraction... pour le Fil cette fois. Elle avait fait une belle action et en bonne compagnie aussi. Dont ce Grant dont elle avait, lui semblait-il. Sans doute cela peinait-il aussi le Français. Qu'elle vive tant d'aventures avec des inconnus qu'il ne rencontrerait sans doute jamais.

    La blondinette avait bien essayé de retenir ses larmes. Mais celles-ci avaient fini par s'écouler de ses prunelles bleues, comme les rigoles d'un fleuve. Elle ressentait pour la première fois les effets d'une peine de cœur. Elle n'y était pas prête. Rien en elle n'était prêt à laisser Luc sortir de sa vie. A l'abandonner. Le jeune homme s'avançait vers elle pour déposer un baiser d'adieu sur son front. Elle avait du se faire violence pour ne pas attraper son bras et le retenir. Et il avait ouvert la porte de la chambre sans se retourner.

    La porte battante laissant entrevoir le couloir de l'aile est de l’Institut. Un endroit où Miss Parish se sentait tellement en sécurité, malgré tout ce que Luc pouvait penser. Elle observait le mur de l'autre côté de la porte. Elle envisageait de courir jusqu'à la chambre de Koji ou même de Tony. Que l'un d'eux puisse lui dire comment réparer ses erreurs. Elle songeait ensuite aux plus âgés. Si l'heure n'avait pas été si jeune, elle aurait volontiers été trouver le sourire réconfortant de June. Ou même la grande bonhomie du vieux Nakor aurait sans doute allégé son chagrin.

    Elle se levait pour faire le tour de la chambrette sans savoir exactement quoi faire de sa peau. Son esprit était totalement ailleurs. Elle repensait à la journée de la vielle sans comprendre comment un aussi bon moment pouvait s'achever par une rupture. Elle avait tout fait pour qu'ils soient réunis. Jusqu'à couper les communicateurs, sécher les cours, évité de parler de la Lib Corp. Mais ça n'était pas suffisent. Elle se mettait vaguement en quête de son phone pour le rallumer et en attendant la mise à jour, elle commençait à s'habiller pour la journée.

    June a écrit:
    -- Reçu appel du Mu-8, virée en perspective en terres galloises, cherche équipe d’intervention, si intéressés rdv demain matin 9h à l’entrée de l’Institut—

    A son retour elle prenait connaissance de tous les messages manqués. Phoenix ne l'avait pas encore recontacté. Mais peut-être n'en avait-elle pas les moyens. Samarah était elle aussi silencieuse depuis quelques temps. Vivi savait que la nouvelle maternité de June ne la mettait pas dans un état d'esprit forcément joyeux. Les relations humaines paraissaient beaucoup plus compliquées que les formules mathématiques qu'elle essayait de rattraper. Un message envoyé par June, datant de la vielle fini par attirer l'attention de Résilience.

    Il était actuellement 9h08 du lendemain. Virginie regardait partout autour d'elle. Elle n'avait aucune idée qu'une mission avait été prévue. D'ordinaire ils le savaient au mons trois jours avant. Quelque-chose avait du arriver. Pour que June agisse en urgence c'est qu'ils devaient réagir vite. Vivi rassemblait déjà ses affaires. Elle passait sa robe d'été par sa tête et ouvrait la penderie pour attraper la combinaison roulée en boule sur le sol. Elle l'enfilait avec agilité tout en entrant dans la petite salle-de-bain. Elle coiffait rapidement ses cheveux pour les nouer en queue de cheval. Ensuite elle repassait par la salle pour prendre le communicateur et le glisser dans une poche arrière.

    Au moins, cela avait réussi à arrêter les larmes de la demoiselle. Elle traversait le bâtiment de son pas véloce pour rejoindre le hall du Manoir. Elle songeait qu'elle n'avait encore rien manger depuis la vieille au soir. Cela n'allait pas être à son avantage. Mais heureusement la mission n'était pas très loin. Elle achèterait quelque-chose une fois sur place. Sa silhouette se dessinait derrière l'une des portes du hall. Elle la poussait et arrivait avec le pas empressé des retardataires.

    Ses yeux encore un peu brillants accrochaient les visages de June et de Tony. Elle lançait un sourire un peu moins spontané au petit groupe formé. Elle s'excusait à June tout en ralentissant son pas dansant.

    _ « Désolée. Je suis là. Je viens. Bien-sûr... Puis les yeux clairs s'attardaient sur les autres qu'elle saluait. Bonjour Tony. Bonjour Sam. … en quoi consiste la mission ? »

    A cet instant Parish bloquait la petite voix qui lui disait que son amoureux, enfin son ancien amoureux, aurait eu toute sa place dans l'équipe. Elle se forçait à afficher ce sourire qu'on lui connaissait bien. Ça ne servait à rien d'y penser... Non, Vivi devait se focaliser sur ce qui les attendait. Au moins le choix de Luc n'aurait pas été vain comme ça.

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Je reviendrais !!

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Tony DiFury

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MessageSujet: Re: [Un été gallois] Mar 17 Juil 2018 - 18:09

La complicité entre Samarah et June faisait instinctivement et involontairement sourire Tony. La décontraction naturelle de l'humaine semblait déteindre sur la Cerbère, et rien que ça, c'était déjà un super - pouvoir qui valait toutes les mutations du monde.
Lorsque la directrice le mit en garde contre les dangers qui l'attendaient et sur l'importance de ne pas prendre les choses à la légère, le français eut un très (si si très, mais alors très très ) léger soupir.

" Je sais bien Miss, je sais très bien... Mais j'ai pour philosophie que s'inquiéter, c'est souffrir deux fois." Il éclata brièvement de rire, s'arrêta net devant le regard inquisiteur de Samarah, et reprit dans la seconde une expression concentrée et professionnelle. " Non plus sérieusement... Ça va aller, vraiment. Je sais arrêter de déconner quant il le faut. Alors ne vous inquiétez pas : on y va, on gère, et on revient. Il n'y a aucune raison que ça se passe mal... Et au pire des cas, j'ai été entraîné par la meilleure, alors pas de quoi fliper ."

Il ne put retenir un clin d'oeil mutin pour accompagner son petit sourire en coin. Bien sûr qu'il était stressé : il avait les tripes nouées comme la première fois qu'il avait pris l'avion. Mais il savait que si - non quant - les choses dérapaient, il ne serait pas seul pour les affronter. Et il ferait face. Du mieux qu'il pourrait.

June se pointa alors au volant d'un petit bolide rouge pétant, ce qui lui donnait des airs de starlette en goguette sur la croisette. Tony haussa un sourcil. Pas d'avion, donc pas de situation urgente ou nécessitant potentiellement une évacuation rapide. Il se rendit alors compte qu'il ne connaissais rien des détails de la mission...
C'est alors que, secondant les mises en garde de la Cerbère, la jeune maman laissa filtrer l'un des objectifs : mener l'enquête. Sur qui ou quoi, alors ça, mystère et Cornetto !
Le regard clair du français sauta de l'une à l'autre des deux femmes qui le sermonnaient presque. Il leva les mains en signe d'apaisement et se défendit dans un demi rire.

" Eh là, du calme, mesdemoiselles ! Je sais faire autre chose que pulvériser des trucs, promis !  "

Il fallu quelques secondes pour relier le prénom de Élie à la seule et unique miss Powell, véritable phénix des hôtes de ces bois.

" Ah ouiiiiii ! Effectivement, je vois qui c'est !"

Ce n'était pas peu dire : il avait l'image de leur première rencontre bien en tête, et du sang lui monta presque au nez.

Au moment exact où June proposa d'attendre les deux membres encore manquants de cette expédition, Virginie franchit la porte de sa foulée bondissante,  adressant un bonjour quelque peu... éteint, comparé à son entrain habituel. La joie illumina le visage de Tony à la vue de l'ange blond dont il n'avait plus de nouvelles depuis plusieurs semaines (ce qui lui avait paru des années ! ), et qui n'était rentré d'une mission à l'étranger que la veille ou l'avant-veille. C'est donc avec un sourire jusqu'au oreilles qu'il répondit à ses salutations.

" Salut Vivi ! Content de te voir ! "

Par réflexe, il esquissa un geste pour se rapprocher d'elle et lui faire la bise, mais il remarqua alors l'humidité dans ses yeux, et la distance légère qu'elle maintenait avec tout le monde. Sans arriver à en déchiffrer tous les détails, le français semblait percevoir dans le langage corporel de la blondinette comme une sorte de réserve, un repli sur elle - même malgré le sourire radieux qu'elle affichait. Il se contenta donc de rattraper son déséquilibre et de sourire timidement en levant le pouce à son attention. Il rebondit aussitôt sur la question de la jeune femme en amenant son propre questionnement.

" On doit mener l'enquête et récolter des informations, apparemment... Mais je n'en sais pas plus."

Là dessus, le punk croisa les bras en se tournant vers June, attendant de connaître le fin mot de cette histoire. Plus il y pensait, plus il doutait : l'anglais n'étant pas sa langue maternelle, de nombreuses subtilités pouvaient lui échapper dans une conversation. Même si cela faisait maintenant plus de trois mois qu'il vivait à l'Institut, il lui manquait encore bon nombre de mots de vocabulaire, notamment des termes techniques... Et lorsqu'il ne se concentrait pas directement sur une conversation, la plupart des mots se mêlait au bruit ambiant sans qu'il n'en saisisse le sens; c'est ainsi que la plupart des francophones apprécient la musique anglophone. Une habitude culturelle qui risquait fort de lui causer du tord...

Mais il prefera garder ça pour plus tard. Il était inutile d'inquiéter Sam ou Virginie plus que de raison, et il serait toujours temps de partager ça avec l'équipe pendant le voyage.

Tony prit donc le parti de tirer sur sa clope en attendant que June éclaire leur lanterne.

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"We're going out tonight
To kick out every light
Take anything that we want
Drink everything in sight
We're going till the world stops turning
While we burn it to the ground tonight"
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MessageSujet: Re: [Un été gallois] Sam 21 Juil 2018 - 15:00

Tony ne prit pas le ‘sermon’ des deux amies à la légère et déjà, il leur assura qu’il pourrait gérer la mission. June sourit, compréhensive. Bien souvent, elle avait aussi pensé cela, sûre d’elle, avant que la situation ne dégénère complètement. Mais, après tout, c’était sur le terrain qu’on apprenait le mieux, non ? Et puis, elle l’estimait parfaitement capable car Tony était loin d’être un idiot, excepté lorsqu’il faisait preuve d’inconscience et se lançait dans la gueule du loup sans réfléchir, gagné par un excès d’assurance en ses capacités.

Samarah les avait rejoints près de la décapotable et en fit le tour pour l’inspecter sous tous les angles. June l’observait, amusée, sachant très bien ce que son amie avait en tête. Elle la devança, d’ailleurs, avant que la mutante ne lui fasse part du fond de sa pensée.

"Promis, je ne ferai pas de folies au volant de ce petit bolide !"

Et de toute façon, connaissant la maniaquerie de sa supérieure, elle savait que sa voiture était nickel chrome, vérifiée et contrôlée dans les moindres détails tous les jours ou presque. Il n’y avait donc aucune raison de s’en faire, ni aucune crainte à avoir quant à l’état du véhicule. Il était parfaitement safe. On ne lirait pas dans les journaux qu’une voiture avait tragiquement fini sa route contre un arbre pour cause de freins défectueux. En revanche, toute opérationnelle qu’elle était, la voiture ne pouvait pas empêcher les éventuelles envies suicidaires d’une jeune mère éplorée…

« Je n’ai rien dit ! » se défendit Samarah

"Mais parfois, même toi, tu penses trop fort !" rétorqua l’humaine, malicieuse.

La mutante croisa les bras et lui lança un air de défi. June crut un instant l’avoir mouchée mais la répartie ne se fit pas attendre

« Baby-sitter occasionnelle, je peux m’y faire. Devenir une mère de substitution, beaucoup moins. Caleb a besoin de toi. Et moi aussi, eut-elle envie d’ajouter. Ancre-toi ça bien dans le crâne ! »

June leva les yeux au ciel en soupirant. Complices, les deux l’étaient, assurément. Mais parfois, Samarah était réellement agaçante. Même sans user de sa télépathie, elle parvenait à mettre le doigt sur le chaos émotionnel qui rongeait l’humaine et contre lequel elle luttait depuis la mort de son compagnon.

"Arrête de t’inquiéter pour rien! déclara alors simplement June. Je t’ai déjà dit que je ne ferais pas ce genre de conneries-là… "

June n’était pas stupide et avait très bien compris le sous-entendu de son amie. Ce n’était en effet pas dans son genre et elle était plus forte que ça. Du moins, l’humaine tentait de s’en convaincre jour après jour malgré l’absence cruelle du tatoué. Samarah fixa June comme si elle la sondait mentalement mais n’ajouta rien de plus. Elle avait pourtant de bonnes raisons de s’en faire. Mais ce n’était pas le moment de les étaler publiquement.

Ce fut à cet instant qu’une tête blonde jaillit à son tour de l’Institut. Virginie, tout juste rentrée d’une précédente mission, avait eu le message et semblait prête à rempiler dans la foulée. June sourit mais son sourire se figea un instant lorsqu’elle croisa les yeux bleus de sa jeune amie. Ceux-ci, encore humides, trahissaient une émotion que l’humaine ne connaissait que trop bien. Il n’y avait pas beaucoup de choses capables de mettre à mal l’éternelle bonne humeur de son assistante. Excepté peut-être une dispute avec un proche. June savait que Virginie détestaient les conflits. Et si elle n’avait pu empêcher ses larmes de couler, c’est que celui-ci avait du être assez désagréable… June compta sur sa –relative- bonne humeur pour remonter le moral de sa recrue lorsqu’elle arriva à leur hauteur.

"Je suis contente de te savoir avec nous ! déclara-t-elle, sincère. Je te croyais encore absente de l’Institut"

Cela faisait en effet plusieurs jours qu’elle ne l’avait pas croisée au détour d’un couloir, et plus étrange encore, que la jeune fille n’était pas venue rendre visite à Caleb. Elle ajouta néanmoins, une légère lueur d’inquiétude dans le regard :

"Tout va bien ? Ma requête tombe peut-être mal pour toi et je ne voudrais pas que tu te sentes obligée de nous accompagner si tu as des affaires à régler ici"

Mais ses acolytes semblaient déterminés. Pour preuve, c’est en chœur, ou presque, qu’ils demandèrent davantage de précisions sur l’objectif de leur mission. C’est vrai que June avait été plutôt concise dans son message. Prise dans l’urgence et surtout, parce qu’elle-même n’avait pas beaucoup plus d’informations à leur fournir. Elle avait effectué quelques recherches depuis la veille, sans grand succès.

"J’ai reçu un appel d’Ernie hier matin"

Elle se tourna vers Tony. Virginie connaissait bien Ernie, car c’est elle qui l’avait accueilli lorsqu’il était revenu de France avec l’humaine, encore sous le choc de la mort de Kenjiss, mais elle ne fut pas certaine que ce soit le cas du jeune homme. Ernie avait ensuite fait de nombreux aller-retour à l’Institut durant les semaines qui suivirent le décès du confrériste pour s’assurer que l’humaine tenait le coup. Tony avait du l’apercevoir mais avait-il compris pour autant qui il était ? D’ailleurs, elle n’était même pas certaine que le jeune homme avait saisi l’ampleur du drame qui s’était déroulé peu avant son arrivée. L’humaine n’ayant jamais prononcé le nom du père de son fils en sa présence. Mais il n’était pas impossible que Tony ait mené sa petite enquête de son côté… Peu de personnes étaient au courant de toute l’histoire au sein de l’Institut, mais il y en avait… A commencer par Virginie et Elie pour ne citer qu’elles.

"Ernie Greenfield, c’est un ami qui travaille au Mu-12, la division d’Interpol-X située à Calais, chargée d’étudier les affaires criminelles impliquant des mutants, précisa June. Lui-même a été contacté par son collègue, Neal Shaw, responsable du Mu-8 à Cardiff. D’après lui, les gens commencent à s’agiter et la tension monte là-bas. Surtout depuis hier matin : des affiches ont été placardées partout dans le centre ville. Celles-ci ne proclament qu’une seule chose : FREEM"

C’était peu, mais pour l’instant, ils n’avaient que ça pour démarrer leur enquête.

"Je vous avoue que je ne sais pas du tout à quoi cela fait référence. La foire d’été vient d’être inaugurée à Cardiff Bay et Neal Shaw n’écarte aucune piste. Il a donc envisagé la possibilité d’un attentat là-bas. Après celui du Whalen Show, cela reste une possibilité qu’on ne peut pas négliger. Nous sommes donc chargés de nous rendre sur place et de ‘tâter le terrain’, afin de voir si nous remarquons quelque chose d’étrange, surtout au sein de cette foire"

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